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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

[Spécial, C, 4] Pris au piège - 17/02/2035
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Johann Libert

Anonymous
Invité
Ven 5 Fév - 23:57
Tandis que j’observais Jena, attendant son verdict, et tandis qu’elle semblait balancer entre les avis, la voix de Mark s’éleva en s’interposant facilement entre les hululements de la sirène. Je ne l’avais sans doute jamais entendu sortir autant de mots à la suite. Mais pour ce que valait… Il n’attendit pas de résultat à son intervention et se dirigea de suite vers l’accès à l’étage. Dire qu’il avait tort aurait été mentir, c’était juste un autre point de vue sur ce qui était prioritaire. L’un ou l’autre, tant qu’on ne se séparait pas, m’allait tout aussi bien. Et puis je devais bien admettre qu’avoir 50 ou avoir 100 rôdeurs déchaînés sur les bras n’allaient pas changer grand-chose s’ils nous tombaient dessus. Même 10 étaient déjà bien assez dangereux, mais vu ce qui se massait dehors on explosait les records. Dommage que le Guinness book n’existe plus. Après, pour être honnête, on avait pas entièrement fouillé l’étage, si on pensait au Bazaar devant lequel nous étions posés ; même si le risque que les locaux principaux soient accessible par-là devait être… aussi faible que nos chances d’en sortir ? Dire que je m’étais engagé dans cette histoire en pensant améliorer mon état d’esprit, wahou ! C’était vraiment parti pour. Tandis que me demandais une énième fois depuis ce matin ce que je fichais là, j’attendais la première réaction venant des autres. C’est une Jena manifestement exaspérée qui emboîta la première le pas au balaise qui avait pris une certaine avance, envoyant sa lampe torche sécuriser son avancée et illuminant l’escalator en mode escalier vers le paradis. Ironiquement, je ne pus m’empêcher de fredonner à mi-voix tandis que je me levais pour suivre le mouvement. “ Ooh, it makes me woonder… Oooh, it really makes me wonder... „ Je laissais tout le monde, c’est-à-dire Liz et Jian, passer devant avant d’à mon tour lancer ma torche rechargée faire son office et contrer la semi-pénombre dans laquelle nous baignions. Ca devenait vraiment un chouette endroit de villégiature, cette ville.

Alors que je passais en arrière garde avec la seconde lampe, position doublement logique qui me permettait de m’assurer que tout le monde était là et de laisser les armes devant en cas de coup dur imprévu, je me permis un arrêt dans la longue montée de l’escalier désormais figé dans son immobilité pour regarder en direction de la sortie dans notre dos, me retournant vers cet extérieur bloqué par ces dizaines de mains tambourinant comme les damnés qu’ils étaient depuis des heures interminables. J’étais plutôt content que le hurlement de la sirène masque en grande partie ce son-là, bong, bong, bong… comme une pluie de grêle frappant régulièrement contre les vitres. Je ne les distinguais pas avec précision, juste des ombres. On aurait pu avec un effet d’imagination se dire qu’ils attendaient l’ouverture des soldes… sauf que les articles en promo, ce coup-ci, c’était nous. Lâchant un espèce de soupir de dépit sensé me motiver, j’achevais la montée pour rejoindre les autres sur le palier. Je n’avais que quelques secondes d’écart avec la personne qui me précédait et en y parvenant, Jena se dirigeait déjà à l’écart vers le pilier de gauche alors que Liz apostrophait le costaud. Supposant que celui-ci obtempérerais à la demande de notre conductrice, je les laissais faire et dirigeais ma torche dans la direction où progressait Jena, imaginant assez rapidement ce qu’elle devait chercher et pensant pareillement y trouver ce genre de grand plan général que tout supermarché digne de ce nom affiche à chaque étage pour informer le chaland des diverses boutiques qui feront son bonheur – et le malheur de son portemonnaie. J’avais amorcé un rapide balayage autour du poteau avant de revenir sur Jena, l’étroit faisceau de la lampe avait fugitivement  éclairé le vide et venait de faire surgir en pleine clarté un morceau du pilier.

Evènements

Anonymous
Invité
Sam 6 Fév - 11:44
Jena, d'un premier abord, tu ne trouves pas grand chose, ou tout du moins, l'obscurité naissante ne t'en donne pas l'occasion. Tu arrives sans doute à trouver ce qui pourrait être le plan du premier étage, mais difficile à décrypter. Heureusement que Johann te rejoint rapidement pour te porter lumière, car il vous est désormais impossible de discerner quoi que ce soit sans lumière. C'est ainsi que vous tombez tous deux sur cette grande affiche :

Carte du premier étage:
 

Vous vous trouvez donc face au magasin annoté F8. Pour atteindre le second étage, il vous faudra faire tout le tour de l'escalator, puisque celui destiné à monter se trouver face au magasin en F11.

L'alarme retentit toujours, mais par dessus ce son criard, le tintement d'une vitre qui se brise vous parvient. D'où ? Vous n'en avez aucune idée, mais les choses ne vont pas tarder à se gâter.

Jian, qui avait gardé le silence jusqu'ici et vous avait suivi sans trop protester, fait à nouveau entendre sa voix.

« Faut qu'on trouve d'autres lampes torches sinon on est foutus ! Les Z vont nous tomber dessus ! On aurait du chercher un sous-sol ou un truc du genre. Dans les films, c'est toujours là où sont les générateurs. »

Mark Logan

Anonymous
Invité
Sam 6 Fév - 15:19
Mark n'aura pas besoin de se poser la question de quoi faire si les autres ne bougent pas, d'abord rejoint pas Jena puis Liz et enfin les deux autres. Son arme en main il grimpe les marches de l'escalator, balayant son avancée avec le faisceau de lumière de sa lampe, ne jetant à peine qu'un regard vers la blonde et son arme, juste assez pour se demander si elle compte refaire du boucan comme à la déchetterie. Parvenu sur le palier de l'étage, il prend le temps de promener lentement sa lampe de droite à gauche avec la fichue sensation que les emmerdes ne vont pas tarder à leur tomber dessus. Liz arrive derrière lui pendant que Jena part de son côté en semblant chercher quelque chose, à la demande de la belle brune, il tourne la tête vers elle, discernant sans trop de peine le doigt qu'elle a levé pour désigner une zone précise.

L'homme reporte son regard vers la zone en question avant que sa lampe ne vienne l'éclairer. Si dans un premier temps il ne voit rien de précis, le halo lumineux met en évidence quelque chose se trouvant sur le sol, abaissant la lampe qui vient éclairer le cadavre de quelqu'un portant ce qui a tout l'air d'un sac à dos. C'est à son tour de demander à Elizabeth d'attendre avant qu'il ne fasse quelques pas dans cette direction, voulant s'assurer de la mort ou non mort du corps sans que la brune ne se mette en première ligne. Arrivé à la hauteur du cadavre, du bout du pied, il vient le bousculer pour confirmer le fait que rien ne bouge et devant l'absence de mouvement, il fait un pas en arrière pour laisser toute la place à la brune. Après tout c'est elle qui a vu le corps, si elle veut le fouiller et récupérer ce qu'elle trouvera dessus, c'est tout à fait normal. Si jamais Elizabeth ne comprenait pas par ce mouvement en arrière qu'il lui laisse la place, il l'invitera d'un geste de la main à le faire.

Laissant ainsi la bombasse à son occupation et tout en gardant la lumière sur le mort, Mark prend le temps de regarder vers les trois autres pouvant ainsi voir Jena et Johann faire équipe avec la lampe du roux. Cette vérification étant plus là pour vérifier ce qu'ils font et où ils sont, que ce qu'ils peuvent bien trouver, l'ex mineur va pour revenir à ce qui l'intéresse lui : le cul de la brune et accessoirement ce qu'elle peut faire ou trouver, quand un bruit de vitre cassé se fait entendre suivi de la voix du merdeux. Mark sent une nouvelle pulsion de violence grimper en lui à l'écoute de l'adolescent et il doit se faire violence pour ne pas se jeter dessus et le pousser dans le vide de la cage de l'escalator ou encore ne pas lui refaire les fesses, ça le calmerait au moins le gamin. S'obligeant à ne pas regarder vers l'asiatique, Mark lâche malgré tout entre ses dents un :

"T'as raison va donc voir tout seul en bas ce qu'il se passe, ça me fera des vacances."

Phrase que Elizabeth pourra sans doute entendre si elle y prête attention mais les autres non, le vacarme de l'alarme couvrant facilement ses paroles alors qu'il n'a pas forcé sur sa voix en parlant. Mark est vraiment agacé par la présence du jeune homme, la seule raison possible aux yeux des autres étant leur situation actuelle avec cette alarme, d'être cerclé par les morts ou encore la désinvolture que Jian a montrée. Toujours est-il qu'il ne montre pas plus d’affolement que ça au bruit de verre, le prenant comme une fatalité qu'il avait prédite, le rez de chaussée va vite se retrouver envahi.

L'homme s'accroupit près du corps du mort, pour mieux voir ce qu'il se passe et ce que la brune a pu trouver lors de sa fouille si elle l'a vraiment fait et si elle n'a pas bougé. Dans son changement de position, le faisceau de la lampe part balayer le sol à quelques mètres de là avant qu'il ne la ramène en place. Oh wait, il lui semble avoir aperçu quelque chose au passage, relevant sa lampe, il éclaire de nouveau le sol à quelques mètres de là, le faisceau lumineux agrippant presque aussitôt la présence d'un autre corps.

Mark se redresse, adressant un signe à Elizabeth pour lui montrer l'autre corps, sans savoir si elle y portera attention ou non, il n'attendra pas pour le savoir avant de recommencer le même cinéma que juste avant. À savoir une approche lente du cadavre, arme en main avant de le pousser du bout du pied pour s'assurer que cet homme soit bien mort. Avec le résultat qui démontre que celui-ci aussi ne reviendra pas, l'ex mineur se penche sur le corps pour commencer à le fouiller, devant le retourner pour cela. C'est sans se soucier de la manière dont l'homme est mort que Mark entreprend son oeuvre et il n'a pas besoin de forcer pour faire une première découverte. Coincé entre ses mains, sans doute un réflexe en mourant, cet inconnu tient fermement une arme à feu, un Heckler & Koch MO5/40, un pistolet mitrailleur quoi. Ce qui est une belle découverte même pour lui qui n'est pas très armes à feu malgré son passage chez les militaires, cette arme ira sans aucun doute à Elizabeth ou à Jena qui ont déjà démontré savoir manier une arme. Mark lui arrache l'arme des mains avant de la poser à côté de lui pour pouvoir fouiller convenablement les poches du mort, rien dans celles du pantalon, rien dans les poches extérieures de la veste qu'il porte. Il ne se gêne pas pour ouvrir la dite veste et ainsi voir ce qui pourrait se cacher en dessous et justement il met la main sur une poche intérieure. Glissant ses doigts à l'intérieur, il les ressort avec une nouvelle trouvaille, une fronde Fox Power Guard, le truc pas vraiment voir pas du tout utile dans leur situation selon lui si bien qu'il prend le temps de l'enquiller dans son sac à dos via un rapide je te pose et j'ouvre le sac, je le referme et je le remet sur le dos.

Puisque sa fouille est terminée, Mark peut maintenant reporter sa pleine attention sur les autres et ce qu'ils font ou ne font pas, disent ou ne disent pas. N'oubliant pas de ramasser le pistolet mitrailleur avant de se redresser et de se retourner vers le reste du groupe.

Jena Higgins

Anonymous
Invité
Dim 7 Fév - 16:27
En m’approchant du pilier jouxtant l’escalator que je visais, je dus bien rapidement me rendre à l’évidence que si je distinguais effectivement quelque chose sur la surface de celui-ci, la pénombre ambiante ne me permettait pas de discerner la nature - et donc l’utilité - des papelards accrochés au pilier. Fort heureusement, je n’eus guère longtemps à attendre et rester ainsi dans l’ignorance lorsqu’un halo lumineux vint éclairer le morceau de colonne. Curieuse de savoir si j’avais à faire à Mark ou Johann, je braquais mon regard en direction du propriétaire de la lampe-torche pour finalement reconnaître le rouquin. D’un sec et bref hochement du chef, je lui signifiais un remerciement muet pour son assistance, n’essayant pas de forcer sur ma voix et hausser le ton pour couvrir les hurlements de l’alarme.

Après quoi, j’examinais de nouveau le pilier et découvrait, niché au-dessus d’un extincteur et à la droite d’une publicité pour le dernier boxer en promo de chez Dim, mis en valeur par le physique alléchant d’un mannequin mâle aux muscles saillants et au regard plus explicite encore. Détournant bien rapidement mes azurs du top-model et ses arguments de vente, je m’intéressais au plan du premier étage, cherchant en premier lieu à me repérer sur ce dernier. Malheureusement, le plan se voulait inaccessible, logé sous une vitre de protection en plexiglas afin d’empêcher le premier clampin venu de l’arracher pour je-ne-savais quelles obscures raisons.

Portant de nouveau mon attention sur le propriétaire de la lampe-torche, je lui désignais le petite vitre en plexi, maintenue en place par quatre vis en l’interpellant, d’un ton à la fois ferme mais bien plus doux qu’à l’accoutumée. J’espérais que la semaine dernière, il avait pris sur lui un tournevis comme arme de défense, qui se révélerait parfaitement bien plus utile dans notre situation que contre n’importe quel rôdeur.

“Tu as toujours ton tournevis sur toi ?” lui demandai-je, haussant quelque peu le ton, avant de tendre ma main libre vers lui et sa lampe-torche. “Je te libère les mains et t’éclaire si besoin,” ajoutai-je à son attention, un mince sourire sur les lèvres.

Cependant, un bruit d’éclat et de verre brisé détourna bien rapidement mon attention du rouquin. Et s’il m’était totalement impossible d’en déterminer la source, je n’eus aucun mal à m’imaginer que cela provienne du rez-de-chaussée où l’acharnement des morts avait sûrement dû avoir raison de l’une des vitrines blindées d’un des magasins. C’était du moins la réflexion la plus logique - et quelque part la plus enviable - qui me vint à l’esprit. Car si la vitre brisée ne provenait pas du rez-de-chaussée, mais de notre étage, cela signifiait que nous n’étions certainement pas seuls à ce niveau, et pas les seuls êtres vivants non plus.

Non loin de notre position, et quelques instants après que le bruit d’éclat ne se soit fait entendre, nous eûmes le droit à une réflexion de notre compagnon asiatique qui, après avoir gardé le silence au seul moment où j’aurais aimé connaître son avis, repartait de plus belle.

*Dans les films ???* m’étais-je répété en pensée, une légère grimace de stupeur affligée passant sur mon visage. Ce gamin était-il à ce point déphasé de la réalité, dure, cruelle et visiblement volontairement emmerdante que nous vivions au quotidien. Secouant lentement la tête, je portais ensuite ma curiosité vers Mark et Elizabeth, s’occupant apparemment de fouiller les corps de deux cadavres.

Deux cadavres bien distincts l’un de l’autre, et très clairement morts-morts. Une vision macabre que je ne me pouvais m’empêcher de contempler non sans ressentir une profonde inquiétude quant à leur sujet. J’espérais que mes deux compagnons restés un peu plus loin auraient l’idée de chercher les raisons de leurs trépas respectifs, des indices qui pourraient nous indiquer si une menace autre que les innombrables rôdeurs au-dehors pesait sur nous.

Puis, je reportais de nouveau mon attention sur Johann, attendant de voir s’il était oui ou non toujours outillé pour récupérer ce plan et si, le cas échéant, il s’était mis à la tâche.

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Lun 8 Fév - 11:57
Bien campée sur ses positions, Elizabeth laissa le colosse prendre les devants d’aller inspecter ce qu’ils venaient de découvrir, sans protester, bien au contraire, quelque peu soulagée de savoir qu’il était de leur côté dans cette situation et qu’il pourrait sans doute compter sur un costaud en cas de problème. Sauf si bien entendu sa stature n’était qu’une façade et qu’à la moindre menace un peu trop pesante, il prendrait la poudre d’escampette. Et même si rien n’avait laissé penser qu’il pouvait être ce genre de personne, elle n’en avait pas la certitude, bien que pour le moment, il marquait quelque bons points supplémentaires auprès de l’ex-psy en prenant les risques à sa place.

Elle ne sut que tout était bon que lorsqu’il rajouta le signe de la main peu après s’être légèrement effacé. Bien agrippée à son arme de poing que ses phalanges refusaient de desserrer, elle se laissa glisser de quelques pas en sa direction, portant son regard sur le corps qui trônait à leurs pieds. Elle ne supportait pas vraiment l’idée de fouiller un cadavre, et le geste même la dégoutait rien que d’y penser, mais elle devait s’assurer qu’elle ne passerait pas à côté de sa survie et de celle de son groupe, pour avoir rechigné à débarrasser un mort de ce qu’il ne lui serait plus utile. Elle pouvait pas non plus se permettre de jouer les poids morts en laissant les autres tout faire à sa place, elle avait tout de même une certaine image à donner. Un image d’une personne sur qui on pouvait compter en ces temps difficiles, tout à fait capable. C’était le prix à payer pour espérer dans ce monde perdu.
L’homme, car il en avait été un, se trouvait face contre terre, le visage écrasé sur le sol et l’arrière du crâne enfoncé par un objet, ou un pied massif. Elle remercia intérieurement la pénombre d’occulter cette macabre vision, ne la laissant que supposer de ce fait, et se forçant de l’ignorer un maximum. Le reste de ses vêtements étaient ensanglantés, l’une de ses cuisses déchirées comme si elle s’était faites transpercer par une balle, le reste de ses vêtements auréolés de quelques taches sombres.

Les mains légèrement tremblantes d’appréhension, car même si le mort l’était définitivement à l’assurance de son co-équipier de fortune, elle ne savait plus vraiment ce qu’il y avait de sûr dans ce monde, elle les approcha du sac à dos qu’il portait sur les épaules dans l’intention d’inspecter son contenu. Dans cette ambiance assez glauque, le bruit d’éclat de vitre retentit, la faisant se redresser prestement, paniquée à l’idée de sa provenance, en posant un regard sur ses compagnons et sur les alentours immédiats. Elle sentit une sueur froide lui parcourir l’échine à l’idée qu’ils soient débordés avant même d’avoir entrevu la moindre solution, mais rien ne vint les secondes qui suivit autre qu’une remarque qu’elle préféra ignorer, de la part de l’asiatique.

Prestement, sentant l’urgence croître plus encore, elle reprit sa fouille, avec moins de retenue qu’auparavant, agrippant la poignée supérieure du contenant et le dé-zippant rapidement. A l’intérieur, des vêtements de rechange, et une casquette de sécurité qu’elle laissa tomber sur le sol, peu intéressée par la chose au regard de ce qui leur pendait au nez, mais rien d’autre. Elle s’était sans doute attendu à autre chose, et une grande déception la gagna au point de la pousser à continuer son investigation. Elle voulait à tout prix trouver quelque chose, surtout que Mark avait remarqué un autre corps et que d’un simple regard en sa direction, elle le vit se refaire un petit arsenal.
Dans l’instant, elle essaya de s’imaginer la scène qui avait pu clore le destin de ces deux personnes, se demandant s’ils ne s’étaient pas réglé leur compte mutuellement, et que le deuxième avait été suffisamment cinglé pour piétiner la tête du premier… à moins que l’extincteur jeté en vrac sur le sol n’y soit pour quelque chose dans l’état de ce pauvre bougre ? Et si c’était le cas, qu’est-ce qui avait tué le second ?

Elle préféra ne pas y penser, ne rien imaginer, en dépit du sol repeint de sang. D’ailleurs, maintenant qu’elle y pensait, elle ne pouvait pas le voir mais, sa chaussure n’émettait pas un son désagréablement visqueux ?
Palpant les poches, collantes également, du corps, elle sentit un espèce de mousqueton accroché à sa ceinture sur lequel pendait une armée de clés en tout genre. Si elle faillit ignorer l’idée de récupérer ce qui lui paraissait en premier abord tout à fait inutile, l’idée que ces passes puissent concerner le Centre Commercial germa et, changeant d’avis, préféra s’encombrer de cet inutile qui pourrait se révéler à l’avenir crucial pour eux, car si c’était bien le cas, si c’était ça, avec ces clés, ils pourraient s’ouvrirent des portes qu’ils n’avaient pas encore exploré sur les lieux, vers un local technique, ou même leur échappatoire.

Au moment où elle se redressa, une légère ombre attira son attention près de l’extincteur qu’elle essayait pourtant tant bien que mal d’ignorer, à quelques pas du corps. Ça ressemblait à une arme et c’était sans doute la raison pour qu’elle se soit convaincu d’observer en cette direction. Dans la pénombre, éclairée que par le halo de la lampe torche que Mark manipulait non loin d’elle, elle attrapa sa trouvaille avant de rejoindre le porteur de lampe torche, pour mieux discerner ce qu’elle tenait entre les mains.

« On dirait un Uzi… et le chargeur à l’air plein… » Confia-t-elle en réengageant ce dernier après l’avoir détaillé. « Et j’ai aussi trouvé ça. »

Elle tendit vers le grand chauve le mousqueton qu’elle avait déclipsé de la ceinture de l’autre gars et qui se révélait sous la lumière, nappé de sang, mais surtout avec un lot de clé toutes identifiées par une lettre et un nombre.
Elle n'avait pas prit le sac à dos, le groupe actuel ayant ce qu'il fallait, et de mémoire, les stocks étant déjà comblé de ce côté. Elle ne voulait pas s'encombrer d'inutile.

Johann Libert

Anonymous
Invité
Mar 9 Fév - 22:29
Alors que de ma lampe je tentais d’aider Jena qui en retour me signifiait d’un mouvement de tête aisément compréhensible qu’elle en était reconnaissante (alors que le geste me semblait logique et normal, bien assez pour ne pas avoir besoin de reconnaissance), Mark illuminait à quelques pas de là un décor macabre sur lequel je ne jetais qu’un coup d’œil rapide, juste suffisant pour me laisser entrapercevoir le sol et ses taches sombres de mauvais augures entourant ce qui semblait être – ce que j’espérais être – un corps inerte vers lequel, du coin de l’œil, je devinais l’avance de Liz. Je laissais les autres à leurs affaires, revenant vers Jena qui ne pris pas longtemps pour trouver le fameux plan de l’étage et chercher, j’imaginais, à l’emporter ? J’en eus très vite la confirmation lorsqu’elle me héla afin de s’enquérir de mon aide afin de le démonter – tiens donc, ce point-là avait donc été remarqué ; j’avais subitement moins l’impression d’être un poids mort à ses yeux, même si bon. Il allait en falloir un peu plus qu’un démontage de vitre pour faire mes preuves, je n’étais pas naïf à ce point. Son ton étrangement moins cassant qu’à l’ordinaire ne pouvait d’ailleurs que me laisser un brin perplexe ; essaierait-elle de m’amadouer pour que je ne rechigne pas à l’aider (même si l’idée en elle-même me semblait stupide), ou le fait de ne pas être sur l’instant capable de faire quelque chose la rendait automatiquement plus sociable, laissant le côté chef à part pour laisser la place à la femme qu’elle devait être avant ?
Je ne m’étendis pas sur la question plus que le temps de faire un pas vers elle, et un seul, car à l’instant même résonna le fracas d’une vitre éclatée quelque part dont la violence du son surpassa l’entêtement de la sirène à nous casser les oreilles. Par reflexe, m’arrêtant net, je portais le mince faisceau de lumière tout autour de nous et même, en me rapprochant rapidement, le lançais à travers l’espace vide séparant les étages puis remontant en survolant rapidement la longueur de l’escalator dont nous venions. Rien. D’un autre côté, la lumière de la torche n’atteignais même pas le sol du rez de chaussée… alors espérer y trouver quelque chose se révélais un tout petit peu illusoire. C’est avec un air entre attention poussée et  vaguement inquiet que je me reportais vers Jena au moment où Jian, que j’aurais fini par oublier tant il se faisait discret, sorti une remarque qui ne pût que m’arracher un sourire tout ce qu’il y avait de plus sincèrement amusé tant elle était irréelle dans notre situation.

- Dans les films, ils se font toujours bouffer à la fin. On est pas dans un film et on se fera pas avoir, t’inquiète.

Je haussais le ton pour qu’il m’entende malgré le hululement de l’alarme, même si il n’était pas loin. J’affichais un optimiste sur lequel j’aurais été incapable de parier, mais se vouloir négatif n’était en soi pas plus utile et le voir paniquer ou confondre réalité et fiction était bien le dernier truc dont on avait besoin. Je passais devant Jena dont la mine atterrée à la suite des paroles de l’asiatique me fit sourire de plus belle et parvint devant le fameux plan que quatre malheureuses vis retenaient au mur. Une broutille. J’étais sûr qu’on aurait pu l’arracher, mais autant faire ça proprement. Passant la lampe dans ma main gauche, de la droite je sorti de la poche avant droite de mon jeans le couteau suisse échangé contre le tournevis à la caravane avant de partir.

- Jena, la lampe… Si tu veux que je te sorte ton plan de là.

Tendant manifestement la lampe torche à Jena et l’appelant assez fort pour l’arracher à la contemplation des petites affaires de nos deux compagnons, j’attendis qu’elle me la prenne pour pouvoir avoir les deux mains libres, ne pouvant rien faire avant ça.


Puis, dans le cas où elle me la prenait et me donnait de la lumière en retour, j’ouvrirais le couteau sur la petite lame multi-usage qui comportait, en plus d’être un décapsuleur, une pointe tournevis de la taille la plus adaptée (car oui, il y en avait plusieurs, la seconde étant sur la lame option « ouvre-boîte »). Je ne pourrais me retenir, d'un ton détaché, un très second degré :

- Les tournevis, c’est dépassé. Faut vivre avec son temps.


Le temps de commenter l’affaire et les quatre vis se retrouveraient à rouler par terre, tandis que je poserais la plaque à terre, retenant le couteau par là même, et de la main gauche le plan que je tendrais derechef vers la cheffe.


Et dans le cas contraire, et bien… j’attendrais toujours, le bras en l’air avec la lampe au bout.

Evènements

Anonymous
Invité
Jeu 11 Fév - 11:10
Vous voilà maintenant en possession de cette nouvelle carte des lieux, bien que l’instant ne semble plus à la planification, mais à l’action face à l’urgence de la situation. Si le premier éclatement de verre en provenance du rez-de-chaussée vous a alerté sans manifester aucune autre conséquence de prime abord, c’est un plus grand fracas qui vous parvient à présent – et vous pouvez clairement l’identifier désormais.

Pris de panique, Jian se sera écarté de l’escalator, avant de prendre la poudre d’escampette à vive allure, faisant le tour du gros bloc central pour sans doute se diriger vers les escalators montant, sans lumière néanmoins pour l’escorter.

«  Putain, faut se tirer d’ici ! »

Avait-il lancé dans la débâcle, et s’il avait prononcé autre chose ensuite, la distance et le bruit de l’alarme toujours active ne vous auront pas laissé l’occasion de l’entendre.

De l’autre côté, le faisceau de lumière balayé par inadvertance par Johann – ou Jena si elle avait pris la lampe – aura permis de dévoiler la présence de deux morts, ceux-ci bel et bien debouts, sortant par la porte fracturée du Showoff, ce grand et célèbre magasin de vêtements pour enfant.

C'est cet instant que choisi finalement et étonnamment l'alarme pour se couper brusquement, vous laissant pleinement percevoir les râles des morts, en grande nombre, venant d'en bas. Vous n'êtes peut-être pas les seuls vivants à bord de ce navire en perdition si l'alarme n'a pas de fonction automatique.

Mark Logan

Anonymous
Invité
Jeu 11 Fév - 14:31
Le pistolet mitrailleur en main, Mark peut alors observer Jena et Johann toujours en duo un peu plus loin et vraisemblablement occupés à démonter quelque chose ressemblant à une carte. De son point de vue, il se demande s'il n'y avait pas une solution plus rapide que celle là mais bon chacun son truc et au moins le roux sert à quelque chose on dirait. Son attention se retrouve presque aussitôt reportée sur Elizabeth qui approche de lui et se met à lui parler, enfin elle semble plus se parler à elle même qu'autre chose mais cela n'a aucune importance pour l'ex mineur. Il observe l'arme qu'elle tient, puis le trousseau de clé qu'elle exhibe devant son regard, ne se sentant nullement obligé de toucher le mini Uzi ou les clés ou autre geste se voulant trop proche. Si cela peut lui donner un air respectueux vis à vis de la belle, c'est surtout qu'il ne faut pas, qu'il ne doit pas approcher plus d'elle que ça.

En effet, le doux parfum naturel de la brune vient titiller ses narines puis ses autres sens par extension et heureusement pour lui qu'ils sont dans la pénombre alors qu'un frisson lui parcoure le corps et vient faire trembler ses jambes quelques secondes. Il sait très bien que ses pulsions ne sont jamais loin, elles ne l'ont jamais été mais au moins avant cet Armageddon, il pouvait se tenir loin des tentatrices et ne pas y céder trop souvent. Un grognement roule dans sa gorge à la pensée de ce qu'il ferait plus que volontiers avec la belle brune, rattrapant ce son en faisant celui que se racle la gorge avant de parler.

"Espérons que cela soit bien les clés des lieux oui. De mon côté, j'ai trouvé cette arme et une fronde, comme toi et Jena êtes visiblement douées avec les armes à feu, je vais la lui passer à elle du coup."


Pour la première fois depuis longtemps, Mark a la sensation de se raccrocher aux branches à cet instant précis, reste à voir si les branches sont cassantes ou non. Toujours est-il qu'il aura légèrement levé le pistolet mitrailleur qu'il a trouvé pour être certain qu'Elizabeth comprenne de quoi il parle, puisqu'il ne sait pas si elle avait pu le voir trouver l'arme, ou non. L'homme patiente quelques secondes pour laisser le temps à Elizabeth de réagir si elle le souhaite avant d'interpeller la blonde.

"Jena attrape. Ça sera plus utile entre tes mains que les miennes."

Attraper, façon de parler. L'ex mineur se dirige vers Jena et Johann pour pouvoir tendre à la blonde le Heckler & Koch MO5/40. Se dirigeant grâce au faisceau lumineux de la lampe du roux, Mark peut se permettre de veiller à ce que sa propre lampe continue d'éclairer le chemin pour Elizabeth et ne pas la laisser dans le noir qu'elle le suive ou non. Pour cela, il met la main tenant la lampe, le poing fermé sur sa hanche, le faisceau lumineux orienté de façon à être derrière lui, ce qui est une position pouvant faire sourire mais efficace malgré tout.

Parvenu à la hauteur de Jena et Johann et alors qu'il a la main tendue vers la blonde pour qu'elle récupère son nouveau "jouet" à balles, un nouveau fracas de vitre brisée se fait entendre bien plus puissant et proche on dirait que le premier. Assez pour que Mark ne se fige et ne cherche à localiser précisément le bruit, comptant surtout sur l'autre lampe pour mettre en évidence tout danger potentiel. Il balayera les lieux avec sa propre lampe que si Jena récupère l'arme à feu et qu'Elizabeth est à ses côtés, tout en sortant son couteau de combat.

Pile le moment choisi par le gamin du groupe pour se faire entendre et voir de nouveau en fuyant tout simplement et en gueulant, non mais il est sérieux celui là ? Mais bordel pourquoi ils l'ont embarqué avec eux ?

"Fuck ce con a de la bouffe sur lui en plus..."

C'est pas possible ça et en prime une autre pensée le traverse, qu'est-ce que les autres vont vouloir faire ? Pourvu qu'ils ne veuillent pas se ruer à la suite de l'asiatique pour lui sauver le cul ! Non parce que, Mark préfère largement sacrifier un peu de bouffe et l'adolescent que sa propre vie et celles des deux damoiselles avec lui.

Occupé par les pensées se bousculant en lui mais aussi par le contrôle des pulsions qu'il ressent, Mark ne se rend pas tout de suite compte que l'alarme vient de se couper. À vrai dire, il met une bonne minute à percuter de ce fait, à la manière de ceux qui ayant un bruit trop fort et trop longtemps dans les oreilles ont une sorte de résonance résiduelle auditive. L'alarme laissant pleinement la place aux râles et martèlements des charognards à l'extérieur des lieux, l'ex mineur est presque plus tendu maintenant qu'une minute avant. Non pas à cause d'eux, il ne les avait pas oublié mais par la déduction qu'il se fait de ce soudain "silence" et qui renforce sa première idée, ils ne sont pas les seuls humains là dedans. Et cette fois tant pis si Elizabeth est ou non à proximité du groupe et des faisceaux lumineux, il fait lentement un tour sur lui même pour essayer de discerner quoi que se soit.

Jena Higgins

Anonymous
Invité
Jeu 11 Fév - 23:55
Lorsque Johann me tendit sa lampe-torche, je m’en saisissais de ma main libre d’un geste rapide ; puis orientais le faisceau de celle-ci en direction du plexiglas, offrant au rouquin toute la luminosité nécessaire pour accomplir sa tâche. Je ne pus réprimer un mince sourire en coin amusé lorsqu’il plaisanta en ouvrant son couteau-suisse. Apparemment, l’homme avait choisi de s’outiller de manière plus polyvalente. J’espérais de lui qu’à l’image de son outil et de ses propres mots, il saurait s’adapter aux propres nécessités de notre temps.

Au bout de quelques instants, Johann fini par me tendre le plan ainsi délivré de sa protection. Glissant mon arme de poing à ma ceinture et calant la lampe-torche entre mes dents - préférant d’ailleurs ne pas prêter attention au goût légèrement salé que celle-ci diffusait contre mes papilles - je me saisis du plan de mes deux mains libres et commençais à l’inspecter sous la lumière de la torche. Puis, l’instant suivant, je posai un genou à terre, en même temps que le plan que j’étalai à même le carrelage souillé, puis fit basculer mon sac à dos sur le sol, entre mes cuisses.

Mais je n’eus guère le temps de m’intéresser à la disposition des lieux, repérant à peine notre position, qu’une intervention de Mark m’arracha à mon étude du bout de papelard plastifié.

Redressant la tête dans sa direction, et l’illuminant au passage d’un bref éclat lumineux, j’ôtais la lampe-torche d’entre mes mâchoires de ma main gauche et tendis ma main droite vers l’arme qu’il m’offrait, mon visage s’éclairant d’une moue à la fois surprise et reconnaissante. Je saisissais le pistolet-mitrailleur et passais mon bras droit à l’intérieur de la sangle tactique, laissant l’arme pendre depuis mon épaule droite contre mon flanc.

“Merci,” avais-je simplement répondu au chauve, pressant l’éjecteur du magasin pour vérifier le nombre de balles encore à l’intérieur. Largement plus de la moitié, sinon les deux-tiers de sa capacité, en déduis-je avant de réengager le chargeur dans son orifice. Ceci fait, je pliais le plan en quatre et le glissais dans l’une des poches arrière de mon pantalon, devant par la-même en retirer les munitions supplémentaires qui m’encombraient pour les glisser dans mon sac à dos.

Un répit de courte durée quand un nouveau bruit de verre, plus proche encore, interrompit mon geste destiné à rendre sa lampe-torche à Johann. D’un réflexe assez vif mais maladroit, j’avais braqué le faisceau de la lampe-torche dans la direction du bruit. Malheureusement, au-delà des hululements perpétuels de l’alarme, ce fut la voix paniquée de l’asiatique qui attira mon attention. ramenant le pinceau lumineux dans sa direction, je n’eus que le temps de le voir mettre en acte ses paroles, s’éloignant de l’escalator comme de nous dans une fuite vers les ténèbres et l’inconnu.

Mon sang ne fit qu’un tour. Ramassant mon sac à dos et l’enfilant à la va-vite sur mes épaules, je me redressais vivement, mon palpitant bondissant contre ma poitrine alors que je comptais m’élancer à sa poursuite dans le contournement de l’escalator.

“Restez-là !” avais-je ordonné assez sèchement aux trois autres, renouant ainsi avec mon ton habituel et peu conciliant, mais en espérant surtout qu’aucun d’eux n’ait l’idée de m’imiter. Je pouvais profiter de la lampe-torche de Johann pour retrouver le môme, et comptais sur Elizabeth et Mark pour veiller à l’intégrité du rouquin.

Ironiquement, la fuite de Jian venait de scinder le groupe en deux, contrairement à ce que nous avions décidé quelques secondes plus tôt. Mais il était de mon devoir de chef d’équipe - un terme foutrement mal choisi - de tâcher à nous ramener tous les cinq sains et saufs au campement. Et pourtant, je me sentais diablement conne de vouloir me lancer ainsi à sa poursuite et me mettre en danger de la sorte. Je ne pris cependant guère le temps de m’épancher sur mes propres interrogations, à savoir si j’agissais pour me prouver quelque chose ou simplement par crainte de découvrir que je n’étais toujours pas capable de protéger les gens de mon entourage.

Mais je n’eus guère le temps de faire plus de quelques enjambées que le faisceau de lampe éclaira, dans un bref balayement, deux silhouettes à l’allure peu engageante. Plus des ombres à peine révélées par le halo lumineux qu’une réelle vision d’ailleurs, mais qui me fit m’arrêter dans ma lancée pour m’assurer n’avoir pas rêvé ou être la victime d’un jeu d’ombres et de lumières. Ramenant le faisceau de la lampe que je venais mine de rien “d’emprunter” à Johann vers la direction souhaitée, je n’eus aucun mal à identifier deux rôdeurs, bien campés sur leurs jambes décharnées en train de sortir d’un magasin dont je ne reconnaissais que vaguement l’enseigne.

“Merde…” soufflai-je en reprenant mon pistolet en main, les échos de ma voix retentissant contre le large espace vide me laissant m’apercevoir que l’alarme avait cessé de retentir depuis quelques secondes maintenant. Serrant les dents, les râles des morts, aussi pesants que nombreux, me rappelaient soudainement à notre condition. Nous étions prisonniers, et le moindre son attirerait d’autant plus de morts vers notre position.

Je ramenais et croisais mon poignet gauche sous mon poignet droit, braquant ainsi dans un même geste du canon et du faisceau de la lampe les deux cadavres ambulants. Puis, je pressais sur la détente à quatre reprises, espérant loger deux ogives dans chacun des morts.

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Lun 15 Fév - 0:04
" Ok " Avait-elle simplement répondu à l'homme aux lunettes de soudure vissé sur le haut du crâne.

Elle avait espéré qu'il la débarrasse de ce trousseau de clé mais au final, il finit par se diriger vers l'autre femme du groupe, laissant Elizabeth seule dans le noir, ou tout du moins c'est ce qu'elle cru l'espace de quelques secondes. Quelques secondes avant qu'il n'ai la présence d'esprit et la gentillesse de lui éclairer la route afin qu'elle puisse les rejoindre sans encombre.

Au final, Mark avait plutôt un bon fond. Sous ses apparences d'aventurier chevronné taciturne se cachait sans doute un autre homme. Un peu comme elle d'ailleurs, tandis qu'elle maintenait ses distances avec les autres, le monde se plaisait à la croire froide et hautaine, alors qu'un immense malaise gangrainait son coeur. C'était un paradoxe assez rependu, il fallait l'avouer.

Le temps d'une réflexion, et elle se retrouva plusieurs pas en arrière et seule, et tandis qu'elle amorça enfin son trajet pour reformer le groupe, un bruit plus que terrorisant la bloqua, forçant son regard à pointer vers l'étage inférieur. Les secondes suivantes, elle avait franchit la distance qui les séparait des autres d'un pas plus que précipité, la peur au ventre. Mais elle n'eut pas bien le temps d'une autre pensée ou d'une autre réaction que l'un des leur avait décidé de fuir.
Les événements s’enchaînèrent les uns après les autres sans qu'elle n'ai le temps de réagir, ne faisant que lancer à la suite de Jena qui avait bondit à la poursuite du jeune asiatique, quelques mots.

" Non ! Jena ! On ne se sépare pas ! "

C'est à cet instant qu'elle réalisa que l'alarme avait cessé son grondement assourdissant, et l’acouphène généré vibrant encore à ses oreilles gêna sa propre réactivité. Sa voix avait résonné dans le Centre Commercial en écho avec le chant des morts qui lui parvenaient désormais très clairement.
Son nouveau Mini Uzi en main, elle s'élança à la suite de Jena avant qu'elle ne s'arrête dans son élan, freiné par l'apparition des morts qu'Elizabeth n'avait pas encore prit conscience jusqu'à ce que les coups de feu gronde à son oreille, et ne la pousse à s'abriter derrière l'un des piliers du grand hall.

Elle ignorait sur quoi Jena avait ouvert le feu, et si c'était bien elle d'ailleurs qui avait tiré la première, mais elle prit conscience qu'ils étaient prit en tenaille. Les escalators menaçaient de bientôt déverser une horde de morts à leur trousse, et un autre danger apparaissait de l'autre côté.

" Faut qu'on fasse le tour ! "

Il restait l'autre côté du hall pour rejoindre l'escalier mécanique vers l'étage, et c'est bien cette direction qu'elle voulait emprunté si les autres acquiesçait en son sens. Jena n'aurait sans doute aucun mal à faire demi-tour pour les rejoindre, si elle l'avait entendu. Mais si elle persistait dans cette direction, Elizabeth craignait qu'ils se retrouvent coincé.
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