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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

[CFJ, C, 3] Derniers espoirs - 29/01/2035
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Frida Rivero

Anonymous
Invité
Dim 13 Sep - 0:58
La réponse de Samuel éclaira déjà un peu plus la noiraude qui était complètement perdue jusqu'à présent…. Ils devaient donc aller tout droit, puis à droite, et enfin à gauche. Du moins ça, c'était si tout se déroulait comme prévu… !
Elle jeta un dernier coup d’œil dans ses jumelles pour surveiller le petit groupe qui gênait leur avancée avant que le talkie-walkie n'émette un grésillement suivi de la voix de Clark.

La noiraude cessa donc son observation pour écouter le message qui de prime abord, semblait plutôt positif…restait à être sûr que le point de chaleur faible était bien Ivy, qui était censée être seule à la base…
Seulement la seconde partie du message transmis par Clark fut bien plus alarmant… cinq personnes véhiculés qui se dirigeait vers les deux autres… ? Ca ne présageait rien de bon… !

Et la réplique de Costard-Cravate ne fit qu'accroître l'appréhension de Frida d'un cran alors que celui-ci lui enfonçait presque le gadget dans la poitrine avec une mine un peu trop déterminée à son goût…
Elle saisit l'objet plus par réflexe qu'autre chose alors qu'elle se redressait, une expression consternée sur le visage, comprenait rapidement les intentions de Samuel qui se dirigeait vers les saloperies.

Elle écarquilla les yeux avant  de courir jusqu'à lui, se plaçant dans sa trajectoire.

« Putain mais qu'est-ce tu fous, tu veux attirer tous ces enfoirés ?? On est même pas sûrs qu'il s'agisse d'Ivy, pourquoi y'aurait quelqu'un d'autre avec elle hein ?? On peut pas prendre de risque inutile comme ça ! » lâcha-t-elle en repoussant légèrement l'homme qui continuait cependant sa marche rapide vers l'objectif qu'il s'était mis en tête.

Et tandis qu'elle reculait, le fixant d'un regard mi-énervé, mi-suppliant, tout deux se stoppèrent alors qu'un vacarme effroyable semblait venir de plus loin.
Un enchaînement de tirs rapides et bruyants de quoi rameuter une bonne partie de la ville… Il ne manquait définitivement plus que ça… ! Ces types étaient complètement malades, ils voulaient crever ou quoi ??

Et profitant du fait que la jeune métisse soit tournée vers la source du bruit, encore confuse, Samuel se ruait déjà vers les revenants et les abattait un par un.

Frida n'avait eu le temps d'assister qu'à l'exécution des trois derniers zombies dont les corps s'écroulaient lourdement au sol dans un dernier grognement écœurant.
Elle leva le regard vers leur assassin avec un air bouche-bée, impressionnée par l'efficacité de son partenaire.
Bordel, mais c'était qui ce type… ?? Il avait pourtant pas l'allure d'un militaire avec ses fringues d'homme d'affaire… ! Où est-ce qu'il avait bien pu apprendre à manier un joujou pareil… ?
Elle n'en savait foutrement rien, mais en tout cas, elle pensa qu'il valait mieux pour elle qu'elle reste sur ses gardes. Ce mec n'était définitivement pas aussi posé qu'il en donnait l'impression, que ce soit dans sa vie passé ou dans son comportement…
Cela dit, il méritait bien le surnom de James Bond, c'était indéniable… !

« Joder… Santa Madre de Dios… » lâcha-t-elle dans un souffle, ébahit aussi bien par la situation qui s'envenimait que par ce qu'elle venait de voir.

Elle secoua légèrement la tête pour se remettre les idées en place, avant de se diriger mollement vers Samuel en portant le talkie-walkie à ses lèvres, jetant par la même occasion un regard en arrière pour voir s'ils n'avaient attiré personne.

« Je… c'est Frida… Samuel vient d'exploser un groupe de zombies… Y'a eu des bruits de tirs assourdissants, ça doit être les types dont Clark a parlé, et ça pue les emmerdes putain… » transmit-elle avant de marquer une courte pause pour s'essuyer le front d'un revers de main.

« Vu comme James Bond est déterminé, j'suppose qu'on va continuer, mais prév'nez nous si ça s'arrange pas par là-bas okay… ? J'ai pas envie d'me jeter la tête la première dans la merde... »

Sur ce elle coupa la communication, gardant le gadget dans sa main gauche, enfilant la bandoulière des jumelles autour du cou et saisissant le coupe-papier dans sa main libre -qui était caché dans sa manche jusqu'à présent.
Elle sentait que les choses allaient commencer à partir en sucette, et ne voulait pas se retrouver sans défense quand cela arriverait… ! D'autant plus que Samuel semblait avoir décidé de lui refiler tout son matos, elle qui voulait sortir léger… c'était raté.

Elle continua son chemin, dépassant même son coéquipier non sans lui jeter un regard désapprobateur.

« J'ai bien compris que tu kiffais la binoclarde, mais c'pas l'moment de faire des conneries pour autant. T'as prétendu pouvoir être un bon chef, alors prouve-le. » lui lança-t-elle au moment où elle passait à son niveau, poursuivant sa marche maintenant que la route semblait être dégagée, les zombies s'étant probablement tous dirigés vers le tintamarre qui avait été causé plus loin.

Ils purent traverser la zone sans problème, jusqu'à la frontière entre les quartiers 1 et 3. Cependant, arrivés à l'embranchement, elle put voir à l'aide des jumelles qu'un grand nombre de zombies se trouvaient vers le pâté de maison le plus proche du quartier 3, dont quelques uns assez proches d'eux qui se déplaçaient toujours vers le zone où les tirs avaient eu lieu.

Elle adressa une mine interrogatrice à Samuel. Et maintenant, qu'est-ce qu'ils pouvaient faire pour passer sans encombres...?

Evènements

Anonymous
Invité
Dim 13 Sep - 23:20
Mark prit ses jambes à son cou, piquant un sprint de tous les diables dans la mesure de ce qu'il pouvait produire et sans regarder derrière lui, alors que le véhicule poursuivait son audible pointe endiablée dans l'étroite ruelle qui ne laissait guère de place pour un dérapage. Tandis qu'il parvenait au bout de ce couloir, il put entendre très clairement le freinage d'urgence de la jeep qui s'arrêtait probablement à l'obstacle qu'il avait volontairement placé : la benne à ordure.

Il était ainsi fort probable que la benne ai été sa bénédiction du jour, lui permettant de disparaître à l'angle vers une nouvelle rue plus espacée, où deux rôdeurs avançaient mollement en direction du boucan qui avait été généré, l'écho attirant les créatures dans cette rue, et de ce fait, vers Mark.


Eléments scénaristiques:
 

Mark Logan

Anonymous
Invité
Lun 14 Sep - 12:32
À chaque foulée la rue suivante se profile un peu plus à l'horizon, l'ex mineur courre sans se retourner, les yeux rivés vers le débouché de la ruelle qui il l'espère sera salvateur et surtout pas trop envahi par des charognards en approche du boucan produit par ce véhicule et son ou ses occupants. Au moment ou il touche enfin au but de sa course folle, il entend distinctement le freinage d'urgence que la jeep fait, sans nul doute à cause de la benne à ordure, enfin cela il devrait se retourner pour en être certain. Mais non il débouche enfin dans la rue tant attendue, emporté par son élan Mark tourne bien trop rapidement et il ne peut éviter de percuter un véhicule accidenté se trouvant là. Expirant brutalement l'air de ses poumons, il encaisse le choc comme il peut, le souffle quasiment coupé, il trébuche un pas ou deux en arrière ses bras se portant sur son ventre.

Lentement sa respiration repart, saccadée au possible tandis qu'une douleur se répand de son ventre à ses côtes et ne l'aide pas à calmer sa respiration. De plier en deux, les bras sur le ventre, il passe à plier en deux, les mains posées sur les genoux. Bien malgré lui, il tousse et cela lui envoie des piques de douleur dans les côtes, ce qui le fait se redresser vivement et se cambrer comme si par ce geste il espère que la douleur parte. Mais quelle idée, il a eu de s'entêter avec la gamine, il aurait du la laisser pourrir dans la chambre froide de la boucherie. Il aurait pu simplement essayé de lui soustraire les informations pour trouver les fameux autres survivants et ce de gré ou de force, il en avait pourtant les moyens. Et ainsi il aurait pu faire comme si de rien était et arriver là bas "par hasard", personne n'aurait jamais rien su. Mais non il a fallu qu'il l'embarque avec lui, tout ça parce qu'il voulait cette présence féminine, alors qu'il ne pouvait rien faire.

"Et aussi parce qu'Il te l'a demandé ! J'ai eu tout les indices qu'il fallait pour agir ainsi, ça ne pouvait en être autrement de toute manière. Je devais faire mon possible pour Le satisfaire et je n'ai pas fini."

Fort de cette pensée, il sait qu'il doit encore continuer et arrêter de penser à sa petite douleur qui n'est qu'un petit rappel à l'ordre, ça lui apprendra à ne pas freiner assez vite. Apprendre à la dure, c'est sa spécialité après tout. Faisant abstraction autant que possible de sa douleur physique, l'ex mineur regarde enfin autour de lui pour découvrir deux zombies qui approchent mollement mais sûrement de la ruelle qu'il vient de quitter et donc de lui par extension. Surtout de lui d'ailleurs, les deux choses ont déjà sans doute oublié le vacarme un peu plus loin en voyant un festin bien réel devant eux.

L'homme sait qu'actuellement il n'a plus assez d'énergie ou de force pour se battre contre ces deux là même si ce n'est pas l'envie de le faire qui lui manque là. Tabasser les deux charognards, encore et encore, en faire de la bouillie de ses poings et de sa lame. Un grognement sourd roule dans sa gorge en réponses aux râles des deux zombies qui l'ont bel et bien locké dans leurs radars. Premier pas en direction du véhicule qu'il a percuté, il grimace de douleur. Continuer encore coûte que coûte. Second pas, toujours cette grimace, il se force à avancer plus vite. Il se glisse entre le mur et le véhicule sans quitter les deux choses des yeux qui eux pivotent vers lui à mesure qu'il bouge. Derrière lui, il perçoit plus loin d'autre grognements, il jette un coup d'oeil dans cette direction pour y voir une nouvelle dizaine de zombies qui converge vers la ruelle et vers lui, attirés par le bruit que la jeep a fait. Mark passe par dessus le capot de la voiture puisque celle-ci à l'aile avant gauche collé au mur de l'immeuble pour ne pas dire encastré dedans. Un râle de douleur franchit ses lèvres à cette opération.

Ses deux pieds de nouveau posés sur le sol, de l'ancien trottoir, il se redresse, ne prenant qu'une seconde pour regarder vers les deux zombies et voir qu'ils ont continué à pivoter vers lui pour le suivre. Fatigué, il ne s'essaye pas à courir, il secoue la tête semblant en lutte avec ses pensées et s'élance d'un pas qu'il veut le plus rapide possible. Il se redresse un peu plus, ne pas avoir l'air fatigué et abattu, avancer vite mais faire attention à ce qu'il a devant lui mais surtout il cherche un panneau ou autre qui le mettra enfin sur la bonne voie, celle de l'aéroport. Il trouvera bien un moyen de semer les deux toutous de Lucifer en cours de route.

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Mar 15 Sep - 1:31
A peine les cadavres étaient-ils tombés qu'il sentis cette bouffée de puissance lui monter à la tête, provoquant avec elle une puissante montée d'adrénaline qui le poussa presque à une certaine euphorie meurtrière. Paisiblement, il releva sa main armée et souffla sur le canon de son pistolet, habité par un éclair de joie qui faisait totalement valdinguer désespoir, lassitude et peur. C'était lui le maître ici.. Ou tout du moins, il tendait à le croire sincèrement.

Ainsi, avant-même que Frida ne se soit encore rapprochée, il jeta un œil à ses deux plus proches victimes. Ces deux morts avaient eu le temps de se retourner et, à n'en pas douter, l'impact dans le crâne était magnifique, indiscutable, un pur beau boulot de porte-flingue que de tirer dans une tête à bout portant et quasiment bout touchant... Ça ne demandait qu'un peu de sang-froid et Samuel n'en manquait pas lorsqu'il faisait face à des morts.

Ainsi, puisque les deux cibles les plus proches étaient bel et bien parties pour de bon, il rangea son arme et commença une fouille grossière, s'empêchant de malmener les corps, tous deux masculins, que par ce qu'ils pesaient trop lourd pour être secoués comme des pruniers. C'est durant cette fouille que la porto-ricaine le dépassa et que leurs regards se croisèrent avant qu'il n'entende sa réplique. En levant un sourcil, il répliqua du tac au tac avec un ton à la fois vexé et arrogant :


"Je suis un excellent patron et j'aime mes employés. De rien d'avoir profité du barouf de la concurrence pour nous libérer la voie en un clin d’œil et... Ho merde hein ?"

Voyant bien que la jeune femme n'avait aucune intention de rester pour l'entendre débiter ses arguments, il repris la fouille du premier cadavre. Pas de porte-feuille, donc pas de photo ni de carte à se mettre sous la dents... En revanche, une jolie surprise l'avait attendu sous la veste et sous l'un des bras puant et pourrissant du mort, une superbe paire de jumelles de vision nocturne dans une sacoche ouverte mais heureusement sanglée. L'air des plus surpris, le canadien domina un tant soit peu son allégresse pour regarder la veste de sa victime.

"Aïe aïe aïe, tous les Anderson doivent-ils finir militaire ? J'espère que tu venais pas de Dallas mon grand, mais merci."

Sans douceur, il suivit le chemin de la sangle afin de l'ôter du cou de l'ex-soldat. Peine perdue, avec la veste dessus, cela lui aurait demandé bien trop de manipulation, aussi se contenta t-il de détacher la sangle de la sacoche afin de la tirer rapidement. Ainsi, tout fier de se relever avec un objet pour le moins rare et précieux, il jeta un oeil vers le bout de la rue, voyant Frida bien et avant et... Deux paires de bras rampant fort lentement derrière elle.

"Que ? Mais... Ho putain, Samuel. T'es un putain d'as mais t'as pas inventé l'eau chaude, ça j'te jure..."

Pistolet dans la main gauche, sacoche dans la main droite, il se rapprocha du seul zombie du "trio de coup dans le dos" qui n'avait pas bougé. Immédiatement, il entendit une mâchoire claquer sur le sol avec minutie, ce petit enfoiré l'avait pris droit dans la nuque, juste un ou deux centimètres trop bas pour y passer.

Pour le moins vexé de sa propre erreur et ne désirant pas voir une basanée lui faire du coup du "Bon boulot dis donc, impressionnée par ton aptitude à générer des handicapés !", il rangea son arme à feu avant d'ôter, et son fusil d'assaut, et une sangle de son sac. A un mètre cinquante de ses godasses d'ouvriers, la mâchoire continuait de claquer, avec une certaine véhémence en voyant un festin si proche mais impossible à atteindre.

Une fois les jumelles posées dans le sac et ce dernier remis convenablement sur les épaules, le fusil d'assaut fut fermement empoigné par le canon et le corps avant que la crosse ne s'abatte à plusieurs reprises sur cette tête trop bruyante. Ensuite, sans perdre de temps, Samuel cavala à une vitesse respectable pour couvrir les quelques mètres le séparant du second.

Impact droit entre les omoplates, les jambes s'étaient arrêtées nettes mais le haut du corps réclamait toujours autant de chair fraîche. Avec un peu plus de prudence, Samuel s’exécuta de la même manière mais du s'y reprendre à plus de reprise afin de maintenir une distance respectable tout en salissant son arme de cervelle et de sang séché.

Alors en sueur, très peu entrainé à une telle utilisation de son arme à feu, le canadien se remit en route pour rattraper la miraculée, la seule morte du groupe qui avait put parcourir une certaine distance mais s'était finalement retournée en entendant le forcené s'acharner sur la tête de ses copains d'infortune. Étrangement, elle semblait essayer de se relever mais n'y parvenait pas, progressant de plus d'un mètre cinquante en se faisant trahir à chaque fois par son incapacité à coordonner sa marche avec des jambes flageolantes.


"Ho merde... Désolé m'dame, la balle doit se balader dans votre dos là. J'vous jure, d'habitude, je suis meilleur que ça, si si, faites pas cette tête, vous allez voir.

En train de débloquer ou de se jouer sa petite scénette style private-joke ultra perso, le jeune homme repris calmement son souffle, la laissant se rapprocher par à coup, à chaque chute, jusqu'à ce que la proximité soit-elle que la zombie renonça à ses jambes pour ramper jusqu'à celle du canadien, surement fort appétissantes, dont le trou dans le pantalon était une superbe vitrine. C'est là qu'il prit sa AK par le canon, à deux mains, et la leva haut pour l'abattre sur cette tête décharné et la maintenir une bonne fois pour toute sur le sol.

*KLIK !*

En entendant ce son, l'ex-manager avait cru sa dernière seconde venue, le canon du fusil pointé vers son ventre, toute l'instruction de son ancien ami lui revenait en tête, et surtout l'importance de prendre garde en cognant avec une arme à feu tant une balle pouvait partir pour un oui ou un non dans de telles situations... Mais il n'était pas mort, pas encore.

Tremblant légèrement, les yeux rivés sur le crâne enfoncé, il lui fallut quelques secondes pour tirer son arme de là et essuyer la crosse maculée de sang et de cervelle sur les vêtements du cadavre. Si ce n'était pas son arme qui avait causé ça, c'était quelque chose, sur cette femme... A l'aide de son pied, Samuel fit retourner la morte et l'examina, la main encore tremblante.

On ne peut plus surpris, le jeune canadien aperçu de nombreux crochets bien enfoncés dans le thorax de la jeune femme. Une bien étrange manière de se défendre. Du reste, le jeune canadien n'avait trouvé sur elle que son porte-feuille qu'il vida sans états-d'âmes sur le sol. Quelques photos personnelles, deux billets de dix dollars et un permis de conduire. Il glissa les billets dans sa poche mécaniquement et observa ensuite le permis, apprenant par la même que si nombre de morts du coin pouvaient venir de loin, celle-ci était resté presque devant chez elle.

Une fois relevé, il remis son fusil sur son épaule et se lança dans la rue, le permis à la main afin de perpétuellement s'assurer du numéro de la maison devant laquelle il se trouvait avant de passer à la suivante. A ce rythme, il avait réussis à rattraper en partie Frida lorsqu'il trouva le bon numéro. Là, ce fut un peu comme dans un cauchemars, une jolie maison masquée en bonne partie par une haie qui avait du être bien convenablement entretenue, mais en s'approchant pour jeter un œil par dessus cette dernière, c'était le charnier.

Ho ! La tente était bien là, énorme, avachie, mais surtout tâchée de sang et peut-être même bien encore habitée par un de ses anciens propriétaires, trônant aux côtés de sept carcasses humaines et des restes du genre de barbecue qui vous font bien regretter le temps béni où on pouvaient se plaindre d'un steak trop cuit et des gamins trop turbulents. Le cœur bien accroché, Samuel s'empressa pourtant de fuir cette vision et rattraper Frida au pas de course pour arriver essoufflé, cachant le permis avec les billets, dans sa poche.

Là, heureusement, le rythme de mouvement fut de nouveau plus doux et les surprises absentes, un peu comme ce pauvre Samuel qui se tapait un sacré ascenseur émotionnel depuis plusieurs jours et qui venait d'en manger un bien sévère seulement un instant plus tôt. C'est Frida qui le ramena à la réalité en se stoppant pour examiner le lieu où ils désiraient se rendre. Malgré la trouvaille qui dormait dans son sac, Samuel se contenta d'observer à l'oeil nu, il n'avait pas besoin de gros plan pour savoir ce que la porto-ricaine semblait se demander.


"Sur un toit, avec une carabine et un sac entier de balles, je pourrais vider ce quartier, mais j'entrerais pas là dedans sans un char d'assaut. Viens, restons pas sur la route, si les bourrins se sortent de là, je n'ai pas envie qu'ils me voient. Appelle Clark, demande lui ce qu'il voit là-dedans."

Sans biter le moindre autre mot, les yeux rouges, il quitta la 160 pour poursuivre un peu plus vers le Nord en gardant bien sa droite à l’œil. Ainsi, il marcha courbé jusqu'à trouver un bon petit coin où il pourrait, au moins lui, se sentir à couvert une fois allongé et reprendre son fusil en main pour guetter l'Est et donc une éventuelle sortie, d'amis ou d'ennemis.

Frida Rivero

Anonymous
Invité
Mar 15 Sep - 22:22
Frida n'avait en aucun cas remarqué la petite bataille que Samuel et les trois zombies s'étaient livrés dans son dos, ronchonnant dans sa barbe suite à la réponse hautaine de James Bond qu'elle avait parfaitement bien entendu bien qu'ignoré.
Et surtout, elle était sur le qui-vive, de peur de se faire surprendre par un ennemi quel qu'il soit.
Elle ne s'était retournée qu'une fois alors que Samuel semblait chercher quelque chose, mais avait tout de même continuer son observation de la zone afin d'assurer leur avancée sans encombre.

Une fois à l'embranchement donc, elle ne put s'empêcher de hausser un sourcil et d'esquisser un léger sourire moqueur à la remarque de son compatriote. Ce type ne se prenait pas pour de la merde, décidément. Tuer tout un quartier blindé de zombies à lui tout seul ? Certes, il s'était bien débrouillé avec les cinq saloperies, mais ça restait une poignée de zombies, rien qui vaille de gonfler son ego à ce point… !

Elle leva brièvement les yeux au ciel avant de tout même s'exécuter, saisissant le talkie-walkie près de ses lèvres tandis qu'ils traversaient la route pour rejoindre le nord du quartier 3, un peu à l'écart du pâté de maison où tous les marcheurs s'étaient regroupés.

« Ouai... c'est encore moi, on est pas loin du coin où doit se trouver Ivy, mais y'a un putain d'amas de saloperies à cause du boucan de tout à l'heure… ! Du coup on va contourner un peu pour éviter de passer en pleine rue, ça s'rait trop risqué, mais faudrait qu'on sache si les types sont toujours là-bas, ou si y'a au moins un moyen d'les éviter..! Euh… Terminé... »

Elle coupa la communication, réajustant le sac-à-dos sur ses épaules avant d'enjamber une barrière qui balisait un immense terrain dont la végétation ne ressemblait plus à grand-chose en cette période d'hiver, mais qui leur permettant tout de même de se cacher relativement facilement.
Elle avançait  presque accroupie pour être sûre de ne pas être vue, se rapprochant le plus rapidement possible du pâté de maison sans pour autant quitter sa cachette.
Elle se tourna un instant vers Samuel afin de lui adresser la parole.

« J'espère que Clark pourra nous indiquer un chemin rapidement, on a déjà perdu vachement d'temps…. Mais faut absolument qu'on s'rapproche le plus possible pour pouvoir intervenir au plus vite ens…. » commença-t-elle avant de percuter soudainement quelque chose alors qu'elle ne regardait plus devant elle : un zombie !

Celui-ci, qui était de dos, balança son bras violemment et probablement instinctivement vers la jeune femme qui eut pour réflexe de se retourner au dernier moment, recevant le choc au niveau de son sac, ce qui ne l'empêcha pas de chuter lourdement au sol sous la surprise en poussant un léger cri d'effroi.
A terre, elle se retourna vivement vers son agresseur qui se ruait déjà sur elle, se laissant tomber de tout son poids sur sa proie qui s'était gentillement offerte à lui.
Heureusement pour Frida, celui-ci n'avait qu'un bras qu'elle maintenait fermement pour éviter de se faire griffer, tandis que le visage du marcheur ne se trouvait qu'à quelque centimètres du sien et lui envoyait son haleine putride en pleine figure.
Son instinct de survie l'avait cependant poussée à se protéger à l'aide de son coupe-papier qui alla se nicher dans le cou de son attaquant au moment de la chute de ce dernier, bloquant ainsi toutes ses tentatives de morsure.
Si son visage n'affichait qu'horreur et profonde répulsion, l'adrénaline secoua rapidement tout son être, et elle lâcha alors un grognement qui se transforma en cri bestial, se servant du manque d'équilibre de son prédateur pour le faire basculer sur le côté, prenant la place dominante alors qu'elle retirait l'arme de sa gorge pour venir la planter à de multiples reprises dans la boîte crânienne noircie et fragile de la bête, lâchant un rugissement à chaque coup, frappant encore et encore de toutes ses forces.

Que Samuel soit intervenu pour l'arrêter ou pas, une fois son massacre terminé, elle se laissa tomber sur les fesses en reculant, l'arme ensanglantée toujours dans sa main et sa  respiration haletante au possible.
Cela n'avait duré que quelques secondes...c'était à peine si elle avait été consciente ce qu'il venait de se dérouler, tous ces gestes n'ayant été que purement instinctifs.
Comment avait-elle pu se faire surprendre de la sorte… ? Elle avait été extrêmement prudente depuis leur départ, s'assurant de la sûreté du moindre de leur pas… Et elle venait de frôler la mort à cause d'une minable seconde d'inattention… ?

Elle était encore sous le choc, fixant sa victime d'un air déboussolé, prise d'une soudaine quinte de toux face à l'odeur pestilentielle qui semblait s'être imprégnée sur ses vêtements désormais, meurtrissant sa gorge et lui arrachant quelques glaires.

Là encore, si Samuel cherchait à lui adresser la parole ou à s'approcher d'elle, elle le stopperait d'un mouvement de main, reprenant un moment son souffle le temps que ses idées soient à nouveau claires.

« Ca va....tout va bien....» lâcherait-elle d'un air absent, comme tentant de se convaincre elle-même de ses propres mots avant d'essuyer sa bouche d'un revers de manche.

De toute façon, il ne pouvait plus aller bien loin sans les informations de Clark, mieux valait donc pour eux de rester au milieu du terrain, loin de la route où se trouvaient les 3/4 des dangers environnants.

Cela ne l'empêchait pas de commencer réellement à douter de leur chance de ramener la binoclarde, étant donné la situation plus que merdique dans laquelle ils se trouvaient...

Mark Logan

Anonymous
Invité
Mer 16 Sep - 11:18
Mark avance rapidement, son bras gauche cernant son ventre avec la main posée sur ses côtes, la douleur toujours bien présente. Il s'arrêterait bien un peu mais il a toujours au minimum deux zombies derrière lui, sans parler qu'il ne sait toujours pas si le véhicule va ou non le rattraper. Bien que d'abord ils vont devoir pousser la benne pour passer ou arriver tant bien que mal à reculer mais pour cela ont-ils la force de frappe suffisante pour se débarrasser de la horde de zombies. Il ne saurait le dire et en fin de compte, tout ce qui importe là est de creuser la distance et trouver le bon chemin à suivre.

De la rue ou il est, il approche d'une plus grosse artère, une avenue visiblement vu la prolifération de panneaux encore debout ou jonchant le sol et de véhicules accidentés. C'est au milieu de ce désordre de fin du monde qu'il trouve de nouveau un panneau avec le logo de l'aéroport. Rien devant lui. Il se stoppe et regarde derrière lui, les deux charognards sont bien derrière lui mais à une relative bonne distance. De quoi lui donner le temps de se remettre à avancer mais plus lentement, avec prudence pour aller jusqu'au carrefour. Même si avec sa stature cela ne se fait pas sans quelques bruits de ci, de là sous ses pas, limitant juste la casse en n'envoyant pas bouler ou ne percutant pas quelque chose qui ferait un vrai vacarme. Arrivé à l'embranchement il prend le temps de regarder dans chaque direction histoire de voir ce qui l'attend.

Droit devant, la rue a l'air calme mais cette direction ne l'intéresse pas dans l'immédiat. À gauche, il peut apercevoir plus loin des corps en mouvements lents. Et enfin sur sa droite pour le moment la voie est dégagée. Un soupir de soulagement franchit ses lèvres, enfin il va pouvoir prendre la bonne direction et non se la faire dicter par une meute de démons. Derrière lui les râles se rapprochent et il ne perd pas plus de temps pour se remettre en route. Partant sur la droite et restant sur le trottoir autant que cela lui est possible, il commence à remonter l'avenue en direction de l'aéroport. Il ne le sait pas mais l'avenue marque la frontière entre deux quartiers, le trois à sa droite et le un à sa gauche de l'autre côté de la route.

L'ex mineur reprend un pas soutenu d'autant plus qu'il n'apprécie pas du tout d'être sur une si grosse avenue, il se retrouve bien trop exposé à tout et n'importe quoi là. Mais il ne peut pas non plus prendre le risque de bifurquer dans une autre rue ou ruelle, au risque de se retrouver coincé par des charognards ou tomber sur un cul de sac, perdant ainsi du temps. Voir reperdre tout court le bon chemin que la nouvelle morte lui a indiqué avant de sombrer, enfin si elle est vraiment morte. Il ne le saura jamais du coup et c'est bien trop tard pour s'en soucier.

"Enfoirée de voiture qui m'a empêchée de finir ce que j'avais commencé. Tu aurais du t'en douter qu'Il ne laisserait pas faire les choses aussi simplement."

Mark dodeline de la tête, bien sûr que cela ne pouvait pas être facile, rien ne l'a été depuis le jour de sa naissance jusqu'à maintenant, pourquoi est-ce que cela changerait maintenant ? Après tout il s'en est sorti et il est devenu un homme bien, du moins à ses yeux et ceux de Dieu. Cela fait longtemps qu'il a acquit la certitude que c'est le regard des autres qui est biaisé mais comme ces autres sont plus nombreux que lui. Enfin cela n'a plus d'importance depuis quelques mois.

D'un coup il trébuche via un trou dans le trottoir et il manque de s'étaler sur le sol, ses pensées avaient pris trop de place par rapport à sa vigilance. L'homme se redresse et grogne de douleur, pestant entre ses dents qu'il ne va pas aller encore bien loin s'il ne fait pas plus attention à ce qu'il se passe devant lui et sous ses pieds. Il lance un regard en arrière pour jauger de la distance entre lui et les deux zombies, ils sont bien là eux aussi, assez loin pour que Mark ne puisse que les voir se traîner et n'entende plus leurs râles. Plusieurs mètres devant lui l'entrée d'une rue croisant l'avenue, il s'y dirige, tourne l'angle de la rue avant de se plaquer dos au mur.

"Juste quelques minutes."

C'est ça, il a besoin de quelques minutes de repos avant de continuer. Une certaine lassitude le prend et il ne résiste que de justesse à l'envie de se laisser glisser assis sur le sol. Pourquoi continuer et ne pas simplement fuir de cette ville ? Ah oui la carotte de pouvoir trouver des femmes là bas dans le campement dont Ivy lui a parlé, au vieux motel en ruine. En ruine-ruine ou une chambre tient-elle encore debout ? Il le saura bien assez tôt. Reprenant son souffle et essayant de calmer la douleur de son corps, il prend enfin le temps de faire attention à l'architecture du coin. L'homme remarque bien vite que plus il progresse moins les immeubles sont hauts et qu'ils sont de plus en plus mêlés à des maisons individuelles et leurs jardins clos de murs ou de palissades. Une sorte de banlieue avant l'aéroport sans doute. Il tourne vivement la tête vers sa droite d'un seul coup, il lui a semblé entendre un cri féminin ou un truc dans le genre. Mark reste à l’affût maintenant, bruit réel ou un tour de son imagination ?

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Mer 16 Sep - 15:55
Lui qui avait tant espéré pouvoir se poser, ce n'était hélas pas encore pour tout de suite. Alors que le duo avançait hors de la route et que Samuel ne couvrait que ses devants et sa droite, qu'elle ne fut pas sa surprise d'entendre Frida se stopper en plein dans une de ses phrases avant de pousser un cri.

Pivotant avec un flegme poussant presque à l'apathie, il vit que la porto-ricaine se trouvaient aux prises avec un mort l'ayant sans aucun doute surprise alors que son attention était détournée. Le fusil dans les bras, il n'y laissa accroché que sa main droite pour aller rattraper son arme de poing avec sa main gauche tout en avançant vers l'affamé et un repas qui était sous sa protection.

Non pas que Frida semble faire vibrer une corde aussi sensible que Ivy, et cela se sentait dans son calme apparent, une certaine indifférence qui lui donnait carrément l'air d'être ennuyé de tout faire soi-même, y compris sauver la vie des autres. Cependant, sans que cela ne lui procure satisfaction ou vexation, il vit que la jeune femme pouvait quand même se défendre et reprendre le dessus jusqu'à éliminer le "prédateur".

Devant cette vision, toute cette rage déversée, il demeura des plus stoïque, quittant même le duo des yeux pour s'assurer que d'autres bêtes n'avaient pas profité de l'agitation pour se rapprocher. C'était comme ça qu'on se faisait encercler bêtement et, à dire vrai, Samuel n'avait aucune envie de rajouter des coups de feux par dessus... Mais non, ce n'était qu'un zombie isolé comme tant d'autres, un coup du sort qui avait failli alourdir bêtement le chiffre des pertes de ces derniers jours.

Il n'avait eu aucun mouvement ni mot pour elle. Elle avait craquée un bon coup mais il n'était pas du genre à en rajouter, pas en la voyant reprendre son souffle comme ça avec son coupe-papier en main. Non, il s'était contenté de s'accroupir, remettant son fusil sur l'épaule pour garder son pistolet, plus facile à manier si ils devaient déguerpir après avoir été repéré.

En attendant que Frida ne se remette, le talkie s'activa et se mit à parler... Et Samuel l'écouta, sans même se demander si il se trouvait par terre ou si la survivante l'avait gardé en main durant la lutte :


« Ici Clark, je tente de renouveler mes données, mais c'est de plus en plus difficile et - »

La communication coupa brusquement et le silence s'installa, pendant une poignée de secondes, puis les grésillements reprirent leur chants.

« L'un... l'un des deux signaux s'est éteint. Il a disparu. L'autre s'éloigne assez vite et a changé de rue, il va dans votre direction. Le véhicule s'est arrêté entre-temps à l'endroit où s'est éteint le premier point et ne bouge plus. Je crois que... non attendez, le véhicule se déplace ! »

Un nouveau temps de silence, plus court, est marqué alors que la voix de Clark s'emballait à nouveau, puis, elle revint brusquement calme.

« Frida, il a commencé à suivre le second signal mais... il n'a pas tourné dans la rue, il a continué tout droit. Il s'en éloigne. »

Et voila, tout l’échec d'une mission résumée en trois phrases, suivis de tout le malheur du monde traversant un visage en trois secondes avant de totalement se refermer... Si ce n'est la bouche du canadien, grande ouverte pour laisser ressortir son dernier repas, frugal, subtil mélange de bouillie de céréales teintées par quelques tâches de rouges qui ne semblait appartenir à aucun aliment. Le bref vomissement fut suivie d'une violente quinte de toux qui le mit presque à genoux.

Cependant, à peine remis, il se retourna vers leur point de départ, accroupi, arme au poing. Il y avait quelqu'un là, quelqu'un qui devait savoir quelque chose et qui allait devoir répondre à ses questions :


"Il est tout seul... C'est le moment de le choper."

Ainsi, presque assis sur ses talons, les yeux encore gonflés et embués de son instant de faiblesse, il regarda Frida. Les informations pouvaient laisser penser que cette personne sur la route n'avait rien à voir avec les cinglés en voiture, mais il ne pouvait en être sûrs. Ivy pouvait être morte, mais il ne pouvait en être sûr. Ils pouvaient avoir affaire à un éclaireur bien armé ou un survivant sans rien... Mais ils ne pouvaient être sûrs...

Et là, Samuel n'avait aucune intention de foncer tête baissée... Il n'avait plus de raison de le faire, plus d'envie non plus, non, il voulait seulement vivre assez longtemps pour savoir... Ensuite, il aviserait.


"Tu le vois ?"

Tout en lâchant sa question, il retourna la tête vers la route, au Sud, arme prête si jamais la dite personne, elle, les avaient vus et si elle comptait les éliminer aussi sec.

Frida Rivero

Anonymous
Invité
Mer 16 Sep - 20:54
Le regard bas rivé sur ses mains posées mollement sur ses cuisses, paumes vers le ciel, Frida regardait un instant le sang noirâtre qui recouvrait en partie ses mains.
Elle les frotta nerveusement sur son pantalon pour l'essuyer, priant intérieurement qu'elle n'ait aucune blessure sur les mains qui auraient pu être infectée.

Elle venait de subir un véritable ascenseur émotionnel, partagée un instant entre l'horreur, la rage, puis l'ébahissement de son acte, avant d'être à nouveau envahit par une colère qui la prenait à la gorge…Elle fulminait se demandant réellement s'il n'y avait pas quelque chose, quelqu'un, une force qui décidait de faire de leur vie un cauchemar, jouissant de les voir frôler la mort à tout moment, posant des obstacles à chacun de leur pas dans le simple but de se divertir du spectacle, comme on regarderait un film d'épouvante sur commande.

Et sa colère ne put que s'accroître alors que Clark leur annonçait qu'un des points venait de s'éteindre, point qui ne pouvait être autre qu'Ivy étant donné la gravité de son état….

Tout ça pour ça… ? Toute cette galère, tous ces risques, pour que l'objectif de leur mission leur passe sous le nez, comme ça, alors qu'elle venait tout juste de risquer de se faire bouffer vivante… ?

Elle planta son arme avec violence dans la terre, le visage imprégné de déception et du fureur alors qu'elle se redressait, tournant le dos à Samuel. Les points sur les hanches, elle baissant un moment la tête avant de lever le regard vers le ciel, mordant sa lèvre gercée presque jusqu'au sang.

De toute façon, qu'est-ce qu'ils espéraient… ? Même s'ils avaient pu trouver Ivy, ils auraient probablement du la porter jusqu'au camp, et le chemin du retour aurait été un enfer… !
Et même si cela avait été possible, qu'auraient-ils pu faire de plus ? A part la regarder se mourir, attendant le dernier moment pour lui tirer une balle dans la tête, l'épargnant ainsi du terrible destin qui lui était réservé ?

Non, tout ça n'avait été qu'une grossière erreur. Elle n'aurait jamais du accompagner Samuel sur un coup de tête comme ça. Elle espérait soulager sa conscience et se faire bien voir en partant à la rescousse d'une condamnée ? Conneries !

Et ce sentiment d'avoir fait tout ça pour rien l'irritait au plus au point, la frustrait, au point que lorsque son camarade l'interpella pour lui signaler la présence de quelqu'un sur la route – ce quelqu'un faisant probablement partie des enfoirés qui leur avaient fait perdre tant de temps-, la métisse se retourna vivement, ramassant le coupe-papier et le talkie-walkie avant de se rapprocher à pas de loup pour mieux observer l'intrus.

Et bien qu'elle ne puisse le voir qu'à partir des épaules, il était évident que c'était une véritable armoire à glace au crâne chauve, portant d'étranges lunettes.
Il regardait dans leur direction, les ayant probablement entendu vu le boucan qu'elle avait fait lors de sa lutte contre la créature.
Il ne semblait pas les avoir repéré pour autant, et elle comptait bien en jouer.

Ainsi, sans même demander l'avis de Samuel qui semblait de toute façon pour l'idée de le maîtriser afin de lui soutirer des informations, elle se rapprocha encore un peu, prenant garde à ne pas être vu et à brusque le moins possible la végétation pour ne pas signaler sa position à l'inconnu.

Une fois assez proche, s'assurant que Samuel l'ait bien suivi, elle s'accroupit et fit un signe de tête vers le malabar pour inciter son partenaire à se tenir près. Après quoi, elle tonna assez fort et d'une voix relativement dissuasive pour que l'étranger la comprenne clairement, resserrant son emprise sur son arme, prête à bondir s'il tentait de s'enfuir.

«Tu es dans le viseur de mon copain, alors si j'étais toi je bougerai pas d'un poil. T'es qui, et tu fous quoi ici ? C'est tes potes qui ont foutu tout ce bordel ? »

Mark Logan

Anonymous
Invité
Ven 18 Sep - 9:35
Aucun autre bruit ne vient confirmer ou infirmer ce qu'il a cru percevoir et son regard ne repère rien du tout. Malgré qu'il porte ses lunettes de soudeur et que le temps est nuageux, il est sûr qu'il n'aurait pas loupé quoi que se soit, surtout sur les trente premiers mètres de la rue qui sont dégagés. Peu de cachettes possibles, par contre après oui et c'est peut-être aussi ça le problème.

"Ton imagination ça, tu le veux tellement que tu crois que ça arrive !"

Il grimace en se décollant du mur et en relâchant la garde de son couteau de combat sur laquelle il avait porté sa main. En même temps si le bruit, entendu, s'était répété est-ce qu'il aurait vraiment prit le risque d'aller voir de plus près ce qu'il y avait ? Mark sait qu'il aurait hésité longuement. Il a une route à poursuivre avec des indications claires, se détourner de ce but n'est pas une bonne chose, il se l'est déjà dit et puis une damoiselle en détresse par jour cela lui suffit amplement surtout qu'il n'est pas sûr de pouvoir se contrôler ce coup là. Autre détail non négligeable il n'y a pratiquement aucune chance pour que celle là soit du même groupe que Ivy et en danger aussi, ce qui suggère que cela pouvait être un piège tendu par les propriétaires du véhicule de la ruelle. Ils ont de quoi se planquer là bas au loin et ça correspond plus ou moins avec la ruelle qu'il a fuit en terme de topographie.

L'ex mineur se retient de justesse de pousser un long soupir pour ne pas raviver la douleur de son corps, à tout les coups s'il pouvait se regarder le torse, il y découvrirait un joli bleu de sa violente rencontre avec le véhicule tout à l'heure. Les quelques minutes de repos ne sont largement pas suffisantes mais il fera avec surtout que cette fois il entend les râles de ses deux zombies, ils ne sont plus très loin, il n'a pas le choix et doit repartir. Ne s'occupant plus du fond de la rue depuis une ou deux minutes, il regarde dans l'avenue, il n'a plus qu'une trentaine de mètres d'avance sur les choses. L'homme se remet en branle et s'engouffre dans l'avenue, ce qui a le don d'exciter les deux zombies, il n'a que le temps de faire une dizaine de mètres avant qu'une voix féminine ne tonne dans son dos. Il se stoppe, un sourire en coin passe furtivement sur son visage avant qu'il ne retrouve son calme, tournant juste la tête, du coin de l'oeil il aperçoit la silhouette qui a parlé.

"Si j'étais toi, je m'assurerais que mon copain ait plutôt les zombies dans le viseur."

Les deux zombies qui suivaient Mark jusque là viennent de découvrir un nouveau festin et vont droit sur la jeune femme, encore une quinzaine de mètres et ils festoieront sur son corps tout chaud.

"Bon au moins maintenant tu sais que tu n'avais pas rêvé. Enfin faut le faire, les filles me tombent toutes prêtes dans les bras, je suis peut-être chanceux aujourd'hui finalement."

Et alors que n'importe qui de censé profiterait de cette diversion pour s'enfuir, Mark, lui, reste sur place et se retourne pour assister à la scène qui va suivre. Découvrant ainsi pleinement la jeune femme, ses yeux glissent sur les formes qu'elle arbore, de haut en bas, son regard pleinement protégé par ses lunettes de soudeur, elle ne risque pas de le voir faire si jamais elle le regarde au lieu de regarder les deux zombies. Les poings serrés, il croise ses bras plus pour contrôler le tremblement qui menace de se répandre dans son corps que pour une attitude orgueilleuse ou pour la narguer. Bien sûr qu'il est sûr de lui malgré tout, sûr de ce qu'il lui fera si elle a osé bluffer et qu'elle part en courant pour éviter les zombies. Cela serait quand même dommage qu'elle finisse comme quatre heures pour zombies et non pour le sien. Bien qu'en même temps si les charognards la choppent, c'est pour lui que cela fera diversion, il pourra se casser tranquillement de là et semer les deux choses. Enfin pour le moment il observe ce qui va se passer, seule ou pas seule ?

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Ven 18 Sep - 14:22
Lui qui avais posé sa question, aperçu finalement leur cible sans même avoir besoin de jumelles. Il faut dire qu'il n'essayait pas tellement de se cacher, ce qui était à la fois très imprudent et très téméraire, quelque chose que Samuel ne se serait surement pas essayé à faire. Quoi qu'il en soit, il suivit silencieusement la petite Frida qui semblait encore plus décidée que lui à agir et ce jusqu'à ce qu'elle s'arrête et lui fasse signe de se focaliser sur l'inconnu.

Lentement, le jeune canadien s’exécuta, de mauvaise grâce. Même fermée, son attitude recelait des signes ostensibles de pessimisme et de lassitude, il avait besoin de craquer mais il n'en avait pas le droit, pas encore... Et cela était déjà en train de le ruiner à petit feu, de nourrir ses instincts les moins recommandables.

Il se sentis tressaillir lorsque la porto-ricaine beugla, faisant fi d'une élémentaire prudence, sans doute qu'elle devait s'imaginer en position ultime de force, mais elle se trompait, et c'est bien pour ça que Samuel s'était démené pour être le patron ici. Hélas pour le duo, le menacé faisait preuve d'encore plus de témérité, trop pour un jeune homme qui refusait de voir un type dans ce genre faire plus le malin que lui.

Cependant, à l'avertissement de Mark, il jeta un œil vers Frida et lui fit signe avec sa main droite pour qu'elle demeure en place. De fait, qu'elle l'accepte ou non, il attendrait ensuite quelques secondes, juste assez pour avoir les deux morts à une distance très respectable lorsqu'il ouvrit le feu dessus.

Ainsi, trois détonation retentirent, suivie d'une quatrième, peu après. Les deux premières avaient été pour l'épaule et la tête du premier affamé, la troisième, elle, s'en alla dans l'air, peut-être même que leur inconnu plein d’esbroufe l'entendrait siffler près de lui avant qu'elle ne s'en aille bien plus loin. La quatrième fit définitivement chuter le deuxième zombie. La menace était écartée, mais une bien plus grande allait très bientôt arriver. Ils n'avaient le droit qu'à quelques instants d'immobilité avant qu'une bonne partie de la foule rameutée par les autres ne retournent vers eux, sans compter les retardataires qui ferraient bien plus vite.


"On parie combien que tu marches moins vite qu'un zombie avec une balle dans le genoux ? J'ai une idée, tu t'enfuis, je te tire dessus puis on voit si tu arrives à échapper à la Horde, ou alors, j'en ai une meilleure, tu choisis de vivre, tu mets les mains sur la tête et tu réponds à nos questions."

Le ton de la voix avait gravement oscillé entre l'indifférence et le sadisme, difficile de savoir si, en fait, Samuel désirait vraiment avoir des réponses à ses questions ou si il préférait une occasion de tuer ce type qu'il ne connaissait ni d'Eve ni d'Adam. Il y avait un certain temps qu'il n'avait plus braqué son arme sur un vivant et cela semblait lui procurer une certaines motivation... Bien des sentiments se battaient alors dans son esprit et il y avait visiblement peu de chance que son excitation ne relaisse la place d'honneur à sa mélancolie ou son amour de soi.

Enfin, impossible de savoir si Mark avait put clairement le localiser par les coups de feux et sa voix, mais dans la mesure où le grand gaillard était à présent certain de bien avoir un canon pointé sur lui, il y avait bien peu de chance que savoir qu'il était près de la jeune porto-ricaine change quoi que ce soit à cette situation.
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