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[Ferme Wallace] La Cuisine - 05/02/2035
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Evènements

Anonymous
Invité
Jeu 12 Nov - 19:45
Melody & les trois J. :

La réaction de la brune face aux piques de Johann ne se fit guère attendre, et Ricky comme Pamela restèrent muets de stupeur en observant les couverts se mettre à trembler sans aucune raison apparente. Si la petite blondinette crut dans un premier à une secousse sismique de maigre ampleur, elle dut bien se rendre à l’évidence qu’il n’en était rien alors que sa chaise et son propre corps n’étaient animés d’aucun tremblement. Les mains de Pamela se crispèrent autour de ses propres couverts, restant parfaitement immobile jusqu’à ce qu’une poêle volante ne traverse son champ de vision à toute vitesse, lui arrachant un sursaut doublé d’un petit hoquet de surprise aigu.

Le cadet Jefferson, pour sa part, fut bien plus démonstratif, répétant dans un premier lieu de nombreux “whoaw, whoaw, whoaw ! ...” de plus en plus rapides et élevés dans les tons en voyant l’agitation ébranler la vaisselle, ayant même un mouvement réflexe de recul lorsque la poêle vola non loin de son oreille droite, le léger courant d’air ainsi créé agitant même quelques rares mèches de ses cheveux. Et alors que l’ustensile de cuisine s’écrasait contre le mur face à lui dans un vacarme métallique assez assourdissant, un certain enthousiasme fasciné le gagna, prenant le pas sur sa stupeur initiale. Quelques secondes après que la poêle eut fini d’onduler sur le carrelage de la cuisine, il braqua ses prunelles marrons sur la responsable, s’inquiétant de voir Melody se masser les tempes, sans pour autant se départir de son excitation, une réaction qui semblait faire tâche comparée à celles de Johann et Jian.

“C’est toi qu’a fait ça !?” demanda-t-il à Melody d’un ton effaré. “C’est vraiment toi ??” s’exclama-t-il après avoir  marqué une légère pause, laissant le temps à Jian et Johann de se rasseoir et se remettre de leurs émotions, puis très clairement les afficher.

“C’était trop cool ! Ça en jette !! Alors comme ça toi aussi t’as un pouvoir ? Ça veut dire que Harvey avait raison ! Et les autres aussi ont des pouvoirs ?” enchaîna-t-il avec fébrilité, ne pouvant contenir son enthousiasme en t'assommant de questions - à défaut de poêle à lancer.

Mais au même moment, les deux battants de la porte de la cuisine s’ouvrirent avec une certaine violence sur la silhouette d’une femme d’âge plutôt mûr, pas loin de la quarantaine. Si Jian, Jordan et Johann pourront reconnaître le visage scarifié Ana Stanford, la vétérinaire de la ferme, maigre brune aux yeux azurés, ce sera pour Melody la première fois qu’elle la rencontrera. Mais chacun des six protagonistes présents dans la cuisine pourra surtout s’apercevoir de l’arme qu’elle tient dans sa main droite - un Beretta ‘Bobcat’ M-21 - sans pour autant la braquer sur personne, ses traits se voulant aussi durs que sincèrement inquiets.

“Qu’est-ce qui se passe ici ?” interrogea-t-elle froidement, portant son regard sur Pamela, Ricky, puis chacun des trois “récemment” ressuscités avant de se poser, plus durement et méfiant encore, sur la représentante du camp Jefferson.

Juste derrière elle, vous pourrez par ailleurs apercevoir le visage d’un homme bien plus jeune, que les trois J reconnaîtront comme étant Gabriel, un autre ressuscité.


* * * * *


Gabriel

Ayant été réquisitionné par la vétérinaire dès le début de l’après-midi pour aller inspecter - et réparer - les clôtures qui ceignaient l’enceinte de la ferme, tu ne seras rentré en sa compagnie que de longues heures plus tard, après avoir également contribué à “purifier par le feu” trois cadavres d’infectés abattus au cours de la matinée. Regagnant la ferme par l’entrée du garage, la vétérinaire allait te proposer d’aller prendre une douche et un peu de repos lorsqu’une agitation et un vacarme métallique assez violent suivi de quelques éclats de voix aux propos inaudibles se laissèrent percevoir en provenance de la cuisine. Rapidement, et dévoilant une arme de poing - un Beretta ‘Bobcat’ M-21, si tant est que tu puisses le reconnaître - dissimulé jusqu’à présent sous sa chemise à carreaux rouge et marron, dans le bas de son dos, elle t’aura entraîné à sa suite, sans réellement te laisser d’autre choix, vers la cuisine afin de découvrir l’origine de ce raffut.

“Qu’est-ce qui se passe ici ?” interrogea-t-elle froidement, portant son regard sur Pamela, Ricky, puis chacun des trois “récemment” ressuscités avant de se poser, plus durement et méfiant encore, sur la représentante du camp Jefferson.

Pour ta part, par-dessus l’épaule d’Ana qu’il ne t’est pas vraiment difficile de dépasser, tu pourras reconnaître les différents occupants de la ferme installés à table, ainsi qu’une jeune femme brune aux yeux émeraude que tu n’auras jamais vue jusqu’à présent en ces lieux.

Gabriel Kovacs

Anonymous
Invité
Jeu 12 Nov - 20:34
La journée ayant été dure, Gabriel sursauta au bruit provenant de la cuisine. Il lança un regard en direction de la maison avant de se tourner vers Ana et de la suivre.
La voir sortir son arme ne le rassura pas, il n’était pas contre l’idée de foncer tête baissée vers un danger potentiel, mais ne pas être armé lui-même le dérangeait.

Entrant dans la cuisine, Gabriel, qui se tenait derrière Ana, observa la scène à la recherche du danger.

Le spectacle était pour le moins particulier. Scrutant chaque personne et chaque élément présent dans la pièce, Gabriel ne pouvait que constater l’état de choc du petit attroupement.

Outre les visages blêmes des personnes dans la cuisine, il aperçut la poêle dans un coin de la cuisine ainsi que la table dérangée.
Sa première pensée fut que Johann avait dû enfin péter un plomb et tenter d’assommer Jordan avec la poêle, mais l’attention n’était pas tournée vers lui.

C’était une jeune femme, une brune aux yeux splendides qui était le centre de tout ce remue-ménage.

Le visage de Gabriel avait dû être drôle à voir, car en entrant il avait les traits tirés, ses rides sur son front apparentes montrant son inquiétude. Une fois qu’il avait remarqué la jeune femme, ses yeux s’arrondir et sa mâchoire se décrocha quelque peu, étonné de voir qu’apparemment, l’apocalypse avait épargné pas mal de jolies filles.
Ayant enfin réalisé que la femme était réelle, son regard redevint dur mais cette fois un sourire charmeur apparu sur son visage.
« Continue à sourire imbécile tu vas lui faire peur… Au moins mes hormones fonctionnent toujours… »

L’agitation qu’avait provoquée leur entrée à Ana et lui fit sortir Gabriel de ses rêveries. Il repassa son regard sur les trois hommes présents.
Il sourit de façon amusé à Jordan et Jian, apparemment proche de la crise cardiaque, et les salua d’un hochement du menton.

-Les enfants…

Puis il porta son attention sur Johann. Cette fois, son regard se fit plus sérieux, plus respectueux et son sourire moins moqueur.

-… Johann.

Il pointa la poêle du doigt et regarda Pamela.

-Tu sais « légumes sautés » c’est juste une façon de parler.

Constatant que son trait d’humour n’avait pas détendu l’atmosphère, Gabriel se racla la gorge et cacha sa gêne en se postant un peu plus derrière Ana.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Jeu 12 Nov - 22:11
Alors que la brune est toujours en proie avec son mal de tête et de ses propres questionnements, elle perçoit et voit les réactions de tous. Pamela avec un air encore plus angoissé qu'avant. Jordan qui lâche sa salade le temps d'une exclamation qui en temps normal lui aurait arraché un sourire surtout en le voyant bouche bée. La réaction de Ricky, on peut dire qu'elle s'y attendait plus ou moins, retrouvant là le jeune homme qu'elle a connut du temps de ses bêtises avec Harvey, se répandant en paroles comme en geste qui ne font qu'augmenter son mal de crâne. Elle réalise aussi que les chaises de Johann et Jian ont basculées sur le sol au vol de la poêle, suivant Johann du regard alors qu'il ramasse l'objet volant et vient le poser sur la table. Focalisée sur le rouquin, elle ne porte qu'une maigre écoute aux paroles de Jian et peut-être que cela vaut mieux ainsi d'ailleurs...Néanmoins, il faudra que l'asiatique lui explique pourquoi il s'est jeté au sol ainsi alors que l'ustensile est passé loin de lui.

Prise en étau par les demandes de Ricky, Johann et Jian dans une moindre mesure, elle reste encore quelques secondes à se masser les tempes avant de pleinement redresser la tête, son regard émeraude toujours vissé sur celui azur du rouquin.

- Si j'avais voulu te tuer, tu serais déjà mort mais pas à coup de poêle.

Sous entendu on ne peut plus clair alors que sa main gauche à quitté son visage pour descendre jusqu'à l'arbalète toujours posée à la verticale contre sa cuisse, ses doigts venant la caresser lentement. Et pourtant aucune provocation dans sa voix juste une certitude extrême issue de sa pleine assurance en ses capacités.

- À vrai dire mon pouvoir je ne le maîtrise pas le moins du monde, il s'est...

Impossible pour Melody de terminer sa phrase alors que la double porte de la cuisine s'ouvre à la volée pour dévoiler à son regard et dans un premier temps une femme armée, en réflexe la main gauche de la brune glisse plus bas sur son arbalète pour se saisir d'un des carreaux paré à le mettre en place juste au cas où...Ne bougeant pas plus que cela alors qu'elle toise du regard cette inconnue, regard émeraude qui glisse volontiers sur l'homme derrière elle.

- Juste une poêle volante...

La brune observe l'inconnu alors qu'il prend la parole, notant son air crétin alors que lui aussi la fixe sans pour autant en avoir l'air perturbée. Cet interlude se terminant sur la plaisanterie de l'inconnu, Melody secoue légèrement la tête quand il part se cacher derrière la femme, histoire que le regard qu'elle lui lance ne soit plus visible. Si la manière dont il l'a regardé la laisse froide, ce que Melody a sous les yeux par contre...Elle aura regardé ce nouveau venu comme s'il était un gâteau qu'elle a envie de déguster lentement pour en savourer chaque parcelle. Le même regard qu'elle aurait pu avoir pour Johann si elle n'avait pas réussi à le maîtriser en le voyant alors qu'elle était pleinement maître de ses émotions pas comme là avec ce qu'il vient de se passer. Reportant d'ailleurs ses yeux et son attention sur le rouquin quelques secondes avant de regarder vers Ricky.

- Et eux ils sont ?

Pour en revenir à Johann à peine sa question posée.

- Bref, je ne maîtrise pas du tout mon pouvoir, il ne s'est déclaré qu'il y a quelques jours et ce n'est que la deuxième fois que cela arrive, je ne sais pas encore vraiment comment. Et oui Ricky James ou Jimmy ne sont plus les seuls, certains le déclenche plus vite que les autres. Samuel m'a parlé de ça mais lui aussi n'est pas sûr que ça soit lui puis il y a Ivy, je suis sûre qu'elle a eu le sien...

Ne terminant pas sa phrase alors qu'elle vient de citer la binoclarde qu'ils ne sont pas près de revoir puisqu'elle est morte...Et à dire vrai les deux derniers arrivés, elle n'est pas sûre qu'ils puissent un jour développer ce genre de phénomène, elle le soupçonne de ne jamais être morts eux. Tout comme elle ne sait pas quel pouvoir Seth ou Frida peuvent bien avoir pour le moment. Déjà qu'il faut qu'elle digère le fait qu'elle en a bien un elle aussi, elle ne peut plus tomber dans le déni comme elle l'a fait la première fois, elle doit l'accepter et arriver à s'en servir de manière voulue et non ainsi. Mais ce genre de doutes elle est bien trop fière pour les admettre à voix haute, continuant donc de faire comme si tout cela ne la touchait pas plus que ça, à peine un événement ordinaire par temps d'apocalypse.

Johann Libert

Anonymous
Invité
Sam 14 Nov - 19:19
Trop cool ?! Ricky arrive à trouver ça « Trop cool » ! Crétin ! J’avais très envie de lui rabattre son caquet par l’une ou l’autre remarque cassante, pas du tout d’humeur à trouver ça « Trop cool » de mon côté, mais Melody me pris de court en commençant à parler, elle-même étant  rapidement interrompue par la porte s’ouvrant sur Ana. Bien sûr, comme si un bruit pareil n’allait pas faire rappliquer du monde ; et inquiéter aussi, à la voir fort logiquement sur le qui-vive. Et elle ramène Gabriel, tiens donc. Qui ne peut s’empêcher de faire de l’humour, pourri certes, mais de l’humour. Ce type, depuis que je le connais, ne sait pas être sérieux. Jamais. Je les salue à mi-voix en me laissant aller contre le dossier de ma chaise puis croise les bras dans une position d’attente.

- Salut Ana. Gab.

Je sens ma colère décroitre à vitesse grand V à l’arrivée des deux personnes. Ca n’en vaut pas le coup, et puis y a pas eu mort d’homme, comme l’a relevé Melody qui visiblement a peu de sens de l’humour également. Par contre, voir son air quand elle a découvert Gabriel valait tout l’or du monde ! Ca m’arrache malgré moi un sourire en coin et contribue grandement à éliminer ce qui reste de mon ressentiment. Je profite de la distraction bienvenue pour regarder mes compagnons de tablée, Pam, Jordan et Jian. Et Ricky. Visiblement, tous ont été choqués d’une manière ou d’une autre, mais pas de casse autre que le mur. Tant mieux. Je suis fatigué des mauvaises nouvelles à la con. Et ce ne sont pas la suite des paroles de Melody, quand elle reprend en me regardant, qui vont vraiment me rassurer. Ainsi elle ne contrôle rien de ce pouvoir dont on vient d’avoir une inattendue démonstration ?

- Eh ben ça, tu parles d’une info ! C’est sensé nous rassurer ? Tu fais voler des objets sans rien contrôler.
(je lâche un petit sifflement du genre admiratif, mais qui n’est là que pour marquer la raillerie de la chose) Je me sens parfaitement mieux en le sachant, merci Melody.

Mais intérieurement, je réfléchi. Très vite. Et très sérieusement. Si ce genre de capacités se montre chez une bonne partie des gens qu’elle connait et qui sont dans notre situation, alors il y a des risques que ça nous touche aussi. Tous les trois. Non, quatre. Y a Gab aussi maintenant. Cette évidence prends forme naturellement. Après tout, au point où nous en sommes, pourquoi pas ? Je relève d’ailleurs pour les deux arrivants, qui n’ont peut-être pas imaginé correctement la situation suite à la laconique réponse de Mel.

- Comme vient de dire Melo, vous venez de manquer une traversée de la pièce par une poêle volante, le tout sans aide extérieure autre que la force de son esprit. Un peu comme dans Star Wars. Et il paraît (je tourne mon regard vers Gabriel) qu’on risque d’être concernés aussi par ce genre d’effets secondaires. Ca te branche ? (Puis je regarde plus particulièrement Jian, puis Jordan.) Et vous deux, ça va aller ?

Je suis sincèrement inquiet pour la suite des événements. Je me demande quelle implication va avoir cette nouvelle sur leurs décisions. Moi-même, je ne sais plus trop quoi en penser. C’est une donnée nouvelle qu’il faut que j’intègre et je me demande ce qui est le plus rassurant des deux possibilités qu’on a : rejoindre des gens imprévisible qui peuvent vous tuer sans le faire exprès, ou partir de notre côté à devoir gérer ce truc en étant seul – et à la merci certaine des cadavres ambulants. Je continue à observer et écouter les réactions de chacun tout en me plongeant dans mes propres réflexions. Non, définitivement, plus j’y pense en prenant en compte cet élément neuf, moins je me vois en solo dans l’immédiat. Je suis curieux d’entendre les autres.

Jordan Getz

Anonymous
Invité
Lun 16 Nov - 0:21
Ricky était fidèle à lui même, toujours le même tempérament, trop expansif à mon goût. Enfin, on avait le même âge, je trouvais étrange qu'il se comporte comme tel. Il avait l'air content d'avoir vu ça, là où il était enthousiaste, j'étais fasciné. Il évoqua un nom, un autre, inconnu, comme les autres, Harvey. Des pouvoirs. Ils avaient des pouvoirs. L'idée commença juste à devenir claire dans mon esprit embrumé. Melody était comme nous. Son clan était fait de gens comme nous. James, le docteur, Melody, peut être que nous étions les suivants, ceux qui auront un jour un pouvoir de la sorte. Certains pouvaient guérir des blessures, Melody, elle, de lancer des objets. Je commençais à réfléchir quand la porte s'ouvrit.

C'était Ana, accompagnée de Gabriel. La vétérinaire n'avait pas l'air de bonne humeur, et le fait qu'elle tienne un pistolet dans la main n'augurait rien de bon. Vraiment rien. Autant Stan s'occupait de l’armurerie, il me faisait visiter souvent, j'étais fasciné par les armes à feu, des chefs-d'oeuvre de technologie, de la mécanique à taille humaine, pas d'électronique, des bonnes vieilles armes comme de bonnes vieilles motos. Seulement, malgré la fascination qu'elles me procuraient, elles me répugnaient. Trop violent, trop sale, trop effrayant. C'était pour cette raison que je me redressais sur ma chaise tout en posant mes deux pieds à plat sous la table. Toujours se préparer au pire. Bien que le regard d'Ana semblait plus meurtrier que le " joujou " qu'elle tenait en main.

Gabriel se tenait juste derrière elle, autant il avait semblé anxieux au premier regard de la cuisine, autant il n'avait pas l'air fin en voyant Melody. Il essayait de ne pas le faire remarquer en nous appelant les "enfants". Et dire que je partageais ma chambre avec ce flic. Pas drôle en plus. Heureusement qu'il l'avait remarqué et qu'il retournait se cacher derrière la vétérinaire. Melody avait du caractère, et surtout, aucune maîtrise sur son pouvoir, qui oui, aurait bien pu tuer quelqu'un, même si elle ne l'avait pas voulu. Quoi qu'il en soit, c'était une belle démonstration. Comme je l'avais supposé, les ressuscités obtenaient des pouvoirs, certains en ont eu, plus ou moins vite, différents, tout dépendait des personnes en question. Qu'importe, ça en restait fascinant. Irréellement fascinant.

Johann était celui qui était le plus enclin à partir rejoindre ce groupe, pourtant, c'était celui qui montrait le plus de doutes, ou qui les montrait tout simplement. A vrai dire, je ne me sentais pas bien. Ana avait une arme en mains, bien que je connaisse un peu mieux Ana que Gabriel, je savais ce qui se passait dans la tête des gens non-entraînés avec ces jouets, j'aurai largement préféré que ce soit Gabriel qui tienne ça. Mes deux mains étaient posées sur la table, à plat, mes deux indexs et majeurs sur mes couverts, prêts à les agripper. Je saisissais ma fourchette avec ma main gauche mais je laissais ses dents posées sur le rebord de mon assiette, le manche dans ma main en suspens à quelques centimètres au dessus de la table. Mon majeur droit s'avança sur la pointe de mon couteau encore posé juste à la droite de mon assiette pour laisser ainsi à mon index le plaisir de venir se poser contre le tranchant de la lame. Pour répondre à la question de Johann, non, je ne me sentais pas bien du tout avec la vétérinaire qui avait une arme en main. Mon regard était fixé juste en dessous de ses genoux, assez bas pour ne pas la dévisager, et assez haut pour voir si elle levait le bras. Je respirais avec le nez doucement et par longues inspirations qui faisaient légèrement lever mes épaules.

" Ça va. " pour répondre à la question de Johann. Mon visage trahissait mes paroles sans aucun doute, mais il y avait bien plus important que moi à se préoccuper, entre les deux qui venaient de rentrer, entre Melody qui balançait des poêles sur Johann ou encore entre Ricky qui était tout surexcité, de plus, j'avais baissé mon regard pour que personne ne remarque mon anxiété. Enfin, j'espérais.

Evènements

Anonymous
Invité
Lun 16 Nov - 23:14
A la question de Melody concernant les deux nouveaux arrivants, Ricky porta son regard vers la jeune femme, avant de le tourner ensuite sur Ana et Gabriel, puis de faire les présentations en bonne et due forme.

“L’arme fatale, c’est Ana, notre vétérinaire. L’humour fatal, c’est Gabriel, un autre des ressuscités arrivés ici,” expliqua-t-il à la survivante d’un ton nuancé entre sarcasme et plaisanterie, quelques instants avant que Johann ne confirme leurs identités de son propre salut. Après quoi, le jeune homme désigna Melody aux deux nouveaux arrivants.

“Gabriel, Ana, je vous présente Melody, une des survivantes recueillies par mon frère,” continua-t-il, sa voix se faisant plus grave sur ses derniers mots à l’évocation de son aîné disparu.

Introduction et présentation auxquelles la vétérinaire ne montra que guère d’intérêt, ne se départissant pas de son attitude clairement méfiante à l’égard de la jeune femme, laissant ses azurs promener sur les différents protagonistes qui prenaient la parole. Melody et Johann en premier lieu, puis Jordan répondant à ce dernier de son habituelle réserve. Comprenant que la situation se voulait bien moins tendue qu’elle ne se l’était figurée, Ana remisa son arme de poing à sa place habituelle, puis s’enfonça un peu plus en avant dans la cuisine, libérant le passage pour que Gabriel puisse rejoindre ses compères et prendre part à la discussion en cours. La quadragénaire s’écarta d’ailleurs légèrement de la tablée, allant caler son séant contre un des meubles de cuisine, les bras croisés sur la poitrine, sans que son regard ne puisse vraiment décrocher de la jolie brune, un long soupir fulminant s’échappant de ses narines alors qu’il était clairement visible qu’elle préférait taire ses ressentiments de l’instant.

Cependant, à la grande surprise de Ricky, ce fut Pamela qui, outrepassant sa grande timidité, prit la parole à propos de ce - semblait-il - épineux sujet.

“Je-Je-je n’ai ja-jamais rien res-ressenti d-de t-tel ch-chez moi,” avoua-t-elle avec difficulté, quelques secondes avant de se lever de sa chaise pour aller récupérer la poêle volante posée entre Johann et Melody dans un premier temps, puis la remettre sur le plan de travail d’où elle avait décollé avant de s’emparer du faitout réservé et le déposer au centre de la table, dévoilant en autant le couvercle, des pommes de terre baignant dans la sauce brune et épaisse d’un ragoût de cerf. Elle en profita d’ailleurs pour sortir une assiette et des couverts supplémentaires à l’attention de Gabriel que Ricky convia à prendre place en frappant, sans violence et à quelques reprises le coin de la table situé à sa gauche du plat de la main, puis s’adressant ensuite à tous les autres d’une voix un peu plus franche et posée.

“Bon ! Maintenant que le mystère des OVNIs est éclairci, ce serait cool de reparler des choses sérieuses non ?” lança-t-il d’un ton neutre et tempéré, dénotant particulièrement de l’excitation qu’il avait affiché quelques instants auparavant. “Qui veut du ragoût ?" se proposa-t-il de servir.

Gabriel Kovacs

Anonymous
Invité
Mar 17 Nov - 21:24
Le regard de Gabriel passa de Ricky à la jolie femme brune quand le jeune homme le présenta. En guise de salutation, il offrit à Melody son plus beau sourire et un léger signe de la tête.

Gabriel oublia très vite tout ce qui l’entourait à cause de la magnifique odeur qui avait envahie la pièce. Il avait travaillé toute la journée avec Ana et n’avait presque rien avalé.
C’était un des points qui pouvait poser problèmes à l’ancien policier.

La nourriture…

Quand Gabriel avait faim il pouvait se montrer d’une agressivité incontrôlée, agressant ses collègues et serrant un peu plus les menottes des prévenus. Il ne fallait surtout pas lui demander de remplir des rapports le ventre vide sous risque de devoir remplacer l’ordinateur.
Il lui était également très difficile de se concentrer sur son environnement. Heureusement, un instant de danger ou de stress effaçait cette tare du jeune homme.

Il sortit de sa torpeur quand Ricky lui montra sa place. Gabriel s’assit donc à côté de Ricky et posa ses mains devant son assiette, l’une dans l’autre.

Son attention revint petit à petit et il se souvint de la poêle sur le sol et de l’ambiance pesante des instants précédents.
Bien que la remarque de Ricky sur les ovnis était une blague, la première réaction de Gabriel fut d’espérer que le jeune homme savait faire du second degré. Après tout, ils étaient revenus à la vie et les morts-vivants étaient bien réels, pourquoi pas les extra-terrestre ?

« T’es grave, tu le sais ça ? »

Gabriel écouta la réponse de Johann et fixa se dernier dans les yeux, relevant un sourcil pour mieux peser son incompréhension.

-T’es en train de me dire qu’en plus du fait qu’on se soit relevé de la tombe on aurait des pouvoirs ?

Puis son regard passa de Ricky à Melody comme s’il attendait que l’un d’eux prennent la parole et explique ce qui se passait dans cet univers de dingue. Il finit par regarder la jeune femme droit dans les yeux, plus sérieusement que lors de son entrée.

-Alors on aurait tous la capacité de faire bouger des objets ? Un genre de… télékinésie ?

Il ne croyait même pas à ce qu’il disait, le son des mots paressant complètement inimaginable.
Pourtant, vu la réaction des autres personnes présentes dans la pièce, il s’agissait d’un fait avéré.

Les yeux de Gabriel avait pris une forme plus ronde que ce que ses orbites le permettaient. Il ne voulait pas que tout ça soit vrai, sa vie de flic à Dallas lui manquait.

« Putain… Mais qu’est-ce que je FOUS ici !! »

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Mer 18 Nov - 12:53
Gabriel, cela lui fait penser à une vieille série télé qu'elle regardait avec son frère quand elle était petite, c'était le nom d'un des archange dans la dite série, qui aimait bien se faire passer pour ce qu'il n'était pas. Doit-elle y voir un quelconque signe ? Non quand même pas et puis surtout c'est un autre ressuscité. En voilà une information importante, bien plus importante que d'apprendre le nom de la femme qui elle visiblement  fait parti de la ferme. Ils sont donc quatre dans le même cas qu'elle et les autres du campement et réveillés depuis peu, ce qui renforce son hypothèse comme quoi il devient impossible de se réveiller seul en pleine forêt comme elle même l'a vécu. Ce qui pose la question de combien de personnes ont pu mourir à nouveau à peine revenues à la vie ? Question dont elle n'a pas vraiment envie d'avoir la réponse. Elle grince des dents en entendant ensuite Ricky parler de son frère, ses doigts se resserrant sur l'arbalète, plus que la mention du beau gosse, elle se rend compte qu'elle va devoir quand même finir par reprendre les faits à la base pour les quatre devant elle surtout s'ils viennent rejoindre le campement.

Pour le moment elle est prise de court par un rouquin qui lui répond d'un ton qu'elle n'apprécie pas vraiment, le voilà qui repart sur une mauvaise pente là. Sauf que cette fois, elle marque quelques secondes de silence avant de lui offrir un grand sourire qui fait ressortir les fossettes sur ses joues, couplé avec un air on ne peut plus taquin dans son regard émeraude.

- De rien, c'était avec plaisir Johann.

Le reste des paroles du roux ne la regarde pas vraiment, disons plutôt qu'elle se contente d'observer les réactions des autres. Jordan le nez baissé qui semble angoissé, sentiment qu'elle perçoit aisément sans en comprendre l'origine, du moins pour le moment et dont la brève réponse confirme qu'il y a un truc qui cloche. Jian désespérément silencieux depuis son léger emportement, peut-être qu'ainsi il compte faire oublier ses révélations d'il y a quelques minutes, sauf que cela ne va pas marcher ainsi. Pamela perplexe avec sa remarque qui fait comprendre à Melody, que la blonde aussi est une ressuscitée mais là, la brune n'a pas de réponse à lui fournir, peut-être que son pouvoir est encore latent parce qu'elle n'a pas subit d'autres chocs depuis son réveil. Ricky qui est plus calme et sérieux mais où on sent qu'il peut repartir d'une seconde à l'autre. Et enfin Ana qui reste dans son coin loin de la table à observer Melody qui s'en fiche d'être regardée, cela ne l'empêchera pas d'être totalement à l'aise là dans cette cuisine en compagnie de parfaits inconnus hormis le cadet Jefferson.

Elle sent le regard de Gabriel sur elle et elle le fixe en retour réalisant la question qu'il vient de lui poser, à nouveau elle sourit tout en gardant un air sérieux cette fois-ci.

- Télékinésie, oui c'est le mot du moins pour moi... Mais au campement on a James notre médecin qui lui peut refermer une plaie ouverte et saignante juste en frôlant la blessure sans aucun matériel, on a eu Jimmy qui pouvait faire la même chose et j'en suis la preuve vivante. À mon réveil il y a pratiquement deux mois, un des hommes du Marchand m'a tiré dessus, la balle a traversée mon épaule, en une semaine je pouvais me servir de mon bras.

Un de ses doigts de sa main droite vient montrer une cicatrice sur son épaule gauche, bien visible là. Cicatrice typique d'une blessure par balle, sauf que la cicatrice semble être là depuis bien plus longtemps que ce qu'elle vient de dire. Mais comment ne pas la croire alors que tous on fait l'expérience à leur réveil de ne plus trouver aucune de leur anciennes cicatrices.

- Et il y a Samuel aussi qui lui n'arrive toujours pas à bien déterminer la nature de son pouvoir. Pour les autres je ne sais pas bien où ils en sont mais lors d'une de nos expéditions, je suis quasiment certaine qu'un des garçons a mit le feu à un zombie, enfin je suppose que c'était lui, il est parti depuis et on a pas eu d'autres feux spontanés dans le campement. Et oui je suis sûre que personne n'avait de briquet à ce moment là. Et aussi Ivy qui a du avoir le sien mais elle on ne pourra plus le lui demander...

Donc oui on est tous dans le même cas mais je ne peux pas te dire ce que toi tu pourras faire, ni quand et comment cela va se déclencher.


Tout du long de sa réflexion et de sa réponse à Gabriel, entre les doigts de sa main gauche, elle a fait jouer le carreau d'arbalète qu'elle avait détaché un peu plus tôt à l'arrivée d'Ana et de son flingue. N'aimant pas et ne pouvant pas tenir longtemps en place, à part quand elle dort, elle s'est occupée les doigts pour se canaliser, sauf que concentrée sur autre chose, la belle brune n'a pas fait attention qu'un truc en elle s'est produit, une nouvelle décharge électrique mais plus légère cette fois-ci, ni fait attention que son mal de tête revient plus fort que jamais. Elle n'a pas non plus fait attention que si ses doigts bougent toujours, ils le font dans le vide et que le carreau lui tourne toujours sur lui même mais en lévitation s'élevant petit à petit dans les airs. Ce n'est qu'au moment où il passe à moitié devant son regard que Melody percute que cela ne va pas du tout. Cessant immédiatement de remuer ses doigts, elle laisse retomber sa main le long de sa cuisse, le carreau imitant cela, il retombe inerte en équilibre sur la cuisse de la brune avant de basculer sur le sol ou il émet un petit cliquetis.

Oups...C'est tout ce qu'elle trouve à penser là avant de secouer légèrement la tête pour finir par regarder les autres tour à tour alors qu'ils n'auront certainement pas loupés cette nouvelle démonstration toujours non voulue mais bien plus calme. Si calme d'ailleurs qu'elle pourrait passer pour quelque chose d'intentionnel.

- Bon maintenant que c'est réglé, si on laissait de côté cette histoire de pouvoir et qu'on parle du reste ! Vous avez d'autres questions sur le campement ou sur quoi que se soit ? Jian va falloir qu'on parle tout les deux aussi. Ricky, tu leur as raconté l'histoire du campement et ce qui t'a amené à finir ici même ou je dois le faire ?

La demie-écossaise va en avoir des choses à raconter à son compagnon ce soir en rentrant et peut-être même supporter une nouvelle crise de jalousie de sa part quand il verra les quatre hommes arrivés avec elle enfin surtout à propos de deux d'entre eux. Enfin pour le moment et maintenant qu'elle a fini de se répéter, il faut passer au reste comme l'a dit Ricky et puis surtout elle compte bien honorer le ragoût, si bien qu'elle tend son assiette au cadet Jefferson.

Jian Wei

Anonymous
Invité
Ven 20 Nov - 0:27
Ayant relevé sa chaise et s’étant de nouveau assis dessus, le jeune Jian était resté silencieux quelques instants le temps de maîtriser sa colère et de revenir à un taux hormonal normal. Il faut dire que comme tous les adolescents de son âge, asiatiques comme autres, son cortex préfrontal sous-développé ne lui permettait pas un contrôle optimal de ses émotions et donc quand il était énervé, il était énervé ! Non mais !

Quoi qu’il en soit, maintenant qu’il était plus zen, il pouvait de nouveau se joindre à la conversation même s’il n’avait pas spécialement quoi que ce soit à dire ou à ajouter. Néanmoins respectueux et cher à sa tradition de politesse, il salua les deux nouveaux arrivants après qu’ils aient baissé leurs armes. Jusqu’à maintenant, le garçon n’avait pas vraiment eu l’occasion de faire connaissance avec le nouveau venu et ne l’avait croisé qu’à quelques reprises au moment des petits-déjeuners avant d’aller bosser à la ferme. A vrai dire, leurs échanges avaient été tellement brefs (et la timidité de Jian n’aidant pas) qu’il n’avait même pas retenu son nom ! Pas faute d’intérêt bien sûr, c’est juste qu’il ne croyait même pas l’avoir entendu par le passé.

La conversation se développa donc avec l’arrivée des nouveaux venus et sans l’intervention de Jian jusqu’au moment ou Melody déclara vouloir lui parler seul à seul et c’est là que jian s’inquiéta… C’était forcément à cause de son histoire troublée… Il ne pouvait en être autrement… Sans commenter, Jian baissa les yeux et se mordit la lèvre inférieure, trahissant ainsi son inquiétude. Il essaya cependant de relever la tête pour répondre à Melody avec un sourire aussi forcé que sa fausse assurance.

- Oui bien sûr, quand vous voudrez.
Bien sûr qu’il était inquiet et même une personne s’en empathie pouvait s’en rendre compte. Se retrouver tout seul l’effrayait au plus haut point et malgré tout son courage, il ne pouvait pas faire comme si cette idée n’avait pas envahit ses pensées au moment même ou elle avait dit vouloir lui parler.
Jian se ratatinerait donc sur sa chaise, le visage inquiet et peu expressif jusqu’à ce que Melody signale enfin qu’ils pouvaient se parler en seul à seul, une attente longue et désagréable pour Jian venait donc de commencer.

Johann Libert

Anonymous
Invité
Ven 20 Nov - 23:29
La tension avait baissé d’un cran, c’était certain. Néanmoins, la réponse de Jordan sonnait aussi vraie que si j’avais annoncé être la reine d’Angleterre en personne et le silence de Jian en disait long également. C’était au tour de Gabriel d’appréhender cette histoire de pouvoirs, ce qu’il fit plutôt bien, à première vue ; en tout cas, sans grande démonstration extérieure, ce qui était déjà pas mal du tout. De mon côté, je m’étonnais d’avoir accepté tout ça aussi facilement ; alors, soit, la petite envolée de la poêle était une preuve irréfutable, mais tout de même, il ne m’avait fallu que 5 petites minutes pour passer d’une violente négation à une acceptation sans concession. Soit je me faisais vraiment vieux, soit ma faculté d’adaptation avait sacrément gagné en souplesse ces derniers mois - avec une nette préférence pour la seconde possibilité.

Comme j’estimais m’être assez fais voir comme ça dans les dernières minutes, je préférais rester en retrait en attendant que la tablée reprenne un air un peu plus normal. Ca semblait à priori assez mal parti vu que Melody semblait décidée à en rajouter une couche ; en effet, si je n’écoutais que distraitement les explications qu’elle donnait en complément, ce n’était pas par désintérêt, sûr que non, mais bien plutôt parce que j’étais entièrement concentré sur la flèche qui était venue s’élever en flottant devant la brune, me demandant si je devais m’attendre à une seconde attaque en me tenant prêt à jouer de mes reflexes une seconde fois dans le pire des cas. J’étais tendu mais ne voulais pas bouger sans nécessité, histoire de ne pas créer un second affolement général. Peut-être que ce n’était qu’un jeu sensé nous avertir de ne pas la titiller plus, mais c’était peut-être à nouveau involontaire de sa part. Dans le doute, je misais sur le principe de précaution et ne relâchais mon attention que lorsque la flèche retomba à terre. Rassuré, je me m’avançais à nouveau à ma place non sans largement dévisager Melody, sans rien dire de plus, mais il était assez clair que j’allais la garder à l’oeil. Jian sorti enfin de son mutisme pour répondre d’une petite voix, il semblait manifeste qu’il n’en menait pas large et je pouvais le comprendre. Je me demandais dans quel sens aurait lieu l’entretien qu’elle venait de lui demander. Allait-elle l’éliminer de la suite des opérations sans lui donner une chance ? J’en doutais un peu. Et de toute façon, ce n’était pas mon problème, mais le sien. Dans l’immédiat, mon problème serait surtout d’accéder à la suite du repas. Alors que j’allais lever mon assiette, je dû retenir mon geste pour laisser Melody passer la sienne la première ; pas que la galanterie m’étouffe, mais surtout parce qu’elle avait été plus rapide que moi… En attendant de pouvoir être servi, je continuais de l’observer, trouvant étonnant le contraste entre son physique plutôt charmant et cette espèce de dureté qu’elle persistait à montrer. Au moins, elle paraissait avoir les pieds sur terre – mis à part qu’elle faisait voler des trucs.

- On a sûrement parlé de beaucoup de choses avec Ricky, mais j’ai pas souvenir de ça. Et est-ce que c’est vraiment important de le faire maintenant ? On aura le temps ensuite, non ?


Mon regard restait obstinément fixé sur la brunette, cherchant à capter chacune de ses réactions à ma question indirecte. Est-ce qu’elle était déçue en découvrant les réfugiés que Nelson lui proposait de prendre sous son aile ? Est-ce qu’elle-même aurait des questions ? Je ne voyais vraiment pas ce que j’aurais pu lui demander de plus. J’étais un peu refroidi dans mes ardeurs, mais pas tant que ça.

- Enfin, si votre proposition d’accueil tiens toujours, en tout cas, moi j’en suis et j’ai pas d’autres questions qui me viennent.

Voyant que j’allais être le dernier à être servi, je fini par lever l’assiette en travers de la vue de mon voisin direct vers Ricky et la marmite tout en me permettant un sourire.

- En fait, si, une, c’est de savoir si vous comptez me laisser un peu de rab, parce que je commence à vous connaître, la bande de rapaces, là !
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