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[CFJ, C, 3] Derniers espoirs - 29/01/2035
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Frida Rivero

Anonymous
Invité
Ven 18 Sep 2015 - 18:31
La réponse du tas de muscles ne plu pas du tout à la jeune femme qui lui adressa une moue agacée.
Elle n'avait pas envie de perdre plus de temps que ce n'était déjà le cas, ce qui la poussait à presser peut-être un peu trop les choses.

Cependant, elle prit malgré tout en compte sa remarque sur les zombies qui soit disant s'approchaient, et vérifia ainsi l'information sans pour autant délaisser totalement l'intrus du regard.
Et en effet, il ne mentait pas : deux créatures se précipitaient droit sur elle, aussi vite que leur corps usé par la mort le leur permettait.
Une lueur de panique passa dans ses yeux, la faisant reculer d'un pas alors qu'elle était encore sous le choc de la mauvaise surprise survenue quelques minutes plus tôt, panique qui fut apaisée par les tirs de Samuel qui mit rapidement à terre les deux revenants, non sans le risque d'en attirer bien plus… !

Costard-Cravate lâcha sa réplique dont le sadisme qui en ressortait n'avait été interprété que comme de la menace pour la porto-ricaine. Elle ne put s'empêcher d'afficher un léger rictus moqueur en imaginant ce bloc de glace rampant pitoyablement pour sa vie.
Parce que oui, ces quelques secondes avaient suffit pour qu'elle ne puisse déjà pas le blairer. Quel humain normal resterait aussi statique et neutre en ayant des zombies au cul et des étrangers lui braquant une arme dessus.. ?
Le fait qu'il paraisse aussi confiant dans sa position poussa Frida à refréner son envie de faire taire ce bœuf arrogant, mais ne l'empêcha pas de renchérir à la mise en garde de Samuel.

« On a pas qu'ça à foutre okay ? On cherche quelqu'un, et que tu sois avec ces tarés ou pas, tu viens étrangement d'l'endroit où elle se trouvait avant qu'on perde le signal ! Alors si tu sais quoi que ce soit, dis-le. Sinon... tu sais c'qu'il t'attend. » lui dit-elle tout en le jaugeant de haut en bas, accentua sa menace finale d'un haussement d'épaule nonchalant.

Elle laissa donc à l'homme le loisir de répondre, espérant tout de même que celui-ci cracherait le morceau avant que les emmerdes ne rapplique… !
Et s'il faisait le con, James Bond serait sûrement plus en mesure qu'elle de gérer la situation.
Face à ce monstre de muscles, elle ne ferait clairement pas le poids...

Mark Logan

Anonymous
Invité
Sam 19 Sep 2015 - 14:16
Mark a bien fait de rester sur place et d'attendre de voir ce qui allait se produire, il n'est pas déçu du voyage bien au contraire même. Déjà la jeune black n'est effectivement pas toute seule, ce qui est fort dommage en soit. D'ailleurs l'intervention du second lui procure le recul suffisant pour que l'ex mineur contrôle ses instincts. Ensuite certes l'autre à une arme mais user de quatre balles, pour seulement deux charognards, en dit long sur les capacités de précision de tir qu'il peut avoir. Chose qui n'incite pas Mark à lui obéir quand enfin il fait entendre le son de sa voix pour des menaces complètement ridicules s'il en est, la seule chose qu'il y gagne c'est que l'homme regarde vers le tireur sans décroiser les bras, ni bouger d'un millimètre.

Le seul signe de réaction qu'il a, arrive quand la fille se met à parler, il détourne son attention du tireur pour la regarder elle, fronçant légèrement les sourcils à l'écoute des paroles qu'elle a. En moins de deux minutes et l'air de rien, Mark vient d'apprendre tout ce qu'il a besoin de savoir, les deux là sont à la recherche d'Ivy. Par contre cette histoire de signal est légèrement impossible pour lui, vu l'état dans lequel il a trouvé la jeune femme dans la boucherie, elle a galéré seule pendant un bon moment. Où alors ils n'étaient pas pressés de la retrouver. Puis la fille en face de lui, vient de lui confirmer qu'ils ne sont pas avec les autres timbrés du véhicule par contre elle pense que lui oui.

Il ne laisse un temps de silence que pour avoir un léger reniflement et une mimique gênée lui passer sur le visage, ce qu'il va leur dire, ne va pas leur plaire.

"Ivy ? Elle est morte de son infection il y a dix minutes."

De nouveau il reporte son attention sur le tireur avant que sa voix grave à la limite du rauque ne se fasse entendre de nouveau.

" Le fameux Sam, je suppose ?"

Avant d'en dire plus, l'ex mineur doit s'assurer qu'il a bien la bonne personne "en face de lui", après tout puisqu'il n'a pu leur ramener la gamine, il peut toujours leur révéler les dernières confidences d'Ivy, ce qu'elle lui a dit dans cette boucherie à propos de ce Sam. Enfin pour en arriver là, il faut d'abord qu'il ne se prenne pas une balle de désespoir de la part du tireur, ce qui n'est franchement pas gagné là. D'ailleurs sa meilleure chance d'y échapper est de continuer à ne pas bouger d'un poil, laisser passer la tempête de sentiments, d'émotions que les deux vont avoir en réaction à ses paroles.

À moins que la balle ne finisse dans la tête du supposé Sam, l'homme se tirant dessus pour ne pas à avoir à affronter le monde sans la jeune femme. Mark ne sait pas s'ils en étaient là dans leur histoire mais cette version des événements à venir, lui plait bien. Il se retrouverait ainsi en tête à tête avec la jeune black qui elle est bien vivante mais surtout qui semble saine physiquement. Sa main qui se glisse autour du cou de la fille, serrant juste ce qu'il faut pendant que son autre main lui arrache ses vêtements, la faire terminer entièrement nue dans cette avenue. La plaquer contre un de ces froids mur bétonnés puis...

"Tu crois vraiment que c'est le moment de penser à ce genre de chose ? Oui je sais..."

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Sam 19 Sep 2015 - 15:55
Si Samuel n'avait pas eu cette nouvelle quelques instants auparavant, qui sait quelle réaction il aurait put avoir en l'entendant de la bouche d'un quidam qui se montrait aussi assuré que menaçant. Il connaissait ce genre de comportement, non pas qu'il en ait côtoyé avant l'apocalypse, mais il le sentais, comme chez l'avocat Redfield, comme lui-même... Cet inconnu était trop posé et trop méticuleux pour être "normal".

Ainsi, alors qu'il était reconnu par le grand bonhomme, le canadien s'avança un peu, tâchant de bien laisser Frida dans son dos sans quitter Mark des yeux, arme braquée. A cet instant, son visage semblait à nouveau comprimé entre plusieurs émotions, la mâchoire serrée, les lèvres tremblantes, remontant et rebaissant perpétuellement, pleines de tics, son regard lui-même demeurait neutre mais ne parvenait pas à limiter les sécrétions de ses glandes lacrymales qui s'écoulaient lentement sur ses joues.

Dans sa position, il ne tarda pas à enlever sa main droite de son arme à feu pour s'essuyer le visage avec sa manche avant de prendre de longues inspiration. Impossible de savoir ce qui se tramait dans cette tête mais il semblait fort possible que le craquage complet demeure tout proche, difficilement tenu en place... Et par quoi ? Par un comportement ayant lui-même un haut potentiel d'emballement...

Seulement quelques secondes s'étaient écoulées, mais déjà, le jeune homme savait quoi faire.


"Petite... Appelle le camp et donne leur le signalement de celui qui crache le nom des autres avant de donner le sien. Quoi qu'il arrive, si la vigie le voit arriver isolé ou avec un seul d'entre nous, ils ont ordre de l'abattre."

Il eut alors un long reniflement, suivis d'une légère quinte de toux. Les glaires ne seront jamais agréables en bouche et le climat sec à, hélas, tendance à faire oublier ce genre de sensations.

"Et guette les alentours. Ça va commencer à venir, vite."

Enfin, il fit un pas en avant, reprenant convenablement son arme à deux mains pour bien focaliser son attention sur le grand gaillard. Il ne lui restait plus qu'une balle et il lui faudrait plusieurs secondes pour empoigner son fusil, il n'avait donc aucune intention de se la jouer non létal et restait autant que possible braqué sur le buste de l'homme.

En s'adressant à lui, sa voix sembla moins assurée, plus désaccordée, il était certain, peut-être à tort, d'avoir l'ascendant sur Frida, mais avec ce type, c'était une personnalité parfaitement inconnue et sans aucun doute aussi forte que la sienne, il n'avait pour le moment plus la force de parfaitement se maitriser :


"Suis-je ressemblant à ce "fameux Sam" ? Lorsqu'on est civilisé, faut se présenter quand on le demande, même..."

Brusquement, tous les muscles de son visage se crispèrent, cependant, il n'eut aucun mouvement brusque, comme si la colère qui éclatait avait été parfaitement confinée jusqu'au cou.

"MÊME LORSQU'ON ANNONCE CE GENRE DE NOUVELLES PUTAIN !"

Son hurlement s'en alla dans les airs, rebondissant même légèrement en un faible écho. Il y avait peu de chance que cela attire plus de morts que ses coups de feux et c'est pour ça qu'il se permettait de lâcher un peu de pression. Pour peu que Frida s’exécute, leur nouveau pote d'infortune comprendrait bien que c'est soit partir pour d'autres horizons, soit coopérer, et lui n'avait aucune carte en tête, une connaissance sans doute réduite de la région...

Dans ces conditions, bien des énervés en profiteraient pour élever la voix... Dire que Samuel pensait il y a encore peu à donner des cours de self-control à la porto-ricaine...

Frida Rivero

Anonymous
Invité
Sam 19 Sep 2015 - 20:49
Le tas de muscles avait finalement cessé de jouer les intrépides, mais ce fut pour leur confirmer la mort de la pauvre Ivy qui n'avait malheureusement pas pu tenir plus longtemps…
Frida plaqua les mains sur sa nuque, tête baissée, digérant la nouvelle qui cette fois lui retira tout espoir de retrouver la binoclarde à peu près entière… A dix minutes près… dix pauvres minutes, et ils auraient pu la retrouver encore vivante, et peut-être que leur présence aurait encouragé la brunette à se battre encore un peu, juste le temps d'arriver au camp…
Mais c'était trop tard… c'était définitivement foutu.

Elle ne connaissait rien de cette fille, mais les circonstances dans lesquelles elle avait quitter ce monde, seule, avec à ses côtés un simple inconnu louche au possible pour l'accompagner dans son dernier souffle…
Et elle espérait sincèrement que cet enfoiré ne lui avait pas causé plus de mal qu'elle n'en avait déjà subi… !

Elle interrompit ses sombres pensées pour écouter l'ordre que Samuel lui donnait -une fois de plus.

« Petite…. ? Tsss…. » murmura-t-elle pour elle-même avant de redresser son majeur dans sa direction, une expression mauvaise sur le visage, mais s'exécutant ensuite malgré tout. « Clark, c'est Frida, et… j'ai une mauvaise nouvelle…. » tonna-t-elle dans le talkie-walkie avant de lâcher un soupir résigné. « Pour Ivy…. c'est foutu….On vient d'croiser un type qui nous confirme qu'elle est bien morte y'a dix minutes à peu près, et ça colle avec la perte du signal… Je vous tiens au courant de c'qu'on fait, mais Samuel vous d'mande de repérer la position du type et de l'exécuter s'il se pointe seul au camp pour une raison X ou Y. Terminé et… désolée. »

Elle coupa la communication, se mordant l'intérieur de la joue face à la désagréable sensation que lui procurer le fait d'annoncer le décès de la binoclarde. C'est justement à ce moment que James Bond péta son câble, rugissant un mélange de colère, de frustration et de tristesse qu'il refoulait -à tord ou à raison, qui sait- sur le chauve à lunettes.
Lui aussi avait probablement cesser de croire en l'idée qu'ils pouvaient encore sauver Ivy, et s'y accommodait comme il le pouvait...

La noiraude, qui s'était légèrement mise en retrait pour transmettre son message, alla se placer à sa gauche le moins brusquement possible.

« Ecoute, j'sais que c'est pas facile à gérer mais… on peut pas rester là, ça devient vraiment trop dangereux… Faut qu'on rentre, on peut plus rien pour elle de toute façon... » lui dit-elle sur un ton qui se voulait à la fois convainquant et compatissant, mais qui n'aurait probablement pas beaucoup d'effet vu l'état dans lequel il était. Elle se retourna ensuite vers le chauve. « Quant à toi, j'sais pas c'qu'on va faire de ton cas mais tu m'inspires pas trop, et j'espère vraiment que tu lui as rien fait sinon... »

Elle ne termina pas sa phrase mais le regard meurtrier qu'elle lui lançait et la manière dont elle resserra l'emprise sur son arme en disaient long.

Mark Logan

Anonymous
Invité
Dim 20 Sep 2015 - 12:26
Tempête ? Mark aurait du dire une bombe plutôt en voyant la réaction de l'homme, un maelstrom de réactions même. Dont le chagrin avait l'air de prendre le dessus et pourtant tout dans l'attitude de l'homme, lui laisse un drôle de gout en bouche comme si quelque chose clochait en cet instant. Il en plisse les yeux l'espace d'une seconde, mouvement dissimulé par ses lunettes de soudeur, comme s'il voulait mettre le doigt sur le truc. Un tour de son imagination sans aucun doute. Ah non il y est, ce qui cloche, il l'a trouvé, c'est donc cela être triste en apprenant une mauvaise nouvelle concernant une personne à laquelle on tient. C'est donc à cela qu'il ressemblait il y a quelques mois, la seule fois de sa vie ou il a pleuré pour la mort de quelqu'un. Souvenir refoulé dans son inconscient de par cette sensation dérangeante de faiblesse avouée au monde entier. La damoiselle quant à elle semble prendre bien mieux la nouvelle avec détachement presque, n'aimait-elle pas Ivy pour réagir ainsi ? Peut-être une de ces rivalités entre femmes dont il a été témoin une fois ou deux dans son ancienne vie. Se sont-elles, elles aussi, battues pour avoir l'affection de l'homme devant lui, il ne le saura sans doute jamais. Qu'importe d'ailleurs, cela ne change rien à la donne.

Ou peut-être que l'ex mineur se trompe en voyant les réactions des deux à l'évocation du message radio, la jeune black prenant très mal une des paroles de l'homme, alors qu'il n'y aucune raison à cela. Le tireur qui approche quelque peu de lui, ne le décide toujours pas à bouger, il reste les bras croisés à attendre la suite du haut de son mètre quatre-vingt-dix. Suite qui arrive bien vite d'abord par des paroles mal assurée qui lui arrache un soulèvement de sourcil ; l’hôpital qui se fout de la charité là ; puis par un beuglement. Le tireur semble craquer mais en même temps il lui confirme un peu plus qu'il est bien le fameux Sam sans pour autant clairement répondre à la question de Mark.

"Certes mais lorsqu'on est civilisé, on ne pointe pas non plus une arme sur quelqu'un. Sinon c'est Mark, malgré les circonstances, enchanté Sam."

Du coin de l'oeil, Mark avait vu la jeune femme se mettre un poil à l'écart pour passer un appel radio via un talkie, sa tache terminée, elle se rapproche des deux hommes pour se mettre à la hauteur de l'homme aux armes avant de lui parler, pour tenter de lui remonter le moral. Même lui sait que c'est une tentative bien maladroite. Et voilà qu'elle repart à s'en prendre à lui, elle lui donne l'impression d'avoir devant lui un chaton en colère qui sort ses griffes pour essayer d'intimider "l'ennemi", autant dire qu'il se moque bien de l'attitude qu'elle peut avoir. Néanmoins il n'apprécie pas les paroles qu'il entend surtout qu'elle n'a aucune raison de penser ainsi, Mark a tout de l'homme banal. Lentement et sans geste brusque, il décroise enfin ses bras pour porter ses mains à ses lunettes et les remonter sur sa tête, dévoilant ainsi ses yeux marrons puis il fixe la jeune femme.

"Il est vrai que je mérite un châtiment extrême pour l'avoir trouvée enfermée dans la chambre froide d'une boucherie à côté d'un cadavre, pour l'avoir sorti de là alors que visiblement elle y galérait depuis un moment, pour lui avoir donné ce qu'il me restait d'eau fraîche, pour l'avoir porté à travers une partie de la ville avec une horde aux fesses et ce pour pouvoir la ramener auprès de Sam comme elle le voulait. D'ailleurs..." Mark passe son regard sur l'homme. "elle m'a dit que ce qui l'a fait tenir aussi longtemps c'est l'espoir fou de te voir, pouvoir te dire à quel point elle regrettait d'avoir été aussi idiote et égoïste avec toi."

De pouvoir regarder pleinement les expressions dans le regard de Mark, autant l'un que l'autre ne pourront y voir que de la sincérité, aucun mensonge, aucune méchanceté ou autre, renforçant l'effet de ses paroles. Bien que cela pourrait leur insuffler un léger sentiment de culpabilité d'avoir mit autant de temps à venir chercher Ivy.

"Eh ben, ça fait longtemps que tu avais pas aligné autant de mots l'un derrière l'autre à voix haute. Heureusement que tu leur a pas balancé que tu as tripoté sa jolie et ferme poitrine quand elle est morte."

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Dim 20 Sep 2015 - 16:02
A la réplique de Mark, Samuel sembla blêmir, et quelque part, ce sursaut de colère n'était pas dirigé contre cet homme, mais contre lui-même. Le parangon de la négociation ramené à ses plus bas instinct, il ne pouvait pas défendre son comportement même en de telles circonstances, il avait bien tenu rigueur de comportements identiques liés à la perte de Matthew... Il lui avait fallut attendre de perdre la personne qu'il ne voulait pas voir disparaitre pour mesurer l'indécence de certains de ses propos passés.

Malgré cela, il se repris assez rapidement, réalisant ce qu'il s'était passé dans son dos sans pouvoir se remettre la formulation exacte. Une jeune femme qui lâche son nom à un type qui pourrait très bien l'utiliser de la même manière qu'il utilisait celui de Ivy, et par dessus le marché, des imprécisions dans le message. Cela aurait put lui faire claquer une nouvelle durite, cependant, il sembla plus montrer de l'exaspération.

Cette attitude poussa même à une ostensible vexation lorsqu'elle s'approcha de lui pour quasiment lui donner des ordres, exhiber ses doutes quant à sa capacité de raisonnement. Et si le balaise n'avait pas répliqué du tac au tac à la pique de la porto-ricaine, sans doute qu'il s'en serait lui-même pris à elle, mais ce n'était pas encore le moment.

Ce moment là, c'était celui ou il devait se retrouver dans l'incapacité totale de viser convenablement Mark, les yeux larmoyants, la bouche tordue, les lèvres retroussées. Là, il frôlait la crise de sanglot, l'écroulement, un seul instant pour tout se dire et il devait se contenter du plus morbide des téléphones arabes, tout ça pour une petite demi-heure, tout ça à cause de sa lenteur, sa prudence.

Tout ça par ce que, au fond, il s'aimait plus qu'il n'aimerait jamais quelqu'un d'autres...


"Angela, donne moi ce téléphone."

Son bras armé s'était baissé et, déjà, sa main droite allait vers Frida, paume vers le haut. Il attendait là, bien loin de mesurer à quel point il dévoilait qu'il était gaucher, pas plus que les inepties qui s'échappaient d'entre ses lèvres. Sa voix était empreinte de tristesse, sa demande entrecoupée de reniflement.

"Allez, donne le moi..."

Si la pauvre porto-ricaine, cernée par la bizarrerie, n'avait pas la présence d'esprit de lui donner l'objet de son "désir", il tenterait d'attraper le talkie d'un mouvement vif, presque agressif. Ainsi, si il parvenait à l'obtenir, de gré ou de force, il s'adresserait aux deux autres protagonistes sans quitter le mineur du regard, la voix toujours désaccordée par son presque sanglot sans avoir pour autant perdu de sa détermination, accentuée par la résurrection de sa gestuelle.

"On rentre. M... Mark ? Avant-garde, dans la direction où tu allais, arrêt au 88, si t'as une arme, garde la en vue. Et toi gamine, j'ai demandé une surveillance des alentours, allez, action."

Puis il enchainerait immédiatement en espagnol, baissant également le volume afin de dédier ces quelques mots à l'adresse de Frida et elle-seule et pas sur un ton bien agréable même si la tristesse dans sa voix faisait plus ressembler ces reproches à de la pitié. Restait à espérer que la couleur de peau et les origines supposées de la porto-ricaine ne soit pas en train de tromper notre pauvre canadien sur ses capacités linguistiques :

"A ton avis, si je suis familier avec toi, c'est pour de rire ou pour ne pas dire ton nom ? Et si tu ne te sens pas capable de faire quelque chose, tu me le dis, tu ne fais pas n'importe quoi... Ils ont même pas répondu là, l'opérateur ne doit pas quitter son poste donc soit on brouille nos transmissions, soit tu ne sais pas te servir de ça. S'il te plait, fais juste ce que je te dis et reste près de moi, okay ?"

Frida Rivero

Anonymous
Invité
Lun 21 Sep 2015 - 19:09
La jeune métisse venait de se faire gentillement rembarrer par le type aux lunettes bizarres, leur apprenant qu'il était en réalité venu en aide à Ivy, et pas qu'un peu.
Mensonge ou vérité, ils ne pouvaient le savoir, mais aucun signe ne semblait prouver qu'il mentait. Cependant, sachant qu'il n'avait quasiment pas changer d'expression depuis leur rencontre inopinée, elle n'avait pas l'impression que ce malabar soit doté de sentiments, pouvant laisser penser qu'il était capable de faire gober n'importe quoi à qui que ce soit…

Elle le fixa longuement avant de baragouiner pour elle-même.

« Ben fallait l'dire quand on t'la d'mandé, connard... »

Mais alors que Mark transmettait le message qu'Ivy avait laissé pour Samuel, le visage de ce dernier se décomposa plus encore qu'il ne l'était déjà, comme sur le point d'imploser, ce qui fit haussé un sourcil d'appréhension à Frida.

Et après quelques secondes à tenter de se contrôler, il se tourna finalement vers la jeune femme à qui il exigea qu'elle lui rende le talkie-walkie.
Seulement celle-ci fut partagée entre l'incompréhension face au prénom qu'il venait d'employer, mais aussi par sa demande soudaine à laquelle elle ne s'attendait pas.

Elle revint sur terre lorsque l'homme se mit à le lui retira brutalement des mains, ce qui lui arracha un mouvement de recul. Clignant plusieurs fois des yeux, elle fut surprise dans un premier temps, avant qu'elle ne réalise la réaction peu délicate qu'il venait d'avoir. Légèrement vexée et courroucée, celle-ci se contenta d'inspirer une grande bouffée d'air, serrant le poing de toutes ses forces mais ne dit rien pour autant  au risque d'exploser également.

Le canadien donna finalement ses ordres, et Frida s'apprêtait à obéir bien que le surnom ne faisait qu'accroître plus encore la jauge de colère qui grimpait en elle.
Sauf que son partenaire en rajouta une couche, la prenant à partie en lui envoyant tout un tas de reproches au visage dans la langue natale de son paternel, et cette fois, c'était la goutte de trop.
Elle n'avait pas regardé l'homme dans les yeux le moindre instant, la mâchoire crispée à s'en briser les dents tant elle se retenait de ne pas lui sauter au cou tout de suite.
Ce n'est que lorsqu'il termina qu'elle leva lentement la tête vers lui le regard assassin, laissant défiler quelques secondes avant de finalement lui cracher tout ce qu'elle avait sur le cœur dans la même langue qu'il lui avait adressé la parole, et dévoilant ainsi son léger accent américain qui ne l'empêchait pas de débiter sa réplique avec une incroyable fluidité.

« Tu sais quoi… ? Vas te faire foutre, putain !! C'est quoi ton putain de problème hein ?? Depuis qu'on est parti, tu m'parles comme si j'étais qu'une pauvre merde, alors que j'suis la seule de ce putain d'campement de tarlouzes à m'être proposée pour t'aider !! J'te connais pas, j'connaissais pas Ivy non plus, et pourtant j'l'ai fait bordel de merde !! Et tu sais quoi ? J'suis désolée pour c'qui lui arrivé, désolée que ça te démonte à ce point, mais j'vais t'apprendre un truc : t'es pas le seul à avoir perdu quelqu'un récemment, tu vois.. ?? » Sa voix se brisa légèrement sur la fin de sa phrase, et ses yeux commencèrent à s'embuer malgré elle. Elle ravala difficilement sa salive tout en détournant un instant son regard de l'homme pour se racler la gorge, avant de reprendre un peu plus calmement. « Alors merde, prends ton putain de talkie-walkie, mets-toi le où j'pense, et rentrons vite à c'foutu campement...J'en ai ras le cul de ces conneries...»

Ainsi, elle se détourna de lui et commença à entamer de quelques pas le chemin qu'il avait indiqué au fameux Mark, adressant à ce dernier un regard peu avenant au passage.
Elle s'arrêtera finalement à quelques mètres de ses compagnons de route, obéissant tout de même aux ordres en attendant que le bœuf à lunettes la dépasse.
Suite à quoi, elle les suivrait dans le silence, le visage n'exprimant qu'une réelle lassitude qui les inciterait probablement pas à lui adresser la parole.
Et comme le lui avait demandé le grand patron, elle vérifierait régulièrement les alentours afin d'éviter tout événement fâcheux supplémentaire...

Mark Logan

Anonymous
Invité
Mar 22 Sep 2015 - 10:56
Oui bien longtemps qu'il n'avait pas autant parlé à voix haute, plus depuis au moins un an lors d'une de ses dernières conversation avec le pasteur, le seul homme pouvant lui faire aligner plus d'une phrase à la suite. L'homme qui lui a fait comprendre bien des choses. Devenu un ami pour lui, la seule personne pour laquelle il a eu de l'affection en pratiquement trente ans. Souvenir qui remonte encore et que Mark refoule, il n'a pas le temps de penser à cela et surtout il ne doit pas y penser alors qu'il n'est pas seul dans un endroit isolé. Pendant qu'il se parle intérieurement à lui même la scène se poursuit sous ses yeux, l'air blême de Sam puis son air exaspéré, les larmes qui arrivent bel et bien puis les paroles qu'il prononce et qui font hausser un sourcil à Mark. Le tireur usant d'un autre prénom que celui entendu pour s'adresser à la jeune femme, à quoi joue t-il en faisant cela ? Il en a strictement aucune idée, la seule chose qui sort de tout ça est que Sam doit plus savoir ce qu'il fait, trop accablé par son chagrin. Roméo qui a perdu Juliette.

À la demande du tireur, Mark se contente d'un hochement de tête avec une sorte de grognement voulant sans aucun doute signifier "Ok". Mark aurait pu lui faire remarquer que s'il avait voulu leur faire quoi que se soit, cela serait déjà fait, qu'il aurait pu profiter de la faille béante qui s'est ouverte dès que Sam s'est mit à pleurer. Ou même sans ça qu'il aurait pu profité d'avoir mit le feu aux poudres entre les deux présents sans même l'avoir cherché, d'autant plus en voyant les réactions de la fille. Elle cherche à contenir sa colère autant qu'elle peut pour ne pas exploser sur Sam, difficile quand même de les suivre ces deux là et après c'est de Mark dont on se méfie sans aucune raison. Hallucinant quand même.

Et si la suite des paroles de Sam le laisse quelque peu perplexe alors qu'il use d'une autre langue, la réponse de la jeune black l'agace légèrement. Pas besoin de comprendre la langue pour savoir qu'elle s'énerve là, aucun self-control, à se demander comment elle a pu survivre aussi longtemps depuis le déclenchement de l’Armageddon. Leur échange ne le concernant pas, Mark se recule d'un pas ou deux avant de remettre ses lunettes de soudeur sur ses yeux, finissant par faire volte face et se mettre en marche. L'ex mineur les laisse régler leur compte et il prend de l'avance en continuant ce qu'il avait commencé : remonter l'avenue en direction de l'aéroport. Ce qu'une bonne vingtaine de mètre plus loin qu'il se stoppe et regarde par dessus son épaule s'ils ont terminés leur engueulade et se décident enfin à avancer. Prêt à leur rappeler à voix haute que les charognards vont débarquer d'une seconde à l'autre, ce qu'il ne devrait pas avoir à faire alors que plus loin dans l'avenue on peut voir une meute en approche lente mais constante.

Il voit la Frida/Angela se détourner de Sam et commencer à bouger ses jolies petites fesses rebondies, ayant déjà prit de l'avance sur les deux, il ne la verra pas le regarder et il se remet à avancer sur l'avenue. Gardant entre dix et vingt mètres d'avance sur eux, Mark progresse tranquillement surtout pour que rien dans son attitude ne montre qu'il a prit un sale coup plus avant dans la journée. Chose assez aisée à faire puisque la douleur dans ses côtes s'est calmée, il lui suffit juste de ne pas respirer trop amplement. Ce qui veut aussi dire qu'il vaut mieux qu'il n'ait pas à courir pour le moment. Ce qui ne devrait pas poser de problème puisque les zombies sont derrière lui, qu'il a les deux autres en bouclier humain et que rien ne pointe le bout de son nez devant lui. Rien hormis une scène constante de fin du monde, de désolation, du bordel le plus total : immondices sur le sol ; véhicules encastrés de partout formant des angles peu probables ; de ci, de là des façades effondrées leur donnant un aspect de bouches grandes ouvertes prêtes à avaler n'importe quoi. Le paysage qui poursuit son changement architectural, passant du méli-mélo immeubles/maisons à un patchwork de maisons individuelles avec ou sans jardin, avec ou sans clôtures. Clôtures en bois ou en béton. Ponctué par quelques touches de verdure qui vont en grandissant.

Mark guette en même temps les numéros sur les maisons enfin pour celles en portant encore un. 72, 76, 82, 88. À ce numéro, il cesse d'avancer, celui que Sam a donné plusieurs minutes avant, pourquoi ici ? Qu'il y a t-il de si intéressant par là ? Mark approche de la clôture pour essayer de comprendre, une haie plutôt qui masque le grillage autour duquel elle a poussée. Il regarde par dessus la haie pour découvrir une drôle de version des dimanches barbecue d'avant, une énorme tente à moitié avachie sur ce qui était la pelouse et pleine de sang. Un peu après sept carcasses humaines. L'ex mineur fronce les sourcils, c'est ça qui intéresse tant le tireur ? Il se recule de la haie et lance un coup d'oeil vers les deux autres, un air interrogatif dans le regard même s'ils ne pourront le voir à travers ses lunettes. Le Roméo lui lance un signe de main pour lui faire comprendre que oui c'est bien là et qu'il a l'intention d'entrer dans le jardin au moins, invitant Mark a passer le premier.

"Et c'est toi qui est pas net ! Seigneur qui as-tu mit sur ma route ? Quelle épreuve dois-je remporter maintenant ?"

Il hausse les épaules, chaque chose a sa raison d'être et il trouvera bien celle là. Puisque c'est ainsi, Mark se dirige vers le portillon permettant de passer l'enceinte de la maison. Deux piliers en pierre l'encadrant et sur l'un d'eux le fameux numéro 88, de part et d'autres on peut apercevoir un morceau de grillage, confirmant le fait que la haie a poussée autour. Le petit portail n'est pas fermé et Mark n'a aucun mal à l'ouvrir, ni à le passer, se retrouvant aussitôt sur la pelouse ou plutôt sur ce qui devait être un chemin en dalles menant jusqu'à la porte de la maison. Pratiquement invisible maintenant avec l'herbe qui a bien poussée, démontrant que cela fait longtemps que la pelouse n'est plus tondue. Il avance un peu, se retrouvant à quelques mètres de la tente et du charnier et s'il attend les deux autres, son attention est déjà tournée vers la maison elle même. Aller la fouiller ou ne pas aller la fouiller ? Puisqu'ils sont là, c'est peut-être l'occasion de le faire, voir ce qu'il peut sortir de là.

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Mar 22 Sep 2015 - 13:42
La réponse de la vive porto-ricaine ne se fit pas attendre. Heureusement ou malheureusement pour elle, Samuel n'avait plus la force ni le temps de la reprendre pour lui faire la leçon et se contenta de hocher la tête à plusieurs reprises avec un air passablement indifférent, lui-même plongé dans le marasme causé par des tourments qu'il estimait bien plus affreux que ceux que la jeune femme était en train de lui reprocher.

Si elle avait plein le cul, que pouvais penser celui qui se sentais responsable de sa survie dans cette mission ? Quoi qu'il en soit, lorsqu'elle eut terminée, il se lança à sa suite, secouant son esprit afin de revenir au principal, ce pourquoi il avait réclamé ce foutu talkie sans même s'apercevoir de son lapsus post-traumatique, s'assurer que le camp soit bien prévenu de leur situation.

Un petit tour circulaire, la horde du quartier 3 commençait à émerger vers l'avenue pour se tourner vers les fuyards, fort heureusement, la distance était très respectable et pour peu qu'ils soient ralentis par une initiative de monsieur muscle à leur encontre, ces morts là n'auraient pas l'occasion de les voir de trop près... Même si le pauvre Sam avait espéré, juste une seconde, que le contraire fut possible, même simplement dans l'espoir de revoir le visage de celle qu'il avait désiré sauver.

Aussi, puisque la menace zombie était momentanément écartée, restait à assurer celle représenté par leur nouveau pote et il valait mieux le faire tant que le duo marchait à bonne allure devant lui, inattentifs à sa prise de parole au talkie :


"Ici Samuel. Vous n'avez pas accusé réception de la transmission de Frida donc je réitère. Le signal avec Ivy s'appelle Mark, notez bien, grand, teint foncé, costaud avec des lunettes de... Je sais pas ce que c'est, de soudeur j'imagine, ou un truc comme ça. Il... Hem... Il a confirmé le décès de Ivy par la faute de son infection et la zone redevient trop infestée pour une vérification.

Bref, du coup, ça me fait mal mais marche arrière. Nous allons nous stopper dans une maison abandonnée et essayer de récupérer une tente massive. Ensuite, on verra si ça vaut le coup de la fouiller.

Mais quoi qu'il en soit, vous êtes prévenus, ce type là, Mark, il a l'air sincère mais il est aussi assez louche, trop confiant, pas très loquace. Donc si il se pointe seul au camp ou si il manque moi ou Frida au groupe de retour, vous le descendez sans sommation. Je vous ferrais un rapport d'activité lorsque nous en aurons terminé avec la maison à fouiller. Avez vous bien reçu le message ?"


De là, il attendit la confirmation demandée avant de glisser le talkie dans sa poche. Peu à peu, après avoir tourné à gauche sur l'avenue, les maison s'étaient rapprochées et, à présent, Samuel pensa judicieux de troquer son pistolet avec une unique balle contre son fusil d'assaut pleinement chargé. A son niveau de maîtrise, ce serait insuffisant pour contrer un groupe de zombie mais bien assez pour tenir en respect un homme étrange bien incapable d'encaisser une rafale venant d'une arme de guerre sans être frappé de mort foudroyante.

Et ainsi, lorsque ce dernier parvint au numéro indiqué et qu'il put y voir l'affreux massacre qui s'était déroulé là, il ne manqua pas de lui faire signe d'entrer. Au plus tôt ils se cacherait la dedans, au mieux étaient leurs chances qu'un zombie isolé ne les voit pas faire au risque de pousser la Horde, lointaine mais à leur trousse, à toquer à cette porte là plutôt que de continuer leur route vers l'Ouest... Ce qui n'allègerait pas le niveau de danger de l'aéroport d'ailleurs.

Quoi qu'il en soit, puisque Mark semblait enclin à suivre ses instructions, il se dépêcha un peu, prenant seulement soin de ne pas laisser Frida en arrière, ce qui, heureusement, n'avait que bien peu de chance de se faire. Bien sur, l'endroit était toujours aussi répugnant qu'à aller, mais heureusement, Samuel ayant déjà rendu son petit déjeuner, la nausée se contenterait de l'incommoder sans pouvoir s'aggraver en gerborama.

C'est donc une fois l'entrée du jardin refermée qu'il lança de nouvelles instructions, à demi-voix cette fois, autant pour limiter l'indiscrétion vis à vis de l'extérieur que d'attirer l'attention de quelques affamés qui seraient restés coincés dans un recoin du jardin ou dans la maison. Les deux autres protagonistes noteront bien son redressement rapide, que ce soit dans l'attitude ou le ton, il était un peu monotone mais au moins, il ne donnait plus du tout l'impression d'être à deux doigt de s'écrouler pour se déshydrater :


"Retroussez le nez et tenez le coup. On va pas s'éterniser ici, il faut essayer de remballer cette tente, même grossièrement, ça a trop de valeur pour être abandonné. Il devrait manquer quelques piquets, mais là où ils sont, même désinfectés à la soude, je n'y toucherais pas. Si la maison est vide ou presque, on fouillera vite fait, de préférence en même temps que quelqu'un démonte ça.

Ensuite, selon notre timing, soit on ressort par où on est venus, ça c'est si la horde n'est pas à la porte, sinon, il faudra passer par derrière pour accéder à la rue suivante... Où normalement, rien ne devrait nous attendre ni trainer.

Des questions ?"


Ironiquement, cette dernière question sembla plus rhétorique qu'autre chose, un peu comme un "d'accord ?" plus élaboré, plus attentionné... Mais quand le tout est lancé comme une feuille de mission impersonnelle, cela manque un peu d'authenticité quand même.

Frida Rivero

Anonymous
Invité
Mer 23 Sep 2015 - 18:11
Toujours pas ouverte  à la discussion, la noiraude continuait à « bouder », à quelques pas de distance dans le dos de ces deux camarades.
Ne négligeant pas sa tâche pour autant, elle vérifiait régulièrement que rien de les surprenne, aussi bien devant eux que sur les côtés. Heureusement pour eux, la plupart des revenants avaient quitter la zone dans l'espoir de trouver un bon repas.
Une fois qu'ils arrivèrent près de la maison que Samuel avait apparemment décidé de fouiller, Frida surveilla rapidement leurs arrières afin de s'assurer qu'ils ne se retrouvent pas avec toute une armée de zombies aux fesses d'ici quelques minutes.

« Une douzaine de saloperies derrière nous. Ils sont là où on était tout à l'heure et j'pense qu'ils nous ont pas vraiment remarqués vu comme ils tournent en rond, mais on f'rait mieux de se bouger le train quand même... » annonça-t-elle sans grande motivation avant que le chef ne fasse son topo.

Suite à quoi elle hocha quasi-imperceptiblement avant de pénétrer à son tour dans le morbide petit jardin pour se diriger vers la tente, remarquant que Mark semblait plutôt porter son attention vers la maison pour la fouiller.

La tente était en effet immense comparée à celles qui se trouvaient au camp, et leur serait probablement bien utile. Encore heureux, car vu l'état de celle-ci, couverte de taches de sang épais et grumeleux, elle n'était franchement pas motivée à l'idée de s'occuper de cela.
Le point positif, c'était que la petite habitation de toile était déjà à moitié défaite, et qu'il ne lui restait plus qu'à retirer les piquets ainsi que l'unique tige métallique qui maintenant l'arrière du dôme en place.

Elle se plaça donc devant la tente, hésitant quelques secondes à s'y engouffrer alors qu'elle imaginait déjà l'odeur infecte qui allait probablement assaillir ses narines.
Elle expira deux fois pour se donner du courage avant d'inspirer une grande bouffée d'air, prête à retenir son souffle pendant un court instant.
Seulement à peine eut-elle soulevé l'entrée de la tente pour se glisser à l'intérieur qu'une vision d'horreur lui fit écarquiller les yeux de stupeur et la fit se jeter en arrière en criant, avant qu'elle ne se reprenne rapidement et se redresse, plaquant nerveusement ses tresses de part et d'autres de son crâne.

« Bordel de merde… ! » laissa-t-elle échapper en posant une main au niveau de son cœur comme pour freiner le rythme des battements qui lui martelaient la poitrine, avant de se tourner vers Samuel en secouant les mains. « C'est rien, désolée… y'a un putain d'bras là-dedans, j'ai failli me pisser dessus bordel... »

Après s'être un peu calmé, elle reprit sa tâche, soulevant la toile moins prestement cette fois-ci afin de pousser le bras tranché à l'extérieur à l'aide de son pied, non sans afficher une moue dégoûtée durant la procédure.
S'assurant qu'aucune autre mauvaise surprise ne se trouve encore à l'intérieur, elle s'infiltra ensuite sous la tente en apnée et commença à détacher les crochets qui maintenant la partie « dortoir » du dôme, non sans une maladresse due à l'envie de ne pas s'éterniser la dedans plus que nécessaire.
Et alors qu'elle commençait à se sentir vraiment mal, oppressée sous le tissu qui l'empêchait de se mouver correctement, elle parvint finalement à détacher le dernier crochet, emportant vigoureusement l'ensemble de la chambre avec elle.

Enfin à l'air libre, elle prit de grandes inspirations pour calmer sa respiration frénétique.
Décidément, cette sortie était un vrai cauchemar… ! Si ce qu'elle venait de faire pouvait paraître simple et futile, c'était une véritable épreuve pour elle qui ne supportait pas les espaces clos et étouffants, d'autant plus qu'elle avait l'impression de se taper le sale boulot depuis le début.

Après avoir un peu repris ses esprits, elle retira la tige métallique pour déboîter les différents morceaux qui formait l'arc de cercle soutenant l'arrière de la structure, puis déracina les piquets de leur place, les frottant brièvement dans l'herbe pour les « laver » un tant soit peu -du moins, là où la verdure ne ressemblait pas à une marre de sang- avant de les ranger dans son sac à dos ainsi que les tiges métalliques pliées.
Elle enroula ensuite les différentes parties de la tente et les pris sous ses bras en attendant que les deux autres aient terminé ce qu'ils avaient à faire.
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