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[Spécial, Z.d.C 2] Juste toi et moi - 19/02/2035
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Evènements

Anonymous
Invité
Mer 23 Déc - 0:13
Interprété par Melody Campbell et Matthew Jefferson.


Un hululement jaillit des hauteurs, comme un appel vers le monde, joignant une envolée dans le ciel en dressant les ailes de la liberté et d'une sécurité qu'aucune créature sur terre ne pouvait obtenir. Là-haut, l'oiseau gagnait en bien-être, ainsi qu'en protection et plus l'oiseau pouvait grimper, plus il s'avérait inatteignable, jusqu'à devenir roi du ciel portant sur la terre un regard peu envieux. Quelle créature capable de voler pouvait envier à la terre qui emprisonnait ceux qui s'y aventuraient, bridait leur liberté et les encerclaient de tous les dangers imaginables ?

Mais bien loin des risques du mortel sans ailes, l'oiseau s'éloignait et oublierait bien vite cet endroit pour un autre bien plus beau, dans un pays très lointain où tout le mal de ce pays en proie au chaos ne serait plus qu'un souvenir sans importance et moins encore. Ce n'était pas la chance de l'être sans ailes qui ne pouvait s'en échapper. Allongée sur un lit de camp fait de bois d'hêtre et de marronnier, ne bénéficiant que d'un amas de couvertures et de draps en guise de matelas, elle était plongée dans l'inconscience, ne pouvant percevoir encore d'autres hululements, d'autres chants d'oiseaux et les grattements particuliers de l'écureuil qui travaillait avec application sur un arbre voisin.

Melody, tu finiras par te réveiller, pour découvrir que tu te trouves effectivement sur un lit de camp. Celui-ci se trouve dans une sorte de cabane, fait de rondins et de planches de bois sur un sol grinçant. Les quatre murs qui t'entourent semblent très relativement droits et même d'une architecture très peu géométrique, car ceux-ci se tordent de différentes façons et forment, lorsque l'on y prête attention, un éventail qui est bouché par une toiture de même acabit. Dans la pièce, il y a bien peu de choses : aucune fenêtre ne permet de voir l'extérieur et si aucun détritus n'en fait un début de poubelle ambulante, il n'y a pas grand chose d'autre hormis une bouteille à gaz surmontée d'un petit grill non loin du lit, entourée par un tapis qui ressemble plutôt à une couverture improvisée en tapis.

D'ailleurs le lit est calé contre l'angle d'un mur et voit sur le mur d'en face une porte sans arche, comme taillée dans les rondins. Un tas de quelques maigres vêtements traîne près du mur opposé et un groupement de nourritures sèches sous forme de paquets de chips, conserves variées - principalement du cassoulet - et des gâteaux apéritifs est stocké à coté. A proximité de la porte, sur une table de taille réservée, deux plateaux disposent de morceaux de viande cuite séchée probablement plus divers encore que la nourriture sèche, recouverts de papier cellophane.

En ce qui te concerne directement, tu sentiras ton bras gauche très lourd et endolori, de même que ton épaule rattachée et le bras sera en écharpe, entièrement fait de tissu et formant un noeud en boule près du cou pour ne pas gêner l'épaule. L'engourdissement est tel que tu ne parviendras même pas à le déplacer, te donnant la sensation qu'il est pleinement endormi et pèse plus que cela, une tonne. En contrepartie, tu ne ressens aucune douleur de tes blessures qui pourtant devraient te faire souffrir le martyr. Une bonne chose en soi, bien qu'il te reste à comprendre ce que tu fais ici... ce qui ne sera pas une mince à faire car tu te sens vraiment fatiguée.

En dernier lieu, ce sont tes vêtements que tu ne reconnaîtras pas : à la place de ce que tu portais à l'origine, c'est une chemisette beige qui est venue en remplacement, assez propre et pratiquement neuve. En-dessous, ton soutien-gorge, si tu en portais un, n'est plus là. Un bas de pyjama marron confortable et quelque peu large tombe jusqu'à tes pieds, visiblement un peu grand, des pieds qui sont nus par ailleurs. Seul ton sous-vêtement du bas n'a pas été touché. Sous ton chemisier, tu ne trouveras pas la moindre trace de sang et tes blessures pare-balles sont recouvertes de compresses humides et de scotch blanc comme l'on en trouve dans les trousses de soins. Quant à tes blessures en elle-même, tu pourras constater en t'y intéressant qu'elles ont été vraisemblablement nettoyées, probablement désinfectées et assurément refermées par un ensemble de points de sutures qui en compte davantage à l'épaule.  


Eléments scénaristiques:
 

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Mer 23 Déc - 12:36
Cette journée de Mai est trop belle pour qu'elle n'en profite pas, elle détache rapidement ses sandales pour en prendre les lanières dans sa main gauche. Elle ferme alors les yeux en souriant et remuant ses orteils, elle adore le contact de la tourbe sur sa peau nue et reste à s'amuser ainsi quelques secondes. Son sourire s'effaçant dès qu'une brise fraîche vient parcourir son corps, un frisson traverse son échine, elle n'aurait pas du se mettre en robe, la température fluctue encore trop rapidement à cette période de l'année dans la forêt primaire. Elle défait le gilet qu'elle a noué à sa taille avant de partir pour l'enfiler sur ses épaules, une voix se fait entendre au loin. Il va encore dire qu'elle rêvasse un peu trop. Elle rouvre les yeux et se décide à continuer sur le sentier qui slalom entre les arbres séculaires et qui va la mener au loch où ils ont prévus de faire un pique-nique, il a quelque chose à lui annoncer visiblement. Rapidement elle se retrouve en haut de la crête et peu maintenant admirer l'immense étendue d'eau coincée entre les montagnes, les rayons du soleil viennent la réchauffer. Alors qu'elle baisse son regard émeraude pour regarder la silhouette qui se tient à une centaine de mètres d'elle, son sourire mais en même temps quelque chose ne va pas, elle vient de se rendre compte que le pépiement des oiseaux à fait place à un pesant silence. Lentement elle approche, l'individu de sexe masculin lui tourne le dos, elle n'est plus qu'à quelques mètres de lui, il se retourne violemment la faisant sursauter. Il a le visage en sang, des lambeaux de chairs qui pendent et il se jette sur elle cherchant à la mordre au cou avant qu'un coup de feu ne résonne et qu'il ne se prenne une balle dans la nuque venue de nul part.

- MATT...

Elle se réveille en hurlant, du moins c'est ce qu'elle pense, tout comme elle aurait dû faire un bond à ce brutal réveil après ce cauchemar mais elle est clouée sur place. Sa respiration est rapide et saccadée, elle a des sueurs froides, un poids oppressant, étouffant sur sa poitrine et la sensation d'être enveloppée dans une brume de coton, impressions contradictoire mais tellement réelles alors qu'elle a encore devant les yeux le visage ensanglanté et inhumain de son frère. Elle referme les yeux, se murmurant en boucle que ce n'est qu'un cauchemar, un parmi tant d'autres, ce n'est pas la première fois qu'elle rêve de son frère ainsi mais la première ou il se fait tuer ainsi et cela avait l'air tellement réel. Coup de feu, balle dans la nuque, elle a la réponse sur les lèvres. Des images viennent se juxtaposer à celle de son frangin, elle voit un groupe d'hommes, non il y a une femme dans le lot, de dos entrain de tirer, elle est derrière eux et assiste à tout, ils bougent, elle se voit sortir son flingue et tirer dans la nuque du chef du groupe et elle le voit s'effondrer mort sur le sol.

Elle rouvre les yeux fixant le plafond, sans le voir, ça ce n'était pas un rêve, c'est arrivé il y a quelques instants, elle peut encore entendre la déflagration résonner à ses oreilles. D'autres images arrivent devant ses yeux, elle s'avançant et montant le dénivelé d'un fossé, se prenant une ou des balles et partant à la renverse, elle se retrouve allongée sur le sol quelques mètres plus bas dans l'herbe fraîche à proximité de la forêt. Allongée oui c'est ça et elle ne va pas tarder à prendre une balle dans la tête, elle en est sûre, mais pourquoi n'est-elle pas face contre terre comme dans sa dernière vision ? Elle est sur le dos mais alors pourquoi ne fixe t-elle pas le ciel...non les étoiles ? Elle voit un homme portant un foulard, lui masquant pratiquement tout le visage, il l'a retournée et se penche sur elle, elle voit sa dernière heure arriver et pourtant elle se surprend à porter sa main droite au visage de cet homme pour abaisser son foulard et y découvrir le visage de Matthew...Non ce n'est pas possible, elle a forcément rêvé ce passage là, c'était quelqu'un d'autre, c'est obligé, Matthew est entre les mains du Marchand. Son esprit lui joue un tour là en essayant de lui imposer ce visage et les quelques bribes des événements suivants qui lui reviennent en mémoire.

Elle essaye de se redresser mais n'y parvient pas, son bras, son épaule, les balles, son sang qui s'écoule, la douleur cuisante qu'elle ressent. Non qu'elle ressentait, elle percute d'un coup qu'elle ne ressent rien du tout alors qu'elle devrait être paralysée par cette douleur. Elle cherche à lever son bras gauche pour l'examiner mais ce dernier refuse de lui obéir, son bras est comme endormi, un poids mort. Elle tourne la tête pour se regarder, découvrant qu'à la place de ses plaies ouvertes et de son sang, il y a des bandages ou ce qui s'en rapproche, elle examine ses blessures de plus près pour y découvrir des points de suture, sa peau a été nettoyée, plus de traces de sang, son bras a été mit en écharpe. Elle regarde son bras gauche puis le reste de son corps, elle ne porte plus ses vêtements, elle bouge autant qu'elle peut, finissant par s'aider de sa main droite pour s'examiner. Elle a été déshabillée, son soutien-gorge n'est plus là, tout comme son top noir et sa veste et elle est vêtue d'une espèce de chemisette, son pantalon également est absent remplacé par ce qui ressemble à un bas de pyjama. C'est con mais elle soupire de soulagement alors que sa culotte est toujours là, ce qui en soit ne prouve rien mais c'est déjà ça.

Soignée ?! Son esprit percute de ce nouveau fait avec un peu de retard, mais par qui ? Et pourquoi ? Et ou est-elle ? Assurément pas au campement, l'homme au visage de Matthew l'a emmené avec lui, elle s'en souvient clairement cette fois. Un vent de panique s'empare d'elle et de nouveau elle cherche à se lever mais elle échoue. Elle essaye de calmer sa respiration avant de tenter une nouvelle approche, commençant par s'accouder sur sa couche, un lit de camp fait de bois au matelas ressemblant à un empilement de draps et de couvertures. Elle grimace et grogne en se tordant pour venir appuyer son bras droit contre la paroi de bois, elle agrippe au moindre interstice qu'elle trouve pour se redresser en position assise, finissant l'épaule contre le mur. À grande peine, elle se cale tant bien que mal contre le mur de bois pour conserver cette position alors que ce simple geste vient de l'épuiser au delà de l'entendable. Tout en laissant le temps à son corps et à son esprit de récupérer de ce mouvement, elle balaye du regard l'endroit où elle se trouve, découvrant dans quoi elle est, une cabane en bois, tordue et étrange, sans fenêtre avec juste une porte fermée en face de "son" lit. Une table juste à côté supportant divers choses dont ce qui a l'air de deux plateaux, découvrant ensuite la bouteille de gaz puis le tas de nourriture et enfin le tas de vêtements. Rien dans ce qu'elle voit, et ne voit pas, ne la rassure, il n'y a rien dans cet endroit pour se défendre, elle est désarmée dans tout les sens possible du terme et elle a peur de ce qu'il va se passer ensuite. Une peur qui la prend aux tripes surtout qu'elle sent qu'elle loupe un truc qui ne veut pas lui revenir, peur aussi de découvrir la personne qui l'a réellement emmenée là et les raisons pour lesquelles elle l'a fait.

Matthew Jefferson

Anonymous
Invité
Lun 4 Jan - 0:01
Livrée à elle-même, blessée et désorientée par les événements, la brune ne pouvait que constater qu'elle était sauve mais loin de chez elle, ou de ce qui s'apparentait depuis quelques mois à un chez elle. Les minutes passèrent, durant lesquelles il n'y eu que le calme et la caresse du vent s'insinuant doucement par les interstices des rondins et des planches. Un bruit étrange vint à son oreille, celui de petits coups portés contre une matière solide, à l'image d'un marteau frappant le clou pour l'enfoncer dans un bois de construction, mais ici ce choc était bien moins brutal, moins lourd.
De l'autre coté, elle jurerait reconnaître les piaillements de petits oiseaux, des moineaux peut-être. L'évidence la frappait finalement, de par ces quelques indices et la nature de la bâtisse qui l'abritait : tout laissait à penser à la chasseresse qu'il s'agissait d'une cabane faite en forêt, les odeurs venant à terme à ses narines embrumées et pourtant toujours capables achevaient de certifier ses impression. D'ailleurs les oiseaux de par leurs chants semblaient extrêmement proches. Se trouvaient-ils sur le toit de la cabane ? Avaient-ils pris le risque de venir fureter près du sol ? Ce qui serait bien inhabituel.

Enfin, ce sont d'autres bruits qui auront attiré son attention dans toute cette tranquillité : des grincements, de furtifs et lourds claquements à l'origine non-identifiable et la perception du bois cogné. Ces sons d'abord lointains finirent par se rapprocher, progressivement, sans qu'elle ne puisse parvenir à discerner à travers ses sens la composition et la nature, bien que cela lui inspirait quelque chose d'évident que son esprit traquait en vain. Enfin, se révélèrent les étranges bruits par l'ouverture sèche de la porte qui vrombit sur ses gonds et alla percuter la table garnie. Dans un même temps, Melody pouvait percuter la forme et le fond : en forme et premier plan, une silhouette apparue... d'en dessous. Une main gantée de cuir noir se posa sur le bord de la cabane, comme jaillissant du sol.
La tête emmitouflée dans un foulard épais et noir qu'elle reconnaissait, ne laissant entrevoir que ces deux yeux bruns qui étaient venus la chercher au bas du dénivelé de la route quelques instants plus tôt, succéda à la main qui demeurait accrochée et sa soeur se hissa à son tour en braquant une arme de poing FN Five-seveN, au bout d'un bras couvert de protections similaires au kevlar qui trouvaient leur apogée à l'épais renforcement des épaulières. Si la forme s'avérait extrêmement attirante au regard, le fond n'était pas en reste : à la place d'un sol terreux, herbeux, mousseux et de la vision de larges troncs d'arbres, Melody pouvait voir qu'il n'y avait rien de cela. A la place, un vide certain qui expliquait l'apparition de l'homme, et de nombreux arbres étaient là certes, mais envahis de branches et de feuillages.

Une certitude la frappait à nouveau et donnait un sens à tout cela : cette cabane se trouvait en hauteur, probablement sur arbre parmi les plus solides et les plus grands de cette forêt pour l'assumer. Voilà donc qui expliquait les coups de marteau, ceux en réalité d'un probable rongeur au travail, ou la proximité des chants d'oiseaux. Par ailleurs, l'homme - assurément vu sa carrure - venu d'en-bas, bien qu'il pointait le canon de son arme sur la femme en convalescence au début, ne s'attardait pas et balaya de ses yeux comme de son arme le reste de la cabane. Après quoi, il rabattit sa main et rangea son arme hors des yeux de la brune avant de venir se hisser de ses deux bras, poser un genou sur le plancher de la cabane, suivi d'une botte et se redresser debout. Sa manoeuvre ne lui parut pas complexe ni difficile, il l'avait accompli avec une habitude flagrante, autant que sa très bonne condition physique.
L'homme encapuchonné posa à nouveau ses yeux inquisiteurs et dérangeants sur Melody et la fixa un moment. Cela laissait amplement le temps à la chasseresse de détailler son vis à vis. Outre ce foulard qui cachait son visage et le reste ou presque, il portait un solide et envahissant gilet tactique qui couvrait une bonne partie de son corps dont son cou, son torse, l'ensemble son dos, ses épaules et ses bras jusqu'aux coudes, sa taille et plus bas, son équipement anatomique et ses flancs. Le gilet était truffé de poches et de petites sacoches intégrées qui paraissaient bien remplies, mais par-dessus tout, c'était les accroches occupées par d'énormes balles de sniper partants de son épaule gauche et descendant en diagonale le long de son buste qui attiraient l'attention.

Dans son dos, un fusil à canon long s'y trouvait en bandoulière passant sur son torse de même, probablement un sniper pour accompagner les munitions et elle pourrait le confirmer lorsqu'elle verrait la lunette qui elle est dissimulée pour le moment de sa vue. A la ceinture, le FN Five-seveN dans un étui dédié, un autre étui à l'opposé accueillait un poignard de chasse, ainsi qu'une paire de poings américains à l'avant accrochés au gilet par des attaches. Il portait accessoirement un treillis militaire en guise de pantalon, des rangers et ses gants de cuir étaient complets, déjà cités noirs, comme l'ensemble de ce qu'il portait d'ailleurs. Tout chez lui, de ses vêtements à ses armes - jusqu'à la garde de son poignard, était noir comme la nuit et pas un centimètre de peau ne dépassait si ce n'était ces yeux pour des raisons limpides.

« Tu es réveillée. » Laissait-il entendre de sa voix grave et rauque, à la sonorité sèche qui était, cette fois encore, très familière à la chasseresse.

Il détourna le regard et s'approcha de la table, posant ses mains gantées dessus en s'intéressant à quelque chose - ou donnant l'air de s'y intéresser, hors de la perception de la brune, tout en reprenant d'un ton assez indifférent de prime abord.

« Tu as crié, j'ai cru que quelqu'un ou quelque chose t'attaquais, le coin n'est plus sûr. Cela fait deux jours, tu as dormis presque tout le temps. Les rares fois où ce n'était pas le cas, tu divaguais à cause de la morphine. J'ai du te faire une forte injection, tu souffrais trop.
La dernière dose a été moins lourde mais ça devrait te permettre de te soulager encore un peu. Quand l'engourdissement se dissipera, il ne te restera pas beaucoup de temps. Tu auras moins mal maintenant, tu souffriras malgré tout. Je t'emmènerais voir James dès que ce sera possible, mais avant il faut que l'on parle. Juste toi et moi. »

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Lun 4 Jan - 13:20
Les minutes défilèrent dans cette cabane et rien ne vient pour le moment du moins, Melody baisse la garde petit à petit, trop fatiguée pour arriver à conserver son attention sur quelque chose de précis. Finissant par fermer les yeux, un peu de repos, juste un petit peu, elle sait, elle sent qu'elle en a besoin plus que de répondre aux questions qui l'assaillent. Elle ne pourra jamais y répondre tant qu'elle sera aussi faible et encore moins trouver un moyen de partir de là. Quelques secondes, quelques minutes, elle sombre dans l'inconscience ou le sommeil, se réveillant en sursaut quand son corps manque de basculer et la faire retomber allongée. Elle n'a pas moins peur ou elle n'est pas moins engourdie et l'esprit moins embrumé mais les bruits extérieurs commencent à lui parvenir, de petits coups, les piaillements des oiseaux si proche, trop proche même. Son odorat s'en mêlant ensuite pour lui apporter les effluves caractéristiques à la forêt, elle ne sait pas où elle précisément mais elle est en forêt et cela ne peut que la rassurer un petit peu. Dès qu'elle aura le loisir de parvenir à sortir de là, elle pourra semer tout et n'importe qui, enfin semer est un grand mot mais elle pourra arriver à se dissimuler à la vue de n'importe qui.

Matthew. Son esprit le ramène sur le devant de la scène en lui soufflant que si c'est bien lui qu'elle a vu, elle n'arrivera à rien, il est bien meilleur qu'elle mais en même temps pourquoi fuirait-elle Matthew ? Elle n'a rien à craindre de lui, elle le connaît, peut-être pas assez mais il ne lui ferait jamais de mal. Non, ce n'est pas possible que ça soit lui, le Marchand le détenait aux dernières nouvelles et s'il avait réussi à s'en sortir, il serait revenu au campement ! La brune secoue la tête pour essayer de virer ces pensées là, c'est impossible et elle a rêvé point final, elle a forcément divagué.

De nouveaux bruits lui parviennent, de plus en plus proches, des sons qu'elle n'arrive pas à identifier immédiatement alors qu'elle a la réponse sur le bout de la langue. Puis la porte qui s'ouvre à la volée, la faisant de nouveau sursauter pendant que la dite porte termine sa course en grinçant dans l'espèce de table. La suite s'enchaîne avec une telle rapidité qu'elle en a un vertige n'arrivant pas à tout identifier sur le coup surtout avec sa peur qui ne fait que se renforcer alors qu'elle est bien consciente de la présence d'une personne armée. Ce regard qui pèse sur elle et qu'elle accroche du sien, cette silhouette identique ou presque à celle qui l'a embarqué, cet homme à n'en pas douter, qu'elle voit armé jusqu'au dent, les munitions, les armes que de l'armement lourd qui ne laisse présager rien de bon.

Son souffle se saccade, son rythme cardiaque repart dans les tours, son regard s'embue de larmes et la voix de l'homme se fait entendre. Un nouveau choc la saisit, cette voix grave et rauque, plus que familière, tout en lui pour lui remettre en mémoire les événements arrivés au campement mais surtout l'hallucination qu'elle y a eu. Matthew. Non elle rêve encore, un putain de rêve ou plutôt de cauchemar qui a l'air un peu trop réel, de toute manière cela ne peut qu'être ça, il fait jour là. Elle suit les quelques mouvements de l'homme du regard alors qu'il parle de nouveau, elle entend ce qu'il dit, elle l'écoute même, reportant son regard sur l'extérieur, les arbres, ce qu'elle devrait y voir et ce qu'elle voit en réalité. Ce qui ne peut que la faire douter de la véracité de tout ceci et pourtant elle se surprend à répondre à son hallucination mécaniquement.

- Un cauchemar sur mon frère. Merci pour les soins.

Oh wait...Deux jours, James, les soins et le reste son esprit percute des faits. Elle cauchemarde encore mais fuck ce que son cerveau peut être inventif. Elle secoue la tête, elle doit se réveiller là maintenant et sortir de tout ceci, elle doit se réveiller et aller aider les autres, il le faut, ils ne vont jamais s'en sortir avec une personne de moins. Réveille toi, réveille toi, réveille toi ! Elle s'en mord la joue dans une tentative désespérée de réveil. Aieeeee ça fait mal. Son regard émeraude se reporte sur l'homme et elle se rend compte maintenant qu'elle a la bouche sèche avec la fichue sensation de ne pas arriver à parler correctement.

- Deux jours ? James aurait pu me soigner immédiatement, suffisait juste de me laisser près de lui ! Pourquoi m'embarquer ? Et parler de quoi ? Comment ça je n'aurais pas beaucoup de temps ? Pour faire quoi ? Si tu m'as juste emmenée pour me soigner où sont mes affaires, où sont mes armes ? Et puis tu es qui ? Tout ça ne peut pas être réel...

Son esprit empesté par ce qu'elle sait maintenant être de la morphine ou par ce qu'il pense être, la fait parler et sortir ses questionnements dans un ordre totalement anarchique. Alors que d'un coup il se souvient de quelque chose dont elle arrive enfin à mettre un nom dessus, le lâchant dans un simple murmure.

- Une horde...

Matthew Jefferson

Anonymous
Invité
Mer 6 Jan - 0:18
Demeurant auprès de la table, l'homme laissa la brune parler, évoquer ses pensées tandis qu'elle croyait avoir à faire à une ombre. Pourtant l'homme était bien là, vivant et de chair bien que presque de dos. Ce n'est qu'au moment où elle jugeait la situation irréelle qu'il tourna la tête dans sa direction, d'abord en la scrutant du coin de l'oeil, puis en venant lui faire face du reste de son corps à l'évocation de la horde. Bombant brièvement le torse d'une respiration qui n'avait rien d'un plaisir, il semblait mu d'une colère silencieuse, d'une férocité ambiante, mais ses mots arrivaient sur un ton paradoxalement calme, trop calme et sans sarcasme, ironie, mépris ou toute forme de rejet de celle qui lui faisait face. Son but paraissait autrement arrangeant, même amical en dépit de sa dureté.

« Oui, la horde. Immense, qui arrivait droit sur le camp. Le groupe n'a sans doute pas traîné à foutre le camp et James n'aurait rien pu faire pour toi dans cette situation, pas tout de suite. Je n'ai pas confiance en lui, ni en aucun d'entre eux, pas après tout ce qu'il s'est passé et nul ne devait savoir que j'étais entré en contact avec vous au risque qu'il l'apprenne par un traître. J'ai besoin de réponses, toi aussi, c'était la seule occasion pour moi de t'isoler le temps d'en obtenir au moins une partie.

Cette attaque, ce n'était qu'une mise en bouche, un début et nous n'avons aucune chance de gagner si nous ne tranchons pas le mal à la racine. Celui qui est derrière tout ça a l'intention de tous nous avoir mais vous, il veut encore moins votre mort. C'est autre chose de plus important qu'il projette et je compte le découvrir. Je devais faire vite, profiter du chaos sans être repéré et tu es la seule en qui j'ai une once de confiance, pas assez dans ces circonstances pour te laisser une arme dans les mains, pas avant que tu m'ais dit ce que j'ai besoin de savoir. Pas avant d'être sûr, de toute façon dans ton état tu n'en as pas besoin. Quand je disais qu'il ne te reste plus beaucoup de temps, j'entendais avant d'avoir besoin de calmants qui vont t'assommer. Cela dit crois-moi si je te dis... »


Il détacha ses derniers mots lentement avant de marquer un temps tout en penchant la tête vers l'avant, venant d'une main gantée saisir son épais foulard et le tirer pour s'en défaire, laissant un vent de fraîcheur le caresser comme il mettait fin au mystère, s'il l'était encore, de son identité. Ses cheveux bruns et longs tombèrent sur ses épaules, des mèches rebelles venant voiler son visage aux traits stricts, son nez à l'aspect de pierre et sa mâchoire solide. Son apparence digne d'un sauvage survivant en manque d'hygiène et à la peau blanche mais très éloignée du pâle. Sa pilosité avait certes bien davantage poussé qu'à leur dernière rencontre, sans valoir un vrai barbu, loin de là, mais il était toujours le même, reconnaissable : Matthew Jefferson. C'était bien lui, sans l'ombre d'un doute.

« Que je ne suis pas ton ennemi. »

Il baissa la main qui tenait le foulard et mena son regard perçant, éreinté, aux yeux plus fermes et enragés qu'ils ne l'étaient déjà avant sa disparition. Il semblait habité d'une profonde rancoeur et la haine était palpable en lui, aussi bien dans ses mouvements et son silence, que par sa voix.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Mer 6 Jan - 11:17
La brune regarde cet homme encore et toujours, elle le détaille des pieds à la tête, elle guette les mouvements qu'il peut avoir, elle se fixe sur son regard dès qu'il reprend la parole. Ses pensées se bousculent dans sa tête, se croisent, s'entrecroisent à mesure que les questions qu'elle a posé trouvent réponses et se matérialise par sa bouche et que de nouvelles se forment. Et plus les secondes passent et plus elle est partagée dans ce qu'elle ressent, la voix qu'il a, si familière qui ne lui fait penser qu'à une seule personne, elle a tellement envie de croire que tout ceci est à la réalité et son instinct lui dicte qu'elle peut y croire alors que d'un autre côté elle se dit toujours que c'est impossible, dicté par la peur qu'elle ressent. Et le calmant qu'il lui a filé ne l'aide pas à pouvoir réfléchir non plus et qu'est-ce qu'elle déteste cette sensation, elle la hait même, que son corps la lâche est une chose mais pas son esprit. Bien qu'elle sait que la douleur aussi paralyse l'esprit enfin la douleur cuisante des balles qui est à ses yeux bien pire que le reste.

Elle l'écoute attentivement, elle entend les explications qui lui donne, ses justifications, le ton de sa voix qui ne va pas vraiment avec ce qui émane de lui. Le Marchand, son état de santé et le pourquoi il a tenu à l'embarquer avec lui, la confiance, la méfiance. Ce qui quelque part est contradictoire et il aurait eu tellement de moyens de venir lui parler avant tout ça, avant que...Melody qui a la sale habitude de ne pas montrer ce qu'elle ressent, n'arrive pas à se maîtriser en cet instant, son regard, ses expressions marquent tour à tour ce qu'elle peut ressentir. De la colère, de la surprise, une certaine forme de contentement, de l'acceptation, du déni, de l’inquiétude. Sa dernière phrase qu'il laisse en suspend avant de dévoiler son visage et de la terminer. Du soulagement et de la joie passent dans son regard et dans ses traits et nul doute que même si la morphine ne la mettait pas out, elle serait bien incapable de masquer ce qu'elle ressent à cet instant précis et elle n'en aurait pas envie non plus.

Matthew est vraiment là devant elle, en chair et en os, une des deux seules personnes qui comptent pour elle et assurément la seule maintenant que Seth n'est plus. Soulagée doublement, sa peur s'est envolée à l'instant précis ou l'homme a dévoilé son visage et parce que justement c'est lui, en vie et libre.

- C'est toi, tu ne peux pas être mon ennemi.

Elle lui sourit et son esprit s'emballe et elle continu à lui parler rapidement, sans doute trop, comme si une part d'elle même craignait qu'il ne s'envole avant qu'elle n'ait fini de déverser ce qu'elle retient en elle ou qu'il ne la stoppe.

- Tu ne peux pas savoir à quel point j'ai souhaité ce moment de tout coeur, j'en ai rêvé plusieurs fois, j'ai prié aussi pour te retrouver sain et sauf. Savoir à quel point je suis soulagée de t'avoir en face de moi, je pourrais bouger là et même si tu n'aime pas ça, je te prendrais dans les bras immédiatement.


Elle fronce légèrement les sourcils semblant percuter de quelque chose, son débit de paroles baissant pour retrouver un rythme normal.

- Tu as l'air de ne plus être totalement le même. Il nous a envoyé un message par le poste-radio disant qu'il t'avait toi et Jenny aussi. Je m'en veux de ne pas être resté avec toi ce soir là, j'aurais dû le faire, j'ai cherché des indices, des traces, quelque chose, n'importe quoi pouvant me mener à toi, j'ai échoué. Je suis désolée Matthew.

Melody soutient le regard de l'homme, à moins qu'il ne le détourne lui même, cela même si elle est mal à l'aise avec ce qu'elle vient de lui dire. Bien sûr qu'elle continu de se sentir coupable et peut-être même un petit peu plus encore maintenant qu'elle le voit, elle aurait peut-être pu empêcher ce qui lui est arrivé même si elle refuse d'imaginer ce qu'il a vécu. C'est après seulement une ou deux secondes de silence qu'elle continu en secouant la tête au passage, elle a du mal à organiser son esprit et elle ne peut pas se permettre de perdre du temps, elle le sait, elle le sent et Matthew le lui a dit aussi. De toute manière, elle doit vivre avec cette culpabilité en elle.

- Qu'est-ce qu'il t'a fait ? Comment tu as pu lui échapper ? Ricky sait que tu es libre ? Pourquoi tu dis que tu n'as pas confiance en James et dans les autres ? Et pourquoi en moi un peu ? Un traître mais comment est-ce possible ? Depuis la mort de Calvin et le départ de Ricky et Clark, on avait pas entendu parler de lui, tu crois qu'il a quelqu'un dans le campement ?


Et si c'était vrai ? Que quelqu'un dans le camp renseigne ce connard, cela expliquerait le jour choisi pour l'attaque alors qu'ils étaient divisés. Et si la horde avait été traînée exprès vers eux ? Mais si Matthew a raison, cela n'a pas vraiment de sens s'il les veut en vie. Trop de choses, trop de possibilités, de nouveau elle en a un vertige qu'elle matérialise en s'appuyant un peu plus contre la paroi de la cabane.

Matthew Jefferson

Anonymous
Invité
Sam 9 Jan - 23:59
Le chasseur qu'était Matthew, malgré ses airs d'agent du raid post-apocalyptique, avait observé Melody durant sa tirade et même, très bien observé. Jetant des coups d'oeil à ses mains et détaillant son visage tandis qu'elle lui parlait, il ne manqua rien de ce qu'avait fait ou n'avait pas fait Melody, à ses expressions jusqu'aux plus infimes. Au sourire de la brune, il ne laissa filtrer qu'un sourire en coin que l'on pourrait imaginer timide sur un autre visage, quelque peu forcé en réalité sur le sien. Elle ne pouvait pas vraiment le savoir ou s'en rendre compte, bien qu'elle puisse tout à fait en douter, mais il l'analysait avec la plus grande attention.

Il cherchait chez elle la vérité et après ce semblant de sourire, ne montra aucune réaction particulière à celles de la chasseresse, redressant seulement le menton d'un ou deux centimètres sans la quitter des yeux. Ce n'est que quand elle termina, et seulement après quelques instants de fixation perdurant dans le silence, qu'il finit par rabaisser le menton et le reste de la tête pour poser son regard sur le sol et lâcher un soupir. Ce n'était pas de l'exaspération, ni du sarcasme ou une mise en doute de son vis à vis féminin, il s'agissait là simplement de lassitude, un véritable accablement du à quelque chose qui le rongeait de façon transparente et rendait son visage sombre et fermé,  ses yeux encore plus noirs et glacés que son apparence habituelle telle qu'elle l'avait connu l'avait toujours suggéré, pas forcément à raison loin de là.

Au terme de ce soupir, il vint prendre de sa seconde main le foulard déjà tenu par la première et le roula en boule, puis en ne tournant qu'à peine, le lança sur la table. Ceci fait, il s'approcha de Melody de pas lourds, ou plus réellement du lit derrière et saisit tout de même sa main attachée au bras valide une seconde pour l'inciter à le suivre, car il terminerait ses pas devant ledit lit. Il fit lentement volte-face et vint s’asseoir en laissant entendre une expiration fort rauque à travers ses lèvres fermées.

« Ce n'est pas... que je n'aime pas le contact. » Se décida t-il à répondre en détachant ses lèvres, dégageant à peine ses mèches de devant son visage d'un geste léger de coté en posant les coudes protégés sur ses genoux renforcés, croisant les doigts de ses mains crispées.

« Elle... elle adorait ça, les câlins, les embrassades, elle en faisait tout le temps. Parfois je l'engueulais, je lui disais qu'elle était trop tactile, trop affectueuse, que c'était dangereux à cause des garçons, de la façon dont ils le percevraient, la percevraient. Elle me répondait que je ne devais pas m'inquiéter, que j'étais trop méfiant des autres et elle venait se coller contre moi en m'étreignant par la taille ou le torse.

Quand elle était triste, ou qu'elle était heureuse, elle joignait les bras entre elle et moi, les poings serrés et elle venait se serrer dans mes bras. Elle adorait ça et moi aussi, avec elle. Depuis qu'elle n'est plus là, il n'y a eu que Jennifer qui l'a tenté à quelques reprises et à chaque fois, j'avais l'impression que son corps était une enclume qui venait me compresser le coeur. Malgré tout, j'appréciais, mais je ne lui ai jamais laissé sentir. »


Qu'elle ai consenti à s'asseoir à ses cotés, ce qui aurait soulagé son esprit et son corps affaiblis, ou qu'elle soit restée debout, ce qui là aurait tiré sur la corde, il aura porté ses yeux plein de rancoeur et barrés de ces fameuses mèches qui étaient comme à chaque fois revenues devant eux, sur Melody.

« Je ne suis pas ton ennemi, mais ça ne fait pas de moi quelqu'un de bien pour autant. Tu dois toujours te méfier, rester sur tes gardes, ne jamais te laisser aller ou tu finiras dévorée. Quand j'y pense, je me dis que toutes les choses que j'ai fait endurer à ces hommes pour ce qu'ils lui ont fait à elle, n'ont pas été suffisantes.

Ce qu'il y a de sûr c'est que si tu veux des réponses à tes questions je te les donnerais, je suis là autant pour ça que pour écouter tes réponses et il me faut les tiennes avant de tout te dire. Mais ne te leurres pas, tu ne vas pas les aimer, ces réponses. »

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Dim 10 Jan - 13:33
Matthew la regarde de bout en bout sans l'interrompre, sans rien montrer de ce qu'il peut ressentir ou penser, elle l'admire et l'envie un peu d'y parvenir. Et en même temps cela la perturbe énormément, elle qui a l'habitude de scruter les autres, de percevoir pas toujours à raison ce qu'ils ressentent, elle n'y parvient pas avec lui. Peut-être que si elle était en pleine possession de son corps et de son esprit, elle pourrait y arriver au moins un peu mais là non. Elle sent et voit juste le regard de Matthew peser sur elle à chaque mot qu'elle prononce, lorsqu'elle termine de parler et qu'il détourne le regard, elle en ferme les yeux prenant une profonde inspiration, cherchant à virer le vertige qui la saisit. Elle l'entend soupirer et pense y décerner de la lassitude cachant peut-être autre chose, en tout cas si vis à vis d'elle, il l'a un peu cherché en l'embarquant avec lui, il ne pouvait pas s'attendre à ce qu'elle soit en mesure d'être logique et cohérente. Elle entend ses pas sur le sol de la cabane, elle rouvre les yeux et le regarde approcher, leurs mains en contact juste le temps suffisant pour qu'il lui fasse comprendre ce qu'il souhaite.

Il desserre les lèvres et elle ne comprend pas où il veut en venir avant qu'il ne poursuive, elle se retrouve à côté de lui, à l'écouter parler. Elle détourne son regard émeraude de l'homme, le regard perdu dans le vague, les paroles de Matthew faisant ressortir des souvenirs en elle. Ceux de son grand frère, elle a l'impression à cet instant d'entendre la voix de Matt raconter à quelqu'un d'extérieur la relation qu'il a avec Melody, leurs câlins, les mots qu'il pouvait avoir pour désigner les hommes tournant autour d'elle. Elle se souvient de la réaction qu'il a eu lorsqu'elle lui annoncé ses fiançailles, il n'aimait pas l'homme qu'elle avait choisi, celui qui avait prit le coeur de sa petite soeur. Elle pense à lui tout simplement alors qu'elle ne sait pas s'il est encore en vie, ni ou il est et depuis son retour d'entre les morts, elle évite d'y songer malgré les cauchemars qu'elle peut faire. Matt est en vie et s'il a pu revenir en amérique, nul doute qu'il est entrain de la chercher. Dans un murmure sa voix se fait entendre "Ta soeur", seule interruption qu'elle adresse à Matthew alors qu'il poursuit sur sa lancée. Et comment ne pourrait-elle pas penser qu'il évoque sa soeur, Ricky lui en avait parlé dans les grandes lignes.

Elle termine par reporter son regard embué de larmes sur l'homme assis près d'elle, elle voudrait trouver les mots pour le réconforter, le rassurer mais elle n'y arrive pas, elle entrouvre les lèvres pour parler mais aucun son ne sort de sa bouche. Surtout qu'une petite voix dans sa tête lui susurre que s'il faut il ne parle pas de sa soeur mais d'une femme qu'il aimait et qu'il aime toujours. Ou encore qu'elle extrapole un peu trop sur ce que Matthew peut ressentir en cet instant pourtant elle a l'impression qu'il se confie à Melody comme il ne l'a jamais fait avant avec quelqu'un d'autre. Il termine de parler et si elle a bien entendu tout ce qu'il lui a dit ensuite, elle est encore empêtrée dans ses sentiments et ses souvenirs, faisant la seule chose qu'elle peut. Sa main valide se détache de son corps pour se porter sur Matthew, sur son visage pour dégager une des mèches de cheveux de l'homme de devant son regard en un geste se voulant réconfortant puisqu'elle ne trouve pas ses mots.

Si Matthew ne se recule pas et la laisse faire, sa main terminera par se poser sur celles de l'homme et s'il se recule, elle ramènera sa main à elle, la posant sur une de ses jambes. Quoi qu'il en soit, il lui faudra encore une bonne minute pour arriver à lui répondre.

- Bien sûr que si tu es quelqu'un de bien Matthew et bien entendu que je vais te répondre.


Quoi qu'il ait pu faire pour venger sa soeur ou celle dont il a parlé, la brune sait que Matthew a juste fait ce que lui dictait son coeur, il ne peut qu'en être pardonné et non enfoncé et ce n'est certainement pas elle qui agirait de cette manière. Tout comme oui elle les veut ses réponses mais elle ne lui dit pas oui pour les avoir, elle le fait parce que c'est Matthew et que s'il a besoin des réponses qu'elle peut lui donner pour se rassurer ou autre, alors elle ne peut pas lui dire non. Elle n'a plus qu'à attendre les questions qu'il peut avoir pour elle.

Matthew Jefferson

Anonymous
Invité
Mer 13 Jan - 0:08
Lorsque la main de Melody vint pour dégager une mèche de son visage, l'instinct du chasseur lui ordonna aussitôt de l'en empêcher, mais il n'en fit rien. Plongeant ses yeux dans les siens sans perdre de l’amertume qui en transparaissait, il ne voulait rien montrer, pour ne pas changer, mais son esprit s'interrogeait assurément sur les raisons qui poussaient la brune à agir avec une telle... affection. Après tout et bien qu'il ait joué un rôle dans sa survie, ils ne s'étaient pas fréquentés très longtemps avant que l'ex-chef du camp Jefferson ne disparaisse par la force des choses.

Là où ce fut en revanche une plus grande surprise, c'est quand elle s'employa a prendre sa main afin de la ramener à elle. Cette fois son instinct grondait trop fortement et il eut un mouvement légèrement vers arrière, ou plus réellement se braqua, l'empêchant d'aller plus loin en plissant les sourcils. Sa surprise, il ne pouvait pas la cacher cette fois, même derrière son regard de roc et laissa son geste comme celui de la chasseresse en suspension quelques instants, durant lesquels il la fixait sans rien y dire. Peut-être réfléchissait-il ? Peut-être était-il contrarié par ce qu'elle tentait ? Peut-être au contraire, se demandait-il simplement si ce n'était pas un coup fourré ? Si ce n'était pas une mauvaise idée de la laisser faire ?
Pourtant, il ne retira pas sa main de l'emprise de la sienne et au final, il relâcha sa poigne et laissa Melody terminer son geste et poser sa main sur sa jambe. C'était assurément une sensation étrange, inattendue, dérangeante. Elle ne pouvait le confirmer même si elle était en droit de se douter de la chose, mais voilà bien longtemps qu'il n'avait pas touché une femme de cette façon, depuis un peu avant l'apocalypse et retrouver ce toucher réveillait fatalement ses instincts de mâle, bouleversait ses pulsions non pas vraiment réprimées car aucun homme ne le pouvait, mais muselées.

Baissant le regard sur sa propre main, à moins que ce ne soit sur la cuisse de Melody, elle put percevoir une inspiration discrète, mue d'une fluctuation sauvage. Oui, c'était un fait qu'elle ne pouvait que ressentir, ces désirs réprimés étaient bien là, tiraillés par une trop longue retenue et sans pouvoir dire si c'était Melody en particulier ou parce qu'il s'agissait d'une femme désirable - que lui-même jugeait désirable car tous les goûts se trouvaient dans la nature, cette proximité le perturbait réellement. Si bien qu'un oeil féminin le verrait sans peine et à cela, celui qui était à la fois chasseur, combattant et survivant au sens propre de nature ne maintint le contact que quelques instants de fortes sensations avant de retirer sa main.
Il crispa les doigts dans l'air et détourna le regard devant lui en se redressant assis et droit, venant poser ses deux mains sur ses genoux en les agrippant fermement. Évitait-il ce contact parce qu'il n'en voulait pas malgré ses désirs d'homme ou craignait-il plutôt de se laisser aller ? Difficile à dire pour la belle brune et sans laisser le silence se poursuivre plus longtemps, ni reporter son regard sur elle dans l'immédiat, il reprit le cours de la conversation :

« Tu es restée tout ce temps au camp, tu les as côtoyé, les anciens comme les nouveaux-venus, les ressuscités, et les autres. J'ai même cru comprendre que tu dirigeais les opérations avec Samuel, alors dis-moi...

Que penses-tu de ceux qui restent ? Que peux-tu me dire sur eux ? Sont-ils dignes de confiance ou est-ce que tu doutes de certains ? De tous ? Sont-ils dangereux ? Il faut que je sache exactement qui sont ceux qui demeurent encore dans le groupe et qui est susceptible d'être notre ennemi caché. J'ai aussi besoin de savoir ce qu'il s'est passé le soir où Calvin est mort, la vérité, tu dois tout me dire. »


Au terme de ses paroles, il revint vers Melody afin de retrouver son regard et se fixa dessus. Il semblait déterminé à entendre ce qu'il attendait d'elle et à tout croire, les non-dits n'étaient pas de mise.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Mer 13 Jan - 17:54
Melody voulait juste réconforter Matthew d'une manière ou d'une autre même s'il y avait de fortes chances que cela ne fonctionne pas. Et cela ne manque pas de se produire, enfin en partie, au delà de ce que les yeux de l'homme reflètent, elle le sent tendu à l'extrême alors qu'elle approche sa main de lui. Il la laisse faire sans la laisser faire, elle pourrait presque avoir l'impression de tenter une approche risquée sur un animal sauvage. Il marque de la surprise au geste qu'elle a, n'a t-il pas encore compris qu'elle tient à lui d'une façon ou d'une autre et qu'elle a une entière confiance en lui ? Cela se voit pourtant dans tout son comportement, ses attitudes et ses paroles, ce geste qu'elle a alors qu'il a pu la voir garder ses distances en général. Quelqu'un d'extérieur pourrait dire que c'est la fameuse barrière homme-femme, celle qui fait qu'un homme n'est pas adepte des sous-entendus, que si la femme ne lui dit pas noir sur blanc les choses elle ouvre trop de possibilités. Ce qu'elle perçoit venant de lui alors qu'il fini par la laisser faire, ce trouble qui émane de lui, cela la surprend avant de flatter l'orgueil de la brune. Bien sûr qu'elle sait très bien qu'elle est belle mais même en ayant passé si peu de temps avec lui, elle n'a jamais surpris un regard qui pouvait laisser penser que. Et bien sûr que Matthew est un bel homme, sexy même mais Melody n'avait jamais vu Matthew comme ça, quoi que...Et elle ne risque pas de savoir ce qu'il en est ou pourrait en être à la façon dont il ôte sa main et les gestes qu'il a ensuite, ce qui la perturbe de manière visible, d'autant plus qu'elle se fait la remarque que monsieur l'a quand même déshabillée pour la soigner et lui mettre d'autres vêtements.

Ce court silence entre eux qui aurait pu vite devenir dérangeant, Matthew le termine en reprenant la parole et sans doute le fil normal de ses pensées, bien qu'il ne la regarde pas encore. Il lui expose les questions dont il aimerait des réponses, ou du moins une partie de ses questions, elle ne peut le savoir. Mais d'abord comment peut-il être au courant des faits entre elle et Samuel, de qui est ou n'est pas au campement enfin qui est dans le même cas qu'elle une revenante et qui ne l'est pas. Tout comme Matthew oriente ses demandes dans le seul but de démasquer un potentiel traître et s'il a raison...Un frisson glacé lui parcoure l'échine à cette pensée, elle fini par reporter son regard émeraude sur Matthew, quelques secondes avant qu'il ne finisse de parler pour ensuite la regarder. Melody ne marquant aucun temps mort avant de commencer à lui répondre.

- Je ne dirige pas vraiment les choses avec Samuel, pas au sens conventionnel. Après ta disparition et la mort de Calvin, on s'est réunis pour trouver quoi faire dont un nouveau chef, même si pour te remplacer voilà quoi...Samuel s'est proposé, moi aussi et vu comment ça a tourné, on allait à une fracture d'un groupe déjà bien faible, je me suis mise en arrière, je ne voulais pas en arriver là. Surtout qu'il avait un peu prit l'avantage avec ses belles paroles et il en a tout le temps, une vraie pipelette avec quelque chose qui me dérange chez lui, sans compter que je préfère les gens qui agissent au lieu de papoter. Du coup il a la tête du campement mais j'ai imposé d'être derrière lui pour chaque décision importante, le surveiller de près.

Donc oui je doute et je me méfie de Samuel déjà, s'il est dangereux ? J'aimerai pouvoir te dire non mais je ne peux pas, je ne lui tournerais pas le dos en gros surtout s'il a une arme en main. Pour les autres, alors Elizabeth, elle est très discrète et solitaire, elle ne s'ouvre pas aux autres, enfin pas avec moi en tout cas, James en saurait plus que moi sur elle. James, justement, pour l'avoir vu faire, il a une certaine rage en lui mais à côté de ça, il a l'air droit dans ses bottes, à l'écoute des autres et ne parle qu'à bon escient, pour le moment je l'aime bien. Du premier groupe que tu as connu toi aussi il ne reste qu'eux, Seth est mort il n'y pas longtemps et Ivy également.

Après pour les nouveaux venus, tu as Frida qui a disparu du jour au lendemain sans rien emporter et que je n'ai qu'à peine côtoyé, juste assez pour voir qu'elle avait un caractère propre à l'emportement. Jena qui sait manier une arme à feu, elle n'a pas subit de résurrection elle par contre, très franche dans ses paroles ce que je trouve bien pour le moment. Mark alors lui c'est un grand mystère, discret et silencieux au possible, c'est lui qui a trouvé Ivy en ville, il voulait la ramener au campement quand elle est morte dans ses bras au moment ou un véhicule surarmé leur est tombé dessus, il a fuit pour sauver sa vie en fait et aucune idée de s'il a vécu la même chose que les autres et moi.

J'en ai ramené quatre autres de la ferme où se trouve ton frère, l'un d'eux est parti sur les routes à peine deux jours après, il reste Jian qui doit avoir l'âge de Ricky voir moins et qui pourtant était en prison avant tout ça, un braquage qui a mal tourné, il dit s'être rendu. Jordan à peine plus âgé, il ne parle pas beaucoup et ne s'adapte pas trop mal même si je pense que tout ça le perturbe et qu'il veut trop en faire mais au bon sens du terme. Et puis tu as Johann que je trouve ni sympathique, ni antipathique, entre les deux, il a l'air complètement déphasé de la réalité de notre monde.

Il sait quand même qu'elle n'est pas forcément la mieux placée pour lui répondre ? Entre le fait qu'elle reste majoritairement seule et le fait qu'elle se méfie de tous à petite ou grande échelle. Toujours est-il que la brune n'a pas quitté Matthew du regard tout du long et cela même si à nouveau le regard qu'il a, pourrait peser sur elle et la mettre mal à l'aise, ce qui ne risque pas de se produire là, non bien au contraire, elle est parfaitement à l'aise.

- Tous à leur manière peuvent être dangereux tu sais, physiquement avec une arme à feu ou blanche sans parler des pouvoirs qui se déclenchent. Et oui je me méfie d'un peu tout le monde, plus ou moins mais ça c'est parce que, et comme tu l'as dit tout à l'heure, je ne dois pas baisser ma garde, en fait tu es le seul en qui j'ai confiance... Là s'il ne pige pas les choses. D'ailleurs, tu vas finir par me faire douter de chacun d'entre eux. Et pour Calvin...

Elle prend une profonde inspiration, le temps de bien se remémorer les faits dans leur déroulement.

- Comme je l'ai évoqué, on a reçu un message du Marchand sur le poste-radio, disant qu'il te détenait ainsi que Jenny, qu'on devait se rendre, qu'il savait ou nous nous trouvions et dans des termes qui faisaient froid dans le dos quant à ce qu'il pouvait te faire et avait fait à Jenny et de ce qu'il nous ferait également...Le lendemain, Calvin, Clark et Ricky sont restés à l'écart, nous évitant avant que Calvin ne nous demande de nous réunir au bord du petit lac en début de soirée. On y a tous été en pensant que Calvin allait nous parler d'un plan pour te retrouver, de la marche suivre, enfin du moins c'est ce que j'avais en tête. Et c'est là que ça a commencé à dérailler...

À la place Calvin nous a dit que tout était un échec, qu'il baissait les bras, qu'il n'avait aucun plan ou quoi que se soit à nous fournir, que lui et Clark, et par extension ton frère, n'avaient fait que te suivre. Clark et Ricky ne disaient rien eux et on a un peu beaucoup prit ton frère à parti...Que ça soit Liz, Ivy et même moi, on ne pouvait pas croire ce qu'on venait d'entendre, on ne pouvait pas croire que ton frère veuille vraiment ne rien faire. Les autres aussi d'ailleurs mais eux se sont adressés à Calvin qui a essayé de calmer le jeu en nous expliquant que le Marchand et ses hommes étaient bien trop nombreux et armés, qu'il était prêt à tout pour arriver à ses fins et que ses hommes te pourchassaient toi et Ricky depuis...Je ne sais plus quel nom il a donné.

Ricky a pété un plomb, il s'est mit en colère et ça a failli en venir aux mains. Après Ivy a choppé l'arme de Samuel, elle a mit ton frère en joue, Clark a sorti une arme et il l'a pointé sur Ivy, j'avais mon arbalète en main, enfin la tienne plutôt et j'ai moi même mit Clark en joue. Pendant que les autres calmaient Ivy, Clark a fini par ranger son arme, j'en ai fait de même, James a écarté ton frère pour le calmer et le rassurer. Et ce qui n'a pas aidé non plus c'est qu'il nous a clairement dit qu'on était différent d'eux trois et de toi aussi, on est pas différents, on est tous dans la même merde...

Enfin bref, Calvin a reprit la parole une fois les choses calmées et il a continué à nous dire qu'il ne pouvait plus rien pour nous, mais qu'on ne devait pas abandonner pour autant mais que lui se séparait de nous. Qu'il allait emmener Clark et Ricky dans la ferme de Nelson, que c'était ce que tu aurais voulu qu'il fasse mais que de là bas, on pourrait garder le contact. Il nous a aussi dit qu'on ne pouvait pas rester comme ça et que l'un de nous devait devenir le chef et qu'on devait choisir immédiatement quelle personne le deviendra, nous détaillant qu'ils n'emporteraient pas grand chose que tout le reste était pour nous.

Et puis le coup de feu, la balle s'est logée en pleine poitrine de Calvin, la panique qui a suivie, un tir parfait...De ce qu'on a pu comprendre, un sniper se trouvant en forêt, on a jamais retrouvé une seule trace de lui, on a pas vraiment essayé non plus vu la peur que cela a engendré...Suite à tout ça, Clark et Ricky ont enterrés Calvin et sont partis dans la nuit, effectivement pour la fameuse ferme, le contact avec eux est limité, deux fois avec Clark par le poste-radio, il a aidé Samuel pour localiser Ivy en ville et m'a guidé pour bidouiller le poste-radio qu'il fasse relais entre la ferme et les talkies de ceux en ville et j'ai vu une fois Ricky en personne. Ton frère avait l'air d'aller bien en tout cas.


Cette dernière phrase dite, Melody se sent encore un peu plus fatiguée et si tout du long elle a cherché à observer d'éventuelles réactions sur Matthew, elle le fait encore plus là alors qu'il va forcément réagir à ce qu'elle lui a dit. Enfin peut-être vu que l'homme est plus que doué pour ne rien montrer.
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