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[CFJ, ZdC 1] Aleatory - 10/02/35
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James F. Everett

Anonymous
Invité
Ven 11 Déc 2015 - 20:57
James n'avait pas détourné les yeux de cette chose qui en voulait à sa chair et à sa vie. Cette créature n'avait qu'une envie : lui arracher la gorge et les lèvres, manger ses yeux et fouiller son estomac, mais il ne comptait pas lui donner satisfaction, ni à elle aujourd'hui ni à un autre demain. Si un jour il devait mourir, il préférait encore se la donner lui-même, ou que l'on lui colle une balle dans la tête et basta, n'en parlons plus. Il n'eut que le son du trait filant d'une rapidité que seule une balle pouvait dépasser pour défoncer le crâne du deuxième - ou plutôt premier - monstre. C'est davantage Jordan arrivant comme plus tôt en trombe pour lui faire face qui attira un furtif coup d'oeil.

Ses mains pressaient fortement les chevilles de la bête, sa botte était ferme en dépit de la peur que générait ces dents claquant et ses mains frottant sa jambe, ce qui lui donnait des fourmis partout et créait une des plus malsaines sensations qu'il ait connu et qu'il aurait bien du mal à décrire. Patientant que son collègue y mette fin, il leva finalement les yeux plus longuement pour voir les frissons, l'adrénaline qui prenait Jordan à bras le corps. Il se disait alors que même s'il avait eu l'initiative du danger, laisser au jeune homme le rôle de finir le travail était d'une certaine façon plus facile, car cela lui évitait de devoir tuer autant que faire se peut.

Le chirurgien remerciait intérieurement Jordan d'assumer cette répugnante tâche, se promettant de le remercier de vive voix au retour de la chasse tant la compassion pour cet acte plus difficile qu'il n'y paraissait le faisait culpabiliser... pourtant, il y eu quelque chose qui le percuta. C'était dans le regard de Jordan. Pendant qu'il tenait la créature, son regard croisant celui du jeune homme le glaça instinctivement d'effroi. Il ne comprit pas tout de suite son sentiment, ou la profonde gêne qu'il ressentait, à moins qu'il s'y refusait tout simplement, mais c'était un fait : dans le regard de Jordan, il ne voyait pas vraiment la peur, ni le dégoût ou la crainte. Non il voyait quelque chose de plus intense, de plus enivrant et de plus vaste, le plaisir. Et quand le couteau vint s'enfoncer dans le crâne de la femme morte, il n'avait pas détaché son regard du visage de Jordan, témoin de l'imperceptible vérité qu'il avait du mal à concevoir.
Le jeune homme se redressa et ses yeux étranges croisèrent ceux du barbu, qui se figea. Il sentit sa respiration qui se bloquait pratiquement, ses traits s'immobiliser et son regard se statufier, pour se faire parfaitement neutre et statique. Sur les lèvres de son vis à vis se dessinait un sourire, auquel James répondit machinalement d'un propre sourire en coin, qui s'il paraîtrait réservé, peut-être timide, à moins que la scène à laquelle il venait de participer lui donnait l'excuse d'être en retrait, quelque peu pétrifié. A l'intérieur, dans ses pensées et l'impulsion d'énergie comme électrique qui le parcourait, il savait qu'il n'y avait ni timidité ni réserve, que la scène aussi immonde avait-elle pu être, qu'il s'agisse de ce cadavre déchiqueté et mangé par les morts sous ses yeux ou la violence dont il avait fait usage contre ces monstres, pour finir comme l'assistant des bourreaux qui les avaient massacré, n'était pas l'origine de son brutal malaise. C'était lui, duquel il était si proche physiquement que malgré lui rien ne lui échappait, de la lueur qu'il avait discernée dans ses yeux, de la réaction inattendue et glaçante.

Le jeune homme tourna la tête pour regarder les alentours et constater l'oeuvre de Melody. James lui, sortait de sa stase momentanée où il était resté à fixer Jordan pour se rendre compte qu'il tenait toujours les jambes de la créature achevée, que sa botte était toujours pressée contre son thorax. Il baissa vaguement le regard et retira sa botte en lâchant le monstre tout en reculant, laissant les jambes en question s'écraser en silence sur l'herbe. Qu'avait-il vraiment vu ? Était-il devenu paranoïaque ? Était-ce un tour de son imagination ou une interprétation ? Soudain il n'était plus sûr de ce qu'il avait vu, de la lueur dans les yeux de Jordan. Mais il avait vu quelque chose qui n'était pas une réaction communément normale, attendue, humaine. Et si ce n'était qu'une simple forme d'inconscience ? Il était jeune, il ne se rendait peut-être pas compte de ce que tout cela représentait, des conséquences de la réalité. Après tout, ce qu'il avait vu ne signifiait pas forcément que...

Il ne le connaissait pas, il ne pouvait être sûr de rien mais en cet instant, la petite voix venant du fond de son être, là où vivaient tous ses instincts lui grondait d'être vigilant. A quoi, l'avenir seul le dira, mais il le devait car l'ex-militaire qu'il était avait déjà eu le malheur de croiser d'autres monstres qui ceux qui mangeaient les vivants. Des monstres en devenir, des monstres avérés, dont il avait vu une lueur similaire, qu'il avait soigné parfois en dépit du doute de par le rôle de médecin-chirurgien qu'il avait eu. Dont, par la suite, il s'était senti complice pour n'avoir pas agi, ou pour ne pas avoir refusé d'agir. Son regard se porta sur Melody qui avait observé le déroulement pour constater que les deux hommes avaient maîtrisé la situation, d'une façon ou d'une autre.
Il n'avançait pas, il restait sur place, reportant son attention sur lui qui s'approchait du corps déchiqueté. Pourquoi s'en préoccupait-il ? Que resterait-il de cet homme ? De dos il le vit se pencher au dessus de lui, puis s'accroupir près de sa tête aussi défunte que le reste bien qu'intacte en comparaison. Le chirurgien voulut le rejoindre, venir et voir de plus près le visage de Jordan à nouveau, voir si au-delà de la surprise et de l'instant intense qui l'avait tenu lorsqu'ils s'associèrent pour la fin du rôdeur femelle, si dans sa pleine attention et sa méfiance, il verrait de nouveau cette impression de plaisir intense, du frisson aussi amusant que devant un film d'horreur, de ce même détachement qui en résultait.

Il voulut mais il s'y refusait. Il ne voulait pas contempler ce que les morts avaient transformé en repas, et, au fond, il ne voulait pas savoir ce que le jeune homme ressentait ou faisait. Pas encore, un autre jour dans d'autres circonstances peut-être, il n'avait pas assez de recul et de réflexion sur le sujet. Le monde d'aujourd'hui était devenu étrange et sauvage, il rendait les hommes cruels, étranges et sauvages. Ce n'était peut-être rien, cela ne signifiait peut-être rien, ou quelque chose.

« Je vais fouiller la tente. » Dit-il d'un ton platonique, comme s'il n'était pas là, pensif et préoccupé.

Il se détourna de la femme morte et se dirigea vers la tente, se frottant la paume de sa main gauche par dessus le cuir du gant avec celle de droite, un peu nerveusement car il n'en avait pas besoin, passant à coté de Melody en lui jetant un regard furtif qui se voulait "l'air de rien". C'était trop tôt et trop impulsif pour l'inquiéter, pour la distraire avec des impressions dont il n'avait aucune preuve sur laquelle s'appuyer, pas même une certitude. Il vint près de la tente et s'efforçait en fermant les yeux l'espace d'un instant, de faire l'impasse sur ses pensées qui bouillonnaient afin de se concentrer sur le moment présent. Face à l'habitat lacéré à moitié tombant de ses attaches brisées, le rendant inutile, il entra en se penchant et en dégageant d'un geste de main ce qu'il restait de la toile. A l'intérieur, il y avait bien quelques affaires qui demeuraient et qui leur seraient utiles, à leur triste avantage et à l'injuste malheur du défunt.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Sam 12 Déc 2015 - 12:25
Melody peut alors observer la fin de la scène et ainsi voir Jordan se redresser après avoir accompli le sale boulot, voir le jeune homme esquisser un sourire à l'adresse de James. Est-ce qu'en faisant cela il essaye de se rassurer, de se dire que tout va bien, qu'il n'a rien fait de si difficile que cela. Ou est-ce qu'il essaye par ce sourire de rassurer James, qui lui a un air étrange sur le visage, on dirait qu'il est là sans être là. Il suffit de voir comment le médecin essaye de sourire en retour ou encore de le voir continuer à tenir le zombie qui pourtant ne bougera plus jamais. La brune arque un sourcil en le voyant réagir ou plutôt devant son manque de réaction, perplexe, elle hésite et se demande si elle doit s'enquérir de ce qui travaille le toubib. Il a le regard à moitié dans le vague mais il est facile de deviner qu'il suit Jordan du regard et finalement elle se décide.

- James, tout va bien ?

N'obtenant en retour de la part du barbu que son intention de fouiller les lieux. Lui lâchant un simple "d'accord" alors que James se met en mouvement pour passer à côté d'elle en la regardant comme si tout allait bien alors qu'elle sent bien qu'il y a un malaise. Cette fois-ci son hésitation se porte sur le fait de savoir si elle doit insister ou non auprès du médecin, hésitation de courte durée vu que la concernant, elle n'aimerait pas du tout qu'on insiste pour lui faire cracher le morceau, quel qu'il soit d'ailleurs. La brune laisse James approcher de la tente, regardant maintenant ce que trafique Jordan près du mort, curiosité malsaine on pourrait dire à moins que cela soit la première fois que le jeune homme n'approche de si près un homme venant de se faire bouffer. Peut-être a t-il besoin de se confronter au mort pour réaliser pleinement de ce qu'est devenu le monde.

La chasseuse soupire en secouant légèrement la tête, elle leur parlera à chacun en tête à tête au retour. L'un pour savoir ce qu'il a eu et l'autre pour lui dire qu'il n'a rien à se prouver ou à prouver aux autres. Le temps de flottement est terminé et elle se remet en action, commençant par recharger son arbalète pour la quatrième fois en l'espace de quelques minutes. Opération lui demandant une bonne minute pour installer un carreau rutilant à sa place. Sans réellement se préoccuper des deux hommes, à part connaître leur position exacte, Melody part ensuite récupérer ses deux carreaux, en premier celui planté dans le crane du rôdeur et qui lui donne encore bien du fil à retordre et le second planté dans l'herbe non loin de la tente. Les deux ayant du sang de zombie sur eux, elle ne les remet pas sur l'arbalète, non elle ôte son sac de sur son dos avant de s'accroupir pour l'ouvrir puis en sortir la pelote de ficelle qui se trouve dedans. Récupérant son couteau de chasse à sa ceinture, elle coupe un morceau de ficelle puis délaissant provisoirement son sac, elle se redresse, pour aller découper un bon morceau de toile de tente et revient à son point de départ. Posant un genou au sol avant de tout remettre en place, enfin presque, elle inverse ce qu'elle porte rangeant le couteau dans son sac et prenant ses couteaux de lancés sur elle. Son opération terminée, elle entreprend de lier les deux carreaux souillés entre eux avant d'envelopper les têtes dans la toile de tente, mettant une bonne épaisseur dessus, voulant ainsi empêcher les pointes des traits de déchirer la toile avant de les attacher à son sac à dos. Les mettant de manière à ce qu'ils n'empêchent pas l'ouverture et la fermeture du sac, à ce qu'ils ne viennent pas la frôler quand elle l'aura sur le dos et de manière à ce que les pointes ne viennent pas la blesser si jamais elle chute pour une raison ou une autre.

Pourquoi elle fait tout cela ? Déjà parce qu'elle ne va pas s'amuser à se resservir des deux carreaux plein de sang de zombie sur un potentiel animal qui passera par là. Contamination de la viande, tout ça, tout ça, elle verra plus tard ce qu'elle fera des carreaux sans doute les laver puis les désinfecter, stériliser par le feu. Cela lui laissant l'arbalète avec seulement trois traits là, ce qui explique qu'elle ai sorti ses couteaux, elle va privilégier les carreaux pour la chasse et les couteaux pour d'éventuels nouveaux zombies. Son couteau ne lui servant que pour dépecer les animaux c'est plus logique de faire cela et ce qu'elle faisait en temps normal...avant que Seth ne disparaisse.

Toujours est-il qu'elle fini par remettre son sac sur son dos, ses couteaux dans sa poche et son arbalète chargée en main. Melody va pour aider James et sans doute Jordan à fouiller les lieux quand de l'autre côté de la carrière des sortes de "grouic grouic" se font entendre, bien grave et bien sonore. Un jeune cochon sauvage vient de faire son apparition, sans doute attiré par l'odeur du sang, car en dépit de ce que les gens pensent, les cochons, sangliers et phacochères ne sont pas des végétariens et ils ne rechignent pas à bouffer de la viande, des congénères blessés et même de l'humain. Melody ne faisant que l'entendre, elle est obligée de se déplacer pour essayer de le voir, ce qui ne manque pas de déplaire à leur invité surprise qui ne s'attendait pas à trouver des choses bien portantes. Le cochon sauvage fait demi-tour en grognant de manière aiguë pour s'enfoncer dans le sous bois.

- James, Jordan, je reviens !

La brune ne s'explique pas plus avant de s'élancer à la poursuite de l'animal alors qu'elle compte pouvoir le rattraper et le tuer en un rien de temps.

Le temps de traverser la clairière elle n'entend déjà pratiquement plus les grognements vindicatifs du cochon et elle s'enfonce à son tour dans le sous bois, se guidant au maigre bruit qu'elle entend devant néanmoins ralentir pour éviter une erreur tactique et faire du bruit malgré elle. Un grognement lui parvient d'un peu plus loin sur la gauche et elle se dirige par là, une centaine de mètres pas plus, qu'elle couvre rapidement pour enfin apercevoir la source du bruit : un autre cochon sauvage qui traîne quelque peu la patte. À moins que cela soit le même qu'à la clairière et qu'il vient de se blesser dans sa fuite. Peu importe elle l'approche rapidement par le flanc, allant plus vite que lui avant de se stopper, de l'aligner dans son "viseur" et de déclencher le mécanisme, ne visant pas la tête mais le coeur de l'animal un peu en retrait de sa patte avant gauche. L'animal étant en mouvement, elle a une chance sur deux que le carreau se plante au bon endroit...Elle retient un peu son souffle alors que le résultat tombe, elle a eu de la chance et le carreau s'est fiché au bon endroit et profondément dans la chair du cochon. Ce qui n'empêche pas l'animal de poursuivre sa route sur une bonne dizaine de mètres avant de finalement tomber en succombant au carreau dans son coeur.

Melody ne perd pas de temps et elle se rue sur l'animal encore chaud, arrivée à sa hauteur, elle ôte à nouveau son sac de son dos pour le poser près de la bête avant de récupérer son couteau de chasse pour entamer de dépecer l'animal pour en récupérer autant de viande que possible. Ce qui ne sera pas énorme au final étant donné que ce n'est pas un cochon d'élevage engraissé pour produire un maximum de viande. Prélevant les morceaux les plus charnus, les deux cuisses puis les deux épaules, devant retourner la carcasse à main nue pour se faire, elle termine en récupérant trois côtes contenant un peu de viande, ce morceau là sera exclusivement pour le chien de Samuel, histoire de l'occuper dans un coin pendant qu'elle ou qu'ils manipuleront la viande quand ils seront de retour au campement. Elle achève de mettre la viande dans son propre sac à dos quand le grognement à la fois grave et strident d'un autre goret se fait entendre à quelques mètres d'elle.

Jordan Getz

Anonymous
Invité
Sam 12 Déc 2015 - 17:33
Après avoir tué dans l’œuf le cadavre éventré qui avait servi de repas aux deux cadavres ambulants, je me relevai. Après un rapide regard aux alentours, je ne vis qu’il n’y avait pas grand-chose dans cette clairière, trois cadavres et une tente que James était parti fouiller. La tente était éventrée, ses lambeaux volaient au vent, peut être qu’il y avait quelque chose d’utile à l’intérieur. Je laissais à James cette tâche de fouiller ce qui restait de la tente pour commencer à rebrousser le chemin jusqu’aux deux premiers rôdeurs où j’avais laissé mon sac. Alors que je commençais à sortir de la clairière pour rejoindre le sentier, j’entendis un bruit étrange, une sorte de couinement gras. Cela ne ressemblait en rien à un mort, je n’arrivais pas à deviner ce que ça pouvait être, alors qu’un petit cochon fit son apparition, quelques secondes avant de faire demi-tour. Melody le suivit tout en nous disant qu’elle revenait. J’avais toujours aimé le cochon, mon estomac apprécierait, sans aucun doute.

La brune s’enfonçait dans les bois à la suite du petit cochon tandis que le médecin du groupe s’occupait de fouiller la tente. J’avais fait une dizaine de pas pour arriver à l’entrée de la clairière, avec une vue sur le sentier où se trouvaient les deux cadavres qui n’auraient plus loisir de déambuler et mon petit sac. Ma lame toujours dans la main, pleine de sang, tout comme ma manche et ma main, je m’approchais des deux cadavres, vers celui que j’avais exécuté dans un premier temps, l’homme. Une fois arrivé à son niveau, je déposais mon couteau encore ouvert à côté de lui pour m’empresser d’ouvrir son manteau dans le but de lui enlever. Juste après avoir défait les boutons de son manteau vert, j’aperçu un sweat-shirt noir en dessous, que j’ouvris à son tour en faisant descendre la fermeture éclair vers le bas pour découvrir, accroché à la ceinture, un talkie-walkie. J’ouvrais grand les yeux, c’était le genre de truc bien utile pour le groupe, dans toutes les situations. Je l’enlevais rapidement pour le tester, appuyer sur ses boutons. Sans succès, la batterie devait être morte. Qu’importe, peut être fonctionnait-il toujours. Je le mettais dans la poche de mon jean, celle de gauche avant d’enlever ma chemise qui s’était faite aspergée de sang. Je l’utilisais pour nettoyer la lame de mon couteau. Ma chemise était infectée, je ne pouvais plus la porter. Après l’avoir roulée en boule, je la lançais au bord du sentier. Je repliais ma lame et la rangeais dans la poche droite de mon jean.

J’enlevais le manteau du cadavre. Il n’en aurait plus besoin. Je le posais à côté du défunt avant d’enlever le sweat-shirt noir du cadavre, je vérifiai bien qu’il n’ait pas été tâché de sang. J’avais de la chance, il avait l’air propre. Enfin, il puait mais il n’y avait pas de traces de sang, et j’aurai sans aucun doute plus chaud avec ça sur le dos qu’avec une petite chemise. J’enfilais le sweat-shirt et le refermais avant de mettre le manteau sur mes épaules juste après. Je me relevais, ça m’allait, mais il me manquait un t-shirt en dessous, et je n’allais certainement pas prendre celui des morts. Certainement pas. Je m’accroupis à nouveau pour fouiller les poches du jean du mort et je sentais quelque chose dans sa poche droite. J’y glissais ma main pour y découvrir un petit carnet, je le feuilletais rapidement pour voir qu’il s’agissait d’un carnet écrit à la main, sûrement un journal intime. Peu importe, je le mettais dans la poche du manteau du mort, enfin, de mon manteau maintenant. Il n’y avait rien dans son autre poche. J’enlevais la ceinture du mort, une ceinture noir, en cuir certainement, je n’étais pas sûr, il fallait avouer que je n’aurais jamais pu prendre la place d’un jury d’une quelconque émission de monde. Je la roulais rapidement pour la mettre dans l’autre poche de mon nouveau manteau. Il était bien dégueulasse ce manteau, mais il me tenait chaud au moins. Mes yeux glissèrent sur les chaussures de sécurité du mort. Une bonne grosse semelle en métal, ça ne se refusait pas. Même si je savais que je ne les mettrai jamais, ça serait utile pour quelqu’un d’autre. Et ça devait bien résister aux morsures. Une fois enlevées, je les prenais avec ma main gauche puis je me dirigeais vers la femme qui m’avait sautée dessus juste avant.

Ses fringues étaient imbibées de sang à tel point que rien ne pouvait être utilisé. Après avoir déposé les chaussures à côté d’elle, je me baissais pour essayer de fouiller son cadavre. Mais mains farfouillèrent ses poches rapidement, mais il n’y avait rien. Vides. Je lâchais un léger soupir. Rien. Elle devait être avec l’homme, elle aurait dû avoir un talkie-walkie elle aussi. Je me relevai d’un coup pour observer attentivement le cadavre. Une pensée me traversa l’esprit. Je m’accroupis rapidement puis me posais mes mains sur les hanches du cadavre, et d’un coup, je le retourner pour la mettre sur le ventre. Jackpot. Il y avait un pistolet rentré dans son pantalon. Je le voyais dépasser. Même si les armes à feu ne m’enchantaient guère, il fallait avouer que si je ramenais ça au camp, je ferai des heureux. J’attrapais l’arme en faisant bien attention de ne pas toucher à la gâchette et j’examinais l’arme avec attention. Une étiquette avec marqué dessus SIG-Sauer P226. Certainement le nom de l’arme que je gardais dans ma main droite, le canon dirigé vers le ciel, sans aucun doigt sur la gâchette. Pas question de faire du bruit inutilement comme un con. D’ailleurs, est-ce qu’il était chargé ? Aucune idée, et je refusais de regardais, j’avais trop peur de faire une connerie. Ce serait bien ma veine tient.

J’avais repris la paire des chaussures de sécurité ou de chantier, je ne savais pas trop avec ma main gauche puis j’étais parti vers l’endroit où j’avais posé mon sac. Il était encore là. Je posais la paire de chaussure, puis j’empoignais mon petit sac pour le mettre sur mon dos. Sur une seule épaule, puis je repris la paire de chaussures pour enfin me remettre en route vers la clairière pour y voir James fouillant dans la tente. J’étais chargé comme une mule, mais qu’importe, j’avais trouvé une arme et un talkie. Je m’approchais de la tente, enfin, de ce qu’il en restait pour m’adresser à James :

«  J’ai trouvé un pistolet et un talkie sur les morts, au niveau du sentier. »

James F. Everett

Anonymous
Invité
Mar 15 Déc 2015 - 14:47
Il était entré dans la tente et découvrait un lieu de chaos, qui autrefois avait été tout ce qui restait à un homme brisé et solitaire, tout comme il l'avait été. James ne pouvait se tenir droit dans la petite tente qui contenait à peine assez de place pour une personne, bien que le massacre de la tente laissait l'air entrer par tous les cotés et offrait des sorties multiples, voyant des parcelles entières déchirées, un habitat éventré comme l'on pouvait au mieux le faire.

Il y avait un sac de couchage en mauvais état et dont l'odeur laissait à désirer, des vêtements traînant au sol, certains tâchés de sang, ainsi qu'un sac de course déchiré dans lequel avait bien du mal à tenir, une sorte de blouson noir très épais et sans manche. A coté, un socle de cuivre rond avait tenu une bougie qui était à présent renversée, le socle lui-même était renversé et on voyait sur les bords la cire solidifiée qui garnissait le fond et dessinait une coulure sur le tissu au sol.

Nul doute que c'est ici que le pauvre malheureux s'était battu avec ses agresseurs, potentiellement surpris, ce serait même une certitude puisqu'il était là, non loin et à moitié dévoré. Il avait du être blessé ici par l'un de ses agresseurs. Les monstres avaient du encercler la tente et lui couper toute possibilité de fuite autre que de déchirer lui-même un coté de celle-ci. En s'approchant de l'ancienne façade droite de l'habitat, le chirurgien posa l’extrémité de ses doigts sur l'espace du tissu déchiré en longueur avec une propreté qui n'avait rien de la manière brutale d'un rôdeur ou d'un acharnement à mains nues - ce qui aurait été surprenant de toute façon, déchirer une tente à mains nues demandait une très grande force.
On voyait bien là que cela avait été fait avec une arme tranchante et que le défunt avait du s'y reprendre à plusieurs reprises pour venir à bout du tissu, car l'on distinguait très bien la maladresse et les répétitions de coups dans l’irrégularité de la coupe, comme s'il avait davantage frappé que tranché, ce qui ne manqua pas de laisser au barbu un sentiment étrange. Il se rappelait avoir vu Jordan s'approcher du malheureux pour le contempler, l'achever, ou quoi qu'il avait pu faire, après tout James n'avait pas tenu à attendre de savoir. Peut-être le jeune homme avait-il trouvé l'arme que le défunt avait abandonné.

Alors qu'il était plongé dans ses pensées qui allaient et venaient, théorisaient sur ce qui avait pu se passer, sur l'humanité de celui qui était mort ici tout seul, il entendit un grognement singulier provenir de quelque part dans le coin, assez lointain. Se redressant pour rejoindre le bord opposé de la tente, il regarda au travers de celle-ci à moitié ouverte pour distinguer Melody qui, s'intéressant à quelque chose dans la forêt, leur lançait quelques mots puis s'élançait à la poursuite... de ce quelque chose dont le médecin n'avait toujours aucune idée au final.
Il plissa les lèvres, signe de son inquiétude à voir le groupe se séparer tout en venant à l'entrée de la tente dont il releva le pan de tissu pour chercher Jordan du regard, et le voir à son tour partir loin de sa position, ou plutôt revenir sur ses pas et entrer dans la forêt. L'un après l'autre, ils étaient partis et si James aurait pu laisser son inquiétude prendre le pas à la mesure du danger, protester, il demeura silencieux, donnait son accord pour ainsi dire, car malgré le danger la perspective d'avoir un peu de solitude ne lui était pas déplaisante. Quoi qu'il arrive, il avait confiance en Melody pour ne pas les abandonner en forêt et repartir, ce qui lui laissait l'occasion d'être face à lui-même, accompagné de ses réflexions s'enchaînant l'une après l'autre dans son esprit. Il avait besoin de penser, de réfléchir, tout le temps sur toutes sortes de choses, c'était sa tare à lui.

Sur cette situation, sur celle du camp, sur lui-même, sur Elizabeth, sur Samuel, sur Ivy... à sa défense ce n'était pas les sujets qui manquaient et tout en se laissant aller à cela, il revenait à l'intérieur vérifier le contenu du sac de couchage. Il n'y trouva rien, hormis des traces de gras et des restes de nourriture - miettes de pains, jus de tomate et une peau de banane. Pourrait-il seulement juger celui qui avait vécu ici ? Abandonné, sans aucune raison de persister à vivre puisqu'il n'avait plus rien à défendre, il en avait oublié les bonnes manières et les règles d'hygiène - l'odeur était encore plus forte de près, et ça le chirurgien le comprenait.
Il s'en détourna ensuite pour porter son attention au sac de course déchiré, se saisissant de ce qu'il avait cru être une sorte de manteau noir tant qu'il était planqué, pour ne serait-ce qu'au toucher percevoir une sensation familière, puis se saisir du vêtement d'une main et du sac de l'autre afin d'en séparer les deux. En l'extirpant, il eut confirmation de la sensation que sa main lui avait très justement donné : un gilet pare-balle, en excellent état et propre, aussi saugrenu que cela semblait dans ce décor. Pourquoi son ancien possesseur n'avait-il pas porté cette trouvaille ? N'en avait-il peut-être pas eu le temps ? A moins qu'il n'en avait pas ressenti l'utilité ? Craignait-il d'être gêné ? Il l'inspecta sous tous les coins et le résultat confirmait ce qu'il avait perçu, il n'y avait pas la moindre trace, aucun signe que le gilet ait été mis à l'épreuve, ou même salit. Plus il faisait tourner dans son esprit ce constat, plus il se disait que c'était vraiment bizarre.

L'ex-militaire en tout cas, se rendait bien compte de l'utilité de cette trouvaille et semblait renouer avec une partie de ce qu'il avait été, remerciant par la pensée le défunt de lui céder, même involontairement, un bijou si bien tombé. A croire qu'il s'agissait d'un cadeau, signé d'un "j'espère qu'il te sera plus utile qu'à moi". Le barbu posa le gilet au sol et se saisit de la bandoulière de son fusil à pompe pour le retirer de son dos, le poser à terre puis se défaire de son sac à dos. Si la probabilité voulait qu'il range sa trouvaille dans son sac, il préféra plutôt le poser au sol et enlever en troisième lieu sa veste de cuir pour libérer ses épaules. Ceci fait, il put récupérer le gilet pare-balle et s'évertuer à l'enfiler.
Ce n'était plus aussi facile que dans ses souvenirs, voilà des années qu'il n'avait pas porté un tel outil, mais il parvint à l'installer sur son torse, son dos et sa taille en prenant soin de serrer les attaches pour qu'il ne puisse pas tenter de se défiler face aux épreuves qu'eux-deux finiront par connaître, maintenant ensemble. Au terme, il passa les mains sur son buste protégé et lâcha un long soupire, pour ensuite remettre sa veste qu'il laissa ouverte - il ne pouvait de toute façon plus la fermer, celle-ci qui laissait à l'origine un peu de leste était parfaitement calée avec le rembourrage par-dessous. Sans traîner plus, il réinstalla également le sac à dos, qu'il sangla, puis le fusil contre en desserrant à contrario la bandoulière de quelque peu.

James se redressa et sortit par l'ouverture qu'avait créé l'ancien maître de cet habitat, enjambant la déchirure pour observer l'extérieur et le sol aux alentours. Si au premier coup d'oeil il ne vit rien de spécial, son regard fut finalement attiré par une couleur rougeâtre pratiquement dissimulée dans l'herbe. Écrasant l'herbe sous ses talons, il s'en approcha et découvrit que cette couleur était due à une arme : une hache d'incendie. Voilà donc ce qui avait servi au malheureux pour déchirer la tente. Le chirurgien se pencha pour la saisir d'une main, elle était lourde, plus que ses souvenirs l'avaient laissé croire et il raffermit sa prise à deux mains sur le manche pour voir ça de plus près. La tête de la hache était couverte de sang et de matière organique, preuve qu'après avoir littéralement défoncé la tente pour sortir, il avait essayé d'abattre ses agresseurs, mais en l'absence de tout autre cadavre de rôdeur que les deux qu'avaient laissé le trio, il n'avait pas dû faire mouche.
Comme quoi il ne suffisait pas d'être armé pour être capable de se protéger. Cette hache serait utile également, mais pas pour lui, ce n'était pas son genre et il était loin d'être en mesure de faire des dégâts en cas d'affrontement. Et puis, à choisir, il n'était certainement pas motivé par l'idée de mettre quoi que ce soit en pièces à coup de hache. Sans doute Jordan pourrait en faire un meilleur usage puisque Melody était plutôt armes à distance comme James, et vu que le jeune homme se baladait avec un simple couteau qui ne pourrait assurément pas s'imposer face à un groupe de mangeurs de chair. Ses craintes à son propos refirent surface et pendant de longs instants, il se demanda s'il ne ferait pas mieux de balancer cette arme que de la donner au jeune homme. C'était son mécanisme de survie le plus impulsif, l'instinct primaire lié à sa méfiance, qui jouait sur ce qu'il n'était pas sûr d'avoir vu un peu plus tôt. Était-ce vraiment sage ? Priver quelqu'un qui se présentait en allié sous la justification de vouloir prévenir un drame dont il n'avait pas le moindre soupçon de preuve ? Non, ce serait égoïste et paranoïaque, deux choses dont le barbu n'avait pas besoin, pas aujourd'hui, pas après tout ce qui s'était passé en deux mois et ce à quoi ils devaient faire face encore.

Gardant l'arme en main le temps que Jordan se manifeste, il se rendit à l'arrière de la tente pour voir s'il n'y avait pas autre chose d'intéressant et cette fois, il n'eut pas à chercher ou même à se concentrer : en bord de la clairière, aussi flagrant que faire se peut, il vit le reste de tronc qui avait servi à un arbre qui avait disparu. Et à la place, à coté, un tas de bois empilé et autant abandonné que le reste qui avait vraisemblablement été en partie travaillé. Dans quel but ? Le malheureux avait-il prévu d'improviser une construction dans cette clairière ? Avait-il vraiment pensé que demeurer au milieu de la forêt serait une bonne idée ? Difficile à concevoir, James ressentait toute la forêt, et ce serait certainement le cas pour toute autre qu'il rencontrerait, comme un piège géant dans lequel les morts pouvaient surgir de toutes parts et les surprendre encore plus facilement.

Aussi bien qu'il craignait tout ce qui pouvait chasser sous l'eau, qu'il redoutait de nager en mer sans savoir ce qui pouvait le saisir sous ses pieds sans fond et sans prise sur lesquelles s'appuyer, il avait à présent presque la même appréhension pour la forêt étrangère à l'homme de ville. Cela avait le mérite d'expliquer pourquoi le défunt avait une hache, dans un autre que pour se battre. Au moment où il allait pour s'approcher du tas de bois, il entendit une voix de l'autre coté de la tente, qu'il reconnaissait.

« Derrière la tente. » Signalait-il à Jordan en réponse.

Il fit le tour par la façade opposée qui lui avait permis de ressortir de la tente et attendit que le jeune homme se montre pour brandir à demi la hache à son attention.

« J'ai trouvé ça à coté de la tente, et... » Il leva sa main libre et cogna légèrement du poing sur le gilet qu'il portait. « Un gilet pare-balle. Mais j'ai autre chose. »

Il fit signe à Jordan de le suivre et retourna à l'arrière de la tente en indiquant le tas de bois qu'il avait localisé d'un signe de tête équivoque.

« On dirait que ce pauvre type s'était fait un stock de bois et qu'il avait l'intention de le transformer pour bâtir quelque chose. » Il se tourna après quoi vers Jordan et acquiesça légèrement de coté. « Pas mal pour ce qui devait être une chasse, je regrette seulement qu'il ait fallu qu'un homme meurt pour que l'on puisse obtenir ça. Je garde le gilet et tout ce bois me sera utile, peut-être qu'avec ça et d'autres choses je pourrais monter une vrai infirmerie, avec une table de travail et un lit de camp. Il va falloir s'organiser avec Melody pour le ramener. »

Il posa les yeux sur la hache qu'il tenait et revint à Jordan, marquant un court temps à l'observer - son hésitation en réalité, avant de faire quelques pas vers lui pour lui tendre l'arme.

« Ça par contre j'en ai pas besoin, tu n'as qu'à voir avec Melody pour vous partager le flingue et la hache, le talkie-walkie tu devrais le garder, ça te sera utile et Melody pourra se servir dans nos stocks si elle en a besoin, on en a d'autres normalement. Le gilet et le bois pour moi, le talkie pour toi, les bêtes pour Melody et deux armes à vous partager. C'est équitable. Tu peux pas rester avec juste un couteau dans une main et l'autre dans la poche. »

Jordan Getz

Anonymous
Invité
Mer 16 Déc 2015 - 21:25
James m’interpella, il était derrière la tente, enfin, ce qu’il en restait, des lambeaux flottants au gré de la légère brise qui caressa mon visage. Après avoir fait le tour de la tente pour en ressortir, il me montra ses trouvailles, une hache et un gilet pare-balles. Sans aucun doute un des objets les plus recherchés parmi les membres du campement, surtout depuis le tir de sniper qui avait tué l’un des leurs. Après un léger mouvement de tête de la part du médecin du groupe m’indiquant de le suivre et quelques pas en suivant les siens, il m’indiqua, toujours de la tête du bois qu’il avait trouvé, et il y en avait pas mal. C’était vrai que pour une chasse, le butin était plus que réjouissant. Même si James avait des états d’âme et regrettait la mort de cet homme qui avait fini éventré et dévoré, j’avais toujours de la considération envers lui, médecin de groupe, qui m’avait sauvé les miches alors que j’avais voulu faire mon malin en m’attaquant à un mort et qui avait démoli un autre de ces rôdeurs facilement. Mais sur point nous étions différents, je me moquais qu’un type totalement inconnu soit mort pour nous donner ça. Ce mec aurait pu être celui qui se serait tenu derrière nous, avec ce pistolet dans les mains pour nous abattre et nous dépouiller.

J’arborais un léger sourire quand James me parla de faire une infirmerie avec ce bois, parce que ce serait utile à tout le groupe dans un premier temps, et parce qu’il était vraiment altruiste. C’était sans aucun doute l’un des meilleurs membres du groupe avec Melody, l’un soignait et ne pensait qu’à améliorer les choses pour les autres, et l’autre, s’occupait de les nourrir, tout en restant forte malgré ce qu’il s’était passé à notre arrivée au campement. J’appréciais cette sortie, et surtout ceux que j’accompagnais. Le bois serait certainement dur à emporter, mais à trois, nous devrions y arriver sans aucun doute. Hochant légèrement la tête lorsqu’il expliqua comment ramener le bois, j’ouvris un peu plus grand les yeux en attendant sa parole, voyant qu’il marquait un temps d’arrêt pour parler, peut être réfléchissait-il à comment caser tout ce bois ou comment faire pour réussir à tout emporter ? Il me tendit la hache de pompier qu’il avait encore dans la main. Je posais la paire de chaussures à mes pieds ainsi que le pistolet et j’attrapais la hache avec ma main droite dans un premier temps juste avant de la faire venir vers moi en m’y aidant grâce à ma main gauche. Elle était lourde, mais je pouvais la porter. Son poids serait sans aucun doute un avantage qui pourrait combler le fait que je n’avais pas beaucoup de force dans les bras. Je pourrai sans aucun doute me battre sans risquer de me faire bouffer comme les fois d’avant. Bien que ce fût une grande arme, et que je n’avais jamais utilisé de haches ou d’armes de cette longueur, excepté quelques bâtons lors de quelques entraînements, c’était pour moi quelque chose d’inconnu encore. Mais j’aurai le temps de m’entrainer avec au campement et surtout, j’étais bien plus confiant avec une hache dont je ne savais pas me servir plutôt qu’avec un couteau que je maitrisais parfaitement. Enfin. Avant.

Je posais la hache sur mon épaule droite tout en tenait le bout du manche avec ma main droite, Je gardais la hache et je donnerai le pistolet à Melody, je n’avais aucune envie de garder une arme à feu. Et pour ce qui était du talkie, il ne marchait pas, peut être qu’il n’avait pas de batterie, mais dans tous les cas, ce serait utile plus tard si quelqu’un arrivait à le réparer. Qu’importe, à la remarque de James, je n’avais fait qu’acquiescer silencieusement, tout en regardant la hache qui était à présent mienne. Si jamais il y avait un problème, j’avais toujours mon couteau dans mon sac. Je déposais la hache au sol pour enlever mon sac à dos et le mettre à terre juste avant de l’ouvrir pour y fourrer le talkie walkie que j’avais trouvé à côté du lièvre ainsi que mon couteau papillon, il restait de la place dans mon sac. Je me décidais à y mettre la paire de chaussures que j’avais trouvées sur le mort du sentier. Le contenu de mon sac était un peu serré, autant mettre le talkie dans une chaussure et le couteau dans l’autre. Economie de place, même si ça ne sentirait pas bon après, je m’en foutais. Après avoir refermé mon sac et l’avoir mis sur mon dos, je pris le pistolet pour le rentrer le canon à ma ceinture dans mon dos, puis reprenais ma hache avec ma main droite toujours en la déposant sur mon épaule droite.

Je me dirigeais vers les deux cadavres de femmes qui se trouvaient là, j’avais fait d’excellentes découvertes tout à l’heure, peut être que j’étais toujours aussi chanceux ? Je déposais une nouvelle fois ma hache, je me baissais pour fouiller la première morte, celle que Melody avait exécuté, même si le pistolet me gênait pour me baisser, j’y arrivais, et je passais mes mains sur toute les poches de la morte, relevant légèrement son t-shirt pour vérifier qu’il n’y ait rien d’accroché à sa ceinture. Et non, il n’y avait rien. Je lâchais un léger soupir avant de retourner le cadavre et de continuer la fouille. Toujours rien. Je prenais une grande inspiration avant de me lever pour prendre ma hache comme les fois précédentes pour la déposer encore une fois prêt du cadavre que j’avais exécuté alors que j’avais été de m’y prendre à trois fois pour qu’il ne bouge plus du tout.

Toujours le même schéma, je fouillais les poches de cette morte qui était mienne. Je sentais quelque chose dans la poche de son jean, la poche gauche. J’insérais ma main à l’intérieur pour saisir ce que c’était. Une paire de clés, une légèrement plus longue que l’autre, accrochées grâce à un porte clé en forme de soleil. En métal et jaune. Ce n’était pas grand-chose, inutile peut être, mais je préférais ça à rien du tout. J’aperçus quelque chose d’intéressant à l’annulaire de la rôdeuse qui voulait manger James précédemment, une bague, sans aucun doute une bague de fiançailles ou de mariage, j’aimais bien les bijoux féminins. A collectionner, ça me rappelait ma mère à qui je promettais d’acheter des bijoux lorsque je serai plus grand. Je soupirais lourdement en pensant à ça. Je mettais cette bague dans ma poche, celle qui avait le calepin que j’avais trouvé sur les morts du sentier, j’y ajoutais ensuite la paire de clés avec.

Je me relevais, j’avais terminé de fouiller les morts et les environs. Il fallait que l’on range ce bois et que l’on attende Melody qui était parti chasser le bacon. Je remettais ma hache en place, et Melody revint d’entre les fourrés. Je m’approchais d’elle qui m’expliqua qu’elle avait commencé à découper le cochon et qu’elle avait gardé les meilleurs morceaux. Je lui expliquais ce que j’avais trouvé :

« J’ai trouvé un talkie-walkie, mais il ne fonctionne pas. James à trouvé un gilet pare-balles, du bois et cette hache, je faisais un léger mouvement de tête pour la lui indiquer, et j’ai trouvé un pistolet. Avec ma main gauche, j’attrapais l’arme qui était dans mon dos, à l’intérieur de ma ceinture pour lui tendre en la tenant pas la crosse avec mon index et mon majeur. Il est pour toi. »

Après avoir pris le pistolet, Melody passa devant moi pour aller rejoindre James.

« Tu es faible et insignifiant. Tu seras le premier laissé sur bord du chemin. »

Cette voix. Je la reconnaissais, elle venait de nulle part et de partout en même temps, elle venait de ma tête. Ce n’était pas ma pensée, je l’aurai su directement si cela avait été le cas. Est-ce que ce serait la manifestation du pouvoir dont nous avait parlé Melody ? Est-ce que ce pouvoir qui était chez les ressuscités était pour moi, un sixième sens qui me prévenait du danger ? Si c’était le cas, pourquoi il se déclenchait maintenant et pas avant, alors que je m’avançais pour tuer le mort avec son manteau vert qui était désormais le mien ? A ces mots, je m’étais arrêté alors que je suivais Melody, j’avais les yeux grands ouverts et j’avais ressenti un frisson dans mon corps tout entier, un frisson qui ne faisait pas frissonner, non. Un frisson qui me donna un coup de chaud, qui m’empêcha de respirer correctement. J’étais obligé de respirer avec la bouche et à grandes gorgées. Qu’est-ce que c’était que cette voix ? Je ne la reconnaissais pas, mais je l’avais déjà entendu, j’en étais sûr et certain. Est-ce que c’était une mise en garde ? Envers qui ? Melody et James ? Non, impossible. Ils m’avaient sauvé la vie et James m’avait donné cette hache. Quoi que. En y pensant, il avait mis un certain temps à me la tendre… Non. Il réfléchissait à comment ramener tout le bois au campement pour nous aider, les autres et moi-même. Nous étions du même groupe et ça se sentait que James était altruiste. Non. J’avais dû paniquer, me dire qu’un mort allait encore surgir de nulle part pour nous attaquer. Non, je n’avais aucune raison de me méfier. Malgré tout, j’avais une boule au ventre. Je ne savais si c’était parce que j’avais peur que ce que je venais d’entendre était vrai, ou bien parce que j’avais honte de m’être posé la question. Je ne me sentais pas bien du tout, je devais être pâle comme un cachet. Je voyais de plus en plus flou, même si j’arrivais encore à discerner un grand nombre de détails.

J’avais envie de rentrer au plus vite, je me sentais oppressé dans cette forêt. Je porterai du bois si James me le demandait ou bien de la viande si Melody le souhaitait, quoi qu’il en soit, je voulais rentrer au plus vite et je ferai tout pour ne pas que nous éternisions ici.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Mer 16 Déc 2015 - 23:51
Melody redresse la tête en direction du bruit pour constater qu'il y a bel et bien un nouveau jeune cochon dans les parages, ah non il semble plus vieux celui et surtout il a une balafre sur le museau et il n'a pas l'air commode. Le plus lentement et délicatement possible la chasseuse met ses doigts sur son arbalète posée au sol près d'elle avant de la rapprocher d'elle. Elle y va à tâtons pour récupérer un des deux carreaux restants, elle ne veut surtout pas quitter des yeux l'animal qui lui semble planifier un mauvais coup. La brune encoche le trait avant de faire jouer la manivelle lui permettant de recharger son arme plus vite, enfin la rapidité n'est pas vraiment recherchée là puisqu'elle le fait lentement pour essayer d'éviter tout bruit, ce qui ne plait pas à son vis à vis comme le montre les grognements et reniflements qui proviennent de lui. Sans préavis, le sanglier se met à charger ou plutôt à foncer droit devant lui, en direction de son congénère mort ou de Melody, seul lui le sait et la brune n'a pas l'intention de le laisser finir sa course pour le savoir. Redressant l'arme qu'elle choppe à deux mains, elle ne prend que quelques secondes pour viser et tirer l'animal entre les deux yeux cette fois puisqu'elle n'a pas accès à son flanc et donc à son coeur. Le trait se plante à l'emplacement prévu mais le sanglier poursuit sur sa lancée, mettant lui aussi une bonne dizaine de mètres avant de s’effondrer mort sur le sol, si près de la brune qu'elle l'entend pousser son dernier souffle et qu'elle se prend de l'humus volant sur elle.

Prudemment, Melody fait un tour sur elle même pour vérifier le périmètre proche, guettant le moindre bruit suspect, elle n'a pas envie de se refaire surprendre par un troisième cochon sauvage. Tout comme elle n'a pas envie de traîner là plus que nécessaire, avec le bruit produit ce sont des zombies qui risquent de rappliquer dans peu de temps. Elle repose à nouveau son arbalète près d'elle, commençant par récupérer le carreau ayant tué le premier des deux cochons, sans aucune difficulté puisqu'il était fiché dans la peau et les muscles de l'animal. Galérant bien plus pour récupérer le carreau dont elle vient de se servir et manquant, comme avec le zombie, de se retrouver projetée en arrière quand enfin celui-ci daigne s'extirper de la boite crânienne du cochon, accompagné par du sang et des morceaux de cervelles. Melody essuie tant bien que mal les deux carreaux sur de la mousse avant d'en remettre un en stock et de disposer l'autre en position de tire, renouvelant une énième fois le processus de rechargement de son arme de jet. Cette opération terminée, elle reprend son couteau de chasse et se met à découper sa nouvelle proie, reproduisant les mêmes gestes et récupérant les mêmes morceaux de viande que sur le premier, excepté que cette fois, elle ne prélève aucun morceau dans les côtes. Rangeant son couteau de chasse dans son sac à dos, avant de remettre le dit sac sur ses épaules, faisant jouer ses muscles pour le caler correctement avec son contenu. Elle peut maintenant se remettre debout pour récupérer ensuite les morceaux de viande prélevés sur le second animal et enfin faire demi-tour pour retourner vers la clairière voir ce que trafique les deux hommes.

Arrivée à l'éclaircie, elle ne peine pas à localiser les deux hommes, ils sont tout les deux dans un périmètre proche de la tente, les bras chargés, elle se dirige tranquillement vers eux. Pas le temps de finir sa route qu'elle lit dans le regard de Jordan qu'il voudrait savoir ce qu'elle ramène là et la brune de le lui expliquer rapidement les faits. Pas le temps non plus de leur demander ce qu'ils ont pu trouver que Jordan l'informe de leurs trouvailles, nombreuses visiblement, elle observe la hache que lui montre Jordan avant de déposer son butin sur le sol pour pouvoir attraper l'arme à feu. Un Sig Sauer 226, une belle arme qu'elle a déjà maniée par ailleurs, elle la retourne dans ses mains pour vérifier la sécurité avant d'ôter le chargeur pour le regarder, pratiquement plein, en voilà une bonne nouvelle. Elle le recharge avant de se détourner des deux hommes, canon pointé vers le bas, elle entreprend de vérifier si l'arme est enrayée ou non et il s'avère que non même si un nettoyage en règle ne sera pas de trop. Ce qui ne sera pas un souci une fois qu'ils seront de retour au campement.

- Merci Jordan !

Il faudra à l'occasion qu'elle lui demande pourquoi il ne garde pas le flingue pour lui même, en tout cas il peut lire dans son regard émeraude que non seulement son remerciement est sincère mais qu'en plus elle est contente du cadeau. Par contre, il ne pourra savoir le questionnement qui la prend et la conclusion qu'elle en fait du moins provisoirement : Jordan est partageur. Et cela fait plus que plaisir que de voir qu'il n'y pas que des égoïstes et des lâches dans ce nouveau monde !

Ôtant à nouveau son sac de sur son dos ainsi que son arbalète de son épaule, elle enquille l'arme à feu dans une des poche avant de soigneusement la refermer et elle profite d'être accroupit pour récupérer les morceaux du cochon, approchant de James en premier lieu pour lui demander de prendre une partie de la viande dans son sac. Avant d'approcher de Jordan pour qu'il en prenne lui aussi. Finissant par remettre son sac sur son dos, l'arbalète en place, elle se retourne sur le barbu avec un grand sourire.

- Parée, on l'embarque ton bois ? Met moi dans les bras, les morceaux que tu veux.

Cette sortie en forêt lui aura fait un bien fou même si elle va rentrer au campement les mains et les bras pleins de sang des cochons et maintenant de sciure. Attendant que James lui indique quels morceaux de bois prendre ou qu'il les lui mette dans les bras, elle n'aura plus qu'à les guider pour rentrer au campement et en toute sécurité.

James F. Everett

Anonymous
Invité
Ven 18 Déc 2015 - 14:17
Jordan et lui s'étaient mis d'accord, le jeune homme avait accepté la hache bien volontiers et n'avait pas protesté à la façon dont il proposait de répartir ces trouvailles, en même temps James n'avait pas attendu pour mettre le gilet pare-balles et réclamer le bois, mais il avait fait les choses avec considération et égalité. Laissant à Jordan le soin de s'intéresser à la hache et son sac à dos, il tourna les talons pour rejoindre le tas de bois. En s'approchant, il vit plus clairement les marques dus à la hache, se disant que le pauvre bougre avait du s'acharner un moment avant de venir à bout de l'arbre dont il avait fait sa victime.

Le médecin s'étira pensivement les doigts en observant avec attention les différentes coupes des morceaux, puis il posa un genou à terre pour appliquer une main sur la surface du morceau le plus près et sentir la solidité, la matière lissée par endroits suite au travail du précédent propriétaire auto-proclamé, d'autres plus hostiles par les courbes qui nécessitaient d'être travaillées.
Il restait encore à faire sur ce bois pour qu'il soit prêt à l'utilisation et encore plus de sueur à fournir pour en faire quelque chose d'utile. Il frotta ses dents de devant de la partie inférieure avec celles qui s'opposaient au niveau supérieur, en silence derrière des lèvres fermées. James en avait conscience, s'il avait récupéré de ses aptitudes, il lui en manquait toujours beaucoup d'autres et l'un des domaines totalement négligé avait été le travail manuel.

Pour espérer apporter des mains bienveillantes au camp, encore fallait-il qu'il retrouve la force de ces mêmes mains. Après avoir inspecté rapidement chaque morceau et sans plus s'attarder davantage, il se redressa et vint attraper les morceaux du haut de la pile un à un pour les entasser dans ses bras, morceaux qui pesaient leur poids, chose que ses muscles ressentaient clairement.
Une fois qu'il avait assez garni ses bras et constaté qu'il en restait toujours quelques uns, il jeta un regard pour trouver Jordan qui revenait de l'un des cadavres qu'il était allé voir pour x raison - il ne voulait pas le savoir - dans le but de rejoindre Melody qui elle, revenait de la forêt et se dirigeait également vers lui. Leur laissant le temps d'échanger, de passer l'arme à feu à Melody, ce qui signifiait que le jeune homme gardait la hache pour lui, il attendit tranquillement en notant ces informations dans un coin de sa mémoire et finit par lancer :

« Hey, par ici ! »

Sa demande faite, il ne restait plus qu'un peu de patience pour que les deux compagnons le rejoignent, ce qu'ils avaient visiblement déjà entreprit avec ou sans son appel, et il pourrait leur expliquer son "plan" en montrant le bois.

« Je ne pourrais pas mettre tout ça dans mon sac à dos, me faudrait un coup de main, Melody plutôt. » Dit-il derechef en portant le regard sur Jordan. « Normalement la tradition veut que l'on s'accorde sur ce genre de job entre mecs et Melody est la mieux placée pour la surveillance, mais avec la hache que tu portes je ne peux pas te demander de t'encombrer les bras et si c'est pour encombrer ceux de Melody et qu'elle ne puisse plus utiliser son arbalète, autant que tu la gardes pour nous défendre dans la mesure du possible. On évite les risques et les rôdeurs, plus vite on sera partis, plus vite on sera rentrés. »

Sur ces bonnes paroles, il laissa Melody garnir son sac à dos des morceaux de viande qu'elle avait rapporté, puisqu'il n'en avait pas l'usage et partagea avec elle tout ce bois, si bien qu'à la fin il en avait tous les deux plein les bras et auraient certainement besoin d'un jeune homme volontaire armé d'une hache pour faire en sorte qu'ils ne soient pas surpris. Leurs emplettes improvisées terminées, ils n'eurent plus qu'à suivre Melody qui en dépit de son encombrement, n'eut pas trop de mal à retrouver son chemin.

Les trois camarades purent ainsi rentrer au camp, certes fatigués mais dans le bon sens de l'idée pour une fois. Une chasse fructueuse, un peu d'exercice et quelques trouvailles additionnelles fort utiles, le tout sans trop de galères, un vrai changement d'atmosphère, de quoi remonter un peu le moral d'une partie de la troupe. C'était déjà ça.


Fin du Jeu.

Evènements

Anonymous
Invité
Ven 18 Déc 2015 - 19:16


Excursion Validée

Récompense(s) :
L'équipe bénéficie de trouvailles : 5 rations de nourriture, du Bois de récupération et un Talkie-Walkie.

James obtient en objet rare un Gilet pare-balles.
Jordan obtient en objet peu répandu une Hache d'incendie.
Melody obtient en objet rare un SIG-Sauer P226.

Conséquence(s) :
James & Melody gagnent 10 points en moral.

Vous avez consommé :
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Les Scénaristes
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