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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

Camping Car de Melody - 5/02/35
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Melody Campbell

Anonymous
Invité
Ven 27 Nov - 11:57
Interprété initialement par Jena Higgins et Melody Campbell.
Avec en guest Jordan Getz et Johann Libert

Le voyage de retour fût bien moins calme qu'à l'aller, la petite citadine ayant malgré tout du mal à avancer normalement avec ses cinq passagers mais surtout trajet animé par les éventuels blablatages des uns et des autres sauf de la conductrice. Bien évidemment que Melody a prit le volant après tout elle est la seule à connaitre le chemin du campement, une fois tout le monde installé dans la voiture, elle a déposé son arbalète sur les genoux du passager à côté d'elle, surveillant l'arme de temps à autre.

Une fois la Chevy Spark garée près du porteur Mercedes en panne et tout le monde hors de la voiture, la brune prend le temps de montrer le campement aux nouveaux venus. Leur indiquant l'emplacement des toilettes, leur montrant le chemin d'accès au petit lac dans le périmètre, le feu de camp qui sert aussi bien à se réchauffer qu'à cuisiner comme l'atteste les quelques ustensiles n'attendant plus que de servir. Elle leur montre aussi les tentes leur indiquant qu'aucune n'est vide pour le moment mais aussi leur expliquant que certains dorment dans les voitures hors d'usage constituant le mur en arc de cercle. Et elle termine par leur montrer de l'extérieur le camping-car qui est sa propriété, interdiction d'y entrer puis enfin la caravane dans laquelle sont stockées les ressources et les armes ainsi que les registres correspondant pour noter les entrées et sorties. D'ailleurs ils pourront constater qu'il y a des tentes stockées qui n'attendent plus que d'être montées et posées dehors avec les autres pour leur permettre de dormir, deux tentes tunnel et une tente classique, en gros une tente individuelle et deux tentes pour deux personne à eux de s'organiser.

Les laissant ensuite à leur installation, la belle brune commence par envoyer un message radio vers la ferme à l'intention de Ricky ou de Clark tout dépendra de qui répondra de l'autre côté et ce pour leur expliquer qu'ils sont bien arrivés sains et saufs. Puis elle part à la recherche de son compagnon, échouant dans sa quête de l'homme, ce n'est que là qu'elle réalise que les autres ne sont pas encore venus à la rencontre des nouveaux survivants. L’inquiétude la prend aux tripes d'un seul coup et sachant avec qui Seth devait partir en excursion, elle se met à la recherche de Frida ou de Mark, ce qui ne devrait pas lui prendre longtemps vu que le campement n'est pas si vaste que ça et d'ailleurs elle ne localise aucun des deux visuellement. Melody soupire alors, ils ne sont tout simplement pas encore rentrés, pourquoi elle est allé s'imaginer des trucs ? Sans doute parce que jusqu'à maintenant Seth n'est jamais sorti sans elle, elle l'a toujours eu dans les pattes en excursion et que même si entre eux tout n'est pas rose, elle y tient quand même à l'ex pompier.

Rassurée, elle part s'installer sur le marche pied du camping-car pour entretenir son arbalète comme à chaque fois qu'elle rentre d'une sortie et ce même si elle ne s'en est pas servi. Question de prudence la plus élémentaire. Son esprit commençant à divaguer à passer d'une pensée à une autre, matériel d'abord en se faisant une nouvelle fois la remarque qu'il faudrait qu'elle déménage ses affaires dans le camping-car et celles de Seth aussi. Puis qu'elle devrait aussi entretenir les autres armes de la caravane avant qu'il y ait un souci avec l'une d'entre elles. Même si elle sait bien que pour elle, seule l'arme de jet appartenant à Matthew avant ne compte vraiment, ce n'est pas une raison. Bien évidemment de penser à Matthew lui fait penser à Ricky et donc à la ferme où elle est allé puis à son pouvoir qui s'est de nouveau bien manifesté et de comment elle va arriver à s'en servir de manière voulue, encore faut-il qu'elle veuille s'en servir sciemment...

Jena Higgins

Anonymous
Invité
Ven 27 Nov - 13:22
Ayant pris, comme à mon habitude, le poste de guet aux aurores pour assurer la surveillance du campement durant la matinée, je n’avais pas manqué de remarquer que Seth était parti en excursion accompagné de deux autres membres du campement, ce qui m’obligea, une fois la journée parvenue en début d’après-midi, à ne pas quitter le poste, le mec de Melody n’étant pas là pour prendre le relais comme à son habitude. Ainsi perchée, j’avais pu voir débarquer un jeune homme à bord d’une petite citadine et embarquer Melody vers d’autres horizons, apparemment pour aller récupérer des survivants je ne savais où. Je n’avais encore pas tout saisi de la situation de ce campement, et c’est à peine si j’avais pris le temps de mémoriser les noms de tous ses occupants et la fonction, très grossière, de chacun d’entre eux. tout ce que je savais, c’était que Samuel et Melody étaient ceux qui tenaient les rênes, et c’est à peu près tout ce que j’avais de savoir.

Par contre, voir revenir un Mark - affolé ? - portant une Frida dans ses bras et aucun Seth derrière eux ne manqua pas de susciter inquiétude autant que curiosité. Durant quelques minutes, j’avais abandonné mon poste de guet pour aller m’enquérir des nouvelles, savoir ce qui avait bien pu se passer pour qu’ils rentrent ainsi aussi précipitamment. Mon tient avait du légèrement pâlir lorsque le chauve m’annonça que Seth était censé se trouver derrière eux. Était censé ? Bien évidemment, je ne pouvais que m’imaginer le pire à ce moment-là, et presque instantanément, mes pensées se tournèrent vers Melody. Comment la jeune femme réagirait-elle en apprenant la nouvelle ? Et plus complexe encore, qui la lui annoncerait ? Samuel ? Mark ? Frida ? Mouais… Entre les accablés de chagrin de la semaine dernière et ceux qui, en étant partis avec l’homme n’avaient pas eu l’idée de jeter un regard par-dessus leur épaule, je ne me sentais guère d’humeur à devoir supporter ce spectacle là qui n’aurait fait que raviver les douleurs encore trop fraîches. J’avais encore en mémoire les incidents qui se déroulaient dans les couloirs des tribunaux, quand un accusé obtenait un non-lieu suite à un vice de procédure. L’analogie était bien évidemment assez douteuse et tortueuse, mais l’humain restait ce qu’il était, un être qui succombait facilement à la vengeance, qui cherchait toujours à identifier le ou les responsables de ses malheurs, parce que le fatalisme était bien trop effrayant pour être simplement admis en tant que tel.

Finalement, ce fut en fin d’après-midi que la citadine refit son apparition dans mon champ visuel, dévorant le bitume d’une allure modérée avant de finalement finir sa course aux côtés du camion-porteur à moitié démonté. Depuis mon perchoir, j’avais observé Melody descendre du véhicule, en compagnie de quatre autres hommes que je n’avais jamais vu auparavant. Fronçant les sourcils, j’observais le quatuor de survivants découvrir les lieux et se faire expliquer les règles par la chasseuse avant que celle-ci n’aille finalement s’isoler près de son camping-car. Connaissant la demoiselle, nul doute qu’elle devait ressentir le besoin d’être seule après avoir dû jouer les nounous une bonne partie de la journée. Néanmoins, je m’étais résolue à prendre les devants et aller l’informer moi-même de la situation incertaine de son compagnon, quand bien même je ne me faisais guère d’illusion sur l’avenir de ce dernier. J’appelais un des survivants présents pour venir à la rescousse mon cul ankylosé par une journée de guet et d’inaction sur le toit de la caravane, quelques fourmis me parcourant les jambes alors que je me redressais enfin ; puis je descendais du poste de garde pour aller à la rencontre de celle qui m’avait sorti des bois quelques jours auparavant.

Je la trouvais assise sur le marche-pied du camping-car, en train de s’occuper de son arbalète, et m’approchais d’elle d’un pas plutôt lent mais ferme, comme si je voulais retarder l’annonce - et ses conséquences - le plus longtemps possible, réfléchissant et retournant le choix de mes mots dans ma tête durant les quelques précieuses secondes que je grappillais ainsi. Puis vint le moment de prendre la parole.

“Salut Melo,” commençai-je en lui adressant un léger signe de la main droite. Je pris une longue et profonde inspiration que je relâchais d’un bref soupir, le visage tout ce qu’il y avait de plus sérieux.

“Il y a un problème avec Seth. Il n’est pas rentré avec les autres. Pas encore,” lui annonçai-je d’une voix très calme, bien que mon ton laissait clairement percevoir la gravité - que j’estimais justifiée - de la situation.

Jordan Getz

Anonymous
Invité
Ven 27 Nov - 18:38
Nous étions arrivés sans encombre, enfin, juste un peu serré dans cette petite voiture, dont je ne savais même pas la marque d'ailleurs, je ne m'étais jamais intéressé à la mécanique, ni même aux voitures, j'apprendrai certainement un jour, vu que la vie actuelle était bien favorable à l'apprentissage de quelques petits trucs que ce soit en mécanique, bricolage ou autres. Quoi qu'il en soit, nous étions bien arrivés au campement, Melody, et mes trois compagnons de fortune rencontrés à la ferme de Nelson. La brune nous avait fait une petite visite guidée, en nous expliquant le fonctionnement de cette petite communauté qui était désormais la notre. Certains auraient pu penser que c'était une sorte de camping improvisé, mais honnêtement, c'était pas si mal. Je me souviens encore des jours d'avant ma... mort ? On dormait dans des voitures, des 4x4, ou encore des camionnettes en plein milieu de la plaine. Ici, on avait des tentes pour dormir, un lac pour se laver et des toilettes. Le strict minimum pour certains, l'essentiel pour moi.

Quoi qu'il en soit, je n'avais pas était très proche des autres garçons qui étaient avec moi à la ferme, malgré le fait que Gabriel dormait dans ma chambre, on avait jamais eu de réelle discussion. Je n'étais pas très bavard, et puis j'avais une certaine réticence à parler à un flic. Même si aujourd'hui, il était au chômage. Qu'importe. Nous étions là, je n'avais pas de raison de me plaindre, et je ne me plaignais pas d'ailleurs, il fallait juste que je rencontre un peu tout le monde et que je sache ce que j'avais à faire et ce que je pouvais faire. Melody m'avait dit qu'elle était la chef avec Samuel. Samuel. Je ne savais qui c'était, et puis j'avais une bonne première impression sur Melody, elle n'avait pas sa langue dans sa poche et elle savait agir. Après avoir fait un tour rapide, je la vis, sur les marches de la caravane interdite. En train de nettoyer son arbalète. Une belle machine, même si je n'en avais jamais utilisé auparavant, Stan m'avait montré deux ou trois trucs sur les armes, surtout les armes à feu et les armes blanches, je me souvenais peut être de comment faire, qui sait ? Une arbalète n'était sans doute pas si différente qu'un fusil, et puis, c'était Stan qui m'avait montré, il était l'armurier, ce qu'il m'avait dit était vrai. Pas le moindre doute.

Je m'approchais de Melody dans le but de lui proposer mon aide, ou un banal coup de main pour son arbalète, ou pour quoi que ce soit d'autre d'ailleurs, n'était-elle pas la chef du campement après tout ? Mais une autre personne du campement m'avait devancée. La trentaine peut être ? Lunettes de soleil, casquette... militaire ? J'espérais sincèrement au fond de moi qu'elle avait obtenu ça dans un magasin de fringues ou au marché aux puces. Je m'approchais lentement pour éviter de la couper dans ce qu'elle souhaitait dire à Melody, mais ce que j'entendis me fit tiquer. Un problème. Il y avait un problème ? Alors que nous venions juste d'arriver ? Un problème à cause de nous ou bien à propos d'autre chose ? Et dans ce cas, est-ce que c'était quelque chose d'important ? Je n'étais pas paranoïaque de nature, mais je n'avais pas envie de me faire poignarder dans le dos encore une fois. Et puis, je ne connaissais personne ici, à part deux ou trois noms à coller sur des visages qui m'étaient encore inconnus. Par la même occasion, je pourrai faire la connaissance de cette femme à casquette, d'ailleurs, il fallait que je le fasse avec tout les autres. Mais dans un premier temps, je voulais savoir quel était ce problème.

" Il y a un problème ? "

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Ven 27 Nov - 21:51
La demie Écossaise a beau être dans ses pensées, tout en s'occupant de son arbalète, elle ne manque pas pour autant les déplacements non loin d'elle, les gravillons crissants sous les pas lents de la personne en approche. Elle aura eu la paix combien de temps en cette journée ? Cinq ? Dix minutes ? Un quart d'heure ? Ou plus, elle ne sait pas mais par contre ce n'est largement pas assez. Il n'y a vraiment que lorsqu'elle part seule en forêt qu'elle peut avoir la solitude qu'elle aime tant. Elle soupire avant de relever la tête pour identifier la personne qui vient à sa rencontre, affichant un sourire en reconnaissant Jena, la dernière arrivée au campement mais qui se montre particulièrement utile depuis qu'elle est là. Chose que peut Melody ne peut qu'apprécier.

Elle s'apprête à lui rendre son bonjour quand elle tilte de l'air on ne peut plus sérieux de la blonde lui faisant maintenant face, air faisant envoler le sourire de la brune avant de la faire se refermer totalement sur elle même à l'écoute des ses paroles. Une mauvaise sensation se logeant en elle comme si son instinct voulait lui dire quelque chose et qu'elle s'empresse de faire taire avant de répondre.

- Salut Jena. Comment ça un problème ? Frida et Mark, non plus, ne sont pas encore là, je ne les ai pas vu depuis que je suis revenue.

D'un coup Melody ne comprend plus rien à ce qu'il se passe, Jena ne serait pas venue la voir pour rien surtout en employant un ton aussi grave. Est-ce que la rescapée de la forêt insinue que les deux autres non plus ne sont pas là alors qu'ils devraient être rentrés depuis longtemps. C'est vrai qu'il commence à se faire tard, le trio devrait être de retour mais pas de quoi s'affoler, enfin pas encore. Et comme si l'attitude de Jena ne suffisait pas, Jordan vient se mêler à la conversation, si en temps normal Melody aurait apprécié que le jeune homme se plonge d'emblée comme ça dans le grand bain, là ce n'est pas vraiment le cas.

- Jena-Jordan, Jordan-Jena.

Courte présentation, par pure politesse, accompagnée des gestes qui vont avec. Tout comme la question qui suit.

- Tu t'es déjà installé Jordan ?

En réalité pour le moment Melody s'en fout complètement de la bonne installation, ou non, des quatre nouveaux venus, elle a ce mauvais feeling qui grandit à chaque seconde, cette inquiétude qu'elle laisse filtrer malgré elle. Pas difficile de le comprendre en même temps, alors que son regard émeraude reste fixé sur Jena d'une manière sans doute trop insistante et qui pourrait mettre mal à l'aise plus d'une personne. Il faut dire qu'elle a l'impression que sa vie est suspendue aux lèvres de l'autre jeune femme. Enfin pas sa vie à proprement parlé mais l'esprit y est.

Jena Higgins

Anonymous
Invité
Sam 28 Nov - 0:18
A la remarque de Melody sur le fait que les “autres” n’étaient pas rentrés non plus, je devinais aisément qu’elle n’avait pas dû voir Mark ou Frida dans le campement. D’ailleurs, leurs présences aussi avaient fini par m’échapper peu après leur retour. Depuis le poste de guet, je portais surtout mon attention vers l’extérieur de l’enceinte du camp, pas sur ce qui s’y déroulait. Je crispais légèrement les mâchoires à ce constat, bien que les traits de mon visage ne se départirent pas du sérieux qui les figeait. Je ne pouvais me permettre, au moment d’annoncer une nouvelle assez dure à entendre à la chasseuse, de faire moi-même preuve d’un quelconque apitoiement ou de la moindre condescendance. Il était après tout fort probable que la jeune femme ne s’emporte à cette annonce, prenant la décision de partir à la rescousse de l’homme malgré l’heure tardive et la luminosité déclinante. il me faudrait alors garder la tête froide pour contenir cette hypothétique envolée sauvage. Quelques secondes s’étaient donc écoulés avant que je ne me décide à préciser mes propos et éclaircir la situation lorsqu’une autre voix, masculine, s’invita dans la conversation.

Tournant mes verres fumés et mon visage en direction de l’importun, je le dévisageais quelques instants, découvrant la tronche juvénile d’un des nouveaux ramenés par Melody quelques instants plus tôt. La brune se chargeant des présentations, je tendis ma main droite vers le dénommé Jordan, geste de salut universel, de moins de ce côté-ci du globe, avant de reporter - que le jeune homme ait favorablement répondu ou non à mon geste - mon attention sur Melody, ôtant mes lunettes de ma main gauche pour venir me masser le sommet du nez entre mon pouce et mon index droits, laissant le temps et le soin au jeune homme de répondre à la question de Melody en premier lieu.

Après quoi, je braquais mes prunelles azurées dans les émeraudes de la brune, cherchant puis soutenant son regard, mes muscles se tendant légèrement sous ma peau alors que les premiers mots quittaient mes lèvres.

“Je me suis mal exprimée,” commençai-je par éclaircir, sans changer de ton. “Seth n’est pas rentré, contrairement à Mark et Frida qui sont là depuis quelques heures.” Je marquais une pause, laissant quelques secondes à la jeune femme pour digérer la nouvelle, avant de poursuivre, le ton toujours calme, presque froid et austère ; mécanique, articulant lentement chaque mot en prenant le soin de détacher chaque syllabe.

“Apparemment, ils auraient croisé une horde très conséquente en se dirigeant vers le secteur D, et d’après les registres de matériel, Seth a emporté un talkie, mais on n'a eu aucune nouvelle de lui depuis. Ça ne veut rien dire, mais... je crains le pire.”

A nouveau, je marquais une pause, ponctuée d’une longue inspiration puis d’un long soupir soufflé par mes narines alors que mes lèvres demeuraient scellées, pincées, puis dévissais lentement mon visage en direction du jeune homme, secouant légèrement la tête pour lui signifier assez clairement qu’il tombait plutôt au mauvais moment, bien malgré lui. Juste quelques secondes, l’important pour moi étant de surtout garder un oeil attentif aux réactions de la chasseuse.

Jordan Getz

Anonymous
Invité
Sam 28 Nov - 0:38
Le fait qu'il y avait un problème, selon les dires de Jena, qui m'était fraîchement présentée, m'inquiétait. Si elle en parlait devant moi, c'est que le problème en question ne devait pas avoir de rapports avec nous, les nouveaux arrivants. Malgré ça, je répondis au salut de Jena par un léger sourire tout en hochant la tête alors que je levais moi aussi légèrement ma main droite pour la saluer, ne voulant pas m'imposer envers elle, du fait que je ne la connaissais pas, du un, et de deux, parce qu'il y avait un problème, et raconter ma vie ou comment c'était passé mon installation à la chef du campement était sans doute le moindre de ses soucis, comparé au possible problème qu'il y avait. Ainsi, je ne répondais que brièvement à la question de Melody :

" Non, pas encore. "

Je laissais la parole à Jena, qui, avait sans doute, un sujet bien plus important à traiter avec la chef du campement, je restais néanmoins à côté des deux femmes pour en apprendre plus, curiosité ? Oui. Je venais d'arriver, je souhaitais savoir ce qu'il se passait, mais j'avais aussi besoin de savoir si quelque chose tournait mal ici. Jena disait qu'un des survivants du camp n'était revenu. Alors qu'il devait être avec les deux autres. Seth. C'était lui qui n'était pas revenu. Quelques heures de retard ? Je savais ce qu'il se passait dans ces cas là. J'y avais été confronté avec mon groupe, avant ma mort. On abandonnait les retardataires, ils étaient dans la majorité des cas, morts, voir pire, " revenus ". Et les dires de Jena allaient dans ce sens. Seth, le disparu avait un talkie-walkie, et il ne répondait pas, ne donnait pas de nouvelles. Je pensais à cet instant là, qu'il n'aurait certainement plus jamais l'occasion d'en donner. Peut être que Jena craignait le pire, mais le pire arrivait toujours ces temps-ci. Quasiment toujours. Des hommes tombaient chaque jour, j'en avais vu, j'en avais connu. Et des monstres se relevaient chaque jour, j'en avais vu, j'en avais connu. Je ne souhaitais à personne de voir cette horreur. Surtout si c'était des proches. Dans tout les cas, un retardataire avait de grandes chances de ne jamais arriver, seulement, comme le disait Jena, le pire est à craindre, mais il aurait très bien pu fuir dans une direction opposée, ou s'enfermer dans une maison si la horde était bien trop conséquente et que ses solutions étaient limitées. Je n'avais pas d'espoir pour cet homme dont je ne connaissais que le nom, mais j'espérais, pour les personnes du campement qui le connaissaient pour éviter d'avoir, dès mon premier jour parmi eux, à observer leur visages endeuillés.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Sam 28 Nov - 16:38
Melody observe du coin de l'oeil les gestes de mains et les mouvements de salutation de Jena et de Jordan, sans s'y intéresser plus que cela. Tout comme les paroles du jeune homme entraînent une réponse rapide et mécanique de la part de la brune.

- D'accord.

Seul signe visible qu'elle a bien entendu la réponse de Jordan et qu'elle en accuse réception alors que son attention reste fixée sur Jena du début à la fin. Jena qui desserre les lèvres pour reprendre la parole, Melody sait d'avance qu'elle ne va pas aimer ce qu'elle va entendre. Ce n'est pas une question d'instinct ou de prémonition ou autre de ce style là. Non, il suffit d'observer les mouvements de la blonde et d'écouter le ton qu'elle emploi, celui que l'on prend quand on veut dire quelque chose de fâcheux tout en semblant détaché des choses et des faits, celui des mauvaises nouvelles en somme.

Et là, ça ne manque d'arriver et même pire que cela, les paroles de Jena sont une véritable douche froide pour Melody. La faisant se figer et figer le temps autour d'elle, entendant la fin des dires de la blonde comme si elle entendait une voix off loin d'elle. À vrai dire une douche froide, cela est un euphémisme de le penser alors qu'il s'agirait plutôt d'un raz de marée, une déferlante et plus terre à terre un cyclone dévastateur. Inutile d'être empathique pour percevoir ce qui se joue à l'intérieur de la brune à cet instant, il suffit de voir sa respiration se saccader, s'emballer ; d'entendre son rythme cardiaque qui monte dans les tours et qui bourdonne à ses oreilles ou encore de se douter qu'elle a la sensation qu'un poignard vient de lui transpercer les tripes et dont la lame ne ressort pas, non mais reste dans ses entrailles à être remuée. Oui il est simple pour un observateur extérieur de lire les sentiments de la brune, colère envers elle même, envers Seth et même envers Frida et Mark, l’inquiétude qui la ronge un peu plus à chaque seconde mais aussi la peine qui est venu l'habiter après avoir entendu deux ou trois phrases. Nul doute que Jordan comprendra que le disparu est plus qu'un simple survivant aux yeux de la jeune femme.

Elle entrouvre la bouche pour parler mais aucun son ne parvient à franchir ses lèvres, à vrai dire elle a l'impression que sa gorge est en feu et qu'elle manque d'air. Ses mâchoires se resserrent et ses dents viennent grincer l'une contre l'autre, ses yeux vert s'embuent des larmes qui menacent de se déverser d'une seconde à l'autre. D'un bond elle se retrouve debout sur ses pieds, l'arbalète tombant sur le sol dans ce mouvement impromptu, elle ne voit et ne capte plus rien autour d'elle, commençant à faire les cent pas, à tourner en rond, on peut voir que son esprit est au bord du pétage de plombs. Elle continu de marcher en boucle, sa voix finissant par se faire entendre, à peine audible alors que dans sa ronde elle passe près du camping-car.

- Non, non, non, non, pas lui, pas encore.

Ses poings se crispent, la brune se stoppe et l'un d'eux vient s'abattre sur la carlingue du véhicule. Une décharge électrique de douleur traverse son poing, parcourant son bras, puis son épaule avant qu'enfin le signal n'atteigne son cerveau qui n'attendait qu'un événement pour que la logique de Melody ne reprenne le dessus. Ou plutôt son fol espoir que tout fini toujours par s'arranger. Elle tourne enfin son regard vers Jena puis vers Jordan et c'est d'une voix plus forte même si mal assurée et chargée de peine qu'elle leur parle.

- Cela ne veut rien dire et tout dire à la fois Jena, les deux autres ont pu revenir mais Seth a forcément bougé en même temps qu'eux ! Tu dis qu'une horde les a surpris, suivant comment ça s'est passé, il a du être séparé d'eux et il n'a pas pu revenir, il a du trouver un endroit en ville pour se planquer. Je sais qu'il est doué pour se déplacer en ville, il me l'a assez dit "toi tu es douée en forêt et moi ma forêt c'est la ville", tu sais comment s'est Jena. Par contre il est tout à fait capable d'avoir oublié qu'il a le talkie sur lui ou alors il l'a perdu. Et...

Melody se stoppe en plein début de phrase, ayant parlé d'une traite sans reprendre son souffle, elle manque d'air à nouveau, se penchant en avant, de ses mains elle prend appui sur ses genoux. Elle cherche à se forcer à respirer calmement mais aussi à faire taire la nausée et le mal de crâne qui montent en elle. Elle doit rester calme et lucide, elle ne doit pas céder à la panique et à la peur qui sont en elle et qui lui vrillent les tripes. Ce qui laisse largement le temps à Jena et à Jordan de réagir...

Jena Higgins

Anonymous
Invité
Sam 28 Nov - 17:41
Toujours aussi tendue, rongée par l’appréhension de la réaction de la brune, je m’estimais plutôt bien servie même si pour le moment, Melody n’avait pas laissé ses émotions prendre le pas sur son comportement, ne l’ayant pas rendu agressive envers quiconque autre que la carlingue de son camping-car. J’encaissais sa réflexion et ses propos sans trop broncher, restant droite, mes mains venant se poser sur mes hanches dans une posture plus affirmée. Je laisse s’exprimer la colère et l’espérance qui animent chacun de ses mots, les traits de mon visage perdant malgré tout leur dureté pour se muer en une légère compassion. Je ne désirais pas la blesser en affichant le recul sur la situation qui était pourtant le mien, ne connaissant encore que trop peu le disparu. Après tout, j’éprouvais un début d’affection envers la jeune femme, et comprenais totalement sa peine et sa douleur, ayant connu une épreuve similaire il y avait finalement peu de temps encore.

Au terme de sa lancée, j’observais la jeune femme se reprendre, courbées, les mains plaquées sur les genoux, cherchant son souffle, ses mots, probablement ses sens et ses repères. Je fronçais légèrement les sourcils, puis me décidais à faire un pas dans sa direction, lent, prudent et posé, ma main droite quittant ma hanche pour se lever très légèrement, paume vers l’avant, dans un geste que je désirais apaisant.

“Tu as raison,” repris-je d’un ton plus empathique et plus calme, cherchant par là à capter son attention. “Je ne sais rien de ce qu’il en est pour lui, ni quelle est sa situation. Ce que je sais par contre, c’est qu’il est trop tard aujourd’hui pour tenter quoi que ce soit, et que tu as surtout besoin de digérer tout ça, de te laisser aller à ton chagrin et te reposer, prendre du temps pour toi.”

Plus j’avais parlé, et plus ma voix s’était faite douce et chaleureuse, mon ton baissant de volume pour devenir plus intimiste. Parvenue à ses côtés, sur son flanc gauche, j’aurais finalement tendue ma main droite pour la faire atterrir sur son épaule, si du moins la jeune femme ne me repoussait pas ; toujours avec l’idée derrière la tête que ça pouvait déraper à tout moment. D'ailleurs, pour illustrer cela et avant de me risquer plus en avant dans cette tentative, je ne pus m’empêcher de glisser une œillade au jeune homme fraîchement débarqué et un très léger signe de tête, lui intimant ainsi silencieusement de se tenir prêt soit à agir, soit à foutre le camp si la chasseuse et la situation en venaient à s’envenimer.

Jordan Getz

Anonymous
Invité
Sam 28 Nov - 19:53
Seth n'était pas rentré. Contrairement aux deux autres. Une perte. Melody nous avait dit qu'il y avait eu un grand nombre de pertes parmi les survivants du campement, bien plus de la moitié, des morts stupides ou des départs. Je venais juste d'arriver, et déjà, il y avait possiblement quelqu'un de mort, enfin, de disparu, ça c'était sûr. A voir la réaction de Melody, ce n'était pas n'importe qui, sans aucun doute quelqu'un de proche. De très proche, ce qui ne faisait qu'aggraver le problème. Elle était la chef, et si elle perdait pied, le campement tomberait. Exactement ce qui s'était passé entre Marco et Stan. Tout avait été fini. Je pensais à la réconforter de part cette pensée qui m'avait traversé l'esprit, mais aussi, parce que j'estimais que je lui en devais une. Elle n'avait aucune obligation à nous amener ici, au campement. Si elle ne l'avait pas fait, qui sait où nous serions aujourd'hui ? Peut être était-ce parce qu'ils avaient trop de pertes et qui recrutaient de la main d'oeuvre ? Peu importe, si je pouvais dormir la nuit et manger quand mon estomac me le demandait, le tout sans me faire poignarder pour une clope, je bénirai cette femme. Mais aussi parce que j'avais une bonne première impression auprès d'elle, c'était une femme d'action, j'aimais ça, elle avait un caractère bien trempé, et pas la langue dans sa poche, j'appréciais ce genre de personne. C'était aussi pour ça que je ne souhaitais pas qu'elle sombre. Et puis même, n'était-ce pas humain de tendre la main envers ses confrères ? Malgré le peu d'empathie que j'avais, je me sentais mal pour elle. On avait tous perdu une personne qui nous était cher un jour ou l'autre.

Elle arrivait à garder son calme, c'était assez étonnant vu la réaction qu'elle avait eu plus tôt dans la journée, à la cuisine, enfin, elle arrivait à garder son calme, pour l'instant. Du moins, elle exprimait sa colère sur la caravane. Je préférais toujours ça qu'une poêle dans la tronche. Melody paniquait, elle n'arrivait plus à respirer, elle se courbait vers l'avant pour mettre ses mains sur ses rotules dans l'espoir de pouvoir reprendre son souffle qu'elle avait utilisé pour exprimer son maigre espoir à Jena et moi. Mais nous le savions, ceux qui étaient en retard l'étaient la majorité du temps, pour toujours. Heureusement que Jena avait eu la bonne réaction, en allant dans son sens, qui savait ce qui pouvait se passer dans la tête de Melody à cet instant là ? Personne. Pas même Melody elle même. Je voyais à cet instant Jena me faire signe. Elle savait sans doute de quoi était capable Melody, certainement vis à vis de son pouvoir, et elle avait bien eu raison de me faire signe pour me prévenir. Même si j'avais dans un premier temps voulu partir et les laisser entre femmes, qui d'ailleurs, se connaissaient bien mieux entre elles qu'avec moi, moi qui avait rencontré Melody une ou deux heures plus tôt, et Jena, à qui j'avais parlé pour la première fois quelques secondes juste avant. Je me sentais mal vis à vis du malheur des autres, je n'étais pas capable de me mettre à leur place, et ça me mettait mal à l'aise, le malheur des autres me mettait mal à l'aise. Mais qu'importe. Jena m'avait fait signe, et j'avais très bien compris, elle voulait que je reste lui donner un coup de main, et c'est ce que je fis. Je hochais légèrement la tête vers Jena pour lui signifier que j'avais compris ce qu'elle avait voulu me dire.Je restais prêt à intervenir si jamais une autre poêle volait vers nous, ou bien autre chose, ou même si tout simplement, elle devenait hystérique.

" Jena a raison. Repose toi, reste au calme, tu en as besoin. "

Ma voix était claire, nonchalante, directe. J'avais dit ce que je voulais dire, et comme je voulais le dire. Mais personne n'était dupe. L'espoir n'était qu'une lueur dans un ciel dénué de soleil. Une étoile, un brin de lumière inaccessible, quelque chose qu'on adorait contempler, mais qui, au final, n'était rien d'autre qu'une mince lueur dans le plus sombre des royaumes qu'est la nuit.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Sam 28 Nov - 22:48
Ainsi penchée en avant, Melody ne perçoit pas réellement l'avancée de la main de Jena, elle capte juste que la jeune femme approche quelque peu. Tout comme elle entend les paroles employées, certaines trouvant sens quelque part en elle, d'autres l'agaçant mais pas au point qu'elle en vienne à s'énerver contre Jena. Du moins pas encore, la colère que Melody ressent est uniquement tournée vers Seth d'une part, Frida et Mark d'autre part mais aussi elle même. Sa propre colère étant étroitement lié avec un sentiment de culpabilité naissant, la brune n'aurait pas dû laisser partir Seth tout seul, elle aurait dû être là cet après-midi au lieu d'être à la ferme. Elle aurait pu y faire quelque chose, elle aurait pu partir immédiatement à sa recherche. Le même schéma que pour Matthew se répétant en elle, inconsciemment à cet instant et le même espoir de voir surgir l'homme dans les secondes qui arrivent se fait un peu plus présent à son esprit.

Ce qui n'empêche pas Melody de tressaillir lorsqu'elle sent la main de Jena sur son épaule, son esprit ayant analysé le changement de ton de la jeune femme et son approche, elle ne se sent pas prise au piège juste elle ne s'attendait pas à ce geste se voulant possiblement réconfortant. Ce qui donne que la brune ne vire pas la blonde ou qu'elle n'essaye pas de la repousser, enfin là encore, tant que le contact reste limité à ce simple geste. Bien que la main de Jena ne va pas rester en place longtemps alors que suite aux paroles de Jordan, elle se redresse d'un coup, ce qui ravive son mal de tête. Et si le timbre de sa voix se veut sec, elle en est incapable là alors qu'elle arrive tout juste à ne pas craquer complètement.

- Me reposer ? Comment voulez-vous que j'y arrive là alors que... Elle lance un coup d'oeil vers le ciel et la journée qui s'achève avec sa luminosité descendante et elle soupire, ce qu'elle voit confirmant ce qu'elle veut dire. Alors que Jena a raison et que je ne peux rien faire avant demain matin. Alors que Seth va devoir passer la nuit tout seul, je ne sais où...Et puis s'il faut, il est juste en retard à cause de la horde et il va revenir d'ici demain, vous ne le feriez pas vous ?

Si sa dernière question se veut à moitié rhétorique et à moitié convaincante pour Jena et Jordan, c'est surtout elle même qu'elle cherche à convaincre. Fait plus que perceptible pour les deux autres sauf pour elle même.

- Pas avant demain oui...Il faut que je m'occupe l'esprit en attendant, sinon je sais que je vais pas tenir...Oh je sais par quoi commencer.

Est-ce qu'elle parle aux deux présents à ses côtés ou à elle même ? Difficile de le dire même si c'est certainement la seconde option comme l'atteste son regard qui n'est posé ni sur Jena, ni sur Jordan mais sur un point imaginaire.
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