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Avertissement Inconsidéré - 17/02/35
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Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Dim 20 Déc - 2:16
Et alors que je m’élançais vers la position que j’avais estimée de Samuel, du coté des toilettes, je vis l’homme s’extraire, reconnaissant plus à cette distance ses fringues dépareillées que sa tronche. Mon sourire s’agrandit encore un peu plus alors que j’avais désormais la certitude de l’avoir retrouvé, et que je ne tarderais pas à retrouver tous les autres, quand le Canadien, m’ignorant royalement, partit vers l’opposé du campement, auprès des ruines du vieux motel. Presque immédiatement, je stoppais ma course, les semelles de mes godasses dérapant quelque peu dans mon élan, suivant la progression de l’homme de mes noisettes abasourdies.

Pour le coup, il se foutait vraiment de ma gueule ? Instantanément, j’avais senti ma joie à le retrouver faire place à une sourde colère, froide et dévorante. Comment pouvait-il m’ignorer ? Comment osait-il ? Je pouvais bien comprendre qu’une horde arrivait avec tout le bordel ambiant, mais putain… Un sourire ? Une étreinte ? Une accolade ? Une tape sur l’épaule et un clin d’oeil à la rigueur… N’importe quoi pour me prouver que j’existais encore à ses yeux. Mais non. Rien de tout ça, il m’avait ignoré, purement et simplement, balançant des instructions à l’attention de Melody.

Piquée au vif, véritablement blessée, je sentis une bouffée de jalousie complètement irrationnelle monter en moi à l’encontre de la chasseuse. Melody hein ? La bombasse bien foutue du campement… Je bouillonnais de colère, me rendant compte que cet enculé de Canadien n’avait pas mis bien longtemps à faire son deuil, qu’importait d’ailleurs la valeur du temps écoulé depuis ma mort. Et moi qui l’avait appelé de tous mes vœux aux portes de la mort. Son comportement et ma colère m’empoignèrent le cœur si fort que je sentis ma nausée revenir à la charge, broyant d’autant plus mon estomac. Secouant la tête en ravalant ma fierté blessée, je tournais le dos à Samuel et l’ignorais, que celui-ci ait par la suite tenté de me rejoindre, m’interpeller, ou non.

Ainsi, je tombais nez-à-nez avec la silhouette avachie d’un troisième homme, que je n’avais ni vu, ni menacé. Adossé contre les ruines des commerces, je remarquais presque immédiatement qu’il baignait dans son propre sang, liquide noir et poisseux, qui laissait se refléter la lumière de quelques étoiles à sa surface irisée. Une flaque de sang visiblement issue de son bras droit sectionné, ses chairs déchirées pendant à l’endroit où se trouvait son coude. Non loin, son avant-bras reposait à même le sol. une vision d’horreur qui m’acheva.

Basculant à nouveau vers l’avant, je laissais retomber mon arme au sol sans ménagement, avant d’aller prendre appui de ma main droite contre le mur, rendant finalement le contenu de mon estomac qui n’était que bile amère et translucide. Pas grand chose en réalité, comme si cela n’avait été que pour la beauté du geste. Les yeux fermés, à nouveau inondés de larmes plus abondantes manifestant le débordement de mon trop-plein d’émotions de la soirée, j’inspirais de grande goulées d’air frais de manière saccadée. Je me laissais aller, lentement, m’asseyant non loin à la droite de l’homme au bras arraché, me prenant à nouveau le visage entre les mains.

J’avais tué deux autres hommes, j’avais vu des hommes et des femmes mourir, au nom de je-ne-savais-quelle cause stupide. J’avais retrouvé les miens, plongés au cœur de la barbarie, et cerise sur le gâteau, l’homme pour qui j’avais le plus d’affection venait de m’ignorer royalement, comme s’il s’était désormais résigné à ne plus me voir que comme un mirage, un fantôme, un souvenir… Je laissais mon crâne basculer légèrement en arrière, levant mes noisettes vers le ciel constellé de tâches floues et argentées, découvrant un croissant de lune dans un coin de la voûte céleste. J’étais à l’air libre, loin des ténèbres et proches des miens, à quelques pas seulement de ma tente, d’Elizabeth et de James, de Samuel, de Melody, Seth ou encore Frida. Les miens, ceux qui désormais partageaient mon sort, ma destinée… Notre espèce nouvelle, qui s’imposerait sur les morts et les vivants… Mais je me sentais seule. Effroyablement seule, le cœur enserré de ténèbres qui n’avaient nullement besoin d’une pièce fermée pour exister.

James F. Everett

Anonymous
Invité
Dim 20 Déc - 12:53
James sentit d'abord son instinct s'enserrer à la vue de la silhouette de Samuel, dressant son fusil sans vraiment savoir s'il irait jusqu'au bout, avant que ses yeux ne finissent, bien heureusement pas décrire l'homme qui dirigeait le camp. Le reste ne fut pas clair. Samuel lançait à Melody des mots qui ne trouvèrent pas leur sens sur l'instant : le camping-car ? Des morts ? Trop ? Il ne saisit pas et du y réfléchir à deux fois avant que l'évidence ne lui saute à l'esprit.

Des morts, trop nombreux, arrivaient et il fallait récupérer le camping-car. Face à ces informations, James hésita à aller voir de lui-même de quoi il en retournait mais il faisait nuit et il n'y avait visiblement pas le temps de discuter de la question, par ailleurs il n'était pas à l'abri de s'être trompé et de tout avoir compris de travers.

C'est pourquoi il préféra s'élancer en direction de Samuel en l'interpellant selon ces mots - jetant par ailleurs un coup d'oeil de-ci de-là et allant jusqu'à se retourner une fois arrivé à proximité de Samuel pour vérifier dans son dos.

« Samuel ! Qu'est-ce qu'il se passe ? Des rôdeurs arrivent ? »

Evènements

Anonymous
Invité
Dim 20 Déc - 14:34

Avertissement Inconsidéré

Temps : Le soleil s'est couché depuis un moment, il ne reste plus que la lumière des étoiles.
Activité : Le calme est revenu dans le camp.
Heure : 20h est passé.


Résolution Finale

Samuel : Alors que tu reviens des ruines du motel, tu constates qu'Ivy s'était approchée jusqu'à l'endroit où tu t'étais trouvé précédemment, à mi-chemin et te tournait à présent le dos pour rejoindre les ruines opposées. Frappé d'effroi à la vue du corps mutilé, elle finit par s'appuyer sur un pan fragile de ruines et vomit en se cambrant, terminant par s'affaisser contre le pan d'à-coté - logique, elle ne s'étale pas sur son propre vomit.

Tu t'approches et, tentant sans le savoir de rattraper le coup, déclare ta flamme en abandonnant tes affaires au sol, bras ouverts et sourire aux lèvres. Reste à savoir quelle sera sa réaction...

Un peu plus loin, l'inconnu qui suivait Ivy s'était arrêté au niveau des deux hommes qu'elle a abattu et les observent pour une raison que lui-seul connait. Tu peux voir que c'est une capuche qui cache son visage, rattachée à une longue veste, plutôt un imper, qui descend jusqu'à ses chaussures. Il semble avoir une certaine pilosité par la barbe fournie que tu entrevois. Dans sa main, il tient une AK-47 très similaire à la tienne et ses deux mains sont entourées de bandelettes sales.

La voix distinguable de James, qui arrive en courant depuis le camp jusqu'à proximité de toi fusil à la main, te parvient :

« Samuel ! Qu'est-ce qu'il se passe ? Des rôdeurs arrivent ? »

Il semble à son visage qu'il n'a pas eu une soirée facile, quoi qu'il en soit il apparaît malgré tout bien vivant et entier. Il ne tarde pas à repérer la présence d'Ivy, devant laquelle tu es.

D'ailleurs, ton chien s'est éloigné pour la première fois de la soirée vers l'extérieur du camp, coté nord au-delà des ruines du motel. Tu perçois, de loin, ses aboiements vers quelque chose qui attire son attention et éveil son réflexe de garde.

James : Toujours emporté dans le maelstrom des événements, tu t'élances vers Samuel en l'interpellant, cherchant à comprendre ce qu'il se passe exactement quand tu le vois, s'arrêtant près des ruines de l'ancien point de commerce à la sortie en lâchant ses affaires au sol et en tendant les bras : il semble être chaleureux envers quelqu'un d'autre. Quelqu'un qui se trouve avachi contre un pan de ruine, quelqu'un que tu reconnais à son corps frêle, sa chevelure particulière et son coté éternellement torturé... Ivy. Tu n'en crois, assurément, pas tes yeux.

D'ailleurs, le chien de Samuel s'est éloigné pour la première fois de la soirée vers l'extérieur du camp, coté nord au-delà des ruines du motel. Tu perçois, de loin, ses aboiements vers quelque chose qui attire son attention et éveil son réflexe de garde.

Jordan : Tu fais tes petites affaires avec ton calepin et finit par récupérer la hache, t'approchant de la femme que tu viens de tuer afin de lever ton arme et l'abattre sur son crâne. Ton manque de maîtrise et d'entraînement, malgré toute ta bonne volonté, te demande de t'y reprendre à deux fois. La première voit la hache s'enfoncer entre ses deux yeux, transformant son visage ensanglanté mais humain en une chose monstrueusement déformée, ouverte, laissant voir ce qu'il y a derrière sa boite crânienne. Un supplice pour un esprit sain, une oeuvre d'art pour toi.

L'horreur à laquelle tu sembles presque détaché, s'accentue quand tu finis par séparer les deux parties de son visage en deux, devant même forcer sur le manche de ton arme pour la récupérer, car elle s'était bien incrusté dans le crâne fendu. Ce qu'il restait de la femme en question était détruit, broyé par ta noirceur, le monstre qui se cache en toi et qui se révèle aujourd'hui dans sa totale indifférence à la mort.

Ceci accompli, tu te diriges vers la route, prêt à infliger le même sort aux cadavres des trois autres défunts, mais il te faudra un peu de temps pour y arriver, c'est un exercice pas si évident pour le moment pour toi.

Ivy : Blessée, submergée par le sentiment de jalousie naissant en toi, tu tournes le dos à Samuel alors que celui-ci revient des ruines du motel et déverse ce qui peut encore se trouver dans ton estomac. Alors que tu t'affaisses et te recroquevilles sur toi-même, le vagabond est resté à distance, se trouvant au niveau des cadavres des deux hommes que tu as abattu qu'il observe pour une raison que lui-seul connait.

Peu après, c'est un Samuel très différent du premier abord qui s'approche, te déclarant sa flamme en laissant tomber ses affaires, sourire aux lèvres, ses bras s'ouvrant en espérant pouvoir t'y enserrer. Un retournement de situation qui n'attend que ta réaction pour en faire de belles retrouvailles finalement, ou un fiasco.

La voix distinguable de James, qui arrive en courant depuis le camp jusqu'à proximité de toi fusil à la main, te parvient :

« Samuel ! Qu'est-ce qu'il se passe ? Des rôdeurs arrivent ? »

Il semble à son visage qu'il n'a pas eu une soirée facile, quoi qu'il en soit il apparaît malgré tout bien vivant et entier. Et le fait est qu'il ne tarde pas à te repérer, toi es qui avachie.

D'ailleurs, le chien qui était prêt de Samuel s'est éloigné pour la première fois de la soirée vers l'extérieur du camp, coté nord au-delà des ruines du motel. Tu perçois, de loin, ses aboiements vers quelque chose qui attire son attention et éveil son réflexe de garde.


Eléments scénaristiques:
 

Evènements

Anonymous
Invité
Dim 20 Déc - 15:05


Expédition Validée

Récompense(s) :

Samuel a gagné 20 points de Moral.
Jordan a gagné 20 points de Moral.
Samuel & Jordan atteignent un état d'euphorie : leur bien-être a atteint le seuil maximum !

Melody a gagné 5 points de Moral.

James a perdu 5 points de Moral.

Ivy a perdu 15 points de Stabilité Mentale et 5 points de Moral.
Ivy subit l'apparition d'une déviance légère et son état moral a atteint un seuil critique : son bien-être devient presque inexistant, sa santé est en grand danger.
Ivy a survécu à l'infection et passe au Stade 2 de dégénérescence.
Les récompenses d'Ivy rejoignent les conséquences du jeu : Bienvenue en enfer - 14/02/35

A l'entrée principale du camp (coté route) se trouve cinq cadavre sur lesquels peuvent être récupérés : quatre Heckler & Koch MO5/40, un FN FNC & un Colt 45 (Springfield Armory).

A l'entrée secondaire du camp (coté plaine) se trouvent trois cadavres, dont deux sur lesquels peuvent être récupérés : une Hachette, une Machette de survie & un Poignard de chasse.

Conséquence(s) :

James a un bleu léger sur le pectoral gauche.
Jordan a une brûlure légère à la main & une plaie superficielle à la nuque.

Ivy a une bosse (léger) sur le haut du crâne.
Melody a deux blessures par balle à l'épaule et au bras gauche. Son état de santé est critique. Elle est inconsciente.

La tente T de Jordan, la Tente T de Johann, la Tente T Vide, la Tente T de Mark, la Tente T de Jena & la Tente T d'Elizabeth & James sont rendus inutilisables, car criblées de balles.
La Caravane Sterckeman a subit des dommages de carrosserie : sa porte et la façade entourant sont criblés de balle. Les dommages sont esthétiques, elle reste fonctionnelle.

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