Haut de page
Bas de page



 

Avertissement Inconsidéré - 17/02/35
 :: Memorial :: Hopeless Life : First Season :: Expéditions

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8  Suivant

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Sam 19 Déc - 23:34
La réplique le tétanisa sur place, littéralement. Lui qui avait frôlé la folie meurtrière venait de se voir vidé de toutes ses pensées agressives. Ainsi, l'espace d'un simple instant, il se sentit totalement désemparé, gardant malgré tout ses armes levées quoi qu'il fut incertain qu'il soit capable de réagir si il était menacé dans l'instant.

Ainsi donc, Ivy était-elle bel et bien vivante ? Son esprit était-il en train de lui jouer le plus affreux tour de sa vie pour le préserver de sa soif de sang ? Comment avoir la moindre réponse à ces questions ?

Et puis, revenant à la réalité, il se rappela sa position, couvert par la caravane, le camping-car, sa propre tente et les ruines, le seul danger se trouvait à l'Est, et ce danger, il pouvait le maitriser, il l'avait maitrisé, il devait le maitriser ! Ainsi, abandonnant l'idée d'intimider deux fronts à la fois, il passa rapidement son bras droit dans la sangle de son fusil, et ce afin de libérer la main de ce côté pour mieux tenir son pistolet.

Que dire dans une telle situation ? Que demander ? Au fond de lui, si son cerveau n'avait pas carburé autant pour éteindre les flammes de sa haine, il n'aurait peut-être pas put supporter de reconnaitre cette voix... Il n'aurait peut-être pas put entendre cette voix, plongé dans le néant, ouvrant le feu sans la moindre distinction.

Finalement, au terme d'une trop longue réflexion à son gout, sa main droite relâcha son arme de poing, toujours pointée sur les deux hommes du Marchand, et vint caresser le Amstaff' à ses côtés, comme si il cherchait à s'agripper à un pan de réalité qui se tenait là, à ses côtés. Ainsi, passablement rassuré du doux et chaud contact du dos de l'animal, il éleva une voix contrastant énormément avec sa dernière réplique, mal assurée, intimidée, incrédule :


"Ivy ?! Je... J'ai besoin d-de toi !"

Que comprendre de cette déclaration ? Ca, c'était aux autres protagonistes présents de se faire leurs avis car le jeune canadien lui-même n'en avait alors pas le moindre idée, se sentant transporté et alourdit en même temps, jusqu'à ce qu'une connexion indirecte ne se fasse dans son esprit, entre Ivy, la vie, la mort... Les morts.

Reprenant contenance, Samuel tenta de crier malgré le fait que sa voix ne semble plus aussi bien lui obéir :


"La Horde ! Les morts marchent vers nous !"

Evènements

Anonymous
Invité
Dim 20 Déc - 0:07

Avertissement Inconsidéré

Temps : Le soleil s'est couché depuis peu, il ne reste plus que la lumière des étoiles.
Activité : Le camp est la proie des armes.
Heure : La nuit est tombée, il est 19h passé.


Résolution du Tour X

Samuel : Envahi par le sentiment de bonheur d'entendre cette voix et la déstabilisation que cela entraine, tu tiens toujours en joug les deux homme d'une main et caresse le chien à tes cotés de l'autre, devant jouer avec l'arme dans ta main pour libérer quelques doigts.

Tandis que tu lances tes mots, attendant peut-être une réponse, c'est tout autre chose qui vient : des tirs hurlent alors en direction de la voix que tu avais reconnu être Ivy, à moins que ton imagination ai profité de ton état actuel ? Pourtant non, ta résistance t'avait protégé de toute influence, tu étais sûr : c'était Ivy. Et si c'était bien le cas, elle ou l'homme non-identifiable à ses cotés s'était mis à tirer par mini-rafales sans s'arrêter. Les coups de feu percutèrent de plein fouet les deux hommes qui tentèrent de se coucher à nouveau au sol mais étaient, à vrai dire, déjà morts avant d'y parvenir. Les tirs se succédèrent, pas moins de dix fois et les balles vinrent se planter aussi bien dans les corps défunts que dans les ruines ou le sol, ce qui t'oblige à te mettre complètement à couvert pour ne pas être abattu par erreur.  

La situation rend le chien très nerveux qui se met à aboyer furieusement en direction du tir, même si son champs de vision ne montre rien.

James : Tu assistes, impuissant, au départ de la moto qui file droit vers le nord sans que l'homme ne t'ai jeté le moindre regard alors qu'il emportait ton amie. Derrière, Jordan s'employait ni plus ni moins qu'à tuer la femme dont il avait prit la domination, lui massacrant au passage le visage en faisant gicler le sang à deux reprises.

Et toi, tu te retrouves là, au milieu de ce chaos et de cette sauvagerie sans borne, qui a envahi aussi bien l'ennemi venu vous tuer, que toi et les tiens en voulant vous défendre. L'humanité s'est échappée de se lieu.

Eléments scénaristiques:
 

Melody : Tu avais tenté de répondre à Matthew, qui se concentrait au devant de la route, démarrant la machine. Avant qu'il ne parte, tu aurais pu être certaine d'avoir entendu la voix de James, interpellant l'homme qui t'emportait ainsi avec lui, tout comme toi-même.

« Non... Melody non... ! Arrêtez-vous ! Melody ! »

Pourtant, Matthew n'y donna aucune attention, lançant la moto qui grondait furieusement et avalant en quelques secondes des mètres, puis des dizaines de mètres de la route droit vers le nord. Il finit par te répondre, non sans devoir lever la voix pour se faire entendre avec le vacarme de l'engin sur lequel vous étiez.

« L'armée des morts arrive, tu es blessée, je dois te mettre à l'abri. Ils devront y arriver par eux-même. »

Le paysage se succède et tu peux voir la plaine, avant que la moto ne réalise un dérapage contrôlé et tranquille sur la route, pour venir dévaler sans trop d'encombre le dénivelé. Juste avant que la moto n’accomplisse son virage, tu aurais juré avoir aperçu des silhouettes, des dizaines de silhouettes, des centaines de silhouettes ou plus encore, marcher vers vous. Une vague sans fin de créatures venues pour apporter la mort, mais selon ton compagnon de voyage, ce ne serait plus pour toi...

Suite à la manoeuvre, ce que tu avais cru voir se trouvait maintenant dans ton dos, et quelque soit les questionnements de ton esprit, ils ne pourront tarder : tu sens progressivement, que tu t'échappes vers le monde des ténèbres et de l'inconscience la plus néantique.

Eléments scénaristiques:
 

Jordan : Tu es prit dans ta frénésie qui a pour but d'être meurtrière, tu n'entends plus rien, tu ne perçois plus rien, ni les mouvements de James dans ton dos, ni son appel vers quelqu'un d'autre, ni le cri se répétant de la femme sous ton corps. Fixé sur ton objectif, enivré par le pouvoir qui est maintenant tient, l'absolu qui t'envahi, plus rien ne compte désormais, que d'accomplir ton oeuvre...

En un instant tu plaques le manche de la hache sur la trachée de la femme qui ouvre la bouche en grand, cherchant instinctivement une bouffée d'air alors que tu l’étouffes d'une pression insupportable et en y ajoutant la douleur que ce geste cruel procure, en plus de son nez mutilé. Ses mains, frêles mains, viennent tenir le manche près des tiennes dans le but de se défaire mais si elle n'avait déjà aucun moyen de prendre le dessus, tu lui assènes un coup de tête en plein nez qui la paralyse immédiatement.

Elle relâche presque la faible pression de sa tentative et toi, tu accuses malgré tout le choc relatif de ce coup non sur ton propre front, mais sur son nez, ce qui limite ta propre désorientation et tu t'en sors facilement, seulement un point de douleur sur le front alors qu'elle, crache péniblement du sang qui, giclant de son nez, a recouvert une partie de son visage, sa bouche et ton propre front ainsi que tes pommettes. Son corps commence à s'agiter dans une panique sans nom, ses traits déformés par la douleur, c'est davantage la terreur dans ses yeux verts flamboyants que tu perçois.

Mais tu recommences, frappant, agrandissant la douleur encore relative de ton front alors que le sang gicle encore plus fort sur tout ton visage, le sien maintenant recouvert, elle commence à étouffer et te frappe aveuglement sans que ses mains n'aient le moindre effet que leur toucher inutile. Elle finit par te coller une claque, qui ne peut qu'à peine te secouer et tente d'appeler à l'aide, sans y parvenir. Le temps passe et défile lentement, perceptiblement, alors qu'à la fin, tu es témoin de son dernier regard, que la peur a marqué définitivement : elle finit par cesser de bouger après s'être d'autant plus étouffée par le manche de la hache et le sang qui s'est insinué dans sa bouche.

Elle ne bouge plus, la vie s'en étant échappé, ses yeux grands ouverts, terrifiés. C'est terminé.

Ivy : Enivrée, envahie par le bonheur d'entendre cette voix familière, contrastant avec la colère de ces gens qui, insatisfaits de t'avoir poursuivi alors que tu agonisais avant que Mark ne t'abandonne, de ces jours passés à souffrir le martyr dans un caveau sombre, venaient maintenant pour tuer les tiens.

La colère dévorante te pousse alors à lever l'arme donnée par l'inconnu qui t'avait libéré de tes ravisseurs, inconnu derrière toi suivant ta course, pour tirer par à-coups ainsi qu'il te l'a conseillé. Et cela paie, plus ou moins.

Juste avant, tu entends ceci :

"Ivy ?! Je... J'ai besoin d-de toi !"
"La Horde ! Les morts marchent vers nous !"

Tes tirs se succèdent en continue, mini-rafale après mini-rafale et déversent ta colère sur les deux hommes qui s'étaient mit de coté en tentant de trouver la protection des ruines dans leur dos. C'est peine perdu, à peine as-tu commencé à tirer que les bougres ont tenté de se mettre au sol, mais cela ne t'empêchait pas de les cribler de balles, l'un et l'autre et sans commune mesure. Subissant le recul de l'arme et sa puissance, l'éclat de lumière qui tinte chaque mini-rafale, tu perds vite le compte et conscience de la réussite ou l'échec de ton assaut.

Finalement, après bien une dizaine de tirs, ta force diminuant et ta poigne faiblissant, l'arme finit par pratiquement sauter de tes mains en glissant et le dernier tir vient percuter en partie le sol à tes pieds, ce qui te déstabilise complètement et te fait lâcher l'arme en question par réflexe. Bien heureusement, ton pied à été épargné, mais c'était moins une. Les deux hommes eux, n'ont pas eu cette chance et ne bougent plus, des traces de sang venues marqué le mur détruit derrière.

+++

Tour XI

Eléments scénaristiques:
 

Jordan Getz

Anonymous
Invité
Dim 20 Déc - 0:26
Faible et insignifiante, c’était tout ce qu’elle était, et c’était tout ce que je retiendrai d’elle. Alors que la pression sur le manche de ma hache avait suffit à atteindre sa gorge. Elle ne pouvait rien faire, qu’elle tente de respirer ou bien de hurler, tout était vain. Elle était faible, faible et incapable de quoi que ce soit. Je lui assénais un grand coup dans le nez pour la faire mourir bien plus vite, du sang en gicla sur son visage, et sur mon front, dégoulinant quelques peu sur mes pommettes. Elle tremblait, elle sentait la mort arriver, cette perspective m’enchanta et je lançais un autre coup de tête sur son nez et du sang gicla de plus belle. Mon visage en était recouvert. Je souriais de plus belle en la voyant se débattre inutilement. Elle qui m’avait supplié juste avant, elle essayait de débattre. Mais elle était faible, elle ne pouvait rien face à moi, qui avait sa vie dans le creux de ma main. Elle avait réussi à m’asséner un coup, une claque. Faible puissance. Le dernier coup avant de mourir, pour sauver son déshonneur d’être tombée au combat comme un lâche, en s’attaquant à nous. En s’attaquant à moi.

Ses yeux étaient remplis de peur, elle le savait, elle allait mourir. Mes yeux dans les siens, elle pouvait regarder sa mort en face. Moi. Elle avait lâché son dernier souffle. Mais ses yeux étaient toujours ouverts, emplis de peur et de terreur, même dans la mort elle continuerait à avoir cette peur. Du sang sur son visage et dans sa bouche, ses yeux effrayés grand ouverts faisaient d’elle un être lâche, insignifiant, et mort. Je me relèverai juste après pour observer les alentours, voir si d’autres ennemis se trouvaient dans le périmètre, et si j’en trouvais, je courrai dans leur direction, hache à la main.

« Je suis fier de toi, tu as réussi à sauver tes amis et ta vie. »

James F. Everett

Anonymous
Invité
Dim 20 Déc - 0:30
La moto avait filé, emportant avec elle l'une des leurs. Dans un geste désespéré, James avait levé le fusil et dans une lucidité totale, il savait qu'il ne pouvait pas s'en servir. Derrière, il entendait les cris de la femme, puis les sons sortant de sa bouche alors qu'elle était étouffée, mais il ne se retourna pas, il ne cherchait plus à l'en empêcher. Il ne voulait pas s'y opposer.

Comment pouvait-il continuer à être un humaniste tandis que le monde était dévoré par la sauvagerie au nom de la survie ? Comment pouvait-il envisager de ne plus l'être et de tourner le dos à la justice ? A la bonté et à l'espoir ? Le chirurgien se trouvait à un carrefour de sa vie, entre la partie la plus humaniste, le médecin, qui espérait pouvoir s'en sortir sans tomber dans le tourbillon de ce monde froid, cruel et horrible, et la partie survivaliste, le bagarreur, qui savait qu'il ne pouvait en être autrement et qu'à un moment ou un autre, il devra se salir les mains.

Il fallait faire un choix, mais il n'y parvenait pas. Il était abattu, triste, oppressé par ce questionnement, par ces interrogations. Par toute cette folie. De l'autre coté du camp, des coups de feu étaient survenus et James avait tendu l'oreille, cherchant à imaginer ce qui pouvait se passer, sans pour autant savoir ce qui serait le pire : que leurs agresseurs massacrent les siens ou que les siens massacrent leurs agresseurs ? La logique voulait que ce soit la première éventualité, la pire, mais était-ce si simple ?

Il se retourna et empoigna son fusil à deux mains, s'élançant en course vers le feu de camp éteint afin de passer entre les tentes et avoir vu sur l'entrée arrière du camp qui n'avait pas de mur autre que les ruines de chaque coté. Une fois qu'il serait en position d'avoir vu, il se tiendrait prêt à faire face à toute agression, oui il serait prêt, même s'il n'y mettait aucun coeur. Il devait survivre, c'était décidé, survivre, s'en sortir, sombrer... ou peut-être...

Il n'arrivait plus à savoir.

Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Dim 20 Déc - 0:33
Succombant à ma colère, pour ainsi dire aveuglante, portée par la rancœur, j’avais pressé la détente de mon arme à plusieurs reprises, déversant une pluie d’ogives sur les deux silhouettes abstraites qui me tournaient encore le dos, ou leurs environs. A chaque pression de mon index, j’avais senti l’arme reculer dans mes mains, secouant mes bras, sa crosse mal calée venir me percuter le biceps tandis que l’embouchure du canon se relever vers les cieux. Je pus entendre les projectiles siffler dans l’air, les éclats du métal striduler contre le béton des ruines. Le tout, en une poignée de secondes qui m’avaient échappées tout comme le contrôle de mon arme. Au terme de mon attaque, j’avais vu les deux silhouettes s’effondrer, ventre au sol et visiblement inertes. Mortes ou simplement amochées ? Je ne pouvais le dire d’où je me trouvais. D’autant plus que j’avais fini par lâcher l’arme de mes mains rendues fourmillantes par les nombreux chocs et le recul, la dernière munitions s’écrasant dans le sable non loin de la pointe d’une de mes godasses.

Mes oreilles sifflaient, mon cœur battait la chamade, et je restais ainsi figée durant de longues secondes, les yeux écarquillés, mon souffle retenu entre mes lèvres entrebâillées alors que je contemplais l’arme au sol, vide. Puis mes noisettes se reportèrent sur les corps sans vie, à quelques mètres de ma position. Je poussais un bref soupir, complètement abrutie par la portée de mes actes. Je sentis mes membres se mettre à trembler, mes jambes devenir flageolantes, mes mains moites. Mon estomac se contracta violemment au moment où enfin j’enregistrais les propos plus lointains, et bien moins assurés de la voix de Samuel. Je jetais un bref regard vers mon sauveur, avant de reporter mon attention vers le sol.

Les genoux pliés, les mains plaquées sur ceux-ci, je cherchais mon souffle alors que la dure réalité revenait me frapper plus violemment encore. Je venais de tuer deux autres hommes. Des êtres humains. Cette vérité était étourdissante, affreusement écrasante. Une intense nausée vint me saisir, rendant mon équilibre laborieux, et je titubais sur quelques pas, luttant pour garder mon équilibre devenu précaire. Pour une fois, je ne rendis pas le contenu de mon estomac sur le sol, et pour cause : cela faisait une éternité que celui-ci n’avait rien eu à digérer, hormis de sales évènements. Finalement, au bout de longues secondes, je parvins à articuler quelques mots à l’attention du Canadien, non sans une certaine amertume.

“T’as besoin de moi ??” répétai-je dans un cri, non sans laisser paraître l’ironie de mon ton. “Tu t’fous d’ma gueule ? C’est moi qui revient d’entre les morts, Maple Leaf de mes deux !!” continuai-je ensuite sans ne rien changer à mon ton.

Je fus prise d’une quinte de toux rauque au terme de ma réplique, que je tentais de contenir de ma main gauche, avant de finalement me baisser pour ramasser mon arme vide ; puis m’élancer vers la position supposée du chef de camp, ne pouvant malgré tout dissimuler le sourire soulagé qui avait fini par étirer mes lèvres.

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Dim 20 Déc - 0:34
Lorsque les tirs répondirent à ses faibles paroles, quoi qu'encore passablement paralysé par la nouvelle qui l'avait secoué quelques secondes auparavant, son instinct de survie pris le dessus, le poussant à se plaquer contre le mur en ruine avant de parvenir à se rappeler où l'entrée des toilettes se trouvait et y pénétrer.

A peine à l'intérieur, totalement assourdis par la batteuse qui faisait son œuvre seulement quelques mètres plus loin,  il tourna sur lui-même, hébété, et eut besoin de pas moins de deux tours avant de s'apercevoir que le cabot se trouvait bel et bien à côté de lui, aboyant vivement sans que son maître n'en perçoive le moindre son.

Malgré tout, bien conscient de l'état dans lequel devait le mettre toute cette attaque alors que lui-même avait failli céder, il se donna la peine de lui apporter son réconfort, un juste retour des choses compte tenu de ce qu'il avait fait pour lui. De ce fait, observant l'animal s'agiter furieusement en direction des éclats de lumière, Samuel ré-ajusta la sangle de son fusil, lentement, d'un air presque hébété, absent, afin de convenablement en verrouiller la position, dans son dos, avant de mettre un genoux à terre et passer son bras droit à l'encolure du canidé.

Sans le serrer, il se plaqua contre son côté alors qu'il maintenait la tête haute et son beretta pointé vers le plafond, plafond dont il avait pour l'heure passablement oublié la fragilité.
Tout ce qui comptait était de calmer son ami et le maintenir dans cet état jusqu'à avoir l'occasion de reconnaitre Ivy... Samuel le savait, le chien la connaissait aussi, il comprendrait qu'elle n'est pas un danger si le canadien ne s'énerve pas non plus.

Lorsque les tirs prirent fin, il se redressa enfin et avança, titubant légèrement, jusqu'à la sortie, plaquant son épaule contre l'encadrement, un faible appui pour lui permettre de prendre une grande inspiration et hurler à s'en faire perdre la voix... Tout du moins de sa propre opinion puisque, salement ému, les décibels seront loin d'égaler ses rugissements de rages lancés quelques instants auparavant :


"Le camping-car ! Melody ! On doit partir ! Les morts arrivent ! Ils sont trop... Je les aient v-"

Ses jumelles, ses jumelles nocturnes étaient restées à l'autre bout du camp... Il ne pouvait pas les laisser là, ils ne pouvaient pas partir sans un guetteur nyctalope. Sans parvenir à comprendre par quelle force il continuait à se mouvoir, Samuel siffla puis s'élança vers son ancienne position, s'assurant de contourner la caravane et les tentes afin de ne pas perdre une seconde alors que la Horde pouvait très bien n'être plus qu'à quelques dizaines de mètres.

Et c'est bien pour cela qu'il s'était élancé sans s'être laissé aller à sprinter, reniflant l'air avec régularité puisque son ouïe et sa vue n'étaient plus des sens très sûrs à l'heure actuels. Il lui fallait retourner sur sa position ou, au moins, essayer de récupérer le précieux objet avant que les morts ne le contraignent à l'abandonner. Ironiquement, ayant pleinement conscience de la présence d'Ivy, il dut se forcer à ne pas tourner la tête dans sa direction, sachant pertinemment que si il la voyait, clairement, alors il n'aurait plus la force de faire autre chose que s'enfuir, avec elle.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Dim 20 Déc - 0:36
Une voix lointaine parvient à ses oreilles, Melody jurerait reconnaître celle du médecin, de James par dessus le vrombissement de la moto, elle voudrait lui hurler qu'elle ne craint rien que c'est Matthew qui est là avec elle. Elle voudrait aussi dire à Matthew qu'ils doivent rester, que James peut la soigner puisqu'il va bien. Mais tout ce qui parvient à franchir ses lèvres est un murmure qui ne risque pas de parvenir aux oreilles de quiconque avec le bruit de la machine qui s'élance pour dévorer les mètres les uns après les autres et l'emmener toujours plus loin du campement. Peu importe Matthew est là, il est revenu et elle est en sécurité avec lui. Elle entend le son de la voix de l'homme qui lui parvient, elle n'arrive pas à comprendre ce qu'il tente de lui expliquer, elle retient juste qu'il veut la mettre elle en sécurité.

Une minute ou peut-être dix minutes après ou plus encore, la moto semble déraper sans que pour autant il n'arrive quoi que se soit d'autre que de la voir repartir après avoir descendu une pente. Le bas côté peut-être. La brune a l'impression de voir quelque chose au delà du brouillard qui recouvre sa vue à chaque seconde qui passe, une vision horrifique et fantomatique, réelle ou imaginaire, des silhouettes à perte de vue qui avancent vers elle, vers eux, vers le campement. Un monstre aux multiple têtes, tu en coupes une, deux repoussent derrière tel l'hydre de la mythologie. Matthew est là rien ne peut l'atteindre. Lentement son esprit bascule totalement vers l’inconscience et le monde onirique.

Un sursaut et elle se réveille, elle vient de faire un rêve incroyable, le campement vient d'être attaqué par des hommes du Marchand à la tombée de la nuit alors que la moitié d'entre eux était absente du camp et pas encore de retour. Un rêve ou elle se trouvait vite séparée des autres dans la forêt et ou elle voyait James se faire tirer dessus, tuant l'homme ayant osé toucher un des siens. Un rêve ou elle finissait l'épaule gauche trouée à nouveau d'une balle la clouant au sol et dans lequel Matthew venait et la trouver avant de l'embarquer avec lui. Un rêve ou ils échappaient à une horde géante de zombies. Elle sait que cela n'est pas vrai, que ce n'est qu'un rêve, elle se lève et se prépare comme chaque matin avant de partir chasser en forêt, Matthew ne serait pas parti ainsi, il serait resté lutter avec eux, il l'aurait conduite auprès de James pour qu'il la soigne, il sait que le médecin en a le pouvoir. Elle avale quelque chose pour déjeuner avant d'attraper son arbalète, l'arbalète de Matthew, qu'elle sert contre elle quelques instants avant de se remettre en route.
Le temps fait un bond et elle se retrouve à l'affût d'un magnifique cerf qui porte ses bois hauts, une main arrive derrière elle pour se clouer sur sa bouche tandis qu'un bras puissant vient l'encercler et lui faire faire volte face. Devant ses yeux se tient Matthew, l'homme que tout le monde espère revoir en vie, il lui demande le silence, elle hoche la tête et là il lui explique tout ce qu'il a vécu depuis l'expédition à l'école. Comment il a réussi à s'échapper que depuis il évite absolument de croiser leurs chemins à tous et même à son frère, qu'il a fait cela pour les protéger mais que là s'il a cédé, c'est pour la voir elle et lui parler que tout solitaire qu'il est, la situation lui pèse. Matthew terminant son explication en venant embrasser Melody...

Evènements

Anonymous
Invité
Dim 20 Déc - 0:50

Avertissement Inconsidéré

Temps : Le soleil s'est couché depuis peu, il ne reste plus que la lumière des étoiles.
Activité : Le calme est revenu dans le camp.
Heure : 20h approche.


Résolution du Tour XI

Samuel : Tu finis par sortir des ruines, venir jusqu'à l'angle précédemment occupé pour constater que la situation est maîtrisée, de façon radicale par la mort des deux derniers agresseurs. Sans t'attarder, tu lances tes mots qui ne reçoivent aucune réponse, de personne, si ce n'est ton fidèle chien haletant te suivant comme une ombre.

Rapidement, tu cours vers les ruines du motel pour récupérer tes lunettes de vision nocturne. Derrière, Ivy était venue jusqu'à l'entrée, accompagnée de l'inconnu.

James : Tu traverses le camp alors que Jordan se redresse dans ton dos. N'y faisant pas attention, passe à coté des premières tente, puis devant le feu et te fraye un chemin entre ta propre tente et sa voisine, pour apparaître de l'autre coté et avoir vu sur la sortir du camp :

Tu vois Samuel qui sortait des ruines et se dirige vers l'angle extérieur des ruines, lançant peu après ces mots d'un cri :

"Le camping-car ! Melody ! On doit partir ! Les morts arrivent ! Ils sont trop... Je les aient v-"

Quelques instants plus tard, il se dirigeait vers les ruines opposées du motel, semblant s'intéresser à autre chose. Le camp est redevenu calme, il n'y a plus aucun coup de feu.

Jordan : Ton oeuvre achevée, tu te redresses et regarde autour de toi, constatant ce que ton esprit avait occulté : à l'extérieur, il n'y avait plus aucun vivant, seulement trois corps, répartis à proximité sur la route. La moto qui s'était trouvé là avait disparu, ne laissant aucun signe de son possesseur.

De l'autre coté, James courait et disparaissait au centre du camp, près du feu éteint. A tes pieds, la femme morte, ses yeux verts demeurés ouverts. Il n'y a plus rien, et à tout croire, plus personne près de toi.

Ivy : Tu lançais ta rétorque entre deux difficultés, pour cause, tu avais prit deux vies et c'était loin d'être aussi évident que quiconque pourrait le penser. Moins que les plus sceptiques d'entre eux. En jetant un regard, tu vois que le vagabond est là, toujours barbu, très moustachu, capuchonné avec son air de... vagabond. A ton regard, il esquisse un sourire en coin amusé.

Après quoi, tu ramasses l'arme et commence à t'élancer quand tu aperçois Samuel, sa silhouette se montrant quelque peu, il est d'ailleurs accompagné d'un chien qui apparaît plus clairement hors de la couverture des ruines. La voix de Samuel retentit d'ailleurs :

"Le camping-car ! Melody ! On doit partir ! Les morts arrivent ! Ils sont trop... Je les aient v-"

Ces mots lancés à destination de quelqu'un d'autre, tu t'approches alors que lui... s'éloigne. Il est partit en courant vers les ruines opposées du motel, se penchant une fois arrivé au premier angle pour... ramasser quelque chose ? C'est incertain. Il ne semble pas t'avoir accordé le moindre regard.

Il y a le cadavre des deux hommes que tu as exécuté, projetant des tâches de sang sur les ruines, mais pire encore : un troisième homme, baignant dans une marre de sang - le sien - et vraisemblablement mort est étalé contre le sable et la pierre. Son avant-bras droit a été brutalement arraché, avant-bras qui se trouvait un peu plus loin, la main morte au bout. Ce spectacle est sûrement terrifiant.

+++

Dernier Tour

Jordan Getz

Anonymous
Invité
Dim 20 Déc - 1:25
C’était fini, ce carnage était terminé. J’avais réussi, je l’avais tué. J’avais sauvé mes amis et ma peau. J’avais tout perdu à ma mort. Ma famille, mes amis, ma vie. Aujourd’hui, j’avais une nouvelle chance. Une nouvelle vie, de nos nouveaux amis. Cette fois-ci, je les protègerais tous. Quitte à tuer toute autre personne qui se mettrait sur ma route.

J’avais le visage plein de sang. La nuque ensanglantée à cause de la balle que je m’étais prise. Ma paume droite continuait de me brûler légèrement, et j’avais mal au front à force de frapper cette femme. Celle que j’avais tué. Je souriais à cette simple pensée. Cette fois, j’avais tué et j’avais réussi à protéger les autres. Je prenais une grande inspiration, je lâchais ma hache, sans la poser, juste pour la laisser tomber. Je sortais ensuite mon calepin qui était toujours dans ma poche pour l’ouvrir à la troisième de couverture pour y ajouter une légère marque en bas à gauche, juste à la droite des deux marques que j’avais fait plus tôt dans la soirée. Trois en haut à gauche, trois en bas à gauche. Egalité.

« Une de plus. Pour te protéger. Elle aussi n’a pas pu te vaincre. Tu es celui qui instaurera la terreur dans leurs cœurs. Tu es un Dieu armé. »

« Oui. Je les tuerai jusqu’au dernier. » Disais-je à haute voix, sans m’en rendre compte.

Je fermais mon calepin pour le remettre à sa place, dans ma poche. Je me baissais pour ramasser ma hache, alors que je sentais un léger vertige et mes oreilles siffler alors que ma main touchait le manche. Mes oreilles n’avaient pas totalement récupéré. Ma hache à la main, je me dirigeais vers la femme que j’avais tuée. Je levais mon arme pour l’abattre sur son crâne. Aucune envie qu’elle revienne d’entre les morts pour me tuer. Je m’avançais vers les deux autres qui avaient étés tués par mon sauveur touareg, venu en moto, qui d’ailleurs, avait disparu.

Aucun sourire, juste un regard vide sur mon visage rouge de sang pouvait se voir. Il fallait que je tue ces morts. Ils se seraient relevés sinon. Le touareg devait avoir des alliés, il n’avait pas pu nous aider comme ça tout seul. Il fallait que je fasse attention si je voyais quelqu’un. J’abattais ma hache sur leurs crânes. Une fois cette besogne faite, je partirai à la recherche des mes compagnons d’armes en espérant les retrouver, debout, et vivants.

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Dim 20 Déc - 2:13
L'objet enfin en main, Samuel se décala un peu sur sa droite, vers l'Est, afin de s'offrir le meilleur champ de vision sur le danger qui arrivait lentement mais surement. Quoi qu'il soit arrivé, même si il n'avait pas eu la moindre réponse, même si il se pouvait qu'il ne reste là que lui, Ivy et la silhouette qui l'accompagnait... Il était toujours le chef, c'était à lui de prendre les décisions, même dans l'état pitoyable qu'il affichait.

Une fois la distance estimée, il rebroussa chemin avec plus ou moins d'empressement, se surprenant à lever son arme en direction des tentes et de la caravane, sans raison ni la moindre intention de tirer. Au fond de lui, la crainte de voir une nouvelle vague en finir avec eux persévérait, lui tordant les tripes. Malgré la victoire... Ils avaient énormément souffert de l'attaque, et la nuit ne faisait encore que commencer.

Mais finalement, tout cela s'effaça momentanément, absolument tout, devant cette silhouette qu'il s'était efforcé d'ignorer, juste un instant, et qu'il ne pouvait plus occulter à présent :


"Ivy ! Je..."

A mesure qu'il retournait vers les ruines Sud du camp, il cherchait à articuler quelque chose, la voix chevrotante, fatiguée. Les larmes commencèrent à glisser de ses yeux gonflés, mais il ne sentait rien, n'attestant seulement de son état que par sa vision embuée qui rendait son cheminement encore plus incertain dans l'obscurité ambiante.

Malgré la paire de jumelles dans sa main droite, il refusait de les porter pour trouver la petite intello, sa petite intello. Il voulait la voir, de ses yeux, et c'est bien pour ça qu'il retourna sur ses pas, la cherchant des yeux, quitte même à faire le tour du camp pour la trouver. Il ne pouvait pas l'avoir rêvée, il continuerait jusqu'à se rapprocher d'elle, lançant sempiternellement son nom sans parvenir à développer la moindre phrase, coupée dans son élan.

C'est à ce moment, lorsque, finalement, il put l'approcher, la voir au travers de son regard qu'il n'avait de cesse d'éponger à l'aide de sa manche, attester la réalité du miracle qu'il avait demandé chaque jour depuis sa disparition, qu'il ralentit l'allure. Elle était là, et à cet instant, plus encore que la futilité du monde les entourant, il mesura finalement la futilité de sa propre existence.

Sans le moindre mot, un sourire étira ses lèvres et ses mains s'ouvrirent en grand, abandonnant ses effets sur le sol pour avoir les mains libres, se libérer de la froideur de ces possessions pour approcher, toucher ce qu'il ne pouvait posséder mais ne voulait pas perdre, pas à nouveau. Ainsi, pour peu que qui ou quoi que ce soit ne tente pas de rompre cet instant, jusqu'à la principale intéressée, Samuel enlaça Ivy dans ses bras, colla sa joue contre la sienne, et, quoi qu'il arrive, quoi qu'on dise, murmura :


"Je t'aime."

Car à cet instant et à ses yeux, qu'importe le danger, qu'importe sa mort, il n'aurait su vivre une seconde de plus sans avoir put déclarer ce qu'il s'était efforcé de maintenir en vie depuis cette affreuse journée...
Page 7 sur 8Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Sauter vers: