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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

[Spécial, Z.d.C 2] Juste toi et moi - 19/02/2035
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Matthew Jefferson

Anonymous
Invité
Sam 13 Fév - 16:19
Aura t-il laisser courir son regard ? Voilà une question à laquelle elle n'aura pas de réponse, puisque à la fois heureusement et malheureusement, dépendant du point de vue et des préférences, elle n'a guère d'yeux derrière la tête. Le chasseur ne fit rien pour suggérer quoi que ce soit dans un sens ou dans l'autre car il sera resté silencieux, ne rythmant l'acharnement de Melody à se changer, ce qui ne fut certes pas une mince à faire dans son état et prit du temps, par les grattements de la lame sur l'acier. Il eut d'ailleurs largement le temps d'entailler deux des balles et la brune put remarquer qu'il n'avait pas changé d'expression, de position ou même fait mine de tourner les yeux vers elle, preuve que derrière ses airs de gros dur se trouvait un garçon bien au fait des bonnes manières.

Alors qu'il terminait d'entailler l'ultime cylindre métallique qui lui servirait, quelque soit l'usage qu’imaginait Melody ou l'objectif auquel était dédié cette balle, la jeune femme l'informait de la fin de son épreuve. Il laissa une douzaine de secondes s'écouler, achevant la dernière des entailles avant de poser la quinzième balle aux cotés des autres. Alors seulement il poussa la chaise qui racla le sol, se redressa et rangea le couteau dans son étui à sa ceinture d'un geste affirmé en se tournant vers elle, lui accordant malgré tout ce qu'il s'était passé et la difficile conversation qu'ils avaient eu, un sourire amical qui en disait long sur le fait que le chasseur avait confiance et affection pour la chasseresse, et ce n'était pas près de cesser.

« A partir de là je serais ton assistant. » Dit-il avec une certaine ironie.

Et effectivement, il avala la distance entre eux de quelques pas sereins et saisit le sac à dos de Melody, ainsi que l'arbalète dont il plaça la bandoulière à son épaule, puis fit de même en venant prendre son fusil qu'il plaça contre l'arbalète, tenant les deux bandoulières dans sa main. Il gagna après quoi l'entrée et lâcha les armes pour ouvrir la porte qui grinça quelque peu sur ses gonds. La maisonnée de bois ouverte, la chasseresse pouvait retrouver la vue enivrante et verdâtre du bois naturel depuis une hauteur plaisante. Si elle s'était évertuée à le rejoindre, elle put voir ce qu'il faisait en détail : à l'extérieur, sur sa gauche, se trouvait un grand panier d'osier et de bois rattaché à une poulie de fortune. Bien qu'il s'agissait sans aucun doute d'une construction récente et plus ou moins improvisée avec les moyens des environs, l'assemblage de cordes faisant le système et la poulie même mêlant métal et bois semblaient ingénieusement constitués, bénéficiant d'une solidité sûre.

L'ex-chef de camp en fit d'ailleurs démonstration puisqu'il entassait le sac à dos de Melody et les deux armes calées de chaque coté dans le panier avant de tester le resserrement des cordes de gestes secs.

« Voilà, comme ça l'équipement aura sa poulie et toi la tienne. » Rajoutait Matthew.

Si la jeune femme aurait pu avoir un doute sur ce que son ami sous-entendait, elle ne tarderait pas à avoir réponse quand, alors qu'il faisait descendre le panier en lâchant du lest sur la corde, il s'arrêta à mi-chemin pour se tourner vers la jeune femme et lui faire signe de main de venir contre lui. Le chasseur patientera que la brune accepte son étreinte, venant la soutenir autour de la taille d'un bras fort, ladite main sur sa hanche, tandis qu'il s'approcherait du rebord donnant directement sur le vide pour pencher le bras à l'extérieur, vers la droite cette fois et attraper une autre corde plus épaisse encore. Avec ce nouvel outil, il viendra faire le tour de leurs tailles à tous les deux et s'emploiera à faire plusieurs fois le tour grâce à la longueur somme toute conséquente de la corde pour finir par serrer un double-nœuds dans le dos de Melody.

Le long de cette manoeuvre, les deux gens se trouveraient ainsi pressés l'un contre l'autre et s'il était admissible que ce soit du goût de Melody, autant dire que bien qu'il ne la regardait pas, elle pourrait voir, particulièrement d'aussi près, qu'il n'était pas insensible à la pression de son corps contre le sien, sans oublier l'odeur féminine naturelle qui parviendrait de la jolie brune.
Dans le cas du chasseur, elle pourrait constater de près la présence de traces sur sa peau et des marques de transpiration qui, si jouait sur ses airs sauvage en apportant un certain charme puisqu'il n'en était pas à être repoussant, un bon bain ne lui ferait assurément pas de mal. Pour autant, elle pouvait ainsi contre lui et par pleine vue sur son visage, découvrir que derrière le brun de ses yeux se dissimulait, assez discrètement, un fond vert que seule la proximité révélait. Quelque chose que sans doute bien peu de personnes vivantes savaient étant donné le tempérament distant de l'homme, peut-être uniquement Ricky son frère, quelque chose qu'elle partageait à présent.

« Prête ? »

Ce simple mot n'avait pas été exprimé de façon anodine, vu la manière dont il l'avait lâché et ses yeux qu'il avait baissé vers elle avant de les détourner presque aussitôt, comme s'il était submergé d'un mal aise palpable, elle n'aurait pas de mal à certifier qu'elle en était la cause et pour le coup, aurait parfaite légitimité à penser très clairement qu'il n'était pas indifférent si elle avait eu le moindre doute encore maintenant. Cherchant à ne pas faire traîner ce moment d'étreinte perturbante pour l'ancien militaire qui visiblement avait bien plus de facilité à se jeter dans la mêlée d'un combat mortel que dans les bras d'une femme plaisante, il se penchera à nouveau pour attraper l'autre partie de la corde rattachée à une plus grande poulie et prit tout de même soin de serrer la brune autant que faire se peut contre lui pour le besoin de la manoeuvre sans faire pression sur son bras blessé, avant de se laisser basculer dans le vide.

Il fit un demi cercle dans l'air en se laissant parallèlement descendre par le lest lâché à la corde sous la cabane, terminant par se rattraper au tronc du très imposant arbre via ses bottes appuyées contre. La suite se résumerait à une descente en rappel qu'il opérerait progressivement et avec attention : autant ne pas risquer une terrible chute car il n'était pas difficile de statuer qu'une échelle aurait été plus sûre pour descendre d'une cabane en hauteur. A croire que Matthew prenait un soin excessif à se compliquer la tâche aussi bien et même moins qu'il la compliquerait à toute autre personne qui aurait des intentions non-autorisées sur la cabane.

La forêt environnante était très semblable à celle qui bordait le camp Jefferson, composant les mêmes arbres, la même verdure, les mêmes buissons, même la façon dont poussait la mousse paraissait identique. Il faudrait pas loin d'une minute dans ce contexte, mais les deux adeptes de la forêt finiraient par trouver le sol où le chasseur la libérerait de la corde et de son emprise pour s'en aller finir de faire descendre l'équipement grâce à la corde de l'autre coté de l'entrée de la fameuse cabane, qui allait également jusqu'au sol.
Melody pourrait décrire un peu plus le bois et par ses compétences avérées en la matière, définir aisément qu'il s'agissait d'un coin de forêt relativement isolé, probablement dans une parcelle profonde éloignée de toute clairière où le feuillage était épais et le passage étroit. Un endroit idéal pour dissimuler une cabane qui si elle n'était pas si haute vue d'en bas, chose logique puisqu'il fallait que l'arbre puisse supporter toute cette masse même s'il était très grand et fort, elle semblait en effet bien planquée et seul un individu ou groupe assez attentif qui découvrirait ce coin de forêt pourrait s'en rendre compte, sans parler du fait que retrouver son chemin jusqu'ici demandait des talents de chasseur avancés.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Sam 13 Fév - 17:51
Au terme de quelques secondes, Matthew se tourne vers Melody pour lui sourire dans un premier temps, ce qui bien entendu entraîne un large sourire de la part de la brune. Le style de grand sourire franc qu'elle n'a que rarement et qui fait ressortir les fossettes sur ses joues bien qu'il est sans nul doute teinté de fatigue. Mais ce qu'il ajoute ensuite la laisse perplexe alors que de son côté et comme elle l'imaginait, elle se lève, comprenant rapidement où Matthew veut en venir en le voyant se saisir du sac à dos et de l'arbalète avant qu'il ne saisisse son propre fusil. Melody en profite pour enfiler comme elle le peut sa veste sur ses épaules, la laissant ouverte avant de rejoindre non sans difficulté l'homme à l'extérieur de la cabane. Arrivant sur le seuil de la cabane au moment où il met les deux armes et le sac dans un grand panier d'osier en ajoutant une explication dont elle n'est pas certaine d'avoir bien compris la finalité. Ne commençant à en comprendre vraiment le sens qu'en voyant Matthew faire descendre le panier avant qu'il ne lui fasse signe de le rejoindre.

La brune comble la distance entre eux deux et lorsque Matthew passe son bras autour d'elle fermement, les mettant ainsi l'un contre l'autre, ce qui n'est pas du tout pour déplaire à Melody, elle se serre contre le beau brun sans demander son reste, bien que cette proximité la trouble au plus haut point, Matthew n'aura d'ailleurs aucun mal à le sentir. Cette espèce d'électricité planant dans l'air quand une personne très attirée par une autre se retrouve ainsi collée à elle, avec la manière de respirer qui change légèrement tout comme les battements de coeur. Une véritable bouffée d'envie parcoure la brune pendant que l'homme s'occupe de la corde. Et même si Matthew est concentré sur ce qu'il fait, Melody ne peut que ressentir la manière dont l'homme réagit au delà de ses mouvements, pour lui aussi cette proximité entraîne une réaction à l'intérieur de son être et qui se ressent facilement. Une attirance réciproque sans aucun doute possible. Levant ses yeux sur le visage de l'homme, la brune se perd dans la contemplation des yeux de Matthew. D'être aussi proche de lui, lui donne la possibilité de voir du vert se balader dans les yeux bruns de Matthew, ce qui la fait sourire de nouveau alors qu'elle a l'impression de voir son propre regard aux couleurs inversées. Des yeux émeraudes avec quelques traces de marron, noisettes clair même, quand on les regarde de très près.

L'espace de quelques secondes, il la regarde, lui demandant si elle est prête avant de détourner le regard. Un temps de latence se fait pour la brune avant qu'elle ne hoche la tête pour dire oui, elle a une pleine confiance en Matthew mais cela ne l'empêche pas d'avoir une certaine appréhension vis à vis de ce qui va suivre. C'est peut-être quelque chose d'habituel pour l'homme, cette manière de descendre d'une cabane mais pas du tout pour elle, une première dans le genre. Appréhension qui fait qu'elle ferme les yeux et vient poser son front et tout son visage également contre le torse de Matthew en se blottissant un peu plus dans ses bras, enfin s'il était possible de faire encore plus collé à lui qu'elle ne l'était déjà. Laissant ainsi la descente se faire sans qu'elle ne regarde comment il s'y prend, les sensations lui suffisant amplement comme ça.

Ce n'est qu'une fois les deux pieds sur le sol, qu'elle rouvre les yeux, reportant naturellement son regard sur Matthew le temps qu'il défasse la corde et son emprise sur elle. Bien que pour cette dernière, il aurait pu sans problèmes la faire durer encore un peu, quoi que du coup elle n'aurait pas résisté à l'envie, la tenaillant, de se hisser sur la pointe des pieds pour venir l'embrasser. C'est peut-être mieux ainsi pour le moment ou peut-être pas, elle ne saurait trop le dire si elle en venait à penser à cela. Ne s'intéressant à la forêt environnante qu'au moment où Matthew s'écarte pour aller s'occuper du panier et leurs affaires.

Inspirant à pleins poumons l'air frais du sous bois, au passage cela ne pourra que lui remettre les idées en place, avant d'observer les lieux en détails. Notant mentalement chaque arbre qu'elle peut voir autour d'elle, la disposition des buissons, d'éventuels rochers, lui donnant la conviction intime que ce bout de forêt est éloigné, isolé à l'écart de tout et que trouver la cabane ne doit pas être facile. À vrai dire même avec les connaissances forestières qu'elle a, elle n'est pas certaine qu'elle pourrait y parvenir. Se tournant pour lever le nez vers la cabane, elle essaye d'estimer la hauteur de l'arbre, vu le tronc massif qu'il arbore il doit surplomber les autres arbres du coin. Et du coup lui donner un indice visuel pour aider à la localisation de la cabane. La brune regarde également en l'air pour avoir une idée de l'orientation générale des lieux grâce à la lumière du jour et celle du soleil puis sur le sol, les ombres qui se font ou non toujours dans cette optique de repérage.

Toute son observation allant bien au delà du fait de pouvoir localiser ou non la cabane, c'est une deuxième nature chez elle de chercher à se repérer absolument en forêt. Sur ce qu'elle considère comme son terrain de jeu naturel même dans un sous bois qu'elle ne reconnait pas et même si elle est loin de SA forêt écossaise. Si bien qu'il n'y a pas forcément que sa vue pour lui apporter des détails mais également son odorat et son ouïe.

Matthew Jefferson

Anonymous
Invité
Mar 16 Fév - 1:48
Le panier descendu, Matthew put en récupérer d'abord le grand sac à dos qu'il posa directement au sol, plongeant la main à l'intérieur avant d'en sortir le pistolet P226 de la brune qui y était demeuré, se redressant debout en ôtant la sécurité et veillant à charger l'arme avant de revenir vers elle et lui tendre.

« Prends-la, tu es peut-être blessée mais c'est mieux que rien et il faut que tu sois capable de te défendre, qui sait ce qui se balade entre ici et là-bas. »

Il patientera que la brune prenne l'arme - ou la refuse, c'était une possibilité et auquel cas il la rangerait sans insister dans le sac - pour retourner jusqu'à l'équipement et fermer le sac de Melody avant de le hisser dans son propre dos. Faisant passer ses bras pour tirer sur les attaches afin de le serrer, il ne traîna pas à récupérer après quoi son fusil sniper dont il fit passer la bandoulière par-dessus les attaches du sac dans le but de le placer contre, bénéficiant du fait que le conteneur soit loin d'être plein pour pouvoir installer son arme sans trop de gêne. Ceci accompli, il ne restait plus qu'à saisir l'arbalète qu'il posa d'abord sur le sol pour garder les mains libres.

Son entreprise suivante fut de hisser le panier jusqu'à la cabane, à son emplacement initial, de même pour le cordage servant à y grimper et enroula les deux cordes restantes reliant les deux poulies entre elles avant de les glisser entre les feuillages, leur faisant longer le tronc d'arbre pour planquer le reste dans un buisson niché au pied de l'arbre en question. Bien que le cordage soit perceptible pour un individu attentionné, le tout était suffisamment dissimulé pour augmenter les chances de protéger la cabane de tout autre visiteur. Le chasseur se pencha à terme pour prendre l'arbalète à deux mains et le duo put ainsi prendre la route.

Le chemin n'avait en soi rien de spécial : de la forêt, encore de la forêt et toujours de la forêt, la progression se fit sur une dizaine de minutes durant lesquelles Matthew demeura auprès de Melody, certes devant pour assurer sa place de protecteur mais en veillant à rester tout près d'elle au cas où la situation le nécessiterait et pour cela, il jetait de temps à autre un coup d'oeil à la progression de sa camarade. Dans d'autres circonstances, sans doute auraient-ils évolué rapidement d'égal à égal et arme à la main en se soutenant mutuellement mais avec les blessures éprouvantes de Melody, impactant certainement son mental comme son physique, celle-ci ne pouvait être que ralentie et beaucoup plus vulnérable.

Certes, elle restait assurément capable de se repérer et gardait ses compétences, mais la situation était bien différente et il était alors du devoir de l'homme du duo de veiller sur sa partenaire. Sa démarche était d'ailleurs aisée, tranquille et chaque pas était attentivement placé sur le sol terreux et encombré de branches mortes, de feuilles, d'herbes et de glands. C'est au bout de ces dix minutes de parcours dans un calme surprenant - qui les mena à traverser une grande clairière par ailleurs, tandis qu'ils s'approchaient de la sortie de la forêt, qu'un couinement vint interrompre le silence forestier rythmé par le souffle du vent. Matthew s'arrêta immédiatement et ses sens en éveil eurent le réflexe de pousser son regard dans la direction d'où provenait le couinement en question, comme si le chasseur disposait d'un radar qu'il avait mit sur marche et qui avait détecté le son nouveau avant même qu'il ne s'éloigne.

D'un geste il fit signe de main à Melody de s'arrêter et s'intéressa à la provenance de ce couinement, qui se répéta à trois reprises, révélant une présence animale probablement féline ou canine. Jetant des coups d'oeil à droite et à gauche, l'arbalète tenue par le manche en main droite, il porta sans regarder sa main gauche libre au poignet de Melody et sans besoin de le saisir, par un simple touché, l'incita à demeurer à proximité tandis qu'il s'avançait en direction des fameux couinements.
Le chasseur se fraya un chemin parmi quelques arbres accolés et branchages encombrants, débouchant sur un cercle d'arbres plus fins au centre desquels tout un tas de buissons encastrés les uns sur les autres avaient élus domicile. C'est là qu'ils purent voir l'origine du couinement : un loup, ou plutôt un bébé loup. Pas n'importe quelle espèce qui plus est, il s'agissait sans le moindre doute d'un petit loup rouge de quelques mois tout au plus, planqué dans les buissons et vraisemblablement perdu. Cela se voyait facilement à sa mine triste, ses petits yeux pleureurs et sa façon de s'isoler craintivement.

En découvrant le fin mot de l'histoire, Matthew quitta sa posture de chasse synthétisée en une approche furtive et cambrée pour se redresser droitement, scrutant la bête en mouvant la mâchoire avec désinvolture car il l'observa en silence quelques instants. Le bébé loup lui, n'osait guère trop bouger de sa cachette, même s'il avait perçu la présence des deux êtres humains, se contentant de couiner un peu plus en requérant, par pur désespoir, l'aide de tout à chacun apte et généreux à lui offrir.

« Il est tout jeune, encore un qui a du se perdre en voulant fuir des rôdeurs, à moins que sa mère ne se soit fait tuer, c'est le troisième que je vois en deux semaines. Il a l'air maigre mais tu devrais pouvoir en tirer assez de viande pour le repas de ce soir, avec de la soupe ça plaira aux gens du camp. »

Sans sourciller et ne prêtant qu'un bref regard à la brune, il saisit l'arbalète de sa deuxième main et la brandit devant lui, calant la crosse sur son épaule et plaçant la pointe du carreau dans l'axe de son oeil droit, se préparant à l'abattre d'un tir mortel et expéditif.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Mar 16 Fév - 13:59
Matthew la ramène à la réalité du moment en lui tendant le Sig sauer qu'elle est persuadée avoir lâché l'autre soir ainsi le beau brun l'a trouvée et ramassée. C'est bête à dire mais cela fait plaisir à Melody même si derrière cela il n'y a rien de plus à y voir qu'un ramassage d'arme obligatoire par les temps qui courent. La brune hésite quelques secondes à la prendre, elle est gauchère et vu l'état de son bras gauche, elle ne pourrait s'en servir que de la droite ce qui au niveau précision amoindri ses chances de viser juste. Sans parler du recul de l'arme qui sans être énorme peut suffire à la foutre par terre. Ce qui fait que ce n'est pas vraiment une bonne idée, elle hoche la tête pour dire à Matthew qu'elle n'en veut pas, tout en lui précisant pourquoi.

- Trop de recul et je suis gauchère. Et puis tu es là, il ne peut donc rien m'arriver mais si tu tiens à ce que je puisses me défendre...

Au lieu de terminer sa phrase, elle approche de l'homme pour fouiller un bref instant dans son sac  qu'il tient et en sortir ses couteaux à lancer. Elle n'aura pas forcément plus de chances de viser juste avec sa main droite mais au moins il n'y a aucun recul pour la foutre à terre. Laissant Matthew s'occuper du sac, des deux armes, de son panier et de ses cordes, elle en profite pour regarder ses couteaux, essayant tant bien que mal de le faire d'une seule main, devant s'accroupir pour pouvoir ouvrir la pochette avant de la prendre pour la mettre dans la poche de sa veste. Mettant la pochette de manière à pouvoir accéder rapidement aux couteaux ce qui sera facilité par le fait qu'elle prend la plus grande des trois lames dans sa main, la tenant déjà de manière à pouvoir la lancer en moins de deux.


Leur progression en forêt est un moment de grande frustration pour la brune, non seulement elle avance bien plus lentement qu'en temps normal mais de manière presque hasardeuse. Matthew se tenant légèrement devant, il ne remarquera pas peut-être pas l'expression qu'elle en a alors qu'elle fait tout ce qui lui est possible pour ne pas ralentir l'homme outre mesure. Se retrouvant obligée à devoir se concentrer pour évoluer sans faire de bruit ou plutôt sans en faire trop, se focalisant sur les pas de Matthew pour poser ses pieds ce qui ne l'empêche pas de faire craquer une petite branche ou un gland sous ses pas. Et dire que le duo devrait progresser côte à côte avec leurs armes respectives, elle pouvant se fier à l'instinct et aux talents de Matthew et lui pouvant se fier à elle pour les mêmes raisons, être complémentaire. Ce qu'ils avaient commencé à être lors de leurs sorties en forêt et avant que Matthew ne soit enlevé. Melody se prend de plein fouet ce qu'elle avait furtivement pensé plus tôt, elle est un poids pour Matthew et il n'a pas besoin de cela. Elle en aurait presque les larmes aux yeux de cette constatation, un simple regard vers lui et elle cherche à se reprendre, elle ne peut pas craquer, elle doit être forte pour lui, pour elle...pour eux.

Son putain d'état physique qui lui fait entendre, et avec quelques secondes de retard sur Matthew, un couinement animal alors qu'ils ont presque traversé la clairière. Elle met un peu de temps avant de localiser la direction du bruit, se stoppant à côté de l'homme quand il lui fait signe. Restant elle aussi à écouter la répétition des couinements, elle sent Matthew lui frôler le poignet droit, un simple contact pour lui signifier qu'elle doit rester près de lui mais un peu derrière. De toute manière, elle n'a aucune envie de s'éloigner de lui, cela n'est donc pas difficile pour elle, en théorie, de le laisser passer devant puis de le suivre, s'évertuant à rester aussi proche que possible de lui ce qui lui demande un nouvel effort alors qu'elle va moins vite que lui.

Les deux chasseurs débouchent rapidement sur une éclaircie au milieu de laquelle se tiennent des buissons, elle se met à la hauteur de Matthew pour observer elle aussi les lieux et découvrir à moitié caché sous un buisson un petit loup rouge. La brune se met à sourire en le voyant, c'est non seulement un bébé d'à peine quelques mois qu'elle a sous les yeux mais un loup rouge, des animaux qui étaient déjà en voie d'extinction avant l'apocalypse. Elle le sait parfaitement pour les avoir étudiés mais aussi avoir fait une ou deux actions visant à leur protection quand elle n'était encore qu'une adolescente. Et en même temps qu'elle sourit, elle est triste pour ce petit et l'état dans lequel il se trouve, tout comme le fait de ne pas se sauver lui fait dire qu'il a perdu sa mère et sans doute ses frères et soeurs. Prise par son observation, elle reste figée quand elle entend Matthew lui parler mais surtout ce qu'il lui dit et le temps qu'elle réagisse le beau brun est déjà prêt à tuer le bébé loup.

- Non !

Ce simple mot dit sur un ton glacial, presque comme un ordre et qui contraste donc grandement avec ce que Melody a montré d'elle jusque là à Matthew. Elle est furieuse, choquée, scandalisée que l'homme veuille faire cela et ne voit en ce splendide animal que de la bouffe sur pattes, un simple regard vers elle et Matthew en aura la confirmation, elle ne le laissera pas faire. La brune accepte qu'il ait tué des hommes dont Calvin et de la manière dont il l'a fait mais elle n'accepte pas qu'il veuille tuer un bébé loup. Paradoxal ? Oui sans doute mais elle est comme ça. Dans le même temps, elle se retourne sur Matthew avant d'ajouter.

- C'est un bébé, Matthew ! Qui plus est un bébé loup rouge, tu as une idée de combien il en reste de sa race ? Ils étaient moins de quatre cent avant tout ce bordel, imagine depuis. Il est hors de question que je te laisse le tuer et participer à une extinction d'espèce ! Tu fais ce que tu veux quand tu es tout seul mais pas avec moi !


Ses yeux émeraudes posés sur Matthew, un air déterminé sur le visage pendant qu'elle a parlé avant qu'elle ne se rende compte qu'elle est injuste avec lui, elle le savait déjà qu'ils n'ont pas la même vision des animaux. La brune a déjà pu le voir à l'oeuvre quand ils sortaient en forêt tout les deux, jamais aucun temps d'hésitation avant de tirer sur un animal contrairement à elle. Elle secoue la tête avant de reprendre rapidement la parole, le ton de sa voix redevenant plus doux avec l'homme.

- On est des chasseurs tout les deux et je suis pas trop mauvaise mais ça me fait toujours mal au coeur quand je dois tuer un animal même si je n'ai pas d'autres solutions. Alors pas lui, pas comme ça s'il te plait et puis regarde le, il a perdu sa mère, sa meute et tout ce qui comptait pour lui, il attend qu'on l'aide. Et je vais l'aider, je le prend avec nous et je vais l'élever, lui apprendre à chasser et à me défendre.

Pour Melody, il est tellement clair qu'elle ne cédera pas d'un pouce à Matthew, qu'elle se détourne de lui avant de s'approcher de la cachette du bébé loup en mettant son couteau à lancer qu'elle avait en main, dans sa poche. Devant les buissons, elle s'accroupit avant de se mettre à genoux et de tendre sa main droite vers le petit, l'appelant à voix basse tout en modulant sa voix, mettant de la joie dans son ton pour encourager l'animal à sortir de là et à venir la rejoindre. Timidement et craintivement l'animal redresse les oreilles et penche la tête de droite à gauche avant de rabaisser ses oreilles en arrière. Gardant la queue entre les pattes tout le temps, le bébé loup fini par faire un pas puis deux vers la brune qui continue à l'encourager de la voix, lui disant qu'il est beau, qu'il n'a pas à avoir peur, qu'ils ne lui feront aucun mal.

Le bébé progresse lentement jusqu'à finir devant les genoux de Melody, elle pose alors la main sur le pelage de l'animal, il se tend mais n'esquisse aucun mouvement arrière. Doucement elle le ramène contre elle et l'entoure de son bras valide, continuant à le caresser et lui parler à voix basse pour le mettre en confiance et quand enfin le loup se détend, elle le prend dans ses bras et le soulève avant de se relever. Finissant par faire demi-tour, son regard revient se poser sur Matthew et elle revient vers lui tout en expliquant au petit loup qu'il ne doit pas avoir peur du beau brun, disant au bébé comment l'homme se nomme. Ce n'est que devant Matthew qu'elle s'arrête et qu'un sourire revient sur son visage.

- Il ne reste plus qu'à lui trouver un nom. Une idée de comment on l'appelle ?

Oui oui elle est bien entrain de demander au chasseur de l'aider à nommer l'animal alors qu'il a peut-être toujours envie de le tuer pour le bouffer.

Matthew Jefferson

Anonymous
Invité
Mer 17 Fév - 23:51
Surpris par la réaction de Melody, le chasseur stoppa son acte un instant avant le tir irréparable et tourna un regard étonné vers elle, marquant un temps durant lequel il parut presque désabusé avant de lentement baisser l'arbalète.

Subissant l'impulsion de Melody, il la regardait, ainsi proche d'elle et faisant une certaine taille de plus qu'il devait baisser les yeux vers elle, il resta silencieux en écoutant ses mots mais son visage demeurait fermé. Il pensait, c'était certain, mais à quoi ? Pourtant, quand elle eut changé de ton pour présenter ses idées d'une autre façon, il ne changea pas d'expression, ou d'absence d'expression pour autant et laissa le temps suspendu l'espace de quelques instants avant de finalement plonger les yeux vers le sol à la droite de Melody, songeant brièvement pour faire une moue légère et acquiescer d'un simple :

« Comme tu voudras. »

Son ton avait été léger, tranquille et finalement, son visage fermé n'avait caché aucune gêne ou désagrément par rapport à ce que lui avait dit la jolie brune, sur un ton ou un autre, l'ex-leader semblait comprendre sa pensée, sans vraiment donner le sentiment d'y adhérer. Il serait même plus juste de penser qu'il n'y était aucunement sensible mais allait dans son sens pour lui faire plaisir. Ce faisant, il garda l'arbalète pointée vers le sol le long de sa jambe en suivant la chasseresse samaritaine du regard tandis qu'elle rejoignait le jeune loup pour faire connaissance.

La laissant faire en silence et ponctuant son attente de regards attentifs sur les alentours, constamment à l'affût, il fit même un tour sur lui-même, prenant son temps et c'est au moment de revenir dans la direction de la belle et la bête qu'il fut interpellé par la belle. A sa question, il resta figé à la fixer de ses yeux sombres derrière ses mèches en pagaille d'une chevelure tombant toujours aussi sauvagement en cascade sur ses épaules, à croire qu'il était tant éloigné du relationnel avec les animaux et la problématique de leur survie qu'à un simple nom à trouver, il ne savait pas quoi répondre.

« Tu veux que moi je te donne une idée de nom ? » Demanda t-il en s'indiquant d'un vague index redressé et aussitôt relâché.

Bien sûr c'était une question rhétorique mais c'était davantage la question d'origine qui le laissait sans réponse, se grattant les dents du haut contre celles du bas dans un mouvement de mâchoire hésitant, avant de lâcher avec le moins de conviction du monde :

« Je ne sais pas, Croc-blanc, Croc-rouge, Croc-vert-pistache, tu n'auras qu'à choisir la couleur que tu veux tant que l'on ne traîne pas ici. C'est restreint, encombré, des rôdeurs pourraient nous surprendre et qui sait ce qui se balade dans la forêt sans être déjà mort. »

Il ponctua son propos en observant de nouveau les alentours avec intérêt, patientant finalement que la jeune femme se décide à reprendre le voyage, avec ou sans son nouveau compagnon pour qui, disons-le, le chasseur n'accordait plus d'intérêt depuis que le projet d'en faire un bon repas avait été abandonné.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Jeu 18 Fév - 1:16
Du coin de l'oeil, Melody avait perçu le moindre mouvement de Matthew même si elle semblait ne pas s'en intéresser. Ce qui était faux de toute manière disons, qu'elle savait juste que le beau brun ne resterait pas en place à la regarder approcher du bébé loup et puis n'avait-il pas déjà baissé l'arbalète ? Ce qui au passage lui avait plaisir mais plus encore les trois mots qu'il a eu pour signifier qu'il ne discute pas plus que cela, à croire que c'est lui qui voulait lui faire plaisir. Par contre son attitude et son air, alors qu'elle se retourne vers lui pour lui montrer le loup et lui demander de l'aide pour le nom, la font sourire encore plus, voir Matthew ainsi figé ça vaut tout les trésors du monde. Et surtout quelle différence entre eux alors qu'en cet instant Melody en a presque retrouvé une certaine insouciance en tout cas la joie de vivre est bien présente sur son visage et dans ses yeux. À la question de Matthew, elle hoche la tête pour confirmer qu'elle vient bel et bien de lui demander de nommer le bébé loup et cela même si elle sait qu'elle n'a pas besoin de le faire.

Non vraiment les expressions de Matthew à cet instant précis sont un pur bonheur pour la brune qui s'en mord la lèvre pour ne pas rire réellement surtout au moment ou il desserre les mâchoires pour lui donner une réponse. À l'écoute des noms qu'il lui donne, du bout des doigts, elle vient soulever une babine du bébé loup avant de le regarder un instant, Croc-blanc, ça lui ira parfaitement. Oui c'est un loup rouge mais justement ses crocs sont d'un blanc immaculé, signe aussi qu'il n'a pas encore commencé à chasser de par lui même et qu'il devait compter sur sa mère pour cela. Bien que ce moment de bonheur chez la brune ne dure pas plus que la fin de la phrase de Matthew qui la ramène dans la réalité qui est la leur maintenant. Ce qui n'empêche pas Melody d'avoir encore un certain entrain, bien moindre que si elle n'était pas blessé mais bien présent malgré tout.

- Croc-blanc alors et merci Matthew !

Merci pour quoi ? Pour le nom oui, c'est con à dire mais une part d'elle tenait vraiment à ce que cela soit Matthew qui nomme l'animal mais aussi merci parce qu'il n'a pas été au bout de son geste, qu'il n'a pas tué cette pauvre petite boule de poil. D'ailleurs, l'homme n'a pas le droit qu'à un remerciement oral, Melody comble la courte distance entre eux et profitant de cet instant plein d'entrain, elle se hisse sur la pointe des pieds pour venir voler un bref baiser à Matthew. Juste le temps de leurs lèvres l'une contre l'autre. Enfin s'il ne se recule pas bien entendu. Qu'il se recule ou non Melody reviendra rapidement les pieds posés à plat sur le sol tout en baissant le regard.

- Excuse moi.

La belle brune n'est pas du tout désolée à vrai dire et nul doute que cela doit se ressentir dans son attitude. Après tout c'est quelque chose qu'une part d'elle même a envie depuis longtemps même si elle ne voulait pas se l'avouer mais trop tard c'est fait. Le petit loup de son côté n'a pas vraiment apprécié le mouvement que la brune a eu en le faisant savoir en se dandinant comme il le peut dans les bras de Melody. Elle calme le loup d'une caresse et rafermi sa prise sur lui avant d'oser reporter son regard émeraude sur Matthew après l'avoir quitté pendant une seconde ou deux et de lâcher à demie voix.

- On peut y aller oui.

Bien sûr qu'elle est prête à repartir et à reprendre leur progression dans la forêt, laissant à nouveau Matthew lui montrer la route.

Matthew Jefferson

Anonymous
Invité
Jeu 18 Fév - 14:22
Était-il nécessaire de préciser qu'il se montrait à nouveau surpris quand elle le remercia pour le nom ? Lui qui avait été clairement ironique vint scruter la brune avec curiosité. Son regard en réflexion se posa ensuite sur le bébé loup en l'observant ainsi tenu sous le bras de Melody sans se débattre d'aucune façon, puis vers les alentours une troisième fois. Il était si concentré à prêter méfiance à tout ce qui était extérieur à eux qu'il n'avait pas fait attention à Melody qui s'était approchée, preuve étant qu'il était en confiance, pour venir faire quelque chose de plus inattendu encore que de choisir un nom : l'embrasser.

Bien qu'il aurait pu reculer, il n'eut qu'un léger mouvement de tête déconcerté en arrière et ne put échapper à ce contact humide des lèvres de la chasseresse, que subit le chasseur sans avoir le temps d'y répondre qu'elle y mettait fin, prit à la sauvette, mais sans qu'il ne se soit dérobé pour autant. Elle revint sur ses pieds, faisant mine de regarder ailleurs en s'excusant et finalement acquiesça à sa demande précédente avec cette satisfaction purement féminine. Tout du long de cette scénette, il resta figé à la fixer, à croire que tout ce qui avait attrait au relationnel le laissait démuni. En seule réponse, il opina du chef en tirant un sourire en coin et tourna les talons pour reprendre la marche, donnant dos à la jolie brune.

C'est là alors, qu'il fit disparaître son sourire forcé pour laisser place à une autre expression, illustrée par des yeux presque de chien battu et une grise mine : la tristesse. Elle l'avait envahi rapidement et il ne put rien y faire qu'en être submergé, la tristesse qui l'accablait en cet instant où Melody ne pouvait voir son visage lui compressait le coeur comme il serrait la crosse de l'arbalète, marchant et regardant droit devant lui comme si un malaise le prenait, quelque chose que Melody pourrait légitimement penser être lié à ce qu'elle avait fait, même si cela n'en était pas la vrai cause.
La peine, de ce que la jeune femme n'imaginait pas tandis qu'il en avait pleine conscience le contraignait à continuer à regarder devant lui sans plus jeter de regard en arrière, poursuivant en silence le voyage à travers la forêt dont ils sortirent un certain nombre de minutes plus tard pour déboucher sur la plaine, reconnaissable puisqu'elle était identique d'une forêt à l'autre. Sur la droite et donc le nord, se dressait la ville et particulièrement la vaste propriété du Codgell Hospital.

Matthew ne traîna pas à éloigner Melody de ce lieu qu'il avait toujours indiqué, ce qui se retrouvait marqué clairement sur les cartes laissées aux survivants, comme particulièrement dangereux. Après un temps plus court que ce qu'avait nécessité la forêt pour la traverser, ils arrivèrent aux abords du secteur A qu'ils avaient pu contempler longtemps avant, donnant le sentiment que cette zone résidentielle était marginalisée à la ville et plantée au milieu de nulle part. C'est en arrivant à l'entrée du secteur, après avoir longé la plaine en diagonale pour se retrouver à l’extrémité sud-est, que l'aîné Jefferson se décida à faire halte.

« C'est de ce coté. » Dit-il en se tournant vers Melody pour capter son attention, ayant retrouvé une expression fermée, il alla indiqué l'opposé sud-ouest de l'arbalète à travers les quelques grandes maisons dont les terrains étaient coupés par une route faisant intersection non loin et menant dans la direction que le chasseur indiquait. « Samuel a conduit le groupe dans une propriété en bordure, tu n'auras qu'à suivre la route et tu tomberas dessus, une maison avec un étage, un bâtiment annexe et un garage coté route. D'après mon "partenaire" on voit facilement la Chevy Spark qui était au camp et qui planque la caravane entre la maison et le garage. Tu devrais t'y retrouver. »

Rabaissant l'arbalète, il s'approcha de Melody et posa l'arme debout en appui sur sa propre jambe, s'employant à retirer d'abord son fusil pour le laisser tomber à coté, puis le grand sac à dos de la chasseresse qu'il garda en main, tout en reprenant d'un ton amical et affectueux.

« Je vais devoir te laisser ici, mais ne t'en fais pas, je vais rester à proximité jusqu'à ce que tu sois arrivée au camp et en sécurité, planqué pour que personne ne puisse me voir. J'ai été heureux de te revoir Melody. »

Cette fois, le sourire qu'il lui adressa, bien qu'aux lèvres fermées et sans extravagance, laissant planer sa mélancolie et des soupçons de sa lourde tristesse étendue à tant de choses qui constituaient un poids harassant sur ses épaules, était non moins sincère, ses yeux sombres venant agripper l'émeraude des siens, ainsi face à elle.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Jeu 18 Fév - 15:34
Le beau brun ne s'était pas reculé au contact qu'elle a provoqué et si elle ne lui a pas laissé le temps d'y réagir, il ne cherche pas non plus à renouveler le baiser. Dualité purement féminine, une partie d'elle s'en offusque pourtant elle n'a pas rêvé, un peu plus tôt quand ils étaient collés l'un à l'autre, Matthew était clairement attiré par elle. Alors que l'autre partie, d'elle même, comprend parfaitement qu'il ne le fasse pas, ce n'est nullement l'endroit ou le moment pour ce genre de chose. Presque aussitôt il lui tourne le dos pour reprendre leur route, elle embraye derrière lui pour se caler sur les pas de l'homme restant un peu en retrait pendant leur progression.

Sauf que cette fois-ci, Matthew ne lui accorde aucun regard, restant les yeux braqués devant lui avec un silence bien pesant entre les deux chasseurs. Est-ce la manière dont il se tient ou autre chose mais la brune sent un malaise certain en provenance de Matthew et qui intervient juste après ce baiser voler. De quoi la rendre mal elle aussi puisqu'elle lie les deux choses ensemble sauf qu'elle ne comprend pas du tout ce qui se passe et ce que peut ressentir Matthew mais surtout pourquoi. Elle a pourtant rien fait de mal enfin peut-être que si mais ce n'est certainement pas ce qu'elle voulait, toujours est-il qu'elle se sent coupable. Sans doute est-ce qui l'empêche, en plus de son état physique, de se porter à la hauteur de l'homme pour...elle ne sait quoi en fait, lui parler ? Essayer de comprendre ce qu'il y a, ce qu'elle a fait de mal et s'excuser, ce qui pourrait aggraver les choses.

Autant dire qu'elle peine à suivre le rythme de Matthew encore un peu plus que lors de leur départ de la cabane, son état physique ne s'arrange pas, ses pensées s'en mêlent et puis elle a toujours le bébé loup contre elle et même s'il est léger, il reste un poids malgré tout. Ils débouchent sur la plaine, la brune regarde les alentours pour voir la ville sur sa droite mais aussi l’hôpital dont il ne faut surtout pas s'approcher. Et si d'un côté elle sait maintenant qu'ils viennent de la seconde Zone de chasse, l'appréhension d'être trop près de cette zone ultra dangereuse lui fait avoir une petite moue. Matthew se dépêchant de les éloigner de là pour traverser la plaine et rejoindre le secteur A qui se déroule sous leurs regards.

Le regard rivé sur le sol, elle met quelques secondes à relever ses yeux émeraudes sur Matthew quand enfin il lui adresse la parole. Le laissant terminer son explication et approcher d'elle, elle commence par se baisser pour poser la boule de poil au sol. Ce dernier se collant à la jambe de la brune alors qu'elle se redresse et relève le nez vers Matthew, la tristesse continuant d'envahir son regard vert. Un mélange entre ce qu'il vient de se passer et la pensée de quitter l'homme. Elle esquisse un sourire maladroit en retour de celui qu'il lui fait.

- Je vois quelle maison il a choisi oui. Heureuse aussi Matthew, j'espère que...

À sa propre tristesse s'ajoute celle qu'elle lit dans le regard du beau brun et elle a beau vouloir se montrer forte et ne jamais rien laisser paraître elle est sensible et empathique sans doute trop. Une des raisons, avec la méfiance, qui la pousse à se tenir éloigner des autres êtres humains. La brune sent son chagrin manquer de déborder en la faisant pleurer, faisant alors la seule chose dont elle est capable à cet instant, de nouveau elle comble la courte distance entre Matthew et elle et vient enlacer l'homme de son bras valide en le glissant le long de ses côtes avant que sa main ne termine dans son dos.

- Prend soin de toi surtout.

Et puis de toute manière pourquoi essayerait-elle de cacher l'affection qu'elle porte à Matthew, cela serait ridicule de le faire avec la seule personne en qui elle a pleinement confiance.

Matthew Jefferson

Anonymous
Invité
Ven 19 Fév - 0:39
Matthew n'avait jamais été un homme tactile ou d'affection illustrée, cela avait été maintes fois vu et dit, ainsi que Melody l'avait rencontré la toute première fois dans la forêt où il était resté froid à l'étreinte affectueuse de Jennifer, aujourd'hui encore il était resté presque de marbre au baiser de la jolie brune qui pourtant ne le laissait pas indifférent. Bien qu'il n'ai jamais été question d'un homme sans émotions ou vraiment antipathique, il semblait incapable de faire mieux que quelques mots volés dans ce sens. C'était ainsi qu'il était fait, et pourtant, du moins tout à chacun aura pu le penser jusqu'ici mais en cet instant, il montra quelque chose d'autre.

Quand Melody, après avoir posé sa boule de poils s'était approchée pour le prendre dans ses bras, il fit quelque chose de surprenant : y répondre, franchement. L'enlaçant à son tour d'un bras, non par égalité mesquine avec elle mais parce qu'il tenait le sac à dos de la chasseresse dans la main droite, il vint cependant serrer l'étreinte de lui même en passant son bras libre dans le dos de Melody, posant la main sur sa hanche et son visage lui, vint accoler en se penchant sa joue contre la tête de la jeune femme, laissant ses mèches brunies et en pagaille venir se mêler à sa chevelure ondulée. Faisant durer le moment, il répondait à sa dernière phrase d'un ton presque léger pour l'occasion.

« J'essaierais mademoiselle. »

Elle put sentir son torse, situé alors au-dessus de sa poitrine et près de son visage pressé contre lui, se bomber tandis qu'il prenait une longue et difficile inspiration. Pour Melody, ce ne devait pas tellement être confortable de se serrer contre cet attirail de guerre, mais malgré tout les sentiments étaient présents, de façon palpable à travers cet acte sincère. Après des secondes qui purent paraître tellement longs, il finit par se détacher, brisant à contre-coeur ce contact pour expirer d'un souffle peiné.
Il restait néanmoins tout près d'elle et, se passant la langue sur les lèvres légèrement, prenait à peine son bras blessé pour venir faire passer l'une des lanières du sac sans la gêner ou lui faire mal, venant l'installer sur son épaule. Il put ensuite facilement l'aider à faire passer la seconde à son épaule droite pour que le sac à dos soit confortablement positionné, s'employant lui-même à resserrer les lanières sur la jeune femme autrement et naturellement moins constituée que la carrure épaisse de Mathew doublée d'une combinaison tactique grossissant sa stature.

« Quoi qu'il se passe, quoi que l'on te dise dans les prochains jours... » avait-il reprit d'un ton bien plus sérieux et affirmé en terminant la manoeuvre, sa voix grave y ajoutant une note dramatique, venant fixer les yeux de la brune dans leurs blancs à cette presque inexistante distance en gardant tenue les lanières du sac à dos que portait Melody de chaque main.

« Tu es toi, tu es Melody Campbell et rien ne changera jamais ça, rien. Ni pour toi, ni pour ces gens qui sont dans le groupe et qui méritent d'être considérés en tant que tel. Je t'ai dis d'être méfiante, de ne pas faire confiance, tu m'as montré que j'avais tort. S'il y a bien un traître, on le trouvera, mais tu ne peux plus compter que sur eux et sur le groupe de Nelson. Nous sommes une communauté, dispatchée, forcée que ses membres s'entendent par concours de circonstance, sans doute que certains sont loin d'être inoffensifs. Mais au final, hormis eux, le reste du monde est assurément hostile, nous ne pourrons pas survivre à tout ce qu'il se passe les uns sans les autres. »

Ce qu'il voulait dire, dit, il attrapa l'arbalète à son pied et vint lui glisser du coté de l'épaule valide en passant la bandoulière sous la lanière du sac pour qu'elle ne soit pas obligée de la tenir, ce qui lui permettrait de récupérer le jeune loup.

« Prends soin de toi aussi. Si tu as besoin de moi, tu sais à qui t'adresser, je ne serais pas loin. »

Le chasseur termina par ramasser son fusil tout en lui parlant, le portant pour l'installer en dernier dans son propre dos, puis marqua un temps en contemplant la jeune femme, esquissant un sourire quelque peu crispé, mais néanmoins doux en lui prenant la main droite.

« A bientôt Melody. »

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Ven 19 Fév - 2:01
Une demie seconde après avoir enlacé Matthew, Melody s'attendait à ce qu'il la repousse plus ou moins gentiment surtout après le passage du baiser mais il n'en fait rien bien au contraire même. Surprise qu'il l'enlace, oui elle l'est réellement du coup et encore un peu plus alors que l'homme pose sa tête ainsi contre elle si bien qu'elle en ferme les yeux et que sa respiration marque un bref temps de suspension avant de reprendre. Perdue également qu'il le fasse justement à cause de ce qu'il s'est passé en forêt juste avant, elle ne comprend plus rien. Oh bien sûr qu'elle en profite et qu'elle a envie que ce moment ne se stoppe pas même si elle perçoit la gêne provoquée par la tenue qu'il porte, c'est la dernière chose à laquelle elle peut bien penser actuellement. Matthew finissant par rompre cette étreinte et se reculer légèrement du moins assez pour que la brune perde ses yeux émeraude dans les yeux bruns de Matthew. Elle le regarde comme on regarde quelqu'un dont on a envie de graver le moindre détail, le moindre trait physique dans sa mémoire juste au cas où on ne reverrait plus la dite personne.

Melody laissant faire le beau brun quand il vient prendre son bras blessé pour y glisser la bretelle du sac à dos avant de glisser elle même la seconde bretelle en place. Même si oui Matthew est là pour l'aider, elle reste malgré tout elle même et sa fierté ne supporte que peu qu'elle ne réagisse pas alors qu'elle le peut. Fierté mal placée peut-être mais elle est comme ça aussi et surtout fierté un peu plus grignotée alors qu'elle doit laisser faire l'homme pour resserrer les bretelles afin que le sac à dos reste bien en place. Mais c'est sans nul doute ce qui aide la belle brune à ne pas fondre en larmes alors que ce geste pourtant si simple marque sans conteste leur séparation à venir et qui est déjà douloureuse au moins pour elle.

Ne lâchant pas Matthew du regard, ses yeux se plissent un bref instant alors qu'à nouveau la voix de Matthew se fait entendre au ton bien plus sérieux et ferme que quelques instants avant, quand elle était dans ses bras. De quoi veut-il parler en disant cela, que pourrait-on lui dire qui pourrait la faire douter d'elle même ou d'autre chose, le fameux inconnu ayant aidé Matthew peut-être ? Après tout ce vagabond est censé avoir des choses à dire que Matthew ne voulait pas lui dire lui même. Le beau brun parlant ensuite de confiance envers les autres, aurait-elle modifié ne serait-ce qu'un peu la façon dont il voit les "ressuscités" ? Pour autant, elle sait très bien que si elle, elle a la confiance de Matthew, il n'accordera pas confiance aux autres de la même manière voir pas du tout. Tout comme elle qui n'a confiance qu'en l'homme devant elle et qui n'accord pas sa confiance facilement aux autres. Peut-être que le chasseur le sait justement et qu'il lui tient ce discours pour qu'elle ne rejoigne pas le groupe en y allant de trop à reculons. Melody se contente de hocher la tête pour lui signifier qu'elle a bien tout entendu et qu'elle comprend ce qu'il lui dit.

Ses paroles dites, Matthew récupère l'arbalète avant de l'installer à l'épaule de Melody pour qu'elle garde les mains, ou plutôt la main, libres. Un nouveau geste montrant la séparation imminente, ce qui lui fait fermer les yeux l'espace d'une seconde avant de les rouvrir pour entrouvrir la bouche en prenant une inspiration, prête à répliquer quelque chose qui ne vient finalement pas. La brune vient de se retenir et de justesse de dire à Matthew qu'elle va avoir besoin de lui quotidiennement, uniquement parce qu'elle sait d'avance qu'elle va quitter la seule personne à qui elle peut se fier les yeux fermés. La seule personne à qui elle tient aussi vu que le seul autre homme dans sa vie est son frère absent, à la nuance près qu'elle aime profondément et ouvertement son grand frère. Ce n'est qu'au moment où Matthew récupère son fusil avant de lui tenir la main qu'elle fait entendre sa voix.

- Promis, je ferai attention à moi... Le reste de ses mots ont un mal fou à quitter sa gorge. À bientôt Matthew.

La brune resserre l'emprise de leurs mains l'une dans l'autre, elle ne veut pas y aller, elle ne veut pas le quitter. Il lui faut une bonne poignée de secondes, un regard vers le ciel, le style de soupir typique des moments où on veut se donner du courage et un sourire  pour lentement relâcher la pression de ses doigts sur ceux de l'homme sans pour autant aller complètement au bout de son mouvement. Juste quelques secondes de plus à regarder le beau brun, juste ça et après elle s'éloignera.
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