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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

Avertissement Inconsidéré - 17/02/35
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James F. Everett

Anonymous
Invité
Sam 19 Déc - 22:29
James écarquilla les yeux en voyant ce qu'il se passait devant lui. Une confrontation le prit intérieurement, entre la situation présente et de danger, qui avait nécessité qu'il tue comme Jordan s'apprêtait peut-être à le faire pour survivre, et celle de sa voix qui lui demandait, l'implorait, de ne pas se laisser dépasser par cette boucherie : il fallait que ça cesse.

Ne parvenant pas à un compromis, il s'élança en avant et s'approcha de Jordan en lançant d'une voix prise de panique :

« Jordan ! Jordan attends ! Fais pas ça ! »

Il savait pertinemment que c'était peine perdue, que cette femme qui parlait alors avait au moins à se reprocher d'avoir tenté de les tuer. Il ne savait pas où étaient les autres, il était dépassé par la situation mais par le simple fait que Jordan était aux prises avec elle, il en déduisait pourtant que les autres devaient être neutralisés, ou quoi qu'il en soit. Il fallait remettre de l'ordre dans tout ça et prendre le contrôle de la situation et ses pensées ne cessèrent, sous le coup de l'émotion, de lui clamer que laisser Jordan la tuer n'était pas une bonne idée.

Il vint jusqu'à Jordan et si celui-ci n'avait pas déjà commis un meurtre, se plaça à ses cotés en levant son arme vers la route, cherchant à trouver une possible menace encore effective tout en s'adressant au jeune homme.

« Ne la tues pas, elle peut nous donner des informations ! Elle nous servira d'otage ! Je t'en prie ! »

Jordan Getz

Anonymous
Invité
Sam 19 Déc - 22:30
J’avais loupé mon attaque et la femme avait réussi à parer mon coup avec son arme, sauf qu’à ce moment, elle maintenait ma hache. Son arme était inutilisable, mais la mienne aussi. C’était quitte ou double, soit je la tuais, soit elle me tuait, personne ne viendrait me sauver, que ce soit le touareg ou les autres. J’étais seul, et c’était moi le seul ici à pouvoir me sauver. J’étais mon propre maître, le maître de ma vie, et la mort ne viendrait pas danser avec moi ce soir. Les tympans explosés, ma nuque douloureuse et ensanglantée, sans  parler de ma brûlure à la main. Je ne pouvais pas gagner ce duel de force. J’étais enragé, j’allais la tuer. Elle me suppliait ? Mais elle espérait quoi ? A ces mots, un grand sourire se dessina sur mes lèvres. J’avais sa vie entre mes mains, et j’en faisais absolument tout ce que je voulais, et je voulais y mettre un terme. Elle avait violé notre campement, elle ne méritait que la mort. Je n’arriverai pas à l’avoir par la force brute.

« Sois plus malin que ça, et tu sauveras tout le monde. »


Une idée de génie me vint à l’esprit. Toujours en maintenant la pression sur la hache, je faisais basculer le poids de mes jambes vers l’avant, pour donner plus de puissance à ma poussée. J’élancerai mon buste en avant pour attraper son nez avec mes dents dans le but de le lui arracher. Je le mordrais jusqu’à sentir sa peau s’ouvrir pour finalement arracher le tout d’un coup sec en tournant violemment ma tête pour la défigurer tout en la faisant souffrir au maximum. La peur se lirait dans ses yeux, et je n’aurai plus qu’à l’achever d’un coup. Je ne crèverai pas ce soir, mais elle, oui. Et de mes mains. Et personne ne m’en empêcherai.

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Sam 19 Déc - 22:34
Qui de l'humain ou le chien était la bête ? Entre le malade frisant la folie meurtrière et le canidé mutilant sans la moindre pitié la cible désignée par son comparse, dur à dire. A cet instant, même Samuel était incertain, en particulier lorsque ces affreux bruits accompagnèrent une scène qui ne lui était, hélas, pas du tout inédite.

Ne restait à l'homme que la possibilité de résister à ses instincts les plus sanguinaires, mettre sa résistance mentale à l'épreuve des évènements de la soirée et du stress présent causé par ces quatre présences. D'un côté, il pouvait céder à ses pulsions, appuyer sur la gâchette, sans pitié, tenter d'abattre les deux hommes complètement démunis au mépris de la plus élémentaire des prudences, et ce, avant de retourner son arme sur les deux autres silhouettes et vider le reste de son chargeur, hurlant avec la même véhémence :


"Vous vivez ! Vous mourrez ! VOUS VIVEZ ! VOUS MOURREZ !"

De l'autre, si il se préservait de ce pétage de plomb, sa résistance, sa clairvoyance, son esprit supérieur et résistant lui permettrait alors de contourner les deux balourds et leurs lames pour se diriger en direction des toilettes des ruines tout en les maintenant en joue à l'aide de son pistolet, se préservant d'une attaque dans l'autre sens en agrippant son fusil par la poignée et en le tenant relevé d'un air aussi menaçant que possible. Dans le même temps, il clamerait bien fort, aussi bien à l'adresse des épéistes que des mitrailleurs derrière eux :

"Restez à votre place les mercenaires, un geste et j'ouvre le feu, les chanceux mourront sur le coup, les autres auront affaire à mon jeune ami !"

La folie ou la prudence, Samuel devait à présent s'en remettre au savoir qu'il avait tenté de dispenser il y a seulement quelques jours, pile ou face, sa vie et celle de son véritable lion étaient en jeu...

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Sam 19 Déc - 22:34
Melody rassemble ses maigres forces et parvient à mettre ses mains à plat sur le sol, dans un effort au delà du possible, elle pousse sur ses mains essayant de se relever comme elle le peut. Un centimètre ou deux, peut-être c'est tout ce que son corps daigne lui offrir comme mouvements avant qu'elle ne retombe le visage sur le sol. Plus de larmes arrivants sur son visage sous l'effet du choc qu'elle a tenter d'infliger à son épaule et la brutale décharge lui ayant parcouru le corps. Oscillant entre son envie de s'abandonner au sort qu'on lui réserve et son envie de lutter à tout prix alors qu'elle sait que si elle reste là, elle finira au mieux en chair à pâté pour zombies errants. Son envie de se laisser aller et porter par la mort qui l'attend au bout du chemin pour la garder avec elle et définitivement cette fois, à quoi bon lutter alors qu'elle a perdu tour à tour les deux seules personnes en qui elle avait confiance, Matthew en premier lieu puis Seth après. Son envie de se relever là maintenant pour retourner au combat, quand bien même elle n'est pas du tout en état, mais aussi pour porter assistance à James si elle le peut puis aux autres.

Elle sent une main agripper son bras valide et la retourner sur le sol, elle sent son sac à dos mais surtout son arbalète contre ce dernier, sa dernière heure est arrivée. Elle s'attend à recevoir une balle ou un coup de couteau en pleine tête mais à la place elle aperçoit une silhouette floue se pencher sur elle et dont elle ne voit rien d'autre que ce regard qui lui semble familier, tout comme la voix qui s'échappe du foulard. Une voix grave et rauque. Prise dans les griffes de la mort qui lui font revivre la scène vécue il y a quelque temps maintenant, elle entrouvre les lèvres :

- Matthew ?

Accompagnant ce nom d'un mouvement, franc ou hésitant, à moins qu'elle n'y arrive pas tout court, Melody cherche à lever son bras vers cet homme pour venir abaisser son foulard. Et pouvoir le voir, savoir si son esprit embrumé lui joue un mauvais tour et si elle ne devrait pas plutôt être terrorisée par les mots qu'il a eu au lieu d’espérer un miracle qui ne viendra pas.

Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Sam 19 Déc - 22:35
Emboîtant le pas à la silhouette de mon sauveur, reconnaissable par les amples mouvements de son imper’, je m’élançais en direction des ruines de l’ancienne station-service, redécouvrant à mesure de mon approche des lieux familiers que jamais je n’avais espéré revoir avant ce soir autrement que dans mes cauchemars les plus tourmentés. Bien rapidement, profitant de la maigre luminosité que nous offraient les étoiles et le ciel découvert, je dépassais les premières ruines pour enfin atteindre l’entrée arrière du campement, celle donnant vers la plaine, le secteur A et le sud-est plus généralement. Les coups de feu se voulaient toujours plus intenses à mesure que je me rapprochais, les hurlements plus atroces également. Impossible pour moi dans ces conditions de juger s’il s’agissait là des hurlements de mes compagnons ou de leurs ennemis. Nos ennemis…

Car je n’étais pas morte putain ! Je revenais d’entre les morts, une nouvelle fois, et je comptais bien ne pas y retourner de sitôt, ni même de nouveau. Resserrant un peu plus mon emprise sur mon arme, je dépassais l’extrémité sud-est des ruines, surgissant de derrière un large pan du toit plat de la station-service effondré pour découvrir un spectacle d’ombres chinoises se jouant devant moi. Deux silhouettes se tenaient là, à une bonne dizaines de mètres. De leurs postures, j’en déduisais qu’elles me tournaient le dos, d’autant que je ne parvenais rien à discerner d’elles qui me paraissait comme un visage. Je plissais fortement les paupières et forçais sur mes prunelles pour m’en assurer. Plus loin encore, une troisième silhouette se tenait, de face pour sa part mais tout aussi indiscernable à mes yeux privés de leur double foyer. Elle semblait pourtant tenir les deux autres hommes en joue ou en respect, difficile pour moi de le décrire sous la pression et dans le contexte.

Et au-delà de la lumière, les sons m’éclairaient bien plus sur la situation, des hurlements, rauques, agonisants, d’une profondeur que j’avais pu moi-même ressentir alors aux portes de la folie et de la terreur. Et un grognement, bestial, inhumain, sauvage, qui ne manqua de m’arracher un frisson glacial longeant ma colonne vertébrale.

D’un geste résolu, parce que je n’avais désormais plus rien à perdre, véritablement tout à risquer pour retrouver mes compagnons comme je l’avais si longtemps espéré, rêvé et fantasmé, je levais mon arme et la pointait indistinctement en direction d’un point abstrait situé entre les trois silhouettes, là où je ne pouvais blesser personne, mais semblait menacer tout le monde, juste avant que ma gorge ne se fende d’un cri, d’un ordre même, sec et violent, résolu et menaçant. Une voix dénuée de toute humanité, de toute sympathie, tout simplement parce que le Libérateur m’avait ordonné cette mission ; m’avait obligé, sans que je ne puisse même m’en rendre compte, à susciter la peur et la souffrance derrière un masque éthéré, qui n’avait nullement besoin de forme ni de traits pour exister… Seulement d’une volonté. Ma volonté.

“LÂCHEZ VOS ARMES BANDE D’ENCULÉS !!” avais-je alors hurlé de ma voix éraillée pour tenter de couvrir le vacarme ambiant, les menaçant de ma propre arme pourtant si inoffensive entre mes mains inexpérimentées.

Evènements

Anonymous
Invité
Sam 19 Déc - 23:06

Avertissement Inconsidéré

Temps : Le soleil s'est couché depuis peu, il ne reste plus que la lumière des étoiles.
Activité : Le camp est la proie des armes.
Heure : La nuit est tombée, il est 19h passé.


Résolution du Tour IX

Samuel : Tu te décales sur le coté et te mets ainsi hors de portée des deux individus armés de fusils, tout en tenant en joug les deux hommes munis d'armes blanches qui passent le regard à toi, puis au chien, tenant toujours fermement leurs lames sans franchement savoir quoi faire. Ils semblent à la fois nerveux et tétanisés.

Le chien lui lâche la moitié de bras qu'il a arraché à ses cotés en s'approchant de toi patte après patte. L'homme mutilé continue de se vider de son sang mais ne hurle plus : il s'est évanoui.

Alors que tu lances ton injonction contre les nouveaux agresseurs potentiels, tu entends quelques instants plus tard une voix, féminine, familière, affublée d'un langage fleuri que tu reconnais entre mille, bien que ça soit sur le coup surréaliste : Ivy !

“LÂCHEZ VOS ARMES BANDE D’ENCULÉS !!”

James : Tu assistes, impuissant, à un Jordan qui fait fi de tes appels et se jette visage contre celui de la femme pour lui mordre férocement le nez, tentant de la mutiler. Et pour cause, elle lâche un cri d'effroi en même temps que son arme et tente maladroitement de le repousser, en vain. Le jeune homme a prit le dessus sur ce combat et a mit le nez de la pauvre bougresse en sang.

Cependant, autre chose attire ton attention un peu après : le démarrage d'une moto, à l'extérieur du camp sur la route, avant laquelle se trouve en plus trois corps de vos agresseurs. Sur la moto, tu vois un homme dont la tête est couverte d'un foulard tenir une silhouette féminine aux cheveux longs que tu reconnais être Melody, son arbalète dépassant de son dos. Elle a l'air impuissante, mal en point et l'homme lui, semble prêt à partir.

Melody : Cherchant à agripper le foulard de l'homme, celui-ci qui t'attrapait par les épaules pour te redresser, relançant la douleur de ta blessure, la main de ton bras intact parvient tout de même à saisir ledit foulard et cet individu familier semble se laisser faire.

Dévoilant l’entièreté du visage de l'homme, des mèches tombent en parallèle sur son visage avec le foulard ainsi dégagé : tu reconnais bien Matthew, sa peau quelque peu foncée et sa mâchoire solide, dont les yeux sombres te fixent ; seule sa chevelure est planquée sous le foulard.

Il esquisse un léger sourire à ton geste et vient te prendre sur le dessus du dos en se mettant de coté, t'empoignant sous les cuisses de l'autre main en te levant du sol. Sa prise affirmée, il se redresse lui-même et entame sans tarder la montée du dénivelé.

« Ce sera toi et moi, je vais m'occuper de tes blessures. Les autres devront se débrouiller. »

Ceci dit sans détour, il finit par grimper sur la route et se retrouva aussitôt devant une moto en excellent état : une Harley Davidson Low Rider beige foncée. Il vient te poser sur l'avant de la moto, en princesse comme l'on ferait sur un cheval et passe lui-même une jambe pour s'installer en se resserrant vers l'avant, lui permettant de te coincer entre le guidon et sa propre carrure, un bras te soutenant le dos en achevant d'attraper les manches de la bête.

Il entame le démarrage d'un mouvement sec de la jambe droite.

Jordan : Alors que tu te rends compte que l'épreuve de force ne mène à rien, de ton coté en manquant pour prendre le dessus et de l'autre la femme au bord de la mort profitant de son appui pour donner tout ce qu'elle a, tu vois maintenant que tu es face à elle qu'elle est assez particulière : brune, les cheveux mi-longs et le visage assez gracieux, elle a des yeux vers flamboyants et des lèvres pulpeuses, ainsi que des joues rondes. La trentaine certainement, son visage est tiraillé par la grimace que lui arrache l'épreuve de force et elle finit par fermer les yeux, terrifiée par ce qu'elle craint va arriver.

Et pire que cela : tu te jette le visage en avant et lui chique le nez, littéralement en plantant tes dents certes non pointues mais pleines de vigueur. Alors que tu essaies de toute tes capacités de le lui arracher, tu découvres que l'exercice s'avère très ardu mais cela n'empêche pas la pauvre bougresse de lâcher un cri d'effroi, lâchant son fusil tandis qu'il vient s'écraser sur sa poitrine, emporté par le manche de la hache que tu appuies par-dessus.

Tu ne parviendras pas à lui arracher le nez mais celui-ci sera ouvert en profondeur, saignant tout autour de l'os qui le constitue et maintenant, tu es concrètement en position de force : elle ne tient plus son arme et ne réalise qu'une tentative maladroite pour te repousser de ses mains appuyées contre tes épaules, en vain. Elle n'a certainement pas la constitution physique pour y parvenir.

Ivy : Face à cette situation incertaine, tu t'élances vers l'avant prise d'une vague d'adrénaline alors que la silhouette qui se trouvait la plus éloignée, de face, se déportait hors de votre vue vers l'intérieur du camp et ne tarda pas à lancer une injonction très claire :

"Restez à votre place les mercenaires, un geste et j'ouvre le feu, les chanceux mourront sur le coup, les autres auront affaire à mon jeune ami !"

Dans la foulée, à quelques instants d'intervalle, tu lances ta propre gueulante mais à peine finie tu es frappée d'une prise de conscience : la voix que tu viens d'entendre crier son injonction, masculine, t'apparaît plus que familière, tu la reconnaîtrais entre mille : Samuel !

+++

Tour X

Eléments scénaristiques:
 

Jordan Getz

Anonymous
Invité
Sam 19 Déc - 23:22
J’étais en position de force, j’avais réussi à lui mordre le nez, mais pas assez violemment pour le lui arracher, mais toujours assez pour la faire lâcher prise. Son fusil n’arrêtait plus ma hache, son visage ensanglanté était assez joli, enfin, si on y rajoutait un nouveau nez. J’aimais bien ses yeux verts, surtout lorsque la peur se lisait à l’intérieur. J’aimais bien son hurlement. Elle ne pouvait rien faire. Elle était à moi, et sa vie allait s’éteindre ici et maintenant. Je souriais de plus belle, du sang plein mes lèvres, je ne ressentais plus la douleur de ma nuque ou bien de ma main droite, je n’entendais plus rien, non pas parce que les tirs de son arme avaient déchirés mes tympans, mais parce que seuls les battements de mon cœur se firent entendre, le reste n’avait pas d’importance. L’adrénaline montait en moi à tel point que ma vision se floutait légèrement.

« Elle est à toi à présent. Elle est comme Marco, elle veut détruire tout ce qu’il te reste. »

Je repoussais le manche de ma hache pour le glisser sous son menton, au niveau de sa gorge pour y appuyer de tout mon poids et enfin, l’étrangler, lui ôter sa vie. Même si ses mains étaient sur mes épaules, elle n’arriverait pas à me repousser, c’était moi qui avait le pouvoir ici, elle était faible et insignifiante. Je devais lui donner la mort, elle qui avait essayé de me tuer, de nous tuer. Je levais la tête pour lui asséner un grand coup avec mon front en direction de son nez, dans le but de la faire lâcher prise plus rapidement, je recommencerai à la frapper avec mon front jusqu’à ce que le manche de ma hache l’ait parfaitement étranglé.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Sam 19 Déc - 23:27
Une décharge électrique dans son épaule blessée faisant croître le feu qui la consume. Une décharge électrique qui parcoure son esprit embrumé quand elle arrive à abaisser le foulard de l'homme pour y voir Matthew. Rêve ou réalité ? Est-ce qu'elle confond ce qu'elle voudrait de tout coeur avec la réalité ? Elle n'est même pas capable de songer à cela, tout ce qu'elle voit c'est que Matthew est là, il est revenu ! Comment est-ce possible ? Elle n'en a aucune idée si là encore elle était capable de réfléchir à cela. Sans blessure une tonne de question tournerait en elle sans aucun doute. Il esquisse un sourire à son geste, elle essaye de le lui rendre. Il la soulève et l'emporte dans ses bras, elle s'accroche à lui ou croit le faire, impossible à dire. Il lui parle, elle lui répond dans un désordre le plus total, elle ne sait même pas si ses mots franchissent ses lèvres.

- Rester...échapper...James...me soigner si pas blessé...je sais pas...pas obligé de partir...D'accord.

Sans doute son cerveau essaye de dire à Matthew que maintenant qu'il est là, il n'a aucune raison de vouloir repartir, ce campement est le sien, il est chez lui ici avec eux, que James est peut-être mort ou juste blessé mais qu'il faut vérifier et que lui peut la soigner immédiatement. Sans doute aussi que son d'accord est juste là pour marquer, qu'elle a saisit ce qu'il lui dit.

Elle le sent bouger et l'emporter, grimper le bas côté et la déposer sur elle ne sait quoi. Elle doit faire un effort de tout les diables pour arriver à percevoir la moto et qu'il s'installe dessus. De nouveau elle s'accroche à lui, ne pouvant rien faire de plus dans son état et sans doute pas pour longtemps. C'est Matthew après tout, il peut bien l'emmener ou il veut, elle est en sécurité avec lui.

James F. Everett

Anonymous
Invité
Sam 19 Déc - 23:31
C'était complètement... fou, démentiel, affreux. Il était resté là, lâchant l'observation de la route pour regarder Jordan se jeter sur la femme. Il avait l'air d'un animal, lui mordait le nez à pleine dents jusqu'au sang et la faisant crier. Il sentit son coeur se tordre, prit d'effroi et de la conscience du drame.

Tout allait de travers, c'était un véritable massacre et Jordan s'apprêtait à accomplir sa propre folie. Il devait intervenir, il aurait du le faire. Quelques minutes plus tôt, l'intervention de Jordan pour le sauver lui laissait le sentiment qu'il s'était trompé, que ces impressions dans la forêt une semaine plus tôt avaient été erronées, qu'il était quelqu'un de bien. Et maintenant, le voir agir ainsi, il n'était plus sûr, il ne savait plus quoi penser... ça n'avait plus de sens, c'était le cirque.

Machinalement, il baissa son arme en regardant, médusé, choqué, ce que Jordan accomplissait de plus terrible. Il aurait du intervenir, mais en se faisant il aurait agit contre l'un des membres de son groupe, en faveur d'une personne qui était venue pour les tuer, tout comme les autres. Il avait tué lui aussi au moment critique, sans réfléchir, sans se questionner, il avait agit dans la précipitation et avait détruit le visage et la vie d'une personne. Sa tête n'était plus désorientée, mais son esprit était en train de dérailler.

Sans quitter Jordan des yeux, le fusil dans la main gauche dirigé vers le sol, il fit quelques pas de coté vers l'entrée du camp, posant la main sur sa bouche alors que son envie de vomir revenait au galop. Cette fois il ne pu se retenir : se tenant au panneau, il se pencha brusquement pour relâcher le contenu de son estomac sur le sol, en même temps que le bruit de moteur d'une moto résonnait presque en face de lui.

Crachant ce qui était resté dans sa bouche en se redressant péniblement, la gorge brûlante et les traits tirés d'une lourde grimace, il dressa le regard vers ce nouveau rebondissement dont il n'avait aucun contrôle. Quelqu'un kidnappait Melody sous ses yeux et à moins de tirer au fusil pour l'arrêter et abattre probablement son amie blessée, il n'avait aucun moyen que de lancer, d'un impact aussi vide de sens que sa voix d'abord presque murmurée montait d'intensité jusqu'au cri avant que la moto ne s'enfuit :

« Non... Melody non... ! Arrêtez-vous ! Melody ! »

Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Sam 19 Déc - 23:33
A peine mon ordre lancé à l’encontre de ces types que mon esprit percevait enfin clairement, et abruptement, l’injonction venue de l’autre côté par le type qui se tenait face à nous quelques instants plus tôt avant de s’effacer au derrière des ruines. Même dans la mort et dans les ténèbres les plus épaisses j’aurais pu reconnaître cet accent et cette voix entre mille. Samuel. Il était là. Il était vivant. en l’espace de quelques secondes, je sentis mon rythme cardiaque s’emballer de plus belle si cela était encore possible alors que l’émotion, la joie et le soulagement me submergeaient. J’étais restée complètement stoïque et immobile, désemparée face à cette nouvelle ô combien désarmante tant elle se voulait excellente. Il était vivant. Ils étaient encore vivants… Encore là… Tout ça n’avait pas été qu’un cauchemar induit par la mort elle-même. Plus rien n’était désormais soumis à cette emprise irréelle qui m’avait accompagnée jusqu’à lors, distillant continuellement les gouttes du poison Doute au sein de mon esprit. Non, cette fois-ci, tout cela était affreusement réel. Magnifiquement réel.

Ma respiration s’emballa, je sentais mes bras se relâcher et s’abaisser sous le lourd poids de mon arme. Mes yeux s’embuèrent de larmes joviales, débordant même pour inonder mes joues alors que je toussais d’un rire bref et unique, écrasée par le poids du soulagement et de la satisfaction. Mon souffle s’écourta, je peinais à retrouver mes esprits, presque suffocante à cette idée d’enfin enlacer, étreindre à pleins bras la chair de Samuel, m’enivrer de son odeur somme toute crasseuse, entendre à nouveau sa voix rassurante à l’accent Canadien.

Tout autant que pour Elizabeth… Enfin lui avouer ce que je n’avais que jusqu’à lors confié à un émetteur-radio, puis un caméscope vidé de toute énergie. Glisser mes mains dans les siennes dans un geste intime et amical, sécher ses larmes autant que les miennes, balançant une vanne à James au passage… Autant de moments de bonheur et de retrouvailles optimistes qu’aucun ne pourrait m’arracher cette fois-ci. Véritablement aucun… à l’exception de ces deux connards qui s’étaient relevés pour faire face à Samuel dans un premier temps. S’ils s’étaient dressés contre lui, c’est qu’ils n’étaient pas des nôtres. Ils roulaient pour le Marchand, ou n’étaient que de vulgaires pillards… Je me moquais bien de leurs allégeances, de leurs motivations ou même de leurs noms. Il n’étaient pas des nôtres. Juste des hommes, terrifiés par l’inconnu que nous étions à leurs yeux. Hantés par l’idée que nous autres, ressuscités, avions dépassé notre simple condition humaine pour nous imposer comme une nouvelle espèce. Le Libérateur n’avait pas menti, et bien que nombre de ses intentions et propos me restaient inatteignables, le sens de cette réalité me frappa de plein fouet, aussi intensément et d’une paradoxale violence qui jurait avec ma béatitude des instants précédents.

La joie, l’optimisme et le soulagement venaient de s’effondrer de nouveau pour laisser place à la colère, la rancœur et la peur. Ces deux connards étaient en mesure de m’enlever Samuel, Liz’, James et tous les autres, de par leurs simples existences. Ils étaient l’erreur dans l’équation, l’éther de ma relativité, l’aberration de l’évidence même. Ils devaient disparaître ; et j’avais désormais les moyens et la justification pour le faire. Qu’avais-je à craindre après tout ? Je portais un masque… Ce n’était pas moi, ni même mes actes ; juste ceux du masque.

Ainsi, je relevais à nouveau mon arme, la pointant plus spécifiquement vers les deux silhouettes encore de dos malgré ma vision défaillante ; puis je serrais les dents dans un rictus haineux et revanchard déformant mes traits avant d’enfin presser la détente de mon arme d’une simple et courte pression, à plusieurs reprises comme le l’avait conseillé l’inconnu. Cette fois-ci, je ne braquais pas une arme pour soumettre. Je visais pour tuer.
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