Haut de page
Bas de page


Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

[Ferme Wallace] La fille aux cheveux d'or - 30/01/35
 :: Memorial :: Hopeless Life : First Season :: Ferme Wallace :: Périmètre

Aller à la page : 1, 2  Suivant

Evènements

Anonymous
Invité
Dim 27 Sep - 0:55
Interprété par Gabriel Kovacs.

La mort, le sang, la vie, un coeur qui bat douloureusement. Depuis la nuit des temps, la souffrance fut toujours de paire avec la mort, comme le sang avec la vie. Pour certains le poids du coeur en activité s'avère être un fardeau pesant, pour d'autres un don magnifique. Et toi, ni dans l'un ni dans l'autre, te voilà issu de l'impossible que tous ont toujours réfuté catégoriquement sans jamais cesser d'y croire au fond de leur coeur.
Au terme d'un rêve harassant mêlant paroles prophétiques et images terribles, tu te retrouves plongé dans un noir néantique et absolu, d'où ne provient que le vide sans fondement. Plongeant là où plus rien n'existe, ce n'est pourtant pas l'inexistence qui te guette, ni même les portes du paradis ou la chaleur infernale d'outre-monde, mais quelque chose de bien différent. Le réveil, la sensation d'émerger du plus profond des abysses, de retrouver la perception du terre à terre et du toucher, dans un chaos innommable.

Les deux uniques certitudes qui te parviennent à l'esprit, sont le son d'un gloussement et la douleur de ton bras gauche.

Tu te réveilles, aussi difficilement que cela puisse être imaginable et avec le lot de labeur qui l'accompagne. Il te faudra le temps de reprendre tes esprits, d'identifier l'environnement qui t'entoure et de comprendre que tu es en vie. Elle te tombera dessus, l'incompréhension, ce moment de flottement où tu ne sais ni où tu es, ni qui tu es et jusqu'à en avoir oublié ton nom, statufié par un flot d'informations à ton cerveau tout juste remis en marche, si chaotique que de longs instants lui seront nécessaires pour toutes les traiter et les remettre en ordre.

Alors que tes sens rouvrent les canaux de communication avec ta conscience, tu te rends compte d'être dans un lieu clos, un bâtiment boisé. Tu es allongé sur un tas de foin, vieilli et séché, te servant à tout croire de lit de fortune et tandis que ton corps est affalé, tu sens ton bras gauche suspendu au dessus de toi. Ta vue d'abord floue s'arrange peu à peu et tu vois ce qui retient ton poignet : des menottes, reliées par un simple et ingénieux système à une chaîne de fer cadenassée à l'autre bout des menottes, elle-même fixée au mur grâce à des renforcements métalliques comme l'on pouvait en faire pour les prisonniers de l'époque médiévale. En peu de temps, tu te rends également compte que l'endroit où tu te trouves est une grange, digne d'une ferme texane comme l'on en trouve seulement dans le pays des chevaux et des cow-boys.

La grange en elle-même a d'imposantes portes, qui ne se ferment pas totalement, tenues par des chaines de fer mastodontes et un cadenas. En jetant un coup d'oeil à l'intérieur, on peut voir qu'il s'agit d'un véritable bloc sans étage, avec en fond une autre double-porte - que tu ne vois pas d'où tu es - du même acabit que celle de l'entrée, bien que moins grande, et de chaque côté, deux box assez peu vastes qui devaient accueillir chacun un cheval fut un temps, car aujourd'hui il n'y a plus âme qui vive à l'intérieur, l'endroit est d'un calme olympien. Tout de suite sur la gauche, soit à proximité de ton lit de foin sans que tu puisses l'atteindre, se trouve une partie sans structure et très étroite puisque les box prennent de la place, qui voit disposées des affaires en vrac et du matériel, on peut d'ailleurs observer des briques, des pioches, du foin, un râteau, et toutes sortes d'outils sans grande particularité que l'on peut envisager exclusivement dans une ferme. Il y a très peu de lumière venant des rayons du soleil transperçant quelque peu les interstices de bois quand les portes principales ne sont pas ouvertes.

En face de ton emplacement pratiquement contre un box, soit à droite de l'entrée, un poulailler a été aménagé près des portes. Englobant un grillage formant une grande cage à laquelle est rattachée une petite maison en bois, presque semblable à une maison de poupée du siècle dernier en plus spacieuse, quelques poules gloussent et s'agitent dans tous les sens, bien qu'assez calmement pour ce genre d'animal alors que du côté de la petite maisonnette, une jeune femme est accroupie et s'intéresse à l'intérieur de celle-ci grâce à une porte faite dans la façade. Tu peux voir qu'elle semble assez frêle, pas plus d'un mètre soixante et de dos, elle porte un jean quelque peu grand pour elle, son fessier discret nageant dedans, un tee-shirt rose clair et un panier en osier à un bras. L'autre main paraît être à l'intérieur de la maisonnette à s'occuper d'on ne sait quoi et la crinière blonde claire de la jeune fille, qu'elle a attachée en queue de cheval, attire naturellement ton attention. Qu'elle le fasse volontairement ou non, elle n'a pas l'air d'avoir remarqué ta présence.

Si ton premier réflexe est de regarder tes blessures, tu auras le constat qu'elles ont, à ta grande surprise, disparues. Comment ? Quand ? Pourquoi ? Des questions naturelles qui relancent la douleur de ton crâne alors que tu sens ton corps loin d'être en pleine forme. Ainsi te voilà vivant, ta peau aussi propre que tes vêtements sont demeurés dans le même état que dans tes derniers souvenirs qui commencent à resurgir, et même ont acquis un degré de saleté et une odeur de moisie repoussante. Une peau propre oui, de la moindre saleté, et même de la moindre trace. Tes cicatrices ayant disparues si tu en avais, tes imperfections gommées si nettement que ta chair semble avoir été remplacée dans ton sommeil, et ce n'est que le début. Car tu n'as pas encore idée de tous les changements qui ont opéré en toi.


Éléments scénaristiques:
 

Gabriel Kovacs

Anonymous
Invité
Dim 27 Sep - 13:26
Cette douleur... Si puissante, comme un rock roulant sur la pierre pour écraser le grain.
"Ma tête est un putain de moulin!" pensa l'homme allongé sur ce menu lit de paille.
Dans un geste instinctif et inutile typique de ce genre de situation, il tenta d'amener ses mains à ses tempes pour calmer la douleur.
La main droite atteignit son but mais un éclair de douleur vint transpercer sa main gauche qui semblait retenue au-dessus de lui par un puissant mécanisme.
Le réflexe du jeune homme fut d'ouvrir les yeux pour apercevoir cette entrave douloureuse, seulement la lumière de l'endroit lui agressa instantanément les yeux, le forçant à passer sa main droite devant ces derniers pour ne pas amplifier cette migraine affreuse.

Le feu incandescent diminua, des ombres apparaissaient, des formes. Au bout de quelques secondes difficiles, l'image d'une pièce boisée se dessina. La lumière, bien que tamisée par les murs de la grange, montrait clairement qu'il faisait jour.
La vue du jeune homme revint petit à petit, bien qu'encore imprécise. Il essaya de voir plus précisément où il se trouvait et observa son environnement. Les box, la paille sur laquelle il semblait se trouver et cette odeur typique de la campagne texane ne trompaient pas: "Yep, c'est bien une grange..."

Pendant ce court instant de constatation, il en aurait presque oublié les liens métalliques encore agrippés à son poignet s'ils ne l'avaient pas gratifié d'une morsure glacée de plus.

Cette fois la douleur le fit se tordre légèrement, remontant le buste de quelques centimètres. Sa vue s'arrêta sur les menottes qui le retienaient. "Ceci explique cela..."

L'angoisse d'être retenue l’amena à contempler le reste de son corps à la recherche d'autre liens potentiels. A première vue, son poignet était la seule partie de son corps à être maintenue. Cependant, sa peau lui apparaissait étrange, comme différente, mais différente de quoi?
Ce sentiment de ne pas comprendre, de savoir au fond de soi mais de ne pas être capable de replacer les éléments dans leur contexte, comme un mot coincé sur la langue, le firent de plus en plus angoisser. Il savait, il SENTAIT qu'il savait, il fallait courir après cette pensée, l'attraper et comprendre, maintenant!
Son angoisse le fit également contempler son corps dans son intégralité, à la recherche d'un indice quelconque qui l'aiderait à se souvenir. Tout ce qu'il vit était une chemise d'un bleue marine profond à manche courte, sortie d'un pantalon ample de la même couleur que la chemise, apparemment en coton et confortable. S'il avait un jour eu les deux, il ne lui restait plus qu'une chaussure, à première vue une chaussure faite pour le terrain comme des rangers d'un noir profond. Ce qui choquait à première vue pour l'ensemble de ces habits, c'est qu'ils étaient dans un état lamentable. Il avait pensé à première vue que l'odeur de moisie et de crasses venait de l'endroit dans lequel il se trouvait, mais ayant le nez en plein dedans il constata que c'était bien ses habits qui empestaient à ce point.

Puis il trouva.

Ces quelques lettres, écrites dans une couleur qui devait être du blanc avant qu'elles ne tournent au gris/vert, elles étaient sur le côté gauche de cette chemise foncée. Les lettres étaient à l'envers, mais en se concentrant il réussit à les identifier.

G. Kovacs

Ces mots... Il sait ce qu'ils veulent dire... G. Kovacs.... Gabriel Kovacs.... Non! Officier Gabriel Kovacs!

Ce vide qui emplissait sa tête se remplit, comme si son cerveau était un récipient se remplissant d'un coup de trombes d'eau.
Un autre sentiment l'envahie également, il se souvenait enfin, mais de quoi se souvenait-il exactement?
Le flot débouchant dans sa cavité crânienne l'empêchait de savoir de quoi il s'était souvenu, puis la houle se calma et ses idées redevinrent claires.

"Je suis Gabriel Kovacs, je suis officier de police de la ville de Dallas "

La joie de se souvenir de son nom et de sa fonction envahit Gabriel, malheureusement elle n'allait pas durer.
Car s'il savait à présent qui il était, il se souvenait également ce qu'il était censé être.

"J'ai été mordu... Je suis mort, alors pourquoi je suis attaché dans cette fichue grange?"
L'angoisse revint de plus belle et il commença à s'agiter, qu'était-il arrivé? Pourquoi était-il attaché? Pourquoi n'était-il pas mort? Pourquoi ça pue la poule?
Pourquoi avait-il l'impression d'être propre alors que son uniforme partait en lambeaux?

Le flot de questions firent reprendre la migraine et Gabriel s'abandonna contre son lit de paille, désespéré.

"Allez Gab, reprends-toi, c'est un cauchemar. Ou alors je suis en enfer, je vois pas d'autre explication. Je serai attaché pour l'éternité sur une botte de foin inconfortable à devoir mater les fesses de la jolie blonde sans pouvoir m'en approcher..."

Une jolie blonde?

Les préoccupations plus grandes de Gabriel sur son état de santé lui avaient empêchées de remarquer la jeune fille accroupie devant ce qui semblait être une maison de poupée.
Il voulut articuler un appel à l'aide, lui signaler qu'il était réveillé. Mais bien que sa bouche bougeait, elle était incapable de produire le moindre son. Délaissé de toute salive, Gabriel ne put que constater qu'il était assoiffé.

Au bout de quelques secondes et de quelques essais infructueux il réussit à articuler un son, étouffé et presque inaudible, mais c'était un début.
Tel une brise dans un ouragan, le souffle sortie de sa bouche:
-S... Soif...

Voyant que ses sons n'avaient pas attiré l'attention de la jeune fille, il utilisa tout ce qui lui restait d'énergie pour en produire un plus fort:

-Pitié... Mademoiselle...

L'énergie nécessaire pour sortir ces mots fut énorme pour Gabriel qui s'affaissa lourdement sur son lit de paille, la tête prise dans un tourbillon incessant.

Evènements

Anonymous
Invité
Jeu 1 Oct - 10:49
L’entrechoc métallique des anneaux retenant le captif à son simple état d’immobilité éveilla l’attention de la jeune femme, bien qu’elle n’en montra pas les faits d’un premier abord, continuant de recueillir les précieux trésors enfermés dans cette petite maison où gloussaient quelques poules. Au lieu de cela, dès que Gabriel ouvrit les lèvres pour parler, un chien de type doberman, jusque lors hors de sa vision, surgit de derrière un panneau de bois du box attenant et se plaça, d’une démarche lente, entre lui et la blondinette.

Il fixa son regard dans le sien, posant son fessier au sol, gardant une posture droite et alerte. Les oreilles dressées, le moignon de sa queue immobile, la gueule close. Il semblait juger de son regard où brillait une intelligence canine disciplinaire si tu présentais une quelconque menace pour celle qu’il protégeait à tout croire. Il apparaissait que l’animal était résolu à rester ainsi complètement figé tant que rien ne le pousse à en faire autrement, soit une provocation par évidente agressivité de la part de l'homme enchaîné, soit du fait des ordres de la jeune femme. En tout cas à priori...

Cette dernière finie finalement par se redresser, ayant déposé l’ensemble de sa récolte du jour dans son panier en osier, se relevant lentement en récupérant ce dernier entre ses deux mains. Elle se tourne alors vers Gabriel et ne l’observe que quelques secondes avant de baisser le regard vers ses pieds, l’air craintive et intimidée. Elle ne s’attendait sans doute pas à son réveil durant son passage en ces lieux et paraît à des lieux de savoir comment réagir vis à vis de toi. C’est en tout cas ce que son silence et son attitude inspiraient.

Si la conclusion du fait qu’il semble très improbable qu’elle ait, à elle toute seule, pu traîner son corps inerte jusque ici et l'avoir attaché, de par sa fragilité évidente, Gabriel ne percevait pourtant aucune autre présence de prime abord, en dehors des deux êtres qui lui faisaient désormais face.

«  Je… je n’ai p-pas d-d’eau. J-J-je vais en ch-chercher si vous... vous.... voulez. »

Ses pas légers glissèrent dans la paille parsemée à même le sol, en restant le plus possible éloigné de toi, se faufilant vers la double porte qui pourrait la faire sortir de cette grange. Tu as cependant le temps d’interrompre sa progression en l’interpellant à nouveau, si cela est ton désir, et si tu ne le fais pas, alors elle s’échappera de ton regard, te laissant seul en présence du doberman, imperturbablement immobile et fixé sur toi.

Gabriel Kovacs

Anonymous
Invité
Mar 6 Oct - 10:57
Après le maelstrom qui avait agité sa tête, Gabriel commença à reprendre ses esprits.
Il entendit les paroles de la jeune fille et tenta tant bien que mal d’acquiescer de la tête à sa proposition d’aller chercher de l’eau.

Ses idées étaient encore confuses, mais les images perturbantes de son « rêve » revenaient sans cesse le tourmenter.

« Qu’est-ce que c’était putain… »

Il lui était difficile de se souvenir de ses derniers instants en tant qu’être vivant, car il ne pouvait en être autrement, il était mort après tout. Alors pourquoi était-il attaché dans cette fichue grange avec ses propres menottes et un uniforme sentant la grand-mère décomposée ?
Et ce bourdonnement infernal qui s’attaquait à son cerveau comme la rouille sur un bateau.
S’en était trop, il fallait qu’il sorte d’ici, qu’il comprenne. Il pouvait peut-être trouver un objet suffisamment solide pour lui permettre de briser ses liens. Après tout, la jeune fille en aurait peut-être pour un moment avant de trouver quelqu’un, les granges étaient d’habitude assez éloignées des habitations.

En fouillant la pièce du regard, Gabriel tomba sur le molosse, assis-là, immobile.
L’enthousiasme de sa future libération quitta Gabriel aussi vite qu’elle était apparue.
Ayant travaillé dans la police, il savait reconnaître un chien dressé et savait également ce que cela voulait dire s’il tentait de s’échapper. Même en pleine possession de ses moyens, il aurait été difficile de se défaire d’un adversaire tel que celui-ci, dans son état, la question ne se posait même pas.

Il se résolut donc à attendre que la jolie blonde revint avec l’eau, si ardemment attendue.
En attendant, il allait se reposer au mieux.

Gabriel n’arrivait pas à identifier l’heure qu’il était, malgré la luminosité qui filtrait à travers les planches de la grange. L’état de ses habits pouvait lui en apprendre un peu sur le temps qui avait passé, car l’endroit où il s’était évanoui, un coin humide certainement une canalisation, avait dû accélérer la décomposition des tissus. A première vue, cela devait faire 10 ou 15 jours qu’il était inconscient, oui, ça devait être ça.

Allongé sur ce lit de paille, Gabriel ne pouvait empêcher des images d’horreur de le harceler.
Il revoyait avec peine, ses collègues se faire dévorer devant ses yeux, ces gens dans les rues qui appelaient à l’aide alors qu’un morceau de chair manquait à leur bras ou à leur jambe, tel un bal de condamnés.
Mais il se revit également. Gabriel Kovacs, l’officier de police qui avait juré de protéger les innocents et les nécessiteux. Il se souvint qu’il n’avait pas très bien tenue ce rôle lorsque la crise était devenue insurmontable dans les rues de Dallas. Il avait fui, comme tout le monde évidemment, mais il était un policier, il aurait dû rester et combattre. Pire, il avait abattu des gens, dans sa fuite terrorisée il avait tiré au hasard sur ceux qui se présentaient devant lui, persuadé qu’ils étaient tous infectés. Mais l’étaient-ils vraiment ?

« Seigneur… Ils n’étaient pas tous infectés…. Qu’est-ce que j’ai fait…. »

La panique s’empara de lui, son souffle s’accélérant au rythme de ses battements cardiaques.
Ses liens au poignet ne l’aidèrent pas à se calmer et Gabriel se mit à regarder frénétiquement autour de lui, à la recherche d’une aide quelconque.

Evènements

Anonymous
Invité
Ven 9 Oct - 0:03
Le doberman n’avait pas cillé. Il s’était contenté de t’observer, de son impassibilité animale, comme si sa seule et unique raison de vivre n’avait été qu'être ton geôlier dans cette grange étrange.
La petite blonde s’était donc échappée à travers l’entrebâillement des portes du bâtiment, sortant de ton champs de vision sans que tu ne cherches même à la retenir. Les minutes s’écoulèrent, te laissant seul avec ton désespoir et la prise de conscience de tes actes passés, tandis que ni l’enfer, ni le paradis, n’avaient bien voulu t’ouvrir leurs portes, t’abandonnant à la dure réalité qui avait détrôné le purgatoire.

En vérité, il ne fallu que quelques minutes à la jeune femme pour revenir jusqu’à toi. Peut-être n’avait-elle pas pris la peine de retourner jusqu’au lieu d’habitation de cette supposée ferme, pour te porter ta requête. Entre ses mains, ce n’était plus son panier rempli d’œufs qu’elle tenait, mais une écuelle en métal remplie d’eau. Possiblement, dans un premier temps, tu pourrais te demander si elle ne ramenait pas cela pour le chien qui te fait toujours face et dont la réflexion s’accorde d’ailleurs avec cette idée. Il se redresse et sort la langue en s'intéressant à la jeune femme, empressé de voir son bien déposé devant lui.

C’est pourtant près de toi qu’elle le dépose, sans s’approcher, gardant une certaine réserve vis à vis de sa proximité avec ton emplacement. Le reste du trajet pour récupérer ce bien offert, il te faudra l’effectuer de toi-même en tendant la main le plus loin possible. Il est d’ailleurs fort probable que durant cette manipulation, tu ais à tirer sur les menottes qui t’emprisonnent, écorchant au passage ta peau.

Le doberman se contentera de reposer son séant sur le sol et de te regarder d’un air vexé, toi qui lui vole sa gamelle. Néanmoins, dressé, il ne bougera pas d’un pouce les quelques instants qui suivirent, avant de rejoindre la jeune femme alors qu’elle lance un appel vers lui.

« T-t-tobby. V-v-viens ici. »

Elle attendra que tu termines d’épancher ta soif si tu t’y emploies, ce qui te permettra au passage de mieux l’observer.

« V-vous a-l-lez m-m... mieux ? » se contentera t-elle de glisser, d’une voix fine et timide, en passant ses mains sous son tablier légèrement tâché, qui protégeait son jean et son petit pull gris.

Gabriel Kovacs

Anonymous
Invité
Jeu 15 Oct - 23:44
Gabriel observa l'eau puis la jeune fille avec un regard de désespoir.
Il finit par se résoudre à aller chercher la gamelle là où elle était et dû se blesser une fois de plus le poignet pour y arriver.
Tentant désespérément de ne pas renverser le nectar si ardemment désiré, le rictus de concentration que Gabriel arborait aurait bien fait rire ses anciens collègues.
Gabriel vida la gamelle cul-sec et reprit quelques couleurs.
La spirale infernale dans laquelle sa tête semblait être partie diminua enfin.

Il reposa le récipient à côté de lui et regarda la jeune fille du mieux que sa vision encore floutée le lui permettait.

-Ca va déjà mieux oui, merci.

Il regarda plus attentivement la jeune fille et remarqua qu'elle portait un tablier par-dessus ses habits. Son comportement en retrait ne le choqua pas, étant donné les circonstances de ce qui se produisait dans le pays.
Il la regarda droit dans les yeux, pour tenter de l'apaiser.

- Vous savez, je ne vous veux aucun mal. Je comprend votre mise en garde, surtout au sujet de quelqu'un qui vient d'être mordu... Je pense que ça devrait plus être long et que je devrais me transformer bientôt. Ca a du être retardé de quelques heures. Vous devriez partir, se serait plus sage.

Cela sonnait désespéré mais il était sûr que la transformation devait se faire. Après tout il avait été mordu, même s'il n'avait plus de marques visibles de sa blessure et qu'il se sentait bien, aucun rapport de guérison n'était apparu dans les médias depuis le début de l'infection.

Comment pouvait-il tenir encore debout?

Une blessure de ce genre mettait plusieurs mois à se soigner et à cicatriser complètement. Il ne pouvait pas avoir été inconscient tout ce temps, c'était purement impossible.
Mais combien de temps avait-il été inconscient réellement?

La panique revint, son rythme cardiaque s'accéléra à nouveau, le rendant pantelant.
Il ne se souvenait pas de la date du jour où il avait perdu connaissance, mais cela devait se situer vers octobre, avec toutes l'agitation de l'infection du Texas, il avait perdu le décompte des jours. La date ne devait pas dépasser le mois de novembre.

-Excusez-moi mais, quelle date sommes-nous? Il fait froid pour un mois de novembre, même au Texas plaisanta-il.

Evènements

Anonymous
Invité
Dim 18 Oct - 13:03
Le doberman, une fois retourné près de sa jeune maîtresse, se rassoit à côté d'elle, restant à observer l'inconnu qui lui vole sa gamelle d'eau. Il le regarde se tortiller pour l'attraper, son esprit de chien ne comprenant pas pourquoi l'homme fait cela au lieu de simplement s'en approcher. Étranger à ces notions de menottes et ce qui va avec, la seule chose qu'il sent c'est qu'une des filles de la maison se méfie de l'inconnu. Néanmoins le doberman laisse passer un couinement de déception entre ses babines alors que l'inconnu vide entièrement sa gamelle d'eau.

Gabriel, tu peux voir la blondinette s’accroupir pour se mettre à la hauteur du chien avant qu'elle ne lui flatte la tête et qu'elle ne lui murmure quelque chose aux oreilles. Quelque chose que tu ne peux entendre mais qui suit le couinement de l'animal, nul doute qu'elle doit le rassurer quant au fait que très vite il aura de nouveau sa gamelle pleine ou autres paroles de ce genre. À tes propres paroles, elle commence par redresser la tête vers toi puis elle se remet debout, laissant sa main sur la tête du chien, fuyant très vite ton regard pour poser ses yeux azur sur le sol de la grange. Du bout du pied, elle joue avec un brin de foin se mêlant à la poussière du sol, semblant réellement gênée de t'entendre parler ainsi.

Malgré qu'elle ait la tête baissée, tu peux la voir remuer les lèvres à plusieurs reprises sans qu'un seul son ne les franchisse. Ce n'est qu'au bout de deux bonnes minutes pouvant te paraître une éternité qu'elle se décide à te répondre à travers son bégaiement.

- V-vous sou-souvenez co-comment vous ê-êtes a-arrivé ici ? V-vous sa-savez où vous ê-êtes ? Co-comment v-vous, vous a-a-appelez ?

Elle se stoppe le temps de reprendre son souffle, tu peux clairement savoir à ce moment précis, qu'elle doit faire de gros efforts pour arriver à se faire comprendre et pas seulement de toi mais en général.

- Le-le re-reste a-après.

Tout comme tu peux acquérir la certitude que même si elle se méfie toujours de toi, pour preuve elle reste à une distance raisonnable, il y a autre chose dans son attitude timide. De la gêne, de la pitié ou des regrets, ça c'est difficile de le dire mais par contre elle semble désolée pour toi et de ce qu'elle te dira ensuite enfin quand tu auras répondu aux questions qu'elle vient de te poser. Questions qui semblent suivre un ordre logique et pré-établi par qui ou quoi tu ne le sais pas par contre.

Gabriel Kovacs

Anonymous
Invité
Dim 18 Oct - 15:08
Gabriel observa la jeune fille. Son attitude et sa réserve lui faisait penser qu'elle avait du en baver, comme tout le monde par les temps qui courent.
Ses réflexes de policier revenaient face à cette fille apeurée. Le sentiment de vouloir la calmer, la rassurer sur qui il était et qu'il n'était pas une menace. Il comprenait les mesures qu'elle et peut être ses acolytes avaient pris contre lui, mais il voulait lui montrer qu'il ne lui ferait pas le moindre mal. Être attaché n'était pas agréable bien sûr, mais être pris pour une menace était plus douloureux pour quelqu'un qui avait juré de défendre la population.

Malgré la douleur que ses liens procuraient et la gêne causer par ses étourdissements, Gabriel s'efforça d'adoucir ses traits, de les rendre compréhensifs et doux.

Le doberman montrait clairement qu'il avait été très bien dressé et bien que Gabriel n'avait nullement l'intention de s'échapper, en tout cas pas temps qu'il ne se sera pas senti en danger, l'idée de se mesurer au molosse ne le motivait vraiment pas.
Même si le besoin de boire avait nécessité qu'il vide le récipient, il s'en voulait de ne pas en avoir laisser pour le chien. Sous ses airs de gardien féroce, Gabriel pouvait voir un compagnon fidèle aimant ses maîtres. Il avait toujours aimé la proximité des bêtes. Ses parents n'avaient pas été d'accord pour qu'ils aient un chien, mais il avait toujours vécu avec des chats et les aimait beaucoup. Son expérience dans la police lui avait permis de travailler avec les canidés de près. Même si les chiens policiers sont attachés à un seul maître, ils sont aussi entraîné à prendre soin de leur autres collègues humains. Son commissariat avait même une mascotte, le berger allemand Ash, que tout le monde adorait et qui adorait tout le monde. Ash allait gentiment passé à la retraite, comme son maître le sergent John Arlington, et tout le commissariat était triste de le voir partir.
Malheureusement, Ash n'aura pas fini ses jours tranquillement dans une petite cabane de pêche sur les rives du lac Washington, comme John l'avait prévu. Il avait fini dévoré par 4 zombies, alors qu'il essayait d'aider son maître qui se faisait attaquer. Ce baroud d'honneur avait brisé le coeur des policiers restant de la division plus que le reste, car Ash avait survécu a tant d'épreuves qu'on le croyait invincible.

La question de la jeune fille le perturba quelques peu et le fit sortir de sa rêverie. Il se souvenait de ses "derniers instants", mais n'avait aucune idée pour le reste.
La sensation de froid qui l'avait envahi quelques secondes avant son évanouissement, puis le noir complet et enfin ce rêve étrange. Voilà tout ce dont il se souvenait.

-Je suis l'officier Gabriel Kovacs, de la police de Dallas. J'ai été attaqué à la sortie de la route 45 près de Wilmer, je me suis dirigé à pied dans la forêt en direction de la Trinity River et c'est là que j'ai été mordu. Ensuite, je me souviens juste m'être trainé de mon mieux dans la forêt jusqu'à que je m'écroule. Quant à dire où je suis maintenant et qui vous êtes ça, je ne saurai le dire... J'ose vous demander comment vous vous appelez?

Evènements

Anonymous
Invité
Lun 19 Oct - 14:24
Sans réellement relever la tête, ni le fixer, la jeune blonde observe les réactions de l'homme menotté ainsi elle le voit se perdre dans ses pensées, du moins c'est l'impression qu'il lui donne. L'espace d'un instant elle se demande ce qui peut le tracasser ainsi avant de facilement imaginer le genre de pensées qui le hantent ou qui vont le hanter dans peu de temps. Tobby, le chien, quant à lui fini par se coucher à côté de sa jeune maîtresse, les pattes avant étendues, il vient poser son museau par dessus, les oreilles bien droites, montrant ainsi qu'il reste malgré tout attentif à ce qu'il se passe autour de lui.

Alors que tu réponds aux questions de la jeune femme du mieux que tu peux, tu la vois hocher la tête à plusieurs reprises, assimilant les quelques informations que tu lui délivres. Elle laisse un blanc de quelques instants avant de répondre à ta question.

- Pa-pamela.

Si elle a semblé hésiter un peu, tu finis par apprendre son nom avant qu'elle ne laisse filer encore une minute ou deux de silence. Essuyant machinalement et plusieurs fois ses mains sur son tablier pour en virer une ou des poussières invisibles, peut-être un signe de nervosité de sa part ou que tout simplement elle a du mal à choisir les mots qu'elle va ensuite employer. Toujours est-il qu'elle redresse la tête cette fois-ci, te regardant avant de se lancer à parler.

- Je s-suis dé-désolée d'a-d'avance mais vous avez b-bien été mo-mordu. V-vous en êtes mo-mort mais pour u-une rai-raison in-inconnue v-vous êtes re-revenu à la v-vie. V-vous n'êtes p-pas le pre-premier à faire ce-cela et à é-échouer ici à Sny-snyder, on-on vous a tr-trouvé ce-cette nuit au mi-milieu de no-notre prai-prairie in-in... Elle a un léger mouvement d'agacement alors qu'elle n'arrive pas à sortir le mot suivant d'un coup. In-inconscient. Et on-on est f-fin Jan-janvier 2035.

Pamela ayant besoin de faire une pause dans ce qu'elle te dit, elle se contente de te regarder, un air réellement désolé pour toi dans le regard. Et si elle a eu du mal à te dire cela, tu as maintenant les informations importantes que tu avais demandées même si tu ne voulais certainement pas entendre de telles paroles. En la regardant tu réaliseras qu'elle est on ne peut plus sincère dans ses paroles, la croiras-tu sur paroles malgré l'énormité voir l'impossibilité de ses paroles ou douteras-tu de tout ?

D'ailleurs comme si elle redoutait ta réaction et malgré le fait que tu sois attaché, tu peux la voir reculer de quelques pas. Le chien redressant immédiatement la tête à l’affût d'il ne sait quoi encore.

Gabriel Kovacs

Anonymous
Invité
Lun 19 Oct - 22:43
L'expression de Gabriel devait être bien drôle à voir. Il regardait dans le vide, bêtement, ne sachant pas comment prendre cette information.

Il tenta de dire quelque chose mais les mots restèrent coincés, refusant de sortir. Ce que venait de dire Pamela ne pouvait pas être possible. Gabriel n'avait pas pu être inconscient pendant 4 mois et encore moins finir à plus de 400 kilomètres de là où il s'était évanoui, dans un coin perdu au fin fond de l'état.

La panique repris et Gabriel devint dangereusement chancelant. Il trébucha légèrement sur son lit de fortune ce qui resserra l'étreinte douloureuse autour de son poignet. Il gémit de douleur et failli perdre connaissance pendant quelques secondes.

"Reprends toi Gab! C'est pas possible, c'est juste impossible ce qu'elle dit, ça peut pas faire autant de temps..."
"Nan mais t'es sérieux là? Impossible? Tu croyais vraiment possible le fait que les morts se relèvent et bouffent les 99% de la population? Définis ce qui est "possible" dans ce nouveau monde? Et pis c'est pas comme si t'avais gagné un super pouvoir ou une connerie dans le genre... T'as juste été dans le coma."


-Vous...Vous dîtes qu'on est fin janvier? Comment ça se fait que... Comment j'ai pu arriver ici... Il doit y avoir une erreur Pamela, j'étais à Dallas.

Puis les mots de la jeune fille revinrent à Gabriel. "Pas le premier"?
Pour la première fois, Gabriel se sentit mal face à la jeune fille et se recula légèrement. Sa tension était visible, tant ses muscles faciaux et du cou se resserraient.

Quel était cet endroit? Pourquoi recueillaient-ils des gens qui avaient été dans le coma?
Gabriel n'avait pas les réponses à ces questions, tout ce qu'il espérait était qu'il n'avait pas fini dans une genre de secte ou un groupe secret du gouvernement.

"Un groupe secret du gouvernement...Franchement ? La miss devant toi elle doit pas peser plus de 60 kg et elle bégaye de peur. Ressaisis toi, MAINTENANT, et arrête de lui foutre la frousse. Sinon tu sortira pas de cette grange vivant."

Gabriel se détendit enfin et regarda la jeune femme dans les yeux, tentant de la rassurer.

-Je suis désolé... Ca me perturbe un peu d'apprendre tout ça d'un coup. Enchanté, Pamela. Vous n'avez rien à craindre de moi tout ce que je veux c'est comprendre ce qui m'est arrivé. Vous avez dit que d'autres avaient été dans mon cas?
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Sauter vers: