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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

La caravane - 12/02/2035
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Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Lun 7 Déc - 13:55
Interprété par Samuel Freeman et Jian Wei.

En ce début d'après-midi, Samuel se laissait tranquillement réchauffer par le pâle soleil d'hiver tapant droit sur sa nuque. Il se trouvait, là, près du feu qui avait bien diminué tout en restant loin d'être critique. Samuel pensa qu'après ce petit cours, si quelqu'un se pointait, quelques buches devraient être lancées dedans afin de tenir jusqu'au début de la soirée.

Ce constat fait, il reporta son attention sur les feuilles de papier qu'il tenait en main. En plus des plans de déménagement, il s'était échiné à rassembler ce qui lui revenait de sa formation universitaire, la gestion du stress, le maintien du moral au sein d'une structure et les méthodes à mettre en place en situation de crise. Ces quelques pages étaient bien maigres en comparaison des bouquins qu'il se rappelait avoir dévoré... Mais tout lui semblait encore bien flou, nébuleux, si bien qu'il ne s'en remémorait que des bribes.

Quoi qu'il en soit, puisqu'il était opérateur radio pour cette après-midi là, il s'était décidé à finalement stationner dans l'entrée de la caravane, en bloquant de ce fait le passage. De cette position, il pouvait guetter la venue de quiconque aurait été intéressé par le cours qu'il prétendait pouvoir dispenser tout en gardant l'oreille tendue à un appel. Ensuite, suivant le nombre de personnes venant, soit ils pourraient avoir cet échange directement dans la caravane, soit il devrait monter le son de la radio à fond pour être certain de ne rien louper depuis le feu de camp, le meilleur endroit pour rassembler les gens pour le moment.

Ainsi, l'attente commença, ce qui lui donna tout le loisir de revoir à nouveau, en détails, ce qu'il avait inscrit là-dessus. Comme toujours, il ne rédigeait ses notes personnelles qu'en Français puisque, à priori, il était encore le seul à maitriser cette langue dans le camp contrairement à l'espagnol. Au fond, il n'avait pas tellement besoin de crypter tout ça, il ne s'agissait que d'informations tout à fait communes et non d'un journal intime, mais sans doute le jeune homme avait-il déjà eu cette habitude de coder toute inscription personnelle avant l'apocalypse.

Neutralisation du processus de stress, utilisations de diverses soupapes de sécurités, perception positive de l'environnement, tant de choses qui lui étaient redevenus totalement instinctives mais qu'il allait falloir inculquer à des gens qui n'avaient peut-être même jamais été soumis à un stress de longue durée avant la fin du monde. Samuel n'avait jamais eu pour vocation d'instruire autrui, mais ces derniers temps, il fallait trouver tous les moyens possibles pour se rendre utile et faire tenir cette bande de survivant.

Jian Wei

Anonymous
Invité
Mar 8 Déc - 1:01
Cela faisait maintenant une semaine que Jian était arrivé au camp. Une semaine tout rond et jusque ici, il s’était fait assez discret. Pudeur asiatique ou timidité ? Un peu des deux à vrai dire mais dans tous les cas, même s’il avait participé comme il l’avait put à la vie du camp, le jeune asiatique restait majoritairement un peu à l’écart des autres, ne sachant pas vraiment comment s’intégrer et ne pas faire aussi mauvaise impression qu’il avait put faire en prison ou lors de son arrivée à la ferme… Après tous les malentendus jonchaient son parcours de l’apocalypse et à défaut de l’avoir fait tuer jusqu’à présent, ils avaient toujours attiré une certaine animosité envers lui qu’il ne souhaitait pas retrouver ici.
C’est donc un peu en ermite que Jian avait passé cette première semaine, légèrement distant et approchant peu les gens du campement. Toujours avec une extrême politesse et délicatesse cependant, mais bien trop peu souvent, lui-même s’en était rendu compte. De plus, son efficacité n’avait pas été la meilleure au final : certes il avait fait ce qu’il pouvait et même essayé de prendre des initiatives qu’on lui avait gentiment refusé cependant. Jian avait alors obéit et cessé ces efforts pour se concentrer sur des tâches plus essentielles avant d’aller s’inscrire au tableau de garde… Ce ne serait que le lendemain qu’il verrait qu’il était interdit de garde, certainement pour son passé de prisonnier.

Même s’il avait alors tenté de le cacher, cette annonce avait fait très mal à Jian et lui avait serré le cœur. Combien de temps encore ce passé allait-il le poursuivre et ruiner sa vie ? Juste une manière de plus de le discriminer donc, du moins le pensait-il... Une impression qui serait cependant renforcée quand il vit le peu de nourriture qu’on lui accordait le soir même.
Ce rationnement eu des effets dévastateurs sur le garçon qui perdit un peu de sa masse musculaire malgré l’exercice. Peu à peu, Jian s’était affaiblit physiquement, mais le pire était surtout le mental. Chaque nuit, Jian pleurait ou se réveilla parfois en sursaut après un vilain cauchemar, le cauchemar d’une crainte qui le hantait en permanence : celui d’être abandonné. Plus encore que de mourir d’une mort violente, Jian craignait de devoir affronter cette vie sans compagnie, de devoir se démerder tout seul dehors. Combien de temps tiendrait-il avant de se faire dévorer ? Ou tuer par un semblable pour une barre de céréales ? Ou bien l’inverse, combien de temps avant de devenir désespéré et donc lui-même un assassin ? Combien de temps avant qu’il ne regrette que la corde qui aurait dut l’exécuter n’aie pas fait son travail ?

Ce n’est qu’après une énième nuit abominable que Jian décida de rassembler le peu de forces physiques qui lui restait pour ne plus refaire ces cauchemars ou ne plus avoir ces angoisses. C’est malgré tout d’un pas un peu hésitant qu’il s’avança vers la caravane où il avait aperçut Samuel, probablement derrière la radio (ou à faire n’importe quoi d’autre qui sait ?) Une fois la chose faite, il monta sur la marche de la caravane et toqua à la porte avant que Samuel ne le laisse rentrer. Souriant, il inclina respectueusement sa tête avant de faire un pas supplémentaire.

- Bonjour monsieur Samuel… Heu… Je… J’aurais voulu opérer la radio pour la première fois ce soir. Pardonnez-moi si je vous dérange, mais accepteriez-vous de m’en montrer le fonctionnement s’il vous plaît ?
Demanda-t-il en restant à bonne distance de manière à ne pas envahir son espace personnel.

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Mer 9 Déc - 21:33
Toujours assis dans l'entrée de la caravane, les jambes reposants contre la marche, tendue, sans que les pieds ne se posent sur le moindre appui, le jeune homme n'était ni plus ni moins qu'en train de mettre en pratique, consciemment, ses techniques de relaxation personnelle. C'est ce pourquoi il se trouvait là avec un sourire en coin, un léger hoquet s'échappant de temps à autres d'entre ses lèvres. Il s'esclaffait intérieurement, partiellement fermé à son environnement, son esprit s'était peuplé d'images, de souvenirs et d'idées en tout genre, amusantes, loufoques, farfelues, grandioses, il était en train d'imbiber son cerveau de joie, ce qui l'empêchait ensuite de s’imprégner du négatif.

Malheureusement pour lui, là ou de telles séances se doivent d'être prolongées pour que leur effet perdure dans le temps, une silhouette se pointa, repérée par sa vision périphérique. Immédiatement, son regard à la fois vide et rieur, son sourire, ses petits hoquets disparurent, laissant à Samuel l'image qu'il renvoyait constamment, celle d'un homme neutre, affairé. Malgré cette ostensible approche de l'un des survivants, il gardait le regard posé sur ses notes qu'il tenait nonchalamment, de la main droite

La suite se passa rapidement et eut même l'occasion de surprendre le canadien de par son improbabilité. Le jaune, car il avait fini par le reconnaitre malgré le fait qu'il ne l'observe toujours que du coin de l’œil, tout en fixant ses notes, monta le coin d'une marche, les jambes de Samuel empiétant largement dessus, et toqua à la porte, au dessus du chef de camp.


"Je t'ai vu Jian et... Stop ! Je suis dans le passage, tu le vois bien."

Peut-être même sans que l'ex-taulard l'ait remarqué, Samuel avait étiré son bras gauche sur son côté, faisant signe à son discret mais vigilant compagnon de se tenir tranquille. Le compagnon en question avait bel et bien commencé à émerger de sous la caravane, le museau tourné vers Jian, mais n'avait heureusement montré aucun signe d'agressivité. Peut-être Samuel surestimait-il encore son attachement pour lui, en tout cas, il n'avait pas l'intention de le tester sur l'un des survivant du camp.

Histoire d'écourter cette proximité qui était loin de le mettre mal à l'aise mais qu'il n'aurait pas bien put supporter étant donné son inutilité, il ramena ses pieds sur la marche et se redressa avant de rentrer dans la caravane. Le chien, visiblement préoccupé par une autre présence dans le passage, demeura à l'extérieur mais toujours attentif à ce qu'il se passait entre les deux hommes.

Dans cette situation, l'ado exprima enfin son désir d'apprendre le fonctionnement de la radio, ce qui tombait mal étant donné que ce n'était pas au programme d'entrainement et, qui plus est, n'importe qui d'autres aurait put le lui apprendre... Et surement quelqu'un de moins occupé que lui.

Ainsi, debout, dans la caravane et ayant posé ses notes sur le bureau supportant justement la radio, il répliqua d'un ton neutre :


"Actuellement, j'attends de savoir si quelqu'un est intéressé pour un cours, succinct évidemment, sur la gestion du stress. Sur le registre, Johann est inscris pour la soirée. Il pourra te l'expliquer et je serais sur la caravane en cas de question, ou bien attends demain matin ou demain soir, il y aura James et Elizabeth.

Est-ce tout ce que tu voulais savoir ?"


Sa question posée, le nouvel arrivant aura sans doute put être subitement frappé par l'image que renvoyait son interlocuteur. Le ton neutre et égal, semblable à celui d'un passant répondant à une banale question, dans la bouche d'un homme qui se tenait bien droit, menaçant presque de toucher le plafond du "véhicule", sans transférer son poids, les bras croisés. L'une des manches de sa chemise avait une teinte noirâtre, à la fois diffuse et bien dessinée, comme une projection de liquide, alors que la jambe gauche de son pantalon de ville baillait toujours plus par la large ouverture qui exhibait sa cuisse presque imberbe alors qu'à contrario, son buste était largement épaissit par le gilet pare-balle qu'il portait en toute occasion.

Et tout cela, sans même parler du canon du fusil notifiant sa présence par dessus son épaule gauche ainsi que la petite sacoche dont la lanière lui enserrait le cou. C'était cet homme qui venait de prétendre vouloir faire un cours sur la gestion du stress, et ce, avec tout les sérieux du monde.

Jian Wei

Anonymous
Invité
Mer 9 Déc - 23:37
Toujours plongé dans ses pensées et tête en l’air comme il l’était, Jian s’était approché de la porte de la caravane sans même baisser le regard et ce ne fut en fait qu’au dernier moment qu’il aperçut Samuel assis sur les marches d’entrée de cette dernière. Immédiatement le jeune asiatique se recula et avec une grimasse désolé sur son visage, il s’inclina par réflexe en avant tout en bredouillant des excuses véritablement mortifiées.
- Oh… Mes… Mes excuses monsieur Samuel, je suis confus je… Je ne vous avais pas vu pardonnez-moi…
Un peu de rouge venait d’apparaître sur les joues du jeune asiatique qui était maintenant en train de se confondre en excuses. Certes, l’angle avec lequel il avait approché la porte d’entrée ne l’avait pas forcément aidé à voir l’homme dans l’embrasure, mais arrivé à un mètre même une taupe myope aurait put le voir.
A la confusion de Jian s’ajoutait aussi une certainee forme de contrariété, il fallait bien l’avouer : ce n’était qu’un faux-pas de plus qu’il avait à inscrire dans sa collection mais il s’en voulait terriblement car à ce stade, chaque erreur de plus était une manière de creuser le fond qu’il avait déjà touché.
Après s’être confondu en excuses et avoir été aussi gêné qu’il serait rentré dans un trou de souris s’il en avait eu l’occasion, le jeune Jian laissa assez d’espace à Samuel pour faire les mouvements qu’il souhaitait et s’aligna dans l’encadrure de la porte afin de pouvoir le voir depuis le seuil de cette dernière.
Il laissa Samuel s’approcher de la radio et adressa un sourire au chien qui l’accompagnait et n’avait pas encore prêté une grande attention à lui… Les chiens collent toujours aux basques de leur maître c’est bien connu, sauf si on les invitait… C’était ce que Jian aurait fait si Samuel n’avait pas reprit la parole pour décliner sa demande d’une manière détournée. Un peu déstabilisé par la réponse et le ton sur lequel elle avait été formulée, le jeune Chinois essaya de dissimuler son malaise du mieux possible et répondit non sans passer ne main dans sa nuque, trahissant ainsi une certaine anxiété.

- Merci pour les infos et sinon, pour le cours… Eh bien, ce n’était pas vraiment pour ça que j’étais venu au départ mais d’accord, je veux bien me joindre à la session, je dois avouer que qu’apprendre à gérer mon stress ne serait pas une mauvaise chose.
Jian grimaça un peu à cette réponse et regarda ses pieds l’espace d’une seconde avant de relever le visage.
- J’ai pas vraiment été très social avec les autres gens du camp depuis mon arrivé… J’ai un peu de mal… Avec tout ça…
Avoua-t-il à Samuel malgré le ton qu’il avait employé qui ne laissait pas vraiment entendre qu’il était d’humeur psychologue. Puis Jian repensa au tableau des rondes à cet instant. Il se mordilla légèrement la lèvre inférieure et essaya d'en parler.
- Melody vous a dit à propos de moi ? De mon passé...
C'était bien entendu une question rhétorique, mais Jian était trop pudique pour forcer une conversation, surtout face à une personne qu'il ne connaissait pas... Et quand bien même il avait envie de la connaître cette personne...

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Jeu 10 Déc - 15:39
Intérieurement, Samuel ressentit une pointe d'amusement à voir ce très jeune homme se débattre avec lui-même pour arriver à aligner les mots sans hésiter ou bégayer. Non, il ne lui rappelait surement pas ce qu'il était auparavant, il avait toujours été un beau parleur, jeune adulte, ado, gamin, bébé, extraverti, capable de glisser du coq à l'âne sans difficulté et ce avec une élocution digne d'un comédien de théâtre.

Ensuite, sur le fond des paroles elles-même, Jian n’apprenait rien au canadien ou, tout du moins, rien qu'il ne laisse ostensiblement paraitre aux yeux de tous. Aussi, acquiesça à la dernière phrase du jeune homme avant de lui répondre, d'un ton toujours plus égal :


"Ne te bile pas trop avec ton passé, je l'aurais bien sentis, tôt ou tard. Impritech avait le plus haut taux d'employés en réinsertion sur le comté de Hidalgo, surtout des prisonniers de Briscoe et quelques uns de McConnell, la scolarité carcérale fait d'excellents techniciens."

Dérivant légèrement du sujet, Samuel se recadra et fit signe à Jian d'entrer en lui désignant la chaise devant le poste de radio. De son côté, il s'en écarta un peu, s'adossant à une étagère du stock tout en gardant les yeux rivés sur lui, qu'il se soit décidé à entrer ou non même si, dans son dos, le robuste canidé continuait de l'observer en silence, assis sur le sol.

"Ne ferme pas la porte. C'est une bonne chose que tu ait ait été honnête avec ton passé. Maintenant, si tu as autant de mal à être sociable et comme je préférerais encore attendre de voir si quelqu'un d'autre ne va pas venir, on va un peu discuter de tout ça. Pas longtemps, juste de quoi me faire une idée de toi et avoir quelques détails. En tant que chef, je suis tenu de veiller sur tous donc plus vite nous aurons mis tout ça à plat, plus vite je pourrais te donner des responsabilités à la hauteur de tes compétences."

Ces explications livrées, il ne reprendra la parole que si le taulard s'est enfin décidé à prendre la place que le chef du camp lui avait invité à prendre. Si cela ne devait pas arriver, il se contenterait de l'observer, bras croisés, la même position dans laquelle il lui parlera. Une posture pour le moins étrange de la part d'un homme qui s'était déjà extasié de sa manière d'imager ses propos par sa gestuelle.

"Bref, allons droit au but, quelle était ta condamnation ? Quels en étaient les motifs ? Depuis combien de temps étais-tu emprisonné lorsque tout ceci a commencé et, enfin, quel est ton avis, sur la prison, et l'apocalypse ?"

Jian Wei

Anonymous
Invité
Jeu 10 Déc - 21:48
Jian écouta Samuel sans vraiment réagir puis eu un mince sourire gêné quand il parla de réinsertion scolaire. Il se gratta alors la nuque et souffla, visiblement attristé.
- Ouais… La prison ou j’étais était plus du genre où on pouvait se faire égorger pour un donut à la cantine. J’ai demandé mon transfert, je crois pas que j’aurais survécu à mon incarcération là-bas… Je suis loin d’être un sain, mais les gens qui y étaient… Même si c’était des mineurs comme moi, c’était des bêtes, des animaux prêts à s’entredévorer. En fait, ce n’est pas si loin du Z que ça, j’ai eu un avant-goût de l’enfer !
Dit-il en plaisantant mais il cesserait tout de suite de sourire ou e rire si Samuel restait de marbre encore une fois. Suite à cette phrase, Jian pénétra dans la caravane et prit place sur la chaise que Samuel lui désigna, le remerciant chaleureusement d’un signe de tête en prenant sa place.
La suite de la conversation résonna dans la tête de Jian. Mettre les choses à plat… Ca semblait être une chose tellement hors de portée pour lui alors qu’il avait toujours du mal à se pardonner ce qu’il avait put faire par le passé. Cependant Jian se souvenu également de ce qu’il s’était dit à peine quelques minutes plus tôt : essayer de faire es efforts pour s’intégrer… Cela passerait sûrement aussi par apprendre à se pardonner à lui-même mais le jeu en valait la chandelle.

- Ok… On fait ça…
Dit-il en secoua la tête de manière affirmative, esquivant brièvement le regard perçant de Samuel pour regarder ces pieds l’espace d’un instant, l’instant pour qu’il puisse lui demander de s’ouvrir à lui. Relevant le visage, Jian prit une profonde inspiration et démarra son récit.
- Eh bien.. J’étais en prison pour complicité de braquage. Un braquage qui a très mal tourné, puisque le magasinier a été tué par mes complices. Moi je faisais le guet dehors, c’était un simple liquor store. A l’époque, je traînais avec ces garçons… un peu par connerie, et par défiance envers mes parents, c’était des loubards, jamais j’aurais pensé que ça irait si loin. Je me suis rendu à la police 15 jours après les faits et je leur ai tout avoué, mon avocat a put m’avoir une peine légère pour ça. Je devais faire 10 ans, libérable sous  5, j’avais fait un an dans une prison pour mineurs et quand ça a commencé, je venais d’avoir 16 ans et d’être transféré dans une prison pour adultes.
Les détails de son incarcération maintenant dévoilées avec aussi peu d’implication émotionnelle que possible, Jian sentit de nouveau cette culpabilité monter en lui, lentement prendre le contrôle de sa gorge et bientôt de sa parole.
- Je les revois faire… J’entends un gros crac et je me précipite à l’intérieur pour voir le caissier… Par terre… Il y a tout ce sang et… Et les autres, ils lui tapent dessus à grand coups de pieds. J’ai crié, je leur ai hurlé d’arrêter, mais ils m’ont pas écouté. Là ça se passe comme dans un mauvais rêve, on veut se réveiller, mais on y arrive pas… Tout est réel, et pourtant on peut rien y faire.
Jian avait réussit à garder le contrôle de ses nerfs à l’évocation de ce douloureux souvenir et hormis un faible tremblement agitant ses mains, il ne laissa rien d’autre évoquer un quelconque signe de faiblesse émotionnelle.

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Sam 12 Déc - 14:54
Calmement, sans réaction ni attitude apparente, que ce soit de la sympathie, de l'empathie, de la méfiance ou de l'agressivité, Samuel écouta les mêmes détails qu'il avait entendu de la bouche de Melody, authentifiant ces quelques détails en observant attentivement le jeune homme subissant cet interrogatoire.

Au terme de la réflexion du jeune jaune, le canadien daigna enfin décroiser les bras, montrant ostensiblement son signe d'ouverture en commençant à balancer ses bras et ses mains au rythme de sa propre réplique :


"On a tous fait des conneries, même les chérubins doivent tuer pour survivre aujourd'hui. Avec le temps, tu oublieras ce passé révolu car il te faudra vivre dans ce présent où tu te dois de survivre, avec ceux qui t'accompagnent. En attendant de voir ce que tu vaut sur le terrain, même si tu en as la maitrise, je préfèrerais que tu t'en tiennes à une arme de contact, au plus. Tu es jeune et pas bien large donc, de toute façon, tu n'as pas de raison de te retrouver trop en avant."

Un bref silence se posa, cependant, d'un simple regard, Samuel montrait à Jian que ce n'était pas son tour de prendre la parole. Ainsi, plusieurs secondes s'écoulèrent pendant lesquels l'ex-manager se gratta son visage rasé n'importe comment avec un des couteaux du stock tout en regardant à l'extérieur pour y voir que le plus récent des arrivant avait fini par se coucher sur le sol, soit confiant de la sécurité de son maitre, soit totalement je m'en-foutiste à ce sujet.

Puis, enfin, il reporta son attention sur Jian et se remis à parler, délaissant peu à peu sa neutralité pour, déjà, adopter une posture d'enseignant. Lui-même pensait que son interlocuteur devait encore avoir l'habitude de ce genre d'attitude de la part des adultes vu son jeune âge.


"Quoi qu'il en soit, ce n'est pas pour une complicité de braquage ayant muté, à ton insu, en homicide volontaire qu'on va t'emmerder. Il reste surtout à savoir ce qu'un garçon comme toi a eu le temps d'apprendre pour se rendre utile dans notre situation. Pour cette semaine, il me fallait faire un choix et, c'est bien simple, je n'avais pas envie de te voir sortir avant d'avoir une idée plus arrêtée de qui tu es... C'est pour ça que tu as été rationné et j'en suis désolé, mais ne va pas croire que cela signe ta mise au ban du groupe.

Bref, détends-toi. Il reste encore des questions et j'aimerais que tu y répondes, certaines données peuvent avoir leur importance, que ce soit à ton sujet ou à propos de quoi que ce soit que tu ait vu ou croisé. Quelle est ton avis sur cette situation, l'apocalypse ? Comment cela as-t-il été vécu en milieu carcéral ?

Et, par dessus tout, j'aimerais savoir dans quel établissement, exactement, tu te trouvais, selon tes souvenirs de l'endroit et sa distance de Snyder, connaitre l'état de l'établissement ne peut que nous être utile... Généralement, il n'y a pas grand chose à savoir, ou bien les gens ne se souviennent simplement pas par ce qu'ils étaient bien préoccupés par leur survie, mais si moi je peux assurer que, jusqu'à il y a quelques mois, alors que le Texas commençait à être infecté, il existait encore une armée plus ou moins régulière au Mexique, alors tu as peut-être des choses intéressantes à me dire."

Jian Wei

Anonymous
Invité
Sam 12 Déc - 22:11
Le jeune asiatique écouta ce que dit Samuel sans sourciller et sans raiment réagir, les yeux toujours fixés sur un point imaginaire se trouvant à l’opposée de cette caravane dans laquelle ils étaient.
Samuel lui expliqua alors qu’ils n’allaient pas lui reprocher d’avoir fait ce braquage… Mais c’était normal… Après tout comme il venait de lui préciser, tout le monde faisait des choses horribles de nos jours, alors sans doute n’avaient ils pas le droit de le juger… Mais lui par contre ne pouvait pas s’en empêcher, et même il s’était déjà jugé lui-même de nombreuses années auparavant.
Tuer un être humain était contre nature, dans toutes les circonstances et les circonstances actuelles ne l’excusaient pas plus, mais si elle rendait la chose plus indispensable et explicable. Ce qu’il avait fait plus jeune n’avait même pas la chance de pouvoir s’expliquer de cette même manière, c’était juste une erreur, une grave erreur avec laquelle il devrait toujours vivre, comme le lui avait expliqué le vieux Wallace.
Sortit de sa réflexion, Jian voulut expliquer son point de vue mais s’interrompit à la vision du regard sans équivoque que lui lançait son interlocuteur. Il laissa donc Samuel terminer son long monologue non sans perdre son regard dans la contemplation de la boule de fourrure qui venait de se rapprocher des deux. Vînt ensuite la question du rationnement et aussi étrange que cela aie put sembler, entendre ces mots rassura le jeune asiatique. Dans de tells conditions, il n’était pas difficile de se méprendre sur les vraies intentions des gens dans le camp, mais pour le coup, qu’elle soit justifiée ou non, une méprise était toujours une méprise et rectifier alors ce genre de choses ne pouvait être que bénéfique.
Il lui posa ensuite de nouveau les mêmes questions, questions qui étaient sorties de la tête de Jian au moment ou la scène du meurtre auquel il avait participé eu de nouveau envahit ses pensées. Jian souffla donc un coup avant d’entreprendre à y répondre.

- Eh ben… Ce que je pense de l’apocalypse… Well… J’aimerais pourvoir penser quoi que ce soit dessus. Ça nous ai tous tombé dessus comme ça, du jour au lendemain. On a rien demandé, rien vu venir… Je ne sais pas trop quoi dire en fait, c’est la fin du monde, enfin du moins peut-être la fin de notre espèce. Chaque jour est comme un cauchemar, mais c’est la réalité, c’est comme ça… C’est notre monde maintenant, il faut faire avec… Si je trouve du réconfort dans trois choses…

Jian souffla de nouveau par ses narines et s’appuya sur le dossier de sa chaise tout en énumérant c e qu’il allait dire avec ses doigts.
- La première, c’est que contrairement à ce qu’on aurait put penser, rien de tout ça est notre faute. Ça nous ai tombé dessus et voilà, l’homme n’a pas détruit sa planète comme on aurait put le penser avec la pollution ou une guerre nucléaire… La deuxième, c’est de me dire que tout ça… enfin c’est mon opinion, mais il y a forcément une raison… Je crois en dieu, ou du moins en une force spirituelle qui chapeaute tout, je pense qu’il ou elle a un plan précis qu’il dévoilera en temps voulu. Et troisièmement c’est de me dire qu’il y a des gens comme nous, qui sommes revenus, qui avons survécu. Peut-être y-a-t-il même des gens immunisés, qui sait ? Ce que je veux dire c’est que si nous on a survécu, peut-être que l’humanité le peu. Rien ne sera plus comme avant, mais ces choses pourrissent, elles seront pas éternelles et un jour peut-être viendra une génération qui aura grandit avec cette menace, saura mieux s’en accommoder que nous, et donc survivra… Enfin voilà, ce ne sont que des espoirs, mais je pense que c’est important car c’est tout ce qui nous reste…
Dit-il en baissant les yeux vers ses chaussures, se demandant intérieurement s’il finirait par faire partie de ces survivants en fait. Il ne s’arrêta cependant pas, se rappelant qu’il n’avait pas fini de répondre aux deux questions.

- Pour la prison… J’étais à la Jefferson county jail, à côté de la Louisiane. Je sais pas c’est à quelle distance de Snyder par contre, mais en regardant sur une carte ça doit pas être difficile à trouver. Avant tout ça, la prison de Jefferson c’était… Comment dire un peu un enfer ? Le sheriff du coin est un gros con rétrograde qui croit dur comme fer aux bagnes de l’ancien temps. Pas conséquent on avait des conditions de vie similaires : tenues rayées, travail obligatoire, cellule multiples… C’était pas facile… Et pourtant j’ai demandé à y aller !
Il dit ça en ricanant avant de se redresser pour expliquer.
- Oui parce qu’à côté de ça, c’était une des prisons les plus sûres de l’état. Puisque la moindre incartade suffisait à se prendre des sanctions inimaginables ailleurs, j’ai demandé à y aller, pour avoir la paix… Faut comprendre comme la taule fonctionne, même en prison pour mineurs, les gangs sont partout et soit t’en fais partie, soit tu crèves… Hors si t’en fais partie, tu rentres dans un cercle vicieux qui n’a pas de fin. En six mois de taule pour mineur, je me suis fais attaquer quatre fois pour pas m’être aligné dans un gang. Quand j’ai eu 16 ans, j’ai réfléchit et je me suis demandé ce que ça serait au state penitenciary. Certainement la même chose en dis fois pire… Alors j’ai demandé à aller à la Jefferson, parce que personne n’y reste longtemps avant de demander un transfert, donc les gangs ont pas le temps de se former, et les matons font régner une discipline de fer, ce dont j’avais besoin pour pas replonger.
S’interrompant un très bref instant, Jian adresserait un large sourire au toutou en lui faisant signe de venir. Il le couvrirait de caresses et sinon, il continuerait son récit de la même manière.
- Quand l’apocalypse est arrivé, les gardes ont fait venir leurs familles dans la prison et ont renforcé les clôtures. Faut s’imaginer que cette prison est spéciale : c’est en gros des champs clôturés avec des baraquements au milieu. En augmentant la production et en nous affamant nous les prisonniers, ils sont vite devenus auto-suffisants en bouffe. Par contre, ils se sont lâchés, autant dans la surveillance que dans la sévérité des punitions… Et…
Jian releva la tête, regardant dans le vague tandis que ses lèvres commençaient légèrement à trembler.
- C’était horrible. Les mois d’apocalypse, on était protégés des marcheurs, ont avait un peu de nourriture, mais c’était horrible. Les marcheurs vous tuent, mais eux au moins, c’est pas du sadisme, ou d la méchanceté, vous voyez ce que je veux dire… Là à la prison… Imaginez-vous un endroit où la moitié de la population est constitué de la fange de l’humanité, les mecs dont personne ne veut et qui peuvent partir en couille même avec des fers aux quatre membres. Et de l’autre une moitié de gens qui savent qu’ils ont plus de compte à rendre à personne et qu’ils peuvent basiquement faire ce qu’ils veulent à ces rebus… Voilà ce que c’était.
Son regard toujours perdu dans le vague, Jian secoua lentement la tête, interrompant un peu les caresses au chien s’il était venu à ses pieds.
- J’ai vu des choses… Subit des choses… Je… Je ne me sens pas d’en parler maintenant. Désolé.

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Dim 13 Déc - 18:52
Patiemment, sans la moindre intention de l'interrompre, Samuel laissa son jeune interlocuteur vider son sac à propos de certaines parties de son passé de sa philosophie. Bien que ce dernier semble bien éviter de regarder le canadien, celui-ci s'appliquait malgré tout à rester neutre si ce n'est un hochement de tête régulier faisant savoir que son attention demeurait. Ainsi, il n'apporta pas la moindre approbation ou désapprobation aux paroles de Jian. Il faut dire que le gamin semblait avoir besoin de tout sauf d'être jugé.

Lorsqu'il fit signe au chien, demeuré allongé devant la caravane, l'animal leva lentement la tête, intrigué, mais à l'instar du fait que Samuel lui-même n'avait pas tellement su le rendre obéissant, il ne daigna pas bouger de sa place, se reposant tranquillement alors que le soleil était assez haut pour qu'aucune ombre ne l'empêche de profiter de sa chaleur.

Quant au chef de camp, comme pour les paroles de Jian, il n'eut pas de réaction notable à cette tentative de rapprochement avec son compagnon. Ce chien avait mis du temps à lui faire assez confiance pour le suivre et il se demandait encore ce qui l'avait poussé à lui sauver la vie deux fois, peut-être des coïncidences, peut-être une volonté propre du canidé. Quoi qu'il en soit, il sentait bien que si quelqu'un d'autres que lui avait la chance de pouvoir caresser plus que furtivement cet animal, ce serait Melody.

Loin de ressasser ce genre de pensée, Samuel répondit doucement à Jian, prenant le temps de bien choisir ses mots face à ce gamin qui se plaçait lui-même au bord de raconter des choses dont il n'avait pas envie de parler :


"Ce ne sera pas utile de parler de ça tant que tu sauras te maitriser. Pour ma part, j'ignore si madame Campbell s'est permise d'être honnête quant à mon état mais je suis atteint de stress post-traumatique. Cela a eu certaines répercussions sur l'image que j'ai donné de moi et c'est également pour cela que je dort à l'écart. Quoi qu'il en soit, car cet état de fait a eu certaines répercussions sur ma manière d'être, de parler, d'agir, j'ai du m'expliquer auprès de ceux qui voulaient des réponses.

C'est aussi pour cela que je pense également que tu as bien besoin d'apprendre à gérer ton stress. La plupart d'entre nous ont vécus des expériences plus ou moins similaires, mais ton jeune âge te rend d'autant plus vulnérable à ces attaques pernicieuses. La plupart d'entre nous sommes des adultes dans la force de l'âge, quoi que nous n'ayons jamais rien vécu d'égal à ce qu'il se passe aujourd'hui, nous avons put nous y préparer."


D'un geste sec, attirant bien sur l'attention du chien juste devant l'entrée de la caravane, Samuel fit claquer ses mains l'une contre l'autre, impossible de savoir si Jian serait tellement receptif à cette technique, mais l'idée semblait clair, effacer momentanément les souvenirs fugaces remontés par cette conversation et repartir sur autre chose, l'esprit clair.

Ainsi, tout en se frottant un peu les mains, il repris, un fin sourire sur les lèvres :


"Bien, je suppose que tout le monde est bien occupé ou peu intéressé donc... Si cela te tente toujours, nous pouvons commencer le "cours". Au pire, l'un ou l'autre retardataire prendra la chose en route, de toute façon, il ne s'agit que d'apporter certaines clés, il n'existe pas de solutions toutes faites pour préserver son esprit."

Jian Wei

Anonymous
Invité
Dim 13 Déc - 21:55
Pour la première fois depuis plusieurs minutes, Jian commençait à relever la tête pour affronter le regard de Samuel qui s’avéra être en parfaite corrélation avec ces paroles : sans jugement, ni accusation… Depuis maintenant plusieurs minutes qu’il pouvait en parler, Jian se sentait comme soulagé, comme si une petite partie de cette infiniment lourde culpabilité s’était volatilisée. Bien sûr il était toujours là, l’œil dans la tombe dont parle la bible, celui qui regarde à jamais les meurtriers, les épie à tous les instants… Il était toujours là mais beaucoup moins insistant qu’il ne l’avait été par le passé.

Au final pendant tout ce temps, c’était peut-être de ça dont Jian avait besoin et pas vraiment plus : une personne avec qui parler qui ne le jugerait pas, ne lui reprocherait rien et était extérieur à sa vie… Quelqu’un qui ne chercherait pas à le dédouaner ou à le culpabiliser, mais juste à l’écouter, calmement, patiemment, engagé dans un dialogue productif et sans arrière pensée… En fait il aurait eu besoin de rencontrer un psy… Après tout il n’y avait pas que les combattants qui pouvaient être atteint de PTSD, et si ce que Samuel disait était vrai il en était un exemple vivant.

L’idée fit doucement sourire le jeune homme qui, cependant, effaça tout de suite ce sourire de son visage par peur qu’il soit mal interprété. Puis vînt le moment d’évoquer son jeune âge et Jian ne répondit rien car même si son jeune âge lui hurlait que c’était bon, qu’il commençait à devenir un adulte, le peu de parties adultes qu’il avait réellement en lui ordonnaient à l’adolescent qu’il était de fermer sa tronche  à ce propos… Et quand bien même il avait mûrit à vitesse grand V en prison, Jian devait bien admettre qu’il était encore trop sensible pour affronter de plein fouet tout ce à quoi il avait été confronté.

Quand Samuel eu terminé son monologue, le jeune asiatique releva sa tête et afficha un mince sourire avant de remuer ses lèvres pour en faire sortir une parole un peu chuchotée mais néanmoins sincère.

- Merci.
La liste des choses pour lesquelles il disait cela était trop longue pour être énumérée mais Samuel n’étant pas sot, il était persuadé qu’il pourrait comprendre la signification de ce mot.

Quelques instants passèrent encore avant que Samuel ne fasse quelque chose qui fit reculer Jian sur sa chaise et grimacer de surprise. Son geste avait été aussi bizarre qu’imprévu mais il en comprit la signification en regardant son visage et écoutant les paroles qui suivirent. Puisque l’heure du cours approchait, il était temps pour Jian de reprendre l’école qu’il n’aurait jamais dut arrêter.

- Je suis prêt dès que vous l’êtes professeur.
Dit-il en faisant un faux salut militaire et en ricanant de bon cœur.
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