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[Ferme Wallace] La Cuisine - 29/01/35
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Nelson Wallace

Anonymous
Invité
Dim 4 Oct - 16:32
Interprété par Jian Wei, Johann Libert & Jordan Getz.


Le soleil ne s'était pas levé depuis très longtemps que Pamela, la jeune blondinette, était déjà levée et préparait un petit déjeuner pour les habitants de la ferme, ou en tout cas ceux qui étaient disposés à venir le prendre si tôt. Faisant cuire son omelette à la poêle sur le four à gaz tout en beurrant des carrés de pain de mie, elle avait placé son chiffon tout-usage partiellement dans son jean pour le maintenir, un autre sur l'épaule et un ustensile à retourner les crêpes dans la main, bien qu'il n'y ai pas de crêpe au menu, l'apocalypse avait songé à faire oublier toutes les manies propres aux détails comme lequel des outils devait être utilisé pour quel plat. Elle portait un jogging blanc et un tee-shirt bleu clair, tel le ciel en cette heure.

Nelson lui, était assis à la table, le fessier bien calé sur sa chaise à s'essuyer les mains avec un troisième chiffon mouillé, s'efforçant de faire disparaître tant bien que mal les traces de cambouis qui les recouvraient, avec quelques autres traces révélatrices sur le visage, preuve étant qu'il n'avait pas attendu l'accord du soleil pour faire quelques réparations dans son garage, bien à l'abri du danger extérieur. Il avait les manches de sa chemise à carreaux rouges et gris retroussées, une salopette noire faisant office d'ensemble. Sous ses yeux, l’Évangile selon Matthieu comme lecture matinale et une assiette vide et propre, à coté, accompagnée d'une fourchette. Il y avait d'ailleurs quatre autres assiettes et couverts répartis à l'attention de ceux qui devaient accompagner ce repas.

Alors que la pièce était calme et silencieuse, la porte d'entrée s'ouvrit, laissant passer Ricky, l'apprenti cow-boy, un garçon habillé d'un tee-shirt noir surmonté d'une chemise beige foncé, d'un jean et de bottes, un chapeau de cow-boy sur la tête. Des mèches brunes de sa chevelure ni courte ni longue dépassaient du couvre-chef, ses yeux étaient marron foncé et ses traits relativement juvéniles, n'ayant à vu d’œil pas tout à fait la vingtaine, en dépit de l'existence d'un début de duvet qui donnait à son visage un air mal rasé plus mature. En entrant, il invita la personne qui l'accompagnait à faire de même en lui tenant la porte.

Jian, te voilà invité à entrer d'un signe de main. Ton guide et toi aviez passé deux bonnes heures à vadrouiller dans le coin, à la recherche de bois pour le feu, Ricky et toi étiez revenu pour déposer votre butin au garage, où tu auras pu constater l'état du lieu mais aussi la présence d'une moto sur une bâche, entourée de pièces détachées et d'une boite à outils ouverte au contenu traînant, sali pour certains de ses outils. Après quoi, vous étiez ressortis par le garage, près duquel se trouvait une voiture de type Ford F-150 garée dans l'herbe. Jusqu'ici tu n'avais rencontré personne d'autre, faute à l'heure très matinale. Un fait prêt à être rectifié à présent.
Il patientera que tu entres pour refermer derrière toi, te laissant loisir de découvrir la pièce et les deux occupants, le vieil homme à table déposant le chiffon à coté de son ouvrage, à quelques bons centimètres pour ne pas risquer de le salir, en portant un regard naturellement ou volontairement analytique sur toi, ayant plissé ses yeux déjà peu grands. La fille aux longs cheveux blonds elle, se sera retournée en te voyant entrer après avoir déposé son ustensile et tout en attrapant le chiffon à son épaule pour s'essuyer les mains à son tour. Ton champs de vision t'offre pleine vue sur la composition de la cuisine.

Blanche et douillette, elle est équipée d'une table au centre, faite de vieux bois avec quelques chaises autour, soigneusement poussées dessous, hormis celle occupée par le vieil homme. Sur la droite, il y a des meubles de cuisine qui font les deux angles et s'étalent sur les différents murs, y consacrant toutes sortes d'utilités typiques de cette pièce : évier, broyeur, plans de travail multiples dans ce cas, des portes de placards un peu partout en dessous et sur les petits meubles accrochés aux murs au-dessus, micro-ondes, cuisinière, et même un lave-vaisselle et une machine à laver. Rien de bien extraordinaire, mais avec tout ce qu'il faut, des ustensiles répartis, des serviettes, des torchons, des bocaux, et tout ce que l'on peut imaginer dans une cuisine, le superflu en moins vu la situation extérieure et les risques immédiats puisque la pièce est exposée. Les fenêtres sont barricadées par des planches de bois. Une porte se situe de l'autre coté de la table, en battants.

A la suite du claquement de la porte, Ricky vint aux cotés de Jian et s'adressa à ses camarades en faisant au passage un clin d’œil doublé d'un sourire en coin à la jeune femme.

« Pamela. Nelson. Voici... j'en sais rien en fait, j'ai même pas pensé à demander son prénom, mais il le dira bien lui-même. Je l'appelle Ping-Pong mais ça fait péjoratif et je crois qu'il aime pas trop. En tout cas Ping-Pong vient de prison, de ce que j'en sais, il a aucune idée de ce qu'il fiche ici. Pong, je te présente Nelson Wallace, le chef de la ferme et Pamela Baker. »

Sa présentation faite, il laissa le silence se réinstaller tandis que la fameuse Pamela récupérait son chiffon dans une main pour faire un coucou de la main de l'autre, autant pour Jian que pour répondre à Ricky. Le vieux fermier, lui, posa un coude sur la table et continua de scruter Jian quelques instants sans piper mot, l'autre main s'appuyant sur sa cuisse avec l'air de vouloir sonder de ce premier regard l'inconnu qui venait d'entrer chez lui. Finalement, sans que l'un ou l'autre des deux jeunes n'osent interrompre ce silence vraisemblablement souhaité par leur aîné, à moins que Jian ne fasse entendre sa voix, le vieil homme invitera l'asiatique dans tous les cas à rejoindre la table d'un geste de main amical. Sa voix grave et tranquille, ses manières paisibles.

« Jeune homme. Je t'en prie, viens nous rejoindre, nous nous apprêtions à prendre le petit déjeuner. Excuse donc Ricky, il a ses manières bien à lui mais s'avère être quelqu'un d'assez perspicace quand il le veut bien. La prison alors, hm ? Pour quelle raison ? »

****

Jordan, de ton coté, tu émerges de l'inévitable et bien mérité sommeil suite à la journée de dur labeur de la veille. Un sommeil réconfortant grâce au lit douillet qui te fut cédé pour la nuit non pas dans la chambre que tu avais occupé le premier soir, mais celle se trouvant à gauche et muni d'un unique lit-double. Un déménagement que Nelson justifia par un simple : « Tu y seras mieux installé et nous aurons besoin de l'autre chambre ». En te levant, tu découvriras sur la table de nuit, juste à tes cotés, un papier blanc replié en deux, certainement à ton attention puisque tu es seul ici.

Mot sur la table de nuit:
 

De l'heure de ton éveil - possiblement un peu plus tôt que le retour de Jian de sa ballade - dont tu n'as pas encore connaissance, dépendra le moment où tu verras ce mot et le temps de prendre une douche, avant de rejoindre la cuisine et découvrir ce qu'il s'y passe.

Jordan Getz

Anonymous
Invité
Dim 4 Oct - 17:31
Mon réveil était calme, doux même, sans doute grâce à ce lit, bien plus grand et bien plus douillet que l'autre. J'émergeais doucement, la lumière du jour était là, elle tentait de combattre l'obscurité de cette chambre, mais les rideaux qui lui faisaient face étaient assez coriaces, enfin, quand ils étaient fermés. Je me décidais d'ouvrir les rideaux pour pouvoir plonger la chambre dans la lumière, voyant ainsi sur la table de chevet qui était juste à gauche de mon lit un mot. Je le pris dans ma main droite pour le déplier en je le lisait d'une traite.

J'étais exténué, même si mon réveil avait été paisible, ma nuit avait été... compliquée, surtout après une journée passée aux champs, je n'avais jamais été un grand physique ou encore un manuel, j'étais un petit branleur à vrai dire. Une bonne douche me réveillerait sans aucun doute, même froide, ce ne serait que bénéfique, d’ailleurs, je préférais toujours le froid au chaud, je trouvais que cela bien plus agréable. Il y avait des vêtements dans le placard en face de mon lit, bon, fallait avouer que mon-t-shirt plein de sang déchiré n’avait pas trop bonne allure. Ni mon sweat-shirt d’ailleurs, un bon gros trou avec du sang partout, seul mon jean était convenable, de la terre au niveau des genoux ça devrait passer, mais bon, autant prendre les vêtements que l’on m’offrait. C’était Nelson qui avait écrit le mot, encre bleu et écriture impeccable. Un fermier intelligent qui de plus savait manier un stylo. Intrigant.

Je prenais le caleçon et les chaussettes qui se trouvaient dans le placard ainsi que la chemise à carreaux rouges et le jean bleu foncé. J’avais mon jean déjà sur moi mais j’étais torse-nu, je sortais de ma chambre, une porte sur la gauche des escaliers était ouverte, elle me laisser voir une salle de bain, ce devait être la salle de bain de l’étage, j’y allais pour me laver. Elle était spacieuse, il y avait une baignoire et un lavabo, lavabo qui était juste en dessous du miroir. C’est dans ce miroir que j’avais passé le plus clair de mon temps à me regarder. J’avais maigri, je n’avais jamais été bien gros, mais là, c’était pire, mon visage était osseux, heureusement que ma barbe de trois jours, si ce n’était plus, cachait ça. Torse nu je voyais que mes bras n’étaient rien d’autre que de la peau sur des os, je voyais chaque veine qui partait de mon coude jusqu’à mon poignet, les os étaient saillants, je me faisais peur à moi-même. Mais le pire c’était mon ventre, j’en avais plus du tout, j’étais devenu tout maigre, tout mes côtes étaient visibles, même les flottantes. Je me retournais pour observer le reste des dégâts et j’étais agréablement surpris quand je voyais qu’il me restait encore des muscles dans le dos, seulement les trois cicatrices horizontales que j’avais dans le bas du dos avaient disparues. Je les avais depuis mes treize ans. Elles avaient disparus. Comment ? Ce n’était pas possible. J’essayais de bouger au mieux mon bras pour voir si je n’avais pas perdu ma flexibilité, c’était bon, je pouvais toucher n’importe quel endroit dans mon dos avec mes deux mains. Je n’avais pas pu vérifier hier la souplesse de mon dos, il fallait que je regarde. Je m’allongeais sur le ventre, relevant mon buste et plaquant les paumes au sol tout en tendant mes bras, j’essayais de toucher mon crâne avec mes pieds. J’y arrivais difficilement, et encore, avec un seul pied à la fois, avant je pouvais toucher le même point à l’arrière de ma tête avec les deux pieds en même temps. J’avais tellement perdu. Ce n’était pas possible qu’un seul jour ne s’écoule depuis ma «cuite ».

J’enlevais mon jean crasseux pour le poser dans un coin non loin du lavabo, j’avais certes perdu du muscle au niveau des jambes, mais j’en avais encore beaucoup, mes mollets restaient toujours presque aussi gros que mes cuisses, je n’avais pas de soucis à me faire de ce côté-là. Je continuais à me déshabiller avant d’aller dans la baignoire. Je m’y asseyais et je pris le pommeau de douche à la main et j’activais l’eau. Elle était froide, pas fraîche, mais froide, pour être honnête, ça me faisait du bien, ça me remettait les idées en place et ça finalisait mon réveil. Je commençais par mes laver les cheveux qui étaient poisseux puis ensuite le reste de mon corps qui avait été en proie à la transpiration. Une fois lavé, j’arrêtais l’eau et je pris le shampoing qui était sur le rebord de la baignoire pour bien me laver les cheveux, après que le shampoing ait moussé et que chaque centimètre carré de ma tête ait été bien frotté, je me rinçai rapidement les mains pour pouvoir prendre le gel douche. Même procédé, sauf que là, c’était sur tout le corps. Une fois lavé avec le gel douche, je m’empressais de me rincer, c’était la dernière étape la plus longue, il ne fallait plus qu’il y ait de savon sur mon corps. Une fois fait, je me levais et attrapait une serviette sur le porte-serviette qui était juste à côté du lavabo, je me séchais rapidement pour pouvoir m’habiller le plus vite possible. Je passais un coup de serviette sur l’eau que j’avais mis par terre, puis je remettais la serviette sur le porte-serviette, prête à sécher.

Je mettais ma chemise dans mon pantalon en laissant juste les deux derniers boutons du haut ouverts. Je prenais mes vieux vêtements que j’amenais dans ma chambre pour les poser sur mon lit, j’en profitais aussi pour mettre mes chaussures. Je pris le mot sur la table de chevet, je le pliais en quatre puis je sortais à nouveau de ma chambre pour, cette fois, descendre les escaliers et rejoindre la cuisine. J’allais sur ma droite, vers la porte à côté du poste radio. J’étais quasiment à côté de la porte quand j’entendais du bruit, des gens parlaient, je reconnaissais la voix de Nelson et celle de Ricky que j'avais rencontré brièvement la veille. Je frappais deux fois doucement à la porte.

Jian Wei

Anonymous
Invité
Lun 5 Oct - 1:29
Jian avait serré des dents et des poings à voir et entendre la réponse de son interlocuteur… Alors comme ça c’était des jérémiades ? Se faire menacer par une arme à feu ? Il lui rendrait la pareille un jour, intérieurement c’était ce que Jian se promettait, que ce soit par un gros poing dans sa gueule ou le même genre de mise en scène…
Après, aussi offensé que Jian ai pu l’être il se doutait que ce n’était pas de la méchanceté pure, une certaine méfiance associée à une incompréhension mutuelle avait certainement eu raison de la bonne volonté de son interlocuteur qui s’était dès lors montré si désobligeant, mais malgré tout le coup de la carabine lui restait en travers de la gorge, ça c’était totalement stupide et méchant… Et le fait qu’il ait ainsi l’air de penser que ce n’était rien ne ravivait de plus belle la flamme de sa rancœur.

Néanmoins Jian se retiendrait pour l’instant de tout éclat, peut-être même se retiendrai-t-il toujours allez savoir… Mais en plus du simple rapport sauveur-sauvé qui faisait qu’il lui devait une vie, Jian se disait que de toute manière, il n’était pas responsable de la connerie du monde… Les cons existaient et c’est homme en était manifestement un donc autant garder le à l’esprit le bon dont il était capable et ne pas compter les points au risque d’avoir face à soi un karma plutôt négatif… Ça et aussi le fait qu’il ne voyait pas ce qui pourrait découler de positif d’une nouvelle confrontation… A partir de cet instant, Jian faisait donc le choix de laisser filer ce qu’il se disait et de ne pas relever, même s’il conservait sa rancœur intacte pour le coup de la carabine.
Après cela vînt le temps des explications, des explications qui auraient facilement pu donner le vertige au jeune asiatique s’il n’avait pas eu le cœur bien accroché. Il resta silencieux pendant ces explications mais à voir sa face, même un enfant de 4 ans aurait pu se rendre compte qu’il avait du mal à tout gober. Sans chercher à argumenter ni même à questionner son interlocuteur (et estimant aussi qu’il l’enverrait surement paître encore une fois), il le suivit pour couper du bois.

Une fois remis du choc et de sa colère, c’est dans un état d’esprit relativement zen qu’il accompagna le jeune homme pour aller couper du bois. Dans une manière de remercier ses hôtes, il mit de l’ardeur à la tâche et coupa/transporta largement sa part de bois de chauffe. Quand tous eurent fini, le jeune garçon transpirait légèrement mais cette sueur serait de toute façon vite absorbée par les fibres dégueulasses de son uniforme rayé.
Passé un rapide coup d’œil au contenu du garage, il suivit son hôte jusqu’à la cuisine où il eu le plaisir de rencontrer une jolie demoiselle et un vieillard qui, l’estimait-il, devait être le doyen et chef de cette micro-communauté. Il les salua d’un franc sourire et inclina sa tête en avant par réflexe mais aussi surtout par respect. L’énième vacherie sur son prénom passa au-dessus de sa tête tandis que Jian se remémorait une citation de Lao-Tseu invitant au calme en toutes circonstances, puis il attendit d’en avoir l’autorisation pour pouvoir s’asseoir à une chaise. Il réitéra son respectueux salut de la tête lorsque Pamela lui fit coucou.

Jian écouta parler le vieil homme sans l’interrompre, avec tout le respect qu’il pouvait accorder aux personnes d’un âge avancé jusqu’à ce que ce dernier aborde le sujet de la prison qui fit perdre son sourire à Jian, le muant en une grimace désolée. De honte, il baissa les yeux pour répondre.

- Eh bien… Pour quelque chose que j’ai regretté à la seconde même où je l’ai fait…
Réalisant bien que ce n’était pas suffisant, et peut-être pas très poli non plus envers les gens qui l’accueillaient, Jian compléta.
- J’ai… Participé à un braquage qui a mal tourné… Très mal tourné, quelqu’un est mort… Que dis-je, ce quelqu’un a été tué, pas par moi, je n’étais que le guetteur, mais mes complices ont tué cet homme quand il a essayé de se défendre.
Jian choisit de ne pas dire qu’il s’était rendu, ne considérant pas que c’était une fierté même si c’était certainement plus honorable qu’être attraper, mais il aurait été déplacé d’avancer cette chose de manière positive.
- J’ai été condamné à 10 ans de prison pour ma complicité, j’étais au milieu de ma deuxième année de prison quand tout est arrivé, et j’étais arrivé dans une prison pour adultes depuis un mois seulement. J’avais 16 ans à ce moment-là mais si nous sommes vraiment le 19 Janvier, j’ai eu 17 ans il y a 15 jours… Et j’ai "dormi" pendant six mois…
Une fois ce paragraphe de sa vie raconté, Jian se mordilla la lèvre et poussa un discret soupir avant de jeter rapidement un coup d’œil vers la porte à laquelle on venait de toquer.

Nelson Wallace

Anonymous
Invité
Mar 6 Oct - 9:22
Si le jeune Jian fut d'abord souriant, il perdit vite cette marque de sociabilité à l'évocation de la prison, chose que Nelson ne manqua pas d'observer puisqu'il persistait à l'examiner du regard. D'une main, il vint refermer l'évangile et le déplaça en bout de table sereinement, écartant le précieux livre de tout risque lié à ce qu'il allait déguster pour le petit-déjeuner.

De son côté, Pamela semblait absorbée par ce qu'elle faisait, se saisissant de son ustensile pour détacher l'épaisse et consistante omelette parsemée de dés de jambon de la poêle en attrapant une assiette sur sa gauche. D'un geste expert elle fit passer l'omelette ni trop cuite ni pas assez, juste ce qu'il fallait, dans son plat et par un procédé miraculeux dont elle avait le secret, celle-ci ne fit pas la moindre fissure. Son geste accompli, elle reposa son outil et l'assiette, puis se passa l'annulaire légèrement recouvert de beurre fondu durant la manoeuvre entre ses lèvres, dégustant au passage sa réussite avec saveur.
Pendant ce temps, Ricky, lui, s'avançait à son tour à la suite de Jian et venait contourner la table pour s'asseoir de l'autre coté, face à l'adolescent asiatique. Nelson, toujours intéressé par leur invité, venait se frotter sa fournie et imposante barbe pensivement, le coude demeuré posé.

« Une réponse honnête, j'apprécie. Le pêché condamne chacun de nous à une dette, qu'il nous faut tous payer un jour où l'autre à sa juste valeur et bien davantage, mais le Seigneur dans sa miséricorde a décidé qu'un homme repenti méritait le pardon. Si le repentir tu connais et si aucune faute tu ne commets plus, tu seras un jour pardonné. Mais ce que tu as fait te poursuivra toute ta vie, sois-en certain, c'est le lot des hommes.

Malheureusement... nous vivons dans un monde violent et cruel maintenant plus que jamais, le pardon deviendra sans doute difficile à gagner, car il sera difficile de ne pas pêcher. »


On toqua à la porte, deux fois, doucement. Le vieil homme perçu comme tout le monde ici ce bruit et répondit après avoir amené son second coude sur la table et croisé les mains devant lui, tournant la tête en lançant agréablement.

« Entre Jordan. Tu tombes à pic. » Souriant en coin à ses mots et laissant loisir au concerné de s'inviter, il revenait à Jian avec un air quelque peu amusé. « Nous n'avons pas l'habitude de toquer entre nous, mais c'est tout à son honneur d'observer cette politesse. Ecoute... »

Il porta momentanément le regard à Pamela qui, elle, avait fini de disposer les tartines beurrées sur une seconde assiette et venait les apporter à table, le sourire aux lèvres. Autant dire qu'elle paraissait visiblement apprécier cette responsabilité de nourrir tout ce petit monde et se calant aux cotés d'une chaise vide, posa les assiettes sur la table devant elle. Ceci fait elle prit un couteau installé en bord de l'omelette et commença à la trancher telle une tartelette, en parts quasi-égales.

« Je ne vais pas te juger et ici, de la même façon que je l'ai dis à Jordan qui entre - installe-toi donc avec nous. » Coupait le vieux Nelson à destination de Jordan une fois qu'il serait entré en parallèle, marquant un même geste poli et amical de la main en désignant la chaise à coté de Ricky. « Quoi que tu ais été, quoi que tu ais fait, ici ça ne compte pas. Tout ce qui compte est ce que tu fais aujourd'hui et moi, je me contenterais de jouer mon rôle. Mais avant tout, il semble que tu ais omis de te présenter, à moins que le surnom donné par Ricky ici-présent ne te convienne, ce dont j'avoue douter. »

A cette réflexion ironique, le jeune cow-boy esquissa un étiré sourire en coin en faisant un clin d'oeil taquin à Jian.

Jordan Getz

Anonymous
Invité
Mer 7 Oct - 5:40
J’entendis Nelson me dire d'entrer, il avait l'air... amusé. J'ouvrais la porte de la cuisine tout en découvrant ce petit monde, Pamela était là, elle préparait le petit déjeuner, elle avait fini quasiment, une omelette, des tartines et une tartelette prônaient sur la table, pour le plaisir de mon estomac. Nelson était assis, un livre juste à côté des ses coudes posés sur la table, il avait l'air détendu, Ricky était là aussi, je ne l'avais croisé que brièvement mais je me rappelais de lui, et puis il y avait le dernier, un inconnu. Asiatique, certainement chinois, il n'était pas assez pâle pour être japonais, et pas assez bronzé pour venir des autres pays d'Asie tel que le Viet-Nam, la Thaïlande ou autres. Ce qui me frappa dans un premier temps chez lui c'était son âge, il avait l'air encore plus jeune que moi, bon, c'est vrai que les asiatiques faisaient toujours jeunes, mais quand même, là, c'était un gamin. Fait étrange, sa tenue, même si j'étais arrivé ici avec des vêtements en lambeaux, c'était toujours des vêtements de tout les jours, pas un pyjama rayé des Dalton.

Nelson continuait de parler à l'asiatique, pour ne pas le couper ou le déranger, j'esquissais un sourire à chaque personne présente dans la cuisine tout en inclinant légèrement la tête vers eux. Seule Pamela était debout, elle coupait en morceaux les bons petits plats qu'elle avait certainement préparé, qui d'autre d'ailleurs ? Elle arborait un grand sourire, ça ne faisait qu'accroître son charme angélique. Je m'approchais de la table, et suite à la demande de Nelson et juste après avoir vu son signe de la main qui m'incitais à m'installer aux côtés de Ricky . Nelson continuait toujours de parler, et de ce qu'il m'avait dit. En effet, il m'avait ressorti le même discours, sur le fait que le passé était le passé et que personne n'en tiendrai compte ici, et que tout ce comptait n'était uniquement ce qu'on ferait dans les jours présents. A ces mots je hochais silencieusement la tête.

Nelson faisait son discours, et en même temps, je regardais l'asiatique. Un pyjama des Dalton. A moins que ce n'était l'uniforme des Dalton ? Qui aurait un pyjama comme ça en y repensant ? Je me souvenais qu'au Japon ils avaient des uniformes comme ça, ce devait être la même chose dans les pays d'Asie. Oui, c'était un taulard. Seulement, qu'est-ce qu'il avait fait ? A cette pensée, mes cheveux sur ma nuque se hérissaient. J'en avais connu des anciens taulards, pour tout et n'importe quoi, mais là j'étais seul, Stan n'était plus là. Après, en y repensant, il était jeune, trop jeune. Tout en me questionnant sur ce qu'il avait pu faire, j'espérais au fond, que ce n'était qu'une connerie. Déjà qu'un fermier me faisait assez flipper comme ça, si en plus je devais surveiller tout le monde et avoir peur de tout le monde, ce ne serait pas vivable.

Il n'avait pas donné son nom ? Tiens. Ricky lui avait dit un surnom ? J'étais sûr que c'était une connerie dans le genre " Chin-Chong " ou un truc comme ça. Ricky arborait un grand sourire d'ailleurs, je suis sûr que c'était une bonne connerie. Mais je ne pouvais pas penser à ça tant que je ne savais pas ce qu'il avait fait pour avoir un uniforme rayé.

Jian Wei

Anonymous
Invité
Mer 7 Oct - 20:14
Le Chinois écouta attentivement Nelson, captivé par l’oraison de ce vieil homme qui avait certainement la sagesse pour lui là où le jeune Jian n’avait que la fougue et l’idiotie de la jeunesse, cette même fougue imbécile qui l’avait conduite en prison. Les paroles de Nelson lui parurent rudes à entendre mais elles étaient certainement porteuses de vérité… Après tout cet homme avait certainement passé plus de temps à étudier le livre des chrétiens que lui, très récemment convertit et au visage encore parsemé des ingratitudes cutanées de son jeune corps (enfin, avant son sommeil dirons-nous).
Néanmoins, il prit ce discours comme une invitation à échanger sur la théologie et répondit au vieil homme avec un grand sérieux.

- A vrai dire, c’est ce que je me suis dit aussi, avec peut-être moins de dureté envers moi-même mais vous avez certainement raison. M’appliquer à vivre ma vie de la meilleure manière qui soit est devenu mon objectif… Mais ce sera difficile vu les épreuves qui m’attendent…
Dit-il tout de même en laissant transparaître une once de désespoir, bien vite relevée par les conclusions auxquelles il était arrivé et qu’il allait maintenant exposer.
- Mais je ne perds pas espoir… Je ne connais pas encore bien la bible mais si dieu m’a ramené des morts, j’ai peine à croire que c’était par hasard. Dans ces temps maudits, ça peut-être une bénédiction comme une malédiction, je pense que seul l’avenir me le dira. Mais une chose est sûre c’est que je n’ai pas fini d’expier mes fautes, mais qu’en étant ici j’ai une chance inouïe d’avoir l’opportunité d’y parvenir.
Dit-il avec un sourire plein d’espoir contrastant certainement avec la morbide résignation qui avait dut s’emparer de la plupart des êtres encore vivants.

Quelques coups se firent entendre sur la porte à cet instant et presque par réflexe de politesse, Jian se leva et salua le nouveau venu d’un humble sourire et avec un salut de la tête avant de se rasseoir uniquement après qu’il ait lui-même prit place.
Quand l’appétissante omelette arriva finalement sur la table, il attendit patiemment son tour non sans sentir quelque salive commencer à circuler à l’intérieur de sa bouche, lui qui n’avait pas goûté autre chose que de la nourriture de prison depuis maintenant un an et demi.
Par politesse également, Jian n’entama pas l’omelette avant les autres et remercia Pamela avec un sourire et une inclinaison de la tête, comme à son habitude. Le paragraphe suivant de Nelson lui fit afficher un timide sourire au coin de ses lèvres et il le remercia par un regard reconnaissant pour les mots rassurants qu’il venait d’avoir. Immédiatement d’après, il leva les yeux au ciel, à la fois gêné et amusé de son propre oubli et s’empressa de corriger l’erreur qu’il avait commise en ne donnant pas son nom.

- Milles excuse, je devais avoir la tête ailleurs… Je m’appelle Wei Jian. Ou Jian Wei si vous préférez, nous autres chinois nous avons l’habitude de nous présenter d’abord par notre nom de famille et ensuite seulement notre prénom. C’est une habitude qui a la vie dure, mes excuses si cela vous a confus.
Dit-il une fois de plus en inclinant sa tête en une respectueuse salutation, presque par réflexe.

Quand il en aurait l’autorisation, le jeune asiatique entamerait son omelette avec retenue, de manière à ne pas effrayer ses hôtes avec son appétit vorace d’ex-zombie. Cependant même son appétit ne parvînt pas à le distraire du regard que lui glissait Jordan. Même en faisant dans un premier temps attention à ignorer ce regard, il se fit bien vite beaucoup trop insistant pour qu’il puisse l’ignorer plus longtemps. Avec une intonation très bienveillante, il s’adressa à lui.

- Excusez-moi monsieur Jordan, mais est-ce que tout va bien ?
Qu’il réponde ou pas, ou même qu’il évite d’aborder le problème, la raison de ce malaise serait bien vite évidente à Jian dès qu’il regarderait n’importe quelle partie de son corps couverte de rayures.
- C’est à cause de mon uniforme n’est-ce pas ? Eh bien, bien que mon déshonneur soi grand de l’avoue, j’étais en prison avant que tout ça arrive.
Son intonation de voix s’était d’un coup faite plus mélancolique, reflétant son état d’esprit véritable à propos de cette expérience passée. Il s’empressa néanmoins d’achever sa phrase pour rassurer ses interlocuteurs.
- Mais ne vous inquiétez pas, vous ne courrez strictement aucun danger avec moi, je n’ai pas l’intention de répéter aujourd’hui les erreurs de mon passé.
Dit-il plein d’espoir.

Nelson Wallace

Anonymous
Invité
Mar 13 Oct - 20:11
Pamela lève la tête à l'entrée de Jordan, lui rendant bien vite son sourire de bonjour, bien qu'elle le fasse d'une manière discrète, timide et par la même rapide, avant de terminer le découpage de son omelette. Entreprenant ensuite de se mettre à servir chaque convive, qu'ils puissent se restaurer avant que le met ne refroidisse complètement, écoutant ce qui se dit sans en avoir l'air. Une fois que la dernière assiette disposée sur la table reçoit une part de l'omelette, Pamela retourne à ses fourneaux.
Déposant au passage le plat, dans lequel il reste de l'omelette près du feu, comme si elle s'attendait à voir arriver d'autres personnes et que par ce geste, elle veut leur garder des parts au chaud le plus longtemps possible. Elle attrape par la suite une antique bouilloire qu'elle remplit d'eau avant de la poser sur un des feux qu'elle s'empresse d'allumer, laissant l'eau chauffer.

Pendant ce temps là, Nelson s'était contenté de hocher la tête à plusieurs reprises aux paroles de Jian, croisant ses imposantes mains l'une dans l'autre, il ne manquait pas de voir le regard que glisse Jordan sur le jeune asiatique. Laissant faire les choses, du moins pour le moment avec l'attitude du patriarche de famille qui regarde évoluer ses enfants et petits-enfants d'un oeil bienveillant, et néanmoins ferme. Quant à Ricky, il n'a attendu personne pour commencer à piocher des petites bouchées de l'omelette aux dés de jambon dans son assiette, montrant ainsi qu'il a sérieusement faim sans vouloir se ruer sur la nourriture pour autant, se contentant d'écouter les deux autres jeunes avec assez peu d'intérêt en réalité.

Les cinq présents n'auront que deux ou trois minutes à attendre avant de voir la porte d'entrée s'ouvrir de nouveau.

Johann, suite à ton réveil, tu auras passé quelques heures en compagnie d'Ana, l'aidant entre autre dans la grange à nettoyer le petit poulailler. Puis la brune quadragénaire t'annonce qu'il est temps pour vous deux de retourner dans la maison, rangeant les différents outils, elle termine en t'entraînant à sa suite.

Arrivé devant la porte d'entrée menant à la cuisine, elle l'ouvre et te fait signe de passer devant. La pièce est telle que tu l'as vue un peu plus tôt à la différence près que quatre hommes s'y trouve attablés ainsi que Pamela la blondinette qui elle est devant ses fourneaux. L'homme à la barbe fournie te détaille avant de décroiser ses mains, t'invitant d'un mouvement de main à approcher avant de fixer un point derrière toi au-delà de la porte qu'Ana est en train de fermer.

Levant une main dans un geste de salut plutôt jovial, elle entra puis se décala légèrement sur la droite pour désigner le camionneur du Michigan d’un geste du bras gauche.

« Bonjour tout le monde. » commença-t-elle avant de s’éclaircir légèrement la gorge. « Je vous présente Johann, lui aussi revenu d’on-ne-sait-où. » Lentement, elle tourna la tête pour capter l’attention du concerné avant de reprendre.

« Johann, je te présente Nelson. » t’informa-t-elle en te désignant le colossal vieil homme à la barbe fournie installée à table. « Bon appétit, au fait. »

A peine eut-elle terminé que la porte opposée, donnant sur le salon, s'ouvrit en trombe et fit apparaître un autre jeune homme, cheveux blonds bouclés et habillé d'une chemise et d'un jean simpliste, qui cibla rapidement Nelson du regard avant de lancer sans même prendre la peine de saluer qui que ce soit : « Ça a recommencé. »

Nelson mit un instant seulement à porter le regard, scruter et écouter avant de poser ses deux mains à plat sur la table, puis de se hisser pour se mettre debout, dévoilant son imposante stature. Il prit son évangile sur la table, la contourna pour poser les saintes écritures sur un meuble, à l'abri de possibles accidents de nourriture et se dirigea sans tarder vers la porte du salon, suivi de près par Ricky qui posa son couvert dans la seconde et se leva en faisant crisser sa chaise. Portant le regard vers Ana, Nelson se stoppa alors qu'il commençait déjà à pousser la porte de la main.

« Ana, je te laisse faire les présentations et si je ne suis pas de retour d'ici dix minutes, tu sais quoi leur dire. Faire leur un topo de la situation et... explique-leur tout ce qu'ils souhaitent savoir. »

Il ne dit rien de plus et sortit de la cuisine, accompagné du jeune cow-boy qui laissa la porte se rabattre d'elle-même, pour aller sans doute régler quelque chose d'urgent et d'important. La voix de Pamela se fait entendre juste derrière, celle-ci s'approchant de la table avec une mine soudainement inquiète, mais cherchant à détourner l'attention des personnes présentes.

« A-Ana, tu p-peux p-prendre m-ma c-chaise et t-toi... » Indiquant Johann d'un signe de main. « C-celle de-de N-Nelson. »

La bouilloire que Pamela a posé sur le feu quelques minutes auparavant se met à émettre un léger sifflement, signe que l'eau est à la bonne température et prête à servir. La jeune blondinette y retourna pour la sortir de sur le feu avant de faire un nouvel effort pour s'exprimer.

« Cho-chocolat ou-ou c-café-é ? »

Jordan Getz

Anonymous
Invité
Mar 13 Oct - 21:29
Je n'avais pas été assez discret ? Pourtant j'épiais tout et n'importe quoi depuis des années, j'étais excellent pour voir sans être vu, que c'était-il passé ? Même en étant fatigué, ça ne devait pas arriver... Qu'est-ce qui m'arrivait ?

Quoi qu'il en soit, j'avais été surpris en train de regarder ce chinois. Peut être que c'était parce que j'étais étonné d'avoir été pris la main dans le sac que je ne répondais pas, ou bien tout simplement parce que j'avais eu ma réponse, il avait bel et bien un uniforme. De prisonnier. Il ne me restait plus qu'à savoir ce qu'il avait fait pour mériter ces vêtements. Certainement quelque chose d'assez important pour en être paré, mais aussi quelque chose d'assez futile pour que quelqu'un comme Nelson le laisse rentrer dans sa ferme. Certainement pas un meurtrier ni un violeur. Quoi que. Il aurait certainement menti à Nelson si c'était le cas. Prudence est mère de sûreté me répétait Stan sans cesse.

Ricky avait attaqué son assiette. Malgré la faim qui se faisait sentir, je préférais attendre d'être le dernier à entamer mon plat. La question du chinois resterait sans réponse, d'une part du fait que je n'avais aucune envie de lui répondre, et certainement aucun intérêt, je savais le minimum de ce dont j'avais besoin à son sujet, le reste, je le saurai en demandant à quelqu'un d'autre, certainement Ricky ou Nelson. La seconde raison pour laquelle je n'avais pas répondu, était que la porte d'entrée s'ouvrit sur deux personnes.

Une paire de vieux. Enfin, quand je dis vieux, je me comprends, l'âge de Stan, mais certainement pas aussi vieux que Nelson. La quarantaine sans doute. Une brune et un roux. Un inconnu que Nelson invita à se joindre à nous, Johann, arrivé comme nous apparemment. J'ai l'impression que ce ne serait pas fini. Avant même de pouvoir y penser, la porte qui venait tout juste d'être fermée par la brune s'ouvrit à nouveau, violemment cette fois sur un jeune homme, un blond. Apparemment ça avait recommencé. Quoi ? Aucune idée, certainement une merde. Pour changer tiens.

Nelson attendait, il réfléchissait, comme à son habitude, pas longtemps en tout cas, il se leva et posa son livre sur un meuble en face de sa place tout juste laissée à l'abandon. Il sortit accompagné de Ricky. Juste avant de partir, Nelson disait à la femme de tout nous expliquer une fois le délai de la dizaine de minutes dépassé. Ana. Elle s'appelait Ana. Ils étaient partis. A part Pamela, il n'y avait que des inconnus dans cette pièce, et un qui ne m'inspirait aucune confiance. Pamela. La gentillesse incarnée, elle prenait soin de nous et s'occuper de préparer tout, toute seule. Elle alla même à donner sa place à Ana alors que celle de Ricky était libre. Un ange cette fille. Si je regardais encore ses yeux, je m'y noierai, c'était sûr. Elle proposa du chocolat ou du café, sans que je m'en rende compte, je souriais. Je devais avoir un air benné sans aucun doute, je restais d'ailleurs silencieux, attendant la réponse des autres personnes autour de la table, et d'ailleurs non, je ne voulais rien, juste des réponses. J'attendais, et ne répondrai que si elle me posait la question directement.

Jian Wei

Anonymous
Invité
Mar 13 Oct - 23:34
Espérant naïvement avoir brisé la glace, Jian attendit une réponse de la part de Jordan pendant plusieurs secondes en affichant un sourire un peu maladroit… Dans sa culture, quand on sourit, c’est soit en famille, soit qu’on se moque de quelqu’un… Tout l’inverse des occidentaux qui avaient souvent les zygomatiques en action et pour cette raison le jeune Chinois avait plus l’air d’une andouille que quelqu’un de bienveillant quand il essayait de l’être.

Après un bref instant de silence, un peu de rouge vînt aux joues de l’apprenti bagnard qui rebaissa ses yeux en direction de son assiette et essaya de faire de son mieux pour ne pas paraître affecté par la scène bizarre qui venait de se jouer.
Malheureusement pour son estomac, l’omelette allait cependant devoir attendre quelques instants de plus en raison de l’arrivée d’une nouvelle personne. Par réflexe policé, Jian se leva et salua respectueusement le nouvel arrivant. Pour la suite cependant, il n’allait pas offrir de chaise puisqu’il n’était pas chez lui et offrir son omelette aurait été ridicule, il resterait donc debout quelques instants avant de se rasseoir, de plus en plus conscient que ses manières de faire purement confucianistes ne tarderaient pas à mettre tout le monde mal à l’aise s’il continuait dans cette voie.

C’était à la fois tragique et honteux pour lui : le garçon débordait réellement d’envie de bien faire mais sa maladresse était si grande que lui-même se surpris à rougir un peu plus de honte en repensant à sa propre réaction. Il essaya donc de se faire plus discret pendant que leurs hôtes discutaient entre eux avant de soudainement s’envoler. La curiosité tiquait le jeune asiatique mais il était pour lui hors de question de leur demander ce qui ne se passait : ça le regardait surement pas et puis il en avait bien assez fait comme ça pour se montrer intéressant.

D’une manière comme une autre de repasser à autre chose, la jeune demoiselle dont le nom lui avait échappé leur proposait maintenant une boisson chaude pour accompagner et ses yeux s’illuminèrent quand elle parla de chocolat. Attendant que tous les autres ait passé leur commande, le jeune asiatique demanda très poliment et avec son habituelle inclinaison de tête.

- J’aimerais bien un chocolat, si ça ne vous dérange pas. Merci beaucoup madame.

Johann Libert

Anonymous
Invité
Mer 14 Oct - 0:40
Je me sentais mieux. Enfin, je veux dire, par rapport à l’heure d’avant que je venais de passer entre le dehors et la cuisine où j’avais réussi à avaler la moitié d’un sandwich, offert par Ana, avant que mon estomac ne se rebiffe ; j’en étais au point d’avoir tellement faim que je ne pouvais plus manger que par bribes, mais ça reviendrait. Rien d’inquiétant. Même ce peu suffisait à me remonter en bloc.

Auparavant, pendant que j’accompagnais Ana à la grange, quoique je la soupçonne de m’avoir demandé de l’aider plus pour me changer les idées ou pour une autre raison concrète que pour mon aide réelle qui, il faut l'avouer, n'était pas encore des plus efficaces, j’avais fait le point mentalement. Premièrement, j’étais vivant, c’était indéniable et les courbatures de mon corps me le rappelaient à chaque mouvement. Deuxièmement, comme j’avais juré croire aux miracles si elle me dégotait du café, il fallait que je commence à croire au fait d'avoir été mort. Si si, j'allais vraiment y croire. Blague à part, je préférais surtout ne plus y penser - du tout. Troisièmement, mon mal de crâne avait décidé d'aller voir ailleurs un moment, ne laissant qu'une arrière garde discrète et supportable. Je supposais que l'air frais n'y était pas pour rien. Enfin, je n’empestais plus à dix pas grâce aux rechanges qu’elle m’avait dégotés et dans lesquels je flottais. Heureusement que j’avais ma ceinture pour empêcher le pantalon de me tomber sur les chevilles, ou pas loin ; c’était sûr, le fameux Nelson et moi on n’avait pas exactement la même carrure ; j'espérais vraiment que mes habits seraient récupérable. J’avais juste gardé mon blouson en cuir, histoire de ne pas geler dehors, faut pas déconner. Pendant le trajet maison – grange et retour, j’avais eu tout loisir de (re)découvrir mon environnement direct tout en échangeant quelques paroles sans conséquences avec Ana avant qu'elle ne m'invite à passer la porte de la cuisine une seconde fois depuis mon réveil.

***

En entrant dans la pièce, je ne pus que constater qu’il y avait foule par rapport à tout à l’heure. Le premier qui attira mon regard et que je cataloguais automatiquement comme devant être le chef de la maisonnée avant même qu’Ana me le confirme fût le fameux Nelson. Je ne l’imaginais pas ainsi, mais je ne fus pas surpris pour autant ; il paraissait dégager une sorte d’aura naturelle d’autorité et de sérénité rassurante assez impressionnante. Avant même que je n’ouvre la bouche pour articuler un salut de circonstance, la porte du salon s’ouvrit à la volée pour laisser passer un type qui m’était inconnu et qui balança ce qui devait être un truc important. Je n’eus que le temps d’entre apercevoir le jeune cow-boy quittant sa place en laissant son assiette en l’état et qui, donc, devait faire partie de la maison également au vu de sa réaction. Je laissais les choses se calmer d’elles-mêmes en en profitant pour porter mon attention sur les deux hommes restants à table – des gamins, quasi. Chose surprenante, celui à la tête d’asiatique s’était levé à notre arrivée, allez savoir pourquoi cet excès de politesse ; encore plus surprenant, sa tenue ressemblait, de ce qu’en j’en savais, à une tenue de bagne. Ou à un déguisement d’Haloween. Quant à l’autre… Bah, rien de spécial à priori. Une fois la porte refermée, Pamela m’offrît de prendre place. Elle semblait plus inquiète qu’elle n’aurait sans doute voulut le montrer. Je la remerciai et alla donc m’installer sur la chaise auparavant occupée par le patriarche des lieux, profitant d'ôter ma veste et la poser sur le dossier.

- Merci Pamela, café volontiers. Et bonjour aux autres.

Ce faisant, j’avais enfin l’occasion d’observer plus attentivement mes nouveaux compagnons qui, si mes capacités de déductions n’étaient pas complétement bousillées, étaient donc dans les mêmes conditions que moi, fraîchement arrivés. Si l’attitude de l’asiatique était trop étrange pour moi, il donnait juste l’impression de vouloir se faire oublier – oublier de quoi ? l’autre, en face, avait les yeux rivés sur Pamela, à tel point que c’en était comique et je ne résistais pas au sourire amusé qui vint s’imposer tout seul à mes lèvres. Au bout de quelques secondes et au risque de briser les pensées de notre doux rêveur concernant Pamela, je me risquai à prendre l'initiative en m'adressant d’abord à Ana, avant de m'en prendre plus spécifiquement aux deux jeunes hommes.

- Alors comme ça, on est arrivés les trois dernièrement dans vos pattes ? Et donc, j'ai affaire à ..?

Nous avions dix minutes à meubler, autant les passer à faire connaissance.
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