Haut de page
Bas de page



 

[CFJ, D, EXP] Exploration du secteur D - 10/02/2035
 :: Memorial :: Hopeless Life : First Season :: Excursions

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4

Mark Logan

Anonymous
Invité
Mar 12 Jan - 13:00
Un vieux tracteur rouillé qui devait servir à, il ne sait quoi d'ailleurs et cela n'a aucune espèce d'importance, il perçoit nettement les formes, continuant à détailler son environnement. Le véhicule, des piles de vieux papiers liés entre eux, dans un autre coin un bric-à-brac de meubles qui semblent en bon état, au delà du tracteur un gros établi et cette seconde pièce au sein du bâtiment. Et toujours aucun bruit, aucun soin qui pourrait lui laisser supposer que quelque chose se trouve là dedans. L'ex mineur approche pas à pas de chaque endroit repéré, se demandant ce qui pouvait se trafiquer là dedans avant l'apocalypse ou même il y a peu encore, est-ce que les employés de la déchetterie faisaient du trafic ? Récupérant certaines choses en état pour les revendre ? Il hausse les épaules, cela non plus n'a aucune importance. L'établi qui pouvait laisser présager d'outils s'avère n'être porteur que de vieux vêtements et de morceaux de plastique, Mark fouille malgré tout, envoyant valser sur le sol ce qui le dérange dans sa progression. Finissant par dénicher sous des fringues d'enfant, un plastique recouvrant un stock de cuir, des morceaux de cuir de diverses tailles, formes et épaisseurs. Cela ressemble à des chutes provenant d'une tannerie et s'il se demande ce que ça fout là, il ne perd pas de temps pour ôter son sac de sur son dos avant d'enquiller à l'intérieur une bonne partie de ce qu'il a découvert, les entassant pour que cela prenne le moins de place possible.

Laissant son sac ouvert sur l'établi, il continu sa fouille pour tomber un peu après sur un autre emballage plastique protégeant une boite qu'il ouvre pour voir que celle-ci protège une dose de poudre et pas légère en plus. Il va finir par croire que quelqu'un a stocké cela à cet endroit volontairement. Revenant à son sac à dos pour y mettre sa trouvaille, il est obligé de faire quelques arrangements : il sort la lampe et le talkie de son sac pour les enquiller dans les poches de sa veste avant de mettre la poudre dans son sac. Tassant de nouveau ses trouvailles pour que cela tienne même s'il ne pourra plus rien mettre dedans. Son travail achevé, il referme son sac et le remet en place sur ses épaules, calant le sac en faisant jouer ses muscles.

Mark tourne vivement la tête, du bruit vient de se faire entendre en provenance de la seconde pièce, délaissant la fin de son inspection des lieux, son corps pivote vers la porte à moitié fermée de la dite pièce. Un pas puis deux, cinq mètres puis quatre, la main sur la garde de son couteau, il approche de la pièce rapidement pour ne laisser aucune chance à ce qu'il y là bas dedans de pouvoir s'évaporer à nouveau. D'un coup de pied il fait s'ouvrir la porte en grand, lui dévoilant l'intérieur d'une pièce pratiquement vide si ce n'est quelques étagères recouvertes de boites, elles même recouvertes de poussière. Une certaine tiédeur émanant de l'endroit qui se veut sec contrairement au reste du hangar, la luminosité ambiante fournie par une petite lucarne en hauteur surmontée de barreaux. D'un des coins de la pièce, une petite voix se fait entendre, il braque son regard dans cette direction pour y percevoir une silhouette.

"Ne me faites pas de mal, pitié..."

Un large sourire vient illuminer son visage d'une lueur ne laissant aucune place au doute quant à ce qui trotte dans sa tête à cet instant, sa voix se faisant bien plus douce qu'en temps normal.

"Je n'en ai pas l'intention, je cherche juste des ressources."

Sans aucune once d'hésitation, il approche du coin où se trouve la fille et comme il sait qu'elle n'a aucun moyen de le contourner pour fuir, il remet son couteau à sa ceinture dans le même temps, mettant ses mains en avant en signe de bonne volonté.

"Tu vois, tu peux sortir de là."

Il lui tend la main pour l'aider à se relever, elle hésite. Il en profite pour la détailler, elle a quoi ? Dix-sept, dix-huit, dix-neuf ans maximum, tendre et fraîche, chétive. Un frisson lui parcoure le corps alors qu'il la compare à Elizabeth et à Jena, il se fait violence pour ne pas broncher alors que le temps file. Elle fini par daigner sortir de son trou en s'aidant de la main de l'homme, elle a peur et tremble à moitié. Il la met debout sur ses pieds sans peiner, lui relâchant la main ensuite, il va pour lui parler quand d'un mouvement rapide elle essaye de l'esquiver, de lui passer dans le dos pour filer vers la sortie.

Mark l'attrape par le bras à la volée, faisant tomber des boites d'une des étagères au passage, et de toute sa force il vient la plaquer contre un des murs avant de lui enserrer la gorge d'une de ses puissantes main. S'il avait encore une once de retenue et de contrôle sur lui même qui l'aurait empêché de se laisser aller, il n'en est plus rien. Elle se débat et essaye de hurler, il resserre son étau sur sa gorge avant de faire peser son corps contre elle et de lui murmurer à l'oreille.

"Humm tu veux jouer avec moi et bien jouons, je vais te donner ce que tu veux."

Elle se débat encore, cherchant à appeler à l'aide, sa main se serre un peu plus sur sa gorge, elle ne doit pas crier, elle ne doit pas les alerter. Toujours en appuie sur elle, il la hume longuement pendant que sa main libre entreprend son oeuvre. Il la met à nue, s'aidant de son couteau pour déchirer ce qui lui résiste, il l'étrangle toujours ne lui laissant que ce qu'il faut d'air pour se débattre. Il fini par lâcher son couteau avant de défaire son pantalon et de se tordre pour faire glisser sa veste et son sac au sol, histoire d'être plus à l'aise. Il lui écarte les cuisses, elle essaye de l'en empêcher, il lui mord violemment le cou. Puissance. Violence. Il est en elle. Trop longtemps qu'il n'avait pas ressenti cela, ressenti ce désir se répandre dans son corps. Elle n'est pas forcément à son goût mais cela n'empêche rien, Elizabeth, Jena, Melody, il les voit toutes défiler devant ses yeux et puis elle veut jouer. Vite, toujours plus violent et rapide, trop rapide, il ne tient pas, pas après autant de frustrations. Il en termine avec elle, il plane, il la lâche, elle s'effondre sur le sol, asphyxiée, à moitié inconsciente. Il baisse son regard vers elle et un nouveau sourire s'affiche sur son visage, elle a les joues mouillées de larmes, elle a pleuré, elle a aimé cet instant, elle le montre.

Lui aussi a aimé, la béatitude se lit sur son visage, il ne regrette pas d'avoir cédé alors que...Les trois autres, il n'est pas seul, ils vont finir par venir le déranger, par voir ce qu'il s'est passé, ils ne comprendront pas eux non plus. Mark se rhabille précipitamment, non sans regarder la fille, elle devrait vivre et s'en remettre, il ne peut pas la laisser simplement là, elle pourrait croiser quelqu'un plus tard. Il récupère son couteau sur le sol et approche d'elle, il se baisse près d'elle, glissant une main dans ses cheveux, il lui ouvre la gorge, le précieux liquide rouge se répand sur le sol. Il essuie la lame sur ce qu'il reste des fringues de la fille et se redresse.

"Dort bien ma belle."

Un rapide coup d'oeil pour voir qu'il n'oublie rien et il sort de la pièce, refermant la porte derrière lui avant d'en péter la poignée pour que celle-ci ne puisse être ouverte sans demander de gros efforts. Ce qui lui demande à lui pas mal d'efforts pour y parvenir, le laissant un peu plus fatigué, vidé de forces. Il entend du bruit à l'extérieur, il fait craquer sa nuque puis ses doigts, se dirigeant vers l'entrée du hangar. N'avoir l'air de rien d'autre que de quelqu'un venant de fouiller un bâtiment, tout va bien, tout est normal. Il se regarde une dernière fois, rien ne lui saute aux yeux et qui pourrait lui porter préjudice, il a même un peu plus de poussière sur lui qu'à leur arrivée.

Il porte sa main à la garde de son couteau et au moment ou il franchi le seuil du hangar et s'il tombe bien nez à nez avec Elizabeth mais surtout avec Johann, un soupir de soulagement sortira de sa gorge.

"Ce n'est que vous, tant mieux."

Quoi qu'il en soit, il finira par se protéger les yeux, de la luminosité extérieure, d'un revers de main pour finir par laisser le manche de sa lame en paix et venir saisir ses lunettes qu'il remettra sur ses yeux marrons. Finissant sur un.

"Ya plus rien d'intéressant là dedans."

Johann Libert

Anonymous
Invité
Mer 13 Jan - 22:05
En vérifiant  la dernière benne à gauche du rond-point, qui ne contenait que des pneus, je pouvais voir Liz de l’autre côté qui, suite à ma suggestion, s’activait aux mêmes recherches que moi sans paraître avoir plus de chance. Même si je n’étais pas vraiment étonné de ne rien trouver en faisant les ordures, je ne pouvais pas m’empêcher d’être légèrement déçu. En regardant autour de moi, cherchant si j’avais manqué quelque chose qui aurait pu se révéler intéressant, j’avisais un pick-up aux couleurs et sigles de la municipalité qui avait été laissé non loin des bennes, sans doute un véhicule des employés de la déchèterie. Je franchis rapidement les 3 ou 4 mètres qui m’en séparaient, testait la portière conducteur, la plus proche de moi, et fût étonné de la voir ouverte. Je ne perdis même pas de temps à regarder s’il y avait la clé, il aurait été de toute manière complétement impossible de le faire sortir de la zone par la route. Par contre, je fouillais rapidement le peu de cache qu’on pouvait trouver dans un véhicule. S’il n’y avait rien du tout côté gauche, le côté passager, à droite, me réserva la vision du vide poche ouvert en grand avec son contenu répandu sur le tapis de sol. Il ne restait bien sûr rien qui puisse valoir la peine, pas étonnant, on ne devait pas être les seuls à avoir pensé à venir ici. Pas découragé pour autant, je passais rapidement à l’arrière et passait la main dans les rangements camouflés dans le revêtement des dossiers des sièges. C’est con, mais souvent les gens n’y pensent pas. Et effectivement, comme pour me récompenser de ma curiosité, j’en sortis un vieux paquet de biscuits en miettes, des vieux papiers, mais aussi et surtout une petite pochette d'un kit de secours basique, le truc à toujours avoir dans sa voiture. Je l’ouvris vite fait, il me semblait complet à priori. Je laissais glisser de mes épaules les sangles de mon sac à dos, le posais sur le siège arrière du véhicule, y enfournais le kit et remis le sac sur mes épaules tout en me redressant en profitant de jeter encore un coup d’œil dans la benne du pick-up, mais elle était vide de chez vide. Enfin, me retournant, je ne pus que constater que tout ce qu’il restait encore dans mon champ de vision, c’était le grand bâtiment entraperçu depuis l’entrée et qui avait tout du hangar de tôle.

Entre les bennes et le hangar proprement dit, il y avait peut-être encore 10 mètres de route et des bas-côtés envahis par les herbes sèches. La porte principale, assez large et haute pour laisser passer un petit camion, faisait face à une sorte de vaste  place goudronnée  également où on devait pouvoir manœuvrer avec des véhicules. Dans cette porte, on pouvait voir se découper une autre porte de taille standard pour les simples piétons. Celle-ci me semblait fermée, depuis où je me trouvais. Regardant sur ma droite, je n’arrivais plus à voir où se trouvait Liz, mais vu la hauteur de certains des containers, je ne m’inquiétais pas outre mesure. Elle devait juste être derrière l’un d’eux. Je me mis donc franchement en marche vers le hangar en espérant y retrouver Mark et sinon, le fouiller de fond en comble. A mi-chemin, je jetais un coup d’oeil par-dessus mon épaule et pu voir que Liz m’avait emboîté le pas, ce qui dans tous les cas me rassurait. On avait perdu Mark, manquait plus que d’en perdre un autre. Je ne ralentis pas pour autant, elle me rejoindrait à l’intérieur. Arrivé à deux pas de la porte, celle-ci s’ouvrit soudain sur le balaise qui en sortait, me lâchant ses répliques toujours aussi concises et visiblement pas ému pour deux sous du fait qu’il s’était barré sans nous le dire et qu’on aurait pu s’en inquiéter. Il en fallait plus pour me décontenancer et, bien que je n’aie pas un seul instant l’idée de remettre en doute ses dires, je pensais qu’il y avait peut-être là-dedans des choses qui pour lui se révélaient sans importance, mais pas forcément pour moi, et j’avais bien l’intention de vérifier ça de visu.

- T’es sûr ? T’as pu rater quelque chose. Je veux juste jeter un coup d’œil vite fa…

L’écho soudain se réverbérant entre les bâtiments vint couper ma phrase sans espoir de la terminer un jour. Le doute n’étais pas permis, c’était bien des coups de feu qui venaient de retentir, deux ou trois, très rapprochés. Mon sang ne fît qu’un tour. Oublié, Mark, le hangar, et Liz. Une seule et unique idée me vint en tête.

- Jena ! … Merde !

La simple pensée que ça aurait pu être quelqu’un d’autre qu’elle, un isolé, un autre groupe de survivants, ça ne  m’effleura jamais. Tout ce que je savais, c’était que plusieurs tirs venant de notre petit soldat, de ce que j’avais pu voir de la miss, je trouvais que c’était plus que mauvais signe. Ca voulait dire qu’elle avait été prise par surprise et c’était tout, sauf rassurant. Je ne pris pas le temps de réfléchir ni d’envisager de prendre les autres à parti. A peine l’écho retombé que je piquais un sprint en direction de la sortie et de la bâtisse dans laquelle Jena avait pénétré, manquant de peu déraper en esquivant la bordure d’un container maculé d’huile, jurant intérieurement pour l’avoir laissé seule malgré tout. C’était une connerie, une erreur de débutant, ne jamais rester seul dans une zone fermée, bordel ! Voilà ce que j’en pensais, sur l’instant. Débouchant de la dernière benne sur la place dégagée face à l’entrée d’où on était arrivés, je bloquais net et m’arrêtais, figé devant le spectacle que je découvrais soudain.

Se cognant à la grille, se bousculant entre eux, lacérant leurs chairs contre le fin grillage, 7 ou 8 rôdeurs se disputaient la surface du portail, poussant et griffant le métal comme si, à terme, leur seule persévérance suffirait à le renverser. Plus loin derrière eux, se cherchant un passage entre les carcasses abandonnées des véhicules, je pouvais en voir d’autres, 4, 5, sans être sûr. Je ne savais pas d’où ils venaient, mais une chose était certaine. Nous ne ressortirions pas de là où on était venu. Ca ne dura qu’un instant, mais cette vision avait de quoi me faire frémir au plus profond de mon être, de voir aussi proche ces faces déformées, ces mains s’écorchant en frappant le grillage, d’entendre aussi nettement ces râles inhumain sortant de leur gorges... Fugace, l’impression partit tout aussi vite qu’elle ne m’avait pris et l’instant d’après, j’étais à nouveau en phase avec la réalité du moment et  me retournait vers le bâtiment désormais sur ma gauche. Scrutant la façade sans rien voir et en profitant pour reprendre mon souffle, ce qui me fît également constater que j’étais moins en forme que prévu, un retour de prudence et le rappel du fait que j’étais sans arme efficace me fit avancer plus lentement vers l’entrée, attentif au moindre mouvement un tant soir brusque qui aurait pu entrer dans mon champ de vision.  Enfin, je m’arrêtais contre le cadre de la porte vitrée désormais en miette au sol suite au premier tir de Jena, laissant l’accès béant et, comme accueil, le cadavre au sol comme un avertissement. Sans entrer, mains droite appuyée au cadre, plus attentif encore au moindre son ou mouvement provenant de l’intérieur, j’appelais d’une voix forte en espérant vivement une réponse, sans oser croire le contraire, sans vouloir seulement le penser, mais en gardant en tête que ça pouvait arriver. Et dans ce cas...

- Jena… JENA ! T’es là !? Tout va bien ?!


A ce moment, je ne pensais alors plus à mes deux compagnons qui, s’ils avaient suivi, ne devrait pas tarder à arriver, s’ils ne m’avaient pas rejoint déjà.

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Ven 15 Jan - 1:10
Elizabeth haussa un sourcil en voyant le grand chauve à lunette revenir auprès d'eux, attestant que plus rien d'utile ne se trouvait à l'intérieur. Avait-il réellement pu trier le contenu de ce grand hangar dans le laps de temps qu'il fut nécessaire à la jeune femme de simplement fureter  le contenu d'une demi-douzaine de conteneurs ?
Son scepticisme fit écho dans la remarque que Johann avait commencé à énoncer, interrompu par le bruit caractéristique d'une arme à feu, détonnant à plusieurs reprises.

Si le fil des pensées d'Elizabeth l'amena vers la personne manquante du quatuor originel, elle réagit moins vivement que Johann qui s'était littéralement précipité vers le potentiel danger. Au lieu de cela, elle campa sur ses positions, jetant des coups d'oeils attentifs aux alentours, persuadée que le danger pouvait potentiellement venir les surprendre par d'autres chemins.
L'arme au poing, elle se décida finalement à progresser à la suite du rouquin d'un pas relativement lent, pour s'arrêter non loin de l'entrée, la seule et unique d'ailleurs qu'ils pouvaient emprunter. Devant elle, le large portail montrait l'agglutinement de morts plus encore que ce qu'elle avait cru percevoir quelques instants plus tôt. Elle ne percevait pas bien au delà de la première rangée qui s'était collé aux barreaux, mais il fallait sans doute bien compter sur une dizaine, voir davantage, les coups de feu n'ayant pas été des plus discret pour endiguer le phénomène.
Un peu plus sur sa gauche se dressait la cabane du gardien où s'était engouffré le Chevalier Johann à la rescousse de sa belle, et surtout, le bidon d'essence qu'elle avait repéré à son arrivé sur les lieux et que personne ne semblait avoir remarqué, ou du moins, pas en l'apparence puisqu'il gardait la même place au pied de la petite bâtisse.

" Il va falloir se frayer une sortie." Avait-elle confié à Mark, persuadée qu'il se tenait près d'elle.

Et si cela n'avait pas été le cas, elle remarquerait alors, sans vraiment y prêter d'importance, qu'elle avait simplement parlé toute seule.

Cela ne l'empêchera pas de se mettre en quête de ce nouvel objectif, prêtant tout de même oreille à ce qu'il se passait à l'intérieur tandis qu'elle allait vérifier si le contenant renfermait bien de l'essence à l'intérieur.
Elle dévissa le bouchon et approcha ses narines à proximité de l'ouverture. L'odeur caractéristique et forte du gasoil s'échappa de l'embouchure, lui confirmant ses doutes à son propos.

Elle avait beau retourner la question miles fois dans sa tête, elle ne voyait pas miles solutions à leur problème. Accroupie près de son bidon d'essence en dernière trouvaille, elle observait les dégénérés forcer sur les barreaux, bras tendus et dents à découvert, à s'en déchirer parfois la chaire, dans l'ultime espoir de goûter à leur nectar sanglant. Plus ils attendaient et plus la situation devenaient tendu. S'ils restaient davantage sur les lieux, ils se retrouveraient enfermés pour de bon dans cet espace plein air. Elle devait agir, maintenant.

Retirant le cran de sécurité de son arme, se redressant pour se tenir d'aplomb, elle se mit en position de tir et aligna le premier crâne de rôdeur.

" Je débarrasse l'entrée. Va falloir se grouiller, ça devient trop dangereux."
Annonça t-elle pour éviter à ses camarades d'être surpris par le geste, pour ceux qui ne pouvait la voir faire.

Elle pressa la détente, à cinq reprises.
Elle n'avait pas forcément retrouvé toute son expérience dans le domaine, mais à peu de chose près, elle obtint l'effet escompté. Il fallait dire aussi que les cibles étaient assez facile à aligner, piégés dans leur propre hargne, certains crânes s'étant même coincés entre les barreaux de fer du large portail.
C'est bien quatre morts dont la boîte crânienne vola en éclat. Il en restait encore debout, mais le processus lancé, et le bruit maintenant généré, ça ne servait plus à rien de s'arrêter en chemin.

Jena Higgins

Anonymous
Invité
Dim 17 Jan - 14:49
De longues minutes défilèrent sans que j’en ai une réelle conscience, ni même de ceux qui m’avaient accompagnés… jusqu’à ce que la voix de Johann, forte et appuyée, ne me parvienne et ne m’arrache à cette apathie. Je m’essuyai les lèvres du revers de la main droite puis me redressai lentement avant de rassurer le rouquin d’une voix assez forte pour qu’il puisse m’entendre.

“Ouais ! Ouais… Tout va bien...” finis-je par lui répondre d’un ton clairement mal assuré et encore fébrile, tranchant radicalement avec l’attitude que j’avais montré jusqu’à lors.

Quittant les toilettes, je me dirigeais vers le bureau où j’avais négligemment jeté les trouvailles récupérées sur le cadavre du flic, puis commençais à les rassembler aux côtés de mon sac-à-dos. Déposant mon arme de poing sur le plan de travail, je me délestais également du talkie et de la paire de jumelles avant de tenter d’enfiler le gilet pare-balle par-dessus mes vêtements. La présence du rouquin me rappelant que si je devais me mettre au-devant des risques pour les protéger, je n’avais cependant aucune envie de recevoir une balle dans le buffet pour eux. Refermant le velcro autour de ma taille pour bien plaquer le gilet contre mon torse, je le défis cependant tout aussi rapidement en constatant que la protection m’empêchait de respirer convenablement en me comprimant la poitrine. Non sans dépit ni frustration, je me résignais à devoir remettre ce gilet à quelqu’un d’autre.

Mon choix se porta tout naturellement vers Mark, justifié par l’idée que l’homme semblait lui aussi prêt à à se mettre au devant du danger pour protéger les autres et qu’à cet égard, il méritait davantage ce type d’équipement. Tout bancal que pouvait paraître ce raisonnement, je préférais assurer et capitaliser sur la survie de personnes capables de se défendre d’elles-même, m’évitant ainsi d’avoir à me mettre moi-même en danger. Vidant mon sac-à-dos du matériel médical et du papier-toilette, je repliais le gilet pare-balle autant que possible - soit peu vue sa rigidité - je le glissais dans le fond de mon sac-à-dos, puis y ajoutais le talkie préalablement éteint et dont l’utilité m’apparaissait plus que douteuse sans personne pour nous répondre au campement ; et la paire de jumelles.

Finalement, j’examinais les différents éléments d’armement récupérés sur le cadavre de l’agent SWAT. Un silencieux, un chargeur haute capacité, un pointeur laser et un monoculaire de vision nocturne. Je fourrais les trois derniers éléments dans les poches latérales de mon pantalon, ne prenant que quelques secondes pour visser le silencieux à l’extrémité du canon de mon Five-SeveN non sans une certaine satisfaction ponctuée d’une seul regret : celui de ne pas avoir découvert un silencieux bien avant.

J’utilisais ensuite le papier-toilette pour nettoyer la crosse du fusil à pompe des restes du gamin infecté rendu au repos éternel, puis mettais le reste du rouleau et du matériel médical dans mon sac-à-dos. Refermant ce dernier, je le remis sur mon dos, récupérai le fusil à pompe dont la sangle suivit le même chemin sur mon épaule gauche, puis ramassai enfin mon flingue de la main droite. Tournant les talons pour regagner la sortie du bureau, je ne portais finalement que peu d’attention au rouquin s’il se trouvait encore là, ne souhaitant absolument pas m’épancher sur ce qu’il s’était produit ici, ni sur le malaise qui m’avait gagné ; et encore moins auprès de lui.

Quittant finalement le poste de garde, les multiples détonations qui survinrent m’arrachèrent à mes pensées égoïstes pour me pousser à m’interroger sur la nature et la raison de ces coups de feu. Bien rapidement, mes prunelles tombèrent sur une Elizabeth en train de faire le ménage auprès du portail, explosant quelques crânes de rôdeurs qui barraient notre chemin de sortie.

Pressant l’allure pour rejoindre la jeune femme, je levais mon arme à mon tour et prenais part au massacre. Positionnée en posture de tir avec - une fois n’était pas coutume - le temps de bien ajuster ma visée, je pressais la queue de détente à huit reprises, envoyant ad patres cinq rôdeurs supplémentaires dont les corps décharnés commençaient à s’amonceler devant la grille. Si j’éprouvais une satisfaction certaine à ne plus percevoir les détonations criardes de mon flingue, je n’en étais pas moins surprise par le recul et la modification de poids et d’équilibre que le cylindre du silencieux imposait.

“Mark !” avais-je interpellé le chauve d’une voix forte, pensant et espérant qu’il se trouvait non loin de nous. “A toi l’honneur. On te couvre,” lui ordonnais-je ensuite d’un ton sûrement trop impérieux. Mais comme l’homme ne semblait guère enclin à la contestation, ni même à vraiment l’ouvrir, j’espérais de lui une coopération docile et rapide. Au pire, si remarques il y avait à faire, j’espérais qu’il aurait l’intelligence et la courtoisie d’attendre qu’on soit en sûreté.

Mark Logan

Anonymous
Invité
Dim 17 Jan - 17:41
"Oui je suis sûr, le hangar est pratiquement vide et..."

Mark est stoppé net dans son explication mais aussi avant qu'il ne se déporte sur le côté pour faire semblant de laisser l'accès au hangar à Johann et Elizabeth. Ce qui, il l'avait espéré, aurait été inutile avec la fin de ses paroles. Mais finalement personne ne saura jamais ce qu'il se serait passé alors que des coups de feu résonne et que l'autre homme de service se précipite vers l'entrée de la déchetterie en gueulant après Jena. Un peu plus ou un peu moins de tapage, après tout ils ne sont plus à un hurlement près. Et si pour une fois, l'ex mineur ne semble pas totalement détaché du sort de Jena ; uniquement parce qu'il trouverait ça dommage de ne pas pouvoir se charger d'elle à sa manière ; il ne se rue pas non plus à la suite de Johann.

À la place, il jette un coup d'oeil vers Elizabeth, se rendant compte au passage qu'il est temporairement délivré des pulsions et de la frustration que la magnifique brune faisait naître en lui. Se calquant sur leur conductrice, il sort son couteau et observe à son tour et rapidement les alentours avant de lui emboîter le pas, restant néanmoins à un ou deux mètres derrière elle. Arrivés près de l'entrée, il peut constater les charognards s'agglutiner à la grille, les observant il se contente de répondre un oui d'un mouvement de tête à la phrase d'Elizabeth. Réfléchissant au meilleur moyen à leur disposition pour ressortir de là, pendant que la brune part s'occuper d'un bidon qu'elle a trouvé, il reporte son attention sur elle avant d'arquer un sourcil, elle n’espère tout de même pas foutre le feu aux zombies ? Enfin si c'est bien de l'essence qu'elle a trouvé. Lui ne voyant qu'une seule solution à leur problème : qu'il se porte à l'avant contre la grille pour transpercer le crâne des suppôts de Lucifer avec sa lame de combat.

Mark se met en branle pour s'approcher de la grille et commencer son fastidieux travail, cherchant visuellement le meilleur angle d'attaque et qui présente le moins de danger possible. Pour faire finalement un bond arrière et s'accroupir au premier coup de feu qui résonne dans l'air. Se couvrant, de la main, l'oreille la plus exposée au vacarme de l'arme à feu, il tourne vivement la tête vers la responsable. Absorbé par ses propres analyses, il n'a perçu que trop tard la mise en garde d'Elizabeth précédant les tirs. Il peut alors la voir être rapidement rejointe par une Jena bel et bien en vie et visiblement déchaînée à la voir aligner les charognards et tirer à son tour. Passablement agacé et blasé après la démonstration un peu trop audible des deux filles ; sans parler qu'il a failli être dans la ligne de tir ; il se redresse et leur lance un regard noir...qui ne risque pas d'être perçu comme tel avec les lunettes de soudeur masquant son regard.

Et voilà que la blondasse se met de nouveau à cracher ses ordres, si dans le fond il n'a pas l'intention de ne pas obtempérer, il ne peut pas non plus laisser passer cela encore une fois sans rien dire.

"Chef, oui chef. À vos ordres chef !"

Mots lâchés d'un ton entièrement sarcastique, démontrant bien, que cette fois, Jena a poussé un peu trop loin les choses. Avant qu'il ne leur tourne le dos, pour cette fois terminer son cheminement jusqu'au portail, bien sûr qu'il n'a eu aucun mal à comprendre où elle voulait en venir. Tous, autant qu'ils sont,  sont pressés de sortir de là avant que les choses ne tournent encore plus mal et que toute retraite leur soit interdite. Ce qui ne l'empêche pas, une fois parvenu au portail, de prendre le temps d'inspecter le résultat des tirs de damoiselles, avant de ranger le couteau de combat à sa ceinture.

Il reste deux charognards qui ne sont pas morts et qui se retrouvent coincés sur le sol par les corps de leurs petits copains, agitant désespérément les bras pour se sortir de là dans l'unique but de se redresser d'une manière ou d'une autre pour revenir harceler le portail et le quatuor de survivants par extension. L'un se trouvant sur la gauche du portail et l'autre vers son milieu, Mark se décale vers la droite avant de commencer son escalade, rendue un peu plus difficile en raison de son défoulement physique préalable mais aussi par l’encombrement des objets dans son sac à dos. Non pas qu'il soit fatigué ou ce genre de chose, juste que l'on ne peut pas dire de lui qu'il est un homme agile ou très souple.

Les deux pieds de nouveau sur le sol et de l'autre côté de la grille, il s'écarte de la menace sur le sol, tout en portant sa main droite sur la garde de sa lame. Faisant rapidement un tour d'horizon pour constater comme il s'en doutait déjà qu'il y a plus que les trois ou quatre zombies coincés par les véhicules. À lui de renverser les choses et sans un regard en arrière, sa voix se fait entendre, oscillant à la limite entre l'ordre et le conseil.

" Grouillez vous, il y en a une vingtaine d'autres en approche !"

L'ex mineur ne doute pas du fait que les trois autres soient pressés de partir et qu'ils doivent déjà se bouger le cul mais il ne pouvait pas ne pas les prévenir alors qu'il a une meilleure vision de la périphérie extérieure de la déchetterie. Et s'il attend d'être rejoint par le trio, il ne perdra pas une seconde de plus avant de se mettre en route vers leur véhicule, leur seul -ou presque- moyen de sortir de là mais surtout rapidement.

Johann Libert

Anonymous
Invité
Mer 20 Jan - 0:42
En arrivant à la porte de ce qui était effectivement le bureau, je ne vis rien de particulier, aucune trace de monstre ni aucune trace de Jena non plus. La réponse qui arriva étouffée d’une pièce intérieure suffit à me libérer de l’inquiétude que les coups de feu m’avaient fait gagner. Néanmoins, si elle m’assurait ainsi qu’elle était bel et bien vivante, le ton de sa voix en démentait pourtant le contenu. Quant à savoir ce qui l’avait mise dans cet état, alors qu’elle réapparaissait dans mon champ de vision sans dire un mot et sans un regard de mon côté, elle ne semblait pas vouloir l’expliquer et je ne voyais rien qui dans la pièce principale aurait pu en être la raison. C’était son droit le plus strict de faire comme si rien ne s’était passé tant que ça ne nous amenaient pas plus d’emmerdes et je ne m’attendais pas à des fleurs non plus, mais quitte à me faire carrément ignorer j’aurais tout aussi bien pu ne pas me préoccuper du tout de ce qui aurait pu lui arriver. Une chose de sûr, c’était pas en crânant continuellement qu’elle allait prouver quoique ce soit, à part que visiblement elle avait besoin de prouver quelque chose. Sur ces considérations, elle allait bien, tout était ok, on pouvait donc se tirer de cet endroit, d’autant plus qu’en regardant par-dessus mon épaule je pouvais voir que les autres nous avaient rejoints avec un temps de retard. Je laissais Jena à ses petites affaires dès que je pus constater qu’elle était réellement en un seul morceau, puisqu’elle semblait réellement décidée à faire comme si je n’étais pas là, et me retournais vers la cour avant qu’elle ait levé le nez de son sac à dos.

Nous avions un autre problème autrement plus sérieux sur les bras et visiblement, Liz était en train de le constater également alors que Mark semblait déjà décidé à s’y attaquer de front, jouant du couteau, de ce que je pouvais voir d’ici. J’étais en train de me demander s’il n’y aurait pas un autre moyen plus sûr de sortir, comme par exemple de passer par une route arrière ou par les toits, mais les détonations du pistolet m’arrachèrent net à mes pensées. J’étais décidément entouré de bourrin qui ne voyaient que la manière forte. Soit, c’était rapide et efficace, j’allais devoir m’y faire, même si ce n’était pas ma manière de faire, assurément, et que je ne savais pas trop si ça me plaisait vraiment. En tout cas, c’était radical. Les acharnés derrière la grille tombaient comme des mouches. A part le fait que ça rameutait ceux alentour qui n’étaient pas encore au courant et qu’on allait devoir se grouiller avant d’avoir tout le quartier à nos trousses, je devais m’avouer que je n’étais pas complétement mécontent de voir ça, une sorte de revanche sur eux, qui n’avaient plus d’humains que la forme, et à qui je devais d’être là aujourd’hui. A ce moment, Jena me passa devant le nez comme si j’étais invisible, mais je commençais à m’y faire, pour rejoindre Liz et taper le carton à ses côtés. Au passage, je constatais qu’elle avait un flingue équipé d’un silencieux, ce dont je n’avais pas souvenir, et qu’elle savait effectivement s’en servir, ce qui ne changea en rien l’avis de plus en plus formé que j’avais sur la demoiselle.

Dès que le tir nourri envoyé par ces dames pris fin, Mark se vit interpellé par Jena de son ton de petit chef dont elle usait depuis le début. Non, c’était certain, ça allait pas le faire. Il semblait d’ailleurs du même avis que moi, de ce que j’entendis de sa réponse et du ton donné à celle-ci. J’en profitais pour passer à la gauche des deux filles et avançait vers la sortie avant que la grille ne soit prise d’assaut par une seconde vague, et parce que comme ça y allait, j’allais encore être oublié derrière.

- Evitez de me tirer dans le dos, les filles, on se retrouve de l’autre côté.

Si Jena voyait quelque chose à redire, qu’elle le dise donc. Après tout, c’est elle qui avait décrété depuis le début qu’elle nous couvrait, je ne voyais pas de raison que ça change. Je regardais les corps en vrac du côté rue ; Mark avait passé très à droite du grillage et en étant attentif, je compris vite la raison. J’allais donc faire comme lui histoire de ne pas retomber bêtement sur un des rôdeurs qui se débattait pour se décoincer. Prenant un peu d’élan à la base de la grille, je m’élançais pour attraper le grillage au plus haut possible, ripait sur les mailles avant de trouver un très vague appui, me rétablissais en haut en forçant sur les bras et me laissait glisser de l’autre côté pour atterrir sans mal non loin de Mark, amortissant la chute des deux mains. En me relevant, passant les paumes sur le devant de mon jeans pour virer les graviers qui avaient décidés de s’incruster, je ne pus que constater tout ce que son avertissement lancé pendant mon escalade avait de vrai. Ca prouvait bien que ces charognes étaient attirées par le bruit, avant tout autre chose. Entre les véhicules abandonnés, c’était bien une grosse vingtaine de rôdeurs qui s’approchaient de tous les côtés et n’allaient pas tarder à nous encercler. Seul sans doute le fait que leur avancée soit contrariée par les obstacles  les avait empêchés d’être déjà là.

- Eh ben ça y est, on a rameuté tout le quartier… Tu cours vite, Mark ?

La première partie de mon commentaire à voix haute ne s’adressait à personne en particulier, j’émettais simplement tout haut ce que je pensais. Et si je prenais Mark à parti ensuite, c’était tout simplement parce qu’il était à côté de moi. J’avais l’habitude de me parler tout seul, comme beaucoup de gens qui passent beaucoup de temps en solitaire. Je n’attendais aucune réponse de sa part ; par contre, j’étais pressé de partir et si ce n’était le fait que Mark attende les filles, j’aurais bien pris de l’avance. Sans doute que si il n’y avait eu que Jena, je l’aurais fait. Mais, solidarité oblige, il n’y avait pas que Jena. Je rongeais donc mon frein en attendant que les miss nous rejoignent en me retournant vers l’intérieur de la déchetterie, pour voir si, le cas échéant, l’une d’elle aurait besoin d’aide pour sortir de là. Je me trouvais d’ailleurs con de ne pas y avoir pensé avant de franchir la grille, mais une certaine fille avait un peu piqué au vif ma fierté, je devais bien le reconnaître et je réfléchissais moins bien dans ces conditions. Dans le pire des cas, je pouvais même faire l’aller-retour pour donner un coup de main si je voyais que c'était nécessaire.

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Mer 20 Jan - 14:39
Elizabeth fit une pause dans ses tirs, le temps de prendre connaissance des actions et réactions de ses camarades. Jena l’avait rejointe et d’un simple coup d’œil, elle s’était assurée que tout ailles bien pour elle. Après tout, c’était de son côté que les premiers coups de feu étaient partit et vers elle que Johann s’était précipité. Mais elle se portait aux premiers abords très bien et avait même récupéré un petit plus pour son arme à feu.

Reprenant les tirs, maintenant que les dégâts sonores étaient fait, et qu’il ne servait plus à rien de se montrer discret, elle descendit deux dégénérés de plus en ajustant sa visée après deux coups de feu. Elle s’était ensuite déplacée pour assurer les arrières de Mark qui avait escaladé le premier le portail, puis de Johann. Il ne fallait pas qu’un de ces monstres ne profite de leur escalade pour agripper leur jambes à la réception. Elle prenait tout de même ses précautions pour ne pas risquer une balle perdue qui les mettrait plus dans la panade que ne les aiderait.
Elle avait également remarqué les deux morts qui s’agitaient dans le tas de dégénérés qui s’était formé devant la barrière de fer, et ne prit pas le risque de les voir finir par se libérer et griffer ou mordre leur cheville.
Se rapprochant davantage de la barrière, laissant Jena sur sa gauche, elle se dégagea la vue et s’assura qu’aucun des deux hommes n’étaient alignés avec sa visée avant de tirer à nouveau par trois fois, ratant sa cible lors du premier coup de feu.

Depuis l’épisode de l’aéroport, lorsqu’elle s’était retrouvée enfermée avec James dans cet avion, encerclée par les morts, elle avait désinhibé quelques réticences dans le fait de tuer ces créatures. Certes elle se sentait toujours responsable de leur sort, en tant que ressuscitée, et avait une part de ses réflexions qui la poussaient à penser qu’elle avait peut-être était jadis l’une de ces créatures avant de guérir miraculeusement et qu’ils pouvaient probablement donc être sauvé, mais elle avait surtout comprit que sa survie dépendrait principalement et bien souvent au dépend d’autre. Alors quitte à impliquer des dommages collatéraux, elle s’était résigné à en infliger aux sans-âmes.
Tout comme leur sprint pour réchapper à tout ça, poussant James à supprimer les morts sans même prendre la peine de se poser la question, elle avait exécuté ceux-là sans même y réfléchir trop longtemps. Elle aurait bien l’occasion de revenir sur les faits plus tard, lorsqu’elle aurait le temps de laisser parler sa conscience et son humanité. Pour l’heure, la situation exigeait d’agir car elle était de plus en plus dangereuse.

Dès que Johann fut de l’autre côté et qu’un couloir et un créneau s’immisça pour l’inciter à passer à son tour, Elizabeth récupéra le bidon d’essence et s’approcha de la barrière. Pendant un court moment, elle se demanda comment elle allait gérer son passage de l’autre côté jusqu’à ce que Johann lui porte attention.

« Viens m’aider. » L’invita Elizabeth d’un ton qui rappelait davantage la requête que l’ordre.

Elle espérait qu’il arrive à son niveau et ne lui tourne pas le dos, et si c’était le cas, elle lui confierait alors le bidon d’essence en apportant la précision :

« On va en avoir vraiment besoin au campement, mais abandonne le plutôt que de risquer ta vie pour lui. »

Cela relevait évidemment du bon sens, mais cette précision apportée, il saurait alors que ce n’était pas la volonté de lui mettre un poids dans les pattes et que sa vie était bien plus précieuse.
Une fois fait, elle grimperait avec autant de souplesse que la première fois la barrière qui la séparait du mur de véhicule en prenant appui sur la chaine, et se laisserait glisser de l’autre côté en se réceptionnant sur ses deux jambes.

Une fois que Jena les aurait rejoint, en prenant le relais pour la couverture, elle s’engagerait non pas dans le labyrinthe de voiture comme la première fois, mais à l’image de Johann à l’aller : de toit de voiture en toit de voiture. Ils n’étaient plus à une discrétion près et pour l’heure, l’objectif était de rejoindre le véhicule et de rentrer enfin chez eux…

Elle espérait que James soit sain et sauf… il n’avait pas pris contact avec elle, elle craignait pour lui.

Jena Higgins

Anonymous
Invité
Jeu 21 Jan - 23:58
Le temps que Mark ne franchisse le portail, après une réplique ironique qui puait le dédain à mon égard et dont je ne préférais pas vraiment tenir compte, je restais en position à la gauche d’Elizabeth, l’arme toujours levée et braquée en direction des rôdeurs amassés devant le portail. Quelques secondes plus tard et c’était au tour du rouquin que de le suivre dans cette ascension, la pérennité de son cul se trouvant assurée par l’initiative de la jeune femme en direction de quelques rôdeurs se débattant encore. Du coin de l’oeil, mes azurs toujours dissimulés derrière mes verres fumés, je ne pouvais qu’apprécier le bon sens et l’esprit d’initiative de la jeune femme que j’avais initialement cataloguée - à tort - dans la case des inaptes à s’assumer. Un statut que j’accordais cependant toujours à Johann, espérant pour lui qu’il soit capable de se reprendre et faire les choix nécessaires par la suite.

Néanmoins, et bien que j’avais du mal à le reconnaître, je ne pouvais pas occulter la particularité de leur survie et de leurs conditions. Ils n’avaient pas vraiment eu le “privilège” de s’endurcir à ce monde. Un détail qui venait nuancer mon aigreur à leur égard, sans pour autant en diminuer mes attentes ni mes espérances. Quelques instants supplémentaire, et ce fut au tour d’Elizabeth de franchir l’obstacle par où nous étions entrés. Quelques instants durant lesquels je m’étais rapprochée du portail de quelques pas pour assurer la couverture des deux hommes démunis d’armes à feu. Nous étions si proches de lever les voiles qu’il aurait été stupide de se faire avoir maintenant, simplement par empressement ou relâchement.

Combien d’hommes et de femmes avais-je vu tomber sous les dents et les ongles des rôdeurs, simplement parce qu’ils se pensaient désormais en sécurité, ou en passe de l’être ? Ne serait-ce que mon propre - ancien - groupe qui, ayant cédé à ce relâchement de vigilance, m’avait coûté plusieurs jours d’errance et un deuil encore plus lourd à porter.

Ma mire calée, le canon de mon arme pointé entre les barreaux du portail, j’avais pris quelques instants sur moi pour me concentrer à nouveau sur ma tâche et la promesse que je m’étais faite à moi-même, bien décidée à ne pas la trahir jusqu’à ce que nos séants ne soient posés sur les sièges de la Cadillac. Ajustant ma visée en direction de deux rôdeurs approchants, dont seuls les bustes s’offraient à ma vue en se dessinant derrière le capot d’un véhicule abandonné en travers de la route, j’exerçais deux pressions sur l aqueue de détente de mon arme et les renvoyais vers un état plus définitif.

Lorsqu’enfin je pus voir Elizabeth de l’autre côté du portail, prenant le relais sur la couverture, je m’engageais moi-même à franchir l’obstacle une seconde fois, avec bien moins de souplesse et d’assurance que la brune cependant. Ceci fait, j’adressais un léger signe de tête à mes compagnons de sortie, acquiesçant quant à l’idée communément et tacitement admise qu’il fallait lever les voiles au plus vite, le chauve nous ayant informé de l’approche de plus nombreux rôdeurs encore. Intriguée, j’avais observé Elizabeth gravir le capot, puis se hisser sur le toit d’un véhicule constituant l’embouteillage monstrueux qui nous séparait de la Cadillac et notre billet de retour. Fronçant tout d’abord les sourcils dans une moue dubitative, je finis par reconnaître là l’ingéniosité de sa démarche et l’imitais à mon tour, toujours avec bien moins d’aisance à ainsi “gambader” sur la tôle souple ; jusqu’à enfin pouvoir regagner notre Cadillac, au bout de longues minutes d’une progression mal assurée, durant lesquelles j’avais pris l’initiative de débarrasser notre route en altitude de trois rôdeurs, amenant mon chargeur à ne plus contenir qu’une seule et dernière ogive que je me résolvais à ne pas tirer. Celle-ci serait, s’il le fallait, pour moi.

Mais finalement, nul besoin d’avoir recours à cette dernière solution d’urgence quand enfin nous parvînmes à rejoindre le SUV et charger son coffre de nos quelques trouvailles, puis prendre la route en sens inverse, droit vers le campement. Retrouvant mon siège arrière et un certain calme, je tâchais de garder le silence, probablement pour le plus grand plaisir de mes compagnons d’excursion, perdue dans mes réflexions sur le déroulement de cette sortie, mon propre comportement à l’égard de ces trois là, et surtout les nouveaux mauvais souvenirs qui ne manqueraient pas de hanter mes rêves cette nuit.
[Fin du jeu]

Evènements

Anonymous
Invité
Ven 22 Jan - 14:12


Excursion Validée

Récompense(s) :


L'équipe bénéficie de trouvailles : Stock de cuir, Tournevis, Kit de secours basique, Bidon d'essence, Machette de survie, Doses de poudre, Tabac et/ou Briquet & Kit de secours basique.

Mark obtient en objet peu répandu un Gilet pare-balle.
Jena obtient en objet peu répandu un Kit de supplément armement.

Conséquence(s) :

Jena perd 5 points de moral & 5 points de stabilité mentale.
Johann perd 5 points de moral.
Mark a gagné 20 points de Moral.
Mark atteint un état d'euphorie : son bien-être a atteint le seuil maximum !

Vous avez consommé :
Un Bidon d'essence & une utilisation (consommation) sur la Cadillac Escalade ESV (2 restantes).

Les Scénaristes
Page 4 sur 4Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Sauter vers: