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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

Avertissement Inconsidéré - 17/02/35
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Jordan Getz

Anonymous
Invité
Sam 19 Déc - 15:55
James pesait son poids, ce n’était rien de le dire. Mais j’avais eu de la chance qu’il ait bien attaché son gilet pare-balles, j’arrivais à le tirer à l’abri, toujours la hache à la main. Il était encore en vie, heureusement, mais il était dans les vapes. Pas étonnant vu la bastos qu’il s’était mangé. Qu’importe, arrivé à notre abri de fortune, juste derrière les voitures, je m’étais mis à donner quelques petites claques à James, il fallait qu’il se lève, et plus vite que ça, je ne pouvais pas faire grand-chose tout seul. Alors que je lui donnais des petites claques, je vis quelqu’un devant les tentes, homme ou femme ? Aucune idée, et peu importe, il était là. Alors qu’un coup de feu résonnait, avec un autre calibre, mais là, la balle n’avait pas pris pour cible notre camp.

Je lâchais à l’oreille de James un simple murmure : «  Je reviens, ne bouge pas. » J’espérais cependant qu’il se relève pour prendre son arme pour massacrer nos ennemis, mais qu’importe, j’étais à présent le maître de moi-même, j’avais la vie de James entre les mains, je devais le sauver, j’avais une dette envers lui. Et j’allais la rembourser ce soir. Je n’entendais plus rien, et plus rien n’avait d’importance, je n’avais qu’une seule chose à faire. L’adrénaline en bloc dans mes veines, les yeux rivés vers l’entrée des tentes malgré la pénombre, j’étais prêt. Prêt à tuer. Qu'importe la douleur à ma main droite ou bien au niveau de ma nuque, je la surpasserai pour faire ce que j'avais à faire.

Juste avant de me mettre accroupi pour m’élancer dans une course à ras le sol, la hache dans ma main gauche, toujours au même endroit, juste en bas du fer. Arrivé à mi-chemin, je poserai ma main droite en bas du manche pour enfin la lever en même temps que je me redresserai pour lui asséner un coup vers le haut de son corps. Il devait mourir, je devais le tuer. Si jamais il avait une arme, il n’avait plus qu’à se lever et à nous aligner. James était à terre, je devais le protéger, j’étais le seul à pouvoir le faire. C’était à moi de le tuer, mon choix était tout fait. J’allais tuer celui qui avait osé violer notre campement, je n’attendrai pas de voir la peur dans ses yeux, j’attendrais juste que la mort l’emporte.

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Sam 19 Déc - 18:58
Tout à son observation, le canadien demeurait pleinement attentif que, malgré les actions de ses compagnons survivants, il se pouvait fort que les intrus entrés dans le camp avance vers sa position et ne puisse le menacer. Cependant, lorsqu'il les vit, ces trois audacieux qui ne s'étaient pas laissés échauffer par sa provocation, il fut plus que jamais partagé entre la rage et l'hilarité, ce qui ne pouvait aboutir qu'à encore plus d'arrogance de sa part.

Un large sourire sur les lèvres, si large qu'il en sentis ses zygomatiques devenir vite douloureux, il reposa les jumelles au sol, empoignant son fusil d'assaut. D'un coup d’œil et d'un geste de main, il régla le cracheur de plomb en tir automatique avant d'épauler vivement, le canon pointé entre les ruines de la station-essence et du magasin de souvenirs, là ou ces limaces devaient à présent se trouver puisqu'ils étaient à l'angle seulement quelques secondes auparavant.

A cet instant, il pressa fermement la gâchette, tenant ostensiblement à vider son chargeur sur le groupe qu'il avait aperçu et ne leur laisser aucune chance en criblant la zone de 7.62 ou tout du moins à hauteur de ce qu'il pourrait cracher avant de perdre le contrôle d'une telle puissance de feu, ou pire, que son arme lui refuse finalement cette délivrance.

Quoi qu'il arrive, que l'entièreté du chargeur ne s'en aille ou que le fusil refuse immédiatement de faire son job, il se mit à crier, ou plutôt à s'entendre crier, d'une voix véhémente, enragée :/i]

"ATTAQUE ! ATTAQUE !"

D'un signe si vif qu'il se serait cru gifler une cible imaginaire, son bras gauche pointa la position qu'il avait, ou non, arrosé, pendant que le bras droit tenait son fusil par le canon. L'animal lancé, il s'équipera alors de son arme de poing, bien décidé à abattre quiconque, vers les ruines opposées ou vers les tentes, lui apparaitrait hostile.

James F. Everett

Anonymous
Invité
Sam 19 Déc - 20:15
C'est quand il crut que sa vie avait atteint le bout du chemin que la surprise lui en fit découvrir un nouveau. Allongé sur le sol, sonné et ayant eu l'impression d'avoir été percé de part et d'autre tant la douleur le martelait, il resta presque figé et ne bougeait que la tête qui se mouvait de-ci de-là, cherchant à retrouver toutes les fonctionnalités de son esprit perturbé et son corps bousculé.

Il se rendit compte d'un fait : il n'était pas mort, il ne mourrait pas. Malgré la douleur, il n'y avait pas de sang jaillissant ou de lumière blanche, rien de ce qu'il croyait avoir vécu la dernière et première fois où il était décédé. En fait il n'en avait pas souvenir et ne savait plus ce dont il se souvenait, mais savait au présent qu'il était toujours en vie. Redressant la tête en amenant sa main sur le gilet pare-balle, mollement, il sentit le toucher du petit morceau de métal qui s'était écrasé contre la protection. Un soulagement sans précédent le gagna intérieurement même s'il ne pouvait pas l'exprimer, trop mal. D'ailleurs, une forte envie de vomir le prit aux tripes et son instinct lui dit de résister, de s'empêcher de relâcher ses boyaux ici.

Réflexe idiot alors qu'ils sont en danger de mort ? Il devait y avoir un peu de ça. Néanmoins la vrai surprise se trouvait ailleurs : reposant la tête sur le sol car il assurait encore le coup, il vit le visage de Jordan apparaître au-dessus de lui. Là, ses incertitudes à son propos lui mirent en tête des idées bien noires, des craintes quand à ce qui pouvait arriver... mais rien de tout cela, tout le contraire même. Le jeune homme tira James qui traîna sur le sol par le gilet avant de le mettre à l'abri près des voitures du fond. Tout alla très vite, il lui demanda de rester là et partit rapidement rejoindre le combat.

De son coté, bien qu'il aurait voulu protester, James commençait à peine à se remettre du choc et ne parvint pas à mieux dans la minute que se hisser assis en s'adossant contre la voiture, reprenant sa respiration à grandes bouffées d'air en grimaçant sérieusement et en gardant une main sur le gilet. Il n'avait pas prit meilleur décision dernièrement que de récupérer ce gilet qui venait de lui sauver la vie.

Evènements

Anonymous
Invité
Sam 19 Déc - 21:19

Avertissement Inconsidéré

Temps : Le soleil s'est couché depuis peu, il ne reste plus que la lumière des étoiles.
Activité : Le camp est la proie des armes.
Heure : La nuit est tombée, il est 19h passé.


Résolution du Tour VII

Samuel : Les trois hommes s'étaient approchés de l'angle et tu pus voir que le dernier tenait finalement une sorte de couteau. Ce n'est qu'au tout dernier moment que le premier d'entre eux tourna brusquement la tête vers toi en percevant les grognements de ton compagnon.

Il n'eut le temps que d'ouvrir la bouche que tu craches une salve de ton fusil d'assaut qui fuse et frappe... juste au-dessus de ta cible. Le recul de l'arme t'a quelque peu surpris, ou alors il ne s'agit que de circonstances en ta défaveur et avant que tu ais pu le temps de rectifier ta trajectoire tandis que les trois hommes se jettent au sol pour se protéger, le premier lâchant sa machette, le fusil cesse de tirer et émet le bruit significatif de la détente enrayée. Quelle malchance !

Tu donnes tout de même l'ordre au chien qui aboie sèchement et se lance en avant, arrivant en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire sur les hommes et attaquant le premier, désarmé par la force des choses en écrasant sa mâchoire à la puissance conséquente sur le bras de ce dernier, qui avait eu la mauvaise fortune de le mettre devant lui à défaut d'une autre réaction soudaine. Le chien tire violemment le malheureux en agitant le museau et lui arrache des cris de douleurs atroces.

Divers échanges de coups de feu ont retenti au loin, depuis l'autre entrée du camp sans que tu ais pu identifier leurs origines et tu aurais juré entendre au moins un moteur rugissant depuis cette même direction. Il y a du mouvement là-bas.

James : Amené contre la voiture, tu t'efforces de retrouver tes esprits et peu après, de nouveaux coups de feu retentissent pas salves. Les choses se calment l'espaces de quelques instants, de nouveaux coups de feu surgissent, plus courts, des cris, puis le bruit d'un moteur coté sud qui vrombit, alors que coté nord le moteur plus féroce s'entend parfaitement puisque tu reconnais entre mille une moto qui passe dans ton dos, sur la route et dans un même temps projette de la même direction une salve de tirs de fusil-mitrailleur plus grave, auxquels répondent les précédentes armes automatiques que tu avais identifié à l'oreille.

Tout s'arrête peu après et tu ne sais rien de ce qu'il se passe, même Jordan au loin bien que toujours debout, te paraît difficile à décrire tout comme sa situation. Tu vas devoir te relever pour découvrir ce qu'il se passe.

Melody : Le terrain est devenu calme l'espace de ces instants qui se prolongent. Les trois derniers ennemis se sont planqués au sol et tu ne les vois plus. Face à ta seule intuition, tu décides tout de même d'aller vers le dénivelé et d'y grimper en pointant ton arme devant toi, prête à répliquer avec l'espoir de défaire le défunt "chef" de ses possessions.

Cependant au moment où tu arrives en hauteur et apparaît depuis la route, des tirs fusent et tu vois face à toi des éclats de lumière. Tout va si vite que tu ne t'en rends presque pas compte : tu répliques par réflexe, essayant d'abattre l'un de tes assaillants mais tes réflexes t'abandonne quand il s'agit de te mettre à couvert, tu n'es pas assez rapide. Tu ne connais pas le résultat de ton tir et en une seconde cette information est oubliée...

Tu sens un choc extraordinairement violent te frapper dans le creux de l'épaule, ainsi que dans ton bras gauche presque instantanément. Sous l'impact, tu bascules sur le coté et lâche ton arme, voyant toutes tes forces disparaître comme si elles n'avaient jamais existé. Tu t'effondres sur le coté, dévalant le dénivelé sur quelques courts mètres et te retrouve face contre terre, assommée. Du sang s'extrait de tes plaies, rapidement et une couche rougeâtre vient peindre l'herbe fraîche, qui caresse ta peau comme une douce tentative de te réconforter alors que ta vie ne tient désormais qu'à un fil...

Des bruits divers surviennent, grondant férocement, comme des moteurs dont l'un des deux, plus intense, se rapproche jusqu'à résonner dans ton esprit embrumé.

Jordan : Laissant James contre la voiture, ce dernier ne parvenant pas à faire mieux que se hisser contre elle assis, tu t'élances droit devant toi ton arme à la main et court dans le but d'atteindre l'individu qui se trouve au sol et qui semble s'orienter vers l'extérieur du campement, attiré par la menace du dernier coup de feu qui l'avait potentiellement ciblé.

En quelques secondes, tu as parcouru la distance qui t'en sépare et tu assistes à un nouvel échange de tir qui résonne depuis la position de ta cible mais aussi plusieurs autres à proximité, de l'autre coté des voitures. Prit d'un courage déraisonné, tu arrives au niveau de l'ennemi et lève ta hache pour la lancer sur ce qui s'avère être... une femme.

Vêtue d'une combinaison noirâtre et d'un bonnet, celle-ci réagit au dernier moment en sentant ton mouvement mais surtout le souffle que l'arme que tu manies t'arrache, roulant brusque pour éviter de très peu la tête de la hache qui percute le sol de terre et de sable. Dans son mouvement, prise de panique, elle tente de se retourner vers toi sans se lever pour pointer son fusil-mitrailleur et tir : heureusement, tu as le réflexe en redressant la hache à terre de percuter son arme et assiste à la salve qui fuse vers le ciel, t'explosant tout de même les tympans toi qui est à quelques centimètres de l'arme.

Le bruit assourdissant t'étourdit l'espace de quelques instants et affaiblit ta garde, comme si tu n'étais plus habitué à cette détonation hurlante. Pour autant, tu parviens tout de même à entendre des voix qui gueule à tes cotés : celle de deux autres hommes qui s'étaient redressés et pointaient leurs armes sur toi. Leur menace ne dure pas car deux événements arrivent simultanément.

Depuis le sud, au-delà des ruines de l'ancien point de commerce, un moteur vrombit et le bruit de pneus crissant s'entend, ce qui attire le regard des deux hommes qui tournent le regard en leur direction, l'un d'eux déployant également son arme tandis que l'autre te cible. Dans un même temps, un autre moteur rugit coté nord avec plus de férocité et de ta position tu pourras le constater : une moto arrive en trombe droit sur la route et vers les deux assaillants, lâchant du même point une longue salve provenant d'un fusil-mitrailleur à la sonorité différente, plus grave. Quoi qu'il en soit, le motard dans son attaque presque éclair arrose l'entrée du camp en perçant la carcasse de l'une des voitures mais surtout, en abattant les deux hommes armés qui tentèrent de répliquer en tirant à la va-vite.

Les deux ennemis ne parviennent pas à toucher leur cible qui elle, ne leur fait aucun cadeaux : des éclats sanglants jaillissent de différentes parties de leur corps et leur provoque des spasmes avant que les corps ne s'effondrent. La femme restée à terre elle, ne tente pas de répliquer de son arme : paralysée par l'action surréaliste qui vient d'arriver, elle ne peut que regarder ses camarades manger le sol, éteints de toute vie.

Sur la moto qui freine non loin, tu distingues une silhouette équipée de vêtements sombres épais et d'un foulard qui entour sa tête et vient cacher la moitié de son visage, ne laissant voir que ses yeux : « Tues-la ! » Te lance t-il sèchement.

+++

Ivy : La voiture arrive en trombe non loin de l'entrée du camp et le vagabond lance, autant pour lui-même que pour toi : « C'est parti ! ». A peine eut-il finit qu'il braqua le volant sur sa droite et freina temporairement et sèchement, la voiture accomplissant un beau dérapage sur la route bétonnée, avant de dévaler le dénivelé en longeant les ruines de l'ancien point de commerce, opposé aux ruines du motel.

Tu te retrouves violemment secouée dans la voiture et percute même le toit en atterrissant en bas du dénivelé, par ailleurs tu es alors à la fenêtre opposée aux ruines, donnant sur la plaine. Sans comprendre tous les bruits qui résonnent à l'extérieur, tu perçois tout de même une succession de coups de feu dus certainement à des automatiques et la voiture freine à nouveau tout aussi sèchement en arrivant non loin de l'angle qui donne vers l'entrée arrière du camp.

« On fonce, ça a l'air pire que ce que j'imaginais. » Lâche à nouveau ton compagnon de route inconnu qui ouvre la portière conducteur puis attrape son propre fusil AK-47.

+++

Tour VIII

Eléments scénaristiques:
 

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Sam 19 Déc - 21:36
Malgré l'échec de son précédent tir, l'intimidation lancée à l'adresse des trois combattants qui ne semblaient pas disposer d'armes à feux lui permis de poursuivre sa frénésie à laquelle s'additionna rapidement le besoin maladif de couvrir son vaillant compagnon qui malmenait l'un des trois. Hélas pour lui, la précipitation de son action lui interdisait de prendre le temps de ré-armer sa AK, aussi décida t-il de compter sur son beretta pour tenir en respect ces ordures là.

De l'autre côté du camp, les coups de feux lui parvinrent mais il n'y prêta pas attention. Chacun son combat, il n'aurait put laisser Snatch seul face à trois hommes dont deux capables de réagir avec des armes tranchantes. Ainsi, le pistolet dans la main gauche, le fusil tenu dans la main droite au risque de le perdre ou d'être gêné par son poids, il se rua en avant pour rejoindre aussi vite que possible l'autre côté du camp et braquer la fine équipe alors qu'il rugissait littéralement :


"Couchez vous ! Les mains sur la tête ! A terre où j'vous fait sauter les genoux !"

Dans cet ordre d'idée, il abandonna l'observation de son côté droit, laissant les autres assaillants au soin de ses compagnons d'infortune. Ainsi, si il lui était possible de voir la moindre réaction agressive, il n'hésiterais pas à tirer, ne préservant un peu de prudence qu'à l'égard de son garde du corps canin qu'il sortis aussi vite que possible de sa ligne de mire tout en gardant les deux délaissés en joue... Ou sous le feu de son arme, moins puissante mais bien mieux maitrisée.

Malgré tout, si l'arme elle-même était maitrisée, il était important de noter que sa frénésie, ainsi lancée, menaçait déjà de le faire entrer en folie meurtrière, ce qui aura sans aucun doute put transparaitre dans sa voix, son regard, son attitude haineuse... Samuel désirait tuer et lui-même n'était pas certain de pouvoir se maitriser malgré l'obéissance de ses possibles otages.

Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Sam 19 Déc - 21:37
Quelques instants après que j’ai répondu à l’inconnu, celui-ci vint me confirmer que les dés étaient désormais lancés. Plus de retour en arrière possible en ce qui nous concernait alors qu’enfin nous abordions la périphérie du camp. d’un simple “c’est parti”, l’homme engagea une manoeuvre, certes contrôlée, mais totalement brusque qui me surprit et envoyant le sommet de mon crâne percuter le toit de l’habitacle. Déséquilibrée, je tentais de me retenir au siège tant bien que mal alors que le G latéraux m’envoyaient valser contre la portière. A choisir, j’aurais préféré un “accroche-toi !” à son “c’est parti” ; histoire de prévenir que ça allait partir en vrille pour mon propre cul. Et dire que je n’avais toujours pas attaché ma ceinture malgré le freinage d’urgence survenu quelques instants plus tôt ; freinage qui m’avait fait bouffer l’appuie-tête du siège devant moi.

Dans un juron, je tentais de retrouver mon équilibre alors que la bagnole cahotant et tressaillant sur la plaine en pur hors-piste tentait de me désarçonner comme un taureau furieux monté par un cow-boy trop entreprenant et sûr de lui. Finalement, le véhicule fini par s’arrêter dans un crissement de pneus glissant sur la terre meuble et aride, soulevant un léger nuage d’une poussière sèche et âpre. Retrouvant mes esprit et mon estomac, j’observais l’inconnu jaillir hors du véhicule après s’être emparé de sa propre arme, me lançant une invitation - à la limite même de l’ordre - quant à le suivre dans ce bordel pétaradant.

Je poussai un très bref soupir, resserrant à nouveau mon arme contre moi, puis j’ouvris enfin ma portière pour m’extraire du véhicule, le dos à moitié voûté tout en cherchant à rejoindre mon bon samaritain. De quelques pas rapides, bien que mal assurés, je contournais l’épave qui nous avait servi de moyen de transport et me lançais vers l’avant et vers les ruines des petits commerces, accompagnant l’inconnu pour rejoindre à mon tour l’entrée arrière du campement. Tout en avançant, je ne pouvais m’empêcher d’écraser l’arme automatique contre ma poitrine, comme si ce simple geste pouvait me protéger des nombreux coups de feu qui résonnaient aux alentours. C’était devenu bien plus qu’une menace ou un affrontement… C’était devenu une véritable zone de guerre.

Jordan Getz

Anonymous
Invité
Sam 19 Déc - 21:39
C’était une femme. Stan m’avait dit de ne jamais frapper les femmes, mais je devais faire abstraction de ceci pour sauver ma vie et celle de mes compagnons d’armes. Elle avait esquivée au dernier moment et avait tenté de répliquer avec son fusil, frappant avec ma hache son arme pour faire dévier ses tirs, j’en étais sorti indemne. Enfin, mes oreilles avaient sacrément morflés. Mais pas assez pour entendre deux des pillards qui arrivaient droit sur nous. Armés jusqu’aux dents eux aussi, et me mettant en joue alors que de l’autre côté une moto traversa en trombe la route pour venir fusiller les ces deux mêmes hommes qui avaient tentés de répliquer contre ce motard. En vain. Un allié de plus. Cela ne me dérangeait guère, bien au contraire. Armé, et entraîné de plus, finalement, j’allais peut être pouvoir survivre à cette soirée.

« Tu survivras si tu tues cette femme. Tu sais qui tu es. Tu sais qui tuer. »

Je savais ce que j'étais, je savais ce que j'avais à faire, et j'allais le faire, sans aucune hésitation. Ce touareg m'avait sauvé la vie, pas question que je gâche son cadeau. Ces deux enfoirés étaient morts, avant même de voir leurs cadavres tomber au sol, je relevais ma hache encore une fois pour frapper à nouveau cette femme qui avait essayé de me tuer, de nous tuer nous tous. C’est d’ailleurs ce que me demandait mon sauveur à moto, de la tuer. Il fallait que je frappe différemment cette fois, non pas un coup perpendiculaire au sol qu’elle avait esquivé juste avant ou qui aurait bloqué ma hache, mais un coup en oblique pour être sûr de pouvoir la toucher et de la tuer. Si mon coup n’arrivait pas à la toucher, je me jetterai sur elle pour l’empêcher de tirer avec son arme en tentant de l’étrangler avec le manche de ma hache.

James F. Everett

Anonymous
Invité
Sam 19 Déc - 21:43
Tout ce boucan, tout ce qu'il se passait, il n'en voyait rien. Des coups de feu, des moteurs, des combats, ils vivaient une vrai bataille et James ne savait pas s'il avait été le seul touché. Momentanément mis à terre, il se redressa en s'appuyant tant bien que mal sur la voiture et travaillant toujours à son souffle fort.

Il fallait se décider rapidement et de toute façon, il y avait peu de choix possibles : voyant Jordan debout à l'entrée du camp, il s'appuya sur les carcasses de voiture et s'avança le long du mur de fortune, finissant par pouvoir lâcher son appui dans sa progression. S'il avait toujours son arme de poing, il comptait miser sur le fusil à pompe face à des armes automatiques. Pas après pas, il retrouvait de sa force mais était clairement fragilisé par l'impact reçu plus tôt.

Pour autant, il parvint jusqu'à la voiture qui lui avait servit plus tôt de couverture et se pencha pour saisir son fusil resté au sol, se redressant en bombant le torse pour se donner du courage, portant avant-tout les yeux vers Jordan en rechargeant son arme d'un geste colérique.

« Jordan ! Jordan qu'est-ce qu'il se passe ?! »

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Sam 19 Déc - 21:47
Le calme, le dénivelé devant elle qu'elle grimpe facilement et si elle s'attendait à avoir des ennuis, elle ne s'attendait sans doute pas à cela. À peine elle se pointe sur le haut de la route que cette fois les choses s'accélèrent au lieu de ralentir. Des lumières qui sortent d'elle ne sait où, des tirs en tout sens et le violent impact sur son épaule et si elle se voit tirer par réflexe pour se défendre, elle se voit également lâcher son arme à feu qui part vivre sa vie de son côté mais surtout elle se voit partir à la renverse sous l'impact et redescendre la pente, glissant, roulant, elle ne peut dire comment. Elle est là en bas, la violence du tir ou des tirs lui ont arrachés le bras de son point de vue, allongée le visage contre le sol elle sent la douceur de l’herbe fraîche lui caresser la joue offrant un violent contraste avec la brûlure qui lui dévore l'épaule à mesure que son sang quitte son corps.

Et si elle perçoit les bruits de moteurs comme un vague ronronnement lointain, son esprit part tout aussi loin dans une autre direction. La brune se revoit à son réveil dans cette forêt si proche d'elle, elle revoit tout les événements défiler devant ses yeux. Comment elle s'est réveillée, les personnes qu'elle a trouvée peu après, Jenny la petite blonde muette, Jimmy le médecin et Harvey le petit con de service. Elle revoit les trois hommes armés arriver et ce qui a suivi, le petit con à leur foncer dessus, elle a aller auprès de lui pour tenter de le protéger, quelle connerie ! Puis elle voit les hommes, leurs actes, leurs paroles, ce qu'ils voulaient lui faire à elle et à Jenny s'ils la choppaient et même à Harvey, elle se revoit sortir le petit Beretta trouvé à son réveil et tirer sur l'un d'eux, elle se revoit le toucher mais surtout elle se revoit clouer au sol par la balle lui ayant traversé l'épaule gauche encore la même. La suite entièrement floue et la délivrance offerte par Matthew, celui a qui elle doit sa seconde vie, celui qu'elle a prit comme un guide, comme un point de repère. Celui qui est maintenant parti, retenu prisonnier par le Marchand. Cette fois Matthew ne viendra pas à son secours, il n'est plus là, elle ne le reverra jamais lui et les autres. Sur ses joues, elle sent maintenant la tiédeur salée des larmes qui s'échappent de ses yeux.

Elle n'a plus la force de quoi que se soit, plus la force de bouger, de continuer à se battre, à quoi bon, le Marchand va avoir gain de cause finalement et personne ne viendra la délivrer. Non ! Ce n'est pas possible, elle doit bouger, elle doit se remettre debout, elle doit continuer, elle le doit à Matthew et dans une moindre mesure à Seth ou encore à Ivy et James. Melody essaye de réunir le peu de force qui lui reste pour essayer de bouger de là ou elle est, pour tenter dans cet ultime espoir de se redresser.

Evènements

Anonymous
Invité
Sam 19 Déc - 22:12

Avertissement Inconsidéré

Temps : Le soleil s'est couché depuis peu, il ne reste plus que la lumière des étoiles.
Activité : Le camp est la proie des armes.
Heure : La nuit est tombée, il est 19h passé.


Résolution du Tour VIII

Samuel : Délaissant ton fusil d'assaut, tu t'équipes de ton arme de poing alors que les deux autres hommes se relèvent en attrapant leurs armes respectives, celui en arrière prenant son poignard de chasse que tu avais prit pour un couteau et le deuxième au devant, attrapant la hachette mais aussi la machette dans l'autre main, prêts à se jeter sur le chien.

Néanmoins te voilà arrivant au pas de course et les menaçant de ton arme, ce qui les arrête immédiatement dans leur entreprise. On pouvait constater que l'attaque brutale du chien leur en avait fait presque oublier qu'il n'était pas seul et s'ils ne bougent pas, ils ne se mettent pas à terre non plus : leurs armes en main, ils t'observent avec un stress évident dans le regard mais en silence, sans t'attaquer mais sans pour autant faire réédition.

Leur stress est vite balayé par une vision d'horreur : le chien malmenant sa propre victime, finit dans un dernier mouvement violent de la mâchoire et de son grognement, par arracher littéralement l'avant-bras de l'homme qui hurle à s'en arracher la gorge, voyant une flopée de sang jaillir du bras déchiqueté dont on distingue clairement l'os ensanglanté dépassé. Le malheureux attrape ce qu'il reste de son bras et se recroqueville au sol, alors que le chien tient dans sa mâchoire très puissante l'avant-bras avec la main en extrémité, continuant de grogner par enivrement et énervement assuré.

Si la situation devient sanglante, quelque chose d'autre attire ton attention : derrière les deux hommes, du coté de l'angle des ruines du fond, jaillissent deux nouvelles silhouettes : une assez grande et visiblement portant quelque chose sur la tête pour la couvrir, l'autre plus petite, certainement féminine et vraisemblablement frêle. Les deux semblent tenir des armes plus imposantes que de simples armes de poing.

James : Tu t'équipes de ton fusil, tant bien que mal et parvient à alerter Jordan, mais celui-ci ne te répond pas : aux prises avec une femme, il tente de la frapper à la hache, celle-ci lançant à peu près ceci : « Non ! Non ! Faites pas ça ! » ; tandis que le jeune homme ploie le genou au-dessus d'elle et semble tenter autre chose. Difficile à décrire.

Melody : Alors que tu accuses la douleur et la difficulté, tu t'efforces sans y parvenir à te redresser, tes mains lâchant sous ton poids en absence de force quand tu commençais doucement à te relever. Tu retombes sur l'herbe et si tu pouvais t'attendre à être achevé : ce n'est pas le cas.

A la place, tu sens une main te prendre par le bras intact et te retourner rapidement sur le dos, sans forcer sur ton pauvre corps mais d'une poigne ferme, découvrant face à toi un homme penché et vêtu d'une combinaison épaisse et sombre difficile à distinguer car il fait nuit presque noire et ta vision se floute. Un foulard fait le tour de sa tête et vient caché son visage à moitié, laissant entrevoir seulement les yeux de celui-ci, qui te semblent familiers, autant que la voix grave et rauque qui en parvient.

« Tu viens avec moi ce soir. »

Jordan : Te lançant dans une nouvelle attaque, la femme a le réflexe de porter son arme tout en basculant sur le coté pour bloquer la hache sous la tête, au niveau du manche en se servant de son appui maladroit pour retenir ton coup.

« Non ! Non ! Faites pas ça ! »

Lance t-elle en espérant obtenir de toi quoi ? Pitié ? Sans tenir rigueur dans l'immédiat, tu ploies le genoux et tente de presser la hache pour la dominer par la force brute. De quelques centimètres, tu t'approches de sa gorge sans encore parvenir à tes fins.

Ivy : Le vagabond s'élance au devant le fusil à la main et tu le suis, armée de ton propre fusil-mitrailleur qui t'es franchement inconnu. Bien vite, vous arrivez à l'angle et apparaissez à l'arrière du camp pour être témoin d'une situation très troublante : des hurlements de mort ponctuent la présence de deux hommes, plus loin du coté de l'entrée arrière du camp et portant quelque chose sur la tête, qui vous donnent de dos. Un peu plus loin, un autre homme, lui de face mais tu ne le vois que trop peu, semble tenir quelque chose qu'il dirige vers les hommes en question. Ces deux hommes de dos semblent d'ailleurs avoir quelque chose en main, l'un assez long et l'autre court.

Ce qui te parvient en revanche plus clairement, au-delà du hurlement, c'est une sorte de... grognement.

+++

Tour IX

Eléments scénaristiques:
 
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