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[Ferme Wallace] La Cuisine - 05/02/2035
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Jordan Getz

Anonymous
Invité
Sam 21 Nov 2015 - 18:27
Pamela était elle aussi une ressuscité, elle était comme nous, comme Melody, seulement, elle n'avait pas de pouvoirs selon ses dires, certaines personnes ressuscitées que connaissait Melody n'avaient pas de pouvoir non plus, peut être que les pouvoirs étaient aussi variés que leurs utilisateurs, et que de ce fait, ils ne se présentaient pas de la même manière, ni en même temps, ou bien, certains ressuscités n'avaient pas de pouvoirs tout simplement. Ana avait rangé son arme, je me sentais mieux face à ça, mais pas totalement, mais assez pour lever la tête et pour pouvoir respirer. Présentations faîtes, discussion sur les fameux pouvoirs terminée, Ricky ne tardait pas avant de commencer à servir la suite du repas. Ragoût. Rien que l'odeur me donnait envie.  

Gabriel semblait avoir pris la nouvelle plutôt bien. Enfin, bien est un grand mot. Mieux que Johann et Jian en tout cas. Il était bien plus sérieux que lors de son entrée. Heureusement d'ailleurs. Enfin, il avait l'air plus sérieux. J'espérais qu'il l'était. Melody enchaîna, télékinésie, guérison, pyrotechnie... des pouvoirs variés et uniques à priori, sauf pour les deux qui avaient la possibilité de soigner des gens, enfin, si ça se trouve il y avait une différence que personne n'avait noté. Si elle était notable d'ailleurs. Je le découvrirai peut être un jour, qui sait. Melody nous fit une autre démonstration de son pouvoir, lorsque le carreau de son arbalète monta tout en tournillant en suivant son doigt. Là, elle nous prouva qu'elle savait manier son pouvoir, que la poêle qui volait n'était pas un coup de colère, mais quelque chose qu'elle avait souhaité, elle savait se qu'elle faisait. Elle nous le montrait, et elle n'aimait pas être contredite. Il fallait que je sois prudent avec elle, que je sache exactement ce que j'avais à lui dire pour éviter au possible une poêle magique.

La discussion sur les pouvoirs était close, du moins, le temps du repas. Restait à venir les questions sur le campement. Personnellement je n'avais pas de questions, je savais tout ce que j'avais à savoir, elle nous avait tout expliqué tout à l'heure. Si jamais des questions me venaient en tête, je n'hésiterai pas à lui demander, mais là, je préférais attendre les questions des autres. Melody avait fait un petit aparté à Jian, elle souhaitait lui parler, seul à seul. Le chinois en avait trop dit. Cela allait sans doute se retourner contre lui, il avait fait le choix d'être honnête, et ce serait peut être le dernier choix qu'il aurait l'occasion de faire, qui voudrait d'un taulard pour compagnon ? Surtout ces temps-ci ? Alors que les personnes les plus respectables et respectées étaient devenus des monstres sans noms ? Qu'importe, mieux valait lui que moi. Égoïste ? Je l'étais oui, mais il avait fait son choix, il avait fait le choix d'être honnête, j'avais fait le choix de me taire. J'avais néanmoins pitié de lui, il avait mon âge, et il avait été en prison, il pensait que le monde continuait de tourner rond, et il pensait racheter ses erreurs. Qu'importe. Chacun son destin.

En fait, en y repensant, j'avais bel et bien une question, Melody l'avait évoquée, et Johann y avait fait allusion, pourquoi Ricky était parti ? Je souhaitais vraiment connaître cette réponse avant de donner ma réponse pour le campement, contrairement à ce que Johann avait fait. Lui qui avait poussé une gueulante suite à une poêle, était là, tout content à l'idée de partir avec Melody, et se permettait même de blaguer. Je ne savais pas ce qu'il voulait, et certainement lui non plus. J'attendais qu'il reprenne son assiette avant de tendre la mienne à Ricky.

Evènements

Anonymous
Invité
Dim 22 Nov 2015 - 17:17
Ricky était resté silencieux et concentré sur le fait de servir une part de ragoût à chacun des invités lui présentant leur assiette tour-à-tour, écoutant distraitement Melody lister les différents pouvoirs constatés ou supposés chez chacun d’entre eux ; du moins jusqu’au moment où un carreau de son arbalète - l’arbalète de son frère d’ailleurs - décolla et virevolta dans les airs sous le nez de tous. Il sentit ses lèvres s’entrebaîller légèrement devant la scène, la surprise l’obligeant même à interrompre son geste, l’écumoire garnie de viande et de pommes de terre restant en suspens au-dessus du faitout, jusqu’à ce que le carreau ne retombe, ayant visiblement rappelé sa propriétaire à l’ordre. D’ailleurs, il ne manqua pas d’aller soutenir le regard émeraude de la jeune femme lorsque cette dernière le prit à parti, lui demandant s’il avait pris le soin de faire la lumière sur les raisons qui l’avaient poussé à rejoindre la ferme de Nelson quelques jours plus tôt.

Le cadet Jefferson n’en demeura pas moins stoïque, préférant s’occuper de remplir l’assiette de la jolie brune dans un premier temps avant même de songer à une ébauche de réponse à leur donner. Fort heureusement pour lui, Johann sembla venir à son secours, volontairement ou non, en suggérant de mettre cette discussion de côté, une bonne idée car le jeune garçon se savait toujours autant à fleur de peau malgré le temps écoulé depuis les tragiques évènements ; et relancer les hostilités quelques instants seulement après qu’elles aient cessées n’était pas dans ses intentions. Aussi préféra-t-il rebondir sur la remarque de Johann dans un premier temps.

“Nous sommes une majorité de jeunes gens en pleine croissance Johann. Toi, t’es un vioc ; et les vieux ont pas besoin de manger autant,” chambra-t-il le rouquin avant de concéder à le servir, un franc sourire étirant ses lèvres alors qu’une certaine malice se lisait dans son regard.

Après quoi, il tourna à nouveau son regard vers Melody dans un premier temps, puis le fit passer sur les quatre autres hommes présents, le visage plus sérieux et plus sombre, perdant à nouveau de sa jovialité habituelle avant de revenir sur la brune.

“Non. Je ne leur ai rien raconté de tout ça, et j’en avais pas l’intention. Le passé, c’est le passé, et quoi qu’on en dise, on changera rien à ce qui s’est passé là-bas…” lâcha-t-il d’un ton dur, sourcils froncés, contenant visiblement une rancœur certaine.

Gabriel Kovacs

Anonymous
Invité
Lun 23 Nov 2015 - 21:05
Gabriel observa le jeune homme qui le servait comme s'il s'agissait du messie. Sa dure journée de travail l'avait affamée et il devait être possible de le voir baver à des kilomètres.

Il accepta l'assiette de ragoût avec plaisir et ne put s'empêcher de commencer. Il s'arrêta soudain, une bouchée de viande fumante dans la bouche et releva le regard de son assiette pour le poser sur chaque personne présente dans la pièce.

-Désolé... Vous êtes peut-être du genre à vouloir dire les bénédicités?

Il observa plus particulièrement Ricky et Melody, apparemment les deux empêtrés dans un passé commun douloureux.
Le sujet du campement l'interpella quelque peu. Les habitants de la ferme lui avaient parlé de ce camp de survivants et apparemment la jolie brune en faisait parti. Il n'avait rien contre l'idée de mettre la main à la patte pour créer un semblant de sécurité, mais il avait besoin d'en apprendre plus sur ce fameux campement.

Gabriel étant une forte tête, la vie en communauté devait répondre à certaines règles, sous peine qu'il se dispute avec la moitié des occupants.
Ses années d'expériences dans la police l'avait habitué à être celui en charge de la situation, de mener les autres. Il n'avait pas de problèmes quant au fait de laisser quelqu'un le diriger ainsi que les autres survivants, mais la personne devait tenir la route.
En somme, il fallait un homme ou une femme, qui ai de la poigne, une personne de terrain.

Gabriel avait souvent été dirigé par des grattes-papiers et il haïssait profondément cela. La majorité des erreurs de commandant dont il avait dû faire face étaient à cause de gros bonnets assis bien sagement derrière leur bureau à siroter un café au lait de soja pour surveiller leur cholestérols.
"Fichus bureaucrates, je t'en foutrais du rapport A73 pour lundi matin... J'espère que ce con de John Wyatt est en train de déambuler dans les rues de Dallas, les tripes à l'air, en train de chercher son fichu papelard."

Puis les questions commencèrent à apparaître.

-J'en aurai quelques-unes en effet, si cela ne te dérange pas. Déjà, bravo pour le coup de la flèche, du vrai David Copperfield, ensuite bien que l'on m'ait parlé de ce camp dont tu fais parti je n'ai pas eu le droit aux détails. Tu fais une liste de gens ayant des... pouvoirs, apparemment comme toi. Mais qui sont ces gens et qui es-tu? Navré de faire dans l’indiscrétion mais je pense que l'apocalypse n'est pas une raison pour oublier que le premier prédateur de l'Homme dans l'Histoire fut l'Homme. Je ne suis pas vraiment du genre à me lancer tête baisser dans un nid de frelon.

Gabriel offrit à Melody son plus beau sourire en coin avant de prendre une gorgée du verre d'eau posé devant lui, en attendant sa réponse.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Mar 24 Nov 2015 - 10:59
Sa part de ragoût dans son assiette, Melody la ramène devant elle, le fumet du plat lui mettant l'eau à la bouche, par simple politesse, elle attend que tout le monde soit servi avant de pouvoir commencer à manger. Ne répondant pas tout de suite à Johann ce qui laisse le temps à Ricky de réagir à sa manière, qu'elle n'apprécie que peu. Et si jusque là elle a dû faire un effort pour parler gentiment au cadet Jefferson, cette fois-ci il n'en va pas de même, son ton se faisant sec et dur.

- On ne changera ni les gestes...ni les mots. Elle laisse une seconde ou deux de silence. Mais certains sont aussi là pour présenter leurs excuses aux gestes même si visiblement ils n'en auront pas l'occasion aujourd'hui.

Façon quelque peu énigmatique de parler mais logiquement Ricky devrait en comprendre le sens d'une manière claire "Je voulais présenter mes excuses à Clark mais toi tu n'as rien à me dire par hasard ?". Sans doute que l'apprenti cow-boy ne dira rien ou le prendra mal ou peut-être que tout est trop frais pour qu'ils arrivent à en parler sans que leur rancoeur ne soit perceptible à dix bornes à la ronde. La brune enchaîne d'une voix plus douce.

- Toujours est-il que même si c'est du passé comme tu dis, s'ils veulent toujours venir, ils doivent savoir ne serait-ce que parce qu'ils entendront des bribes de ci, de là et qu'avoir l'histoire entière en avance, leur permettra de comprendre. Mais si tu ne veux pas entendre les faits, ce que je peux comprendre, tu peux sortir de la cuisine dix minutes.

Ricky devrait savoir depuis le temps que la belle brune va droit au but, qu'elle n'est pas du genre à tourner autour du pot ou à dissimuler des choses. Trop franche sans doute mais elle ne va pas se refaire maintenant même en pleine apocalypse. C'est profitant de ce silence que Gabriel s'adresse à elle, tournant son regard vers lui, elle est amusée par les paroles qu'il emploie même si bien sûr elle ne le montre pas.

- Désolé, je ne pique pas encore et les autres non plus. Sinon je suis Melody Campbell, une des deux chef du campement, l'autre étant Samuel, lui est plus du genre gestion et supervision des ressources et des excursions et moi plus du genre actions sur le terrain, lui parle, moi j'agis. Quant aux autres et moi même et bien on est tous dans le même cas que tout le monde autour de cette table, hormis Ricky, on est tous des ressuscités, tous après de longs mois et à des centaines de kilomètres de leur lieu de décès. Pour les détails du campement et comment on fonctionne, demande à un des garçons, je leur ai déjà expliqué.

Que le cadet Jefferson soit sorti ou non de la cuisine ou qu'il ne le fasse sous peu, Melody est bien décidé à expliquer le reste au trois J et à Gabriel.

- Quant au campement en lui même, il a été créé par Matthew Jefferson, le frère aîné de Ricky. Au départ il y avait donc les deux frères ainsi que Clark et un autre homme Calvin. Ils ont commencé à récupérer certains du campement après leur réveil, à différents endroits de Snyder. Ils nous ont mit en garde contre le Marchand aussi. Il y a trois semaines à peu près, on a fait une expédition dans une école reconvertie en base militaire, Matthew savait qu'il y avait des armes là bas et on en avait pas assez pour se défendre, on y est allé mais les hommes du Marchand nous ont tendu une embuscade. Matthew et Samuel sont resté coincés là bas, il faisait nuit, on est retourné au campement et on est reparti là bas le lendemain pour les récupérer, on a retrouvé que Samuel, Matthew avait disparu, la seule trace de son passage là bas, qu'on a récupéré, est son arbalète. Oui celle que j'ai tout le temps avec moi depuis.

On l'a cherché longtemps et il y a dix jours on a reçu un message qui tournait en boucle sur notre poste-radio, un message du Marchand qui se vantait de détenir Matthew ainsi que Jenny, une amie des deux frères Jefferson. Suite à ça et pour respecter une promesse faite à Matthew, Calvin nous a tous rassemblé près de notre point d'eau pour nous annoncer que lui, Clark et Ricky allaient partir du campement pour venir ici à la ferme. La fin de la réunion a été marqué par un sniper du Marchand abattant Calvin sous nos yeux, dans la nuit on l'a enterré, les deux garçons ont prit leurs affaires et la voiture et ils sont venus ici où ils vivent depuis.


Melody regarde plus particulièrement Johann, Jordan et Jian en terminant de parler.

- C'est pour cela qu'on va déménager le campement et que tout à l'heure Ricky me demandait si on avait des nouvelles du Marchand. Voilà maintenant vous savez tout les garçons.

Bien décidée à enfin profiter de son repas, Melody commence par avaler son verre d'eau, faut dire qu'elle n'aime pas et n'a pas l'habitude de faire de long discours du coup elle a la gorge sèche. Elle s'en serait bien passée d'ailleurs mais elle sait aussi qu'ils ont besoin de savoir où ils vont mettre les pieds enfin plutôt dans quelle ambiance. Et si elle attaque son assiette de ragoût, elle n'en reste pas moins à l'affût des réactions qu'ils vont bien pouvoir tous avoir et comme elle n'a aucune question pour eux, elle reste silencieuse et ce même pour d'éventuelles questions bien qu'elle ne voit pas quel genre de question ils pourraient tous avoir. À moins qu'elle n'écoute simplement l'explication du fonctionnement du campement de la bouche d'un des trois J et ce pour combler la curiosité de Gabriel, ça aussi elle aurait pu le faire mais non, elle s'est déjà assez répétée comme ça, pas besoin d'en rajouter une couche.

Ce n'est que lorsque son assiette est terminée et qu'elle voit que les autres ont eux aussi à peu près terminé que Melody se penche pour ramasser le carreau de son arbalète avant de le remettre en place. Puis elle se lève, s'adressant d'abord à Pamela et à Ricky.

- Merci pour le repas, c'était délicieux et merci pour l'hospitalité mais il est temps pour moi de rentrer. Regardant ensuite les quatre hommes. Si vous voulez toujours venir au campement, rassemblez vos affaires, vos armes si vous en avez, je vous attends dehors. Jian, cela est aussi valable pour toi mais suit moi d'abord, tu iras prendre tes affaires après.

La brune ne se souciant guère des réponses qu'elle pourra avoir, elle attrape sa veste chaude pour la remettre sur ses épaules puis elle récupère son arbalète et reprend le chemin inverse de son arrivée. Ignorant le chien si jamais il vient la voir, elle part s'adosser à la petite Chevy Spark, s'amusant du fait que s'ils viennent tous, ils vont être sacrément serrés là dedans.

Si Jian l'a bien suivie, elle lui expliquera alors qu'elle se fout complètement du passé du jeune homme, qu'ils en ont tous un, plus ou moins lourd et que tout le monde doit apprendre à vivre avec. Que ce n'est pas parce qu'il était en prison avant tout ça, qu'il n'a pas le droit à une seconde chance, après tout il a le droit à une seconde vie donc pourquoi le reste de l'humanité ne lui laisserait pas prouver qu'il peut être un homme bien. Melody lui dira aussi qu'il est libre ou non de parler de cela avec les autres mais que s'il ne veut pas le faire, ce n'est pas elle qui ira le leur dire, hormis à Samuel bien entendu mais que par contre Jian comme n'importe qui n'a pas le droit de déconner et de s'en prendre à quelqu'un du campement ou de voler, que s'il veut un truc, il n'a qu'à le demander.  Et il aura aussi droit à un : il va falloir qu'il arrête de vouvoyer les gens ainsi, d'être trop pôli et de leur sortir du monsieur et du madame à toutes les sauces, que cela risque d'en agacer plus d'un. Et bien sûr elle ne finira pas son petit discours sans expliquer à l'asiatique que la seule chose qui importe vraiment est de survivre, qu'il va devoir faire attention à lui et ne pas foncer droit sur les emmerdes et surtout sur les rôdeurs pas comme le dernier adolescent-jeune adulte qui les a rejoint... Le laissant ensuite aller prendre ses affaires.

Dans tout les cas, Melody attendra quinze-vingt minutes près de la voiture et qu'ils viennent tous ou non ou personne, elle finira par s'en aller avec la Chevy pour retourner au campement.

Johann Libert

Anonymous
Invité
Mer 25 Nov 2015 - 13:04
- Ouais, et tu sais ce qu’il te dit mon grand âge, espèce de sale morveux ? A coup de pied dans le cul, tu vas l’apprendre ! Hé ! Met en un peu plus que ça, j’suis p’t’être vieux, mais pas au régime !

C’est avec un large sourire que je rebondissais à la vanne de Ricky. Pour sûr, c’était pas la première qu’on échangeait de la semaine, même si c’était sûrement une des dernières. J’étais encore en train de rapatrier mon assiette quand l’ambiance se repris un sale coup de froid à la riposte dudit morveux envers Melody. Entre eux, c’était assez clair, il y avait de l’eau dans le gaz, je savais bien que mon instinct ne m’avait pas trompé. Mais essayez donc de dire non à une femme, vous verrez bien le résultat… En général, elles n’écoutent pas et vous vous en reprenez double dose. Ca n’aura pas manqué. Melody semblait décidément très motivée pour nous sortir tout l’historique du camp, petits détails intimes compris. C’est pas que je n’en avais rien à cirer, mais, en fait, si, et passablement. Ces gens, ces évènements, c’était son passé, pas le mien. Et peu m’importait qui avait fait quoi et pourquoi il l’avait fait, je n’étais pas du genre à vouloir tout savoir tant que ça ne me regardait pas directement. Quoiqu’elle dise, en plus, ça ne changerais plus grand-chose puisque de toute manière nous n’avions pas réellement d’autres choix viables dans l’immédiat, j’en restais persuadé. Au pire, elle me pousserait à avoir des à priori dont j’aurais préféré me passer. J’écoutais donc d’une oreille tout en picorant dans mon assiette, un reste de semblant de politesse pour faire mine d’attendre plus ou moins. Ca ne m’empêchait pas d’enregistrer ses dires, quelques faits me frappant tout de même ; je ne pensais pas que Ricky étais ici depuis si peu de temps, déjà, et son récit avait de nombreuses zones d’ombres et de non-dits étranges qui, pour mon plus grand malheur, risquaient bien de me rester en mémoire pour ressortir plus tard, quand j’en aurais l’occasion plus en privé. Je savais bien que je ne voulais pas savoir, bon dieu ! Son récit soulevait plus d’interrogation qu’il n’y répondait et ne rassurait en rien du tout. Se rendait-elle compte qu’en voulant sans doute bien faire, elle ne risquait que d’effrayer encore plus ceux à qui elle parlait et d’obtenir l’effet inverse que celui désiré ? Sans doute pas. Comme je le disais, c’était typiquement féminin, cette manière d’en dire trop en pensant que c’était nécessaire. Et je sais de quoi je parle, j’en avais deux à la maison…

Une fois le silence revenu, je levais les yeux sur elle, histoire de voir si elle se décidait à continuer sur l’un ou l’autre sujet. J’avais pas mal tiqué sur le fait qu’elle reporte sur nous la charge d’expliquer à Gabriel ce qu’elle nous avait dit 10 minutes auparavant sur le camp, c’était un peu facile à mon goût de tout déballer et puis hop, je m’en lave les mains débrouillez-vous entre vous. Le contenu de mon assiette était en train de prendre un goût amer qui me déplaisait et je l’abandonnais le temps de soulever le voile d’ignorance de notre compagnon, puisque la demoiselle ne semblait définitivement pas décidée à en faire plus que le strict minimum. Je repris donc à sa suite, parce que je suis décidément trop bon et que je doutais qu’un des deux jeunes s’y mette, mais l’ironie vaguement désabusée de mon ton ne pouvait échapper à personne, ou alors il serait sacrément bouché.

- Pour t’éclairer, Gab, je vais jouer l’élève modèle et te résumer ce qu’on vient d’apprendre avant ton arrivée. Le camp où miss Melo nous convie si aimablement est un motel en ruine aménagé en campement provisoire à coup de tentes et de bricolages plus ou moins rustiques. En gros, à part les wc, t’y trouveras rien de fonctionnel et c’est salle de bain commune en plein air dans un lac. J’espère que t’es pas du genre prude. Ils partagent tout ce luxe à huit, vu qu’ils viennent de récupérer deux autres types perdus dans la nature, sans nous compter. On est libre de partir quand on veut si on veut, ce que certains ont déjà faits. Ils ont eu des morts stupides « accidentelles », je cite, donc faut faire gaffe où on met les pieds en dehors du camp.

Je me permis quelques secondes de pause en regardant Melody histoire de la laisser corriger si je me plantais, tout en la défiant volontairement d’un air railleur, du genre « Tu vois, on y arrive quand même sans ton aide ». Mais je savais ne pas me planter, et son absence de correction pût le confirmer à Gabriel. Je repris d’un ton un peu plus sérieux.

- Les tâches sont partagées et les décisions sont votées de manière égalitaire, la nourriture idem. Chacun met la main à la pâte selon ce qu’il sait faire et y a un périmètre défensif avec des tours de garde pour tout le monde. Je crois que j’oublie rien, t’en sait à peu près autant que nous avec ça. Et sur ce, bon appétit !

Suite à quoi je repris ma fourchette et m’attaquais enfin sérieusement au ragoût, laissant Gab et les autres ruminer les dernières infos et en discuter si le cœur leur en prenait, le temps de finir tranquillement mon assiette. J’avais toujours une impression bizarrement désagréable suite à la discussion, comme si quelque chose ne tournait pas rond sans que je puisse mettre le doigt sur la faille. Je retournais ça sous tous les angles sans que ça ne m’avance d’un pouce et fini par le reléguer dans un coin de mes pensées pour plus tard. Je reposais mes couverts alors que Mélody se levait, soudain pressée de partir, comme si être entre ces murs lui pesait. Est-ce que c’était la présence de Ricky qui lui faisait cet effet ? Considérait-elle qu’elle avait fait son job et qu’on avait plus besoin d’elle ? Sa précipitation à partir ne réussit qu’à ajouter à mes interrogations. Au moins cela éviterait les effusions larmoyantes… « Tout à fait, oui. A qui veux-tu faire des scènes d’adieu déchirantes ici ? » Je souriais à l’idiotie de mes pensées tandis que je me levais à mon tour pour aller déposer mes couverts et assiette à côté de l’évier alors que la brune avait déjà passé la porte.

- Désolé, mais on dirait que la demoiselle a un train à prendre. Merci encore Pam, c’était un régal comme d’habitude. Je suis désolé de te laisser la corvée vaisselle, mais voilà, cas de force majeure. Prends bien soin de toi, à la prochaine.


Si Ricky était resté (ou revenu) à la cuisine, j’irais vers lui pour une solide et amicale poignée de main doublée d’une bonne tape sur l’épaule, accompagnée d’un souriant « Porte toi bien, sale mioche ! ». Puis je m’avançais vers Ana et, après un instant d’hésitation, tendit la main vers elle, plongeant mon regard pâle dans le sien toujours si intensément azuré, tel qu’il m’avait accueilli au premier jour de ma nouvelle vie, tel que je m’en souviendrais toujours. Je me sentais largement plus redevable envers elle qu’envers quiconque dans cette maison, Nelson excepté, mais pas pour les mêmes raisons. Après tout, non seulement elle m’avait trouvé, mais dans le doute elle aurait tout à fait pu m’abattre sans autre forme de procès. J’avais le sentiment un peu naïf de lui devoir doublement ma vie actuelle, pour me l’avoir laissée, et pour m’avoir aidé.

- Merci, Ana. Pour tout. Si un jour je peux faire quelque chose pour toi, n’importe quoi, ce serais avec plaisir. Et, si jamais, petit conseil… un flingue c’est plus efficace qu’une bêche, pour le prochain que tu récupéreras !

Je la gratifiais d’un sourire sincère, camouflé sous la blague. C’était la seule personne que je quittais avec une pointe de regret parmi tous ceux de la ferme. En d’autres circonstances j’aurais apprécié m’en faire une amie. De plus, réelle ou non, je considérais avoir désormais cette dette à son égard et je ne savais pas si un jour je pourrais la rembourser, même rien que partiellement. Ma foi, je n’allais pas pleurer pour ça non plus. Je me retournais vers les autres.

- Vous faites ce que vous voulez, moi je pars avec Melody. Je vais chercher mes affaires.

J’avais tout laissé dans la chambre, ne sachant pas comment allait se passer la rencontre. En portant la main à la porte, j’eût un instant d’hésitation, pris d’un brusque pincement au cœur en me rendant compte que j’allais quitter ce havre de paix pour replonger dans l’inconnu et que, de fait, je n’avais pas forcément envie que cela se passe comme ça. J’avais vécu à peine moins de deux semaines loin du cauchemar et j’allais y replonger tête la première, flanqué de compagnons dont j’ignorais tout, menacé de toute part par une vie précaire, avec la seule certitude de devoir à nouveau lutter pour chaque jour de survie. Qui de sensé voudrait de ça ? Pas moi, en tout cas. Je pris une profonde inspiration et passais dans le salon en tirant la porte derrière moi, espérant que mon moment de flottement avait réussi à passer inaperçu. Je ne vis personne en montant jusqu’à la chambre où je pris ma veste que j’enfilais, puis passait mon sac à dos sur l’épaule où il pris place avec un ensemble de cliquètement et de tintements provenant des outils précieusement rangés dans leur boîte, elle-même protégée par la toile du sac. Il faudrait vraiment que je fasse quelque chose pour le bruit. Je ressortis sur le palier où je croisais Gabriel qui allait également récupérer ses maigres affaires et qui me confirma qu’il nous accompagnait, puis descendis les escaliers, faisant le tour du salon du regard. Je cherchais Nelson, sachant que je m’en voudrais beaucoup si je partais sans lui avoir dit adieu. Une simple poignée de main, un merci sorti du fond du coeur, je savais qu’il n’aurait pas besoin de plus. Après avoir écouté les divers bruits de la maison, j’allais directement au garage, scène de nos conversations diverses tournant autour de sa moto, le plus souvent. Je me permis un moment pour apprécier le calme environnant, hésitant à revenir par la cuisine, puis décidais que non, et sorti par la petite porte donnant sur la cour. Là, je vis Mélody et la ridicule petite Spark qui m’arracha un soupir autrement plus dépité. On n’allait jamais pouvoir tous se caser là-dedans, si tous les autres venaient. Et puis, pitié, dans le pays de l’automobile ils auraient pu récupérer mieux que cette chose immonde et minuscule qui n’était même pas réellement américaine. Une fois passé ce moment de pure dépréciation gratuite de la voiture (après tout, dans ce monde, si elle roulait c’était déjà pas si mal…), je m’avançais d’un pas décidé jusqu’au véhicule, en fis le tour pour aller ouvrir le coffre et jeter mon sac dedans, ce qui déclencha le désormais habituel déchainement de cliquetis qui accompagnait tout mouvement un peu brusque de son contenu, puis vint me poster vers la brune (et mes éventuels compagnons de route déjà présents) en attendant le retour de Gab, aussi prêt au départ qu’on puisse l’être au vu des circonstances.

Jordan Getz

Anonymous
Invité
Mer 25 Nov 2015 - 19:37
Melody avait un truc à régler avec Ricky, il y avait une sorte de tension dans l'air, l’atmosphère était pesante. Bah, peu importe, c'était pas oignons, les miens, je les mélangeais avec le ragoût et les patates qui étaient dans mon assiette et qui allaient directement finir dans mon estomac. C'était bon, j'adorais la cuisine de Pamela. A vrai dire, je portais plus d'attention à mon assiette qu'à ce qui se disait. En fait, je m'en foutais presque. Les histoires du pourquoi et du comment Ricky s'était barré du campement ne m'intéressaient guère. C'était peut être un lâche, ou peut être qu'il y avait une trop grosse menace, comme un sniper qui s'amuse à faire des trous dans les gens, même si cette pensé me fit tiquer sur le coup, il fallait savoir que quoi qu'il arrive, j'allais être jeté dehors de cette ferme. Seul, je crèverai comme la dernière fois, accompagné, j'avais une plus grande chance. Même avec des marchands de morts. Des morts et des morts, peut être que ça les avait endurcis, ou peut être qu'ils étaient tout simplement assez durs pour supporter tout ça.

Qu'importe, Johann s'était décidé à expliquer à Gabriel ce qu'il avait loupé, les détails du campement, son fonctionnement, c'était simple certes, mais même la chose la plus simple au monde reste inconnu pour celui qui n'en a jamais entendu parler, j'écoutais Johann, pour savoir ce qu'il dirait à Gabriel, mais aussi comment il le dirait. Ce que je savais déjà et ce que disait l'homme que je côtoyais depuis plus d'une semaine m'intéressait plus que les discours et les révélations de Melody, aussi extravagantes et surnaturelles soient-elles. Il me faisait penser à Stan, enfin, pour l'instant.

J'avais entendu le discours de Melody, pas écouté, mais j'en avais saisi l'idée. Ils étaient la cible principale du Marchand, qu'importe, si à une dizaine ils arrivaient à lui résister c'est qu'il n'était pas si terrible que ça, ou complètement timbré et qu'il souhaitait jouer avec eux. Qui sait. Je chassais rapidement cette idée de ma tête lorsque Melody se mit à partir. Quoi qu'il en était, j'allais être jeté dehors, et puis, fallait avouer, elle me plaisait bien Melody, pas du genre à se laisser marcher sur les pieds, et puis, elle l'avait dit elle même, elle, elle agit. Elle avait du caractère, c'était certainement une bonne chef. Et puis, sur le papier le campement avait pas l'air si mal, même si j'avais jamais fait de camping, je m'y adapterai bien vite. Il le fallait.

Melody sorti depuis peu, mon repas tout juste terminé, je rangeais mes couverts dans mon assiette, parallèles, bien au milieu de mon assiette, et perpendiculaire au bord de la table qui me faisait face. Je reculais ma chaise dans le but de me lever. Après avoir brièvement remercié Ricky et Ana pour leur accueil, je me tournais vers Pamela pour la remercier et la félicité de son repas, qui était, comme toujours, excellent. Je n'avais qu'à monter dans ma chambre, prendre mon sac qui contenait mon hamac, puis redescendre pour trouver Nelson pour le remercier bien plus particulièrement de son accueil chaleureux, que ce soit avec Tobby, ou avec son fusil sur ma tronche, puis, enfin, lui demander de me rendre "mon" couteau. Si je trouvais pas Nelson, je retournerai voir Ricky dans le but de récupérer mon couteau et de le remercier une dernière fois avant de lui dire au revoir. Une fois tout ceci fait, j'irai rejoindre Melody, et les autres, qui étaient, probablement venus eux aussi rejoindre Melody pour partir à l'aventure dans ce camp de fortune.

Jian Wei

Anonymous
Invité
Jeu 26 Nov 2015 - 14:15
L’angoisse avait gagné le jeune Jian après ce moment où Melody lui avait dit de venir discuter avec elle en privé. A partir de cet instant, il cessa d’être bavard (même si de toute façon il ne l’avait pas été outre-mesure jusqu’à maintenant) et se désintéressa même totalement des conversations qui avaient lieu autours de lui, trop anxieux qu’il était de se voir refuser l’asile à l’intérieur du camp et se retrouver ainsi condamné à mort de nouveau.

Il dut donc attendre péniblement que les conversations se terminent et en tendant l’oreille, il flippa d’autant plus quand il entendit que ses camarades décidaient de rejoindre la charmante demoiselle ce qui signifiait une seule chose : soit il les suivait, soit il mourrait seul dans ce monde hostile et puisque la réalisation de la première solution ne dépendait pas de lui, il était maintenant à la merci de Melody, tel un accusé attendant qu’on lui annonce ou pas sa condamnation à mort… Une situation familière en somme…

Quand tous les échanges furent terminés et que Melody fit signe au jeune asiatique qu’ils allaient pouvoir (ou plutôt devoir) discuter de choses sérieuses, il l’a suivit immédiatement, masquant aussi bien qu’il le pouvait son anxiété. Il la suivit dehors et en fin de compte, c’est là qu’il eu sa délivrance. Sa délivrance c’était de l’entendre dire que son passé ne lui importait pas, qu’il aurait droit à une seconde chance, des chances égales à celles données aux autres. Après un bref instant de silence il inclina sa tête en guise de remerciement et conclût en ces termes.


- Merci… Je vous prouverais que vous avez eu raison de me laisser une deuxième chance. Je saurais n pas vous décevoir.

Dit-il avec un sourire confiant avant de s’en aller en direction de la maison pour prendre ses affaires. Au passage, c’est tout joyeux qu’il annoncerait à Johann qu’ils acceptaient de le prendre dans leur communauté, même s’il marchait peut-être un peu sur des œufs.

Maintenant fixé sur son sort (et en bien), le jeune asiatique rentra dans la maison avec un sourire pour informer ses compagnons d’infortune qu’il ferait encore un bout de chemin avec eux s’ils allaient à ce campement. L’étape suivante fut logiquement d’aller chercher ses affaires à l’étage du dessus. Qu’est-ce qui allait l’attendre à ce campement ? Allaient-ils survivre longtemps et seraient-ils en danger ? Aucune idée et honnêtement, le jeune Jian s’en foutait. Pour le moment il était en vie et allait le rester encore un peu, c’était tout ce qui comptait. De toute manière, l’heure était à la survie, rien de plus… La vie, il faudrait l’envisager dans quelques années uniquement s’ils étaient encore en vie. Quand bien même il n’était pas fan de mangas et comics de zombies avant que tout cela n’arrive, Jian savait que les jours à venir seraient durs… Mais au moins ils existeraient pour lui.

Jian prit cinq bonnes minutes pour dire au revoir aux habitants de la ferme et leur exprimer sa gratitude avant de rejoindre les autres près de la petite chevrolet Spark, non sans esquisser un sourire en voyant sur quel véhcule ils avaient jeté leur dévolu alors qu'il existait une tonne de modèles tellement plus adaptés à une apocalypse zombie... Mais il n'allait pas commencer à critiquer ! Sur le coup, il dut retenir une petite larme en disant au revoir à la cuisinière et à l’aîné de la ferme, mais étrangement dire au revoir à Ricky fut beaucoup plus facile et expéditif. C’est donc un Jian relativement heureux et volontaire auquel les autres membres du groupe avaient maintenant affaire, près à s’envoler (ou plutôt rouler) vers de nouveaux horizons.

Evènements

Anonymous
Invité
Jeu 26 Nov 2015 - 16:00
Lorgnant Melody du coin de l’oeil, le visage crispé et l’humeur rembrunie, mais cependant bien décidé à rester en place, le cadet Jefferson passa les quelques minutes suivantes à dévorer son ragoût sans piper mot, se contentant de tendre l’oreille et suivre le fil de la conversation. Celle-ci commença d’ailleurs à tourner court au terme du long laïus chronologique de la jeune femme, chacun des ressuscités annonçant tour-à-tour qu’ils comptaient bien plier les gaules incessamment sous peu.

Son assiette terminée, il se leva à son tour et commença à débarrasser l’ensemble des couverts, avant de répondre tout aussi chaleureusement à la poignée de main de Johann, lui répondant d’un “Sois prudent papy” lancé du même ton de plaisanterie amicale, avant d’aller saluer les autres, leur prodiguant les mêmes consignes de sûreté et rendre leurs armes à ceux qui se les étaient vues confisquées à leur arrivée. Ressentant un léger pincement au cœur à voir ainsi ces personnes qui avaient partagées son quotidien depuis une petite semaine, s’étant attaché à certains d’entre eux plus qu’à d’autres, le jeune Ricky tâchait malgré tout de contenir ses émotions et ses craintes de savoir qu’au dehors, tout risqué de se gâter, se demandant même s’il aurait l’occasion de les revoir un jour. S’il avait beau l’espérer au plus profond de lui, gonflé d’un certain optimisme, l’ombre des multiples disparitions tragiques ayant survolé le campement qui portait son nom continuait de planer et d’assombrir ses élans de confiance.

D’ailleurs, il hésita de longues minutes avant de se décider de sortir lui aussi de la ferme, observant la Chevy Spark dans laquelle les survivants avaient dû légèrement s’entasser pour rentrer tous ensemble, les mains glissées dans les poches de son jean, les traits de son visage se gravant d’une inquiétude sincère.

“Qu’est-ce que ça va redevenir calme ici…” souffla-t-il pour lui même en regardant la petite citadine sortir de la cour de la ferme, pourchassée par les aboiements de Tobby qui tentait de la battre à la course sur une cinquantaine de mètres.

Evènements

Anonymous
Invité
Ven 27 Nov 2015 - 1:19


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Les Scénaristes
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