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[Ferme Wallace] Le Salon - 30/01/2035
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Evènements

Anonymous
Invité
Dim 25 Oct - 1:40
Interprété par Gabriel Kovacs.

Gabriel, après t’avoir guidé à travers la cour depuis la grange jusqu’à la ferme, la jeune Pamela te précéda pour ouvrir la porte de la bâtisse d’apparence austère mais cossue toute à la fois, t’invitant d’un geste amical et quelque peu timide de la main à la suivre à l’intérieur. Tobby, le fidèle doberman resta à l’extérieur quant à lui, vous regardant entrer dans la maison en inclinant légèrement la tête sur le flanc avant de repartir en courant vers un autre coin de la ferme une fois la porte refermée. En entrant, tu pourras sans mal reconnaître une cuisine, que l’heure encore très matinale n’avait pas encore permis de remplir.

Blanche et douillette, elle est équipée d'une table au centre, faite de vieux bois avec quelques chaises autour, soigneusement poussées dessous. Sur la droite, il y a des meubles de cuisine qui font les deux angles et s'étalent sur les différents murs, y consacrant toutes sortes d'utilités typiques de cette pièce : évier, broyeur, plans de travail multiples dans ce cas, des portes de placards un peu partout en dessous et sur les petits meubles accrochés aux murs au-dessus, micro-ondes, cuisinière, et même un lave-vaisselle et une machine à laver. Rien de bien extraordinaire, mais avec tout ce qu'il faut, des ustensiles répartis, des serviettes, des torchons, des bocaux, et tout ce que l'on peut imaginer dans une cuisine, le superflu en moins vu la situation extérieure et les risques immédiats puisque la pièce est exposée. Les fenêtres sont barricadées par des planches de bois. Une porte se situe de l'autre coté de la table, en battants.

Pour autant, la pièce n’était pas totalement inoccupée. En effet, sur votre droite se tenait un jeune homme planté devant le frigo, sa main droite tenant la porte ouverte alors que son regard semblait plongé dans l’inspection de son contenu. En vous attendant entrer, il aura eut un léger sursaut de surprise avant de refermer la porte du frigidaire et poser son regard sur vous, et plus particulièrement sur toi, de ses yeux marrons foncés. Il était vêtu d'un tee-shirt noir surmonté d'une chemise beige foncé, d'un jean et de bottes de cow-boy. Il portait sur la tête un chapeau de cow-boy, bien qu’il se trouvait à l’intérieur du domicile, duquel s’échappaient des mèches brunes de sa chevelure  ni trop longue, ni trop courte. Son visage juvénile lui faisait paraître avoir la vingtaine, peut-être un peu moins, malgré qu’un duvet de barbe mal rasée couvrant ses joues, ses lèvres et son menton ne lui confère un aspect plus mature.

D’un simple geste de la main accompagné d’un sourire amical, il salua tout d’abord Pamela avant d’afficher un léger froncement de sourcils interrogatif en te désignant d’un geste du menton et te détaillant de la tête au pied, s’adressant à la jeune femme en premier lieu.

“Salut Pamela ! C’est qui ce flic ?” lui demanda-t-il sans détour ni tact, d’un ton presque rustre.

“Ce-c’est Ga-Ga-Gabriel,” répondit-elle tout simplement en balbutiant comme à son habitude. “C’est un-un au-autre re-ressu-scité.”

Suite à sa réponse, le jeune homme fit un pas dans ta direction, te jaugeant de son regard, puis te reluquant à nouveau de haut en bas avant de renifler légèrement.

“Je sens ça, ouais…” confirma-t-il, faisant très probablement référence à l’odeur répugnante que ton uniforme dégageait avant de nouveau porter son attention vers la blondinette. “J’vais m’en charger. T’as pas croisé Dakota dehors ? Je l’ai vu sortir tout à l’heure.”

“Non. Non. Je-J’étais partie ra-ra-ramasser les oeufs,” répondit Pamela en montrant le panier en osier au jeune homme.

Le jeune cow-boy acquiesça à sa réponse d’un simple hochement de tête avant de te faire signe de le suivre, appuyant son geste d’un simple “Suis-moi” dont le ton ne laissait place à aucun refus. Rapidement, il t’entraîna vers la sortie de la cuisine, passant par les deux portes battantes pour te guider jusqu’à ce qui semblait être - et était -  un salon.

Celui-ci n'est pas vraiment chic : sur ta gauche, tu pourras remarquer un escalier menant vers le premier étage, avec à côté une fenêtre barricadée au-dessus d'un buffet sans décor et sur ta droite, dans le petit salon, un canapé, deux fauteuils, une table et un meuble télé, sans télé, le tout en bois. Un papier peint aux motifs de roses d'or sombre sur fond blanc où des cadres photos trônent par dizaines. Seul bémol, ces cadres n'étaient habités par aucune image, vides et déprimants.

Le jeune homme t’aura entraîné vers ce coin du salon, te désignant l’un des deux fauteuils pour t’inviter à y prendre place alors que lui-même s’installait dans le canapé faisant face aux deux sièges. Croisant ses jambes, sa cheville gauche reposant sur sa cuisse droite, il s’affaissa contre le dossier du canapé dans un soupir, posant ses deux coudes sur le sommet du dossier comme pour se donner une attitude cool et détendue, avant de braquer son regard sombre, renforcé par l’ombre de son chapeau, sur toi.

“Alors Gabriel ? Comme ça, tu reviens d’entre les morts ? Ah oui au fait, moi, c’est Ricky. Et Pamela ? Elle t’a raconté quoi sur… sur ce qui t’est arrivé ?” te demanda-t-il d’un ton brusque, mais pas agressif.

Gabriel Kovacs

Anonymous
Invité
Mar 27 Oct - 22:09
Gabriel se laissa entraîner à l’extérieur de la grange. Pour une raison étrange, la vision du terrain le rassura. Gabriel avait grandi en ville, il était largement plus habitué aux grands immeubles qu’aux grands espaces. De plus, le peu de la campagne qu’il avait vu étant petit se résumait aux forêts entourant Seattle et non aux plaines texanes. Il fut donc surpris de trouver cet endroit accueillant et de s’y sentir presque à l’aise.
Ce qui le rassurait également, c’est qu’au moins, l’hypothèse d’un complexe militaire faisant des expériences sur lui était à rayer, c’était bien une ferme.

Il entra à la suite de Pamela dans la maison. La cuisine était comme la plupart de celle que Gabriel avait visité dans l’état. La maison avait dû être construite par les parents ou grands-parents du propriétaire actuel, si un propriétaire il y avait toujours.

Gabriel n’avait même pas remarqué le jeune homme se tenant devant le frigo. Ce n’est que quand il interpela la jeune femme qu’il tourna la tête vers lui. L’ancien policier remarqua le ton piquant qu’avait utilisé le jeune homme en parlant de « flic ». Il était conscient que la police n’était pas toujours appréciée, peut-être même encore moins maintenant, vu certains débordements quand tout a dégénéré. Il se demanda d’abord comment il avait deviné sa profession et se souvint ensuite qu’il portait toujours son uniforme. Sa posture n’avait également pas changé, typique d’un policier. La main droite sur la hanche, toujours à portée de l’arme et la gauche pendante. Ce réflexe ne l’avait plus quitté depuis l’académie, même en civil.
Pris dans ses rêveries, il n’entendit pas la suite de la discussion entre les deux autres. Ce n’est que quand le cow-boy lui passa et qu’il l’interpella qu’il reprit conscience de la réalité et qu’il le suivit.

Le salon faisait peur à voir. Une vieille angoisse remonta dans le dos de Gabriel, une scène qu’il aurait aimé oublier. Il avait déjà été dans un salon comme celui-ci. C’était il y a 2 ans, dans la banlieue de Dallas. Une interpellation banale pour violence domestique comme Gabriel et son coéquipier en avaient fait des centaines. Un mari bourré en train de battre sa femme, les voisins qui appelaient la police. Sauf que cette fois-là, les voisins avaient entendu un tir. Enivré comme il était, il n’avait pas constaté l’arrivée des deux agents et par peur avait ouvert le feu sur eux. Tout avait duré une fraction de seconde, mais Gabriel avait l’impression de se souvenir de chaque détail de la scène, comme si il la revivait encore et encore depuis 2 ans. La dernière image qui revenait toujours, c’était celle du corps de l’homme percé de trous et de celui de la femme, le crâne perforé par le pistolet de son mari.
« Oui, c’était bien un salon comme celui-ci… »

Cette fois encore, il reprit ses esprits quand le cow-boy lui intima de s’asseoir. Décidément, il réalisa qu’il essayait vraiment de s’échapper de la réalité.

Assis du mieux qu’il pouvait, il fixa le jeune homme en face de lui et attendit qu’il parle le premier.

-Enchanté Ricky. Il semblerait ouais… Elle m’a dit que vous m’aviez trouvé, ainsi que d’autres, près de votre maison. Apparemment, on a tous le même discours, on se croyait mort, qu’on allait revenir mais pas de cette manière. Et elle m’a fait constater que mes cicatrices et autres marques avaient disparues. Très sincèrement, Ricky, je constate que je ne suis pas en position de juger sur ce qui m’est arrivé vu que je ne m’en souviens pas, je peux juste voir qu’en effet ma peau est aussi clean que si j’avais été passé à la machine. Mais j’ai encore de la peine à cerner pourquoi j’aurai survécu, ainsi que d’autres, à une morsure de mort-vivant.

Gabriel se laissa distraire par un chant d’oiseau dehors, il tourna la tête vers la fenêtre et revint sur Ricky quelque seconde après.

-Très jolie ferme soit dit en passant. C’est la tienne ?

Dakota Marlon

Anonymous
Invité
Mer 28 Oct - 17:10
De son attitude cool et détendue, le jeune cow-boy n'en bouge pas comme s'il jouait une quelconque réputation dans ce face à face. Il se contente de hocher la tête de temps à autres aux paroles du flic avant d'émettre un bref rire à la question.

- Bien sûr que non, j'suis pas un fermier moi. Mais Nelson, le propriétaire est sorti pour le moment donc tu as à faire avec moi, je suis son second, son bras droit quoi pour tout ce qui concerne les gens comme toi.

Terminant ce passage là, en venant toucher le rebord de son chapeau, accompagnant le geste fugace d'un claquement de langue voulant signifier "Eh ouais mec tu crois quoi j'suis important ici". Que cela soit vrai ou qu'il en rajoute pour se donner de l'importance, tu n'as aucun moyen de le savoir Gabriel et Ricky ne te laisse pas le temps de réagir qu'il embraye.

- Ouais bref. Pamela t'a dit l'essentiel de ce que tu dois savoir pour le moment, t'es mort et te revoilà parmi nous ici, c'est la vie, c'est comme ça. Tu n'as plus qu'à profiter de ta seconde vie et on va commencer par te décrasser un peu. Bouge pas, j'reviens !

Ricky se relève du canapé d'un bond, ne te laissant toujours pas le temps de réagir, il se rue dans les escaliers qu'il grimpe quatre marches par quatre marches. Et si tu peux entendre le plancher à l'étage grincer un peu sous les pas du jeune homme, tu peux aussi regarder un peu mieux le salon, l'espace de quelques minutes.

En effet il ne faut pas plus de trois ou quatre minutes avant que tu ne vois resurgir un Ricky qui dévale les escaliers en portant dans ses bras ce qui a tout l'air d'être des vêtements. Il s'approche de toi et te les colle dans les bras.

- Allé vient la belle au bois dormant, t'as de quoi te changer là.

Te laissant tout juste le temps de te lever à ton tour, Ricky t'entraîne avec lui jusqu'à une petite salle de bain dont la porte est située dans un renfoncement du salon. L'ouvrant à la volée, le cow-boy te laisse pénétrer dans la pièce d'eau et avant de refermer la porte sur toi, il te lance ses dernières recommandations.

- Lave toi et change toi, laisse ton uniforme là, on s'en occupera après. Quand tu auras terminé, on parlera choses importantes toi et moi. Ah ouais par contre, il y a plus d'eau chaude.

Et il referme la porte sur toi avec un petit sourire en coin comme si cela l'amusait que tu te gèle pour te faire propre. Moins de deux minutes après tu peux entendre à travers la porte, la voix de Ricky lancer un grand "J'arrive ouais mais vite" et si tu t'amuse à écouter à la porte, tu entendras des voix féminines lui répondre sans que tu puisses savoir ce qui se dit.

Par contre que tu mette cinq ou dix minutes pour te décrasser et te changer, quand tu sortiras de la salle d'eau, tu seras attendu par une jeune fille blonde qui n'est pas Pamela, les deux ne se ressemblant pas au delà de la couleur de leur cheveux. À vue de nez, elle a tout juste la vingtaine, des yeux marrons, elle est toute menue et ne dépassant pas le mètre cinquante-cinq. En te voyant, elle arrête de fredonner la chanson qu'elle a en tête et t’accueille avec un grand sourire.

- Salut Gabriel, moi c'est Dakota, Ricky a du s'absenter. Tu as faim ?

Ne t'ayant pas quitter des yeux, te détaillant, ses joues finissent par rosir un peu, chose qu'elle doit sentir puisqu'elle se décolle du mur contre lequel elle s'est appuyé pour t'attendre, semblant gênée à l'idée que tu puisses le voir toi aussi.

Gabriel Kovacs

Anonymous
Invité
Mer 28 Oct - 18:53
Gabriel écoutait le jeune cow-boy du mieux qu'il pouvait. Il avait perdu le fils de ce qu'il disait au moment où il l'avait toisé de ce regard méprisant qu'ont tout ceux qui se croient important, mais savent très bien qu'ils ne le sont pas. Ce gentil claquement de langue acheva la réputation du jeune homme dans l'esprit de Gabriel. Clairement, il ne l'aimait pas.
Néanmoins, Gabriel ne put s'empêcher de sourire intérieurement, les images de lui en train d'écraser le visage de Ricky sur le sol avec ses semelles étaient très satisfaisantes. Il se souvenait à quel point il haïssait les sudistes red neck. Ce qui est un comble soit dit en passant, étant donné que Gabriel avait rejoint Dallas de son plein gré alors qu'il avait grandi à Seattle.
Mais malgré le fait que Gabriel assumait son choix, il ne pouvait s'empêcher de trouver ce genre de personnes détestables quand il lui arrivait de travailler avec. Le réconfort venait quand il pouvait en arrêter.

Il suivit Ricky en dehors du salon et entra dans la salle de bain.
Gabriel resta quelques secondes à s'observer dans le miroir. Il pouvait enfin constater ce que Pamela avait dit concernant sa cicatrice.
Elle n'était en effet plus là. La réaction que Gabriel avait eu plus tôt à ce sujet lui parut ridicule. Après tout, pourquoi attacher tant d'importance à une chose si dérisoire?
Ce à quoi Gabriel se rattachait, au final, c'était son passé. Un passé sans morts-vivants.
Mais l'évidence lui apparut, c'était fini et il ne pouvait rien y faire, il ne lui restait donc qu'à tenter de survivre.

Enlever son uniforme fut l'évènement annonçant ce nouveau départ. Après s'être lavé, il enfila les habits propre que lui avait passé Ricky.
A première vue ils n'avaient pas été cousus pour lui, mais ne plus porter un tissus empestant la moisissure fut un véritable soulagement.

Il ouvrit la porte, s'attendant à trouver Ricky à l'extérieur qui allait lui faire une mauvaise blague.

Quelle n'en fut pas la surprise quand il vit la jeune femme qui l'attendait contre le mur.
Les blondes n'étaient pas vraiment le type de fille de Gabriel, mais il dut reconnaître qu'il y avait pire comme premier visage au réveil ou en sortant d'une salle de bain en pleine apocalypse.
Il la détailla de haut en bas, ne trouvant pas les mots pour lui répondre tout de suite. Puis il reprit son sérieux, lui sourit et la fixa dans les yeux.

-Bonjour Dakota. Je dois avouer que je n'y avais pas vraiment pensé avant mais... Je crois bien que manger quelque chose ne serait pas un mal.

Gabriel rêvait surtout d'un café chaud et d'un donut, mais il pensait bien que son souhait serait difficile à réaliser pour le moment.
"Et ma mère qui pensait que c'était un cliché que les flics aimaient les donuts..."

Dakota Marlon

Anonymous
Invité
Jeu 29 Oct - 11:54
Dakota a du mal à te regarder dans les yeux sans rougir plus qu'elle ne le fait déjà, attendant ta réponse, tu peux la voir secouer légèrement la tête de droite à gauche comme si elle voulait chasser une pensée ou une autre. Quand tu lui répond par la positive son sourire s'agrandit encore un peu.

- Ça tombe bien alors, avec Pamela on t'a préparé quelque chose à grignoter, vient je l'ai posé sur la table basse du salon.

Elle fait demi-tour et se dirige sur le canapé qui n'est qu'à quelques mètres de là, se posant dessus comme une fleur. Sa jambe droite repliée sous elle et reposant sur le coussin de l'assise, elle glisse quelques mèches de ses cheveux blond derrière ses oreilles.

- Met toi où tu veux Gabriel.

Sur la table basse, posée au centre entre le canapé et les fauteuils, tu pourras y voir un plateau en bois qui ne se trouvait pas là tout à l'heure. Et sur le dit plateau, une assiette dans laquelle se trouve une omelette fumante qui diffuse son délicieux parfum autour d'elle de quoi te mettre l'eau à la bouche. Sur le côté de l'assiette, tu trouveras des couverts, couteau et fourchette. Dans un des coins du plateau, se trouve une assiette plus petite contenant des toasts tout juste grillés et qui semblent à la fois moelleux et croustillants. Et enfin dans l'autre coin du plateau, tu trouveras un grand verre d'eau et à ses côtés une tasse d'une taille modeste libérant un délicieux fumet que tu reconnaitras vite : du café. Dakota reprenant la parole juste après.

- Désolée si tu ne bois pas de café, c'est de ma faute ça, Pamela m'a parlé de ton uniforme du coup j'ai supposé que tu en voudrais. Oui je sais c'est le cliché typique du flic, j'aurais pas du penser ainsi, je peux te faire un chocolat à la place.


Se rendant compte qu'elle a peut-être réellement fait ou dit une bêtise, elle continu sur sa lancée.

- Par contre essaye de ne pas manger trop vite, ton estomac risque de ne pas aimer avec les mois qu'il a passé sans fonctionner. Et puis comme on dit tu as le temps, la table n'est pas louée derrière toi. Ah et Pamela et Ricky m'ont expliqué ce qu'ils t'ont dit donc si tu as d'autres questions sur ce sujet, je t'écoute même si je ne suis pas sûre de pouvoir bien te répondre.


S'il y a une chose dont tu peux être certain, c'est que Dakota a encore l'innocence de son jeune âge en elle mais si tu la regardes attentivement, au delà de sa joie de vivre apparente ses yeux trahissent un brin de tristesse. Le signe qu'elle a certainement vécu des choses pas drôles depuis le début de l'apocalypse mais qu'elle fait tout pour les oublier. Et que le coin tranquille ou tu t'es réveillé l'aide grandement à rester dans un certain déni et à garder son innocence plus ou moins intacte.

Gabriel Kovacs

Anonymous
Invité
Jeu 29 Oct - 21:50
Gabriel laissa la jeune fille s'asseoir. Il laissa son regard se balader sur son corps une fois de plus. Il la trouvait très belle, mais malgré une faible différence d'âge, il ne pouvait ressentir la moindre excitation quand il la contemplait.
Il mettait une partie de ça sur le fait que son corps avait été inactif pendant des mois et aussi sur le contexte général de l'époque, mais il sentait également que ce n'était pas la fille qu'il fallait séduire.

Il contourna la table basse et alla s'asseoir en face de son assiette. Ses yeux s'agrandirent au plus haut point quand il vit cette omelette et se dit qu'il n'aurait pu espérer mieux. Il allait s'emparer des couverts quand il vit la tasse de café, là, s'en était trop.
"Du café... S'il y a un Dieu, bénissez ces gens!"

Il se tourna vers Dakota quand elle lui parla du cliché parfait du policier.
"Elle aurait plu à ma mère."

-J'en épouserai pour moins que ça. Le café c'est parfait.

Gabriel lui sourit tendrement et prit une gorgée du café. Dire qu'il était bon était un euphémisme. Les papilles gustatives de Gabriel ayant été inutilisées pendant 4 mois, goûter au breuvage fut plus réconfortant que toute chose possible. Il était prêt à affronter une armée de morts-vivants à lui tout seul, le monde pouvait se briser en deux, il pouvait tout affronter avec sa tasse de café dans les mains. Il aurait été seul qu'il en aurait dansé de joie.
Cette extase retrouvée devait se voir, surtout à la manière dont ses yeux roulèrent dans leur orbite quand ses lèvres touchèrent le liquide.
Il abaissa la tasse, légèrement gêné et reposa son regard sur Dakota.

-C'est tout bonnement excellent. Merci beaucoup.

Il se saisit de ses couverts et entama son omelette. En effet, son estomac n'était plus habitué et il sentait qu'il devait y aller doucement, mais qu'importe, il mangeait une omelette!

Alors qu'il mangeait, Gabriel lança un regard furtif en direction de la jeune fille. Aussi jeune fut-elle, son regard aurait sied à une personne plus âgée. Les temps étant ce qu'ils étaient, Gabriel savait bien qu'aussi idyllique que puisse être cet endroit, personne n'avait été épargné par l'apocalypse. Il le savait par expérience personnelle, les gens vivant des expériences pénibles grandissaient plus vite que les autres. Et dire que si rien de tout cela ne s'était produit, Dakota aurait été à une fête de la fac, à boire et draguer des garçons, à stresser pour ses examens de fin de session et à rentrer chez ses parents pendant les vacances. Penser à cela fit perdre à Gabriel une partie de son soudain espoir.

-Vous habitiez ici, je veux dire, avant tout ça?

Dakota Marlon

Anonymous
Invité
Ven 30 Oct - 15:38
En voyant tes yeux s'agrandir devant le plateau repas, le sourire de Dakota se mue pour adopter une moue à la fois taquine et fière d'elle. Elle est on ne peut plus contente du résultat que produit la vue du plateau repas sur ta personne, se disant que tu ne t'attendais certainement pas à cela. Quant à ta réponse pour le café, cela la fait partir, dans un rire spontané qui masque néanmoins un certain rosissement de ses joues que tu peux mettre sur le compte de son rire et non de tes paroles. Rire qui ne se calme pas quand qu'elle te voit rouler des yeux alors que tu goûte au café, ce qui la rend encore plus fière d'elle même sur ce coup là et surtout heureuse que tu ne prenne pas mal le coup du cliché du flic. C'est à travers son rire qu'elle te répond.

- De rien Gabriel.

Pendant que tu commence ton omelette, Dakota en profite pour récupérer un peu de son sérieux, son rire se calmant pour s'arrêter, ne gardant que son sourire. Elle te laisse manger tranquillement attendant que tu reprenne la parole pour d'éventuelles questions que tu pourrais avoir. Sauf qu'elle ne s'attendait pas une question la concernant, son sourire s'effaçant aussitôt de son visage, se refermant sur elle même, elle met une bonne minute avant de te répondre.

- Non. Nelson, le propriétaire de la ferme, m'a trouvée sur la route il y a quelques temps déjà. Il m'a offert un abri, de quoi manger et compagnie alors que je n'en espérais pas autant, j'aime penser que maintenant il me voit un peu comme sa petite fille.

Tu peux clairement voir que Dakota lutte avec elle même pour ne pas éclater en sanglots, terminant de te répondre en haussant les épaules du style "c'est la vie quoi". De ce fait, tu peux être sûr et certain qu'elle ne t'a dit que le strict minimum, ne rentrant pas dans les détails. Seule elle même et ce fameux Nelson savent dans quel état, elle pouvait être, quand l'homme l'a trouvée ou de quels dangers il a pu la tirer avant de la ramener avec lui. Mais au delà de cela, ce rapide paragraphe ne sera peut-être pas sans te faire penser que tu as eu la chance de tomber sur des gens bien qui ne veulent vraiment que t'aider.

Histoire de ne pas céder à ses larmes et pour ne pas laisser planer un silence pesant autour de vous deux, Dakota reprend la parole.

- Et toi alors, Pamela m'a dit que tu venais de Dallas, ça a du l'être l'enfer là bas quand tout a commencé, avec tes collègues vous avez du rapidement être submergés, non ? Tu...Tu as été mordu quand ? Je veux dire quel mois ? Et mange quand même avant que l'omelette soit froide !

Cherchant à éloigner la conversation d'elle pour la ramener sur toi, Dakota le fait de manière plus ou moins maladroite.

Gabriel Kovacs

Anonymous
Invité
Lun 2 Nov - 19:33
Gabriel s'arrêta de manger en fixant la jeune fille de son regard le plus doux possible, sachant que ce qu'elle avait à dire devait être dur.
Outre le fait que tous les survivants avaient du perdre des proches ou vivre des instants traumatisants, il pouvait voir que Dakota avait beaucoup souffert. Il vit dans son changement brusque de sujet qu'il ne devait pas insister et ça lui allait.

Parler de ses sentiments et des choses qu'il avait vécu était difficile pour Gabriel, savoir écouter les autres l'était moins, mais il n'était pas du genre à savoir quoi dire ensuite, ayant peur de paraître déplacé ou désintéressé aux problèmes des gens.
Il décida de respecter cette partie privée de Dakota, tout en étant prêt à l'écouter si elle en ressentait le besoin.
Il ne la connaissait pas, venait tout juste de se réveiller en apprenant des choses plus incroyables les unes que les autres, mais s'il y avait bien une chose que son ancien métier lui avait appris c'était de toujours être disponible pour les gens. Parfois, simplement écouter ce que quelqu'un avait à lui dire pouvait désamorcer bien des situations, typiquement quand un individu était sur le point de mettre fin à ses jours ou à ceux d'autrui.

Il recommença à manger son omelette, qu'il voulait prendre le temps de savourer, sentant que son estomac avait été vide pendant trop longtemps.
La question de Dakota le piqua quelque peu à vif. Il n'avait pas encore eu le temps de réfléchir à tout ce qui c'était passé quand les morts étaient arrivés à Dallas. Il avait juste agis. Il avait suivi les ordres, son instinct. Avec toutes les horreurs que lui et les autres policiers avaient vu pendant ce temps là, il avait été obligé de se vider la tête et de ne plus penser à rien. A dire vrai, ce qui choquait le plus Gabriel, c'était qu'il se remettait enfin à penser.

Il lui fut difficile de remettre les images dans l'ordre, mais rapidement, une chronologie et une vision nouvelle des évènements lui apparut.

-J'habitais Dallas en effet, mais j'ai grandi à Seattle, un vrai yankee du nord, plaisanta-t-il avant de replonger dans cet état pensif.
-L'enfer... C'est le mot qui conviendrait le mieux, oui. On a été mobilisé dès les premiers cas d'infection dans la ville. On a passé des jours, sans dormir, sans se reposer plus que quelques heures. Chaque jours qui passait on perdait un grand nombre de collègues en plus. J'ai été séparé de mon unité... On s'était fait submergé et... le centrale répondait plus. J'ai donc décidé de me casser de ce merdier et de tenter de survivre. J'ai pris mes affaires, le plus de munitions possible et je suis partie en direction de Wilmer. Mon plan c'était de suivre la 45 et de terminer à Houston, où j'espérais pouvoir choper un bateau ou une connerie dans le genre.


Il marqua une pause en bougea légèrement son épaule droite, faisant pivoter l'articulation pour voir s'il pouvait sentir la douleur que la morsure avait laissée malgré le fait qu'elle avait disparue.

-J'ai été mordu prêt de Wilmer justement. J'ai perdu l'équilibre sur ma moto et je suis tombé. Je me suis enfui dans la forêt et c'est là qu'ils m'ont surpris. Et après, bah je me réveille ici.

Il gratifia la jeune fille d'un grand sourire, présent également pour cacher quelque chose qu'il ne souhaitait pas partager.

-Cette omelette est vraiment délicieuse, merci encore. Est-ce que tu crois que je pourrai rencontrer Nelson? Je souhaiterai grandement le remercier pour son hospitalité.

Dakota Marlon

Anonymous
Invité
Mar 3 Nov - 9:51
Toujours en proie à la menace du débordement de ses émotions de par les souvenirs douloureux qui sont remontés à la surface, Dakota reste silencieuse, le visage fermé à te regarder manger tout d'abord puis lui répondre. Elle écoute attentivement tes paroles, se contentant de hocher la tête lorsque tes paroles s'y prêtent, se calmant lentement au fil de ta voix si bien que la jeune blonde arrive à esquisser un sourire à ton remerciement. Alors qu'elle te répond sa voix est mal assurée, signe qu'elle est toujours troublée par tout cela, tu peux même penser que s'occuper d'une personne comme toi, un ressuscité, est une des ses premières fois.

- Encore de rien Gabriel, c'est normal. Pour Nelson, je ne peux pas te dire, ces derniers jours il est fortement occupé à l'extérieur, il refuse même de nous dire ce qu'il se passe, seul Clark le sait vraiment. D'ailleurs Ricky est parti les rejoindre là, c'est pour ça que je suis avec toi et que je dois te mettre au courant de deux ou trois choses.


Là encore de parler, l'aide à enfouir en elle tout ce qui la concerne personnellement, Dakota n'en est pas encore à retrouver sa joie de vivre mais elle va mieux. Restant juste sérieuse à cause de ce dont elle doit t'informer, alors qu'elle marque cette courte pose dans ses explications, tu peux la voir réfléchir, nul doute qu'elle essaye de faire le point sur ce qu'elle va te dire pour ne rien oublier.

- Commençons par le plus simple. Tu te retrouve donc à Snyder, on est le 30 Janvier 2035 et ici c'est la ferme de Nelson Wallace, avec lui nous sommes six à vivre ici en permanence. Tu as Pamela, notre cuisinière, qui était là à ton réveil ; Ricky l'apprenti cow-boy, que tu as vu ensuite ; il y a aussi Clark, l'opérateur radar, qui lui reste très discret et qu'on ne voit que peu ; puis il y Ana, qui était vétérinaire, un vrai garçon manqué et puis tu as moi, Dakota, j'aide un peu partout mais surtout Pamela. Ah et puis tu as Tobby notre chien, dressé à la garde, un vrai détecteur à émotions celui là.

D'ailleurs Ricky et Clark, nous ont rejoint il y a peu de temps après la mort d'un de leur ami et autre chose dont ils ne parlent jamais, tout ce que je sais, c'est que c'est à cause du Marchand. Le Marchand est un homme qui se trouve quelque part dans les environs, il est à la tête d'une troupe de mercenaires, de bandits. Ils écument la région en faisant beaucoup de dégâts, capables de tout, kidnappings, tortures, viols, meurtres. Je devrais pas le savoir mais un soir j'ai entendu Ricky en parler avec Nelson, ce Marchand semble chercher quelque chose dans la région mais je ne sais pas quoi.


Si Dakota cesse ses explications, tu peux clairement comprendre qu'elle a d'autres choses à te dire mais que pour le moment elle guette tes réactions et attend que tu ne lui réponde que ce soit pour lui poser des questions ou pour t'insurger contre ce que tu viens d'entendre. Après tout qui pourrait rester stoïque en entendant un résumé de tout ce qu'il y a de pire chez l'être humain.

Gabriel Kovacs

Anonymous
Invité
Mer 4 Nov - 18:38
Gabriel écouta attentivement la jeune fille. Il s'étonna que l'information sur la date actuelle le choquait toujours autant malgré que se soit la 2ème fois qu'on la lui donnait. Sa position géographique l'étonna également. Que pouvait-il bien y avoir de si important à Snyder? Ce trou perdu où Gabriel aurait détesté travailler tant il ne se passait rien.

Gabriel fut rassuré par ce que lui avait dit Dakota. S'il y avait autant de gens dans cette ferme c'est qu'ils avaient trouvé un bon moyen pour survivre. Les intentions de ce Nelson semblaient réellement louables et il décida de mettre de côté une partie de sa méfiance restante.
Après avoir emmagasiné tous ce que lui avaient dit les différentes personnes de la maison, Gabriel constata qu'il n'avait pas réellement de plan. Il lui restait son plan originel qui consistait à se rendre à Houston et rejoindre une île en bateau. Mais il ne ressentait plus l'envie de continuer dans cette voix là. Peut-être allait-il repartir pour le nord, retrouver ce qui devait rester de sa famille?
Rien n'était sûr pour le moment. La seule chose que Gabriel savait c'est qu'il existait ici un semblant de sécurité et qu'il serait fou de ne pas en profiter. Reprendre pleinement ses esprits, ses capacités physiques et payer sa dette envers ces gens.

Les dire de Dakota sur ce fameux Marchand inquiétèrent Gabriel. Ayant travaillé dans la police, il connaissait ce genre d'individu et savait qu'ils étaient très dangereux, encore plus maintenant qu'il n'y avait plus de lois ni personne pour la faire respecter.

Il essaya tant bien que mal de se souvenir si il avait entendu parler de cet homme avant l'arrivée des zombies. Malheureusement, aucuns des chef de gang qu'il connaissait personnellement ou de réputation ne répondaient à ce nom.

Gabriel n'était pas ravis d'entendre qu'il avait un ennemi de plus alors qu'il venait à peine de reprendre ses esprits comme si les morts ne causaient pas déjà assez de dégâts, voilà qu'il allait devoir se méfier des vivants, mais il ferait avec. Son travail lui était une fois de plus utile, bien que l'information fut perturbante, il avait déjà dû faire face à ce genre d'individus et connaissait la procédure à suivre. Pour faire simple, les éviter autant que possible.

-On m'a dit qu'il y en avait d'autres comme moi. Des gens qui, comme par hasard également, étaient apparus près de votre ferme. Est-ce qu'ils s'étaient aussi réveillé après autant de temps?
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