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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

[Ferme Wallace] Once upon a time a tree... 21/02/35
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Evènements

Anonymous
Invité
Mer 16 Déc - 22:50
Interprété par Fate Manocaras.

Il y avait un arbre qui étalait ses ramures, au port altier, nimbées d'opaline pour fournir protection à l'être dormant à ses pieds. Le protéger de quoi, de qui, il ne le sait pas, il attend que cet homme dormant se réveille que cela soit maintenant ou dans dix ans, il a tout son temps. Une feuille retardataire se détache et tombe en virevoltant dans la brise du matin, rejoignant sa couche faite d'herbe fraîche et humide. L'humidité accompagnant le froid, une première perception de ce qui t'entoure alors que tu es allongé sur le sol, recroquevillé sur toi même, tu les sens s'insinuer lentement en toi. Quelle étrange manière de revenir à la vie ? Si tant est que tu comprennes ce qu'il t'arrive.

Un bruit de fond se fait alors entendre, comme un chant, une chanson fredonnée, que tu ne parviens pas à reconnaître pour le moment, d'ailleurs c'est à peine si tu le perçois ce bruit de fond.

Tu te réveilles, aussi difficilement que cela puisse être imaginable et avec le lot de labeur qui l'accompagne. Il te faudra le temps de reprendre tes esprits, d'identifier l'environnement qui t'entoure et de comprendre que tu es en vie. Elle te tombera dessus, l'incompréhension, ce moment de flottement où tu ne sais ni où tu es, ni qui tu es et jusqu'à en avoir oublié ton nom, statufié par un flot d'informations à ton cerveau tout juste remis en marche, si chaotique que de longs instants lui seront nécessaires pour toutes les traiter et les remettre en ordre.

Le temps de réaliser et tu pourras distinguer le décor : une plaine, aux abords d'un vaste champs. Tu es sous un arbre, à quelques pas d'une clôture qui devance un champs, semblant seul perdu dans ce lieu de campagne tandis que la forêt est au loin vers le nord-est. A tes cotés, au sud, il y a la route, grand sentier moderne qui parait partir du bout du monde pour rejoindre l'autre bout. Le soleil grimpant après l'aurore demeure timide et voilà par une nappe de brume.
Une fois redressé, tes yeux pourront néanmoins percevoir ce vide béant, sans vie ni construction civilisée à des kilomètres à la ronde... ou presque ? De l'autre coté de la route au loin, bien huit cent mètres de l'endroit où tu te trouves, tu peux peut-être distinguer cette bâtisse. Une ferme ? Un entrepôt isolé ? Ces questions, il n'est pas temps de se les poser car d'autres se bousculent. Que fais-tu donc ici ? Mais quelle est cette plaine ? Comment t'es-tu retrouvé sous cet arbre ?  Comment alors que tu es sûr d'être mort il n'y a pas longtemps...

Si ton premier réflexe est de regarder tes blessures, tu auras le constat qu'elles ont, à ta grande surprise, disparues. Comment ? Quand ? Pourquoi ? Des questions naturelles qui relancent la douleur de ton crâne alors que tu sens ton corps loin d'être en pleine forme, et pour seule réponse à ces questions, un faible équipement déposé à coté de toi, aligné et nettoyé. Tu ne reconnais pas cet équipement étrangement flambant neuf. Ainsi te voilà vivant, ta peau aussi propre que tes vêtements sont demeurés dans le même état que dans tes derniers souvenirs qui commencent à resurgir, et même ont acquis un degré de saleté et une odeur de moisie repoussante. Une peau propre oui, de la moindre saleté, et même de la moindre trace. Tes cicatrices ayant disparues si tu en avais, tes imperfections gommées si nettement que ta chair semble avoir été remplacée dans ton sommeil, et ce n'est que le début. Car tu n'as pas encore idée de tous les changements qui ont opéré en toi.

D'un coup, tu percute que le bruit de fond, continu de se faire entendre mais de manière bien plus irrégulière et surtout avec un volume sonore grandissant. En regardant de nouveau autour de toi, tu pourras voir la silhouette d'une jeune femme aux longs cheveux blond se rapprocher de ta position. Dès lors qu'elle voit le moindre mouvement de ta part, elle cesse de chantonner et affiche un grand sourire.



Éléments scénaristiques :
 

Fate Manocaras

Anonymous
Invité
Jeu 17 Déc - 18:47
Tout ce dont je me souviens, c’est que je devrais être mort. J’ai rapidement compris que ce n’était pas le cas.
Je ne comprends rien, ma tête est en ébullition. Mes sens m’ont abandonné : je ne ressens plus rien, incapable de bouger mes membres,  mes yeux semblent ouverts mais seul un néant profond m’entoure.  Mon odorat, comme pour mon ouïe, semble désactivé… Mes pensées commencent à se réorganiser petit à petit, je commence à me rappeler.

Je devrais être mort. Je me souviens, de cette lumière blanche qui  a envahi mon corps alors que j’étais adossé contre cette carcasse de voiture rouillée, à côté de ce monstre, à qui je venais de retirer le peu de vie qu’il lui restait. Je me rappelle, de cette dernière seringue d’héroïne qui m’avait permis de dormir, une dernière fois, dans cet éternel et profond sommeil.
Je ne comprends plus, tout est encore flou, tout est embrouillé. J’ai l’impression d’avoir fait un mauvais rêve, ou bien de m’être réveillé d’un lendemain de soirée difficile.

Mes sens commencent à revenir : des picotements aux extrémités de mes membres se font ressentir, ma tête semble être délicatement posée au sol, appuyée sur quelques brins d’herbe et feuilles mortes.  Je ressens cette légère brise froide effleurer mon corps recroquevillé sur lui-même.  J’essaye, tant bien quel mal de me relever,  de m’assoir mais mes muscles sont douloureux, mes jambes sont lourdes et mes bras faibles,  j’ai l’impression d’être un faon venant tout juste de naître et ne tenant pas encore sur ses quatre petites pattes.
Après quelques efforts considérables, je réussis à m’assoir et à m’appuyer contre quelque chose. Ma tête est encore assommée, elle semble tourner, entraînant mon corps dans un mouvement de balancier tel un batelier en pleine mer, suivant le rythme de la houle.
Je tente de me concentrer, d’essayer de me rappeler des événements récents, mais rien, le néant semble avoir substitué une partie de ma mémoire.
Mon ouïe commence à refaire surface accompagnée d’un bruit sourd, très aigu. Celui-ci commence alors à se retransformer en chant, comme un sifflement lointain, une sorte de chuchotement mélodieux.
Ma vision revient également à son tour, je commence à voir quelques couleurs floues, pales, autours de moi, je remarque que je suis adossé à un arbre, dénué de la plupart de ses feuilles. J’en viens vite à conclure que nous sommes en automne, ou peut être en hiver. Pourtant, je suis sensé être mort en été, il y a donc quelques mois de cela.
Mon nez est empli d’une odeur forte, limite pestilentielle : un mélange de cuir vieilli et de moisi, presque putride. Ma vision ne me permet même pas de savoir la provenance de cette odeur désagréable.
Je suis perdu, je ne sais pas où je suis, je ne sais même plus qui je suis. Je me sens différent, pas dans un sens négatif, bien au contraire, j’ai l’impression d’avoir été libéré.
Je voyais autours de moi des formes se dessiner, un champ bordé d’une colline. Je me tourne légèrement vers la gauche, j’aperçois au loin une forêt de conifères plutôt dense. J’étais là, sous mon arbre, m’observant de tous son orgueil, assis au seuil de sa porte.
Je ferme mes yeux, pensif. J’essaye, une dernière fois de me remémorer ce qui a pu se passer.
Suis-je devenu amnésique ? Suis-je réellement mort ou bien suis-je au paradis ? Tant de questions sans réponses. Je soupire,  et essuie à l’aide du peu de force qu’il me reste mes yeux engourdis.
Je regarde ce paysage sombre et matinal, vide de toutes traces humaines.

Je remarque après quelques dizaines de secondes à contempler cette nature que cette dégoutante odeur de moisi provient de mes habits, qui paraissent beaucoup plus sales et abimés que dans mes derniers souvenirs.  Je regarde également ma peau, qui, contrairement à mes vêtements, semble être devenu parfaite : aucunes égratignures,  aucunes plaies, aucunes taches de boue… Je pense réellement être devenu amnésique. Est t-il possible que cette morsure ait eu des effets négatifs ? Que je n’en sois pas mort comme je l’avais pensé mais que celle-ci ait détruit une partie de moi ? Je ne sais pas. Encore une question qui n’aura sûrement jamais de réponse.
Je remarque a côté de moi ce petit sac et ce couteau papillon couleur sang, posés, tous les deux en excellent état pour ne pas dire jamais utilisés. J’aurais aimé ramener le sac vers moi, afin d’en regarder la contenance, mais une ombre se dirige vers moi et mon arbre.
Cette ombre, était en réalité une silhouette humaine, sortant de la brume matinale. Par réflexe de survie, je recule, pour finir collé contre mon ami feuillu.
C’est une femme. Je la dévisage, d’un air grave, sans dire un mot, tout en restant a porté de main de ma nouvelle lame. C’était donc cette jolie jeune blonde qui chantait. Je reste sur mes gardes mais elle, semble heureuse de m’avoir trouvé.

Dakota Marlon

Anonymous
Invité
Sam 19 Déc - 17:27
Alors que tu te réveilles aussi difficilement qu'il est possible dans ta situation, cela n'est pourtant pas terminé. Au moment ou tu aperçois la jeune fille, tu as le réflexe de reculer ce qui augmente le mal de tête que tu as ressenti ces dernières minutes mais également tu t'aperçois que tu as un mal fou à remuer comme si ton corps refusait de t'obéir. Tu peux presque avoir la sensation que tu ne sais plus rien faire par toi même, sensation qui devient une certitude dès lors que tu pose la main sur le couteau papillon. Cela te frappe, tu ne sais pas comment t'en servir, une part de toi est pourtant persuadée du contraire mais les faits sont là, tu serais incapable de t'en servir immédiatement si tu le voulais.

Ce qui ne va peut-être pas te rassurer alors que la jeune fille aux longs cheveux blond foncé approche toujours plus de toi et qu'à un pas derrière elle, la silhouette d'un chien de haute taille se dévoile à toi. Que tu te fixe sur l'animal en premier ou sur la jeune femme, tu pourras rapidement les voir plus en détail. Le chien est de grande taille, au corps musclé et parfaitement équilibré, ni trop gros, ni trop maigre, une tête au museau fin et aux oreilles bien droites. Même sans aucune connaissance animalière, tu peux alors reconnaitre un Doberman, ces chiens réputés pour être de parfaits gardiens bien qu'un peu fêlés d'après certaines personnes. La jeune femme blonde, tu peux vite voir qu'elle n'est pas très grande, 1m55 à vue de nez, fine, menue sans forme vraiment avantageuses, vêtue d'un simple jean bleu, d'un pull noir et de baskets. Un grand sourire sur le visage avec des yeux noisettes. Elle garde une main dans sa poche et semble décontractée en t'approchant.

Arrivée à environ cinq mètres de toi, elle se stoppe, le chien faisant de même en se collant à sa jambe et tu peux maintenant entendre sa voix mélodieuse qui te confirme qu'elle a l'habitude de chanter.

- Salut, je suis Dakota et là... Elle pose sa main libre sur la tête du chien. c'est Tobby. C'est lui qui nous a indiqué que tu étais là, enfin pas toi précisément mais qu'il y avait quelqu'un sous l'arbre. Et toi, tu es ? Est-ce que tu sais où tu te trouves ? Comment tu es arrivé là ?

Patientant tes réponses en flattant la tête du Doberman, Dakota t'observe plus en détail alors que tu as l'air aussi jeune qu'elle au final. Dieu sait ce qu'elle peut en penser. Pendant que lentement autour de vous, le voile de brume termine de se lever et qu'un pâle soleil hivernal se fait voir dans le ciel, te dévoilant complètement le paysage autour de toi. Ce qui a de quoi te faire te redemander si tu es bien sur le sol Texan, si oui à quelle époque de l'année, quel mois et pourquoi pas en quelle année.

Fate Manocaras

Anonymous
Invité
Sam 19 Déc - 18:43
Cette jeune inconnue se rapproche de plus en plus.
J’ai l’impression de recevoir des coups de marteau sur la tête. Cette douleur est insoutenable et la lumière grandissante augmente encore plus mes maux. Je n’arrive pas à contrôler mon corps, je ne saurais même pas capable de dire si ce corps m’appartient réellement.
Alors que cette jeune femme continue de se rapprocher, je récupère discrètement comme par un réflexe de défense, ce couteau posé face à moi, même si je suis surement incapable de l’utiliser vu l’état actuel des choses.
Elle se trouve désormais face à moi, je remarque alors au niveau de sa jambe, ce chien de taille moyenne, plutôt robuste et musclé, aux lignes élégantes et au port noble et fier. Sa tête est en forme de coin allongé et émoussé. Ses yeux, me dévisageant amicalement sont de grandeur moyenne et de forme ovale. C’était probablement un jeune Doberman qui l’avait adoptée. Il se frotte tendrement  contre la jambe de sa maitresse, qui elle lui câline gentiment la tête. Celle-ci se présente, je l’écoute, sans vraiment réussir à retenir ce qu’elle me dit. Je la regarde longuement, puis je commence à essuyer mes yeux a nouveau sans dire un mot. Je respire un grand coup, et fini par me lancer dans la conversation :

Je ne comprends rien… Je suis perdu.

Je la regarde, elle souriait, du haut de sa petite taille. Elle semblait attendre plus de réponse, enfin, elle devait attendre que je réponde a ses question tout court. Je suis fatigué, je suis presque malade, et la seule chose qui puisse m’arriver c’est qu’un inconnu me tombe dessus, et me pose des questions alors que je n’en ai même pas de réponses pour celles que je me pose moi-même.
Je ne me souviens de pratiquement rien,  mes émotions telles un tsunami, a envahi ma tête pour au final détruire le peu de chose qu’il y restait.
Tout ce dont je me rappelle, c’est mon nom et d’où je viens.

Écoute… Tu sembles vraiment sympathique mais j’aimerais bien… Enfin…

La seule chose que je souhaite, c’est être seul, qu’on me laisse réfléchir. Que je puisse comprendre ce qui se passe, où je suis, ce que je fais là. Au moins que je trouve des réponses à ses quelques questions…
Cependant, elle semble heureuse de m’aider. Elle est radieuse, pleine de joie et d’entrain. Je ne peux pas la rejeter comme ça, comme un simple déchet. Elle a été sympathique envers moi, alors je lui dois au moins ça.

Je m’appelles Fate… Je viens d’Austin, je crois… Pour tes autres questions… J’en ai aucune idée… Je suis désolé.


Quelques mots, pourtant simples, qui me paraissaient infiniment long à prononcer, comme si le temps s’arrêtait lorsque je parle.
Mes sens étaient revenu, ne me laissant que pour seul préoccupation ce mal de crane qui me détruit. Le froid et l’humidité ambiant semble traverser mes habits et pincer ma peau, comme si un nuage de guêpes vous attaquait. Je commence à avoir froid, ce n’est qu’une sensation négative de plus. Après mes nausées, mes maux de tête, l’incapacité de contrôler mon propre corps, je ne suis plus vraiment à ça près.
Après réflexion, je pense que cette demoiselle peut m’aider. Je me réfugie dans l’idée que j’ai eu de la chance d’être tombé sur elle et non pas un pillard ou même toute personne mal intentionnée…
Je regarde donc mon interlocuteur, d’un air insistant, presque intimidant : déterminé à avoir des réponses.

Dis moi, Dékota c’est bien ça ? Où sommes-nous ? Quand sommes-nous ? Et pourquoi je ne suis pas mort ? Je devrais… Oui, je devrais être mort.


J’espère que cette jolie blonde pourra m’aider à répondre à toutes ces questions.

Dakota Marlon

Anonymous
Invité
Dim 20 Déc - 17:20
La blondinette reste à caresser la tête du chien sans dire un seul mot, te laissant amplement le temps de mettre en ordre tes idées et de commencer à lui répondre. Elle fronce quelque peu les sourcils en entendant tes premières paroles, sans pour autant en tirer de conclusions hâtives. Finissant par s'accroupir pendant que tu parles, que tu hésites sur quoi lui dire, le chien lui en profite pour s'asseoir, elle passe son bras autour de l'animal et à la fin de ton explication et de tes questions, tu peux voir son sourire s'estomper quelque peu et sa voix se faire plus sérieuse.

- Dakota oui, enchantée Fate. Alors ici en fait tu te trouves sur les terres de Nelson Wallace, tu peux sans doute apercevoir le corps de la ferme derrière moi et on est un petit groupe à vivre ici, sept à vrai dire en comptant Tobby. La ferme se trouve quelque part pas loin de la petite ville de Snyder dans le nord du Texas.

Snyder soit ce nom ne te dit rien du tout, soit tu en as déjà entendu parler, toujours est-il que Dakota vient ni plus ni moins de te dire que tu viens de te réveiller à des centaines de kilomètres du dernier endroit dont tu te souviens.

- Quant à la date...Nous sommes en Février 2035.

Tu peux voir une certaine appréhension pour ta réaction à venir dans les yeux de la blonde, peut-être même que tu en arrivera à te dire que ce n'est pas la première fois qu'elle doit annoncer ce genre de chose à quelqu'un. Annoncer à une personne qu'en plus du bond de géolocalisation, il y a également un bond temporel en avant et que cela a de quoi choquer plus d'une personne. D'ailleurs elle s'empresse de te poser une question avant que tu n'ai le temps de réagir.

- Mort ? Tu as été mordu par un zombie, c'est bien cela ?

Le chien a également ressenti l'appréhension de sa jeune maîtresse et s'il ne bouge pas de sa position assise, il redresse encore plus les oreilles vers l'inconnu, guettant la moindre de ses réactions et il se tient prêt à réagir si jamais sa maîtresse venait à être en danger.
Le soleil reste étranger à ce qui peut bien se tramer sur le sol qu'il éclaire et il poursuit lentement sa course, commençant à monter dans le ciel et s'il n'en est pas à pouvoir réchauffer qui que se soit, il donne une bonne indication sur le moment de la journée : Le matin, relativement de bonne heure. Soleil qui indique également et sans le vouloir que Dakota n'a pas menti, que l'on est bien en hiver, à le voir jouer à cache-cache avec les branchages de l'arbre, il ne peine nullement à venir poser ses rayons sur chaque être sous cet arbre, seules quelques feuilles flemmardes tiennent encore au bout de leurs branches

Fate Manocaras

Anonymous
Invité
Lun 21 Déc - 14:47
Dakota s’est accroupie en face de moi, toujours en continuant de caresser son animal de compagnie aux poils ras, assit a coté d'elle.  Les choses que cette blonde me disait ne me rassurait que très peu.

Nous sommes donc chez un certain Nelson Wallace qui dirige une petite ferme au Nord du Texas près de la petite ville de  Snyder… Deux noms que je n’avais jamais entendus auparavant. Je me suis donc retrouvé chez un inconnu, à plusieurs centaine de kilomètres du dernier lieu où je me souviens avoir été, et tout cela, plusieurs mois plus tard.

Je regarde au loin, pour trouver cette fameuse ferme dont elle me parle. Après quelques secondes à chercher à travers les quelques rayons du soleil, je trouvai ce que semblait être la bâtisse dont elle parlait : une sorte de grange,  posée derrière ce grand champ nous faisant face.

Je suis réellement perdu. Bien plus qu’à mon réveil : je me rends compte que plus j’en apprends, plus les choses se compliquent, elles se mélangent dans ma tête, créant des nœuds indéfaisable. J’écoute les informations, les stockes dans ma tête en attendant de pouvoir les analyser. Pour l’instant, tout est trop complexe. Je ne sais plus rien, je ne comprends plus rien, j’ai tout oublié.

La jeune fille blonde est assise en face de moi, elle me demande, naturellement, si j’ai subi une morsure de zombie. C’est une des seuls chose dont je me souviens. M’être fait attaquer par cette bête immonde et me voir mourir peu à peu…

Oui ? Mais, en quoi c’est important ? C’est le seul souvenir qu’il me reste… Et ça date de plusieurs mois maintenant… Regarde mon bras, je n’ai même plus de blessure. Ça a cicatrisé.

Je lui montre donc mon bras impeccablement propre et doré par le soleil de l’été il y a quelques mois de cela. Elle ne semble pas intriguée par ce que je lui dis, cela lui parait normal, comme si ce genre d’événements arrivait fréquemment ici, comme si ils étaient habituels dans la vie de cette jeune demoiselle. Elle me regarde, d’un air sérieux et son chien fait de même, la tête posée sur sa patte avant droite. Et moi je suis face a eux, face a cette assemblée : atteint d’une grande incompréhension, presque hébété.

Je ne sais plus quoi penser, je ne sais pas quoi faire. Mes pensées tourne et retourne en boucle : je ne pense qu’aux deux personnes, assis devant moi, je les regarde, et ils reproduisent ce mouvement à leur tour. Je n’arrive pas à réfléchir, et c’est surement une des pires choses qui me soit arrivé dans ma vie.

Je me rappelle du sac, posé devant moi : je l’attrape par la hanse et commence à l’ouvrir délicatement, comme si celui-ci était une relique ou quelque chose d’une grande valeur.

Et c’est pour moi tout ça ?


Lui demandé-je en fouillant dans ce petit sac. Il était pleins de composants électroniques : capteurs de température, résistances, condensateurs, cristaux,  câbles, piles, moteurs, bobines… Une vraie mine d’or. Un cadeau parfait pour moi, un cadeau comme je n’en ai jamais eu.
La question était : comment quelqu’un a pu deviner qu’un tas de composants dessoudés pourrait me faire plaisir ? Une question de plus, encore une.

Dakota Marlon

Anonymous
Invité
Mer 23 Déc - 15:30
Cette fois la blondinette est entièrement certaine de la personne qu'elle a en face d'elle, bon elle n'avait pas vraiment de doutes au départ mais elle devait vérifier les faits pour elle même déjà. Le chien lui fini par se coucher poser sa tête sur ses pattes, sans pour autant se désintéresser de l'homme en face de lui, enfin pour le moment, il ne représente aucune menace pour sa maîtresse.

Fate, tu peux voir Dakota secouer légèrement la tête alors qu'elle regarde ton bras à la peau comme neuve, visiblement même si elle a déjà fait ça, c'est un moment pas vraiment agréable pour elle. Tu ne peux pas le savoir mais cela lui rappelle des choses de son passé qu'elle fait tout pour oublier. Avant de te répondre, elle te laisse néanmoins du temps pour assembler tes idées et lui demander ce qu'il en est du matériel près de toi.

- C'est important parce que tu n'as pas rêvé, tu as bel et bien été mordu et effectivement tu en es mort  mais ne me demande pas pourquoi tu n'en as aucune cicatrice et si tu avais d'autres cicatrices, elles ont disparues elles aussi. Et je sais encore moins te dire comment tu as pu revenir à la vie...Tout ce que je sais c'est que c'est vrai, aussi dur que cela soit à croire et je le sais parce qu'en fait tu n'es pas le premier à qui cela arrive, tu n'es pas le premier à revenir d'entre les morts à des kilomètres du lieu de ta mort après x mois et surtout ici à Snyder.

Voyant à quel point tu as l'air perdu depuis qu'elle t'a abordée, la jeune blonde tente un brin d'humour, à toi de voir si cela passe ou pas.

- Snyder, lieu de rassemblement des ressuscités depuis 2035, ça ferait un bon scénario ça.

Finalement elle se dit que ce n'était peut-être pas une bonne chose et elle en revient à un ton bien plus sérieux en désignant d'un signe de main les affaires que tu as trouvé près de toi.

- Oui c'est pour toi et cela fait aussi parti des questions dont je n'ai aucune réponse, qui, pourquoi, comment. Je ne peux pas t'aider là dessus mais sur un autre point oui, enfin si tu le souhaites bien sûr.

Ne t'ayant pas laissé le temps de réagir à ses différentes paroles, Dakota cesse de parler et elle baisse à moitié le regard, ne sachant pas si elle n'a pas été trop loin en voulant détendre l'atmosphère. Elle en arrête même de caresser le Doberman, ce dernier redresse une oreille et sans ôter sa tête de sur ses pattes, il la regarde faire du coin de l'oeil.

Fate Manocaras

Anonymous
Invité
Mer 23 Déc - 23:29
Le sarcasme de la blondinette me faisant face me fit légèrement sourire. Pour lui faire passer le message de mon approbation : je la regarde dans les yeux et lui adresse un sourire semi-forcé, celle-ci, gêné, baisse le regarde et engage à nouveau la conversation comme pour nous faire oublier ce désagrément.

Dakota parait plutôt mal à l’aise. Non pas du fait de la situation, qui semble être presque normale pour elle, mais bien à cause de moi. Je ne savais même plus quoi lui dire, je ne savais même pas qui était cette fille : je ne connais ni son âge, ni d’où elle venait, ni même une infime partie de son histoire ou de sa vie. La seule chose que je sais c’est que tout comme moi, elle a dû se faire mordre, et avoir le même genre de traumatisme. Et comme plusieurs autres personnes à ce que j’ai compris.

Pour une fois, je fais partie d’un groupe social. Certes, pas forcément très glorifiant, mais au moins, je ne suis pas seul : je recommence une vie nouvelle. Une vie où mon passé n’a plus d’importance, une nouvelle existence qui me permets de devenir qui je souhaite être et comment je souhaite le devenir.

A un détail près.
Je viens tous juste de remarquer que j’avais oublié de poser la question surement la plus importante qui soit. Mon égoïsme m’a d’abord fait penser à mon état personnel, qu’est-ce que je foutais là et pourquoi ce mal de crâne, d’ailleurs toujours présent. Mais durant mon long sommeil, qu’est-il devenu du monde en déclin que j’ai connu ? Que s’est-il passé, pour le peu de personnes que j’aimais ? La contamination s’est-elle arrêtée ? A-t-on trouvé un vaccin ou une solution ? Encore des milliers de questions, qui s’accumulent et replissent ma tête un peu plus à chaque secondes. Tous mes neurones sont grillés, ma tête est comme au point mort, dans l’impossibilité de redémarrer sans la petite étincelle pour allumer la bougie.
Je me rappelle de cette fille, Lisa, qui reste confinée dans un coin sombre de ma tête, je la vois, assise, sans vraiment me souvenir de son visage mais je ressens sa présence, quelque part, dans mon crâne.
Mes pensées se dirigent aussi vers Cait, cette maman adoptive qui m’a tant donné, sans rien demandé en retours...
Je pense, à tous ces gens que j’ai pu apprécier dans ma vie, qui n’ont plus de nouvelles de moi depuis presque une demi-année…
Ces tristes souvenirs entraînent le long de ma joue une fine goutte salée, que je m’empresse de sécher avec mon avant-bras.

Dakota se tenait face à moi, n’osant presque plus me regarder dans les yeux. Laissant place entre nous un vide, comme si un ravin nous séparant, voulant empêcher toute communication. Même son chien semblait mal à l’aise pour tout dire.
Je décide donc de remédier à cela, chose que je n’ai jamais faite auparavant. Je m’approche doucement d’elle, tend mon bras droit et appuie ma main terreuse contre son épaule, tout en la serrant légèrement pour la remettre en confiance.

Ne t’inquiète pas d’accord ? Pas besoin de faire cette tête d’enterrement. C’est pas comme si y’avais mort d’homme.

Résoudre le mal par le mal, même sil il faut passer par une blague ringarde et nulle. Je la regarde, tout en souriant, en espérant, après cet effort considérable, tirer un peu d’empathie de sa part. Jamais je n’aurais osé toucher un inconnu avant ça, et encore moins une fille. Quelle sensation étrange, de passer de l’air froid vous entourant, à cette chaleur humaine, réchauffant veine par veine votre corps encore endormi et faisant fondre cette glace, qui vous sépare vous et votre interlocuteur. Je fini donc par retirer ma main de son bras, pour retourner m’asseoir contre ce bel arbre massif et sans lui laisser un instant de réflexion, sans laisser un instant à cette glace de nous séparer à nouveau, je lui pose cette question, qui me tracassait l’esprit il y a de cela quelques instant.

Et sinon, concernant la pandémie, la quarantaine, la mystérieuse maladie ? Tout ça c’est terminé ?


J’attendais de sa par une réponse rassurante, mais vu l’état actuel des choses, je savais, au fond de moi, que les choses avait empiré. En réalité, je voulais juste savoir à quel point elles avaient empiré.

Dakota Marlon

Anonymous
Invité
Jeu 24 Déc - 13:29
En approchant ainsi de Dakota, deux choses se produisent simultanément : Dans un premier temps si tu arrives à te mouvoir jusqu'à la jeune femme, chacun de tes mouvements est difficile, tes muscles rechignent à la tâche en t'envoyant des signaux de douleur, d'autant plus que tu essaye de bouger bien trop vivement. Encore un exemple prouvant que ce n'est que pure vérité ce qu'il t'est arrivé. Et dans un second temps, Tobby, le chien, redresse la tête, oreilles pointées vers toi dès que tu entame ton mouvement en avant. Finissant par redresser tout son corps pour se remettre assis et s'il te laisse toucher à sa maîtresse, l'espace d'une demie seconde, tu pourras peut-être le voir remonter une babine et dévoiler ses crocs d'un côté de la gueule. Une mise en garde à ton intention "ne devient pas hostile envers elle ou..."

Quant à Dakota, les yeux ainsi baissés, elle met un peu de temps à réagir, esquissant un mouvement en arrière à ton geste, finissant malgré tout par te laisser poser ta main sur son épaule. La blondinette, sans relever les yeux vers toi, émet un bref rire à tes paroles avant de s'excuser.

- Pardon. C'est juste que je me doute que ce n'est pas facile à entendre tout ça et ce n'est pas plus simple à annoncer. Et c'est moi qui devrait te réconforter et non l'inverse.

Dakota te laisse librement retourner te coller à l'arbre, le chien également restant néanmoins assis et ta question arrivant si vite derrière qu'elle ne fait pas attention au rosissement encore présent sur ses joues alors qu'elle relève enfin la tête pour te regarder dans les yeux. Détail que tu ne peux manquer de voir et librement en venir à te demander, ou non, si c'est toi qui a fait rougir la jeune femme par ton geste. Elle, se contentant d'afficher une moue marquant qu'à nouveau elle est désolée d'avance pour ce qu'elle va te dire.

- Non, c'est même de pire en pire, de moins en moins de vivants et de plus en plus de zombies. Mais ne t'en fait pas, ici même tu ne risques rien, la ferme est une des rares zone de sécurité encore debout. C'est d'ailleurs là dessus que je peux t'aider, on peut t'offrir le gîte et le couvert là bas dans la ferme, on accueille toutes les personnes dans ta situation.

Lentement, à mesure qu'elle parle, Dakota semble se détendre un peu, en venant presque à sourire de nouveau, en tout cas tout en restant sérieuse, sa voix se fait plus douce. Même le chien semble se détendre à son tour, allant même jusqu'à regarder ce qu'il se passe, ou passe pas un peu plus loin.

Fate Manocaras

Anonymous
Invité
Jeu 24 Déc - 18:11
Le manque de mouvements de ma part dans ces dernières minutes m’avait fait oublier à quel point mes muscles torturés me faisaient encore souffrir. Ils restent tendus, comme si j’avais des contractions dans tous mon corps, comme si l’intégralité de ceux-ci continuent d’être rouillés, lacérés, déchirés, fibres par fibres, au plus profond de mes nerfs… Ces signes de douleur se retranscrivent sur mon visage, qui lui aussi se tend : ma bouche, mes joues trahissent cet amer déplaisir.

Tobby semblait inquiet pour sa maitresse, peut-être avait-il peur que je lui fasse du mal ? Bien que ce ne soit pas dans mes intentions, je trouve naturel de sa part d’essayer protéger ses proches, et surtout dans une période comme celle-là, où des hommes seraient près à tuer pour n’importe quelles raisons.

Dakota, toujours la tête basse s’excuse sobrement, après un léger sourire. Je comprends qu’elle ait du mal à expliquer ce genre de chose, elles sont également difficiles à entendre d’ailleurs. Surtout vu mon état physique et psychique. Tout est encore embrouillé, mon corps est encore faible, et ma tête… Toujours et encore ce mal de crâne atroce qui martèle ma cervelle… J’essaye de ne pas le montrer, j’essaye de rester calme, de rester fort, même si c’est réellement difficile.
Elle avait raison en tout cas. C’est elle qui devrait me réconforter, et non l’inverse, mais je comprends qu’un inconnu n’ait aucune envie d’aider un garçon comme moi, aussi triste que ce temps hivernal, avec ses arbres sans feuilles et ce sol froid, blanchi par le givre matinal. Le soleil était certes, toujours présent pour nous réchauffer, à l’aide de ses quelques rayons les plus zélés.
Dakota finit par relever la tête après mon questionnement, en grimacent légèrement, elle me regarde, de ses grands yeux pétillants couleur noisette. Ses joues semblent rosies, peut-être à cause de moi et de mon approche un peu osée, ou il est également probable que je me fasse des films et que cela ne parvient que de la température basse d’un mois de février.

J’avais quelque peu prévu sa réponse, je le sentais venir, j’avais imaginé que tout avait empiré, que je ne reverrai plus jamais les personnes que j’ai connu, que ma vie allait changer, et qu’elle ne serait plus jamais comme avant. Heureusement, j’avais miraculeusement atterri dans le seul endroit qui « Ne craignait rien » selon elle. Cela ne me rassurait pas vraiment, est-ce donc que tout le reste du monde est contaminé et que les zombies ont pris la place des hommes sur la plus grande partie de la planète ? Je pense que c’est ce que Dakota voulais me dire, indirectement, mais c’était le message.
Elle me propose également de rester quelques temps à la ferme, qu’ils faisaient ça pour toutes les personnes dans mon cas. Je ne sais pas vraiment quoi en penser ou même ce que je dois faire. Je trouve cette proposition très gentille de sa part, mais dois-je vraiment accepté ? Accepter de vivre avec ces gens, que je ne connais pas, j’aurai l’impression de profiter d’eux et de leur gentillesse… Devais-je accepter cette solution de facilité ou plutôt me débrouiller par moi-même comme j’ai toujours fait dans le passé ? Je ne sais pas quoi dire. C’est une des seules fois dans ma vie que quelqu’un me proposait de l’aide. Cela me touchais réellement, mais je n’avais aucune réponses à donner à cette jeune fille, ma tête était encore trop embrumée pour pouvoir choisir entre un oui ou un non.

Ecoute… Je suis désolé mais je ne pense pas pouvoir accepter… C’est vraiment gentil de ta part, vraiment. Mais pour l’instant les choses sont vraiment compliquées, rien qu’à comprendre comment j’ai atterri ici… Alors pour l’instant, j’ai besoin que tout se remette en ordre, et après je te donnerais une réponse… Je ne veux pas refuser ton hospitalité, mais je ne te dois rien, alors…

Ma réponse me semblait confuse, mais elle représentait bien ce je pense actuellement : Rien, ma tête est vide, et pleine à la fois, pleine de questions et de choses qui n’ont aucun, sens, m’empêchant de réfléchir, de penser. J’espère que Dakota ne le prendra pas mal, juste, qu’il me faut du temps. Je respire un grand coup, puis je la regarde en souriant amicalement d’un air terne tout en lui répliquant :

J’ai besoin de temps, je ne peux pas vraiment donner de réponses comme ça, une nouvelle vie s’offre à moi, alors il faut que je réfléchisse a ce que je vais faire de ces possibilités, en espérant que tu ne le prennes pas mal, ce n’est pas le but ...

Ca faisait beaucoup d’informations à encaisser en un seul coup. Tout d’abord le fait que ma vie ne ressemblera plus jamais à celle que j’ai connu, bien qu’elle ait été difficile, il y avait des choses a quoi je tenais… Et puis, également le fait, que je ne reverrai plus jamais les personnes que j’aimais, et qui, en y réfléchissant, son surement toutes mortes à l’heure qu’il est…
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