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[CFJ, ZdC 1] Aleatory - 10/02/35
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Melody Campbell

Anonymous
Invité
Ven 27 Nov - 23:24
Interprété par James Everett, Jordan Getz et Melody Campbell.

La veille au soir, pendant le dîner autour du feu de camp, Melody avait annoncé aux autres qu'elle voulait partir à la chasse le lendemain. Chose plus qu'étonnante quand on la connait un minimum, elle qui part toujours seule voir en douce pour aller traquer les prochains repas des survivants. C'est une première si on peut dire, bien qu'elle ait déjà évoqué le fait qu'elle n'était pas contre être accompagnée. Même les quatre nouveaux venus auront pu se rendre compte que la brune aime la solitude. Ce fait aura donc certainement surpris certains des survivants mais en retour Melody aussi a été surprise de voir deux d'entre eux accepter sa proposition de se joindre à elle, surtout James d'ailleurs avec qui cela a été houleux lors de leur seule vraie discussion. Bien que pour Jordan aussi la surprise est présente, ou plutôt elle note que le jeune adulte ne sera peut-être pas comme les deux autres étant passé là avant lui.

C'est en repensant à cela, qu'elle regarde l'avancée du lever du soleil, dans pas longtemps, la luminosité sera assez forte pour qu'ils puissent partir dans les sous bois sans autres risques que ceux habituels. Mais dans pas longtemps, ils seront également en retard pour le départ, ce qu'elle n'espère pas du tout. En attendant James et Jordan, Melody repasse une dernière fois en revue ses affaires et le reste : ses cheveux noués en une queue de cheval, c'est fait ; vêtements parfaitement en place et lacets solidement faits, c'est fait ; couteau de chasse à sa ceinture, c'est bon il y est bien ; arbalète sur son épaule et chargée, elle aussi c'est tout bon et son sac à dos contenant le talkie walkie éteint ainsi que ses couteaux de lancés et la ficelle, bien sur son dos. Un jour il faudra qu'elle comprenne cette manie qu'elle a de toujours vouloir tout vérifier et revérifier une bonne dizaine de fois et cela même avant l'apocalypse, elle refuse de penser que cela vient de son flic de père ou de son frère ou encore du job qu'elle avait avant tout cela. Elle le sait pourtant que tout est parfaitement prêt, qu'elle n'a qu'à attendre les deux autres.

Et en parlant du loup, voilà que les deux hommes finissent par arriver, c'est toujours cela de fait, pour un peu elle se voyait vraiment partir seule. Ce qui en soit ne l'aurait pas dérangée, cela aurait juste été une déception de plus dans ce nouveau monde. Même si à cause des derniers événements, elle est encore plus refermée sur elle même et le visage marquant un air sérieux, elle esquisse un sourire rapide  à l'intention de James et de Jordan suivi d'un :

- Bonjour.

Se retenant de peu de leur lancer à froid un "vous êtes équipés et prêts ?", elle attend qu'ils prennent, ou non, la parole.

Jordan Getz

Anonymous
Invité
Ven 27 Nov - 23:53
Malgré les événements, Melody était toujours là, elle tenait bon, elle assumait ce qu'elle devait faire. Les gens étaient en général dévastés par la mort de leur proches, mais, dans le contexte actuel des choses, la mort était monnaie courante, peut être que la brune s'était adaptée à la mort qui était une compagne présente, ou peut être gardait-elle un certain détachement par rapport aux autres personnes du campement pour éviter de souffrir si jamais elle les perdait. Stan m'avait dit une fois, et ça m'avait marqué : " On s'attache aux gens, car la peur de les perdre est moindre que la peur de rester seul. " Et Stan avait toujours raison. C'était peut être pour cela que Melody était aussi distante avec tout le monde. Même si je n'étais pas très porté vers les autres et même si j'étais quelqu'un d'assez égoiste, je ne pouvais m'empêcher d'avoir de la peine pour Melody. Je pensais que son rôle de chef lui était un poids qui lui interdisait toute émotion. Oui, j'avais vraiment de la peine pour elle, mais également du respect et de l'admiration, il fallait être honnête, elle portait ce poids seule, et sans tomber.

Quoi qu'il en soit, nous avions prévus de partir avec Melody et le barbu. James je crois, Melody nous avait parlé de lui à la ferme, le fameux médecin, qui recousait les plaies sans points de suture. Je ne lui avais pas vraiment parlé depuis mon arrivée au campement, pour être honnête, je n'avais pas parlé à beaucoup de monde, ce serait l'occasion de faire connaissance. Je n'appréciais pas m'adresser à quelqu'un sans savoir son nom, c'était assez désagréable, et vraiment irrespectueux. Peut être que la société et la civilisation sont tombés, mais qu'importe, le retour à la civilisation passe par la politesse. Et oui, ma mère m'a donné une très bonne éducation.

J'arrivais vers Melody qui était fin prête, équipée et parée à première vue. Elle avait l'air d'avoir tout l'équipement nécessaire à cette sortie, personnellement, à part mon couteau, qui ne me servirait qu'à me défendre, même si je ne l'espérais guère, et mon petit sac à dos que j'avais obtenu à mon réveil qui ne servirait que pour éviter à Melody d'être chargée comme une mule, je n'avais pas grand chose, et pour être honnête, je n'étais pas non plus équipée comme un survivant de l'extrême. Une paire de baskets bien attachée aux pieds, qui me serviraient, certes à bien courir, mais qui n'étaient pas assez montantes, et qui donc, ne m'empêcheraient pas de me fouler une cheville si jamais il y avait un problème avec un jean, un peu large, qui ne m'aiderait pas plus pour courir, même si dans mon malheur j'avais eu la chance de pouvoir trouver une ceinture parmi les vêtements du campement. En enfin, la fameuse chemise rouge que Nelson m'avait donné depuis mon séjour à la ferme, la fameuse chemise rouge à carreaux un peu trop grande et bien rentrée dans mon pantalon. J'avais l'air d'un bûcheron anorexique. Mais peu importe, c'était l'heure de partir, Melody nous gratifia d'un léger sourire, j'en espérais pas tant vu ce qu'il s'était passé, mais elle avait l'air de tenir le coup. Elle nous lança une simple salutation, ce qui était normal, à priori, vu qu'elle aimait bien rester seule, je ne la comprenais que trop bien. En réponse à son bonjour, lui levais légèrement la main droite, et je lui lançais à mon tour :

" Bonjour. Je ne connais pas le chemin, je te suis. "

James F. Everett

Anonymous
Invité
Dim 29 Nov - 1:42
« Un médecin ! Vite j'ai besoin d'un médecin ! »

Des tirs à n'en plus finir résonnaient partout dans la vallée, une montagne de sable se répandait à travers la plaine qui la constituait, passant au travers des collines et de la roche. Le jeune médecin de terrain, vêtu comme un fantassin casque sur la tête, tenue de marine réglementaire et mallette de secours à la main, courait accroupit vers la voix qui hurlait presque imperceptiblement dans le vacarme, à des mètres de là. La main tremblante frôlant le sable pour ne pas tomber dans sa course effrénée, s'efforçant d'ignorer la mort qui dansait autour de lui prête à le faucher pour l'emmener sous la terre, il voulait oublier, la voix, la peur, les hurlements inhumains. Il fixait son objectif, le marine genoux à terre derrière un bloc de pierre qui tenait un camarade dont la gorge déchiquetée évacuait des litres de sang.

« Vite ! Grouillez-vous il est entrain de cre - ! »

Une explosion fit voler la pierre et le sable, anéantissant l'audition du médecin dont l'objectif disparaissait à ses yeux, et qui sombrait à son tour dans la nuit noire...

****

James sursauta presque, frappé de ce brutal réveil qui trouvait sa cause dans un rêve. Ou plutôt un souvenir, transformé en rêve. Ses yeux galopèrent durant quelques instants où son esprit était embrumé, pour décrire la tente dans laquelle il se trouvait, sa tente ainsi que la femme qui dormait contre lui, ses cheveux couleur cendre caressant son visage alors qu'elle lui donnait dos.

Il lâcha un soupire, demi-soulagé, demi-fatigué. Non pas que le manque de sommeil soit particulièrement fatiguant, car depuis leur retour de cet avion de malheur, dans cet aéroport de malheur, cette escapade qui avait changé bien des choses, il s'était presque habitué à manquer de sommeil. Il reposa sa tête contre la tête du sac de couchage et fit succéder au soupire une longue inspiration, achevant cette triade d'une expiration sans but. Elizabeth dormait encore profondément, du moins le pensait-il. Elle était serrée contre lui, ou lui était serré contre elle, l'enlaçant de ses bras et sentant son parfum particulier qu'il considérait divin, délivrant. Un bonheur à son odorat, un plaisir à la sentir, à la toucher qui rendait son existence moins pénible. D'une main placée devant elle il étreignait la sienne, l'autre était prisonnière, la tête de son aimée reposant sur son second bras propriétaire de cette main.

A la lumière qui transperçait à peine le voile de la tente il sut qu'il devait encore être tôt, mais l'heure était toute trouvée pour la sortie qu'il avait prévu en compagnie de Melody, et d'un des nouveaux-venus. Le chirurgien ramena son regard à sa belle, observant avec tendresse sa chevelure qu'il adorait, sa nuque faite d'une peau très blanche qui se distinguait par-delà le noir. Sa peau si blanche lui donnait constamment le sentiment que la sublime Elizabeth était pure et fragile, un joyau plus rare que les plus étincelants saphirs et plus beau que l'émeraude. C'était sans doute les preuves qu'il était fou d'amour, un amour qu'il tenait silencieux. Car depuis l'avion où ils avaient connu l'extase de leur corps fusionnés, libérant du coffre qu'il avait forgé autour de son coeur une affection prodigieuse qui lui était uniquement destinée, il sut que ce sentiment d'amour ne se quantifiait pas et ne se discutait pas. Mais depuis cet avion, ils ne s'étaient plus touchés. Elle ne pouvait s'y résoudre, rongée de culpabilité et lui ne pouvait lui réclamer, emplit de peine.

A chaque jour ses pensées l'emmenaient invariablement vers la frêle Ivy et son visage angélique qui lui manquait, plus qu'il ne l'aurait jamais pensé avant qu'elle ne s'en aille malgré elle. Ce n'est que lorsqu'un visage que l'on côtoie disparaît que l'on se rend compte des détails que l'on avait inconsciemment enregistré sans vraiment y faire attention. De ses yeux noisettes si souvent superposés par les verres de ses lunettes, son sourire espiègle lorsqu'elle était prise d'ironie, ses yeux perlés de larmes quand elle était triste, son visage toujours plus émacié de jour en jour... Ivy était devenue son amie, quand bien même ils ne se connaissaient que depuis peu et elle lui manquait affreusement.
Prenant soin de ne pas réveiller sa belle dans la mesure du possible, il se redressa quelque peu, lâcha sa main et s'employa à dégager doucement son bras en venant tenir sa tête au niveau de la tempe, pour l'accompagner sur la tête du sac de couchage en esquissant une grimace d'appréhension. Ceci accompli, il poursuivit son ascension vers la position assise avec cette même lenteur recherchant la discrétion maximale, se mit accroupi au bout d'une bonne quinzaine de secondes, prit son sac à dos à ses cotés après une dizaine et de l'autre saisit son Sig-sauer P226 et son Remington 870 au bout d'une douzaine de plus. Il lui fallut deux bonnes minutes pour se glisser hors de la tente en travaillant dans son élan à la contourner sans perdre de temps.

Il put se mettre debout et cesser ses manières dont le but ultime fut plus que le respect du sommeil d'Elizabeth, de ne pas la réveiller pour ne pas la voir souhaiter l'accompagner. Il ne s'était lancé dans aucune sortie à l'extérieur du camp depuis le retour du Secteur B, elle non plus et leur soutien mutuel avait nourri sécurité et réconfort en ces temps toujours plus difficiles. Mais oeuvrer au développement et aux besoins du camp était son devoir et bien qu'il aurait préféré rester avec elle sous cette tente, pour profiter d'une grasse matinée peut-être, il devait le faire. Le faire et s'assurer que son aimée ne se sente pas obligée d'en faire autant. D'aucuns diraient qu'il s'agissait de machisme ou de fierté masculine, mais dans l'absolu James voulait bien en faire assez pour deux jusqu'à ce que la belle Elizabeth se sente prête. Il ne voulait pas la bousculer, lui dire qu'Ivy était morte et que c'était fini, qu'il fallait l'oublier. Il n'en pensait rien et elle avait le droit de vivre son chagrin et de faire son deuil, le temps que cela demanderait. Il voulait en faire pour deux, c'était sa manière de faire le sien.

Le temps de rejoindre le lac et de se rafraîchir ; il portait un jean classique noir, des bottes de type rangers également noires qu'il avait depuis son réveil, des chaussettes grises épaisses lui assuraient un certain confort et protection pour ses pieds qui comptaient bien souffrir aujourd'hui. Au-dessus, un tee-shirt gris était couvert par une veste en cuir noire fermée, celle-là même qu'il avait prise à son agresseur dans l'avion. Son sac à dos de ce persistant noir que James appréciait, trouvé dans les stocks, était bien fait. Petit certes mais sa forme rectangulaire et plate, sans perdre de sa capacité d'emport, ainsi que son design sobre le rendait plaisant et contenait un véritable kit de survie que le chirurgien s'était confectionné ces derniers jours. Grâce en grande partie aux affaires et produits de soin trouvés avec le fusil à pompe dans le coffre de la Cadillac qui appartenait maintenant à Elizabeth. Des vêtements de rechange, un K-way de poche, une petite bouteille d'eau bouillie, un miroir de poche, un morceau de savon, une brosse à dents et une petite portion de nourriture de survie, des barres protéinées en l'occurrence avec le viande sèche cuite l'avant-veille.

Tout ce qu'il fallait pour parer à de nombreuses situations d'urgence et à une éventuelle isolation momentanée. Dans son sac, il avait surtout sa paire de poings américains. Ivy était partie, mais Elizabeth lui donnait une raison et la force de survivre. Il cala son arme de poing à l'arrière de sa ceinture, sous sa veste. Dans sa main il gardait son fusil à pompe. Il se passa un peu d'eau sur le visage à genoux au bord du lac, ainsi que dans les cheveux et récupéra une barre protéinée dans son sac qu'il avala prestement après avoir déchiré le plastique, pas très appétissante mais suffisamment nourrissante. Une gorgée d'eau purifiée plus tard, il referma son sac et passa les sangles à ses épaules, l'installant. Le chemin du retour fut plus rapide, le pas appuyé car il ne devait pas être en retard pour le départ. Il ne tardait pas à trouver Melody, prête également et le fameux jeune qui les accompagneraient dans sa première sortie vraisemblablement. En arrivant, il entendit la réplique qu'il donnait à la brunette.

« Bonjour Melody. » Lui répondit-il quand elle le salua, ayant prit son fusil à deux mains avec certitude, le canon pointé vers le sol en toute sagesse. Il porta ensuite le regard vers Jordan. « Ton nom c'est... Jordan c'est ça ? Venu de la ferme du vieux Nelson. Je ne l'ai rencontré qu'une fois, brièvement ici au camp, mais s'il t'a envoyé c'est qu'il avait une bonne raison. Moi c'est James, je suis le médecin-chirurgien attitré, le seul en fait. »

Il finira par s'adresser à leur organisatrice.

« La forêt c'est ton domaine et je ne suis pas chasseur, je te suis aussi. En tout cas tu auras besoin de bras pour ramener ton butin et je peux te couvrir. » Il hésita un instant puis sa sincérité le poussa à poser la question certes peu pertinente mais qui pourrait nouer un contact amical avec elle, dans un léger soupire. « Ça va aller ? »

Sa mine attentive, en vérité inquiète pour elle et cela il pouvait difficilement le cacher, ne faisait bien entendu pas référence à une simple chasse.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Dim 29 Nov - 16:10
Après son bonjour, Melody jauge Jordan vérifiant la tenue qu'il a sur lui, ce n'est pas le top mais au moins il pourra se mouver à peu près correctement sans avoir trop de risques de se péter la figure dans les sous bois. Cherchant, aussi, les éventuels objets qu'il emporte, remarquant bien vite le petit sac à dos. C'est déjà ça de prit, elle n'aura pas à lui demander d'aller en prendre un à la caravane, le jeune homme évite ainsi une perte de temps inutile mais aussi une chasseresse agacée, ce qui lui ferait perdre des points confiance et sympathie auprès d'elle. D'ailleurs en parlant de cela, James ne tarde pas à arriver à son tour, juste à la fin de la réponse de Jordan. Le toubib n'ayant pas engrangé beaucoup de points d'estime jusque là auprès de Melody, ce qui explique aussi la surprise qu'elle a eu la veille quand il a dit vouloir venir. Enfin même si pour le moment elle ne l'apprécie pas vraiment, du moins pour ce qu'il est, parce que niveau physique il est pas mal du tout, bien qu'en cet instant elle ne pense pas du tout à ce genre de choses. Oui donc même si elle ne l'apprécie pas vraiment, elle n'a aucune raison de lui refuser de venir, au pire ils resteront silencieux et James servira à l'aider pour ramener les éventuelles proies. Terre à terre ? Non pragmatique, il est bien bâti et peut donc porter bien plus lourd que Jordan ou qu'elle même.

Pendant que le médecin s'adresse à Jordan, lui aussi à le droit à une inspection visuelle en bonne et due forme. Sa tenue est très bien pour ce qu'ils vont faire surtout que les rangers qu'il a aux pieds lui assurent d'éviter de se tordre la cheville. Le fusil qu'il porte fièrement à deux mains lui font arquer un sourcil, il compte tuer quoi avec ? Il a jamais entendu le mot silence aussi ? Même avant, quand tout était normal, un fusil n'est pas vraiment ce qu'il y a de mieux pour chasser, enfin pour Melody parce que sinon ça se discute. Puis le modèle qu'il tient n'est pas vraiment adapté à la chasse. Questionnement qui trouve rapidement une réponse dès que James s'adresse à elle, il ne sait pas chasser et il est là pour ramener le produit de la chasse et la couvrir. Bien que cela soulève un autre questionnement : Est-ce qu'il sait qu'elle peut se défendre seule ? Bon au pire si leur trio croise des zombies, cela sera toujours utile surtout pour Jordan qui n'a pas l'air d'avoir d'arme à feu sur lui.

Sauf qu'arrive, très vite, LA question qu'elle ne voulait pas entendre surtout aujourd'hui, cette question qui la suit maintenant depuis plusieurs jours. Ils savent tous, qu'elle a besoin d'oublier et de digérer les faits ? Ce n'est pas en lui demandant quotidiennement comment elle se sent, qu'elle va parvenir à enfouir cela en elle. Si la brune fusille James de son regard émeraude avant de redresser le menton dans une posture de fierté, le ton qu'elle emploie reste néanmoins calme et neutre.

- Bien sûr. Pourquoi cela n'irait pas ? C'est juste une sortie chasse.

Bien sûr qu'elle répond en partie à côté de la plaque, c'est volontaire de sa part et bien sûr que James s'attendait certainement à autre chose. Mais le médecin saura de toute manière qu'elle le fait exprès et qu'elle a très bien compris où il voulait en venir, elle n'aurait pas eu ce regard assassin sinon. Tout comme il est facile de deviner comment elle va vraiment en réalité, pas vraiment bien même si elle a connu pire, elle tenait vraiment à Seth ou plutôt elle s'était raccroché à lui comme une balise dans ce chaos et elle a perdu cette balise. Elle doit maintenant arriver à avancer seule à moins qu'elle ne trouve quelqu'un ou quelque chose d'autre à quoi se raccrocher pour garder la tête hors de l'eau. Et puis James doit aussi se douter qu'elle ne dort que peu, après tout presque toute la semaine, à six heures du matin, il est venu la relever au post de garde après une nuit de veille. Ne trouvant le repos que quelques heures en journée soit le matin quand elle ne part pas en chasse, soit l'après-midi en revenant de la chasse. Et comme elle ne cache pas ses faits et gestes.

Par contre ce que James ou les autres ne peuvent savoir c'est que justement ses nuits de garde à veiller sur le campement lui font beaucoup de bien. Se retrouvant réellement dans une bulle de solitude comme elle aime, certes cela lui laisse de longues heures pour réfléchir. Et justement ces quelques nuits lui ont permis d'effacer culpabilité, un regret ou deux mais la colère qu'elle ressentait. Acceptation. Même si la peine est toujours bien présente, d'ailleurs ce n'est que pendant les nuits qu'elle s'est offert le luxe de craquer et de pleurer, loin du regard et de l'attention de tous.

Puisque les deux garçons sont fin prêts à partir et à la suivre, Melody ne perd pas plus de temps et elle se met en route ouvrant la marche jusqu'à la forêt. Si techniquement ils n'ont que la route à franchir une fois hors du campement, la brune ne pars pas en ligne droite, non elle se met à suivre la route menant à Snyder sur environ deux cent mètres. En profitant pour s'expliquer.

- Oui je sais, il y a plus court mais là je nous fais prendre un chemin plus facile, il y a un vieux sentier qui débouche sur la route pas loin, caché au milieu de la végétation.

Et puisque James s'est permit de lui demander comment elle va, elle ne peut résister à lui poser la question qui la démange depuis le retour du médecin et de l'autre bombasse de leur sortie à l'aéroport.

- Elizabeth et toi, vous êtes ensemble ?

Bien sûr qu'au milieu de tout ça, elle n'a pas manqué le changement de comportement des deux mais comme en même temps ils étaient proches d'Ivy les deux, peut-être qu'ils ne font que se serrer les coudes dans cette épreuve.

Jordan Getz

Anonymous
Invité
Dim 29 Nov - 17:07
James était arrivé quelques instants après moi. Je me rappelais de lui, j'étais quelqu'un d'assez physionomiste, j'avais une excellente mémoire des visages, je me souvenais aussi de ce que Melody m'avait raconté sur lui, il soignait les troupes uniquement grâce à l'aide des ses mains. Il connaissait mon nom, fait qui attira un léger sourire sur mon visage en même temps que j’acquiesçais silencieusement en penchant légèrement mon visage vers l'avant juste avant de redresser ma tête pour lui répondre à sa présentation tout en souriant.

" C'est bien ça, ravi de faire ta connaissance, de plus près. "

Dans le même temps de ces mots prononcés avec sincérité, je levais légèrement ma main droite, faute de pouvoir lui tendre car il tenait son fusil, chose qui me laissa légèrement anxieux. Je ne me sentais pas réellement à l'aise face à ce genre d'armes, malgré le fait que je trouvais que cette mécanique était tout à fait magnifique, Stan avait réussi à éveiller ma curiosité pour ces machines de mort. Même s'il était vrai que je me sentais bien plus en sûreté avec mon couteau dans la poche que si j'avais eu un pistolet ou un fusil dans les mains. Plus à l'aise, plus en confiance et plus en sécurité avec une lame qu'avec un canon.

James avait quand même tenter de prendre des nouvelles de Melody. Enfin, tenter. La réponse de la brune se voulait fuyante, et n'importe qui aurait compris vis à vis de cette réponse qu'elle ne souhaitait pas en dire plus. Elle souhaitait faire son deuil seule, je la comprenais. J'étais comme James, ici uniquement parce que j'avais une paire de bras, mais aussi parce que j'avais une paire de jambes à dégourdir. Melody se mettait en route, mais au lieu de traverser directement la route pour aller dans les bois, elle continua sur l'asphalte, chose que je ne comprenais pas. Mais que dire ? Elle était la chef, et elle était la chasseuse, James ne savait rien de plus sur la chasse que moi à priori, donc je n'avais pas d'autre choix que de la suivre. Je gardais malgré tout James dans mon champ de vision, prudence était de mise avec ce qu'il tenait en main. Je n'avais pas envie de revivre encore une fois la même scène.

Après une ou deux petites minutes de marche sur la route, Melody nous expliqua qu'elle prenait ce chemin, qui était certes plus long, mais aussi plus simple. C'était sans aucun doute pour nous deux qu'elle faisait ça, elle avait l'habitude en forêt, elle chassait souvent, c'était d'ailleurs, la seule chasseuse du camp. Elle nous indiqua d'ailleurs la position d'un vieux chemin caché tout près. Juste avant de poser une question à James, sur lui et Elizabeth. Je n'avais pas fait plus ample connaissance avec elle d'ailleurs, c'était d'ailleurs la personne que je connaissais le moins, pas grand monde m'en avais parlé, et je ne l'avais que très peu vu. J'avais l'impression d'être encore au collège, quand j'étais plus petit. Les fameuses histoires de qui est amoureux de qui, c'était encore d'actualité ? En pleine fin du monde et à leur âge.

James F. Everett

Anonymous
Invité
Lun 30 Nov - 15:52
S'il ne connaissait pas ce Jordan, la première impression fut bonne par ses manières et ses mots, bien que cela demeurait une impression, il préférait croire qu'il n'avait pas à faire à un manipulateur ou un menteur, mais à quelqu'un de sincère. L'avenir le dira après tout. C'est pourquoi il opina du chef à son tour et lui rendit un léger, bref mais honnête sourire. Jordan fut la partie facile, Melody s'avéra être le taureau le plus revêche de l'enclos, répondant à sa question presque innocente, ou tout du moins amicale, par un regard assassin, un menton fier et une réponse sarcastique.

Il ne releva cependant rien de tout cela et ne pensa même pas à le prendre pour lui. Il savait ce qu'elle ressentait pour avoir vécu la même chose par le passé, comme il envisageait le fait que ce ne soit pas la première fois pour elle, il ne pouvait savoir ce que représentait la souffrance de revivre cela en parallèle tant qu'Elizabeth était toujours saine et sauve. Et il ne voulait pour rien au monde le savoir. A l'égard de Melody il espérait seulement que cet excès de fierté, marque de l'orgueil qui transparaissait chez elle quotidiennement en vantant clairement l'idée qu'elle pouvait tout gérer par elle-même, s'en sortir par elle-même et n'avoir besoin de personne - chose évidemment fausse, ne finisse par la tuer. De la même façon qu'il craignait en permanence que sa propre colère ne finisse par le détruire. Melody ne devait pas s'isoler, il voulait qu'elle surmonte cette épreuve, le campement avait besoin d'elle.

Il ne répondit pas et ne laissa voir aucune expression particulière à la brune, patientant qu'elle ouvre la marche pour lâcher un soupire et observer Jordan à l'insu de la chasseresse, lui faisant un clin d'oeil en cercle privé. Un signe pour le jeune homme peut-être autant que pour lui-même dans le but de se rassurer sur l'idée que les choses ne vireront potentiellement pas au cauchemar cette fois, pour changer. Son sac à dos n'émettant pas le moindre bruit grâce à l'attention que le chirurgien avait porté à le visser sur son dos, il avança à peu près au niveau de Melody en gardant la main ferme mais sûre sur son arme imposante, suivant le chemin de la route en s'intéressant très spécifiquement à la forêt d'un regard analytique qui ne se détachait qu'une fois de temps à autre pour sonder alternativement la route devant eux, la plaine à sa droite ou en se retournant très brièvement vers la route derrière eux.

Passablement paranoïaque selon un point de vue très critique, tout simplement très prudent selon le sien, il ne trouvait guère utile de surveiller ses camarades et tenait silence, jusqu'à ce que Melody prenne la parole, leur expliquant le procéder sans qu'il ne réponde, puis pour lui poser une question à la teneur assez... inattendue. De sa part en tout cas. Ils n'avaient pas été jusqu'à se faire des confidences jusqu'ici, échangeant essentiellement vis à vis du campement, des tâches ou des besoins. Instinctivement, l'ex-militaire vint pincer sa lèvre inférieure entre ses dents d'un air préoccupé, rien à voir avec le souhait de ne pas répondre, il n'était plutôt pas sûr de sa réponse ou même de la façon de la formuler. Au final, il répondit quand même après une bonne quinzaine de secondes et d'instants, de sa voix posée et tranquille, grave mais harmonieuse au ton.

« Eh bien, c'est... compliqué. Je sais, ça transpire le cliché de répondre ça mais je ne suis pas sûr d'où on en est elle et moi. Ce qu'il s'est passé dans cet aéroport, cet avion... cette horde qui nous a coincé, ce type qui a essayé de nous tuer, se retrouver isolés en entendant les dernières paroles... d'une amie. » Il marqua un temps, mouvant la mâchoire sans poursuivre pendant quelques instants, lui qui peinait à s'exprimer pour une fois tant évoquer Ivy et les événements était difficile. « Ça a changé beaucoup de choses, sur ce que l'on pensait, sur ce que l'on croyait. Il s'est passé des choses entre nous, de fort et je pense que c'était sincère, ça l'était pour moi mais... après quand on est revenus au camp et, que l'on a réalisé qu'elle était vraiment partie... »

Il se stoppa à nouveau et souffla péniblement, finissant par achever ce qu'il s'efforçait de lui dire, profitant de cette situation pour se confier lui qui n'avait parlé avec personne de tout cela, de ce qu'il ressentait, de ce qu'il vivait. Quand bien même il n'aurait pas imaginé que ce soit avec Melody.

« Il y a trop de douleur et de peine. On se soutient, on passe du temps ensemble, il y a de la tendresse mais c'est sans plus... enfin tu vois. On en pas parlé, de ce qu'il s'est passé ou si c'était sérieux pour elle. J'en suis pas sûr, j'aime le croire. J'essaie de l'aider à surmonter son chagrin, ça va prendre du temps. Je ne la connais pas encore vraiment bien pour deviner ce qu'elle pense. En tout cas, je... l'aime. »

Il lâcha son dernier mot presque furtivement en diminuant inconsciemment son ton, perdant son attention de la forêt pour regarder devant lui alors qu'il voguait vers ses pensées et ses doutes.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Mar 1 Déc - 14:53
Après son explication aux deux hommes et sa question à l'intention de James, Melody est restée silencieuse attendant de voir si elle aurait une réponse ou s'il allait se taire. Ce qu'il aurait été en droit de faire, ils ne sont pas proches tout les deux et ne se sont que peu parlé depuis la fameuse réunion suivant la mort de Calvin, il y a une quinzaine de jours maintenant. Que deux semaines, cela paraît si proche et si loin à la fois, il s'est passé tellement de chose depuis ce jour là. James et Melody n'ont échangés que pour des questions "banales" et surtout rien de personnel, oui c'est son droit légitime de ne rien dire. Le médecin étant à peu près à sa hauteur, elle n'a aucun besoin de forcer pour le regarder en biais, cherchant ses réactions qui ne tardent pas à arriver, devant par contre tourner la tête vers Jordan pour essayer de voir ce qu'il pense, ne loupant pas les coups d'oeil vers l'arme à feu.

L'attention de la brune se reporte sur James alors qu'il entreprend son explication et elle n'en attendait pas autant. Peut-être que l'homme a besoin de se confier pour agir ainsi mais il aurait potentiellement pu trouver oreilles plus attentives que celles de Melody. Ou peut-être est-ce justement parce qu'ils ne sont pas proches qu'il se permet de le faire. Ce ne serait pas le premier à préférer parler à des inconnus plutôt qu'à quelqu'un de trop proche de lui. En tout cas à l'écouter, ce n'est pas avec 'Liz qu'il pourrait le faire déjà, du moins pas encore, Melody ressentant que le toubib n'ose sans doute pas ouvrir son cœur à sa belle ou même qu'il a peur de le faire.

Mais le problème est que la chasseuse n'est pas la mieux placée actuellement pour entendre parler amour. Si elle a marqué une seconde d'arrêt à la mention d'Ivy, à peine James termine de parler que sa main droite se resserre sur la bretelle de l'arbalète qu'elle a à l'épaule et qu'elle tenait depuis leur départ. Sa main se crispe même, tout comme ses mâchoires, détournant le regard pour observer le bord de la route, donnant sur la forêt, comme si elle faisait semblant d'y chercher quelque chose, alors qu'elle sait parfaitement où elle va et à quel endroit bifurquer. Restant silencieuse à avancer, faisant celle qui ne vient pas d'entendre une confession plutôt intime voir même donnant l'impression qu'elle est parfaitement seule sur cette route, qu'il n'y a ni Jordan, ni James près d'elle.

Silencieuse et faisant abstraction des deux hommes pour l'unique raison qu'elle se retient de justesse d'envoyer un sarcasme voir deux à la tête du médecin. Si par ses paroles, il ravive certaines pensées mais surtout la peine de la brune, il ne l'a sans doute pas voulu. Mais plus que de lui en vouloir, elle se retient de lui dire tout haut les conclusions auxquelles elle est arrivée depuis ces derniers jours. Elle se retient de lui envoyer que de nos jours l'amour n'est plus qu'une illusion, quelque chose qui n'a plus sa place dans ce nouveau monde qui est le leur, que l'on se raccroche à cela en pensant que c'est réel alors qu'on ne fait que trouver un moyen de panser les plaies de l'âme. Aimer, s'attacher à quelqu'un ne sert plus à rien d'autre qu'à souffrir. Ou encore sans vraiment le vouloir, elle pourrait être méchante avec James, en lui disant que si Elizabeth ne lui dit rien, c'est qu'elle ne partage pas les sentiments du médecin. Rares sont les femmes qui ne parlent pas de sentiments à tord ou à raison. Melody l'est, elle n'a jamais aimé parler sentiments la première même si elle a un côté romantique bien marqué, ou plutôt avait ce côté là. 'Liz peut tout à fait être la même. Hors sarcasmes et méchancetés, en répondant à James sans réfléchir, elle aurait aussi pu lui signaler que de toute manière sa belle il ne la gardera pas longtemps, qu'elle finira elle aussi par disparaître et mourir, comme l'ont fait Matthew et Seth et d'autres avant ou après eux.

La demie écossaise sait bien qu'elle doit répondre quelque chose à James même n'importe quoi et pourtant ce n'est qu'au bout de quelques minutes de marche supplémentaire que cela arrive. Elle s'arrête sur le bord de la route, ses mâchoires se décrispant, tout comme sa main le fait aussi. Braquant l'émeraude de son regard sur celui de James.

- Tu n'avais pas besoin de le dire, cela s'est senti dans tes paroles. Vous trouverez le moyen de surmonter tout cela à deux aussi bien les événements de votre sortie que la disparition d'Ivy. D'ailleurs pour elle, vous devriez parler avec Samuel, j'ai eu du mal à le garder les pieds sur terre quand on a entendu son message et même après. Cela vous fera du bien à tout les trois, peut-être même surtout à lui, de voir qu'il n'était pas le seul à être aussi proche d'Ivy. Partager votre peine, vous aidera. Oui dans sa bouche cela sonne comme un faites ce que je dis, pas ce que je fais. Et puis regarde tu fais déjà ce qu'il y à faire, repartir en excursion au lieu de rester enfermer au campement.

Ses paroles sont sincères même si le ton de sa voix reste neutre avec une pointe de douceur quand même. Il manque juste le genre de sourire qui va avec les paroles ou encore le geste de venir poser sa main sur l'épaule ou la main de James pour accentuer le fait qu'elle est sincère et qu'elle croit à ce qu'elle dit. Mais elle n'a pas encore cette force là, pas si près de Seth. Par contre elle esquisse un sourire en reprenant la parole, bien que sa voix devrait marquer plus de légèreté, tout en regardant tour à tour les deux hommes.

- En parlant d'excursion, on y est, le chemin est là derrière les fougères, il n'y a plus qu'à. Je vous laisse passer devant tout les deux, ça va me permettre de voir comment vous progressez dans les sous-bois, juste dix ou quinze mètres suffisent.

D'un signe de la main, elle les invite à se frayer un chemin à travers les fougères, mortes à cette époque, les laissant aussi se demander comment elle arrive à savoir et voir précisément l'emplacement du vieux sentier dont elle parlait. La brune ôtant l'arbalète de son épaule pour la prendre à deux mains, les choses sérieuses vont commencer. Elle n'a plus qu'à observer les démarches des deux hommes sur les quelques mètres demandés et écouter aussi. Savoir s'ils sont du genre à tout écraser sur leur passage ou s'il y a moyen qu'ils soient un tant soit peu silencieux.

Jordan Getz

Anonymous
Invité
Mar 1 Déc - 19:32
James, le médecin du camp, ce grand gaillard barbu m'avait fait un clin d’œil, auquel je répondis par un léger sourire en sa direction. Il avait fait ses preuves plusieurs fois. Melody m'en avait parlé, et je l'avais vu en action sur Jena, de mes propres yeux. Ma première impression sur ce signe était bonne, après tout, pourquoi faire ça si ce n'était pas le cas ? Je tentais surtout de me rassurer intérieurement, c'était la première fois que je sortais depuis mon arrivée au campement. Autant j'avais peur que ça se passe comme dans les groupes que j'avais rencontrés avant, qu'on avait rencontrés avant. Des mecs qui poussaient le plus lent à terre dans l'espoir de ralentir les hordes de cadavres qui déferlaient sur nous. J'étais conscient de ça, je savais que ça pouvait arriver, j'espérais juste, que les dires de Melody à propos de son groupe étaient vrais, que tous ses membres étaient soudés et n'hésitaient pas à relever leurs manches pour aider les leurs.

James avait répondu à la brune, et même si je n'avais pas saisi le tout de ses paroles, j'en avais néanmoins compris l'essentiel. Il parlait d'Ivy, celle qui était morte, mordue dans les rues et qui avait partagé sa tente avec Elizabeth. La mort était partout, s’installait dans notre vie aussi naturellement que le soleil se lève à chaque fin de nuit. La faucheuse n'avait jamais cessé de vouloir danser avec nous, elle l'avait fait, avec nous tous, que ce soit avec nous directement, ou avec nos proches. Elle était présente dans chacun de nos pas, que ce soit dans une rue à El Paso ou bien en plein milieu du désert, elle était partout. Elle pouvait être là, juste derrière les fourrés que nous montrait Melody. La Mort n'aurait aucun mal à nous reconnaître, nous, qui n'avions jamais terminés de valser avec elle.

Après la Mort, vint l'Amour. Après ou avant, aucune idée. Les deux étaient étroitement liés, que ce soit dans les grands classiques comme Roméo et Juliette, ou bien dans notre nouvelle vie qu'était celle-là. Comme le disait James. Il aimait Elizabeth selon ses dires, et je n'étais personne pour contredire cela, je ne connaissais ni l'un, et encore moins l'autre. Mais dans son discours, Elizabeth souffrait. De la mort d'Ivy certainement si leur tente avait dû être un mausolée. J'avais un peu de peine pour eux, enfin, pour eux tous, car comme les autres, Melody avait perdu quelqu'un, quelqu'un qu'elle aimait, j'avais pu voir son chagrin. Tout le monde ici avait des proches, c'était d'autant plus vrai que le campement était petit et favorisait les rapprochements. Tout le monde avait souffert, et tout le monde souffrirait encore. Je n'avais plus personne, plus rien à me rattacher. Cela aurait dans doute dû me plonger dans une dépression certaine, mais, en y repensant sincèrement, ça me soulageait. Non pas le fait d'avoir perdu tout se que j'avais, que ce soit ma famille ou mes amis, j'avais tout perdu, et ça, je le regrettait à chaque instant de ma vie. Non, ce qui me soulageait, c'était de ne plus rien avoir à perdre, de ne plus avoir peur de perdre quelqu'un qui m'était cher, car ils étaient tous morts aujourd'hui.

Melody avait enchaîné. Partager sa peine qu'elle disait, en effet, ça aidait, enfin, normalement. Dans le monde d'avant, que ce soit aux enterrements ou bien aux crémations, tout le monde venait s'enlacer, non pas pour aider les autres à aller mieux, mais pour s'aider eux mêmes. Ils avaient besoin de réconfort, chaque personne, et même celle qui pensait aider les autres, ne faisait en réalité, que s'aider elle même. Samuel avait l'air d'être un solitaire, sa tente restait éloignée des nôtres, et je n'avais pas eu l'occasion de le croiser souvent. Je ne savais que peu de choses sur lui à vrai dires. Peut être restait-il isolé car il était lui aussi empli de chagrin, personne n'aurait pu le dire, et certainement pas moi.

Melody nous arrêta et nous inviter à passer devant elle, à traverser les fourrés, elle nous invitait à quitter l'asphalte qui m'était si familier pour nous plonger dans cette forêt, un chemin plus facile pour nous selon elle. J'espérais, je n'étais jamais parti en forêt de ma vie, les seules images que j'en avais vu étaient celles de photos ou bien de films. Elle souhaitait voir comment nous nous débrouillions en forêt, peut être. Cela me fit repenser à son discours qu'elle nous avait tenu à la ferme, ce fameux " Moi, j'agis. ", c'en était la preuve, elle n'avait pas la langue dans sa poche. Elle nous faisait soit disant passer par un chemin, mais ce n'était rien d'autre que des plantes et autres herbes. Aucun nom à mettre dessus, j'étais un citadin né, j'avais grandi à Los Angeles et j'avais fini par passer mes quelques dernières années à El Paso, et le seul moment où je n'avais pas été en ville, c'était après la fin, avec tout le monde pour nous protéger de tous. Enfin, on avait essayé.

J'étais décidé à faire une bonne impression, peut être parce que j'étais en présence de la brune, que j'appréciais, de part son caractère, son honnêteté mais aussi du fait qu'elle agissais, c'était aussi la chasseuse du groupe, elle avait la lourde tâche de nourrir les troupes, elle était la chef du campement, ça faisait assez de bonnes raisons pour être bien vu auprès d'elle. Et puis, James était là lui aussi, le médecin du groupe, le seul, il avait soigné Samuel et Jena, il méritait sa place ici comme les autres, et puis, il sortait avec nous dans notre quête de nourriture. J'avais aussi une bonne première impression envers lui, et j'espérais avoir raison, même si le fait qu'il ait une arme à feu me faisait froid dans le dos, je tâchais de cacher cela à mes compagnons de sortie. Je resserrais mon sac autour de mes épaules pour le maintenir bien fermement tout en laissant assez d'espace pour pouvoir avoir la liberté de m'en débarrasser ou bien de la lancer si quelconque situation m'y obligeais.

Malgré le fait que James et Melody étaient derrière moi, armes à la main, je me décidais à passer devant, mon envie de les impressionner était sans doute plus grande que la peur de me prendre une cartouche ou bien un carreau dans le dos, et était, à mon sens, plus justifiée. Je quittais la route pour entrer dans les sous-bois juste en face de moi. Armé d'une paire de baskets, j'entamais mon court voyage en plein inconnu en retroussant les manches de ma chemise que Nelson m'avait donné quelques semaines plus tôt. N'étant pas habitué à cette étendue sylvestre, je levais les pieds assez hauts et je ne les reposais que sur leurs pointes, contrairement à mon habitude, qui était de marcher sur mes talons, ce qui était certes plus lent, mais qui me permettait d'avoir le pied plus sûr. A marcher comme ça, les genoux levés assez haut et les pieds ne se reposant uniquement sur leurs pointes, j'avais l'impression que mon corps aurait pu basculer à chaque instant.

Mais malgré cela, je restais debout, ne me prenant pas de racines qui m'auraient faites trébucher, ou bien encore de quelconque plante qui m'aurait fait glisser si jamais mes pieds s'étaient décidés à lui infliger la lourde sentence de les écraser de mon poids lourd. J'avais habituellement peur de l'inconnu, mais pas en ce moment, je continuais à avancer, certainement plus que la distance donnée par Melody, mais je m'en moquais, ils étaient sur mes talons, et j'étais fasciné par cette magnificence sylvestre. La nature sans aucune empreinte humaine, exceptées celles que je laissais derrière moi. Je me sentais bien, l'air était idyllique, j'aurai bien voulu dire qu'une odeur de pin m’enivrait les narines, mais je ne connaissais pas ces odeurs, tout ce que je pouvais dire, 'est qu'elles étaient agréables, et c'était sur ces agréables odeurs que je continuait à avancer, sans me retourner.

James F. Everett

Anonymous
Invité
Mer 2 Déc - 12:04
Il avait exprimé une réponse à la hauteur de son ressenti, peu lui importait ce qu'il aurait en retour ou même s'il était écouté, le barbu n'était pas le genre d'homme qui attendait un appui ou un investissement d'autrui. Pourtant, il n'hésitait paradoxalement pas à s'exprimer, dire, faire entendre le fond de sa pensée ou le contenu de ses sentiments. Beaucoup pensent que taire ses sentiments est une marque de force, les exprimer, de la faiblesse que l'on peut utiliser contre eux. Foutaises. Etre reclus et rigide est devenu depuis trop longtemps un effet de mode pour se donner un genre sombre, un coté torturé, un air sauvage. La vérité était bien autre, car quiconque s'isole devient une proie comme l'est la biche qui s'écarte du troupeau. Se taire, taire ses sentiments, vouloir cacher son ressenti rendait plus vulnérable que l'inverse.

Savoir exprimer ses sentiments et délivrer ce que l'on a sur le coeur est la meilleur protection car une fois su, il n'y a plus d'argument à utiliser contre le concerné, plus de faiblesse à retourner car la vérité engendrait l'attention et la prudence de celui qui la délivrait, en sachant pertinemment qu'elle était su. La vérité s'exhibait comme un bouclier que nul ne pouvait franchir car il n'en restait aucun secret, aucune substance à faire bouillir l'esprit et le coeur du concerné, aucune épine à enfoncer. S'exprimer sans crainte de ce que l'on en penserait ou des intentions d'autrui rendait comme invulnérable, cela effaçait les risques pour la simple et bonne raison qu'elle ne pouvait plus qu'être assumée.
La chasseresse devint silencieuse et scrutait la forêt semblait-il. N'ajoutant rien, James fit mine de poursuivre ses observations en jetant des coups d'oeil à la brune, relevant sa discrète crispation d'origine diverse. Ce manège nommé "l'air de rien" se poursuivit durant plusieurs minutes. James avait son arme bien fermement tenue, enserrant la poignée à pomper de la main gauche d'un coté et la crosse de l'autre, l'index posé en long, au bord de la détente et non dessus, simple question de bon sens. S'il avait eu l'occasion de tirer à nouveau avec une arme de poing dernièrement, ce n'était pas le cas de son nouveau bijou d'une imposante stature.

Il ne l'avait jamais vraiment avoué ou assumé, en tant que médecin-chirurgien qui se respecte, mais l'ancien militaire avait toujours aimé les armes à feu. Pas parce qu'elles pouvaient tuer et faire souffrir, cela il ne l'approuvait pas, mais parce que son éducation lui avait appris à les trouver élégantes et puissantes, un ensemble de pièces et de rouages très précis, une mécanique bien huilée qui demandait du savoir-faire et de la sagesse. Ainsi que son père le lui avait enseigné étant jeune, une arme se manie avec respect. Et quelque part, il était rassuré d'être celui qui tenait le fusil à pompe, en mesure de faire des dégâts bien assez conséquents pour le protéger des rôdeurs qui attaquaient au corps à corps, en contrepartie certes d'un faible nombre de munitions mais il n'avait pas l'intention d'aller chercher le danger et jouer au cow-boy.

Melody finit par s'arrêter en bord de route et se tourna vers lui, le fixant de son regard étincelant, se détendant quelque peu. Le barbu s'arrêta à son tour deux pas plus tard et posa également son regard sur elle, le reste du corps tourné vers la forêt et le canon de son fusil vers le sol à coté. Il écouta ses paroles de sa voix neutre, comme si elle les récitaient. James ne l'interrompit pas, se contentant de la regarder avec ses propres yeux clairs comme le ciel. Une fois sa tentative de le rassurer, ou de le conseiller, quoi que soit le but de cela, faite, elle parut plus naturelle à la voix et au sourire léger lorsqu'elle donna ses directives. Cela James n'y manqua rien car il n'avait pas détourné ses yeux un instant, la fixant avec la même grande attention en laissant Jordan prendre les devants.
Peut-être avait-elle voulu croire à ce qu'elle lui avait répondu, peut-être avait-elle dit ça simplement pour répondre quelque chose et paraître compatissante, ou intéressée, si ce n'est simplement ne pas montrer son désintérêt. Ça le chirurgien l'appréciait pour le principe, bien qu'il ne croyait pas une seconde que ces conseils soient le reflet de ses pensées. Après tout, ce bout de femme avait prouvé maintes fois qu'elle n'était du genre ni à se confier, ni à confier sa vie, sans confiance pour quiconque présent ou absent, excepté Matthew peut-être, et sans l'intention d'être aidée ou appuyée par qui que ce soit, trop fière. C'est pourquoi il finit par rétorquer à sa réponse d'un ton posé mais éclairci, détachant ses mots assez lentement pour s'assurer qu'elle les saisissent tous. Car il ne cachait guère ce qu'il sous-entendait par ceux-ci :

« C'est vrai, tu as raison. Se confier à quelqu'un, savoir parler, partager sa peine, c'est la meilleur façon de surmonter son chagrin et faire son deuil. Après tout s'il y a un moment très mal choisi pour faire les choses seul, c'est bien maintenant, chaque proche est précieux même si on l'a pas choisi. » Il marqua un temps en continuant de la fixer, son regard n'était pourtant pas appuyé ou accusateur, il était simple et solidaire. « J'espère que Seth s'en est sorti là-bas, peut-être qu'il est coincé quelque part ou qu'il attend le bon moment. Mais si ça devait ne pas être le cas, s'il devait ne pas revenir, alors j'aimerais bien avoir quelqu'un avec qui partager la peine que cela m'ajouterais. J'aimerais vraiment, même si je préférerais ne rien ajouter. »

Sur ces derniers mots lourds de sens, il prit une inspiration et revint à la forêt, observant Jordan faire des pieds et des mains comme s'il se trouvait sur un champs de mine, sans doute pour montrer à Melody qu'il avait l'intention de faire les choses bien. Et ça, c'était tout à son honneur. James prit le pas en second et avança très tranquillement, ni sans être bourru et bruyant tel un buffle décidé, ni sans être abusivement craintif du moindre élément environnant et furtif, tel un chat menacé.
Il avançait comme ce qu'il était, un non-chasseur qui n'était pas le plus talentueux pour être une ombre en forêt, mais qui n'était pas pour autant un rustre imprudent, avançant d'un pas relativement attentif et à la fois serein, confiant sur le fait que leur chasseresse attitrée saura bien assez tôt prendre la tête du groupe et faire ce qu'elle savait faire en les orientant et en utilisant leur bonne volonté, sans avoir à jouer le professeur en sortie scolaire qui juge d'un oeil critique si ses élèves ne seront pas des boulets pour elle.

En entrant dans la forêt, rattrapant assez vite Jordan, il lâcha la poignée du fusil un instant pour lui donner une petite tape dans le dos, se faisant entendre à voix assez basse, ce qui n'empêcherait pas Melody qui suivrait d'entendre et cela il y comptait bien :

« Détends-toi va, pas besoin de te donner tout ce mal, je suis sûr que la maîtresse nous trouvera de toute façon trop bruyants en bon novices que nous sommes comparés à son digne savoir. » Il le devançait déjà sans craindre de s'avancer dans la forêt en se tournant juste assez pour le voir, un sourire amusé et taquin en coin pour lui mais surtout à l'attention de Melody qui était le véritable objet de sa taquinerie. « Tant que tu ne marches pas gaiement en plein milieu du chemin et en sifflotant l'air des sept nains, ça devrait aller. Pour le reste on s'en remettra à miss arbalète pour faire en sorte que nos culs rentrent entiers et propres au camp avant la tombée de la nuit. »

Malgré le manque au moral, il essayait en tout cas, la taquinerie. C'était le mieux qu'il pouvait faire en l'occurrence pour alléger l'atmosphère.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Mer 2 Déc - 18:24
Cette fois, elle est sûre et certaine que James va lui répondre suite aux paroles qu'elle vient de prononcer sans pour autant avoir la moindre idée des mots qu'il va employer. Le médecin laissant filer sa demande d'observation avant de le faire, néanmoins nul doute que Jordan entendra les choses malgré le fait que le jeune homme vienne de partir devant. Elle l'écoute et doit bien avouer que c'est de bonne guerre, elle l'a bien cherché après tout. Appréciant la franchise du toubib même si elle se referme sur elle même encore plus dès qu'il prononce le nom magique : "Seth". Mais plus que cela, ce qui l'empêche de réagir immédiatement est le fait que James ne lui en laisse pas le temps avant de s'enquiller à son tour à travers les fougères avant que ses pas ne le mènent au vieux sentier assez peu marqué. Elle soupire avant d'attraper son arbalète à deux mains pour finir par suivre le mouvement.

Là, à peine les fougères franchies et son regard vert qui se pose sur Jordan, sa main gauche lâche l'arbalète pour venir se poser sur sa bouche et étouffer un léger rire. La démarche du jeune homme vaut son pesant de cacahuètes comme on dit et c'est plus fort qu'elle, elle a été obligée d'y réagir tout en spontanéité. La brune se ressaisissant presque aussitôt et retrouver une posture un peu plus digne de la sortie qui débute, sa main venant reprendre l'arbalète, elle fait quelques pas avant de se stopper à nouveau quand James se tourne à moitié vers elle tout en parlant à Jordan. Et chose pouvant être surprenante, elle ne prend pas les paroles de James de la mauvaise manière, non elle se pince les lèvres pour s'empêcher de sourire franchement sous l'amusement, seule une lueur furtive dans son regard peut attester de cet amusement. État qui ne dure pas, retrouvant un air on ne peut plus sérieux dans la seconde qui suit, un peu comme si quelqu'un avait appuyé sur un interrupteur dans l'esprit de la demie écossaise. Avant qu'elle ne réponde :

- Effectivement Jordan et si tu veux marcher sans te faire mal,  calque ta démarche sur celle de James.

Se retenant d'ajouter un "la sienne est pas si mal que ça", elle se sait trop sérieuse là pour que ces paroles soient vraiment perçues comme elles devraient l'être, à savoir une taquinerie en retour. Bien qu'elle espère aussi que le toubib ne prenne pas mal ce qu'elle vient de dire, l'ayant - peut-être à tord - classifié comme sanguin, il y a toujours le risque que ça dérape alors qu'au contraire c'est un compliment là qu'elle vient de lui faire. Signe qu'elle a malgré tout observé la progression du médecin et qu'elle trouve que pour un non chasseur il est assez doué.

Et puis de toute manière elle ne peut décemment pas leur demander de copier sa propre démarche. Il suffit de la voir progresser alors qu'elle reprend son avancée pour rejoindre les deux hommes. À chaque pas supplémentaire, les muscles de la chasseuse se délient, sa démarche se fait plus féline, pouvant donner la fausse impression qu'elle glisse sur le sol au lieu de poser ses pieds dessus, ses sens s'aiguisent également. Prédateur solitaire qui reprend possession de son terrain de jeu, fuyez pauvres proies. Ce qui est sûr et certain, c'est qu'en forêt elle y est parfaitement à l'aise et que cela se voit clairement, détendue tout en étant à l'écoute du moindre bruit naturel ou artificiel dans le sous bois.

Une fois à la hauteur des deux hommes, sa voix se fait basse pour leur parler.

- Tout d'abord merci James.

Merci à quoi seule elle le sait vraiment à moins qu'il ne comprenne qu'elle a prit ses paroles concernant Seth comme un "Je suis là, si tu veux parler". Ne laissant aucun silence avant de poursuivre.

- Je passe devant, on reste groupé tout les trois. On ne parle plus qu'à voix basse aussi. Si vous me voyez lever la main, le poing fermé, c'est qu'il faut vous stopper immédiatement et ne plus faire un bruit. Je sais que c'est inutile de le dire mais pas de coup de feu sauf si on est surpris par des zombies. D'accord ?

Oui vraiment inutile mais au delà du fait qu'elle n'a aucune idée du passé militaire de James, elle se doute bien que même s'il est vraiment sanguin, il ne tirera pas juste pour un zombie isolé ou lointain. Elle ne l'a dit que parce qu'elle se sent entièrement responsable du bon déroulement de la sortie surtout vis à vis de la protection des deux hommes. Bon oui elle leur en voudrait s'ils faisaient fuir le gibier pour rien, mais ramener leurs culs en sécurité au campement est sa priorité quand même. Et qui dit qu'elle se sent responsable, dit aussi que sous ses airs ne pas en avoir l'air, Melody en est un peu inquiète, ce qui explique ses dires et ses demandes qui ressemblent un peu à des ordres.

En tout cas si les deux hommes approuvent ce qu'elle vient de dire, elle ne perdra pas de temps pour se remettre en route et remonter le vieux sentier qui s'enfonce dans la forêt, prenant la tête du trio comme elle vient de l'annoncer.
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