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[Ferme Wallace] La Cuisine - 29/01/35
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Ana Stanford

Anonymous
Invité
Mer 14 Oct - 22:29
Après être entrée dans la cuisine accompagnée de Johann, la prénommée Ana ne tarda pas à s’installer à table, rendant un salut poli d’un signe de la main ou d’une légère inclination de la tête aux deux autres ressuscités dont elle n’avait pas eu le temps de faire la connaissance, ne pouvant se fier qu’aux explications de Nelson à ce propos, surtout à propos de Jordan, revenu un peu plus tôt que ses deux autres. elle eut cependant un regard intrigué face au comportement de l’asiatique qui s’était levé à leur entrée, lui adressant un discret signe de main l’invitant à se rasseoir, au moment-même où Clark faisait irruption dans la cuisine et requérait l’attention et la présence du vieux fermier

Après quoi la quadragénaire ne manqua pas d’acquiescer aux instructions de Nelson, le visage grave et concerné par l’urgence de la situation, avant de le regarder s’échapper en compagnie de Clark et de Ricky, puis reporta son attention vers Pamela qui se proposait de faire le service en café ou chocolat à ceux qui le désiraient.

“Un café pour moi Pamela, je te remercie,” répondit-elle plus d’un ton aimable, agrémenté d’un mince sourire à l’attention de la frêle blondinette, avant d’en revenir aux différents ressuscités présents autour de la table, scrutant leurs visages un à un.

Bien rapidement, une fois que chacun eut fini d’exprimer son souhait de boisson, la jeune Pamela s’empressa de remplir puis servir quelques tasses au contenu fumant, dégageant selon le récipiendaire, une agréable odeur de cacao ou de caféine aux narines de chacun, à l’exception de Jordan qui n’avait pas répondu à sa proposition ; en conséquence de quoi, la jeune femme réitéra sa demande avec un mince sourire empreint d’une timidité toujours plus flagrante.

“Jo-Jordan ? Tu-tu-tu ne ve-veux rien boi-boire ?” demanda-t-elle à l’intéressé, sans chercher à le brusquer.

Parallèlement à cela, Ana délaissa Pamela de son attention pour se tourner vers Johann alors que celui-ci semblé manifestement le plus enclin à prendre la parole, à moins qu’il ne soit le plus pressé à obtenir des réponses. La vétérinaire ne put que confirmer d’un hochement de la tête à la première de ses questions avant d’approfondir sa réponse verbalement.

“En effet. Jordan est arrivé ici il y a deux jours de ça…” Elle désigna l’asiatique d’un geste du menton. “...notre ami d’Extrême-Orient a été ramassé hier soir dans un autre coin de la prairie ; et toi, tu es le dernier arrivé parmi nous,” répondit-elle d’un ton neutre, légèrement sec, à Johann avant de finalement s’emparer de sa tasse de café à deux mains, soufflant à la surface du liquide brûlant.

“Quant aux présentations et autres politesses d’usages, je laisse la parole à chacun d’entre vous, en attendant que Nelson ne revienne pour répondre à vos interrogations,” confia-t-elle avant de boire une première gorgée de sa tasse de café du bout des lèvres.

Entre-temps, Pamela avait pris soin de servir une part d’omelette aux deux derniers arrivés en ces lieux, agrémentées de quelques tartines de pain de mie beurrées supplémentaires. Pour l’instant, l’ambiance des lieux restait somme toute plutôt détendue, bien que l’incompréhension et les angoisses des uns ou des autres se laissaient légèrement ressentir dans la pièce.

Jordan Getz

Anonymous
Invité
Jeu 15 Oct - 17:26
" Non merci Pamela, c'est gentil. "

Je répondais simplement à Pamela, alors qu'un léger sourire se dessinait sur mes lèvres. Je n'avais envie de rien boire pour l'instant, mais je souhaitais surtout des réponses, et le cerveau fonctionne bien mieux le ventre vide. J'étais fatigué, mais assez bien dans ma peau pour pouvoir jeûner le temps du retour de Ricky et Nelson. Ana n'avait rien à voir avec Pamela. Pas par rapport à l'âge ou bien à sa chevelure, mais dans son attitude. Pamela était douce et attentionnée, Ana quant à elle, laissait paraître une certaine exaspération lorsqu'elle parlait. Enfin, j’espérais que ce n'était qu'une impression. J'étais donc le premier arrivé. J'avais l'impression d'être dans un salon de thé. Un chinois tout content, un roux qui voulait taper la causette... Y avait que moi qui savait que le monde était tombé au profit des morts ? C'était hilarant.


On avait qu'à attendre Nelson, enfin, s'il revenait. Il y avait d'autres types comme nous qui venaient d'arriver ? Ou bien des morts qui gambadaient dans le pré ? Enfin, si tout le monde arrivait dans sa ferme dans le même état que moi, je pense qu'il ne devrait pas trop avoir des problèmes. Surtout s'il les réveillait tous avec un fusil sur la tronche. Enfin. J'étais sans doute le seul avec les idées claires ici. Je préférais me tromper. Et surtout, je voulais savoir ce qu'avait fait ce chinois pour pouvoir se retrouver en taule alors qu'il devait avoir mon âge. J'avais été le premier à répondre pour faire " les présentations et autres politesses d'usage ". On aurait dit une réunion des alcooliques anonymes des vieux films, manquait plus que le coussin de parole.

" Getz. Jordan Getz. Je me suis fait mordre en été près d'El Paso après que des militaires nous aient massacrés, mon groupe et moi, j'étais le seul survivant, enfin, avant de me faire bouffer. "

C'était assez pour l'instant. S'ils avaient des questions, ce qui m'étonnerait franchement, j'y répondrai, mais je préférais rester le plus simple possible, les détails sont inutiles, et puis franchement, je n'avais aucune envie d'étaler ma vie autour de cette table, avec des gens dont je ne savais rien du tout, et dont je me méfiais. Ils avaient tous l'air détendus. Personnellement, le dernier truc donc je me souvenais avant de m'être fait mordre ne me donnait pas envie de me détendre, bien au contraire. J'avais sans doute plombé l'ambiance, et pour être honnête, c'était pas plus mal. Il fallait voir les choses en face, les morts se relevaient, les vivants se descendaient. J'avais senti le souffle froide de la mort sur ma nuque, je pense avoir assez de raisons pour ne pas vouloir blablater avec de parfaits inconnus ici. Enfin bon. Ils avaient peut être connus un destin tragique eux aussi ? Qui sait.

Jian Wei

Anonymous
Invité
Jeu 15 Oct - 20:33
Une fois encore, la dégustation de l’omelette fut remise à plus tard puisque tout le monde dans la cuisine s’agitait et que tout le monde n’était pas à table. Hors puisque il était éminemment malpoli de commencer à manger avant que tout le monde soit prêt, et ce dans quelque culture que ce soit, le jeune asiatique ne prit pas le risque de froisser qui que ce soit et quitte à ce que l’omelette refroidisse, il attendrait que la charmante cuisinière ne prenne place autour de la table avant de manger lui-même.

De sa position d’observateur totalement extérieur, il regarda les gens autour de lui s’activer sans véritablement comprendre pourquoi ni ce qui se passait maintenant même s’il n’était pas nécessaire d’avoir u diplôme pour se rendre compte que ça devait être suffisamment sérieux si cela devait alerter toutes les personnes résident dans la maison. L’idée de proposer son aide traversa l’esprit de Jian, mais il se ravisa en se disant qu’il n’était que nouveau ici et que l’épisode de la coupe du bois avait mis au clair les choses : si on voulait de son aide, on lui demanderait.

A défaut, Jian se contenta donc de n pas se poser de questions et débuta le repas en même temps que les personnes autour de lui. Une première bouchée de l’omelette fut comme une panacée pour lui qui n’avait rien mangé de bon depuis un long moment. Onctueuse et légèrement baveuse sans pour autant ne pas être assez cuite, elle était à ses yeux absolument parfaite ! L’idéal pour commencer une journée. Quant au chocolat, inutile de dire que son palais de taulard le considéra comme un nectar divin. On dit que quand on sort de taule, s’empiffrer est la première chose qu’on fait… Avec ce petit repas plus aucun doute aux yeux de Jian que c’était ce qu’il aurait fait s’il était sorti de prison un jour sans que le monde ne se soit effondré sur lui-même.

Quand la remarque sur les qualificatifs vînt, Jian sourit légèrement et se permis un trait d’humour.

- Merci, je préfère ce surnom à Ping-pong…
Dit-il en souriant largement avant de continuer l’omelette dont il apprécia chaque bouchée… Jusqu’à ce que le dénommé Jordan ne vienne plomber l’ambiance à propos des circonstances qui l’avaient amené à "s’endormir". Toute trace de sourire disparu alors du visage du jeune Chinois qui s’arrêta de manger. Après un bref moment de silence, Jian le brisa avec quelques mots honnêtes.
- Oh… Désolé d’entendre ça… Je… Je suis désolé pour votre perte…

Cette déclaration assombrit un peu plus ses pensées tandis qu’il repensait soudainement qu’il avait lui aussi des parents ici, peut-être étaient-ils morts, ou ils le cherchaient partout… Cette pensée lui noua l’estomac et il reposa sa fourchette dans son assiette, s’excusant aussitôt.
- Pardon… C’était très bon… Mais je n’ai plus faim, merci…
Comprenant que ça allait maintenant être à son tour de dire  ce qui lui était arrivé, l’estomac de Jian se noua de plus belle. Allait-il leur parler du plus grand déshonneur de sa vie ? Difficile de l’éviter… Mais au moins pouvait-il déformer la réalité suffisamment pour éviter de dire un mensonge sans avouer à personne d’autre la fin déshonorante qu’il aurait dû connaître.
- Je… Je ne m’en souviens plus très bien… C’est vrai. Je sais que je suis mort, j’étais à l’agonie. Je ne me souviens pas avoir été mordu mais ça a très bien pu arriver avant que je ne rende mon dernier souffle. Pour ce que j’en sais, j’ai été tué par mes semblables biens vivants et laissé pour mort.

C’était suffisamment proche de la réalité comme ça, ils devraient s’en contenter. Rien que de repenser à cet évènement traumatisant, la gorge de Jian se serrait et il surprit ses mains à être agitées de petits tremblements. Il les cacha vite sous la table. Essayant de changer de conversation, il trouva une question pleinement sincère à poser à son audience.
- Mais, je ne savais pas qu’être mordu est important. Ce "réveil" ne touche que les gens qui ont été mordus ?

Johann Libert

Anonymous
Invité
Jeu 15 Oct - 22:16
J’écoutais les diverses réponses à ma question tout en chipotant dans mon assiette du bout de ma fourchette, me forçant à manger entre deux gorgées minimales de café, fallait que je fasse gaffe à ne pas contrarier mon estomac pas encore très réveillé non plus. J’étais toujours étonné de découvrir ce que les gens ont tendance à rajouter à une question de base qui, en somme, ne demandait que leur nom. Et voilà qu’ils se sentaient obligés d’en rajouter. Leur nom m’aurait suffi, mais en apprendre direct un peu plus, c’était toujours bon à prendre. Surtout pour découvrir que, comme le relevait le chinois… J’abandonnais deux secondes l’omelette pour le regarder, il avait l’air bouleversé par ce qu’il lui était arrivé, rien qu’à le voir trembler comme une feuille. Ben tiens, qui serait pas touché par le fait de traverser une mort horrible, se sentir partir, et s’en sortir au beau milieu du trou du cul du monde civilisé ? Chez lui, c'est juste que ça jurait avec son air maniéré. Le chinois, donc, n’était pas aussi con qu’il en avait l’air de prime abord. Je repris lentement.

- J’ai aussi été mordu avant d’atterrir ici. Et aussi l'été passé. Mes derniers souvenirs avant ce matin c’était une grange quelque part à pas mal de miles d’ici, d’après ce qu’on m’a dit. Alors… semble que nous trois soyons dans le même cas, en tout cas. (toujours en fixant Jian) Et toi petit, ton nom, c’est quoi ? A moins que tu veuille que j'utilise ton surnom, je crois pas l’avoir entendu.

En attendant une réponse, je retournais à mon assiette et émiettais une tranche de pain dans l’omelette pour reprendre mon repas, parce que quel que soit notre situation maintenant, et vu la réaction de tout à l’heure, il se pourrait bien qu’il ait du grabuge d’ici peu. Ou pas. Quoiqu’il en soit, la priorité restait de me remettre en état le plus vite possible et ça ne pouvait se faire le ventre vide. Quant à Jordan, et bien… Il me semblait bien qu’il était revêche à l’idée de faire ami-ami, je pouvais pas lui en vouloir. Si il avait passé par ce que j’avais vécu ce matin et perdu tous ses proches juste avant, comment lui demander d’être à l’aise entouré d’inconnu, dans un lieu inconnu, dans une situation incroyable ? Je ne l’étais pas moi-même, mais mieux valait passer rapidement à autre chose, question de survie. Non, je pouvais pas lui en vouloir. Mais quand à le laisser se morfondre…

- Jordan. Tu peux regarder autre chose que Pamela, tu sais, elle va pas s’envoler j’pense.

Sans relever la tête, je souriais en coin.

Ana Stanford

Anonymous
Invité
Dim 18 Oct - 2:18
Et alors que chacun des trois ressuscités présents se laissaient aller à leurs présentations respectives, de tons et de manières propres à chacun, la jeune Pamela se servit elle-même une tasse de chocolat ainsi qu’une part d’omelette avant de s’installer à table, prenant garde à s’asseoir le plus à l’écart possible des trois inconnus. A la remarque que Johann adressa à Jordan, chacun aura pu remarquer les joues de la frêle blondinette rosir très légèrement, tandis que celle-ci plongeait son regard océan dans son assiette, visiblement gênée et soudainement concentrée sur le découpage à la fourchette de son omelette.

Pour sa part, Ana avait attentivement prêté oreille à vos présentations et résumés de vos derniers instants, ne portant finalement que peu d’intérêt au déjeuner disposé devant elle, triturant distraitement l’omelette de la pointe de sa fourchette. Son visage s’était paré de plusieurs émotions empathiques à vos histoires, s’accordant à vos propres émotions. Un visage balafré qui s’accordait finalement bien à la lourdeur ambiante des propos échangés, et surtout les souvenirs douloureux que ceux-ci portaient. Mais finalement, après avoir concédé un très bref sourire en coin amusé à la dernière remarquer de Johann, elle se décida à terminer ce qu’elle avait initié quelques instants plus tôt, en se présentant aussi à vous, qu’importe l’intérêt que vous puissiez chacun porter à celle-ci.

“Je m’appelle Ana Stanford, et je n’ai pour ma part, jamais été mordue, ni infectée, et ne suis jamais morte,” commença-t-elle avant d’avaler une gorgée de café, s’étonnant cependant de toujours ressentir le même sentiment d’être face à une évidente absurdité en disant cela.

“J’étais vétérinaire avant tout cela, bien qu’à ce jour, il ne reste plus guère d’animaux domestiques à soigner, à l’exception de ce brave Tobby. Même si je dois bien reconnaître que certains hommes sont devenus de vrais animaux, et encore, je trouve le comparatif insultant pour le règne animal. Je vivais à une trentaine de miles d’ici, avec un autre groupe, avant que des pillards ne nous attaquent, jusqu’à ce que ma fuite ne me conduise jusqu’ici.”

La quadragénaire marqua une longue pause, enfournant sans réel appétit une bouchée d’omelette qu’elle mâchonna distraitement, avant de poser ses prunelles azurées sur l’asiatique.

“Pour être toute à fait franche avec toi, et avec vous, je n’ai aucune idée quant à savoir si être infecté est une des conditions sine qua non de votre retour à la vie. Des précédents témoignages de tous ceux qui sont revenus à la vie avant vous ; tous avaient été mordus ou infectés d’une manière ou d’une autre avant leur trépas. L’hypothèse voudrait donc que oui, être infecté au moment du décès est nécessaire à la résurrection. Quant au pourquoi, au comment, à savoir s’il s’agit d’un processus biologique ou du résultat d’une intervention divine, je n’en sais rien. Personne ici ne le sait et chacun est libre de sa propre hypothèse, selon ses croyances ou ses principes.”

A nouveau, Ana marqua une nouvelle pause le temps de savourer une autre bouchée d’omelette, et vous de digérer les bribes d’informations qu’elle venait de vous délivrer. Après quoi, elle reprit de nouveau, d’un ton bien plus grave et sérieux, constatant surtout que ni Nelson, ni Clark ou Ricky ne daignaient revenir à table. Elle prit une profonde inspiration, semblant chercher ses mots durant plusieurs secondes.

“Cependant, nous avons pour principe commun de venir en aide, à la portée de nos moyens, aux personnes qui le souhaitent. Mais uniquement à court terme, le temps que chacun de vous puisse retrouver ses esprits et se remettre du malaise de la résurrection. Néanmoins, vous ne pourrez pas rester ici plus de quelques jours,” finit-elle par vous avouer en vous observant tour-à-tour, d’un ton ferme et définitif, paraissant probablement plus dure que ce qu’elle ne l’aurait souhaité. Elle tenait avant tout à voir quelles seraient vos réactions respectives à cette annonce avant de poursuivre voire même, le cas échéant, rassurer ou maîtriser celles-ci.

Jordan Getz

Anonymous
Invité
Dim 18 Oct - 3:32
Quel connard ce roux. C'est ce que j'ai pensé à cet instant là.

" On se sait jamais. "

J'avais dit ça en le regardant, tentant de trouver ses yeux malgré le fait qu'il cachait son visage, certainement pour cacher son sourire. Je souriais. Non pas parce que c'était drôle, mais parce que c'est ce que Stan aurait dit. L'ambiance était devenu morne à cause de moi, mais il souhaitait la rendre plus joyeuse, par une petite boutade. J'appréciais ça, en fait, il dégageait un truc. Ce n'était pas du charisme, enfin, c'était une atmosphère. Une... Aura ? Certainement. J'avais un bon pressentiment à son sujet. Il me faisait penser à Stan. Bien qu'ils se ressemblaient pas du tout, malgré leur âge et leur carrure, ils avaient autre chose en commun. Et c'est cette chose qui avait fait de Stan ce qu'il avait été. En fait, j'étais certain que je n'aurai pas été déçu de cet homme. C'était... Instinctif. Après tout, tout les animaux ont de l'instinct, et l'homme n'est rien d'autre qu'un rat sur deux pattes.

En pensant aux rats justement, ces saloperies qui bouffent les plus faibles de leur groupes, qui sont capables de dévorer leurs congénères encore vivants alors qu'ils n'ont même pas faim, cela me faisait comprendre que l'homme était tombé bien bas. Nous qui traitions ces animaux de nuisibles alors que certaines raclures étaient bien pires. Assez pires pour tuer un gosse comme ce chinois ? Enfin, je garde une réserve sur lui. Je ne sais pas ce qu'il a fait pour porter ce pyjama, et franchement, ça m'intrigue. Cette question me trottait dans la tête. Le pire, c'est qu'il avait l'air gentil, mais bon, les apparences sont parfois trompeuses.

Pamela s'était assise loin de nous, café en mains, joues rouges. Elle avait raison de se méfier, j'aurai fait la même chose à sa place. La vieille commença à faire comme nous, les présentations. Une humaine encore intacte, contrairement à nous à priori. Elle avait raison. Même les animaux étaient meilleurs que certains hommes ces temps-ci. J'aurai presque eu de la peine pour elle, mais non, pas d'empathie. J'avais vécu quasiment la même chose, mais je restais de marbre, à l'écouter. C'était une femme de sciences. Enfin, elle n'était pas du même bord que Nelson, ça ne faisait aucun doute. Sûrement parce que j'avais eu une mauvaise première impression vis à vis d'elle que je n'arrivais pas à avoir de peine. Pourtant, je savais que si ce chinois avait eu un destin tragique, j'allais avoir pitié de lui, je le savais. Qui sait pourquoi ? Peut être personne.

Très bien, nous étions donc des ressuscités, j'en étais enfin sûr. J'avais bel et bien senti le baiser de la Mort. Nous allions bientôt partir. Enfin, nous allions bientôt être mis dehors. Je comprenais. On tombait du ciel d'un seul coup. Bah... Cela devait bien arriver, je n'aurai pas pensé aussi tôt. Où devrai-je aller ? Aucune idée, et franchement, c'était le dernier de mes soucis. En fait, j'avais pas de soucis, rien à me poser comme question, j'avais tout perdu, nulle part où aller, rien à faire, personne à chercher. J'étais libre. Et seul, sans aucun but. " Pour celui qui n'a pas de destination, le chemin n'a pas d’importance. " Il fallait voir les choses du bon côté, j'avais tout perdu, mais le destin me donnait autre chose, une seconde chance. Une chance de prendre ma revanche sur la Faucheuse. Et j'allais la saisir. Mais avant, je devais goûter cette omelette, manger un minimum, surtout si je devais partir juste après. Je m'occupais d'en découper un morceau pour ensuite le mettre à ma bouche. Je pensais, Nelson ne m'avait pas rendu " mon " couteau. J'en aurai besoin si j'avais affaire à d'autres de ces saloperies. L'omelette était bonne. Juste après avoir terminé ma bouchée, je regardait Ana, et je lui disais d'un ton simple et calme tout en haussant légèrement les sourcils :

" Ok. "

Johann Libert

Anonymous
Invité
Dim 18 Oct - 13:46
Je fini par abdiquer face à mon omelette et reposait ma fourchette dans l’assiette. C’était du gâchis, surtout vu l’époque, mais me forcer plus ne ferait que me rendre malade, je le savais. Je pris ma tasse de café à deux mains et m’adossais au dossier de la chaise, silencieux, laissant parler Ana qui, en l’absence prolongée du chef de la maisonnée, semblait s’être décidée à nous mettre au parfum ; une part de ce qu’elle disait, je le savais déjà grâce à elle plus tôt dans la matinée. Le reste ne m’étonna pas outre mesure, ça me semblait même très logique.  J’éludais mentalement la partie « Vous êtes revenu d’entre les morts » qui paraissait si c’est possible encore moins crédible posée ainsi à plat, au calme ; je n’étais pas assez scientifique pour y réfléchir dans ce sens-là et si, certes, je croyais en Dieu, le coup du miracle c’était quand même toujours trop gros à avaler – et franchement, j’avais rien fait pour et me sentais pas d’être dans les faveurs du tout puissant. Ce qui m’intéressait vraiment sur le moment, c’était la partie « On ne pourra pas vous garder ». Ca, c’était pratique, cohérent, et clair. J’étais calme, artificiellement détendu, comme on peut l’être après un choc émotionnel d’importance ; le genre de calme qui vous laisse ko physiquement mais les idées claires, très claires, et vous laisse l’impression bizarre d’être en retrait de tout ce qui se passe autour de vous et pas directement concerné. J’avais déjà connu ça, sans avoir envie de me souvenir des conditions dans lesquelles c’était arrivé la dernière fois. La prochaine étape, je le savais, viendrait m’assommer de fatigue, d’un coup et sans prévenir ; ça allait me tomber dessus dès que je me relâcherais complétement et j’espérais pouvoir repousser ce moment autant que possible, histoire de ne pas être HS trop rapidement. Du coup, je restais concentré et écoutais attentivement tout en observant Jordan du coin de l’œil ; je ne manquais pas de remarquer qu’il n’avait pas l’air d’avoir goûté à ma remarque et ne répondis rien à son commentaire. Pamela le ferait si elle avait envie. Je ne lui laissais pas voir d'ailleurs que je m'intéressais encore à lui, quand je m’étais redressé, mon léger sourire avait disparu pour un air neutre et pensif bien plus à propos et plus réaliste quand à mon état d’esprit actuel.
Jordan, d’ailleurs, offrit une réponse plus que laconique à la fin du petit exposé succinct de la brune ; définitivement, c’était pas un bavard. Est-ce qu'il s'en fichait, ou c'était juste qu'il était encore sous le choc sans pouvoir réaliser ? L’asiatique ne l’avait pas encore ouverte et, j’avoue, je me moquais bien de leur avis à tous les deux et de leurs projets d’avenir, si tant est qu’ils en aient à l’heure actuelle. Je n’avais pas l’intention de jouer au baby sitter non plus, si je pouvais l’éviter. M’occuper de moi-même était déjà un job à temps plein et pas toujours facile, preuve en était sans doute ma présence ici.

- J’avais pas l’intention de vous ennuyer longtemps, Ana. Mon but est toujours de remonter vers le nord, chez moi, si je peux. Comme…
(je laissais quelques secondes de blanc, tellement exprimer ça en mot me paraissait encore incongru) …comme l’année passée. Rien n’a changé, là-dessus.

Je me perdis quelques instants dans la contemplation du contenu de ma tasse. Puis vint fixer la véto. Je l’aimais bien, elle et son franc parlé, je lui faisais confiance, instinctivement. Je comprenais très bien qu’eux non plus n’avaient pas follement envie de se coltiner des inconnus. Je trouvais déjà que nous accueillir ainsi, c’était sacrément charitable de leur part dans ce monde pourri.

- Du coup, le plan, après ces quelques jours, c’est quoi ? Vous nous lâchez dans la nature et démerdez-vous, où y a un point de chute sécurisé quelque part qu’on peut rejoindre en attendant mieux ?

Quel que soit sa réponse, je ferais avec. Après tout, je m’étais débrouillé seul depuis le début, j’avais pas follement envie de m’encombrer d’un groupe. Surtout pas d’un groupe à peine sorti de la puberté… J’étais persuadé de m’en tirer beaucoup mieux livré à moi-même, je prendrais juste plus de précautions qu’avant. Encore beaucoup plus. Seulement, si éventuellement il y avait moyen de ne pas directement partir à l’inconnu, réunir du matos, se préparer tranquillement, ça m’allait aussi. Ana elle-même l’avait dit, il y avait d’autres survivants. Ils avaient bien pu créer d’autres communautés ailleurs, peut-être mêmes d’une certaine taille. Je gardais mon regard fixé sur le sien, qui, si je le trouvais toujours d’un magnifique bleu, m’impressionnait beaucoup moins maintenant que j’avais les idées un peu plus en place.

Jian Wei

Anonymous
Invité
Dim 18 Oct - 15:42
Absorbé tantôt par la dégustation de son omelette et tantôt par la conversation sérieuse qui se passait autour de lui, le jeune asiatique avait effectivement oublié en beauté la question que Johann venait de lui poser. Il reposa sa fourchette et avec une légère inclinaison de la tête en guise d’excuse, il répondit enfin à sa question.
- Excusez ma maladresse, je m’appelle Jian, mon nom de famille est Wei. Je viens de Hong-Kong et heu… Comme vous vous en doutez, j’ai eu quelques déboires avec la justice de votre pays peu de temps avant que les choses ne se corsent.
Il dit ça en tirant légèrement sur ses bretelles, dans le but de mettre en évidence son uniforme rayé juste en dessous et qui était visiblement une attraction dans cette cuisine.
- Et vous, vous êtes monsieur Johann, c’est bien cela ?
Demanda-t-il avec un léger sourire, bienveillant et curieux à la fois. Il écouta ensuite la tirade d’Ana et sourit en entendant qu’elle avait été vétérinaire. Difficile pour lui d’imaginer une profession plus bienveillante que ça : même un médecin pouvait avoir l’arrière-pensée de se faire de la thune alors qu’un véto, disons juste que ça ne gagne pas sa vie aussi bien… Un sacerdoce.

Néanmoins il ne se déconcentra pas et nota bien dans un coin de sa tête l’information comme quoi maintenant, c’était chacun pour soi… Ne croire personne semblait être devenu la règle d’or et il lui faudrait donc vivre selon ce standard… A l’exception peut-être des gens qui venaient de le sauver quand même !
Après cela cependant, la discussion prit un tournant encore plus désagréable quand la demoiselle en charge annonça que leur accueil ici ne saurait être que temporaire… Comme les autres, Jian se mit dans un mutisme pendant quelques instants avant que sa raison ne refasse surface : évidemment qu’ils ne pouvaient pas les garder ! C’était chacun pour soi aujourd’hui et nul doute que de toute façon même s’ils le voulaient, ils ne le pourraient pas. C’est alors qu’il pensait cela que les deux réveillés se manifestèrent et si la réponse courte de Jordan n’était pas dérangeante compte tenu des circonstances, celle de Johann fit pousser à Jian un bref mais notable hoquet de stupeur qu’il s’empressa de masquer par quelques paroles.

- Je comprends, c’est déjà très aimable à vous de nous avoir aidé dans ces temps difficiles. Nous ne vous dérangerons pas trop longtemps dans ce cas…

Ayant presque réussit à faire disparaître le rouge de ses joues, Jian ajouta un « Merci » sincère et gentil avant d’essayer d’aborder les mêmes questions que Johann mais avec un peu plus de tact.
- Si nous devons nous en allez, auriez-vous un endroit à nous recommander ? Ou bien ne serait-ce que quelques conseils supplémentaires ?

Ana Stanford

Anonymous
Invité
Lun 19 Oct - 13:06
Lentement et avec une attention très particulière, Ana avait pris le temps d’observer les réactions des trois invités attablés avec Pamela et elle, craignant au plus profond d’elle-même que l’un d’eux ne s’emporte suite à son annonce plutôt franche et pas spécialement policée. Mais à son grand soulagement, aucun d’eux ne sembla prendre la mouche. Johann et Jian semblaient faire preuve de raison et d’esprit de concession, temporisant même la tension qui avait légèrement grimpé chez la vétérinaire. Seul Jordan, visiblement pas un type très bavard, s’était contenté d’un simple acquiescement sans rien révéler de ses doutes, ses craintes ou ses pensées. Une réaction qui fit naître un brin de méfiance chez la brune au visage scarifié à son égard, justifiée par un silence qu’elle trouvait trop présent. Peut-être le jeune homme avait-il du mal à digérer les dernières nouvelles, plus que les deux autres ; ou était-il seulement moins curieux, ou plus résigné ?

Finissant sa tasse de café d’une grande gorgée emportée au moment où Jian posait ses dernières questions, rejoignant celles de Johann, elle passa rapidement sa langue sur sa lèvre supérieure en les dévisageant rapidement tour-à-tour, glissant finalement un dernier regard en coin vers Pamela qui se tenait toujours muette, absorbée par la dégustation de son déjeuner, mais dont elle savait que son attention était elle aussi portée vers la conversation, bien plus qu’elle ne le laissait paraître. Avant de débuter sa propre réponse, Ana ne put s’empêcher d’esquisser un mince sourire qui se voulait rassurant à leur attention, cherchant à rapidement lever les craintes et les doutes que ses précédents propos avaient susciter.

“Ne vous inquiétez pas. Nous n’allons pas vous mettre à la porte comme des malpropres, hormis si vous faites les cons,” précisa-t-elle d’un ton plus léger, mais n’entamant en rien la vérité de ces propos. “Tout d’abord, avant même d’envisager de partir, vous allez prendre un peu de repos ici, vous remettre de votre malaise et retrouver vos esprits, vos marques.”

Ses yeux se posèrent ensuite sur Johann dont elle soutint le regard quelques secondes avant de reprendre, comme pour préciser un point de détail qui lui était particulièrement destiné.

“Si tu vas vers le Nord, tu ne retrouveras que la mort là-haut. Crois-moi… Mon ancien groupe et moi avons essayé, avec l’espoir de rejoindre le Canada, le Grand Nord.” Elle secoua la tête, laissant transparaître un léger abattement. "Plus on approche de la frontière, et plus les morts sont nombreux, massés contre les murs frontaliers de confinement, par milliers. En voulant nous protéger du fléau, nous nous sommes emprisonné.” Elle prit une longue inspiration, puis reporta de nouveau son attention sur les trois protagonistes.

“Le premier conseil que je pourrais vous donner, le plus élémentaire et évident de tous : ne restez pas seuls. Ne cherchez pas à faire cavalier seul, ce ne serait qu’un suicide à échéance variable. Entre les infectés et les pillards, seul, vous n’avez aucune chance. Votre union sera et fera votre force, la coopération représente votre meilleur espoir de salut, malgré les concessions - parfois difficiles - que cela peut exiger.

Ensuite… Il existe un groupe de survivants, à Snyder. Un groupe de ressuscités, comme vous, qui pourrait vous accueillir, vous guider. Ça fait quelques semaines maintenant qu’ils survivent là-bas. Ils auront sûrement besoin de vous, comme vous d’eux. Plus vous serez nombreux, et mieux vous pourrez faire face à ce monde. Ces gens-là vous comprendront et vous aideront mieux que personne ici. Si vous le désirez, nous pourrons les contacter, savoir s’ils acceptent de vous venir en aide et vous accueillir dans leur camp.

Mais tout ça, ce ne sont que des propositions, et le choix vous appartiendra en dernier lieu de partir seul, ou de rejoindre ce campement, ou encore de tenter votre chance tous les trois, de votre côté,”
conclut-elle dans un bref soupir, posant finalement un regard analytique sur le plus silencieux d’entre tous : Jordan.

Jordan Getz

Anonymous
Invité
Lun 19 Oct - 18:15
Ils avaient peur. C'était normal quand j'y pensait, le roux avait une famille, enfin, il n'avait pas la certitude qu'ils étaient morts, et le chinois c'était la même chose. Enfin, le chinois avait sans doute plus de chance d'avoir sa famille en vie s'ils étaient encore à l'autre bout du monde, mais avant de pouvoir bouger... Ce qui me semblait étrange à ce moment là, c'est qu'Ana nous disait mot pour mot qu'il fallait qu'on dégage, mais elle enchaînait sur le fait qu'on pouvait se reposer ici. Si on pouvait rester, c'était parce que Nelson le voulait, il avait des principes, et je pensais qu'Ana voulait nous voir partir, nous tous. Après, c'était compréhensible, vu sa tête, il ne devait pas y avoir que son groupe qui avait été décimé par des pillards, et vu sa haine envers les hommes, je me doutais qu'elle avait du en baver. " Prudence est mère de sûreté. " C'était une femme assez intelligente pour se méfier de nous, c'était un bon point.

Johann voulait partir au Nord, soit. Mais les murs nous enfermaient, seulement, un mur a toujours une porte, et même si les morts se massent par milliers au Nord, je ne pense pas qu'ils feraient de même au Sud. Peut être que j'allais retourner à El Paso ? Il n'y a pas grand chose près de la frontière Sud, et en plus, il y a assez de matos et d'installations avec assez de matos pour se défendre. Enfin, il y avait. Je ne sais pas depuis combien de temps c'était resté comme ça, et puis si j'avais eu cette idée, quelqu'un d'autre avait du l'avoir avant moi. Nord et Sud, impossible. Peut être essayer de partir vers l'Ouest ? Mais ça signifiait traverser de grandes villes, avec du monde. Du monde mort ou vivant d'ailleurs, ou alors faire un détour, mais faire un détour avec rien aux environs, c'est un coup à crever sans nourriture, sans eau et sans véhicule. En plus je savais même pas conduire. L'Est peut être ? C'était sans doute la meilleure solution, partir pour la Louisiane, sauf si le mur nous en empêchait.

L'union fait la force ? Ouais, c'était vrai. Personne n'avait jamais gagné de guerre seul. Et puis, je n'étais pas un ermite, rester seul pour crever de faim en plein milieu d'un désert ou d'une forêt ? J'étais pas assez con pour tenter le diable. Des concessions ? Ouais, certainement, la vie en communauté est difficile, c'était pour ça que je pensais à rester seul dans un premier temps... Se battre pour une canette de bouffe à moitié pourrie ? Se couper la gorge pour une clope ? Ne jamais pouvoir dormir de peur d'avoir la gorge tranchée dans son sommeil parce que le voisin aime bien tes chaussures ? Non, j'avais lu assez de témoignages de civils qui essayaient de survivre en plein territoire en guerre en Irak ou en Afghanistan, je n'avais aucune envie de vivre ça. Rester seul ou avec des gens de confiance. Johann me semblait être un type de confiance. Pas le chinois. Wei. Un taulard. Les secrets me rendaient toujours méfiants, surtout ceux qui sont assez lourds à porter comme un boulet au pied.

Il y en avait d'autres comme nous, regroupés. Dans une ville ? Survivants depuis quelques semaines ? Le seul aboutissement de la survie c'est la mort. Et puis, qui sait qui ils étaient ? Autant ils pouvaient être comme Pamela, autant ils pouvaient être comme Marco. C'était tout ou rien cette solution. Je ne voulais pas tenter la seule chose qui me restait sur des simples paroles, je n'avais peut être rien à perdre, et tout à gagner, mais dans tout les cas, je refusais de perdre la seule chose que j'avais, ma vie. Si j'étais toujours debout, ce n'était pas pour plier le genoux juste après. Il fallait que je sois prudent, bien plus prudent qu'avant, je refusais de crever encore une fois. Nous avions le choix, rester seul, à trois, ou rejoindre ce groupe. Seul, je tiendrais pas longtemps, et puis, rejoindre des inconnus ne enchantait absolument pas. Seulement, Wei... Jian ou Wei ? Je savais plus. Enfin, le chinois ne m'inspirait guère confiance. Ana me regardait, ce regard me pesait. J'étais mal à l'aise face à elle, peut être à cause de son visage ? C'était d'ailleurs pour ça qu'on envoyait pas les femmes à la guerre, ou encore qu'elles ne bossaient pas dans le milieu de " affaires "... C'est bien plus dérangeant de recevoir une femme découpée en morceaux qu'un homme. J'attendrai que Johann et le chinois répondent, je n'avais rien à dire, et surtout pas en premier.
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