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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

Avertissement Inconsidéré - 17/02/35
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Jordan Getz

Anonymous
Invité
Ven 18 Déc - 21:43
Melody et Samuel étaient sur le toit de la caravane alors que James y était rentré, sans doute pour essayer de contacter les autres. J’avais pu entendre Melody engager la conversation avec Samuel. Elle avait raison, il se faisait tard, ça en devenait inquiétant pour les autres. Mais bon, ils étaient nombreux, ils ne devraient rien leur arriver, surtout qu’ils étaient avec Jena qui avait survécu dehors pendant un long moment. Je continuais à m’occuper du feu alors que j’entendis des tirs. Mon sang se glaça. Ils étaient loin, mais je reconnaissais ce son entre mille. Des tirs. Je lâchais la branche pour laisser mon regard se perdre dans le feu flamboyant qui était juste devant moi. Je repensais à la fusillade qui s’était passé juste avant ma mort. Avant celle de tout le monde. Pas aujourd’hui. Pas cette fois. Je ne laisserai pas ceux qui m’avaient sauvé crever comme des chiens. Je ne crèverai pas en tentant de leur apporter une sépulture. Il n’y en aurait pas ce soir. Il n’y aurait pas de morts non plus ce soir. Pas de notre côté du moins. J’étendais mes jambes pour balancer de la poussière sur le feu avant de me lever en prenant appui sur mes mains qui s’étaient posées juste derrière mon arrière train. J’attrapais la casserole et je la vidais sur le feu. Les yeux vides, le regard perdu. La mâchoire toujours ouverte, mais tremblante. J’étais effrayé de devoir revivre la même scène. Les tirs, les cris, le sang, les morts, ma mort. Je refermais la fermeture éclair de mon sweat-shirt noir et je passais un rapide coup de main sur mes fesses et sur l’arrière de mes jambes pour enlever la poussière qui s’y était incrusté pendant les quelques instants où j’étais resté assis.

Le regard vide, la mâchoire tremblante, la peur au ventre, je me dirigeais lentement vers ma tente pour attraper mon calepin et le glisser dans la poche droite de mon jean juste avant d’attraper ma hache et de la tenir, cette fois, à deux mains. Ma main gauche juste en dessous du fer, et ma main droite en bas du manche, au niveau de la poignée. Je sortais de ma tente pour me diriger vers la caravane, sans dire un mot. Je passais mon regard sur chaque personne. Un regard vide. Je n’avais pas envie de mourir encore une fois, j’avais peur mais en même temps, je sentais un léger frisson le long de mon dos qui me donnait de l’énergie. L’adrénaline sans doute, en quantité négligeable pour la sentir.

« Veux-tu vivre ou mourir Jordan ? Est-ce que tu es prêt à te battre pour survivre, une fois de plus ? Est-ce que tu es prêt à recommencer pour sauver ces gens et toi-même ? Est-ce que tu sauras faire ça sans refaire les mêmes erreurs ? »

Cette voix. La mienne qui me parlait, celle qui allait m’emmener au plus loin, celle qui disait ce qu’il fallait que j’entende. Je n’avais aucune envie de mourir, et j’étais prêt à me battre pour les sauver tous, je ne laisserai personne mourir ce soir. J’étais résigné à survivre. Ma mâchoire avait arrêté de trembler. Je la serrai à présent. Assez pour sentir mes dents bouger sous la pression. Je prenais une grande inspiration, mes mains agrippées à ma hache. J’étais prêt. Je n’échouerai pas. Pas cette fois ci. Pas encore.

« Je suis prêt. » disais-je d’un regard non pas perdu, non pas vide, mais déterminé. Je n’avais pas de destinataire attitré, ci ce n’est moi-même, mais mes mots se voulaient aussi pour les autres. J’étais bel et bien prêt à défendre ma vie et celle de Melody, James et Samuel. Je restais prêt de la caravane en attendant les instructions des autres. J’étais prêt.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Ven 18 Déc - 21:43
Terminant de recharger son arbalète en attendant les réponses de Samuel, la brune observe au loin ce qu'il se passe ou ne se passe pas avant de reporter son regard sur Jordan assis près du feu. Notant que James était toujours enfermé dans la caravane, elle l'avait vu le précéder sans pour autant savoir ce qu'il comptait faire là bas dedans, bien qu'elle pourrait en déduire que ce n'est pas pour le plaisir, il devait être après le poste-radio à guetter un message de sa 'Liz ou encore entrain de s'équiper pour partir à sa recherche. En revenant au paysage devant elle, Melody trouve que c'est bien calme ce soir, comme très souvent d'ailleurs et elle est bien placée pour le savoir alors qu'elle prend les gardes de nuit régulièrement. Mais toujours avec cette impression que justement les choses sont trop tranquilles surtout après les derniers événements avec le Marchand.

Samuel lui répond et la brune se contente de hocher la tête en l'écoutant, dur de dire ce qu'elle en pense de tout ça ou plutôt de ce début de paroles alors qu'ils sont interrompus par des bruits de tirs provenant de par delà les ruines du motel là ou ils n'ont pas une visibilité optimale sur la surveillance du périmètre, un point faible sans nul doute alors qu'ils ont tendance à ne surveiller que la route. La brune se redresse, récupère son arme et s'empresse de descendre du toit de la caravane, trop exposée depuis son perchoir, surtout avec le tir de sniper sur Calvin il y a peu. Le sol est bien assez dangereux comme ça...Entendant néanmoins la demande de Samuel et s'il n'est pas déjà alerté, elle prévient James de qu'il vient de se passer.

Et comme elle est bien du style à aller au devant du danger, son premier réflexe est de se diriger sans attendre, vers les ruines du motel pour essayer de voir quoi que ce soit. Melody va aussi près que possible des ruines, en essayant de trouver un endroit sûr d'où elle pourra voir si quelque chose leur arrive sur la gueule par là. Bien qu'avec l'obscurité cela ne soit pas gagné, elle scrute autant que possible le moindre détail qui pourrait attirer son attention, alors qu'elle garde son arbalète en main, prête à faire feu.

Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Ven 18 Déc - 21:44
D’une incompréhension certaine mêlée de crainte, j’observais mes compagnons de route se donner la réplique à mon propos en m’insultant gratuitement. Pour seule réaction, j’avais froncé les sourcils dans une grimace nuancée de dédain et d’exaspération, soutenant le regard de la femme aux cheveux courts durant de longues secondes sans rien répondre à ses attaques aussi basses qu’inutiles. Cela faisait des années maintenant que je m’étais blindée contre ce genre de comportement puéril. Pute, pisseuse, salope, connasse… Si j’avais moi-même un lexique d’injures bien fourni, je ne comptais pas leur en faire tout l’étalage qui aurait pu me venir à l’esprit. Ma migraine me prenait à elle seule bien suffisamment la tête. Ce fut la suite de la discussion qui attisa d’autant plus mes craintes. J’avais reporté mon attention vers le conducteur qui en disait long dans ses insinuations. Dans la frontière entre rêve - cauchemar - et réalité, l’idée me frôla l’esprit que tout n’avait peut-être été que le fruit de mon imagination, comme ces images floues qui avaient précédé mon premier réveil d’entre les morts. Pour vérifier cela, j’avais lentement fait remonter la manche gauche de ma veste de travail pour contempler l’endroit où le Z m’avait croqué, découvrant une nouvelle fois toute l’horreur noircie de ma plaie désormais marquée d’un premier sceau de la Mort.

Ainsi donc, tout avait été réel. Cette cave, ces ossements, ces cendres, ces cauchemars et ce temps infini à subir les tortures infligées par mon propre esprit. Le Libérateur aussi était réel. Ils en parlaient. L’appelaient “boss”. La femme eut même l’audace de se moquer de lui, ouvertement. Tout était encore distant et impalpable sous mon crâne, comme des souvenirs perdus qui s’enfuyaient un peu plus à mesure qu’on tentait de se les remémorer. Je me souvenais de cette phrase prononcée par mon bourreau. “Tu es magnifique,” avait-il dit. Je me remettais le contact si chaud et rassurant de son index courant sur ma joue. Sa présence, son aura, la terreur qu’il m’avait inspiré, puis ce réconfort plus ignoble encore que je l’avais apprécié et appelé. Sa voix froide et dure qui avait su se faire douce, intime et mélancolique. Il y avait autre chose derrière le masque. Quelque chose d’humain, de renié certes, mais d’humain… Je l’avais senti…

Ils avaient pris la route vers notre campement. J’ignorais quel jour nous étions, comment de temps avait duré mon calvaire ; mais j’espérais au plus profond de moi que samuel et les autres avaient mis leur plan de déménagement à exécution. J’espérais que seule une aire de repos déserte nous attendrait là-bas. Je jubilerais de voir la gueule de cette femme se décomposer de colère. J’en prendrais sûrement plein la gueule à ce moment-là d’ailleurs. Le Libérateur penserait probablement que je lui ai menti. Mais je l’avais mis en garde avant qu’il ne m’enferme… Il ne pourrait s’en prendre qu’à lui-même si cette expédition foirait.

Je dissimulais à nouveau ma plaie sous mon vêtement en reposant mes noisettes sur la bonne femme, le visage grimé d’une colère bien plus sourde, non pas explosive et ardente, mais froide et viscérale.

“Ne lui manque plus jamais de respect,” avais-je craché d’un ton acerbe à celle qui partageait ma banquette, juste avant de reporter mon attention vers le conducteur, me redressant sur mon siège pour me pencher légèrement vers l’avant, cherchant à capter son regard par le biais du rétroviseur central.

“Melody va te crever…” lui avais-je lancé d’un ton plein de défiance. “Vous ne la verrez même pas venir…”

Evènements

Anonymous
Invité
Ven 18 Déc - 22:10

Avertissement Inconsidéré

Temps : Le soleil s'est couché depuis peu, il ne reste plus que la lumière des étoiles.
Activité : Le calme a été brisé par les coups de feu, qui se répètent.
Heure : La nuit est tombée, il est 19h passé.


Résolution du Tour II

Samuel : Le chien au garde-à-vous et toi sur le pied de guerre, tu tentes ainsi d'avoir davantage d'informations mais impossible : la caravane est trop basse par rapport aux ruines du motel qui reste grand et imposant, le seul moyen d'avoir un visuel sur ce qui peut être l'origine du coup de feu, si visuel il y a, serait de sortir du périmètre du camp. Un choix qui reste le tient. En bas, Jordan a éteint le feu à l'aide de la casserole et Melody s'est dirigé vers l'angle du motel, là où une moto et une voiture démarrent le mur de protection de fortune.

Pour autant, le fusil en main, tu peux assister comme les autres à l'écho d'une nouvelle salve de coups de feu à deux minutes d'intervalle à peine. L'écho semble, que ce soit la réalité ou un effet de ton imagination, moins lointain que la première fois.

James : A nouveau, tu ne reçois pas la moindre réponse que le son perpétuel des ondes encombrées. Tandis que tu te tortures l'esprit avec questions et culpabilité, Melody ouvre la porte de la caravane pour t'informer d'une nouvelle soudaine : des coups de feu ont été entendus depuis le nord, une salve à tout croire. Et en effet : tu entendras à peine deux minutes plus tard une salve de coups de feu provenir de l'extérieur, coté nord encore une fois.

Melody : Descendant de la caravane, tu entends Samuel donner ses instructions puis va prévenir James qui était effectivement avachit devant le poste-radio. Alors que tu files vers le motel, tu passes devant Jordan qui a éteint le feu à l'aide de l'eau contenue dans la casserole.

Le motel est imposant et les ruines sont entassées, tu ne peux rien voir d'ici et approche donc de l'angle, là où une moto et une voiture démarrent le mur de protection de fortune. Sans t'exposer tu jettes un coup d'oeil vers le nord, mais le camion garé sur l'espace au devant te bouche la vue, impossible de voir directement le nord, seulement le nord-est qui ne présente rien de particulier que la vaste plaine.

Pour autant, l'arbalète en mains, tu peux assister comme les autres à l'écho d'une nouvelle salve de coups de feu à deux minutes d'intervalle à peine. L'écho semble, que ce soit la réalité ou un effet de ton imagination, moins lointain que la première fois.

Jordan : Alerté, tu t'empresses d'éteindre le feu avec la casserole, ce qui va te brûler très légèrement la main : le manche était chaud ! La sensation de brûlure donc légère ne te gêne pas pour autant et tu peux récupérer ta hache et ranger ton calepin, te tenant prêt. Derrière, Samuel s'est rapproché sans quitter la caravane pour tenter d'observer le nord et Melody t'es passé devant, armée de son arbalète et après avoir interpellé James dans la caravane, pour tenter d'aller voir d'un peu plus près via l'angle entre les ruines du motel et le mur de voitures.

Tu perçois, deux minutes après à peine, une nouvelle salve de coups de feu qui te paraît, que ce soit la réalité ou ton imagination, plus proche.

+++

Ivy :

Lorsque tu as lâché tes morts tranchés vers la femme, celle-ci était revenue à toi et se retint très visiblement de répondre en entrouvrant les lèvres, avant de te regarder de haut en bas et de serrer les dents. Elle n'avait clairement pas appréciée ta rétorque et ne tarda pas à revenir à la route. Ce fut en revanche ta deuxième rétorque qui attira l'attention non seulement de la femme, mais aussi du conducteur qui te regardait dans le rétro et du passager qui tournait la tête.

« A qui tu crois que tu parles espèce de... »
Commençait la femme aux cheveux courts qui pointait impulsivement son arme sur toi en gonflant sa voix de colère.

« Stop. »
Trancha le conducteur calmement. Il semblait en effet plus mesuré que les deux autres et pour autant, il fut immédiatement écouté par sa camarade qui s'arrêta dans son élan, et après quelques instants d'hésitation, retira son arme.

« Melody hein ? Joli nom. Tu crois donc qu'elle va me crever ? »
Il marqua un temps et revint à la route en terminant d'une révélation qu'il lançait froidement. « C'est ce qu'avait dit l'autre môme à peu de choses près, celui qui courait vite. Mais à la fin, c'est moi qui lui ai brisé la nuque, ça a été facile. Presque autant que de coller une balle dans la tête de la starlette de la télé, pas aussi bon à survivre qu'à l'écran si tu veux mon avis. La partie la plus dur, c'était de faire couiner la petite asiat'. Elle aussi, je lui ai brisé la nuque... mais après. »

La voiture poursuivait sa route, ne diminuant pas de vitesse alors que maintenant, la forêt dominait complètement le paysage coté gauche du véhicule. Tu n'avais plus le moindre doute : ils se dirigeaient vers le campement Jefferson.

+++

Tour III

Eléments scénaristiques:
 

Jordan Getz

Anonymous
Invité
Ven 18 Déc - 22:25
Ma main droite me brûlait, après avoir attrapé ma hache, je la serrai et la desserrai rapidement pour pouvoir calmer la douleur, qui n’était certes, pas très forte, mais assez pour le sentir. Tout le monde était sur le qui-vive. Melody était parti observer si elle voyait quelque chose juste après être parti cherché James. Samuel quant à lui, essayait d’observer. Ils avaient tous des armes à feu, pas moi. Je ne pouvais rien faire si ça restait un combat mitrailleuses contre mitrailleuses. Qu’importe. Une arme à feu m’aurait fait plus de mal que de bien. J’étais bien plus confiant avec ma hache qu’avec une kalashnikov comme celle de Samuel. J’échangeais la position de mes mains sur ma hache nerveusement, tout en serrant et en desserrant mes mains du manche.

J’étais nerveux. Très nerveux. La mort était en train d’arriver. Et elle venait de crier, encore une fois. Des tirs, encore et encore. Plus proches. J’espérais que ce n’était que mon imagination qui me donnait cette impression de proximité vis-à-vis des coups de feu. J’avais assez peur de me retrouver confronter à une bande de dégénérés surarmés. En fait, non. J’avais peur de devoir faire face à des tarés venus ici exprès pour nous massacrer. Quelle autre raison auraient-ils eu pour venir ici ? Il n’y avait rien ici, rien du tout ! Ils venaient pour nous, pour nous tuer. Mais j’étais prêt. Prêt à me défendre, prêt à tuer pour sauver ma vie.

Je restais à côté de la caravane, laissant mon dos se poser contre le métal frais.
Attendant quelque chose, un ordre, une onde radio, un nouveau coup de feu ? N’importe quoi. J’attendais. Mais je n’attendais pas ma mort. J’étais déterminé à survivre à cette nuit. Devrions-nous fuir ? Cette pensée me traversa l’esprit. Que penseraient les autres si je leur demandais ?

«  Que tu es un lâche. Et tu n’en es pas un. Alors attends. Sois un homme »

Oui. Ils penseraient que je suis un lâche, que je ne mérite pas de rester avec eux, et ils auraient sans aucun doute raison. Elle avait raison, enfin, j'avais raison. Je ne devais pas fuir. Je n'étais pas un lâche. Je devais rester avec eux, avec ceux qui m'avaient sauvé la mise en forêt, avec ceux qui m'avaient donné un toit. Je leur devais quelque chose. Et c'était ce soir que j'allais les rembourser. Je n'avais plus peur. L'adrénaline faisait effet. Je sentais mon corps vibrer à chaque battement de mon cœur. Ma mâchoire restait serrée. J'étais prêt à survivre. Mes mains se crispèrent sur le manche de ma hache juste après avoir encore échangé leurs positions. La douleur était présente, mais je ne pouvait pas me permettre de ma plaindre ou de la considérer. Et surtout pas maintenant. Cela pourrait me coûter la vie.

James F. Everett

Anonymous
Invité
Ven 18 Déc - 22:27
Alors que James se lamentait devant son poste-radio, se demandant instant après instant toujours plus vivement s'il devait partir tout de suite et dieu sait qu'il en avait une furieuse envie, la porte s'ouvrit et le fit presque sursauter par la vivacité avec laquelle cela avait été fait. Il vit la tête de Melody se montrer et lui lancer les informations sans s'attarder, en plein visage. Des coups de feu ? Le nord ?

Il se leva en trombe et la première chose à laquelle il pensa était évidente : et si c'était leur groupe qui avait des ennuis ? Et s'ils n'avaient plus de voiture et qu'ils se battaient à pied contre des rôdeurs ? Ou pire encore : et s'ils s'agissaient d'agresseurs bien vivants qui poursuivaient la voiture en leur tirant dessus ?

Il n'avait pas le temps de se poser trop de questions, si c'était bien le groupe qui revenait, il devait être prêt à les aider et se tenir prêt pour faire face à toute situation. L'idée que l'un d'entre eux, si ce n'est plusieurs ne reviennent en sang ou sévèrement blessés ne lui échappait pas. Tout en sortant de la caravane pour voir le feu de camp éteint, il retira la bandoulière de son torse et saisit le Remington qu'il prit à deux mains sans le charger, autant ne pas se précipiter et risquer un accident.

Ainsi armé il passa à coté de Jordan et contourna la tente la plus éloignée pour se diriger vers le mur de voitures, mais ayant l'intelligence de ne pas s'exposer outre-mesure il s'accroupit et se dépêcha de rejoindre la voiture où logeait normalement Frida, entamant de longer le reste du mur pour être plus près du nord et s'arrêter à mi-chemin afin d'avoir le meilleur angle de vue et ne pas voir le camion lui boucher le champs de vision.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Ven 18 Déc - 22:29
Le feu éteint par Jordan, elle ne percute qu'après coup que cela est une bonne chose, un bon réflexe qu'il a eu là. Il est vrai que là ils étaient encore plus facilement exposés, faciles à encercler, faciles à tirer voir à tuer, bien qu'elle ne soit pas du tout certaine que les coups qu'elle a entendu, tout comme les autres, soit le signe d'une quelconque attaque de la part de n'importe qui. Bien que cela ressemble fort à la méthode déjà employée par les hommes du Marchand à l'école quand ils ont perdus Matthew...Pour le moment, elle ne doit pas se laisser aller à des conclusions hâtives, cela peut être juste d'autres survivants entrain d'essayer de semer des bandits ou d'essayer de se défaire d'une meute de zombies, tout est possible et elle doit garder la tête froide et aller voir de plus près ce qui se trame au nord.

Proche des ruines, elle ne voit toujours rien, ces dernières lui bouchant totalement la vue, la brune se dirige vers l'angle du motel là ou il y a moyen de voir au delà de ses fichues ruines, au départ du mur de carcasses. Melody soupire d'agacement en constatant que le camion Mercedes lui bouche lui aussi la vue, elle n'a pas accès à l'endroit qu'elle veut absolument voir. Le temps qu'elle songe à ce qu'elle va faire, une nouvelle salve de coups de feu se fait entendre et elle jurerait qu'ils se rapprochent de leur position, dans l'obscurité elle grimace, elle n'aime pas cela du tout et pourtant il faut qu'elle sache ce qu'il se passe.

Du coup elle entreprend si elle le peut de passer la moto qui débute le mur de carcasse, y allant le plus lentement possible pour ne pas faire de bruit, éviter de la faire tomber ou que son arbalète la cogne. Si tout se passe bien, Melody entreprendra d'aller se coller au camion pour le longer et arriver enfin à visualiser le nord.
Si jamais, elle devait faire du bruit en franchissant cet obstacle, elle ira se plaquer contre le camion et attendra sans bouger de voir s'il y a une conséquence.
Et si jamais, elle ne peut pas franchir tout court cet obstacle, elle sera bien obligé de faire demi-tour et de longer le mur de carcasses pour passer par l'extérieur du campement à partir de la route.

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Ven 18 Déc - 22:29
"Merde de merde de merde."

D'un français pour le moins grossier, le canadien exprima pleinement sa frustration de ne rien pouvoir voir ni même deviner, aussi, ne désirant pas être une cible privilégiée ET inutile dans le même temps, il décida de mettre fin à ces deux caractéristiques pour descendre derechef dans la caravane une fois les jumelles remises dans la sacoche qui restait coincée contre ses côtes.

Une fois à l'intérieur de leur QG, il s'assura brièvement que James ait bien été mis au courant par Melody et, le cas échéant, qu'il se soit aussi bien armé que possible en prévision de cette possible attaque. Quoi qu'il arrive, il quittera aussi vite le véhicule. A cet instant, si Jordan était demeuré en place, il lui lancerait, la voix rapide mais claire :


"Ils ont des armes à feux, va à l'intérieur et prends en, je ne veux pas te voir avec seulement une hache pour te défendre. Prends des munitions aussi si tu as le temps, une fois à couvert, on ne pourra pas retourner à la caravane pour s'approvisionner."

Et puis, sans même s'assurer d'avoir été compris, il se lancerait vers l'est, sifflant brièvement pour se faire suivre de son compagnon qui semblait avoir bien compris que, plus que jamais, il valait mieux qu'il reste proche de cet humain. De là, il se lança à grandes enjambées, fusil dans les bras, en direction de l'Est afin d'atteindre l’extrémité du motel et se donner une chance d'avoir un bon angle de vue sur la route au Nord.

Enfin, à part si un évènement quelconque devait le stopper dans son entreprise tel que le fait qu'il n'ait pas besoin de réaliser cette action à cause de l'approche rapide des intrus, il tenterait de sortir ses jumelles pour examiner le Nord, comptant bien sur la fonctionnalité de l'objet pour observer avec aisance ces gens qui devaient sans aucun doute se trouver dans un véhicule... Ou constituer une bien longue colonne de combattants..
.

Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Ven 18 Déc - 22:34
Lorsque la femme me menaça de son arme, je m’étais recroquevillée à nouveau à mon emplacement précédent. J’avais abandonné le rétroviseur du regard pour me concentrer pleinement sur le canon de la mitraillette. Une menace muette qui ne manqua pas de faire redescendre ma colère et refroidir mes ardeurs verbales et défiantes. Je comprenais maintenant ce qu’avait dû ressentir Ricky alors que je m’étais trouvée de l’autre côté de la crosse, tenant le pouvoir, la Mort elle-même, dans la paume de ma main. A ce souvenir, je ne pus réprimer un sentiment de culpabilité à l’égard du cadet Jefferson, quand bien même j’étais aujourd’hui persuadée qu’il s’agissait d’un traître lui aussi.

J’avais écouté les mots du conducteur qui vantait son palmarès de morts gratuites à l’égard d’Harvey, Wolf et Melina… Je serrais les dents à ses révélations, me faisant violence pour retenir les mots plus vindicatifs les uns que les autres qui me venaient à l’esprit. Soufflant d’amertume et de colère, je me retournais légèrement sur mon siège pour reporter mon attention sur le paysage. Au fil des secondes, il me devenait de plus en plus familier et ne faisait qu’accroître mes inquiétudes. Nous nous dirigions bien vers le campement. Ma main droite serra la poignée de la portière alors que je bouillonnais de rage, et priais je-ne-savais-qui que les autres aient levé les voiles depuis ma mort.

Ainsi prostrée sur la banquette arrière, je ne dis plus un mot, craignant à la fois pour ma vie et pour celles de mes camarades. Je ne pouvais m’empêcher de ressasser les propos du Libérateur. Il allait y avoir de la souffrance, de la violence pour chacun de mes compagnons ; et j’en serai la seule responsable. Samuel, Melody… Je les savais capables de faire face à tout ça… Ces trois connards allaient regretter leur suffisance et leur prétention. Par contre, je doutais plus fortement de leur aptitudes à me faire face à moi, celle qui les avait trahi pour sauver sa peau. La culpabilité se faisait plus dévorante à chaque seconde écoulée, la peur l’accompagnant dans son festin morbide.

De ma main gauche, je venais rapidement essuyer des larmes rageuses embuant de nouveau mon regard dans un bref reniflement. Ces gens avaient buté d’autres ressuscités. Je n’arrivais pas à croire que mon Libérateur bossait pour le Marchand, s’abaissait à ce genre de méthodes alors qu’il m’avait confié que, lui comme moi, nous étions désormais au-delà des morts et des vivants. Dans un respiration plus bruyante et rapide, chaque souffle matérialisant ma profonde colère, je souhaitais de toute mon âme que l’homme au masque punisse ces monstres par les flammes. Ces moins que rien terrifiés par notre nature-même au point de tuer les nôtres gratuitement.

Finalement, je laissais mon regard se perdre dans la contemplation de cette forêt obscure, impénétrable, qui défilait à toute allure sous mes prunelles pour me rapprocher de mon destin, et des conséquences de mes actes.

Evènements

Anonymous
Invité
Ven 18 Déc - 23:06

Avertissement Inconsidéré

Temps : Le soleil s'est couché depuis peu, il ne reste plus que la lumière des étoiles.
Activité : Le calme a été brisé par les coups de feu, qui se répètent.
Heure : La nuit est tombée, il est 19h passé.


Résolution du Tour III

Samuel : Descendant de la caravane, suivit de ton fidèle compagnon à quatre pattes, tu te diriges vers l'angle Est de la caravane et rien ne se manifeste dans ta lancée, de prime abord. Arrivé à l'angle, tu t'avances jusqu'à l'angle suivant pour pouvoir avoir tout le nord en vue et dégage ton fusil pour te servir de tes lunettes. Grâce à leurs visions acérées et leurs aptitudes nocturnes, tu peux voir très clairement, quelque chose de bien pire que ce soit à quoi tu pouvais t'imaginer :

Une masse, gigantesque et mouvante, a envahie le paysage à grande distance d'ici, dominant l'espace de la forêt à une bonne partie de la plaine en passant par la route. Cela paraît incertain en premier lieu mais tu le savais au fond de toi, bien peu de choses peuvent expliquer cette espèce de masse gigantesque et vivante : des mangeurs de chair, des rôdeurs, par centaines...

Ta radio se met à grésiller et un message en parvient nettement. La voix qui passe à travers les grésillements est à glacer le sang tant elle est froide et neutre, sans aucune nuance, si ce n'est l'affirmation qu'elle fait entendre. « Je sais où vous vous cachez et je viens vous chercher maintenant. Vous auriez du craindre mon avertissement, quand il en était encore temps. »

Au même moment, des coups de feu si proches et si stridents que tu en es aussitôt perturbé parviennent depuis l'opposé du motel, et même de plus loin, ils proviennent de la forêt. Des bruits d'impacts presque imperceptibles, bien une douzaine, te proviennent également. Ca ne fait aucun doute : le camp est attaqué ! Le chien a été coté, plus qu'alerté se met à aboyer dans ta direction et démontre une envie viscérale de retourner au camp en se mettant à courir à toutes pattes sur quelques mètres avant de s'arrêter, revenir et se remettre à aboyer en s'avançant à nouveau le long de la façade. Au final il n'ose pas partir, patientant ta réaction et tu n'as que bien peu de temps pour réagir.

James : Tu parviens jusqu'au mur de voitures sans encombre et commence à longer le mur de véhicules jusqu'à mi-chemin. Armé de ton fusil, tu t'apprêtes à te redresser quand des coups de feu extrêmement proches surviennent et te sifflent les tympans : on tir de l'autre coté depuis la forêt ! Une bonne douzaine de coups sont tirés et frappent de plein fouet la caravane, ciblant directement Jordan. Tu ne sais pas s'il est touché, mais les choses tournent mal et tu es plus proche que les autres du danger.

Melody : Frustrée de ne rien voir, tu enjambes la moto et te dirige vers le camion, te collant à son arrière pour voir de plus près ce qui se trame au nord. Dans la nuit, ta vision n'est pas nette mais tu as l'impression de voir quelque chose... de particulier.

Est-ce la réalité ou ton imagination là encore ? La dernière fois te prouva que ton sentiment était bien réel mais en l'occurrence l'information était beaucoup plus vague : tu avais l'impression de voir quelque chose, bouger au loin, de multiples mouvements de parts et d'autres. C'est encore trop incertain et trop lointain, que seule l'impression te reste.

A ce moment, des coups de feu très proches surviennent et te siffleraient presque les tympans : on tir de l'autre coté depuis la forêt ! Une bonne douzaine de coups sont tirés en direction du camp, certes dans la forêt mais dans ton dos, ce qui entend que ces tirs ciblent directement le camp. Les choses tournent mal et tu es très proche du danger.

Jordan : Tu t'appuies sur la caravane et patiente un moment qui te paraît très - trop - long, de savoir ce qui se passe, ce qui va arriver, ou qui va arriver...

Soudain, la radio à l'intérieur de la caravane contre laquelle tu es appuyé et qui est ouverte, s'active et tu entends un message. La voix qui passe à travers les grésillements est à glacer le sang tant elle est froide et neutre, sans aucune nuance, si ce n'est l'affirmation qu'elle fait entendre. « Je sais où vous vous cachez et je viens vous chercher maintenant. Vous auriez du craindre mon avertissement, quand il en était encore temps. »

Quelques instants après que ce message n'ai retenti, tu fus au premier plan pour entendre des coups de feu si proches et si stridents qu'ils couvrirent tout autre chose autour de toi : les tirs provenaient de la forêt et tu fus celui visé ! D'un impact bruyant les balles frappèrent la porte de la caravane et la façade de celle-ci de part et d'autres de ton propre corps fragile et exposé, une douzaine de fois ou peut-être plus, tu te retrouvais dans une situation sans précédent : l'attaque commence et c'est toi qui est prit d'office dans un déluge de mort imminent.

Tu n'as pas le temps, tu dois réagir !

+++

Ivy :

Le paysage défile et à présent plus personne ne parle, il n'y a que la femme qui te jette des coups d'oeil de temps à autre. Les minutes passent, ou semblent passer, quand la voiture freine sec, si violemment et soudainement que tu es projeté contre le siège que tu cognes de plein fouet : ton nez en prend un coup mais grâce à la matière plus souple du rembourrage, tu évites la blessure. Heureusement ta migraine passait à ce moment là, ce qui t'évite de morfler davantage, ce qui est moins vrai pour tes muscles qui souffrent encore un peu.

« Putain de merde ! » Beugle le type coté passager, qui visiblement n'était pas attaché et a prit le freinage un peu plus fort contre le tableau de bord et le pare-brise. Tandis que tu te remets dans l'instant du choc, la porte coté conducteur, puis quelques instants après coté passager à l'avant et l'arrière, s'ouvrent et l'un après l'autre tu les distingues sortir de la voiture. A l'extérieur, un court échange a lieu mais tu n'entends qu'une partie.

« Qu'est-ce que tu fous là ? » Dit l'homme au visage à nu.
« On a pas le temps là faut qu'on ... ! Quoi ? Mais qu'est-ce que cra... »

Des coups de feu surviennent encore plus soudainement et arrosent en continue en direction de la voiture et de ses possesseurs. Les coups sont si forts que tu as l'impression qu'il s'agit d'une arme de guerre et avant d'avoir pu te poser davantage de questions, le pare-brise est criblé de balles qui percutent l'arrière et te frôlent presque par la-même. A l'extérieur, un mélange de cris et de mots incompréhensibles sont couverts par les coups de feu qui se cumulent avec une autre arme plus aigu.

En quelques secondes, l'extérieur est devenue une zone de guerre, les autres vitres que la tienne explosent et les balles lancées à vitesse de la lumière frappe de tous les cotés, tu es en danger !

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Tour IV

Eléments scénaristiques:
 
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