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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

Avertissement Inconsidéré - 17/02/35
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Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Ven 18 Déc - 23:26
"Bande de fils de-"

Les dents serrées, emplit d'une rage qu'il laissait déferler pour ne pas être pris d'une panique qui aurait été légitime, Samuel quitta immédiatement ses jumelles et tourna la tête vers le mur du motel en entendant de nouveaux coups de feux, pas les même, pas du même endroit.

Derrière lui, le pauvre animal, pris comme eux dans la tourmente de cette attaque, cherchait visiblement à retrouver la sécurité d'un quelconque endroit, la caravane ? Une tente ? Le Secteur A ? Comment savoir ? Quoi qu'il en soit, Samuel ne se fit pas prier, le suivant jusqu'au coin sud-est du motel, tâchant d'ailleurs de maintenir l'animal derrière ce coin pour ne pas qu'il s'expose. Dans le même temps, il entendit une voix, CETTE voix, grésiller dans son talkie, se moquer de lui, de leur lenteur...

Ainsi, si il devait prendre leur absence d'impatience à se ruer loin de cette position pour un affront, autant continuer dans cette voie, il n'était pas question d'attendre que tout l'endroit ne soit transformé en passoire, pas sans combattre !

De sa position, Samuel ne pouvait hélas pas voir grand chose de la forêt mais il lui fallait essayer de deviner la position d'un tireur, avoir un angle, une hauteur où viser, pousser leurs assaillants à se savoir aussi exposés qu'eux malgré leur couvert. La tentative était risquée. Malgré la nuit, si quelqu'un possédait un quelconque outil identique au sien, il risquait fort d'être lui-même aperçu, peut-être même abattu par ce même tireur qui s'était occupé de Calvin... Mais si il tirait à l'aveuglette, il serait tout autant une cible sans la moindre chance de faire baisser une seule tête.

Bref, échangeant son fusil et ses jumelles de main, il tenta de se glisser bien jusqu'au coin et amener les binoculaires devant ses yeux, le coude aussi tordu que possible vers la droite afin de ne pas l'exposer inutilement, avant de se pencher doucement sur la gauche, se donner une chance qu'une silhouette ennemie se dessine par dessus les tentes et les carcasses de voitures. Une chance mince, mais une chance quand même.

James F. Everett

Anonymous
Invité
Ven 18 Déc - 23:27
Ils étaient arrivé furtivement, s'étaient glissés jusqu'à eux sans le moindre son pour finalement hurler à leurs oreilles et plus particulièrement celles du médecin : les balles. Ces insectes métalliques plus meurtriers que bien des choses en ce monde. Sans vie, sans âme, sans but autre que le choix d'un homme qui en usait à tort et à travers, sans aucune considération ni respect. Les balles attaquaient ce qu'on leur demandait d'attaquer et pour peu que leur maître soit précis, ces choses étaient plus à craindre que les rôdeurs ou les lames, plus rapides que toute autre menace.

Ces coups de feu explosèrent presque les tympans de James qui prit d'un instinct des plus primaires se jeta à terre en resserrant son emprise sur son fusil à pompe. Il s'était plaqué sur le sable de la plaine et écrasait les cailloux sous son corps, se tournant vers la forêt et par la même la route pour profiter de l'ouverture donnée sous les véhicules afin de tenter d’apercevoir les maîtres de ces insectes métalliques lancés contre eux dans le but de les blesser, de les tuer peut-être. Qui venait donc les menacer ici, vouloir leur mort ? Des bandits errants ? Un groupe en quête de victimes dans un monde qui n'avait plus d'autre loi que la force pure ? Ou le Marchand ?

Il est vrai qu'il avait presque oublié cette épée de Damoclès qui était restée pourtant suspendue au-dessus d'eux. Tous les problèmes qu'ils avaient eu sans besoin de son aide avaient pris le pas sur leur concentration à pouvoir l'anticiper et au fond un simple message sans rien faire suivre n'avait pas alerté plus que cela James et le camp qui n'avait pas bougé après tout. Mais au final, peut-être qu'ils auraient du craindre cette menace, peut-être que maintenant, cet ennemi prouvait que son absence n'était pas la justification qu'il était du vent, mais seulement patient.

Il chargea son fusil d'un geste et scrutait ainsi la route en restant à plat ventre, cherchant à savoir ce qui les menaçait avant de prendre des risques.

Jordan Getz

Anonymous
Invité
Ven 18 Déc - 23:28
Samuel m’avait ordonné d’attraper une arme à feu, bien que ça ne m’enchantait guère, je devais en prendre une, je ne ferai pas le poids avec uniquement ma hache. Je me redressais pour rentrer dans la caravane tandis que j’entendais le poste radio se mettre en marche. Ce n’était pas ceux que nous attendions, ce n’était pas les autres. C’était une voix qui me figea. J’étais devant la caravane, droit comme un I. Il savait où nous trouver, et il arrivait.

« Fils de pu… » Je n’avais pas eu le temps de finir de cracher cette seule et simple insulte que des tirs résonnaient encore une fois. Mais ce n’étaient pas les tirs qui m’avaient empêché de terminer ma phrase, c’était les balles qui arrivaient en plein sur moi. En plein dans la porte de la caravane. J’étais la cible, j’allais crever. Mais certainement pas aujourd’hui, je n’avais pas eu le temps de réfléchir, pas même le temps d’avoir compris d’où venait les balles, je ne savais qu’une chose, l’essentiel, les balles venaient sur moi. Je courais en direction du camion, la hache mon poing droit fermé au niveau du fer, alors que la sensation de brulure était toujours présente, mais je ne devais en aucun cas lâcher ma seule arme. Pas le temps de penser, pas le temps de réfléchir, il fallait que je m’abrite.

Je courais sur la pointe des pieds le plus rapidement possible, victime de la surdose de l’adrénaline, je traversais le plus vite possible le campement pour me jeter à genoux derrière les voitures qui n’étaient plus en état de marche depuis un bon moment. Melody était là-bas, juste en face.

«  MELODY, REVIENS VITE !!! » Lui hurlerai-je si j’avais l’occasion d’arriver entier derrière ces voitures.

Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Ven 18 Déc - 23:28
Je ressassais mes pensées plus colériques et agressives les unes que les autres lorsque notre chauffeur pila sans aucun avertissement. Le passager avant poussa un juron que je n’aurais pu qu’approuver si je ne m’étais pas mangé son siège dans la tronche en subissant moi-même les effets de la décélération du véhicule stoppé en urgence. Je me ramassais sur mon siège en grognant et me massant le nez, jetant un oeil curieux et inquiet vers l’avant alors que les occupants du véhicule sortaient l’un après l’autre. Je pus entendre par les porte ouvertes quelques mots d’un échange verbal pour le moins empressé lorsqu’un véritable déluge de feu et de balles s’abattit sur le véhicule, criblant le pare-brise de multiples orifices et faisant exploser quelques vitres de portes, et la lunette arrière. Je vis même des bourres en polyuréthane être arrachées des sièges alors que plusieurs projectiles sifflèrent à mes oreilles.

Je sentis l’épinéphrine se répandre dans mes veines et mes artères dans une quasi-instantanéité, faisant crever les plafonds à mes rythmes cardiaque et respiratoire. Dans un réflexe instinctif, je me jetai à bas de la banquette, me couchant directement en travers du tapis du sol derrière les deux sièges avant, mes deux mains enserrant mon crâne et se plaquer contre mes oreilles alors que chaque détonation d’armes à feu m’arrachait de véritables sursauts et soubresauts d’une surprise terrifiée. Complètement crispée, je ne pouvais m’empêcher de crier d’une voix aigüe et éraillée lorsqu’une bourre de mousse, un éclat de verre ou un bout de plastoc retombait sur mon corps si frêle. Pour une fois que j’étais contente d’être un putain de coton-tige tout maigrichon. J’ignorais quel genre d’arme pouvaient bien posséder nos agresseurs - ou qui que ce soit d’autres - mais je savais d’expérience qu’une balle ne pouvait traverser un bloc moteur. Par contre, si les mecs commençaient à arroser la bagnole de tous les côtés, j’étais certaine de finir en passoire sanguinolente. A moins qu’ils ne déboulent avec un bazooka.

*Putain mais c’est quoi cette ville de merde !?* me plaignis-je en me recroquevillant autant que possible entre les sièges, sentant le passage du câble de frein à main me rentrer dans les côtes. *Et si c’étaient Samuel et les autres ?* me mis-je soudainement à espérer contre toute logique. Non… Aucun d’enter eux ne pouvait se mettre à buter des gens comme ça… A moins qu’ils l’aient su avant ? Putain mais c’était quoi tout ce bordel ?

Ainsi prostrée, je ne pus que me résoudre à attendre que la tempête passe… ou ne m’emporte.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Ven 18 Déc - 23:33
La moto franchie et à l'abri contre le cul du camion, Melody peut alors observer les lieux ou plutôt le nord et elle se demande si elle n'est pas prise en plein tour de passe-passe alors qu'elle a la sensation, l'impression de voir quelque chose qui ne correspond pas du tout aux bruits des coups de feu qu'elle a entendu. L'impression d'apercevoir de très, trop nombreux mouvements un peu partout au loin, mais comment se fier entièrement à ce qu'elle croit voir alors qu'elle en a aucune certitude avec cette obscurité. Tout le monde sait que dans le noir tout et n'importe quoi prend des proportions démesurées. De toute manière elle n'a pas le temps de s'attarder plus longtemps sur cette vision fantomatique et sans doute déformée que des coups de feu résonnent dans son dos, en provenance de sa chère forêt et droit sur le camp. Son premier réflexe est de se baisser alors que cette fois elle a l'impression que les balles sifflent à ses oreilles alors qu'elle est en dehors de l'enceinte même du campement.

Elle se tourne pour regarder vers la forêt puis vers le campement, il est visé directement et elle ne sait pas où sont les autres, pas près d'elle en tout cas. La forêt, le campement. Faire demi-tour et repasser la moto pour aller aider les autres ou se ruer vers la forêt pour se mettre à l'abri, elle se sait apte à se dissimuler dans les bois mais encore faut-il y aller. Campement ou forêt. La brune va écouter son premier réflexe, son instinct qui lui hurle de se planquer là ou elle est sûre d'être protégée et de pouvoir aider les autres enfin en principe. Les assaillants doivent s'attendre à tous les trouver dans l'enceinte du campement et pas en dehors.

L'arbalète bien en main, elle s'élance au pas de course aussi courbée que possible, pour offrir le moins de surface de tir possible au cas où elle soit repérée et elle se rue droit sur la forêt. Si elle y arrive saine et sauve, elle retrouvera son milieu naturel, là ou elle se sent le plus à l'aise pour progresser. Dans un premier lieu elle se planquera derrière les premiers buissons venus et laisser ses sens la guider pour définir la provenance exacte des coups de feu.

Evènements

Anonymous
Invité
Sam 19 Déc - 0:07

Avertissement Inconsidéré

Temps : Le soleil s'est couché depuis peu, il ne reste plus que la lumière des étoiles.
Activité : Le camp est la proie des armes.
Heure : La nuit est tombée, il est 19h passé.


Résolution du Tour IV

Samuel : Tandis que le chien aboie toujours mais reste près de toi, son besoin de te coller plus fort que celui de retourner au camp, tu t'approches de l'angle et te sert de tes jumelles afin de scruter l'opposé du camp.

En premier lieu, les tentes te gênent une partie de la vue mais de ton angle, tu peux tout de même observer la forêt : tu distingues trois, non quatre silhouettes à couvert grâce au bas-coté de la route, se levant et s'accroupissant à nouveau en tirant successivement des salves de tir d'armes plus lourdes que de simples pistolets ou revolvers. Tu n'as pas l'occasion d'en voir plus car trois balles, sans doute perdues étant donné leur position et l'absence vraisemblable de vision nocturne puisqu'ils tirs presque au hasard, percutent le mur à tes cotés, l'une d'elle frappant quasiment l'angle et projetant de la poussière du fameux mur en sale état à l'origine, sur tes jumelles.

James : Tu restes au sol mais la proximité et le danger intensifient le stress, si bien que tu te sens surmené et ton instinct te criant que tu es en danger de mort brouille tes sens. L'excès de stress alors que les tirs continuent et arrosent le camp te fait perdre momentanément tes moyens et tu ne parviens pas à mener une observation correcte pour ce tour.

Melody : Tu contournes le camion à l'opposé des tirs afin de le longer tandis que les tirs continuent sous forme de salves se succédant, directement à l'intérieur du camp. Prenant appui sur tes chaussures avec technique, tu patientes alors d'être au bord du camion avant de t'élancer et concentrer toute ton énergie à la maîtrise de tes pas et de ton poids, si bien que tu travers la route et dévale le bas-coté furtivement sans avoir été inquiétée du moindre tir.

Ton talent associé au fait qu'ils ne t'aient sûrement pas vu sortir du camp t'ont donné un avantage certain : te voilà entrée dans la forêt, t'étant caché derrière un buisson près du premier arbre pour prendre le temps d'analyser la situation. A l'écoute, tu te rends compte que les salves se succèdent d'affilé à cinq reprises mais se stoppent l'espace d'une seconde, suggérant qu'il y ai cinq armes, et donc cinq tireurs. A priori ils ne seraient pas ou plus dans la forêt, mais au niveau du bas-coté de la route, face au camp.

Jordan : Pris sous les coups de feu, tu tentes de t'élancer vers le motel pour rejoindre le bord du mur de voiture mais le stress et la panique te font perdre tes moyens et dans ta lancée, tu trébuches maladroitement au même moment ou une balle te frôle et t'ouvre la nuque. La blessure est tout de suite ressentie mais fort heureusement, elle est superficielle. Tu finis ta course face contre terre, sans avoir pu rejoindre Melody mais toujours en vie.

+++

Ivy : Les coups de feu se poursuivirent pendant une poignée d'instants, durant lesquels tu as pu entendre un hurlement d'agonie. Malgré que tu sois prostrée, tu as également pu apercevoir en coin d'oeil la silhouette de la femme s'effondrer en arrière, une importante giclée de sang ayant peinturer l'encadré de la fenêtre et le siège vide.

Le silence s'installe quelques instants supplémentaires, mettant fin au chaos avant qu'une autre silhouette, marchant d'un pas rapide et visiblement la tête couverte ne contourne la voiture pour s'approcher de ton coté. Elle s'arrête, se penche et ramasse quelque chose avant de venir encore plus près. Tu le distingueras assez vite : dans sa main droite, l'individu d'apparence masculine tient une AK-47. Une fois arrivée à ta porte, l'homme saisit la poignée et l'ouvre d'un geste ferme.

Bien des idées peuvent certainement te traverser l'esprit, cette fois encore, emportée dans un enchaînement d'événements dont tu n'as pas le contrôle et te semblant défiler comme l'éclair, tu vois l'homme s'accroupir. Tu peux l'observer plus clairement et découvrir un visage couvert d'une capuche. Sa barbe noire est longue, son visage blanc presque mate, qu'il s'agisse de son teint ou du fait qu'il n'ait pas prit sa douche depuis un moment. Quoi qu'il en soit il a une apparence de vagabond, ou de ce que l'on disait à l'époque de la société bien pensante : un clochard. Sa capuche est issue d'une veste qui tombe jusqu'à ses pieds, tel un imperméable digne d'un détective privé de la belle époque cinématographique, bien que la veste ne soit pas en très bon état. Ses mains sont entourées de bandes grises en plus mauvais état et clairement salies.

S'il tient dans une main sa Ak-47, de l'autre il te tend un Heckler & Koch MO5/40, pistolet-mitrailleur identique à ce que la femme portait, tout en te fixant de son regard ténébreux, du à ses yeux sombres profonds et son air mystérieux. Sa voix, douce et mélodieuse, s'adresse à toi avec un ton apaisé et amical.

« Les autres seront bientôt au camp et Matthew doit s'occuper des morts, vos amis vont avoir besoin de nous. Prenez cette arme mademoiselle et restez là, je vais conduire. Nous devons faire vite. »

+++

Tour V

Eléments scénaristiques:
 

James F. Everett

Anonymous
Invité
Sam 19 Déc - 0:25
Le stress, la nervosité à son paroxysme et il l'assumait, la peur. James craignait de mourir, il craignait de partir et perdre sa seconde chance, perdre Elizabeth, le camp, tout le monde. Mourir et ne pas savoir ce qui a bien pu se passer. Mais jusqu'où cette peur pouvait-elle le pousser ? Irait-il jusqu'à abandonner ses camarades pour vivre ? Était-ce ce à quoi il était destiné ?

Certainement pas, car si James avait été ce genre d'homme, il serait mort dans cet avion et sa bien aimée également. Là-bas, il avait été confronté à la mort, au danger d'y rester et de laisser la brune aux mains d'un homme sans scrupule mais ce n'était pas arrivé. Il avait tenu, il ne s'était pas laissé faire et était passé à l'attaque. Aujourd'hui, le destin le mettait face à la réalité : il n'y avait ni pacifisme ni loi, ni police, maintenant, dans ce monde-ci tout se réglait par soi-même.
Il n'allait pas se laisser faire, quelque soit les risques, il avait un devoir envers ses camarades et il avait un devoir envers Elizabeth, envers ceux qu'il connaissait dans cette nouvelle vie et ceux qu'il avait connu à la précédente, qui n'avait pas eu cette chance. Et surtout, il voulait savoir si elle était en sécurité, il voulait s'en sortir pour l'aider si besoin et il voulait voir ce camp survivre. Il n'était pas seulement question d'Elizabeth et de lui-même, mais aussi de tous ceux qui vivaient ici, avec lui, qui voulaient survivre.

Prenant une grande inspiration au sol, soufflant la poussière et le sable sous ses lèvres en fermant les yeux, il se donna un instant pour se concentrer puis, rouvrant les yeux d'une volonté nouvelle, tenta de se lever debout pour pointer son arme et dès lors qu'il aurait aperçu ne serait-ce que l'ombre d'une silhouette, tirerait pour répliquer à leur attaque. S'il fallait tuer, ça n'importait plus, c'était leur vie qui était en jeu et il en avait marre de voir des salopards profiter de l'humanité d'autres hommes et femmes pour les dominer, les torturer ou les tuer. Aujourd'hui, le monde rendrait sa pièce au barbare.

Jordan Getz

Anonymous
Invité
Sam 19 Déc - 0:28
Courant sous une pluie d’acier, j’avais trébuché au moment où une balle m’avait touché à l’arrière de mon cou, rampant face contre terre pour atteindre ma destination, un abri bien précaire, mais qui serait bien plus sûr qu’ici, en plein milieu du campement. Rampant le plus vite possible pour pouvoir disposer d’un abri qui me protègerait des balles et pour regarder ma blessure. Je tenais ma hache avec la pince faite grâce à mon pouce droit et son voisin, mon index. Ma pince agrippée  au contact du fer de ma hache, tout en haut du manche, je rampais à l’aide de la pointe de mes doigts et des côtés intérieurs de mes pieds.

« C’était pas loin mon gars. Je suis content que tu ne te sois pas barré comme une pédale. Je dirai même plus, j’en suis fier, fier de toi. »

Quel soulagement, être félicité par soi même. Putain de conneries. Je tremblais de tout mon corps, si j’arrivais bien à destination sans encombre cette fois-ci, je poserai ma hache à côté de moi car mes mains tremblaient bien trop. Et pas que mes mains. Mon corps tout entier tremblait. Une fois ma hache posée, je prendrai un peu de temps pour me calmer, il ne fallait pas que je panique, sinon j’allais mourir. La prochaine balle m’arrêterait.

En y pensant, je passais ma main droite qui était extrêmement tremblante sur ma nuque pour y sentir du sang couler. Mon sang. J’avais été touché, à cet endroit en plus. Un miracle d’être encore en vie. Ce miracle devait continuer. Posant l’arrière de mon crâne contre les voitures, les yeux rivés contre le campement, je tendais ma main droite en avant pour l’observer trembler de plus en plus frénétiquement. J’avais peur, je paniquais, et l’adrénaline seule ne me permettait pas de ma calmer ou de calmer la douleur qui avait pris une belle emprise sur ma main droite, où je m’étais brûlé et au niveau de ma nuque. J’attendrai ici, la hache dans ma main gauche, attendant quelque chose, encore une fois, cette fois au moins, j’étais à l’abri. J’attendais qu’un de ces hommes qui m’avait fait ça approche.

« Pour le mettre en pièces, lui et tous les autres. »

Je ne pouvais plus partir de là à présent, pas question de risquer de crever comme une tanche encore une fois. Je prenais une grande inspiration, il fallait que je me calme et que je me prépare à ce qui allait arriver. Il fallait que je soit prêt à les tuer, tous, un par un.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Sam 19 Déc - 0:32
Son coeur bat à tout rompre car il faut bien le dire, elle sait que ce qu'elle vient d'essayer et de réussir haut la main n'était pas gagné d'avance. La brune prend le temps de maîtriser son souffle, histoire de se calmer un peu mais trop non plus, pas que la poussée d'adrénaline qu'elle a ressenti ne s'estompe totalement. Respirant profondément, cela laisse aussi le temps à ses sens de se mettre en condition, de prendre leurs repères dans le sous bois mais également à sa vue de s'acclimater avec la baisse de luminosité, si tant est que cela soit possible. Elle parvient à se rendre compte que les tirs ne proviennent plus du sous bois en lui même mais plus du bas côté, tirs qui semblent être désordonnés tout en étant ordonnés, elle en vient à se demander si les tireurs - cinq d'après ce qu'elle perçoit - visent réellement quelqu'un ou quelque chose de précis ou s'ils ne tirent pas plutôt à l'aveugle. Ce qui laisserait une chance aux autres de s'en sortir si tel est bien le cas.

Melody réfléchit rapidement à la meilleure manière de faire, elle doit leur faire cesser les coups de feu coûte que coûte et elle a une opportunité unique de le faire, elle peut les surprendre ! Ils ne s'attendent certainement pas à être prit à revers là et elle se doit d'en profiter. Non elle ne doit pas, elle va le faire ! Elle est sur son propre terrain, elle ne peut qu'avoir l'avantage, personne ne peut lui arriver à la cheville en forêt -mis à part Matthew - , elle peut faire ce qu'elle veut et elle va le faire ! Oui bon d'autres peut-être sans doute mais cela ne l'effleure même pas, elle est la meilleure point final.

Lentement et prudemment, elle s'écarte de son buisson, se guidant de sa vue et de son ouïe pour progresser dans le sous bois vers les tireurs, mais elle se sert aussi de son instinct de chasseuse. Le prédateur approchant de sa proie, de ses cinq proies en l’occurrence, elle va leur faire cesser leurs tirs, on...ne...touche...pas...aux siens ! Se focalisant sur les bruits de tirs, elle veut passer derrière eux pour les observer du plus près possible. Dès qu'elle sera en place, elle examinera les lieux pour repérer du mieux possible la position des tireurs, s'aidant de la petite étincelle que produit chaque arme à feu au moment du tir.

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Sam 19 Déc - 0:33
Lorsque la rafale ricocha si près de lui que la poussière lui envahit les narines, il manqua de tomber à la renverse, se reprenant rapidement pour se coller dos au mur et respirer, juste une seconde, alors que son cœur battait la chamade. Comme il s'y était attendu, il s'en était fallut de peu et, heureusement, cette équipe de bras cassé avait bel et bien l'air de tirer à l'aveuglette. De vrais brêles, comme les "combattants" à qui il avait botté le cul à l'école, tout seul, blessé.

A une vitesse pour le moins étonnante, la peur soudaine se transformer en arrogance mêlée de méfiance. Est-ce que c'était le mieux qu'il pouvait ? Et si il cachait d'autres hommes ? Des hommes qui attendraient que la première vague les aient bien affaiblis pour les balayer... Il devait tenter de le provoquer, et pour ça, il n'avait qu'un seul moyen et l'espoir que la portée du talkie ne fasse pas tomber son message dans le vide. De toute façon, il ne pouvait pas aller à la caravane...

Ainsi, il s'accroupit et, posant les jumelles, passa sa main son pauvre compagnon canin qui ne savait trop quoi faire et ne comprenait surement pas ce que son maitre faisait à rester là, caché et en danger malgré tout. Cette caresse passée, il pris le talkie dans sa poche et l'amena devant sa bouche, appuyant sur le bouton poussoir avant de tenter de parler avec toute la verve, toute l'assurance qu'il pouvait déployer :


"Monsieur Freeman et ses compagnons s'adressent au Marchand et à son équipe de quatre petites bites. Je m'attendais à mieux de toi mon grand, faut se donner les moyens de ses prétentions quand on a une aussi grande gueule que toi. Où est le déluge de feu ? Où sont les snipers et les gros bras ?

Si quelqu'un veux faire taire ma grande gueule, qu'il sorte de sa cachette pour m'enfoncer sa queue dans le gosier, tous sur moi, vous me toucherez même pas la luette."


Après coup, qu'il ait vraiment réussis à déclamer sa réplique avec l'aplomb désiré ou pas et si le temps le lui permettait, il remettrais le talkie dans une poche, les jumelles dans l'autre et reprendrait son fusil fermement pour s'assurer qu'aucun danger n'approche, d'un côté ou de l'autre.
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