Haut de page
Bas de page


Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

[Spécial, C, 4] Pris au piège - 17/02/2035
 :: Memorial :: Hopeless Life : First Season :: Excursions

Aller à la page : 1, 2, 3, 4, 5, 6  Suivant

Evènements

Anonymous
Invité
Mer 23 Déc - 0:13
Interprété par James Everett, Mark Logan, Jena Higgins, Jian Wei, Johann Libert et Elizabeth Evans.


Vous étiez partis à cinq ce 17 Février 2035.

Un peu à l'étroit à bord du véhicule d'Elizabeth, bien que la Cadillac pouvait largement offrir de quoi les installer tous en dépit de la stature imposante de Mark ; Jena, Johann & Jian prirent la route. Leur destination, sans doute convenue d'un commun accord, aura été le Secteur C.
Certains avaient peut-être espoir de retrouver la jeune femme disparue depuis de trop nombreux jours, à moins qu'il ne s'agisse du jeune homme, lui aussi disparu à la frontière de la ville. D'autre auraient peut-être eu comme objectif de renflouer les provisions en visitant des secteurs plus denses, contenant plus de ressources et matériels intéressants, en prévision de leur départ qui ne cessait d'être imminent sans que rien ne soit réellement effectué.

Qu'importaient les raisons personnelles de chacun, la Cadillac Escalade s'était élancée puis arrêtée au Quartier 4. Très rapidement, à la frontière de ce dernier, un Centre Commercial de l'enseigne Walmart fut repéré, semblant de construction récente et ayant attisé leur intérêt le plus vif. Par chance, une migration récente vers le Sud avait vidé quelque peu les rues de ce secteur et c'était sans réelle difficulté qu'ils purent y circuler - en slalomant tout de même entre quelques voitures abandonnées et à travers des barrages militaires devenu plus gênants que dissuasifs, jusqu'à arriver au parking dudit centre commercial déserté, ou presque.

Il n'y avait rien d'étonnant à cela, car à l'annonce de la mise sous quarantaine du Texas et avant le déferlement des morts, de nombreuses enseignes avaient fermé leurs portes depuis des jours déjà, congédiant les salariés chez eux. C'était sans doute le cas de ce centre commercial. Trouver une entrée n'aura pas été chose des plus simples : la plupart des accès ayant été verrouillés, soit à clé, soit par la présence d'imposants stores de métal. Mais au gré de leurs recherches, en faisant le tour du large complexe, ils finirent par tomber sur une vitrine extérieure d'un petit magasin de vêtements, brisée par un véhicule ayant foncé dedans. Ledit véhicule était encore à l'intérieur, parmi les marchandises disséminées un peu partout, les bris de verre et l'essence de son réservoir percé rependu sur le sol.

Une fois à l'intérieur, après s'être débarrassé de deux ou trois gêneurs morts-vivants, ils purent rapidement mettre la main sur le plan du rez-de-chaussé, repérant leur entrée en G4.

Carte du Rez-de-Chaussée:
 

De fils en aiguille et au gré de leurs aventures, ou mésaventures sous la présence indiscutable de deux ou trois autres morts à l'intérieur qu'il a fallut gérer d'une manière ou d'une autre, ils sont parvenus à trouver l'équivalent de deux rations de nourriture saine dans la cuisine d'un célèbre fast-food, Mc Donalds. Bocaux de cornichons, craquelins, miel, sucre, ou encore stock de friandises et pâte d'arachide.

C'est à ce moment là d'ailleurs que les choses sont devenues plus compliquées, lorsqu'il pensèrent avoir trouvé une vraie mine d'or jusque lors non exploitée. Leur caverne d'Ali baba s'est brusquement refermée sur eux, les condamnant à l'isolement.
Sans vraiment comprendre comment, bien qu'elle n'ai pu normalement s'activée d'elle-même, l'alarme du centre commercial s'était mise à retentir à travers les rues de la ville, de sa cloche synthétique stridente, elle avait alerté tous les morts à plusieurs centaines de mètres à la ronde. Il était fort possible que les lieux étaient alimentés par leur propre générateur, expliquant la possibilité d'activer de cette alarme malgré les coupures générales d’électricité.

Si les morts, parvenus à submerger la rue de la vitrine, n'ont pas encore trouvé le moyen de pénétrer dans les lieux, nul doute qu'à force de coups répétés sur les vitres pourtant blindées, ils viendront à bout de cette cage dans laquelle nos survivants se sont retrouvés.
Chaque possible sortie inspectée au rez-de-chaussée était barrée par les morts, tout comme les quelques issues de secours et échelles qui auraient pu trouver accès aux étages. Car les morts étaient plus nombreux que supposé. De surcroît, alors que la situation devenait de plus en plus oppressante, aucune de leurs radios n'ont trouvé réponse à leurs appels de détresse, perpétrant inlassablement des grésillements étranges semblables à des perturbations à chaque fois qu'ils ont pu possiblement tenter l'opération.

Rassemblés près du Star Bazaar, la nuit tombe peu à peu sur la ville, et bientôt, ils se retrouvent bloqués dans le noir oppressant d'un centre commercial sans issu, l'alarme toujours active, ne cessant de rameuter les morts par centaines autour de leur cloître, le martèlement de leurs carcasses et leur râles résonnant de façon toujours plus angoissante...


Éléments Scénaristiques:
 

Jian Wei

Anonymous
Invité
Mer 23 Déc - 17:13
En route pour sa première expédition hors du camp… C’était une sensation complexe qui avait envahit l’esprit du jeune asiatique, comme un mélange d’excitation et de peur, tous deux se faisant concurrence dans son esprit. Plus encore qu’excitante, la perspective de pouvoir enfin faire autre chose que simplement participer aux corvées du camp était proprement exaltante.
Pour ajouter à cette excitation, il fallait également souligner que c’était la première fois que le jeune homme se retrouvait si proche de tant de personnes du camp. Autant que faire se peux, il essaya donc d’engager la conversation et d’apprendre à mieux les connaître… Ce qu’il aurait du faire depuis longtemps d’ailleurs…
Quand ils arrivèrent sur le parking de l’immense centre commercial, la petite clique de récupérateurs put se rendre compte avec une certaine satisfaction que cet endroit était quasiment déserté… Et surtout verrouillé ! Ce qui signifiait qu’il serait difficile d’y entrer pour eux mais aussi pour les mangeurs de chair qui voulaient tant avoir leur peau… Littéralement.
Après avoir un peu tourné en rond, ils finirent par trouver cette entrée par un petit magasin de vêtements dont la vue réjouit Jian au plus haut point.

- Super ! On pourra s’arrêter prendre des vêtements de rechange au retour !
Dit-il tout enjoué à la personne se trouvant à côté de lui. Puis le groupe pénétra dans le magasin et se dirigea vers la sortie de ce dernier… En passant par le rayon adolescents ou Jian ne put se retenir plus longtemps…Avec un immense sourire en banane, il se retourna vers Johann et lui demanda.
- Tu m’attends une minute ?
Aussitôt après avoir dit ces mots, le jeune garçon se jeta sur un présentoir où étaient sagement alignés des sweatshirt à capuche blanc, des T-shirts bleus, des pantalons cargo noirs et des baskets vertes, semblables au modèle d’exposition situé juste au dessus.
Jian savait que ce n’était pas le moment mais il s’en fichait, il connaissait sa taille donc ça n’allait pas prendre longtemps… Au pire il pourrait toujours mettre ça sur le compte des conneries d’adolescent ! Et puis il n’en pouvait plus de se balader déguisé en fermier du siècle dernier… Déjà qu’il avait porté pendant six mois un déguisement de bagnard des années 1930 donc les fringues rétros, il n’en pouvait plus !

Conformément à ce qu’il avait prévu dans sa tête, il ne lui fallut pas plus d’une minute pour déposer la salopette de fermier qu’il portait et pouvoir s’affubler de vêtements d’un peu plus son âge. Portant encore les étiquettes, Jian les arracha en chemin et laça rapidement ses chaussures.

- Je me sens renaître !
Dit-il à Johann, tout enjoué à la sensation du coton synthétique sur sa peau qui paraissait aussi confortable que du velours après s’être traîné un uniforme de lin grossier pendant six mois puis cette salopette trop grande pour lui.
Pour se rattraper ensuite de cette minute perdue, le jeune asiatique passa au peigne fin la petite boutique à la recherche d’équipements qui pourraient leur être utiles avant d’accélérer le pas pour rattraper le maigre retard qu’il avait prit sur les autres.
Au final, ils avaient fait le ménage et se trouvaient maintenant devant un plan de l’étage et à peine Jian eut-il le temps de le consulter que déjà ils avaient décidé du prochain lieu à explorer. Sans broncher, Jian les accompagna dans l’enseigne caractéristique du bloc occidental que même lui enfermé dans la plus traditionaliste des éducations orientales n’avait pas put ignorer. A vrai dire c’était même un bon souvenir car à l’époque où il vivait à Hong-Kong, c’était une vraie petite fête quand ses parents l’emmenaient dans ce fast-food. C’était presque triste de le voir si abandonné et désert, mais il s’en remettrait.

Jian ne serait pas au bout de ses surprises en explorant les cuisines et en découvrant toute la nourriture non périssable qui s’y trouvait. C’était incroyable de voir à quel point ils reposaient uniquement sur ce type de nourriture industrielle ! Un coup à ne plus jamais y aller manger si jamais un jour les McDonald’s devaient repartir ! Sans protestation des autres, le jeune asiatique annonça donc sa découverte et enfoui suffisamment de nourriture pour une semaine dans le grand sac à dos qu’il avait découvert quelques minutes plus tôt.
Et c’est précisément au moment où tout se passait bien qu’elle se fit entendre… L’alarme du centre commercial… Stridente et bruyante, autrefois synonyme de faille dans la sécurité et aujourd’hui faille de sécurité elle-même alors qu’elle allait attirer tous les mangeurs de chair à des kilomètres à la ronde.
La peur s’empara alors de Jian et il rejoint les autres au pas de course. Tentant de maitriser sa panique, il ne put néanmoins s’empêcher de s’exclamer :

- Faut qu’on fasse taire ce truc ! Il va ameuter tous les zombies de la région !
N’ayant cependant pas de plan à leur proposer pour résoudre le souci, il se joint  leur recherche d’une autre issue que la vitrine du magasin de vêtements, déjà prise d’assaut. Après plusieurs minutes à tourner en rond pour chercher une issue, Jian comme les autres durent se rendre à l’évidence : ils étaient pris au piège. La radio ne répondant pas, la situation ne s’annonçait pas de bonne augure…

Le temps défila donc lentement avec l’alarme toujours résonnante et plus insidieuse que la fatigue physique, la fatigue psychologique commençait à se faire sentir. Alors que la nuit tombait et que toujours rien n’était décidé, Jian se rapprocha du groupe.

- Il faut qu’on fasse quelque chose, ou ce centre commercial sera notre tombeau. Faut qu’on trouve la salle de contrôle pour désactiver l’alarme, ou les générateurs de secours sur laquelle elle tourne…

Mark Logan

Anonymous
Invité
Ven 22 Jan - 18:15
Comment il s'est laissé embarquer là dedans ? Ah oui l'éventualité de conclure à sa manière avec Jena ou Elizabeth, hypnotisé par le balancement de leur arrière train dès qu'elles font un pas. Sans nul doute mêlé à une forme de reconnaissance vis à vis de la blonde et de son cadeau, le gilet pare-balle qu'elle lui a donné il y a une semaine de cela. Mais aussi se laissant convaincre de repartir en virée, une fois que l'ex mineur a su que le roux y allait aussi, juste histoire de confirmer qu'il ne vaut rien sur le terrain. Il lui faut au moins ça en cet instant pour supporter le cinquième du lot, le merdeux asiatique, si Mark voit en lui le parfait appât à charognards, supporter de l'entendre piailler est une épreuve en soit. Non content d'avoir voulu faire la conversation dans la voiture ou d'avoir démontré son immaturité lors de leur passage par la boutique de vêtements, le voilà entrain de se permettre de suggérer à nouveau et de manière un peu trop appuyée ce que le groupe doit faire. Et le dit groupe a déjà bien assez de Jena pour cela, sans parler de cette alarme stridente qui rameute de plus en plus de zombies et leur incapacité a avoir trouvé une sortie quelque temps avant.

"Merci Captain Obvious, on y avait pas déjà pensé, je propose même qu'on fasse cinq groupes de un pour aller chercher cela. Comme ça, ceux qui ont fait ça vont pouvoir se fendre la gueule avec nous."

Devant l'évident foutage de gueule qu'il vient de faire, Mark fini par se désintéresser de l'adolescent pour tester une nouvelle fois son talkie et essayer de joindre le campement. Mais une nouvelle fois rien n'y fait, il n'obtient que des grésillements bizarres qui prouve encore une fois, s'il y en avait besoin, que rien de tout ceci n'est naturel et que la main de l'homme a apporté sa touche de démence. L'ex mineur fini par ranger le talkie, ne servant à rien, dans son sac à dos , l'entreposant dans une des poches extérieure pour qu'il ne prenne pas un mauvais coup de par la présence de ce qu'il a ramassé un peu plus tôt.

D'ailleurs en y repensant, trouver un charognard obèse entrain d'errer dans la célèbre enseigne de fast-food était fort drôle, bien que très flippant sur le coup étant donné la masse de la chose. Enfin au moins il était lent et s'en débarrasser a été fait sans que personne n'en soit blessé, leur laissant ainsi le loisir de dégoter un peu de bouffe, encore consommable, dans la cuisine et les réserves. Bien que même là le merdeux a voulu se mettre en avant pour en récupérer, enfin Mark aura ainsi pu récupérer assez de ressources pour en faire une ration de nourriture complète pour une semaine.

Enfin pour en revenir au présent, après avoir remit le talkie dans son sac, Mark reporte son attention sur les quatre autres, enfin surtout sur les deux femmes, l'air de rien. Et s'il proposerait bien de néanmoins faire deux groupes pour rechercher les locaux techniques ou encore un escalier menant au sous sol pour mettre la main sur les générateurs de secours, il s'abstient de le faire. Il n'a jamais été un meneur d'homme, même pendant sa période militaire, et il ne le sera jamais, préférant rester en retrait en attendant qu'on ai besoin de lui. Les mauvaises langues diront que c'est surtout pour ne pas être accusé à tord et à travers si les choses tournent mal, ce qui au final n'est pas forcément faux...Mais uniquement parce qu'il sait pertinemment qu'il n'a pas fait une très bonne impression après l'épisode Ivy et il a déjà bien assez d'une épée de Damoclès sur les épaules pour ne pas en rajouter.

De toute manière quoi que les filles décident, surtout Jena, il répondra présent aussitôt, il a déjà la main sur la garde de son couteau de combat et ses poings américain dans la poche de sa veste. Comme quoi, il n'est aussi pas si compliqué que cela, et n'est pas dérangé plus que cela par les ordres que Jena a déjà pu lui envoyer, il suffit juste d'y mettre un peu les formes.

Jena Higgins

Anonymous
Invité
Dim 24 Jan - 12:35
Les deux mains placées de part et d’autre de mon visage, me massant les tempes  de mes index et majeurs en petits mouvements lents et circulaires, j’essayais tant bien que mal de réfléchir à notre catastrophique situation malgré les hurlements stridents de la sirène d’alarme qui nous agressait les tympans depuis de nombreuses heures maintenant. Les morts, rameutés par dizaine, avaient fini par bloquer toutes les issues possibles du Walmart, et en dépit de toute ma bonne volonté, mes nombreux essais et surtout de toute logique, mon talkie-walkie, comme ceux des autres, refusait d’émettre ou recevoir quelque transmission que ce soit. Et pour ne rien arranger, Mark lui-même avait commencé à faire preuve d’une certaine impatience et irritabilité à l’égard de Jian. Un fait que je ne pouvais vraiment lui reprocher, le jeune homme s’étant montré particulièrement trop bavard, immature et désinvolte dans son comportement depuis notre départ. Néanmoins, la situation exigeait de nous de ne pas nous diviser et nous quereller.

Ainsi assise sur un des bancs qui se trouvaient dans l’atrium du centre commercial, légèrement à l’écart des autres de quelques mètres, mon sac à dos posé à mes pieds, contre mes tibias, je m’efforçais de réfléchir à une solution pour nous sortir de ce pétrin. Malheureusement, mes réflexions se retrouvaient désormais confrontées à un ignoble mal de tronche, sous les assauts hululant de la sirène qui ne faisaient qu’accroître l’ampleur de celui-ci, à l’instar de ma fatigue. Un tiraillement psychologique épuisant qui me tapait sur le système sans discontinuer ; qu’une énième et dernière tentative infructueuse de communication vers le campement ne fit qu’accroître un peu plus.

D’un geste d’énervement las, j’avais fini par balancer mon talkie - préalablement éteint - dans le fond de mon sac à dos avant de croiser mes mains entre mes genoux, le buste légèrement penché vers l’avant et les coudes posés mes cuisses. L’exaspération et la frustration me faisaient me mordiller la lèvre inférieure alors que je me creusais la cervelle, mon pied droit, dressé sur sa pointe, tressautant sur place. Cela faisait un bon moment maintenant que j’avais remisé mes lunettes de soleil au col de mon débardeur, sous le pull polaire, la luminosité intérieure du centre commercial n’ayant cessé de décroître en parallèle avec le début de la soirée. D’ici quelques heures, nous risquions de nous retrouver totalement aveugles, incapable d’agir et encore plus de trouver le moindre repos.

Nous ne pouvions pas prendre le risque de cumuler un épuisement mental et physique alors que j’avais la certitude que nous n’étions pas seuls ici, au-delà de la menace même que les rôdeurs faisait peser sur nous. Il y avait forcément quelqu’un ou quelque chose qui avait fait en sorte de déclencher cette alarme, ou tout du moins l’entretenir, sans parler de l’incapacité soudaine de nos talkies à fonctionner correctement. Quelque chose devait brouiller les signaux et les empêcher de fonctionner. Mais notre priorité absolue, nul besoin de sortir de Harvard pour en arriver à cette conclusion, était de faire taire cette alarme avant que tous les rôdeurs du coin ne se massent aux portes du centre commercial et ne les fasse céder. Car au-delà de notre seule vigilance, de cette alarme et des individus en étant à l’origine, nous nous battions avant tout contre le temps. Le fil de notre survie ne tenait désormais plus qu’à la résistance des verres blindés et des structures des portes qui nous séparaient de l’extérieur et de ses hordes d’anthropophages.

Finalement, au bout de longues minutes à me tenir en retrait du groupe, j’avais fini par me relever, ramassant mon sac à dos pour le remettre sur mes épaules et m’approcher de mes compagnons d’un pas assez lent, mes prunelles azurées luisant d’un énervement et d’une fatigue discernables par n’importe lequel d’entre eux.

“Bon, puisque sommes certainement tous d’accord pour commencer par faire taire cette maudite alarme... autant s'y mettre.” Je regardais tour-à-tour Mark et Elizabeth, essayant d’attirer leur attention.

“Je n’aime pas trop l’idée de devoir nous séparer ; et je m’y tiendrais cette fois… mais on ne pourra pas couvrir l’étendue du centre commercial en restant tous ensemble. Ce que je vous propose, c’est de nous scinder en deux groupes, Mark et Elizabeth d’un côté ; Johann, Jian et moi de l’autre…”

J’avais tenté de capter l’attention et le regard de chacun d’entre eux en les nommant, tout en aillant d’ailleurs réparti les forces en présence selon le schéma qui me paraissait le plus logique possible. Mark et Liz’ savaient se défendre et leurs capacités dans ce domaine sauraient compenser leur infériorité numérique ; quant à moi j’embarquais Johann dont je connaissais les difficultés à ce sujet, et Jian dont je ne savais rien ; hormis qu’il insupportait Mark - entre autres - et que les laisser ensemble pouvait être tout sauf productif.

“Notre objectif sera de trouver le local technique, ou le générateur, à l’origine de ce bordel ; ou alors, en dernier recours, repérer les boîtiers d’alarme disséminés un peu partout et les dézinguer, purement et simplement. Tâchons de récupérer les plans d’évacuation qui doivent être disposés un peu partout, afin d’avoir une sorte de carte à compléter, des repères à placer et des objectifs à identifier.”

Je levais mon bras droit en direction du Star Bazaar, désignant l’entrée de celui-ci. “Mon groupe et moi allons nous occuper du Star Bazaar, c’est le plus grand commerce à couvrir.” Puis je désignais l’atrium dans un geste plus large et les nombreux magasins qu’il desservait. “Mark et Elizabeth, vous vous chargerez de l’atrium et de ses commerces. Pour l’instant, on se contente d’explorer le rez-de-chaussée et une fois fait, on se retrouve devant le magasin de vêtements par où nous sommes entrés, afin d’aviser de la suite…”

Je marquais une légère pause, passant ma langue sur mes lèvres en les dévisageant tour-à-tour.

“Est-ce que ça vous convient, ou vous avez autre chose à proposer ?” aurais-je fini par leur demander.

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Jeu 28 Jan - 15:33
Elizabeth se demanda pourquoi elle avait encore décidé de les accompagner. Elle avait regretté de ne pas leur avoir confié les clés de la voiture, ou même de carrément les avoir déposé dans le stock commun, à peine elle avait pris le volant. De surcroit en ayant eut connaissance de la destination au secteur C. Toutes les expéditions qui s’étaient organisées dans ce secteur-ci avait mal tourné, et d’avance elle croisait tous les doigts possible pour celle-ci, regrettant que James ne les ait pas accompagné. Elle aurait eu quelqu'un sur qui s'appuyer, et qui suivre aveuglément, en toute confiance. Elle aurait été galvanisé par sa présence...

Elle essayait de se convaincre que ça ne serait qu’une petite balade de routine, mais plus cette phrase tournait dans son esprit, et plus la boule dans son estomac grandissait.

Elle avait gardé le Talkie-Walkie, toujours en position allumé, au cas où, à sa taille, abandonnant en revanche la machette de survie dont son usage lui était plus que méconnu, et qu’elle risquait de se blesser davantage elle-même qu’autre chose avec.
Elle avait toujours eu la crainte des lames de toute manière. Si un couteau de cuisine ne lui paraissait pas dérangeant de prime abord, elle éprouvait une angoisse certaine dès qu’on brandissait un tel objet devant elle, même pour quelques farces ou comédie. Elle avait toutefois gardé son VP70 et avec une boite de munition au cas où dans son sac à dos, ayant déjà fait ses preuves entre ses mains qui retrouvaient de plus en plus leur dextérité à son usage.

Au volant de l’engin, ils avaient fini par tomber sur un grand centre commercial, parking vide, et sans véritable obstacle se dressant sur leur chemin. Et si la chance leur souriait un peu de temps en temps ?
Tout au long du chemin, et de leur progression dans les lieux, elle avait préféré garder le silence, se contentant de suivre les mouvements du groupe et se demandant pourquoi ils avaient acceptés le tout jeune Jian dans leur rang, qui se jetait déjà sur du shopping de fringue à peine débarqué. Cela n’était pas sans lui rappeler les jeunes Doug et Harvey, qui dans leur inconscience du danger avaient perdu leur vie. Elle espérait que Jian ne suive pas leur funeste destin.

Et puis, alors qu'elle reprennait un peu confiance en l'issu de cette escapade, mettant la main sur quelques restes de nourritures encore consommable, tout a dégénéré. L’alarme. Les morts. Elle s’était acharné à tenter d’appeler le campement, mais personne ne répondait. L'écho inlassable du grésillement sortait de l'écouteur.
Immédiatement, ils ont cherché issus mais sans trouver d’échappatoire à cet enfer naissant. Parcourant les différentes sorties, sondant les alternatives. Rien. Et tandis qu’ils se retrouvaient au centre des lieux, la nuit tombait.

Elle était resté discrète jusqu'à présent, se contentant de suivre le groupe dans leur tentative de trouver une issue de dernière chance, finissant enfin par décider de faire le point et de monter un plan, réunit devant le Star Bazaar.
Elizabeth observa l’ensemble des personnes présentes avant que la nuit ne l’empêche définitivement de voir leur visage au claire et les écouta tour à tour. Jena avait d’ailleurs ouvert la voix aux négociation alors qu'elle n'en avait pas laissé l'alternative quelques semaines auparavant. Quelqu'un était-il allé lui parler de ce qui n'avait pas été ?
Qu'importait, l'ex-psy décida de ne pas rater cette occasion pour dire ce qu'elle en pensait.

« Je ne sais pas si se séparer est une bonne idée. Qui a pensé prendre une lampe torche ? Parce qu’on va vite se retrouver dans le noir complet sans même un reflet de lune pour nous aider. Si on en a pas, va falloir se concentrer sur cette tâche avant tout, et si l’un de vous a eu le génie d’y penser, impossible de se séparer en plusieurs groupes. »

Elle les observa tour à tour, espérant vraiment qu’ils aient eu plus d’intuition qu’elle vis-à-vis de la lampe torche. La situation devenait de plus en plus urgente à mesure que l’alarme sonnait, la forçant d’ailleurs à monter le ton de sa voix pour se faire entendre.

« Je propose plutôt de monter aux étages supérieurs. Déjà parce que la zone la plus dangereuse pour le moment, c’est bien le rez-de-chaussée. Dès qu’ils auront réussi à trouver la brèche du magasin de vêtement, on se fera envahir, mais aussi parce qu’on pourra y voir plus clair là-haut. Les escalators sont juste là. Avec de la chance on trouvera facilement le plan du premier. »

Elle n’avait certes pas l’âme d’un leader, n’avait jamais coordonné d’équipe, mais elle avait déjà effectué des exercices du genre par le passé. Elle espérait juste qu’ils arrivent à rapidement se mettre d’accord pour se mettre en action.

Johann Libert

Anonymous
Invité
Sam 30 Jan - 22:28
Enthousiaste n’était pas exactement le mot que j’aurais employé pour définir mon état d’esprit au moment où je m’étais porté volontaire le soir d’avant. D’ailleurs, j’avais passé une semaine plutôt en demi-teinte de gris en me battant avec mon moral, tendance baromètre à la baisse. Mais curieux, ça oui et même, motivé. Rien à fiche de ce que je laissais voir aux autres, par contre je voulais voir si eux méritaient ma confiance. Après tout, c’était ma peau que je mettais entre leurs mains. Donc, hardi petit, nous voilà tous en route avec Liz comme conductrice, un petit air de déjà vu, Jian en plus. Ah, Jian. Eternel bavard, moulin à parole, jeune et tête en l’air. Je prenais sur moi pour lui trouver l’excuse de l’âge, mais bon dieu, s’il pouvait se taire deux secondes. J’étais content d’arriver sur le parking du centre et de sortir de là, même si c’était pour m’engouffrer dans un vrai piège à rat : un endroit fermé. Fermé, vous comprenez ? Sans issue autre que cette vitrine. Le truc à la con, à éviter, et tout ce que vous voulez. Mais bon. Devais y avoir masse ressources à tirer d’un pareil endroit, alors je faisais avec. Je me demandais quand même l’espace d’un instant pourquoi j’avais dit oui, on avait vraiment parlé d’aller là ?


- Jian ! On a dit une minute, pas une heure ! T’es pire qu’une gonzesse, t’as pas bientôt fini ?!  

Incroyable ! Je m’attendais à tout, sauf à ça ! Mi-amusé, mi-agacé, je le tançais pour qu’il se grouille avant qu’il ne se fasse (trop) mal voir des autres. Voir ce gamin complétement dans la lune foncer sur les fringues avant toute autre chose, même si ça me sidérait, ne pouvait m’empêcher d’avoir un gros pincement au cœur en pensant à ce que lui avait perdu, plus que nous tous sans aucun doute, à ne pas avoir pu profiter de notre monde, avant.  Pourquoi ? Pourquoi est-ce que ça nous était arrivé à nous ? Le retour du gamin fringué en mode « ado normal » me fît lâcher un soupir bruyant pour bien lui manifester que même moi, tout patient que j’étais, trouvait ça déplacé. Je ne pouvais m’empêcher de garder un œil sur lui pendant qu’il partait fouiller le reste des rayons, tout content d’avoir trouvé un sac, puis lui filait le train en rejoignant les autres avant d’aller fouiller le Mc’Do du coin. Sans doute, mon côté paternel ne pouvait pas s’empêcher d’être ému par quelqu’un d’à peine plus âgé que ma fille. J’espérais que les autres aussi auraient un œil sur lui, parce que je sentais assez mal son impatience manifeste qui puait le manque de prudence avéré.

Et soudain, brutale, hurlante, violant le quasi silence de l’endroit, la sirène d’alarme nous pris tous au dépourvu. Bordel… Qu’est-ce que c’était que ce foutoir ? C’était techniquement assez improbable qu’après autant de temps on la fasse partir, surtout que la vitrine défoncée aurait dû avoir plus d’effet que nous, pauvres bipède, en train de fouiller les cuisines du fast-food. A moins qu’un subi court-circuit quelque part, dû à l’humidité, à un rongeur, à juste pas de chance, en soit la cause ? Quel que soit la raison, ça allait grouiller de morts dans pas bien longtemps. Et même moins que ça. On était coincés. Tous. Je le savais. Les endroits fermés, c’est pas une bonne idée. Jamais, jamais… jamais !


Depuis combien de temps est-ce qu’on subissait ses assauts sonores ? Des heures, sans aucun doute, au vu de la pénombre qui s’avançait très clairement. On devait bientôt être au soir et depuis le début, aucun moyen de contacter le campement, ce qui ajoutait une bonne couche d’inquiétude dont on n’avait aucunement besoin. Ca voulait aussi clairement dire qu’on allait se retrouver forcé à passer la nuit ici puisqu’on était livrés à nous même. Ca promettait d’être joyeux. L’état des lieux, on l’avait fait et refait, et re-refait pendant tout l’après-midi. Les morts encerclaient l’extérieur du rez  et, sans trop qu’on sache comment, bloquaient aussi les accès aux escalators. Sans doute qu’il devait y en avoir déjà pas mal à l’intérieur avant nous. Puisqu’on était toujours là, c’est bien sûr qu’on n’avait pas trouvé d’échappatoire et ça, plus le vacarme incessant, ça commençait gentiment à taper sur le système. Surtout le fait d’être bloqué, parce que pour ce qui était du son, je réussissais assez bien à faire abstraction tant que je ne me concentrais pas dessus. A première vue, aucune des portes du hall n’était ouverte ni ne semblait être le local technique dont on aurait bien voulu trouver l’accès. Ca devenait gentiment critique. Enfin, groupés devant l’enseigne du Bazaar, Jena pris finalement la décision de… prendre une décision, comme si tout le monde n’attendais que ça, que quelque se décide à prendre en main la suite des opérations ; ce qui devait effectivement être le cas, d’ailleurs. Chacun, moi compris assis sur un des bancs, restait sagement dans son coin sans oser se mettre en avant. Après tout, celui qui lançait un plan était le premier à s’en prendre plein la tronche en cas d’échec, alors autant être sûr de son fait pour le faire. C’était pas mon cas. Et surtout, je n’allais pas prendre la responsabilité de ces gens ; si personne n’aurait osé, peut-être, mais Jena m’en déchargeait. Je la remerciais mentalement et j’écoutais sa proposition ainsi que les arguments de Liz. Tandis que la brune parlait, laissait transparaitre son inquiétude bien légitime, je me penchais sur mon sac à dos à terre entre mes pieds et, l’ouvrant, en retirait la lampe-torche que j’avais jugé bon d’emporter en sachant qu’on allait en pleine zone de bâtiments, au cas où. Puis, une fois que Liz eût fini son speech, je pris la parole avant que quiconque ait pu en placer une, tout en actionnant la lampe et en braquant le faisceau sur Liz.

- J’ai une lampe. Ca en fait au moins une. (puis j’éteignait la lampe en la gardant en main) Et quant au fait d’aller à l’étage, je suis pour également, y a sûrement moyen d’accéder au toit et de s’en sortir par-là, mais pas avant qu’on ait visité le rez en entier. Couper cette saloperie de sonnerie me paraît être une priorité encore plus urgente que de sortir. Alors tant qu’à faire, autant rester tous au même niveau, être sûr d'avoir fouillé ici avant de monter tous en même temps, non ?

Je restais sur le ton de la question, comme d’habitude. Ils feraient comme bon leur semble et je suivrais le mouvement du groupe, mais, au moins, j’aurais émis mon avis et je n’aurais pas à me le reprocher. J’aurais préféré être avec Liz, question de caractère, mais je ne pouvais pas en vouloir à Jena de chercher à regrouper les gens selon une logique de self-défense qui sautait aux yeux. Je passais mon regards sur chacun des présents en finissant plus longuement sur Jena sur qui je restais, en attente de sa décision finale, l'acceptant tacitement par là même comme notre chef de groupe officiel.

Evènements

Anonymous
Invité
Dim 31 Jan - 11:36





Elle tambourinait, la horde, contre les vitres des façades, s'élevant en écho sourd ne parvenant pourtant pas à rivaliser avec le strident retentissement de l'alarme qui crachait son hurlement dans l'entièreté du centre commercial.
Et si malgré les apparences, vous êtes toujours au calme d'une quelconque attaque physique, nul doute que les choses ne vont pas tarder à dégénérer davantage.

Pour le moment, aucun mort ne vient jouer les troubles-fêtes, et les escaliers mécaniques, n'étant bloqué par aucune créatures, laissent libre accès aux survivants de cette prison dorée d'atteindre les niveaux supérieurs s'ils le souhaitent.

Mark Logan

Anonymous
Invité
Dim 31 Jan - 15:11
La main sur la garde de son couteau, Mark laisse le soin aux autres de s'installer sur les bancs proches du Star Bazaar. Lui en revanche marche de long en large non loin d'eux, à la manière d'un animal en cage, ce qu'ils sont par ailleurs, en cage et avec des incapables, si seulement il pouvait être seul avec les filles, cela changerait de beaucoup la donne. Mais non les deux autres "hommes" du groupe ne sont bon à rien pour l'un et à pas grand chose pour le second.

"Oui enfin si tu étais seul avec les filles, sortir de là, serait le cadet de tes soucis. Pas faux..."

Ses pulsions ont beau être de nouveau tranquilles, elles ne sont que temporairement muselées au fond de son être et il sait qu'un rien pourrait les faire ressortir à n'importe quel moment. Et oui il sait aussi que malgré la situation proche du catastrophique dans laquelle il se trouve, cela n'empêcherait rien, n'a t-il pas prit le temps de toucher Ivy en étant coincé dans une ruelle par une horde ? Dieu sait jusqu'où il serait allé s'il n'y avait pas eu ce véhicule débarquant en fanfare.

Jena prend enfin la parole, Mark cesse de tourner en rond pour se stopper en face d'elle et l'écouter et la regarder. D'ailleurs, il ne voit plus grand chose entre la lumière du jour qui n'est plus et ses lunettes de soudeur sur les yeux. Lâchant la garde de son couteau, il porte ses deux mains à ses yeux pour ensuite relever ses lunettes sur son crâne, cette opération terminée, il vient croiser ses bras sur sa poitrine. Une moue passant sur son visage alors que la blonde explique ses idées, oh bien sûr il n'est pas du tout contre le fait de s'isoler avec Elizabeth mais ce n'est pas vraiment l'idée du siècle là, enfin bien sûr elle ne peut pas s'en douter la Jena. Mark n'aura pas gardé ses bras croisés bien longtemps alors que justement Liz prend la parole pour aller contre Jena mais aussi demander qui peut avoir une lampe.

Pendant que son esprit analyse les propos de la belle brune et que le rouquin se penche sur son sac, l'ex mineur ôte une des bretelles de son sac à dos pour le basculer devant lui. Avant d'en ouvrir une des poches, farfouillant dedans pour en ressortir la lampe torche qu'il porte sur lui quasiment en permanence depuis qu'il l'a trouvée, le jour ou il a trouvé Ivy. Coinçant la lampe entre ses dents, il sort les poings américain de ses poches pour les enquiller dans le sac à la place de la lampe, cela ne lui sert à rien de les garder dans sa poche s'il doit tenir la lampe d'une main. Une main pour son couteau, l'autre pour la lampe. Refermant le sac pour le remettre ensuite sur ses épaules, tranquillement, sans se presser alors que Johann fait entendre son propre avis de manière assez vive derrière Elizabeth.

N'ayant pas besoin de jouer à l'élève qui cherche à obtenir un bon point de la part de sa maîtresse, Mark se contente d'allumer sa lampe sans viser une des personnes présentes, ou dire quoi que se soit. De toute manière le faisceau lumineux parle pour lui. Johann termine son speech à son tour, Mark regarde brièvement vers l'adolescent voir si celui-ci va avoir l'outrecuidance de faire entendre sa voix, n'entendant rien venir, l'homme prend le temps de faire le point mentalement avec les faits. Il n'est peut-être pas ce que l'on peut appeler un homme intelligent ou ayant une grande culture générale mais analyser les faits émit pour les agencer d'une manière cohérente, du moins pour lui, là oui.

Le faisceau lumineux de sa lampe commence par balayer les escalators et les parties visibles du premier étage ou il ne voit rien de spécial à première vue, avant qu'il ne rabaisse la lumière vers le rez de chaussée. Passant d'une zone à l'autre autour de lui, lui faisant faire une sorte de tour sur lui même, les autres pourront voir qu'il s'attarde quelques secondes sur les endroits qu'ils ont déjà passé en revue pour n'y trouver que des sorties bouchées. Terminant son tour par l'endroit même ou ils sont entrés, il fait entendre un long soupir avant de reporter son attention sur les vivants et de faire entendre sa voix sur laquelle il doit un peu forcer pour couvrir le bordel de l'alarme et des charognards massés dehors.

- Elizabeth a raison, on doit aller à l'étage maintenant, tant qu'on le peut encore. Est-ce qu'un seul d'entre vous a vu un panneau indiquant un local technique ou une porte close menant à un escalier pour un sous-sol ? À bien y réfléchir moi non, on a trouvé que des sorties que l'on ne pouvait prendre sans se faire bouffer vivants. Sans parler qu'elle dit vrai, ils ne vont pas tarder à trouver la brèche du magasin si ce n'est déjà fait et les vitres des autres commerces aussi blindés qu'elles soient, ne vont pas tenir longtemps face à la marée de morts qui nous encerclent.

Et là dessus, ils peuvent faire confiance aux suppôts de Lucifer, ces choses trouvent toujours leur chemin et leur groupe n'est pas vraiment en mesure de les semer là. Certes plus l'alarme se fera entendre plus ils vont converger vers eux et le centre commercial mais le premier est aussi une chance de ne pas se faire déborder encore plus et d'un seul coup et ceux qui sont potentiellement déjà dedans et à l'étage seront toujours moins nombreux et plus facilement gérables. Sans parler que c'est peut-être un de ces centres commerciaux où les bureaux et le reste sont en hauteur et non au rez de chaussée ou encore que de plus haut, ils pourraient découvrir de nouvelles issues par lesquelles il serait possible de passer. Et il ne faut pas oublier qu'ils peuvent encore tomber sur un tableau électrique ou plusieurs relais, qui leur permettrait de faire taire l'alarme.

Mark étant un homme d'actions plus que de paroles, mais cela les autres s'en doutaient déjà, il ne perd pas plus de temps pour se mettre en mouvement et aller vers les escalators. Normalement s'ils ne sont pas cons, les autres suivront le mouvement et auront compris qu'il n'y a pas d'autre choix que celui là. Malgré tout une fois les pieds sur la première marche mécanique, l'ex mineur jettera un regard derrière lui, savoir s'il a visé juste ou non et si les autre sont bien là. Il sortira alors sa lame avant de commencer à grimper les marches, balayant de sa lumière électrique les marches devant lui ainsi que le palier du premier même, s'assurer que rien ne lui tombe dessus. Restant bien entendu prêt à réagir au besoin.
Et s'ils n'ont pas suivis et bien il avisera à cet instant de ce qu'il fera mais si jamais il est déjà trop tard et que les zombies ont réussis à pénétrer les lieux, il ne faut pas compter sur lui pour se porter à la rescousse d'un retardataire qui se retrouvera coincé. Quoi que pour Liz et Jena cela peut toujours se discuter mais certainement pas pour un des deux hommes.

Jena Higgins

Anonymous
Invité
Dim 31 Jan - 18:51
La remarque d’Elizabeth, ainsi que sa contre-proposition, me laissèrent légèrement bête sur le coup tant elles me semblaient découler du bon sens. Impossible de nier que l’obscurité grignotait un terrain de plus en plus important et n’allait pas tarder à nous engloutir de son voile ténébreux. La présence ou non d’une simple source de lumière remettait tout la logique de ma proposition en cause, et c’était là un argument que je lui cédais sans sourciller. Fort heureusement, alors que l’angoisse me saisissait d’envisager passer toute une nuit ici sans ne rien pouvoir distinguer, ni même entendre venir à moins d’une trop grande proximité avec les hurlements de l’alarme, Johann, puis Mark, sortirent tour-à-tour de leurs sacs les précieuses lampe-torches.

Les deux faisceaux de lumière illuminèrent mon humeur d’un soulagement justifié, et me firent me noter mentalement de toujours prendre une lampe-torche avec moi à l’avenir. Par excès de confiance ou d’optimisme, j’avais commis la grave erreur de penser que nous quitterions le secteur bien avant la tombée de la nuit plutôt que de nous retrouver encore plongés dans une merde noire, au sens littéral de l’adjectif.

De ce fait, et parce que la miss Elizabeth avait visiblement décidé de mettre en lumière tout son bon sens, je conservais pour moi toute argumentation contraire visant à préférer ma proposition plutôt que la sienne, d’autant que les deux hommes semblaient du même avis qu’elle. Quant au môme, c’était précisément quand on lui demandait son avis qu’il croyait bon de le taire. Mon intuition féminine me soufflait que gérer le gosse n’allait pas être une mince affaire, un accroc de plus dans un tissu d’emmerdes. Je décidais donc de me rallier à la cause commune de bonne grâce.

“Très bien,” soufflai-je d’un ton coopératif, en prélude de toute autre phrase quittant mes lèvres. Après tout, je continuais de ressasser les arguments des uns et des autres. Johann et moi d’un côté - le rez-de-chaussée, bien que le rouquin se la jouait plutôt mi-figue, mi-raisin - face à Liz’ et Mark - le premier étage - et l’argument raisonnable que les Z finiront par suivre nos pas à-travers le magasin de fringues. Et Mark qui affirmait n’avoir rien vu qui ressemblait à un local technique ou un accès en sous-sol depuis le rez-de-chaussée.

“Premier étage donc, et les espoirs que nous y trouvions ce qui contrôle cette alarme, que ça ne soit pas hostile et que les morts et le temps soient nos seuls ennemis,” repris-je au bout de quelques instants. D’ailleurs, je remarquais qu’en même temps que je parlais, que le pinceau lumineux de Mark - et son propriétaire - commençaient d’ores et déjà à se diriger vers l’escalator.

Un bref soupir d’exaspération quitta mes narines juste avant que je n’emboîte le pas au chauve, le rejoignant au pied de l’escalator puis, lorsque les autres auront fini par nous rejoindre, je l’imiterai également en sortant mon arme de poing et grimperai les marches à sa suite, laissant mes azurs balayer d’un regard méfiant et analytique le décor se découpant sous le halo elliptique de la lampe-torche.

Une fois parvenue au sommet de l’escalator, je prenais position aux côtés de Mark, forçant sur mes paupières et mes yeux pour tenter de discerner le relief et l’architecture du premier étage pour ce qui n’était pas encore éclairé par le faisceau de la lampe-torche. De quelques pas lents, progressant lentement sous les dernières lueurs crépusculaires qui nous laissaient encore le luxe de quelques sillons à la luminosité bien blafarde, je m’approchais des larges colonnes de soutènement qui marquaient les angles de l’escalier mécanique, à la recherche d’un plan de ce niveau.

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Lun 1 Fév - 12:02
Elizabeth se contenta d’acquiescer aux différentes réponses reçues par les uns et les autres – ayant le réflexe de se protéger les yeux lorsque le rouquin braqua son trophée lumineux en plein sur elle poussant un léger son de protestation avant que le retour au noir ne se fasse. « C’est malin » avait-elle simplement murmuré entre ses lèvres sans interrompre le discours dans lequel il s’était lancé. Un hochement de tête subtile pourra être perçu de sa part d'ailleurs à ses propos, même si la nouvelle proposition n’était pas à l’image de la sienne, elle n'était pas du genre à vouloir imposer son opinion, se contentant du rôle de la conseillière.

Elle glissa d’ailleurs un coup d’œil vers Jian tandis que le silence se fit un bref instant, surprise également que le jeune asiatique ne se manifeste pas pour cette fois-ci. Le calme avant la tempête ? Elle croisait les doigts pour que ce dicton ne se confirme pas cette nuit.

Puis Mark se manifesta, soutenant ses propos, rajoutant avec soulagement une torche à l’équation du résultat de leur survie. Elle ne s’était jamais attendue à en avoir l’utilité, et pourtant, elle s’était déjà retrouvé coincé quelque part pendant deux jours, ce n’était pas comme si elle n’avait pu en retenir l’expérience. Mais non, le destin avait voulu qu'elle concentre davantage son attention sur les radios, qui se retrouvaient pour l'heure, complètement inutile.
Elle aurait d'ailleurs pu rajouter qu'au regard du malfonctionnement de ces dernières, ils auraient été un peu dans la panade s'ils avaient fini par se séparer en deux groupes.

Elle laissa volontiers le loisir à Jena de reprendre les rênes des opérations, se mettant en position de suiveuse, derrière leur guide à lampe, et leur leader à casquette, ayant préférence pour rester l’atout réflexion, ce qui lui convenait bien davantage. Johann fermerait sans doute la marche pour éclairer le groupe par l’arrière et surveiller les alentours, du moins le supposait-elle tandis qu’elle lui jetait un simple regard avant de se mettre en route.

La main posée sur la rampe, ses pas glissèrent doucement, marche par marche, vers le premier étage, laissant derrière eux l’obscurité du rez-de-chaussé et sa menace pesante des morts. Si ces derniers avaient réussi à entrer dans les lieux, le groupe ne serait alors véritablement au courant qu’à la dernière minute, puisque le vacarme de l’alarme couvrait la moindre perception d’éclat de vitrine qui aurait pu donner l’indice.
Mark et Jena sortirent leur arme respective, et avant même d’atteindre le palier du haut, Elizabeth les avait suivi dans leur démarche, le doigt sur la gâchette – puisqu’elle se sentait bien plus à l’aise avec les armes désormais que dans les vapeurs de son réveil post-résurrection – et vérifiant que le chargeur qu’elle avait précédemment engagé était plein, première cartouche engagée.

Un certain mal de crâne commençait à naître, s'insinuant par ses tempes et son front suppliant que le fracas sonore ne cesse enfin. Elle se sentait nerveuse, constamment oppressé par cette épée de Damoclès qui les menaçaient, et surtout à la pensée qu’il ait pu se passer quelque chose au campement pour qu’ils ne puissent pas répondre à leurs appels.

Une fois la dernière marche franchie, tandis que les deux premiers prenaient leur position, Elizabeth rejoignit Mark pour observer à ses côtés ce que son faisceau de lumière mettait en évidence mieux que ses propres yeux.

« Attend. » Prononça-t-elle rapidement sans trop mettre d’urgence dans cette demande tandis qu’elle pointait une zone du doigt qui venait d’être approché par l’éclairage. « Tu peux revenir par là ?»

Elle avait vu quelque chose au sol, plusieurs pas devant eux. Comme un corps allongé face contre terre, avec un sac à dos sur le dos. Elle attendait que Mark éclaire à nouveau les lieux pour voir ce dont il s’agissait réellement. Elle ne pensait pas qu’ils auraient à faire à un mort vivant, car si c’était le cas, avec le bruit de l’alarme, il ne serait pas à attendre patiemment par terre – du moins le supposait-elle. Non, sa volonté était plutôt dirigé sur le contenant, et son probable contenu.
Page 1 sur 6Aller à la page : 1, 2, 3, 4, 5, 6  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Sauter vers: