Haut de page
Bas de page



 

[Ferme Wallace] Le garage - 20/02/2035
 :: Memorial :: Hopeless Life : First Season :: Ferme Wallace :: Vie de camp

Aller à la page : 1, 2  Suivant

Evènements

Anonymous
Invité
Dim 29 Nov - 23:54
Interprété par Kyle Collins.

Après une traversée du champ relativement silencieuse, dont la lourdeur et la tension n’avaient rien à envier à la météo peu clémente qui dominait vos têtes, tu auras pu voir un corps de ferme se dessiner sur l’horizon. Une ferme à l’apparence tout ce qu’il y avait de plus typique dans les environs, bordée d’une clôture en bois, un pick-up gris vieux de quelques années se trouvant garé au-devant de ce qui t’apparaîtra être un garage. Un peu plus loin, sur la droite de la ferme et donc sur ta gauche, une vieille grange, faite de planches de bois qui n’auraient pas craché sur un bout coup de peinture fraîche. Votre route, ouverte par le fidèle Tobby trottinant à quelques mètres devant toi, finira par vous amener, toi et la jeune Dakota, au beau milieu de la cour de la ferme.

Et alors que le chien allait se coucher juste à côté du pas de la porte d’entrée, se léchant par la suite les pattes avant avec minutie, un jeune homme aura fait son apparition dans ton champ de vision. Chapeau de cow-boy usé vissé sur le crâne d’où dépassaient quelques mèches brunes d’une chevelure ni trop courte, ni trop longue, des yeux marrons, pétillants d’une fougue que la jeunesse apparente de ses traits pourrait bien justifier, devant très probablement avoisiner la vingtaine d’année, même si la barbe duveteuse et inégale qui parsème ses joues pourrait te tromper sur son âge en le faisant paraître plus mûr. Vêtu d’un jean et d’une chemise à carreaux, les pieds chaussés de bottes en cuir, il a tout de l’apparence d’un garçon de ferme tout ce qu’il y a de plus Texan.

D'un rapide geste de la main et d'une onomatopée, il vous aura retenu avant que vous ne puissiez entrer dans la ferme. Posant son regard vif sur la jeune Dakota dans un premier temps, accompagné d’un sourire, puis reportant son attention sur toi, t’examinant de la tête au pied quelques instants sans mot dire avant de revenir sur la jeune femme.

“Encore un ?” lui demanda-t-il d’un ton curieux, qui se nuança d’une légère inquiétude. “Tu vas bien ?”

Une question à laquelle Dakota finit par répondre d’un simple et sec hochement de tête, avant de te lancer un dernier regard légèrement courroucé, puis disparaître par la porte d’entrée de la ferme, laissant le jeune homme légèrement coi et surpris.

Quelques secondes plus tard, il se tourna de nouveau vers toi, puis s’approcha plutôt lentement avant de s’arrêter à quelques mètres, sûrement par sécurité. Après tout, en comparaison à ta stature et ta taille, le jeune homme faisait très clairement gringalet. Néanmoins, il ne semblait pas impressionné le moins du monde. Probablement savait-il tout autant que toi que tu n’étais pas au mieux de ta forme.

“Salut,” t’aborda-t-il d’un ton plutôt distant, soutenant malgré tout ton regard non sans une certaine prétention. “Je m’appelle Ricky, j’habite ici. Et toi ? Tu es ?”

Kyle Collins

Anonymous
Invité
Jeu 3 Déc - 17:10
J’approchais donc de ce fameux abri dont m’avait vanté la connaissance cette petite blonde un peu trop sûre d’elle – et un poil trop impérieuse à mon goût.  Un corps de ferme se dessinait au fur et à mesure que la bête me guidait droit sur lui. J’avais préféré ne pas relever la remarque de la fille. La plupart des personnes qui se permettaient ce genre  commentaire ne faisaient pas partie de ceux qui avaient vraiment connu les théâtres d’opérations extérieurs ni l’environnement militaire d’ailleurs, et encore moins des situations de stress et de détresse intense. Je ne lui en voulais pas, c’était plutôt chose commune, mais cela m’informait par ailleurs un peu plus sur la personne à qui j’avais affaire.

Tout au long du chemin, j’étais resté sur mes gardes, à veiller les alentours à travers le brouillard jusqu’à ce que ce dernier ne daigne se lever pour ne faire qu’aggraver le temps que je trouvais déjà bien pourri. Un éclair zébra le ciel et l’horizon dans un tonnant rugissement, attestant par sa rapidité d’écho la proximité certaine de ce dernier. Et soudain, une pluie torrentielle s’abattue presque aussi brutalement que son annonciateur fracassant.  

Mes épaules s’affaissent aussitôt à la première goûte, ressentant le glacé aussi surement qu’un grêlon aurait pu me figer, soulignant de plus belle la saison souligné par la demoiselle. J’essayais d’éviter de me demander comment tant de temps avait pu filer de ma mémoire, aussi surement que ma guérison spectaculaire, et la disparition des dernières images qui m’avaient saisi lorsque j’ai sombrer dans ce profond sommeil avec la conviction que tout était fini. Des souvenirs vagues et lointains qui traçaient dans ma mémoire un sillon profond et douloureux, envahi par des retours parasites d’images qui ne m’inspiraient eux, aucune familiarité. Si réponse il y avait, elle viendrait en temps et en heure, lorsqu’il serait enfin lieu de se les poser.

J’étais aussi méfiant de ces bâtiments et de ses possibles occupants que de l’environnement dont je restais persuadé lourdement hostile. Même désarmé, il était très peu probable que je sombre dans l’imprudence, aussi safe qu’un endroit aurait pu m’être exalté.

Pas même le temps de s’abriter, non pas que le déluge ne me pose un quelconque inconfort… quoi que si en fait, qu’on nous intercepte. Un mini Texas Ranger s’extrait de la baraque et nous stop, saluant sa comparse avant que celle-ci ne s’échappe… avec l’arc en main.
Je posais alors mon regard sur le chien assis sur le perron, et le gamin avec autant d’attention que les rideaux d’eaux dégringolant sur mon visage ne me le permette, avant de contempler dans toute sa dimension la bâtisse derrière lui.
Peut-être que Kat s’était réfugié à l’intérieur.

Je regarde à nouveau ce qui se présente comme mon futur et probable hôte, forçant un peu sur ma voix au cas où un autre éclair ne zèbre mes mots.

«  Kyle. Ta petite amie m’a dit que c’était un abris sécurisé ici. Est-ce qu’il sert de phare aux réfugiés ? »

Ca me permettrait de savoir s’il était possible que Kat ait été guidé ici.

Evènements

Anonymous
Invité
Ven 4 Déc - 18:12
Le jeune homme aux allures de cow-boy ne manqua d’afficher une petite moue de surprise, les lèvres légèrement entrouvertes et les yeux écarquillés avant qu’un franc sourire amusé, mais nullement moqueur, ne vienne fendre son visage. Hochant imperceptiblement la tête, faisant ruisseler l’eau de pluie des rebords de son Stetson, il t’invita ensuite d’un geste ample du bras accompagné d’une inclinaison de la tête à le suivre vers la porte battante du garage encore grande ouverte.

“Amène-toi… Kyle. Mieux vaut parler de tout ça au sec,” te répondit-il en haussant légèrement le ton, juste après qu’un autre éclair ait déchiré et fait gronder le ciel avant de t’entraîner à sa suite vers l’entrée du garage, pressant quelque peu le pas pour fuir l’orage.

Parvenu à l’intérieur du garage, tu pourras découvrir au milieu de celui-ci la silhouette démontée d’une moto, aux alentours garnis de cartons posés sur le sol en guise de protection et jonchés de nombreuses pièces détachées et autres tâches d’huile. Sur ta gauche, reposant contre le mur jouxtant la large porte, trône une brouette redressée ainsi que quelques outils de jardinage en plus ou moins bon état de conservation et d’usure. Le mur de gauche quant à lui se voit percé d’une autre porte, donnant très probablement sur l’intérieur de la ferme d’après la configuration des lieux que tu auras pu deviner ; porte à la droite de laquelle se trouve fixé au mur, un large panneau de bois garni de nombreux clous, où sont rangés et suspendus de nombreux outils de bricolage. Clés à oeil, clés à pipes, tournevis de longueurs et embouts variés, pinces, marteaux, ect... L’attirail complet du parfait bricoleur, pour peu que tu saches les reconnaître et les distinguer.

Le mur du fond se voit lui orné de deux établis, disposés dans chacun des angles, encombrés de petites pièces, boulons, écrous et autres quincailleries, quelques chiffons plus ou moins propres également, dominés par un large tube néon jetant une lumière blanche et crue sur l’ensemble du garage. D’ailleurs, par-delà la symphonie orageuse, tu pourras, si tu tends bien l’oreille, entendre le vrombissement régulier et ronronnant d’un moteur à essence en train de tourner, celui d’un générateur apparemment disposé derrière le garage. Enfin, sur le mur de droite, se trouve être disposé un vélo n’étant plus franchement de première jeunesse, mais qui te semble parfaitement fonctionnel et bien entretenu.

Emporté par son élan et sa volonté de s’abriter, le jeune Ricky traversa la pièce en direction d’un des deux établis et y récupérant quelques chiffons assez larges et propres, les secouant nerveusement avant de t’en lancer un, roulé en boule.

“Tiens ! Sèche-toi un peu avant de chopper la crève,” te conseilla-t-il, avant d’en faire de même, ôtant son chapeau pour essuyer son visage et ses cheveux légèrement humides, puis essorer très grossièrement les deux pans de sa chemise à carreaux, repensant visiblement à tes dernières paroles non sans se départir de son sourire, un peu moins affiché cependant.

“C’est bien ça. Cette ferme, c’est comme un phare perché au sommet d’une petite île perdue dans un océan de champs. Une île sur laquelle semblent s’échouer les ressuscités comme toi,” répondit-il finalement avec un léger sarcasme. “Et au passage, Dakota n’est pas…” commença-t-il à rajouter avant de s’interrompre, ayant levé ses yeux sur toi.

“On s’en fout en fait… Dakota t’a informé de ce qui t’était arrivé ?” te demanda-t-il, soudainement plus sérieux et le ton bien plus grave, plus inquiet aussi. “Comment tu te sens ?”

Kyle Collins

Anonymous
Invité
Mer 9 Déc - 15:15
Je réceptionnais le projectile envoyé sans accorder plus d’importance que cela à son esthétique, ni même me préoccuper outre-mesure de sa propreté. L’important, plus que la saleté, était que je n’attrape pas la crève comme mon hôte venait de le suggérer, pour le reste, j’aurais bien le temps à m’accorder une toilette légère, quand je le pourrais.
Si l’hygiène était une chose particulièrement irréprochable pour moi, il y avait des circonstances où il fallait y passait outre. Et à mon jugement, la situation actuelle en faisait partit.

J’avais pénétré dans les lieux avec une extrême prudence, accordant une concentration particulière aux recoins et éventuelles présences autre que mon guide dans ce qui s’avèrerait un futur labyrinthe à parcourir. Le garçon me semblait déjà bien plus avenant que la petite blonde, et en dépit de son jeune âge bien affichait, je savais que je pourrais en tirer quelque chose qui allait au moins dans mon sens.
J’étais donc entré dans ce qui semblait être un ancien garage reconvertit en atelier mécanique, comme la bonne majorité des garages connus. Combien de personne avais-je vu laisser leur voiture sous un carport tandis que le garage était envahi, comme un abris de jardin, ou comme un grenier, et la majorité du temps comme un atelier.
Celui-ci, comme le miens d’ailleurs, ne faisait pas exception à la règle. La différence était que je n’étais pas bricoleur pour un sous, et pour cause, le miens avait été transformé en petite salle de muscu maison. Un moyen détourner de pouvoir se servir d’une pièce non déclarée.

Je me retrouvais donc dans cette pièce, avec ce morceau de tissu, assez trempé, partiellement épongé, et ce brin d’adolescent presser de converser.

« J’ai l’impression d’avoir descendu cent-vingt shot en un temps record et d’avoir été jeté d’un camion en marche au bord de nul part. Et avec ça la même peur panique quand tu te réveils dans le pieux d’une grosse moche sans aucun souvenir de ce que tu as pu faire la veille. Ça te donne l’idée. » Lui avouai-je d’un sourire légèrement complice. « Mais j’ai eu le droit au laïus apocalyptique, du style : Hey, t’es mort ! J’sais pas bien ce qu’elle attendait comme réaction, mais je crois que je l’ai déçu. »

Dans ma contemplation prudente des lieux, et entre deux frictions de torchon, je continuais alors, sur un ton plus interrogatif et neutre.

« Vous avez accueilli une certain Kateryn un peu plus tôt dans la journée ? »

Evènements

Anonymous
Invité
Jeu 10 Déc - 18:15
A ta première remarque sur les conditions de ton réveil et ton ressenti, le jeune homme aux allures de cow-boy ne put retenir un léger sourire en coin entendu et complice, sa tête se relevant brièvement d’un hochement de tête comme s’il avait lui-même partagé cette expérience par le passé. En réalité, Ricky s’imaginait avec beaucoup plus de peine et d’hypothèses la réalité de la chose, tâchant surtout de se donner une contenance et une prétendue expérience, ne voulant surtout pas passer pour un ringard à tes yeux, espérant s’afficher plus âgé et mature qu’il ne l’était en réalité. Il ne put cependant s’empêhcer de te dévisager alors que tu faisais mention du laïus apocalyptique que Dakota t’avait servi en premier lieu, son visage reprenant un air soudainement plus grave et concerné alors qu’il percevait, peut-être à tort, comme un certain déni ou fatalisme dans tes propos. Une chose qu’il pouvait parfaitement comprendre cependant, tant il devait être difficile d’admettre être mort et revenu à la vie sans véritable raison ni explication.

Glissant ses mains dans les poches de son jean encore humide, les pouces surplombant la couture, il demeura malgré tout silencieux jusqu’à ce que tu achèves de poser ton ultime question. Au terme de quoi, et d’un bref reniflement, il tâcha de reprendre la parole, de son ton toujours aussi sérieux.

“Je me demande s’il existe une “bonne réaction” à avoir face à ce genre de nouvelles, tu vois,” commença-t-il à te reprendre de manière pensive, presque philosophique, avant de revenir à des propos plus terre-à-terre, te concernant directement. “Pour répondre à ta question : non, on n’a accueilli personne de ce nom-là aujourd’hui, ni même les semaines auparavant, si ma mémoire est bonne. Et elle l’est,” conclut-il en secouant lentement la tête.

“Pour reprendre les explications de Dakota, si jamais tu n’y as pas vraiment cru ; et je comprends que ça puisse être dur à avaler, mais tu es vraiment mort, il y a probablement plusieurs mois de ça, et sûrement loin d’ici. Et t’es pas le premier à revenir. Alors pourquoi, ou comment, vous êtes tous revenus d’entre les morts, ou encore pourquoi ici et maintenant, je serais incapable de te répondre. Ça n’a pas vraiment de sens, ou alors c’est que je suis trop con pour le saisir, mais avec les morts qui marchent et tout ça… Qu’est-ce qui peut bien encore avoir du sens maintenant ?” demanda-t-il finalement, sûrement autant à lui qu’à toi.

“Enfin bref, pour la faire courte, tu es ici à Snyder, en plein milieu du Texas, et nous sommes en Février 2035. Et c’est pas des conneries, malgré les apparences,” précisa-t-il avec un tel aplomb dans ses gestes, sa posture et ses propos qu’il était difficile d’imaginer que ce soient des mensonges ; ou alors, le jeune homme était un mythomane extrêmement doué.

“Voilà, voilà…” lâcha-t-il au bout de quelques secondes avec une certaine gêne qui lui fit se racler la gorge, et peut-être une légère crainte d’affronter tes réactions, si violentes elles pouvaient être. “Qui est cette Kateryn ? Sans vouloir faire l’indiscret…”

Kyle Collins

Anonymous
Invité
Ven 18 Déc - 10:02
Je hochais la tête, noyé dans mes pensées tandis qu’il réfutait la présence de Kat dans cette maison. Je l’avais pourtant vu quelques instants auparavant avant qu’elle ne s’enfuit pour trouver refuge quelque part. Il ne restait donc plus que deux solutions : soit il mentait, soit elle s’était réfugié ailleurs, quelque part qui lui aurait inspiré plus de sécurité et je la comprenais. Rester dans un lieu prétendument sécurisé que l’on vanter avec force et conviction en dépit de la situation, par un couple de jeune ado un peu étrange dont j’ignorais les intentions. Ces deux gens-là semblait un peu trop persuadé que j’étais mort. Comment en étaient-ils si sûrs ? Pourquoi n’émettaient-ils pas l’hypothèse qu’il est possible d’avoir guérit de cette étrange maladie ? Un peu comme un mauvais rhume qui passe avec le temps. Ils n’avaient pas l’air de scientifique pourtant. Est-ce qu’ils étaient impliqués dans un coup monté ?
Au moins, le gamin semblait un poil plus logique sur les suppositions, et n’affirmaient rien.

Le couplet du bon samaritain, très peu pour moi, mais je décidais de suivre leur jeu d’un sourire avenant, bien que d’un œil prudent.

« Alors ça veut dire que ça fait de très long mois que j’ai pas pris de douche, d’où l’odeur ! » Affirmais-je les lèvres étirées par ma boutade, toujours contemplatif du lieu dans lequel il m’a accueilli.

J’observais alors en biais la porte qui semblait donner vers la suite de la maison. De l’extérieur, elle m’avait semblé assez grande d’ailleurs. Le genre de truc qui pourraient héberger une cinquantaine d’asiatique bien tassé sans compter ceux qu’il était possible de stocker dans l’immense grange qu’on avait à peine aperçu sous les rideaux d’eau, sur notre gauche.

« Ma femme. » Décidais-je de répondre simplement. «  Elle cherchait un abris dans le coin mais je ne sais pas où elle a atterrit. Une idée s’il y a un autre endroit qui pourrait paraitre assez safe dans les environs ? »

Tant que j’étais sûr de rien, je préférais continuer mon enquête sur toutes les possibilités qui s’étaient offertes à moi. Mais ma curiosité l’emportant, je rajoutais :

« Vous êtes seuls dans ce lieu ? »

Je ne laissais rien filtrer de mon impatience. Il ne m’avait pas fait entrer dans cette pièce pour simplement me donner un foutu torchon et sécher mes cheveux et mes trois poils sur le menton. Il patientait ostensiblement en me sondant, d’un jugement qui ne pouvait être qu’immature à la vue de son âge, et en me posant des affirmations et des questions d’un discours répété. Je me demandais vraiment ce qu’ils attendaient, lui et elle, de moi. Ou ce qu’ils espéraient ?
J’avais de moins en moins la nausée de ce semblable lendemain de cuite. C’était déjà une bonne chose.

Evènements

Anonymous
Invité
Jeu 24 Déc - 12:44
Attendant tes réactions, Ricky en profite pour s'essuyer le visage, les cheveux et les mains une dernière fois avant de lancer en boule dans un coin le morceau de tissu qu'il tenait jusque là. Il se retourne au moment ou tu lance ta boutade si bien qu'après une fraction de seconde de surprise, un large sourire étire les traits de son visage avant qu'il ne hoche la tête d'un air entendu.

- C'bien que tu arrive à en plaisanter.

Le jeune cow-boy te voyant ensuite redevenir sérieux et regarder les lieux mais surtout la porte qui mène sans doute au reste de la maison, il adopte le même air que toi, peut-être sent-il que la pause plaisanterie est terminée. Ce qui ne manque pas d'arriver dès que tu reprend la parole, Ricky en plisse les yeux en entendant ta question et semble songeur d'un seul coup, sa bouche se tortillant d'un côté à l'autre pendant que tu termine en lui posant une nouvelle question.

- Non, je suis désolé mais à part des zombies, il n'y a pas âmes qui vivent à des kilomètres à la ronde et que des bâtiments abandonnés et en ruines. Avec le temps qu'il fait, elle est peut-être parti dans une mauvaise direction, on pourra toujours essayer de voir si on la trouve quand l'orage sera passé.

Ricky montre clairement qu'il réfléchit à la question, fronçant même les sourcils à un instant, laissant ainsi passer une bonne minute avant de te regarder à nouveau.

- Ah oui ton autre question !

Le jeune homme esquisse un sourire qui se veut rassurant, réchauffant, à ton intention avant de poursuivre.

- Non, nous ne sommes pas seuls ici, à vrai dire la ferme appartient à Nelson Wallace. Un homme assez âgé et d'une sacré carrure même toi tu feras petit à côté de lui, un homme profondément bon, juste et droit et un peu pieux aussi. C'est grâce à lui que tout ceci est possible. Après tu as Pamela, elle s'est notre cuisinière et 'tain qu'est-ce qu'elle nous fait de bons plats, puis Clark, lui c'est mon pote un peu solitaire mais un vrai génie de l’électronique et de l'informatique. Tu as aussi Ana, notre vétérinaire, un peu garçon manqué sur les bords avec un sacré cul... Ricky se stoppe net dans son explication, baissant les yeux et prenant une profonde inspiration avant de continuer. Et enfin tu as Dakota et moi sans oublier Tobby. Je sais pas ce qu'il s'est passé avec toi mais Dakota est gentille et toujours souriante normalement puis elle chante sacrément bien.

Dehors l'orage continu de déverser ses trombes d'eau, deux éclairs viennent zébrer le ciel et illuminer l'intérieur du garage pendant une seconde ou deux avant qu'un violent coup de tonnerre ne vienne, lui, déchirer les tympans.

Kyle Collins

Anonymous
Invité
Mer 6 Jan - 11:28
Je jouais des épaules pour essayer de décoincer quelques nœuds, me sentant encore très engourdis, même si cette nausée avait enfin disparue. C’était assez fou que ce mal de crâne reste à ce point résiduel pourtant et se lie aux sensations étrangères renvoyées par mon propre corps. J’ignorais si c’était des courbatures ou si autre chose ankylosait mes membres à ce point, mais la sensation était bien désagréable. J’avais l’envie irrépréhensible de faire quelques exercices pour délier tout ça mais me contenter pour l’heure d’attendre d’avoir passé leur « test » pas très adroitement caché.
Je réajustais donc à nouveau le sac sur mon épaule, faisant balader les boites de conserve qui se trouvaient à l’intérieur, et abandonnait le torchon assez humide, voir même mouillé, sur l’établi d’à côté sans vraiment prêter rigueur à cet abandon.

Je posais mes yeux inquisiteurs sur le gamin tandis qu’il me répondait d’un air qui semblait songeur. Pas âme qui vivent à des kilomètres ? Mon cul oui. Kat, moi, et ce connard, on avait atterrit comment sur leur pelouse ? Par téléportation peut être ? Plus les informations m’étaient donnés et moins j’avais envie de prêter ma confiance en ces personnes, ni n’accorder crédit à leurs palabres tant que je ne m’en serais pas assuré par moi-même.
Je reporterais mon investigation à plus tard, préférant continuer à faire en sorte de pouvoir visiter ce lieu sans qu’on me braque un doberman sous la gorge.

J’entendais encore le ruissellement battant de la pluie à l’extérieur, appuyant la suggestion du dénommé Ricky vis-à-vis de l’orage. Bien entendu que je m’occuperais de cela, mais sans toi mon grand.
Je continuais à garder le silence lorsqu’il commença à faire sa liste et son petit tour du propriétaire. Nelson, Pamela, Ana, Clark, Dakota, Ricky et Tobby. Je n’étais vraiment pas sûr d’arriver à tout retenir, mais ça me donnait surtout une réponse essentiel : ils étaient six, sept en comptant le chien, ce qui n’était pas une sinécure.

« Je ne pense pas que ce soit de ma faute en vérité » fini-je par avouer d’un ton pensif, me remémorant les évènements post-réveil. « Il y avait un autre type avec nous, là-bas. Un espèce de connard hystérique qui s’est montré assez agressif et insultant avec Miss Dakota, surtout qu’il avait une arme en main. J’ai essayé de prendre sa défense. Elle a fait croire qu’elle pouvait gérer la situation en me prenant des mains un arc trouvé par terre, mais elle a eu assez les choquottes à mon avis. Il est ensuite tombé dans les pommes et elle l’a laissé en plan en plein milieu du gazon, avec son arme pour me ramener jusqu’ici. »

Je fis une légère pause, me laissant le temps de continuer mon cheminement de pensée dans mon esprit avant d’en donner le résultat oral à mon interlocuteur.

« M’est avis que vous ne devriez pas le laisser là-bas comme ça. Un malade pareil, ça se maitrise ou ça s’achève, ça se laisse pas en liberté, surtout armé. C’est un risque à ne pas sous-estimer, aussi bien armé pour vous défendre que vous pouvez l’être. »

Et surtout avec un groupe composé pour la moitié du sexe faible, et d’un adolescent, d’un vieillard, et d’un pseudo-génie de l’informatique qui doit se sentir bien seul loin de son univers virtuel. Mais je garda cette pensée pour moi-même, n’octroyant d’égard qu’au doberman dont je me méfiais – bien qu’un bout de côtelette garni de mort-aux-rats pourra sans doute faire l’affaire dès que ses maitres m’auront accordé assez de confiance pour qu’il n’ait plus à se méfier d’un bon bout de gras.

Evènements

Anonymous
Invité
Jeu 7 Jan - 22:11
Le jeune homme ne masqua pas la surprise qui étira les traits de son visage au moment où tu lui annonçais la présence d’un autre individu évanoui dans un champ, d’autant plus un agressif. Fronçant légèrement les sourcils, le visage plus grave une fois la surprise passée, Ricky opina du chef avec une légère moue de reconnaissance à ton égard.

“Merci pour l’info, je vais demander à Nelson et Ana d’aller s’occuper de lui,” reprit-il, ses yeux sombres se posant l’espace de quelques secondes sur la brouette entreposée dans le garage avant de revenir vers toi. D’un mouvement lent, il se retourna sur lui-même et se dirigea vers la porte qui donnait vers l’intérieur de la bâtisse, d’une démarche plus appuyée. Ouvrant cette dernière, il t’adressa à nouveau son attention, te désignant le battant ouvert d’une inclinaison de la tête en t’invitant à le suivre.

“Viens, entre. Tu dois mourir de faim… Et il fait meilleur à l’intérieur,” t’indiqua-t-il d’un ton plus aimable en attendant patiemment que tu le précèdes à l’intérieur des lieux. Lorsque tu franchiras le seuil de cette porte, tu te retrouveras dans ce qui apparaît manifestement comme un salon.

Celui-ci n'est pas vraiment chic : face à toi, un canapé, deux fauteuils, une table et un meuble télé, sans télé, le tout en bois. Un papier peint aux motifs de roses d'or sombre sur fond blanc où des cadres photos trônent par dizaines. Seul bémol, ces cadres ne sont habités par aucune image, vides et déprimants. Derrière toi, le tableau électrique dessine une large fenêtre opaque sur le pan de mur dédié à son installation. Il flotte dans l’air une saveur de vieux bois ciré, ainsi que les odeurs plus délicates et alléchantes de quelques plats en train de mijoter.

Le jeune homme aux allures de cow-boy t’invitera ensuite à aller prendre place dans l’un des fauteuils ou le canapé, selon ton bon vouloir, à moins que tu ne préfères rester debout. Après quoi, il te laissera seul durant quelques instants dans cette pièce, où tu pourras sans trop d’effort entendre qu’une ou plusieurs personnes s’affairaient dans la pièce voisine située sur la gauche par rapport au petit salon. Les doubles portes à battants et l’odeur se dégageant plus fortement des lieux pourront te laisser penser, à raison, qu’il s’agit-là de la cuisine. Dans l’angle opposé du salon, tu pourras remarquer la présence d’un escalier menant vers le premier étage de la demeure ; un escalier que venait d’emprunter Ricky à grands enjambées, avant de disparaître à ta vue dans le couloir du premier étage durant de longues minutes.

Quelques instants de solitude que tu pourras mettre à profit pour découvrir et explorer les lieux, voire peut-être rencontrer un autre des occupants. A moins que tu ne préfères mettre à profit ces quelques minutes pour faire le point sur la situation, réfléchir aux explications du jeune homme ou plus simplement te reposer.

Kyle Collins

Anonymous
Invité
Lun 18 Jan - 11:49
Nous voilà enfin entré dans le vif du sujet. Je restais sur mes gardes, m’attendant à croiser l’une des personnes mentionnées un peu plus tôt, mais finalement, je me retrouvais seul, abandonné dans ce salon rustique qui donnait l’impression d’être partit en vacances, comme dans ces gîtes campagnards qui faisaient tout pour dépayser le citadin moyen.

Je regardais l’adolescent monter les escaliers qui nous faisaient face en refusant poliment son invitation. Je préférais mettre à profit le temps de solitude qu’il m’offrait dans leur demeure pour l’inspecter plus en détail.
Je contournais le coin salon en évitant de marcher sur le tapis de salon qui démarquer le carré que l’on avait alloué à cet effet pour venir jeter un œil à l’une des fenêtres donnant sur l’extérieur en évitant de me poser trop de question à propos de ces cadres sans image. Il pouvait y avoir là tellement de possibilité que l’analyse de chacune d’elle pourrait me guider sur la mauvaise voie inconsciemment.

M’intéresser au temps à l’extérieur ne me captiva pas plus que ça. J’espérais donner assez de change au petit Ricky pour qu’il ne s’inquiète pas plus que ça à mon investigation. J’attendis quelques secondes, le temps de ne plus entendre les pas dans les escaliers du jeune homme, et de continuer à entendre les voix de l’autre côté de la porte de cette pièce immense pour m’intéresser de plus près à ce qui semblait être un poste radio.

Je contournais le piano, traversais la salle et vint poser mes deux mains à plat devant l’engin sur le bureau, tandis que j’observais s’il était alimenté, et si c’était bien le cas, sur quelle fréquence il était branché. J’avais encore du mal à me remettre les idées en place, et tiquait sur de nombreuse fonctionnalité, là où mes plus vaillants souvenir me persuadaient pourtant que ce genre d’appareil ne m’avait jamais posé de difficulté autrefois.

J’observais alors s’il y avait des notes, ou des papiers éparpillés sur le bureau et si c’était le cas, je m’y intéressais alors. Et puis finalement, je finis par me saisir de l’émetteur et d’appuyer sur la gâchette.

« Kat, si tu reçois ce message, c’est Kyle. Il y a une espèce de ferme dans le secteur où on s’est croisé. Si tu es en sécurité, ne bouge pas, je te rejoindrais, mais dans le cas contraire, c’est de l’autre côté où tu es partie. »


J’espérais que ça lui parvienne, même si j’avais un doute. Je basculais la radio sur la fréquence d’urgence 156,8 MHz, avant de réitéré. Avec un peu de chance, j’avais le temps d’expédier mes messages avant qu’un des zigoto de la cuisine, que j’entendais bien d’ailleurs ne vienne ne m’en empêcher.
Je passais ma main dans mes cheveux, grattant l’arrière de ma nuque. J’espérais qu’elle soit saine et sauve.
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Sauter vers: