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[Ferme Wallace] La Cuisine - 05/02/2035
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Evènements

Anonymous
Invité
Dim 1 Nov - 21:39
Poursuite de la Scène.  


Éléments scénaristiques:
 

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Lun 2 Nov - 17:42
Puisque les autres autour de la table attaquaient plus ou moins leurs assiettes, Melody en fit de même, attrapant sa fourchette et entamant son repas de sa main droite. Révélant par ce simple geste qu'elle est gauchère normalement, chose confirmée par sa main gauche qui reste posée sur l'arbalète. D'ailleurs pour quelqu'un d'observateur, certes elle est à l'aise de se trouver ici dans ce lieu finalement inconnu mais qu'en même temps elle reste légèrement tendue ou plutôt aux aguets, comme si elle s'attendait à subir le raid de bandits ou l'invasion d'une horde de zombies à chaque seconde.

Ce qui ne l'empêche pas d'être attentive à chaque personne présente, surtout aux trois J, se contentant dans un premier temps de simplement hocher la tête à l'intention de Johann, tout en souriant franchement quand il fait de l'humour. Redevenant plus sérieuse quand le jeune asiatique prend la parole, se faisant la remarque que contrairement à Johann, il ne parle pas de là ou il était juste avant de mourir, à la place il préfère parler de ce qu'il sait faire, étrange. Puis arrive le tour du dernier de Jordan qui répond bien plus brièvement que les deux autres en la questionnant directement, ce "gamin" là marque un point auprès de la brune. Ce qui au passage rend encore plus étrange la réaction de Jian en n'ayant pas dit ou il était.

Et puisque visiblement ils attendent maintenant que Melody réponde, elle avale sa bouchée de salade composée, repose sa fourchette et se lance à leur répondre.

- Tu en as déjà des séquelles Jordan en fait mais j'y reviendrais après. Par curiosité et surtout pour espérer trouver un schéma logique à tout ça, Jian, tu étais où toi au moment de ta mort ?

Elle fixe le jeune asiatique quelques instants, réellement piquée par sa curiosité, de tout ceux revenus à la vie qu'elle a croisé, pour le moment aucun ne vient du même endroit. Toujours est-il qu'il a le temps de penser à sa réponse puisqu'elle enchaîne aussitôt.

- Morsure en fin de printemps, milieu de l'été, c'est ce qu'on a tous vécus, on s'est tous retrouvés à Snyder des mois entiers après à des centaines de bornes de notre point de départ, la seule différence entre vous trois et mon campement, c'est le lieu de réveil. Nous un peu partout dans la région et vous vers la ferme, je suppose que ce n'est pas étonnant, il y a pas mal de déplacement de meute de zombies ces derniers temps, se réveiller en pleine forêt et rester sain et sauf est devenu pratiquement impossible.

Si elle donne l'impression de se parler plus à elle même que leur répondre vraiment, ils pourront en tout cas comprendre qu'en effet elle a bien vécu la même chose qu'eux.

- Bref, oui il faut digérer cette idée, le campement donc. Eh bien comme ils vous l'ont certainement dit, il n'est pas si loin que ça d'ici mais mieux vaut un véhicule pour faire la liaison et ça ne va pas s'arranger puisqu'on va changer de place, depuis la disparition de Matthew, la mort de Calvin et le départ de Ricky et Clark pour la ferme, on a décidé de trouver un lieu plus à l'écart. Puisque Johann lui a dit qu'ils sont au courant, elle ne regarde qu'à peine vers Ricky alors qu'elle a mentionné l'aîné Jefferson et Calvin, même si elle sait que ça va serrer le coeur du "cow-boy", oubliant que lui et Clark ne sont pas forcément au courant du déménagement à venir. Mais surtout plus en dur on va dire, enfin pour le moment, vous allez arriver dans un vieux motel en ruine, pour dormir on a des tentes tunnels, un feu de camp, la caravane pour stocker les ressources et le poste-radio, un mur en arc de cercle fait avec des carcasses de voitures empilées pour briser l'élan d'éventuels zombies, un petit lac pour l'eau à boire ou se laver, le seul luxe sont les toilettes du vieux motel qui sont fonctionnelles.

Oui je sais, c'est bien plus précaire qu'ici à entendre mais on y est pas si mal que cela au final. Et on est huit actuellement, on a récupéré deux survivants il y a peu, concernant les pertes, c'était surtout des accidents complètement idiots. Concernant les départs, ce sont des personnes qui n'ont jamais pu se faire à cette nouvelle vie, qui ont soit pété un plomb, soit qui ont décidés d'aller chercher mieux ailleurs ou de retourner chez eux. Enfin je parle mais ça ne vous dit pas comment on fonctionne.

Donc, à la tête du campement il y a Samuel avec moi en co-chef, égalité aux votes pour le chef etc donc on a fait ainsi, on s'occupe juste de vérifier que tout va pour le mieux, gérer les ressources, les sorties en ville surtout Samuel d'ailleurs, moi j'ai la logistique viande fraîche, vérification de la forêt avec mes sorties chasse. Pour le reste, on s'occupe tous ensemble des différentes taches, préparer les repas, ramener l'eau, monter la garde, surveiller le poste-radio, ramener du bois pour le feu, faire le tour du périmètre, tous à égalité. Pour les trouvailles ou la nourriture, c'est la même chose, tout le monde à part égale, on partage pratiquement tout, en général seul les armes ne sont pas vraiment mises en commun, par exemple mon arbalète, surtout que je suis la seule à pouvoir la manier.

Après chacun fait en fonction de ses compétences, tout le monde a sa place et peut apporter quelque chose à quelqu'un. D'ailleurs en parlant de ça, j'en reviens à ta question Jordan, tu as donc déjà des séquelles à notre résurrection, c'est comme si on ne savait plus rien et plus rien faire dès qu'on essaye. Par exemple, à mon réveil, je ne savais plus manier aucune arme ou comme Jian en parlait, s'il a vraiment essayé, les mouvements d'arts martiaux doivent lui échapper pour la plupart. Mais ça peut aussi être un as de la mécanique qui se retrouve incapable de démonter un pneu, un avocat qui a oublié toutes les lois, un médecin qui ne sait plus diagnostiquer une maladie. Et puis il y aussi...


Arrive LE moment délicat de la conversation qui risque de la faire passer pour une folle aux yeux des autres.

- Enfin on va dire que c'est à catégoriser en séquelle, chacun d'entre nous développe à un moment ou un autre, un don, un pouvoir si vous préférez. Magique j'en sais rien mais un pouvoir bien réel et tangible.

Si Ricky pouvait sortir de son mutisme, il pourrait dire que c'est réel, il a bien vu la guérison miraculeuse de l'épaule de la brune suite à la balle qu'elle a prise et suite aux "soins" effectués par Jimmy. Cicatrice de la balle qui se voit là puisqu'elle n'a pas sa veste et qu'elle est en simple débardeur. Enfin pour le moment elle guette encore plus que jusque là les réactions des trois autres.

Johann Libert

Anonymous
Invité
Lun 2 Nov - 19:28
Comme Melody une fois Pam et Ricky installé, j’ai entamé la salade et j’écoute. Jordan, Jian, la longue tirade de Melody. Je constate que chacun, nous avons nos propres préoccupations, nos propres inquiétudes, pas forcément les mêmes. C’est amusant quand on y pense. Rien ne nous préparait à nous rencontrer. Melody parle, citant des noms qui me sont inconnus – Calvin, d’autres que je côtoie depuis une semaine – Ricky, Clark, et il ne me faut pas un gros effort d’imagination à faire pour plus ou moins comprendre l’essentiel. Je ne suis pas du genre curieux, je n’ai pas besoin des détails ; au fond, d’ailleurs, je ne suis pas concerné par ces gens que je n’ai pas connus. Si nécessaire, j’apprendrai ce qu’il y a lieu par la suite.
J’écoute tout en laissant mes pensées se développer d’elles-mêmes et ce que j’entends me convaincs de plus en plus. Je crois que nous n’avions pas tant de questions qu’un besoin de savoir, globalement, dans quoi on voulait nous envoyer. Maintenant, on le sait. Un campement de fortune, géré de manière logique, pratique, pragmatique et améliorable. Jordan craignait la rencontre avec sa vision pessimiste au possible, moi au contraire je crois qu’on pourrait tomber bien, bien pire. Ca n’a pas l’air de têtes brûlées, ni d’irresponsables, ni d’affreux tyrans. A priori, des gens avec la tête sur les épaules. Et, quelque part, entendre que d’autres personnes ont eu, comme moi, l’envie de retourner chez eux, ça me confirme dans le fait que ce camp peut n’être qu’une étape. Je ne serais pas le premier. Mais ce n'est que musique d’avenir, tout ça. On va prendre une chose après l'autre.

Melody continue ses explications. Elle gère, y a rien à dire. Lorsqu’elle entame la question des séquelles, je ne peux pas m’empêcher de sourire. Un sourire en coin, terriblement désabusé. J’avais pas besoin de sa confirmation pour constater qu’à l’heure actuelle, je ne saurais même plus dans quel sens remonter un piston, tout juste si je sais dans quel sens on doit visser un boulon. 20 ans de mécanique pour en arriver là, laissez-moi rire. Je sens une boule de colère froide se former au creux de mon estomac rien que d’y penser, qui me coupe l’appétit et entame mon moral pourtant bon, jusque-là. Pourquoi il a fallu qu’elle sorte justement cet exemple-là ? Tant que je n’y pense pas, tout va bien.
Je me laisse aller en arrière sur ma chaise, la fourchette bien plus  lancée dans l’assiette en me redressant que posée doucement, en ayant besoin de faire une pause, le temps de me calmer et de revenir à un état d’esprit plus zen. C’est pas grave, ça va passer, je me répète pour me convaincre. Heureusement que j’avais posé la fourchette pour entendre la suite, parce que ça m’évite certainement de la lâcher sous le coup de la surprise lorsqu’elle finit par son histoire de « don plus ou moins magique ». What the hell …? Elle débloque, là, sérieusement. Ils se shootent à quoi les gens de son groupe… ?

- Mais bien sûr ! (je m’exclame pour le coup tout en croisant les bras, histoire de garder une contenance. Là, c’est clair, l'idée de continuer à manger vient de déserter mon esprit !) Et ensuite vous allez transformer les zombies en petit poney rose bonbon juste en remuant le nez. Tu te fous de nous, par hasard ? Ou c’est une blague pas drôle sensée nous remonter le moral ? Jusque-là, ça allait bien, mais si t'es sérieuse faut arrêter la drogue, sans vouloir te vexer. Et sinon je te l'dis, ton sens de l'humour est plus pourri que les cadavres dehors. (Si j’ai l’air sceptique et de me fiche de sa tête, ce n’est absolument pas une idée. C’est le cas. Je continue d’un ton bien plus froid, j’ai plus aucune envie de rigoler et le ras le bol me gagne. ) Je veux bien gober les cadavres qui se relèvent, une résurrection c’est déjà plus haut de niveau, mais là, fillette, faut pas déconner non plus. On peut savoir à quoi tu joue ?

Jian Wei

Anonymous
Invité
Mar 3 Nov - 10:39
Pour la suite de la scène, Jian écouta attentivement ses compères converser avec Melody et il ne prit la parole que pour répondre à sa question concernant son origine.
- Moi j’étais dans l’Est de l'état, pas très loin de la frontière avec la Louisiane quand c’est arrivé… Et puis…
Jian se pinça les lèvres et baissa les yeux avec une honte visiblement évidente dans ces derniers.
- Vous devez savoir la vérité… Moi j’étais en prison avant cela. Je purgeais une peine pour non-assistance à personne en danger et complicité de braquage aggravé. Je faisais le guet pendant que mes complices se sont chargés du braquage, et ça a très mal tourné… Je me suis rendu à la police deux semaines plus tard. Je faisais des travaux forcés à la prison du comté de Jefferson et on m’a trouvé en uniforme dans le champ d’à côté. Au moins ça a eu l’avantage de m’apprendre à m’occuper des champs.
Dit-il sans relever la tête, toujours pétri de honte. A l’époque, Jian s’était rendu car il ne pouvait plus vivre avec ce crime sur la conscience, les images du tué lui revenant sans cesse en tête, même pendant son sommeil, et la culpabilité rongeait son âme à chaque mention de ce crime. Ils n’avaient pas besoin de dire tout ça, mais il espérait que ce soit avec eux ou avec d’autres, qu’ils n’auraient plus jamais à tuer de sa vie.
Puis vînt une question importante de la part de Jordan, une question à laquelle Melody répondit de manière extensive et détaillée, trop détaillée même… En plus de lui donner le tournis, les détails du camp et de la résurrection firent écarquiller les yeux à Jian en même temps qu’aux autres, mais ce qui les lui fit encore plus écarquiller ce fut la réaction de Johann.

Eh bien, voilà qui était inattendu ! Ce n’était pas comme ça qu’il réagissait d’habitude, il était bien plus calme, dans le dialogue, pas dans le sarcasme et la limite de l’agression comme ici. Après un bref instant de silence, Jian se permis de répondre avec son humble opinion.

- Pardonnez-moi de vous contredire mais sauf votre respect Johann, je ne crois pas qu’elle se moque de nous, quel intérêt ? Aussi je ne vois pas qu’est-ce qui est ici de plus choquant que des morts revenant à la vie ou des zombies sortis des pires films de série Z. Le monde rationnel que nous avons connu est terminé, un autre monde s’est mis en place et je pense que nous ne serons pas au bout de nos surprises.
Il se tourna ensuite vers Melody.
- Mais je ne pense pas que ça nous concerne par contre. Cela va faire une semaine que nous sommes revenus et je suis presque sûr que nous n’avons pas… « Pouvoirs  magiques ».

Jordan Getz

Anonymous
Invité
Jeu 5 Nov - 22:44
Nous étions tous différents, nous n'avions rien à voir, rien en commun, et pourtant, nous sommes tous là aujourd'hui, ressuscités dans ce trou paumé. J'avais mérité de finir en enfer, mais au final, ce n'était pas ça l'enfer ? Voir tout ceux que l'on aime mourir, et voir le peu qu'on a réussi à obtenir se perdre ? Certainement, mais j'avais vu pire. J'ai jamais été optimiste, ni même l'inverse, que ce soit des gens que je connaissais ou non, ma réaction aurait sûrement été la même. Rien à foutre. Les hommes sont des rats pour être les premiers à s'enfuir quand le bateau coule, ou bien les premiers à à tuer leur voisin pour un bout de pain. Ricky et Clark s'étaient barrés après la mort d'un des leurs et la disparition d'un autre. Je riais intérieurement. Un nouveau campement, avec le strict nécessaire, la base à vrai dire, dans un sens, c'était pas plus mal, ça nous ramenait à notre sort. Une survie constante, sans extravagance.

Là était le passage qui m'intéressait le plus. Où étaient partis les autres ? Morts comme des cons, ou partis comme des cons ? Bah, le rat devient complètement stupide quand on change sa cage. C'était sans doute pour ça qu'autant d'entre eux sont " partis " . Pour leur campement, ils avaient un fonctionnement simple, des chefs, élus, un rôle pour chacun avec des responsabilités. Partage, sauf les objets personnels, ça avait l'air pas mal. Sur le papier du moins, seuls mes yeux arriveront à me faire voir ce qu'il en sera. La réponse a ma question arriva, enfin. Pour faire simple, on ne savait plus rien faire, c'était génial. J'étais toujours flexible, mais il fallait que je vérifie ça, Jian avait l'air de confirmer, mais quoi qu'il en soit, je ne crois que ce que je vois. Surtout vis à vis de ces fameux pouvoirs. Autant j'ai toujours aimé la logique, j'ai toujours été pragmatique, j'ai toujours été intéressé par les sciences. Humaines, mais les sciences quand même, je n'ai jamais été religieux, je n'ai jamais cru à la magie, mais là. Là, je mettais un mouchoir sur mes principes, même les plus fondamentaux, j'étais mort, et debout aujourd'hui, je pouvais bien laisser un doute planer sur ça, et sur le moins de choses possibles en plus, j'espérais au fond de moi. Heureusement que j'avais l'estomac bien accroché.

Autant j'étais sceptique à l'idée de rejoindre ce groupe, autant Johann avait trouvé de raisons pour y aller, et là, c'était lui qui pétait son plomb. Le mécano avait pété une durite. Putain, j'arrivais me faire rire tout seul en pensant à ça. Ou bien c'était la réaction de Johann qui me rendait comme ça. J'avais la bouche fermée, mais un léger sourire s'était dessiné sur mon visage. Sûrement les nerfs qui avaient lâchés, ça faisait trop à avaler d'un coup, mais je m'y ferai, sans aucun doute, comme je l'avais toujours fait.

Jian avait quant à lui décidé d'être honnête, ça lui coûterait cher sûrement, mais qui sait. Les asiatiques avaient toujours cette fierté complètement déplacée qui les rendait tellement stupides. Au moins, je savais ce qu'il avait fait. Une petite frappe, c'était pas les pires, mais pas les mieux non plus. Mais bon, il pétait pas les plombs lui, mais ce n'était pas pour autant qu'il avalait cette histoire de " pouvoirs magiques ". Bah, je le croirai quand je le verrai, pour l'instant, j'avais d'autres préoccupations, comme le fait de savoir que faire de mon cul pour l'instant.

Quoi qu'il en soit, je préférais attendre les réponses de Melody aux deux autres, celui qui parle a les oreilles fermées, et celui qui entend, est celui qui comprend. Et puis merde quoi, j'avais faim et je ne mangeais pas la bouche pleine, si j'avais une question je la poserai, pour l'instant, j'en savais bien plus que je le souhaitais, mais des informations de plus ne me feraient pas de mal, j'attendrai de voir sa réaction face aux deux autres, enfin, surtout face à Johann qui était devenu sceptique tout d'un coup. Elle était bonne cette salade.

Evènements

Anonymous
Invité
Dim 8 Nov - 21:52
A la réponse de Melody à sa première question, Ricky avait par la suite - fait rare - tenu sa langue et s’était enfermé dans un mutisme pensif, aussi happé par ses réflexions que sa part de nourriture par sa bouche. Pamela quant à elle s’en était tenue à écouter les différents protagonistes présents autour de la table poser leurs questions à cette invitée qui avait partagée son sort. Néanmoins, elle ne put dissimuler un maigre regain d’intérêt lorsque le prénom de Samuel fut évoquée par la survivante. Au moins un nom familier et associé à un visage venait-il d’apparaître dans la conversation, lui donnant le sentiment que tout ce qui avait cours au-delà de l’enceinte protectrice de la ferme restait bel et bien réel ; que la présence de Melody, comme celles de Clark et de Ricky ici, étaient un pont entre deux lieux à la fois très proches et très éloignés, bien plus palpable que de simples discussions et informations par radio interposée.

Cependant, la blondinette, à l’instar de Johann, ne manqua pas elle-même d’afficher un certain scepticisme étonné quant Melody aborda le dernier point, parlant de “pouvoirs magiques” totalement déroutants. Après tout, étant elle-même revenue d’entre les morts depuis plus longtemps que tous ici et là-bas, elle n’avait jamais fait l’expérience de cela. Néanmoins, elle n’ajouta rien et reporta très rapidement son attention au contenu de son assiette lorsque Johann s’emporta, craignant de se voir soudainement prise à partie dans la conversation, quand bien même pour l’instant, personne ne semblait réellement lui demander son avis.

Une contenance que le cadet Jefferson ne compta pas vraiment garder lorsque, peu après que Johann ne se soit emporté, et que l’asiatique eut fini d’apporter sa propre pierre à l’édifice, il décida enfin de faire entendre sa voix à nouveau, terminant d’avaler sa bouchée avant de pointer sa fourchette vide en direction du rouquin, sans aucun geste menaçant à l’égard de quiconque.

“Franchement, si j’avais pas vu…” il hésita une seconde “...ça, de mes propres yeux, j’aurais sûrement eu la même réaction que toi,” confia-t-il à l’homme d’un ton parfaitement sérieux qui dénotait particulièrement de son comportement expansif habituel, passant néanmoins sous silence toute son épopée, les longues heures passées et conneries tentées avec Harvey pour découvrir l’origine d’un quelconque pouvoir, ne résumant cela qu’à l’esquisse d’un mince sourire amusé.

“Mais aussi dingue que ça puisse sembler, c’est la vérité. J’ai vu le docteur Jimmy, un autre ressuscité, refermer le trou de… la blessure par balle de Melody juste en l’effleurant du bout des doigts. Et James a fait pareil pour la cuisse de Samuel,” avoua-t-il, son ton devenant plus enthousiaste et laissant transparaître une certaine fascination pour le phénomène.

“Après, c’est les deux seuls trucs de dingues avérés que j’ai pu voir depuis. J’sais pas trop si c’est seulement eux les cas particuliers, ou si c’est tous les ressuscités qui peuvent faire ce genre de choses,” reconnut-il en tournant la tête vers la chasseuse, espérant s’enquérir ainsi de quelques nouveautés à ce sujet-là.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Lun 9 Nov - 17:28
Les premières réactions arrivent, Melody les note autant que possible se fiant à son instinct mais surtout à son empathie envers les gens. Elle sait très bien ce que les trois hommes peuvent penser pour l'avoir vécu il n'y a pas si longtemps que cela mais visiblement la description du campement et de son fonctionnement passe très bien. Elle s'intéresse aussi à la réponse de Jian, ainsi il était en prison avant sa mort, chose qui la surprend énormément alors qu'il a tout d'un mineur. Les mineurs peuvent-ils aller en prison comme les adultes ? Elle essaye de se remémorer si son père a déjà parlé de ce genre de choses quand elle était petite fille ou même adolescente mais rien ne lui revient en tête surtout qu'il parlait très peu de son boulot de flic à la maison. À moins que l'asiatique ne soit plus vieux qu'il n'y paraît et si elle compte bien revenir là dessus, elle laisse le temps aux autres de réagir à ses dernières paroles.

Et finalement cette réflexion est mise de côté alors que Johann réagit violemment à la mention du pouvoir tout comme Jian quelque part d'ailleurs. Alors que le troisième reste silencieux à manger sa salade composée mais encore faut-il qu'elle percute de cela...À peine Johann ouvre t-il la bouche pour se moquer d'elle, que la brune se redresse sur sa chaise, plus droite qu'elle a cet instant ce n'est pas possible. Elle vient croiser les bras sur sa poitrine, arborant un air défi sur le visage. Le rouquin remet en cause ses dires, la traitant ouvertement de menteuse et cela, elle ne peut le tolérer. Son orgueil ne voulant pas se laisser faire, il se mue d'ailleurs en une colère sourde qui gronde au fond de son regard émeraude, elle aurait des fusils à la place des yeux que Johann serait déjà mort une centaine de fois en l'espace de quelques secondes. Une colère qui ne veut pas diminuer alors que Jian se permet à son tour une remarque, une colère qu'elle n'a ressenti qu'une seule fois jusque là depuis son réveil, une colère qui fait qu'elle n'entend qu'à peine les paroles de Ricky qui sont pourtant là pour affirmer qu'elle ne ment pas.

La brune va pour incendier Johann verbalement ; se défoulant sur lui de manière à ce qu'il ne l'oublie pas de si tôt ; quand elle ressent au fond d'elle même comme une violente décharge électrique qui la traverse. Si cela n'est pas visible, la conséquence l'est. Une demie seconde après, les assiettes sur la table se mettent à trembler tout comme le saladier, les couverts et le reste. Mais le plus spectaculaire reste une poêle posée sur le plan de travail, à côté des fourneaux, qui décolle soudainement. L'objet soulevé dans les airs, par une force invisible, se projeta de lui-même à toute vitesse à travers la cuisine, manquant de quelques centimètres de percuter Johann. La poêle achevant sa course dans un des murs de la cuisine en y marquant son empreinte avant de retomber sur le sol, inerte elle n'en bouge plus.

Pour la seconde fois, le pouvoir de Melody vient de s'activer alors qu'elle est en proie à une émotion forte, la colère, même si cette dernière découle de son orgueil mit à rude épreuve cette fois-ci et non à une frayeur causée par un autre survivant. Mais pour le moment et après cette démonstration totalement inattendue, la demie-écossaise ne risque pas de faire le rapprochement avec ses émotions alors qu'une migraine aussi soudaine que violente lui envahit le crane, l'obligeant à décroiser les bras, à fermer les yeux et à se masser les tempes. Et ce pour essayer de faire passer ce mal de tête sournois, s'obligeant à respirer calmement pour aider à cela, elle fini par rouvrir les yeux pouvant ainsi observer les réactions de tous. La colère qu'elle a ressentie s'étant évaporer aussi rapidement qu'elle est venue mais pas son tempérament fier, elle doit se retenir de justesse de lancer un "Tu disais ?" de défi à l'intention de Johann.

Se calmant lentement, elle réalise elle aussi pleinement ce qui vient de se passer et ce que cela veut dire : elle aussi a bel et bien un pouvoir. Alors qu'elle pensait que finalement ce n'était pas possible et un coup de son imagination, affirmant aux trois J quelque chose auquel elle ne croyait pas vraiment de base. En tout cas aussi bien pour elle que pour les autres, il est clair qu'elle ne maîtrise pas du tout ce phénomène, cette séquelle comme elle le disait, ce pouvoir "magique" ou quel que soit le nom qu'on veuille lui donner.

Johann Libert

Anonymous
Invité
Lun 9 Nov - 21:08
D’accord. Jian a vraiment le sens critique à zéro. Si ça l’amuse de croire sans autre à tout ce qu’on lui présente, y compris des histoires à la mords-moi-le-nœud, pas de soucis ! Qu’il le fasse. Mais moi, jusqu’à preuve du contraire, je crois ce que je vois. Les zombies, les marcheurs, les décomposés, appelez-ça comme vous voulez, j’ai pas eu le temps de me poser la question et il a fallu que je me rende à l’évidence, ils étaient bien réels. Une résurrection, là, il m’a fallu déjà plus de temps, mais je crois en avoir assez eu devant les yeux, à commencer par la disparition de ma foutue cicatrice, pour m’y faire. Mais un don… de la magie… Pis quoi encore ? Après on va tenter de nous faire croire au père Noel. Moi, le vieux barbu, j’y croirais quand il viendra me serrer la main, pas avant. Alors, la magie, même venant d’une jolie brune, m’en faudra plus que ça pour gober l’histoire sans rechigner. Et Jordan qui nous la joue « faites comme si j’étais pas là », je serais curieux de connaître son avis, à lui. Pour autant qu’il en ait seulement un… Il a pas brillé par ses interventions jusqu’à présent. Melody me lance un sale regard depuis tout à l’heure, mais si elle pense m’impressionner il va lui en falloir un peu plus. Susceptible, la fille, ça je note. Je tourne à demi la tête vers Ricky en l’entendant s’en mêler également. Qu’est-ce qu’il raconte ? Lui aussi il s’y met, en accord avec la brune ? C’est quoi leur délire au final ? Je fronce les sourcils en mode plus que sceptique. Ca ne voudrait pas s’arrêter une bonne fois, toutes ces conneries, non ? Juste un peu.  

A ce moment précis, Ricky venait à peine de finir de parler, une sorte de tremblement de terre à l’échelle de la table vint tout faire vibrer. Le boucan soudain me prit de court en m’arrachant à mes pensées, je fixais la table et la vaisselle d’un air encore plus soucieux sans rien comprendre à ce que je voyais. Qu’est-ce que c’était encore que ça !? Je relevais à peine les yeux vers Melody que je sentis, bien plus que je ne vis, un « truc » me frôler à ras l’oreille, filant tout droit entre Melody et son voisin pour aller s’éclater dans un fracas de tous les dieux contre le mur en face de moi. Enfin, ça, je le compris après coup. Sur le moment-même, un réflexe de survie me poussa surtout à me tirer vite fait du chemin du projectile, au cas où celui-ci aurait eu des petits copains à sa suite. De ce fait, vouloir s’écarter brusquement en étant assis sur une chaise est notablement une fausse bonne idée qui peut avoir des conséquences fâcheuses. Je me sentis perdre l’équilibre sur le côté, la chaise sous mes fesses basculant à vitesse grand V sans que j’aie grand espoir de la récupérer. Ultime réflexe pour éviter la vraie grande belle cassée de gueule, je me rattrapai d’une main au bord de la table et parvint in-extremis à m’arracher de mon siège qui allait lamentablement s’écraser au sol, ajoutant quasi simultanément au fracas de la poêle dans le mur, celui du bois contre le carrelage. Je me retrouvais debout, la chaise à terre derrière moi, une table dévastée sous mes yeux, sans compter l’air de mes petits camarades…

J’étais donc là à considérer le champ de bataille, pardon, la cuisine, et restais ainsi, debout et silencieux pendant au moins 10 bonnes pleines secondes, à laisser mon regard passer de la chaise à Melody, pour finir sur la marque du choc sur le mur opposé que je considérais pensivement  10 bonnes secondes de plus. Encore sous le coup de la brusque montée d’adrénaline, je ne portais aucune attention aux éventuelles paroles des autres, qu’elles me soient adressées ou pas, essayant juste de faire revenir mon rythme cardiaque à la normale. Enfin, je me dégageais des pieds de la chaise, faisait le tour de la table pour aller vers l’objet qui venait de rater sa lâche tentative d’assassinat sur ma personne et me penchais vers son « cadavre » désormais immobile, m’accroupissant devant la poêle funeste et  la prenant en main, la tournant et retournant dans tous les sens. Je ne savais pas ce que je pouvais bien chercher, mais une chose était sûre. Il n’y avait personne derrière moi tout à l’heure et cet objet ne venait pas de nulle part. Je me relevais, la poêle en main, et la posais devant Melody, entre son assiette et la mienne, sans prêter attention aux restant de la tablée.

- Si tu veux me tuer faudra faire mieux que ça, désolé. Explique ?

J’en menais pas aussi large que je n’essayais de le montrer. A pas beaucoup près, je me reprenais plus de 2kg de fonte dans la tête. Et alors, adios, le rouquin ! Bizarrement, ce que je ressentais n’était pas de la peur, pas même rétrospectivement. Non. Comment pouvez-vous avoir une réaction normale quand une poêle à frire se met à voler toute seule ? Je voulais comprendre. Si c’était elle qui avait fait ça. Si, en parlant de « pouvoir », elle pensait à ça. J’avais vu, je ne pouvais pas ne pas y croire, ça c’était une chose. Mais j’étais furieux, contre elle, à défaut d’une autre cible ; si ça venait de Melody, et de qui d’autre ? elle m’avait manqué de peu. Et ça, j’allais pas l’oublier de sitôt. Je regagnais ma place en me forçant au calme et à la retenue, me baissais, empoignais d’une main ma chaise par le dossier pour la redresser et y repris place, toisant Melody d’un regard où s’y entremêlaient étroitement colère et curiosité, m’avançant pour croiser les bras sur la table après avoir repoussé mon assiette de côté. Je sentais qu’il y avait de fortes chances que la suite du repas soit compromise après la démonstration.

Jian Wei

Anonymous
Invité
Mar 10 Nov - 13:02
Devant le regard noir que lui lança Johann quand il prit la position de Melody, Jian se tût et baissa même un peu les yeux pour éviter des regards assassins. Fidèle à son esprit logique (et aussi à son habitude), le garçon fit le tour de la table et prit le recul nécessaire à l’analyse de la situation. Première constatation, il y avait conflit, pourquoi ? Parce que Johann ne voulait pas croire aux explications de Melody. Conséquence de cela, Melody semblait particulièrement fâchée et les résidents de la maison lui vinrent en aide pour la soutenir. Si elle ‘était partie dans un délire stupide dans le but de leur faire une blague, ça ne serait pas arrivé, ils l’auraient plutôt laissée dans sa mélasse oui ! Cependant le fait qu’elle insiste ne prouvait rien non plus car après tout ce qu’elle avait dût subir, elle pouvait tout à fait être délirante, mais alors les fermiers partageaient tous le même délire… De son côté, le scepticisme de Johann était compréhensible, et sa réaction de colère n’était qu’un des nombreux réflexes de défense de son cerveau confronté à quelque chose de rationnellement impossible. Pas la meilleure réaction à avoir à ce moment précis, mais une réaction logique car à vrai dire, Jian lui-même s’était sentit très dérangé par ces aveux. Conclusion donc de cet exercice ?
- (Cantonnais) What the fuck ?
Toute cette belle et intense réflexion venait d’être interrompue par des tremblements de la table qui firent froncer les sourcils à Jian. Un tremblement de terre ici au Texas ? C’était étrange, ça ne devrait pas arriver… Pas plus que des couverts volants lancés en direction de son visage d’ailleurs.
Laissant échapper un cri qui transmit toute sa confusion, sa surprise et sa peur soudaine, le jeune asiatique se jeta au sol sur le côté à droite pour éviter un morceau de métal voulant agresser son visage d’adolescent.
Une fois au sol sur ses fesses, le jeune homme prit quelques secondes pour stabiliser sa respiration et fronça ensuite les sourcils en voyant la posture énervée de Melody. « Je ne crois que ce que je vois » disais Johann, eh bien maintenant il l’avait vu…

- c’est… C’est… C’est vous qui avez fait ça ?
Bégaya-t-il à l’intention de Melody, encore sous le choc. Jian se releva lentement et remit sa chaise debout tandis que la stupéfaction et la peur faisaient maintenant place à de la colère. Tout comme Johann, maintenant il l’avait vu et Melody en était responsable sans aucun doute, ce qui signifiait qu’elle avait soit essayé de les tuer, soit explosé si fort qu’elle ne s’était même pas contrôlé, faisant donc d’elle un vrai danger sur pattes. En colère contre cette fille dont les hormones étaient plus fortes que les neurones (et même plus fortes que ses hormones à lui, et pourtant étant adolescent et sans cortex préfrontal, Jian n’était pas avantagé), le jeune Chinois se raidit brusquement et explosa.
- Nous mais vous êtes…
Jian ne compléta pas sa phrase, sa politesse restait en toutes circonstances, mais malgré son habituel calme, il bouillonnait à l’instant présent, pas encore au point de franchir ses limites mais pas très loin…
- Ça vous prend souvent ? Vous avez failli nous tuer !
Il se laissa lourdement tomber sur sa chaise et souffla un grand coup. Il prit quelques secondes supplémentaires pour se calmer et perdre un peu les couleurs écarlates qui décoraient maintenant son visage. Après quelques instants de silence, il conclût finalement.
- Ok, Don’t fuck with her… Maintenant au moins, on sait à quoi s’en tenir.
Il regarda ensuite la demoiselle d’un regard noir et se tut, attendant des explications de sa part conformément à la demande de Johann.

Jordan Getz

Anonymous
Invité
Mer 11 Nov - 11:20
Ricky appuyait ses dires, et plus important, il l'avait vu, il en donnait même des exemples, deux personnes, un certain Jimmy et un autre, James, ses deux là avaient refermés des blessures par balles. A mains nues, sans rien, pas d'équipement médical, pas même du matériel de fortune, sans rien. J'avais toujours eu les pieds sur terre, préférant la science à la religion, rigolant intérieurement à chaque fois que l'on me parlait de miracle, sauf que là, ils étaient deux à tenir le même discours, ils avaient l'air convaincu, et surtout, on était en plein apocalypse où les morts se relevaient, et nous étions dans un monde où j'avais ressuscité, comme les autres.

Johann avait déjà fait part de ce qu'il ressentait, et vu la tête que Melody faisait, je me disais que j'étais bien heureux de n'avoir rien dit. Si nous devions partir avec elle, dans son camp, alors qu'elle était la numéro deux, autant éviter de lui donner une envie de nous laisser sur le bord de la route. J'aimais beaucoup ma salade, Pamela savait très bien y faire en cuisine, c'était indéniable, seulement, je ne pouvais pas continuer à manger. J'avais ma fourchette dans ma main droite, et c'est à cet instant que je vis les couverts et les assiettes posés sur la table trembler. Je faisais passer ma fourchette dans ma main gauche juste avant de la poser à côté de mon assiette, côté gauche. J'avais entendu parler de tremblements de terre, j'en avais vécu, et il ne me semblait pas non plus avoir entendu parler de quelconque tremblement de terre qui aurait eu lieu aux Etats-Unis durant ma vie. Mais pour être honnête, je ne pensais pas à ça pour le moment, je restais stupéfait devant ce que je voyais, que faire ? Se mettre en boule sous la table ? Sortir ? Rester là, à ne rien faire ? Aucune de ces solutions. Je me posais trop de question sur le pourquoi du comment pour pouvoir faire quoi que ce soit, je ne faisais que finir ce que j'avais dans la bouche, lentement, avec difficulté.

Je n'avais pas peur, j'étais angoissé. Enfin, j'avais vu quelque chose de très rapide passer à côté de moi, assez rapide pour ne pas pouvoir réagir comme Jian ou Johann, qui eux, s'étaient jetés par terre. J'avais pourtant d'excellents réflexes, avant. C'était une poêle qui s'était écrasée contre le mur en face de Melody. Assez fort pour y laisser une bonne grosse marque. Heureusement que c'était le mur qui avait été touché. Vu l'impact que ça avait eu, dans la tête de quelqu'un, ça l'aurait tué sur le coup. J'avais vu des boxeurs frapper d'autres champions dans la tête avec une force hallucinante, certains étaient tombés raides sur le coup, mais vu la marque, le pauvre type qui se serait mangé ça, il ne serait pas relevé. Jamais.

Jian était par terre, Johann aussi. Johann lui, avait pris pas mal de temps à prendre conscience de ce qu'il venait de se passer, et vu sa réaction, il n'avait pas l'air d'apprécier. Jian, quant à lui, avait l'air d'essayer de se mettre en colère, enfin, il avait été assez intelligent pour ne pas s'énerver face à Melody, je ne voulais pas d'une deuxième poêle comme ça. Surtout pas dans ma tête, vu mes réflexes qui avaient l'air d'avoir disparus, ce qui appuyait les dires de Melody selon lesquels nous ne savions plus rien faire de nos dix doigts, je n'avais plus de doute. Surtout vu la réaction de Melody, je ne devais pas l'énerver, surtout pas. Elle avait fait ça, et elle pouvait le refaire, et je ne voulais pas être la personne en face lorsqu'elle s'énerverait.

Autant Johann et Jian avaient l'air stupéfaits et en colère, autant moi, j'étais toujours assis sur la chaise, je n'avais pas bougé, j'étais stupéfait. Moi qui avait toujours la bouche fermée, là, elle était ouverte, je fixais Melody tout en lâchant un :

" Whao... "
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