Haut de page
Bas de page



 

[Ferme Wallace] Réveil nuageux, réveil heureux ? - 20/02/35
 :: Memorial :: Hopeless Life : First Season :: Ferme Wallace :: Périmètre

Aller à la page : Précédent  1, 2

Dakota Marlon

Anonymous
Invité
Lun 26 Oct - 15:47
Toujours en se mordillant la lèvre, la jeune blonde observe les réactions des deux hommes autant qu'elle le peut, elle a craqué et a sans doute dit les choses bien trop brutalement et même si elle s'en veut, maintenant elle va devoir en assumer pleinement les conséquences. Le doberman, lui, reste collé à la jambe de sa jeune maîtresse, ses crocs dévoilés pour dissuader quiconque d'approcher, il sent monter de la tension entre les humains et il n'aime pas cela du tout.

Adam, l'homme au hachoir, semble en état de choc et ne bouge plus pour le moment, comme figé par ce que la jeune femme lui a dit, à moins qu'il ne se souvienne de quelque chose, difficile de dire comment peut réagir le cerveau humain dans ce genre de circonstances.

De ce fait et en te voyant faire, la jeune blonde se déplace pour se mettre à ta hauteur Kyle, le chien restant contre sa jambe. Elle te regarde et sa main libre vient se poser sur ton arc, un peu au dessus de tes propres mains et d'un mouvement ferme elle abaisse tes mains de manière à ce que la pointe de la flèche ne puisse toucher que le sol si elle devait partir de son logement. Chose qui peut te surprendre surtout parce qu'elle a bien plus de poigne que ne le laisse présager sa silhouette. Ou plutôt parce que tu sens que tes muscles fraîchement remit en route sont incapables de lui résister là ou il y a encore quelques temps tu n'aurais pas eu de mal à te défaire d'elle. Tu commence à saisir à quel point tu as perdu tes facultés d'avant ta morsure, de ta vie d'avant, ce qui a de quoi te faire penser que dans ce qu'elle vient de dire, il n'y a aucun mensonge.

Revenant à une voix plus calme et posée, elle s'adresse à toi seul, mélangeant encore un peu vouvoiement et tutoiement :

- Laisse moi ton arc, je te le rendrais après. Tu...Vous n'avez pas besoin de faire cela, vous ne craignez rien ici et tout va bien se passer.

Si elle ôte sa main de sur l'arc, c'est pour dans un premier temps replier le couteau papillon qu'elle tenait dans son autre main puis le glisser dans sa poche. Et dans un deuxième temps te tendre la main, paume vers le haut, attendant que tu y dépose de toi même l'arc dedans, elle n'esquisse aucun geste pour te le prendre de force alors qu'elle pourrait le faire. Le chien non plus ne bouge pas, ne grognant toujours pas, une sorte de signe voulant dire que même lui ne te met pas la pression pour obéir. Du moins pour le moment c'est ainsi.

Pour ne pas rester plantée là, la main tendue, elle ajoute :

- Je m'appelle Dakota et vous ? J'ai vu vos réactions à mes paroles, je suppose que vous avez plein de questions, je vous écoute.

Kyle Collins

Anonymous
Invité
Ven 30 Oct - 11:33
Je n’avais pas l’impression que la situation était si sous contrôle que ça et pourtant, la gamine préférait faire baisser les armes. Je n’avais pas vraiment tendu mon arme vers le gars, mais j’étais réellement prêt à le faire, et ne prêta qu’une attention discrète à son geste, préférant rester concentré sur l’autre au cas où, bien que rien ne vint.
Le danger était pourtant toujours présent. S’il venait pas du grand con au hachoir, les morts, aussi irréaliste que cette pensée pouvait être, était tout prêt.
Comment pouvait-elle me demander de lâcher la pression ? On était sur un champ de bataille, bon sang ! Se tenir prêt et vigilant, à n’importe quel moment. Kat avait une sainte horreur des armes, et c’est ça qui l’avait conduite au trépas. Je ne sais plus vraiment comment elle avait réussi à nous en faire débarrasser dans la maison, mais je reste persuadé que si on en avait eu, elle serait encore en vie. J’aurais eu les moyens de la défendre et de nous enfuir.

J’ai l’impression que mon cerveau va fondre. Je suis bel et bien en vie non ? Si mes souvenirs sont exact, si tout ceci, est bien réel, alors Katy devrait également être vivante ? J’inspire profondément. J’ai l’impression de perdre pied. Lorsque je tourne enfin mes yeux sur la petite blonde, sans opposer la moindre résistance à son geste, j’ai l’impression de reconnaître ce visage. Est-ce que c’est bien elle ?

« Kat … ? »

Ma bouche est de plus en plus sèche. J’ai l’impression de ne pas avoir assez de salive pour humecter à nouveau mes lèvres. On est pas en sécurité mais je sais que je peux lui faire confiance. Je suis surtout prêt au cas où, à réagir, cette fois-ci. Je lui donne mon arc de la même manière que je lui avais confié mes armes peu avant le cauchemar, lorsqu’elle avait voulu se débarrasser de tout ça à la maison. Elle disait que si on voulait voir grandir un enfant dans notre maison, il fallait que rien de dangereux ne traine. C’était cette raison qui m’avait convaincu. La vision de son ventre arrondi avait fait céder ma volonté. C’était une fille.
J’ai donc tendu l’arc vers elle pour le lui confier, après avoir ranger la flèche encochée pour ne pas qu’elle se blesse avec. Je me souviens encore de la fois où elle s’était blessée en brisant ce verre dans l’évier. Elle était comme ça, Kat. Très maladroite.

Le reste de ses mots ont difficilement du sens pour moi. Elle ne s’appelle pas Dakota, elle s’appelle Kathryn. C’est d’une évidence même. Je supposais qu’elle devait également être dans un état de choc. Si elle s’était réveillé ici comme moi sans vraiment comprendre ce qu’il se passait, alors elle devait être aussi perdu. Peut-être même que sa mémoire était aussi flou que la mienne, voire davantage ?

Je glisse alors prudemment ma main sur sa hanche et l’autre en saisissant son bras pour l’entrainer en arrière, tout en regardant les alentours. Les morts, ils pouvaient surgir de n’importe où, n’importe quand. On était en pleine zone de guerre et il fallait trouver un abris.

« Viens Kat, on est pas en sécurité ici. Laisse le tomber. »

Je tenta de l’entrainer loin du type au couteau en espérant qu’il dégage de son côté et nous laisse tranquille. Elle avait toujours été comme ça, généreuse, altruiste. Mon regard vacillait partout. Je devais la protéger cette fois-ci. Je ne pouvais pas me permettre de la perdre une seconde fois.

Dakota Marlon

Anonymous
Invité
Mer 4 Nov - 12:35
Alors là c'est le pompon, l'inconnu à l'arc la prend pour quelqu'un d'autre, serait-ce un effet secondaire à son réveil ? Un état de choc comme on dit. Dakota ne le sait pas vraiment mais elle suppose que cela doit être ça et elle n'aime pas cela du tout. Bon le point positif dans tout ça, c'est qu'au moins elle vient de récupérer l'arme de celui là mais il reste toujours l'autre qui est armé. Un coup d'oeil vers l'autre homme lui apprend que ce dernier s'est effondré, il a tourné de l'oeil et il est reparti au pays des songes. Cela lui fait toujours ça de moins à gérer et dire que les garçons lui avaient dit que les réveils se passent à peu près tranquillement normalement, ils repasseront sur ce coup là.

Kyle, si tu arrive à approcher Dakota et à l'entraîner quelques pas en arrière, la jeune femme est plus que tendue et ne se laisse pas faire. La jeune blonde se défait de tes mains et recule pour s'écarter de toi.

- Je ne suis pas votre Kat, je m'appelle Dakota ! Et vous êtes plus en sécurité ici que n'importe où ailleurs !

Sa voix est sèche et froide, les traits de son visage marquent qu'elle n'a pas du tout envie de rire ou même de sourire, un sérieux qu'elle même ne connaissait pas. Et il y a quelqu'un d'autre qui n'apprécie pas du tout que tu ais posé la main sur la blonde, sur sa maîtresse : Tobby. Le doberman s'interpose aussitôt entre vous, dans une posture ne laissant planer aucun doute, tu fais un seul mouvement vers elle, il te met en morceaux, grognant tout ce qu'il peut pour te dissuader de passer de nouveau à l'acte. Tu l'as surpris une première fois, tu n'y arriveras pas une seconde fois.

- Vous venez de subir un choc, je peux très bien le comprendre mais maintenant revenez à la réalité. Votre nom ? Vous savez comment vous êtes arrivé ici ? Vous m'avez entendu parler à l'autre homme, vous avez des questions là dessus ?


Même si elle est rassurée par l'intervention de Tobby, elle ne peut empêcher ses mains de se crisper sur l'arc et si elle n'a qu'une envie, celle d'en finir, elle ne peut pas encore ramener l'inconnu à la ferme, pas tant qu'il ne se montrera pas raisonnable et coopératif. Ils en diraient quoi les autres si elle faisait ça ? Bien que quelque part elle aimerait que cela soit eux qui viennent s'en charger là, elle fini par ne plus savoir comment elle doit réagir et elle est au final à deux doigts d'appeler à l'aide.

Élément scénaristique :
 

Kyle Collins

Anonymous
Invité
Ven 6 Nov - 15:24
J’ai l’impression d’entendre quelque chose mais je ne parviens pas à identifier son origine, sa provenance. Je sursaute comme un imbécile, j’ai cru entendre un bruit venant au loin, si bien que je peine à me concentrer sur ce qu’elle me dit. J’ai l’impression qu’elle me fait des reproches, je lis de la colère ou quelque chose s’en rapprochant sur son visage. De l’inquiétude peut-être ? J’essaye de me concentrer sur ce que je vois car je n’ai pas l’impression de reconnaître ma Kat comme dans mes souvenirs, mais ça ne me semble plus vraiment l’urgence dans l’instant.

Ce chien me fout un peu la trouille. D’où il sort d’ailleurs ? Jusqu’à présent, il avait montré une certaine affection à mon égard, et j’ai vraiment cru un moment que ma mémoire me jouait des tours m’empêchant de me souvenir d’un éventuel animal que j’aurais eu, un peu comme toutes les zones de flous qui persiste encore. Mais non, j’ai beau forcer, pas moyen de me rappeler de ce chien. Pourtant, elle, elle le connaît. J’ai raté un truc, je ne sais pas quoi. J’arrive même plus à me souvenir de comment elle l’a appelé tout à l’heure.

Je surveille les alentours, des fois que, en espérant trouver un point de repère. Des bois, une route, une colline, une maison, n’importe quoi qui pourrait m’aider à choisir vers quoi me diriger. Même la direction du soleil.

« Il faut pas rester là. On verra plus tard les questions. Y’a plus important. »

En reportant mon regard sur Katy, je me rends compte que ce n’est plus elle qui se tient là. Elle a disparu, elle s’est enfui. Je la cherche du regard, mais au final, ce n’est pas plus mal. Comment aurais-je seulement fais si elle avait succombé à nouveau pour supporter son regard plein de désespoir. A la place il y a cette autre femme derrière le chien. Peut-être sa maitresse. Ça ne change pas vraiment la situation. Je suis persuadé que l’heure n’est pas à la discussion ni au présentation. Et puis, qu’est-ce que je pourrais bien lui dire ? Est-ce que le monde désormais se base sur les mêmes principes ? Faut se présenter, se serrer la main, donner son curriculum vitae ?

Je me contente d’un léger geste de la main vers elle pour lui faire signe de venir. Kat a dû aller se réfugier quelque part et il faut absolument que je trouve un abris, que je fasse de même.

« Mademoiselle ? Venez. Vous êtes en danger ici. Il faut un abris, une cabane, pour se réfugier. C’est trop vaste ici. Ça peut surgir de n’importe où. »

J’ai l’impression que mon cœur bat à cent à l’heure. Le danger est là, pas loin, j’en suis persuadé. Je ne sais pas vraiment ce qu’elle veut et pourquoi elle se crispe comme ça en me regardant. Ne devrait-elle pas avoir plus peur de ce qu’il l’entour que de moi ? Ai-je été un danger pour elle ? J’inspire pas confiance ? Je sais que je ne pourrais pas la forcer à me suivre. Les crocs de son clebs m’en dissuadent.
Pour limiter les dégâts, je m’accroupis en continuant d’observer les alentours, pour être moins visible. Il faut qu’elle se décide.

Dakota Marlon

Anonymous
Invité
Sam 7 Nov - 16:23
L'homme use et abuse de la patiente de la jeune adulte, elle fini par ne plus savoir comment s'y prendre avec lui. Elle a beau réfléchir, elle ne voit pas ce qui pourrait le faire réagir comme il le doit, comme les autres lui ont dit que cela doit se passer. Et elle ne peut pas prendre le risque de ramener cet homme à la ferme, ah ça non, c'est une des choses qui tournent en boucle dans sa tête. Surtout qu'elle n'arrive toujours pas à déterminer s'il peut être dangereux ou non, du moins un danger pour eux parce qu'à l'entendre il en est un pour lui même, ça, ça ne fait aucun doute, heureusement qu'elle a réussi à le désarmer.

Kyle, tu as beau essayer, tu n'entend rien hormis le tonnerre qui gronde, les nuages sont de plus en plus bas et noir, la luminosité ne fait que baisser. Aucun moyen pour toi de distinguer quoi que se soit alors qu'un voile de brume s'est levé depuis quelques minutes maintenant, à la rigueur quelques formes fantasmagoriques sont dispersées ici et là dans le lointain mais rien qui ne bouge ou rien qui ne te fournisse un quelconque point de repère. Ton seul espoir de trouver un abri provient de la jeune femme blonde et son chien et aucun des deux ne semblent décidé à bouger de là. Justement Dakota soupire alors que tu termine de parler puis elle prend une profonde inspiration.

- Pour la troisième fois, vous êtes en sécurité ici, aucun zombie ne pourra venir jusqu'à nous, oui en est toujours en pleine apocalypse mais ici on est tranquille. Regardez autour de vous, l'être le plus dangereux ici...C'est vous surtout si vous ne revenez pas à la réalité, donc non il n'y a pas plus important que mes questions. Vous voulez trouver un abri ? J'en ai un sécurisé pas loin d'ici encore faut-il que vous me répondiez justement !

Dakota soupire à nouveau sans cesser de te regarder un seul instant.

- Je ne peux pas vous y emmener sans m'assurer d'abord de qui vous êtes et de ce que vous êtes. C'est une question de sécurité justement, vous aider est une chose mais pas au risque qu'on ait un problème avec vous, vous comprenez ?


Elle marque une courte pause pour te laisser le temps d'analyser ses explications mais pas assez pour que tu puisses lui répondre directement.

- Je reprend. Votre nom ? Vous savez comment vous êtes arrivé ici ? Votre dernier souvenir ? Vous n'avez pas pu louper ce que j'ai dit tout à l'heure, j'ai vu vos réactions, vous avez des questions ?


La blondinette espère que cette fois tu comprendras pourquoi elle insiste tellement avec ses questions et qu'elle ne t'a pas tout expliqué en vain. Et pendant qu'elle a aussi l'impression d'être bloquée sur le mode répétition, le chien a cessé de grogner mais pas de dévoiler ses crocs et surtout il n'a pas bougé d'un millimètre de sa position. T'interdisant toujours par ce geste d'approcher sa maîtresse.

Kyle Collins

Anonymous
Invité
Jeu 19 Nov - 11:04
Bon sang. Ce tonnerre. Il ne va pas tarder à pleuvoir, c’est sûr. Mais dans le murmure des orages, j’ai l’impression de discerner quelque chose d’autre, de bien plus menaçant. Ca me glace le sang. J’suis pourtant pas d’une nature couarde, mais étrangement, depuis que je suis réveillé – en plein milieu de cette prairie – j’ai l’impression que rien ne colle comme avant.
La gamine semble en plein délire. Comment pourrait-on simplement être en sécurité ici ? Et elle insiste en plus. Elle n’a pas l’air de se rendre compte. C’est certains maintenant, c’est bien réel. Je sursaute à nouveau quand un grondement se fait plus fort et brute que les autres. J’ai des frissons partout qui me hérisse le poil.
J’observe la fille. Ses cheveux blonds semblent bien pâlots dans l’obscurité et le brouillard. Kat a dû rejoindre cet endroit sécurisé dont elle parle. C’est une fille intelligente qui savait se débrouiller toute seule. Elle me l’a souvent reproché d’ailleurs, de ne pas être suffisamment présent, de la laisser tout gérer. Je sens qu’il faut que je la retrouve. Ça sonne comme un besoin urgent au creux de ma gorge.

J’ai essayé de lui répondre en essayant de paraître le plus calme possible, mais elle ne m’en laisse pas le temps. Si je cède à la panique tout de suite, je ne pourrais jamais retrouver Kat, et je sais que j’aurais plus de résultat, et plus rapide aussi, si je joue son jeu en lui donnant ce qu’elle veut.
J’attends donc qu’elle ait fini son petit laïus, et me contente du plus complet et strict nécessaire. D’ailleurs pour montrer que je suis prêt à partir, je ramasse le sac qui traine par terre à l’endroit où je me suis réveillé. Je ne sais pas encore à qui ça appartient, ni ce que ça contient, mais ces questions ne sont vraiment pas importantes par les temps qui courent.
Un simple briquet peut sauver une vie.

- Kyle Collins. Je n’sais pas comment j’ai débarqué ici. On m’y a trainé visiblement, et après avoir soigné ma blessure, parce que je connais rien de cet endroit et c’est pas ici que je me suis endormi. J’étais à Austin et putain, il faisait bien plus chaud que ça là-bas.

J’espère qu’avec ça, ça devrait suffire. Je balance le sac sur une épaule. Il n’est pas vide. Je sens que ça se trimballe là-dedans. Je ne sais pas quoi, mais ça a suffisamment de poids pour me servir d’arme au cas où. Comme une pierre. C’est pour ça que je le tiens que sur une bretelle. Si un zomb’ débarque, je saurais l’accueillir.
Je sens que je dois en dire plus pour la convaincre. J’ai l’impression de jouer à un jeu et de ne pas être moi, mais il faut que je me force si je veux retrouver ma belle.

- J’étais un Navy Seals avant. T’en as entendu parler ? J’étais sur plusieurs théâtres. Après tout ça, j’ai fait garde du corps. Mes clients étaient principalement des politiques, pas vraiment de célébrités. Ecoute, j’ai p’t’être l’air d’un zonard. J’avoue que je ne respire pas la première fraicheur, mais faut qu’tu me fasses confiance. Ok ?

Tant pis. J’ai l’impression d’être pris pour un mouton, et ça ne me plait pas. Pourquoi me faire tourner en rond comme ça ?

- Je n’ai pas de question à te poser. Franchement, si tu avais à me dire quelque chose, tu l'aurais dit tout à l’heure. Et si tu savais quelque chose de ma foutu situation, tu ne poserais pas ces question, je me trompe ? J’t'ai cédé mon arme, tu as ton toutou avec toi. Il te faut quoi de plus ?

Ca y est. J’ai perdu patience. Je savais bien qu’il ne fallait pas que je parle… Et ce putain de mal de crâne qui revient à la charge.

- Tu veux rester là ? Très bien. Tu te penses en sécurité ? A ton aise. Tu penses peut-être que le timbré affalé par terre n’est pas dangereux ? Comme tu veux. Mais moi, je dois retrouver quelqu’un qui est potentiellement en danger. Avec ou sans arme. Emmenez-moi dans votre lieu sécurisé, ou laissez-moi partir. Mais ne me faites pas attendre comme une vache dans son enclos le temps que je pisse du lait.

Je fais les cent pas. Le regard meurtrier du chien me fout encore plus la pression. Je déteste me sentir pris au piège.

Dakota Marlon

Anonymous
Invité
Mer 25 Nov - 11:34
Dakota soupire, le style de soupir de soulagement venant du fond du coeur. Enfin elle a réussi à faire réagir l'homme d'une manière un peu plus normale, en voilà une excellente chose et qui va lui permettre d'avancer au moins un petit peu. Et si elle le laisse parler sans l'interrompre, elle ne peut s'empêcher de réagir malgré tout. Hochant la tête en signe positif quand il parle Navy Seals, bien sûr qu'elle connait enfin de nom, elle sait que ces hommes là ont une grande morale et sont normalement des gens droits qui ne feraient rien de réprouvable. Ce qui lui fait arquer un sourcil alors qu'il mentionne ce qu'il a fait ensuite, elle n'aurait pas vu cela ainsi, tout comme pour le fait de lui faire confiance. La blonde n'apprécie pas la suite des paroles du dénommé Kyle, visiblement il n'a toujours pas bien compris la situation voir il délire encore un peu.

- Oui tu te trompes, je sais parfaitement ce qu'il t'est arrivé, je ne sais juste pas comment c'est possible. Oui quelqu'un ou quelque chose t'a emmené ici mais sérieusement guérir d'une morsure de zombie, tu as vu ça souvent ? Ce que j'ai dit à l'autre homme est valable pour toi aussi, tu en es mort de ta morsure ! Mort tu comprend ? Et tu es revenu à la vie ici à Snyder. Et oui il fait plus froid qu'à Austin, c'est normal en est en hiver pas en été comme quand tu es décédé ! Eh ouais tu as perdu des mois entiers de ta vie mais surprise tu en as une nouvelle maintenant.

Et désolée de te dire ça aussi mais tu n'as plus personne à sauver, tout le monde est mort depuis bien longtemps. Tu veux partir ? Je t'en prie fait toi plaisir mais à l'extérieur de ce périmètre il y a des millions de zombies qui attendent leur prochain repas, tu crois vraiment pouvoir regagner Austin avec ça ? Tu es fou tout simplement ! Alors pars si tu le souhaites, je ne te retiendrais pas ou alors reviens à la réalité et à ta nouvelle condition de ressuscité et tu auras un abri en me suivant.


La jeune blonde est fatiguée nerveusement de toute cette situation, si bien qu'elle ne s'est même pas aperçue qu'elle s'est mise à te tutoyer, ni même qu'elle a les larmes aux yeux en te parlant. Larmes arrivées dès qu'elle a mentionné le fait que tout le monde est mort, cela la renvoyant à sa propre histoire et ce même si elle fait tout pour l'oublier. Fatiguée aussi d'essayer de te faire entendre raison, elle se dit que les hommes ou Ana arriveront bien à te ramener les pieds sur terre, une fois que tu seras à la ferme. Tu peux clairement voir qu'elle est entrain de baisser les bras et qu'il en faudrait peu pour qu'elle cède et t’emmène dans le lieu dont elle parlait.

Kyle Collins

Anonymous
Invité
Jeu 26 Nov - 16:28
Je l’observe attentivement. J’ai l’impression de tourmenter cette jeune fille et je déteste ça, mais elle est bien têtue et je sais ne pas avoir caractère plus facile. Cependant la vie m’a bien apprit et surtout les derniers évènements, qu’il n’y a que nous et nos proches qui comptent en cas de trouble. Ne ferions-nous pas tout ce qui est en notre pouvoir pour suivre notre raison ou notre instinct en ce qui concerne nos proches ?
Si j’avais eu des sourcils intérieurs, je les aurais froncés volontiers, laissant de préférence un visage des plus neutres et des plus résolus possible. Comment peux-t-elle savoir ce qui a bien pu arriver à Kateryn ? Au vu de la teneur des autres propos, je sais que je n’obtiendrais rien si je la force à parler à ce sujet, et décide donc d’y aller progressivement.

En relevant légèrement le menton, j’ose alors rétorquer à son insistance sur la chose :

«  Guérir d’une morsure de zombie me semble pas plus farfelu que les zombies eux-mêmes. Qu’en sais-je si cela est impossible ? Je ne suis pas physicien, chimiste, biologiste ou autre rat de laboratoire pour affirmer quelconque savante conclusion à ce sujet. Je ne sais même pas d’où proviens ce phénomène. Attentat terroriste ? Réponse agressive de la nature ayant que trop supporté notre assassinat lent à son égard, et décidant d’y réagir ? Si vous dites que cela a eu lieu, c’est que c’est possible.

Ok, j’ai connu meilleur jour. J’ai l’impression d’avoir vidé la cuvé du pasteur à moi tout seul. Vous me croyez si je vous dis que j’ai connu circonstance au moins aussi déconcertante ? »


Je tends la main vers elle, non pas pour l’agresser, ni pour la saisir, mais simplement pour accompagner les mots qui vont suivre et leur donner plus d’importance que l’intonation que je leur appose.

« Je suis homme de terrain, pas scientifique. Je suis là pour agir, et l’action en cet instant ne me laisse pas la place à la moindre réflexion bien trop hypothétique pour être débattu entre deux orages en pleine prairie. Je ne sais même pas si j’en ai vraiment envie…»

Navré pour la demoiselle, mais je ne suis pas homme à me décourager de simple parole. Elle veut que je désespère et que je perde foi en mon intuition ? Pour moi, rien n’est qu’hypothèse tant que mes yeux ne se sont pas posés sur la preuve. Cela ne veut pas dire que je ne chercherais pas la preuve, mais là, j’ai plutôt l’impression qu’on tourne autour du pot avec moi. Je serais patient.

« Je ne vous suis pas hostile...»

Je la vois prête à céder et décide de ne rien ajouter de plus. Je ne fais que l’inviter d’un geste de la main à donner la direction, en essayant d’être le moins imposant possible. Si Kat ne se trouve pas là-bas, alors elle sera ailleurs. J’ai l’impression de ramper dans un néant cauchemardesque mais j’ai principe à rebondir et cloisonner les parts de moi-même qui se poseraient trop de question et bloqueraient mes instincts.

Dakota Marlon

Anonymous
Invité
Sam 28 Nov - 14:51
Dakota poursuit son idée et ses pensées, quoi que tu puisses dire cela ne changera rien à la décision qu'elle vient de prendre et tant pis si elle se fait taper sur les doigts à l'arrivée. Ce qui ne l'empêche pas de t'écouter et de t'accorder quelques mimiques désapprobatrices au fil de tes paroles mais visiblement elle non plus n'a pas envie de se lancer plus avant dans un débat qui risque fort de tourner en rond. Ou encore cela ne l'empêche pas d'avoir un mouvement de recul alors que tu tends la main vers elle. Ce qui est clair également c'est qu'elle reste perplexe vis à vis de tes réactions alors qu'elle vient de renouveler, et d'une manière un peu brutale, l'annonce de ta mort. La blonde soupire à nouveau mais de résignation cette fois-ci avant de quand même te répondre.

- Même un homme d'action doit savoir réfléchir et voir que certains faits sont plus que des hypothèses.

Elle a beau être jeune et ne pas forcément y connaitre grand chose, elle est de plus en plus certaine que tu es dans un déni le plus total de la situation. Oui elle est sûre qu'elle n'arrivera pas à quoi que se soit avec toi, que seul le temps devrait y arriver, enfin elle l'espère vraiment. Même si au final elle n'a pas pu se retenir de contredire légèrement tes paroles, d'un coup elle hausse les épaules.

- Venez.

Flattant la tête du chien, qui lui aussi commençait à en avoir marre de ne plus savoir sur quelle patte danser avec cet inconnu, Dakota lui demande d'ouvrir la marche avec un simple "À la maison Tobby" avant de reporter son regard noisette sur le tien.

- Vous suivez Tobby qui ouvre la route et je ferme la marche.

Signe qu'elle ne te fait pas confiance en ne voulant pas te tourner le dos dans le but de te montrer le chemin, sait-on jamais ce que tu pourrais être tenté de faire.

Dès que tu auras emboité le pas du chien, Dakota marchera derrière toi, vous traverserez ainsi la prairie toujours prise dans un voile de brume. Ce n'est qu'au moment ou tu peux apercevoir des bâtiments sortir de la brume que celle-ci cesse de peser sur le paysage, non pas que le ciel s'éclaircisse bien au contraire même : un violent orage vient d'éclater déversant des trombes sur tout ce qui rencontre sa route. Le chien se mettant à trottiner, tu n'as que peu de temps pour découvrir ton environnement immédiat, une vaste grange fermée qui ne te laisse aucune idée de ce qui peut ou non se trouver à l'intérieur. La cour herbeuse séparant la grange de ce qui a tout l'air d'une maison d'habitation et vers laquelle se dirige le chien et enfin la dite maison. Se stoppant devant une porte, Tobby attend que vous soyez là pour ouvrir la porte, chose que Dakota fait aussitôt, le chien se faufilant à l'intérieur avant que la blonde ne t'invite à entrer d'un signe de la main. Puis elle refermera la porte sur vous deux, une fois que vous serez dans la maison.

FIN.


Éléments scénaristiques :
 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Sauter vers: