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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

[Spécial, C, 4] Pris au piège - 17/02/2035
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Johann Libert

Anonymous
Invité
Mar 16 Fév - 23:19
Sous nos pieds, j’aurais dit que les morts avaient fini par avoir raison des vitrines et en faisaient du papier mâché en mode symphonie majeure en verre brisé. Ce coup-ci, on entendait les bris de glace se déchainer malgré l’alarme, comme si c’était une compet’ de « à qui qui ferait le plus de bruit ». Si y avait besoin, ça aurait été stressant, mais ça devenait difficile de monter le niveau. Quoique. Alors que j’avais encore la main dans la poche après y avoir rangé le canif, je me retournais sur moi-même au cri de panique de l’asiatique. Putain. Bravo, c’est juste le moment de péter un plomb, gamin. Et Jena qui réagit au quart de tour à détaler sur ses talons, sans oublier bien sûr de redevenir d’un coup la cheffe impitoyable à nous aboyer un ordre. Un de plus. Et très réfléchi, tiens. Si on était dans un film, comme le suggérait Jian, elle y passerait de manière horrible dans les 10 prochaines minutes après qu’on se soit tous égaré chacun de son côté. Sans être dans un film, se séparer sans être préparé et foncer en plein dans l’inconnu, c’était chercher à vérifier si la réalité se passait comme dans les films. Autrement dit ça ressemblait tout juste à un comportement suicidaire.

Silence, rideau. L’espace d’un battement de cœur, j’ai l’impression d’être passé en mode arrêt sur image. Perturbé, je mets quelques longs instants à comprendre. L’alarme. Elle s’est tue. Seul monte à nos oreilles les râles et les raclements venant de l’étage en dessous. Charmant à glacer le sang. Le temps n’a pas encore repris son déroulement normal et j’ai l’impression de fonctionner au ralenti. Le temps que je capte et réagisse et la brune est déjà à la suite de Jena.

- Liz ! Non !!

Qu’est-ce que je donnerais pas pour être seul en ce moment, plutôt qu’entouré de gens qui compliquent tout. Faites-ci, faites-ça, mais faites surtout pas comme moi. Géant. Ca commence à me gonfler, ces gens qui se prennent pour des super héros. Jian qui se tape une crise de panique. Cet endroit. Je n’ai pas eu le temps de faire deux pas pour la suivre, hors de question qu’on se sépare comme elle le dit très bien, que les coups de feu et leurs timides échos se suivent en cadence serrée. « Putain de bordel de merde… » Que je murmure entre mes dents en me collant baissé contre la paroi de la coursive. Ca, c’est ma phrase favorite depuis quelques mois et je n’ai pas fini de l’utiliser. Foncer en plein dans les cadavres de cet étage, joli boulot. Et bonus, qui a la carte indiquant de possibles sorties de secours, ma lampe et une puissance de feu qui pourrait faire la différence ? Jena, en plein dans le mille. Et qui fonce tête baissée dans le merdier en solo ? Jena encore. Et qui est le responsable du fait que… Si Jian survit je l’étripe moi-même. Je souffle un bon coup pour me calmer. L’énervement au mauvais moment, c’est tout sauf constructif. Visiblement je ne suis pas le seul à trouver que c’était un mauvais plan de foncer à sa suite sans réfléchir.

Liz, ou le bon sens incarné. Demi-tour, oui, en espérant que le couloir soit vide. Instinctivement je tourne la tête du côté opposé, sans voir plus loin que le haut de l’escalator ; ce sera toujours mieux que de suivre Jena du côté où visiblement, il y a assez de « je ne sais pas quoi mais je devine assez bien » pour la faire tirer comme une forcenée. Et au pire, la retrouver de l’autre côté si elle nous suit pas. Mais elle n’aura qu’à suivre. Ou dégager son passage. Rien à foutre. Vu qu’on s’entend, cette fois, je réponds à Liz sans hurler.

- Vas-y, j’te suis.

Et je me redresse prêt à me mettre dans ses pas. Plus vite on accédera en haut, plus vite on aura une chance de récupérer Jian. J’espère. J’espère vraiment…

Evènements

Anonymous
Invité
Jeu 18 Fév - 11:43
Prise de court dans son élan, partie à la poursuite d’un Jian qui échappe finalement à son champs de vision, Jena croise la route de deux morts bien décidés à en finir avec leur jeûne forcé. Dans un geste reflexe, armé de son Five-seveN amélioré, ce n’est que dans un son étouffé émanant du silencieux, que les quatre balles s’extirpent du canon. Si l’environnement, la proximité, ou même encore l’obscurité ne jouent pas en sa faveur, la femme parvient néanmoins à abattre l’un d’entre eux d’une balle en pleine tête. Quant au second, après avoir menacé de ses doigts crochus de faire d’elle son semblable, il rejoindra finalement son homologue dans sa chute, le crane troué et son contenu dispersé sur le sol.

Mais ce n’était qu’un premier avertissement face à ce qui allait arriver : trois autres cadavres, dont un rampant au sol, se dessine derrière l’accès du Showoff. Ces trois mangeurs de chair, Mark les aura très bien aperçus lorsqu'il balaya les lieux a l'aide d'un faisceau de lumière. Ceux-là, mais aussi un mort supplémentaire qui tombe quant à lui d’une vitre brisée de la boutique située en F8, tout près de lui.

Le chant des morts s’élève en contre-bas de plus en plus fort tandis qu’ils prennent possession du Rez-de-chaussé. Ce n’est plus qu’une question de temps pour que la masse accumulée soit poussée vers les escalator menant à votre niveau. Une chance que les coups aient été tirés à l'aide d'un silencieux, car ils ignorent encore votre présence.

Quelque chose aura attiré l'attention des deux autres survivants, à l’étage supérieur, dans le vide laissé dans le grand espace central. La lumière vive d’une lampe-torche qui se braque sur Johann, Mark et Elizabeth, près de la boutique en F9 et avec peut-être l'intention de progresser dans l'allée. Cette lumière, issue de source inconnue, se met à clignoter à intervalle régulier, comme si quelqu’un l’éteignait et la rallumait avant qu'elle n'éclaire finalement vos pas après s'être déplacé. Tout bon scout, militaire ou ne serait-ce qu'amateur de cinéma comprendrait qu'il s'agit d'un message envoyé à l'attention des survivants, mais qui donc en est responsable ?

Mark Logan

Anonymous
Invité
Jeu 18 Fév - 12:39
Mark soupire, ce qu'il vient de penser se réalise alors que Jena part en courant derrière Jian pour lui l'histoire est déjà réglée, le gamin est perdu. Ce qui n'est pas plus mal, de son point de vue à lui l'asiatique ne pouvait qu'amener toujours plus de problèmes, ce qui n'empêche pas l'ex mineur d'adresser une prière à son intention.

"Seigneur accepte ce pêcheur. Nous te demandons son pardon pour toutes les fautes qu’il a pu commettre. Donne-nous la force d’exécuter tes ordres sans faiblesse, pour que la force devienne justice et que le mal sur cette terre soit puni.
In nomine Patris, Et Filii, Et Spiritus Sancti."


Prière se faisant dans sa tête encore une fois pendant qu'il balaye les lieux de sa lampe électrique pouvant ainsi découvrir trois nouveaux charognard près du Showoff, autrement dit dans la direction par laquelle Jena a filé. L'homme fait jouer sa mâchoire, toujours perturbé par la brutale coupure de l'alarme, hésitant à prévenir la blonde de la présence des morts vivants. Sauf que s'il la prévient les charognards risquent de se focaliser sur lui et trois d'un coup, ce n'est pas du tout son tripe pour le moment. C'est le moment choisi par le faisceau lumineux de sa lampe pour mettre en évidence un nouveau charognard bien trop près de lui et par extension bien trop près de la belle brune qu'il avait vu du coin de l'oeil essayer de suivre Jena.

Tournant le dos à Elizabeth et Johann, l'ex mineur attrape son couteau de combat pour le sortir et le tenir fermement de sa main avant d'approcher un peu plus du charognard à sa portée immédiate. Approche qui se fait avec le chant lugubre des zombies ayant envahis le rez de chaussée pour de bon cette fois-ci. Son et lumière même il faut croire alors qu'il perçoit un halo lumineux clignotant dans son dos avant d'être un peu plus fort, il lâche alors entre ses dents.

"Johann garde ta lumière pour autre chose..."

Persuadé que le roux de la troupe essaye de l'éclairer alors qu'il s'apprête à s'en prendre au charognard tombé au sol à quelques pas de lui. Enfin, l'ex mineur n'accorde pas plus d'attention que cela à cette lumière surtout qu'il a la sienne pour l'éclairer. Son couteau de combat fermement tenu, il se penche légèrement au dessus du zombie, essayant d'éviter de se faire chopper une jambe par les mains crochues pour ensuite venir planter son couteau dans le crâne du suppôt de Lucifer. S'il le faut, il s'y reprendra à plusieurs fois pour le renvoyer dans l'Enfer qu'il n'aurait jamais du quitter, restant prêt à faire un bond en arrière si jamais les mains ou les dents du zombie le menace de trop près.

Jena Higgins

Anonymous
Invité
Ven 19 Fév - 19:37
Le premier des deux Z avait fini par rejoindre l’Eternel en gobant la seconde dragée bénie crachée par mon Five-seveN, quelques instants avant que je ne réajuste ma visée pour m’occuper du second qui n’avait pas manqué de poursuivre son avancée vers moi d’une démarche titubante. Braquant sur lui le faisceau de la lampe-torche tout comme le canon de mon arme fort heureusement rallongé d’un silencieux, je découvrais la silhouette largement décomposée d’une jeune adolescente encore vêtue d’une tenue d’été. Jupe courte et débardeur sans manche, quelques bracelets émettaient des cliquetis à chacun de ses pas. Mais dans son regard sombre et rougis, à peine voilé par quelques mèches blondes épaisses et filandreuses, aucune vie, aucune insouciance, pas même la lueur d’une quelconque émotion qu’aurait pu lui susciter ma vue et les promesses de festin qu’elle aurait pu se faire à mon égard. Une simple marionnette infernale, vide d’âme et de conscience qui dressa ses bras décharnés dans ma direction. Un geste lent, désordonné mais qui me frôla néanmoins, ses ongles au vernis écaillé passant à quelques centimètres seulement de ma peau.

D’un sursaut effrayé, m’arrachant un juron bien senti, j’avais de nouveau agrandi l’écart avec elle avant de relever mon arme, prenant peu de temps pour ajuster ma mire avec justesse. Néanmoins, deux ogives plus tard et l’adolescente s’écroulait, définitivement morte en poussant son dernier râle affamé. Derrière moi, j’avais pu entendre sans réellement y prêter attention la voix d’Elizabeth qui nous poussait à faire demi-tour, peut-être pour rejoindre l’escalator menant vers l’étage encore au-dessus en passant de l’autre côté du corridor. J’avais détourné le regard quelques instants seulement, cherchant l’autre femme de mes prunelles azurées pour essayer de comprendre ce qu’elle voulait dire par là. Une tâche qui se révéla assez difficile malgré la lumière offerte par Mark et la lampe-torche qu’il portait lui-même.

Puis je reportais de nouveau mon attention vers ma gauche, là où Jian s’était enfui. Je me demandais bien comment il allait faire pour s’en sortir dans le noir et face à une armée de morts toujours plus massive - les nombreux râles provenant du rez-de-chaussée se suffisant à eux-mêmes pour en témoigner - alors que mes autres compagnons d’infortune semblaient tous se diriger dans la direction opposée, sans guère porter de considération à sa survie ou son devenir. Deux coups d’oeil que j’avais voulu rapides au possible, mais qui malheureusement laissèrent le temps à de nouveaux invités jaillissant hors du Showoff de se rapprocher dangereusement de moi.

Dans un rapide balayement lumineux des alentours, j’avais vu Mark être en proie avec un autre rôdeur, jaillit non loin de mon ancienne position face à l’escalator. Braquant de nouveau ma lampe-torche sur les trois macchabées en approche, je levais mon arme, les mains toujours dans la même position croisée afin de les éclairer et les viser au mieux, puis pressais la détente à six reprises cette fois-ci. Avec la pénombre et la stabilité amoindrie de ma visée par l’obligation de tenir la lampe-torche, je ne pouvais me permettre d’économiser mes munitions. Ce faisant, je reculais aussi lentement en direction de Mark et des deux autres, essayant de conserver l’écart entre mes nouveaux ennemis et moi-même autant que possible.

Ainsi concentrée, je n’avais pas pu remarquer les flash lumineux provenant d’au-dessus de nos têtes, d’autant qu’ils ne m’atteignaient pas directement.

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Sam 20 Fév - 13:25
Johann l’avait rejoint dans son idée, la poussant à le devancer dans la démarche d’un « je te suis » confié avec une assurance certaine. Jena continuait de jouer les super-héroïnes à tenter de débarrasser le coin des envahisseurs décharnés et Mark rejoignait l’esprit survivaliste en s’armant de son couteau, prêt à trancher le crâne de celui qui s'était approché un peu trop près de ses chevilles sans qu'elle ne le remarque.
Elle fit plusieurs pas en arrière avant de se retourner, à moitié tiraillé entre l’aide très sommaire qu’elle pourrait apporter, privé de source de lumière pour user de ses compétences, et surtout de manière plus sonores que l'assaut silencieux que donnait Jena, ou commencer à se replier vers l’étage supérieur, dans le noir, avec le risque de tomber dans les bras d’un cannibale affamé.

Elle finit par choisir la solution la plus prudence en embarquant Johann dans son sillage, avant d’interrompre sa course à l’instant même où une lampe torche se met à se braquer sur son visage et celui de son camarade et se mettre à clignoter d’une manière un peu trop régulière. Elle avait d’abord pensé à Mark, mais l’angle ne correspondait pas, surtout au moment où il lança sa phrase.
Protégeant son visage de la source de lumière de son bras droit, elle essaya dans un premier temps de percer à jour l’origine de ce phénomène avant que la lumière ne vienne éclairer son chemin, en invitation à suivre le couloir et à l'aider dans sa progression amorcé.

D’un regard surpris et surtout interrogateur vers Johann, elle espérait son soutient dans la décision qu’ils allaient prendre ensemble. D’un côté les morts n’allaient pas tarder à grimper jusqu’à eux, de l’autre la situation semblait assez ardue, et du leur, un inconnu les invitait à venir jusqu’à lui – ou eux – et avec le danger qu’il pourrait incarner.
Si Johann n’était pas d’accord de suivre cette voix, alors elle resterait avec lui, à veiller sur les escalators, et attendre que les deux autres un peu trop zélés finissent par se décider de les rejoindre. Si en revanche il acquiesçait dans le sens de la lumière, alors elle soutiendrait l’idée et commencerait à avaler le couloir qui les mènerait jusqu’aux escaliers mécaniques, de l’autre côté du grand espace central, aidé par la lumière, sans pour autant manquer de prudence vis-à-vis des boutiques sur sa gauche.

Dans ce cas-là, et uniquement dans celui-là, elle aurait lancé aux deux autres restés en arrière.

« Mark, Jena ! Il faut se replier ! Quelqu’un est venu nous aider. »

Johann Libert

Anonymous
Invité
Lun 22 Fév - 20:03
Je me désintéressais passablement de la résolution du conflit dans lequel Jena avait plongé, il faut bien le dire. Si son truc à elle c’était de foncer dans le tas, c’était très peu pour moi. Eviter, esquiver et se barrer, c’était une tactique éprouvée et qui en valait bien une autre, en tout cas elle avait de loin ma préférence. En me relevant pour rejoindre Liz, j’avais vu que Mark, au contraire de la brune et de moi, était tout prêt à rejoindre Jena dans sa croisade. Quelle hargne les piquaient donc tous les deux, comme si en tuer le plus possible comptait plus que choisir le moindre risque ? A ce point, je me sentais prêt à les laisser en arrière. Si faire un détour et ne pas suivre la ligne la plus droite pouvait nous permettre d’éviter un affrontement interminable et une perte de temps encore plus grande, à mon humble avis, ça ne pouvait qu’augmenter nos chances de retrouver Jian en haut. Et vivant, je n’osais l’espérer. Mais même le gamin paniqué passait au second plan de mes préoccupations à cet instant ou seul l’instinct de survie prenait le contrôle. Petit bémol dans nos plans, dans ce noir presque absolu, vouloir se séparer relevait de la folie pure, d’autant plus que nos deux kamikazes possédaient désormais nos deux seules lampes torches… Nous en étions réduits à leur bon vouloir, nous suivre, ou forcer à ce que nous les rejoignions. Autant dire que je savais très bien vers où mon cœur balançait.

Un flash, suivi d’un autre, déchirant les ténèbres du bâtiment, en plein vers nous. Nous n’étions pas seuls. Et celui-là ne devait rien avoir d’un décédé, puisque que jusqu’à preuve du contraire, ils n’utilisent pas de lampes… Figé l’espace de quelques battements de cœur, essayant de percer la distance qui nous séparait du porteur de lampe inconnu, essayant de le voir, lui (ou elle), mais impossible. Trop ébloui, trop loin. J’observais la possible réaction de Liz du coin de l’œil tout en grommelant à l’intention de Mark un inquiet :

- J’ai pas ma lampe. C’est Jena qui l’a…

J’espérais qu’il capterait puis réagirait assez vite et qu’il rameuterait Jena également. Pour ma part, c’était vite vu. Le, ou la, inconnu-e de service aurait eu tout loisir de nous abattre, ayant de loin l’avantage de nous avoir repéré depuis longtemps et sous sa lumière, nous devions faire de parfaites cibles. Donc, à priori, ce n’était pas un hostile. S’il nous avait épargné pour l’instant, c’était donc une chance à saisir. Peut-être une très bonne chance de nous en sortir à moindre frais. J’étais retenu par l’idée de Jian qu’il nous fallait récupérer, mais à l’instant, je n’aurais pas pu sortir une seule idée qui aurait pu l’aider. Donc… Je tournais mon regard sur la brune, croisant au hasard des flashs de la lampe le reflet de mes interrogations dans le sien. J’opinais d’un hochement de tête suivi d’une réponse bien plus claire dans cette obscurité.

- On a pas le choix j’pense. Faut y aller.

Je suivrais dès lors le mouvement, quel que soit sa direction.

James F. Everett

Anonymous
Invité
Mar 23 Fév - 14:01
Elle grondait furieusement sur la route goudronnée, slalomant maladroitement et à coup de freinages réguliers entre les véhicules à l'arrêt, retournés, pulvérisés, évitant les nombreux déchets et autres objets de petite ou grande taille qui obstruaient la route, évitant parfois de justesse les rôdeurs qui erraient ici et là et se retournaient sur son passage, cherchant à l'atteindre sans le pouvoir mais sans se démotiver, ils se dirigeaient vers elle et sur son fameux passage, elle avait déjà attiré des dizaines de monstres. La chevauchant, il avait une appréhension terrible, d'être ainsi ici en ville seul alors qu'il faisait nuit, n'y voyant presque rien et manquant l'accident tous les trente mètres, et surtout avec elle qui hurlait à quiconque pouvait l'entendre qu'il était là, une proie facile pour toute menace sérieuse, même une proie à prendre pour des menaces que de jour on aurait considéré plus minimes.

La nuit, les morts devenaient bien plus terrifiants et démoniaques qu'ils ne l'étaient déjà de jour et lui, était infiniment plus vulnérable. Elle en revanche n'avait aucune considération pour son allié, car bien que pratique, lui permettant d'avaler les distances avec la sécurité de la vitesse sans l'épuiser, elle lui faisait payer cher son service. Il la détestait autant qu'il l'appréciait, voulait s'en débarrasser autant qu'il craignait d'en être soudainement éloigné par la violence des choses et exposé aux monstres. Ce devait être ça, une relation d'amour/haine intense, sauf qu'en l'occurrence, ce n'était pas une femme et un homme, mais un homme et une machine rencontrée le jour même.

L'interprétation des faits...

Le fessier bien agrippé à la moto Trial Sherco "empruntée" plus tôt dans la soirée au camp, James, médecin et bagarreur courageux et audacieux, ou fou et inconscient selon le point de vue - même si le deuxième cas de figure semblait plus adapté, avait eu une soirée mouvementée avec sa nouvelle amie. Après avoir quitté le groupe pour se diriger vers l'est, il avait pratiquement traversé la plaine et longé le secteur A par les abords afin d'avoir une vue aussi dégagée que possible malgré la nuit et le danger, évitant miraculeusement l'armée des morts - en tout cas il considérait ça miraculeux en soi.
Après quoi il avait gagné la ville par les abords du secteur C mais au lieu de s'y insérer, fidèle à sa mission et à sa promesse, avait longé le secteur C par l'extérieur à son tour ainsi que le Secteur B, craignant toujours de s'insérer dans un milieu urbain où le danger serait décuplé, afin de poursuivre la manoeuvre et longer encore le secteur B, D et E par l'ouest pour arriver par la campagne au nord de la ville. Là-bas, il s'était stationné une fois les alentours vérifiés dans un terrain entièrement dégagé afin de récupérer son talkie-walkie et contacter la ferme. Tout du long, le contre-coup de la bataille du camp et l'accident qui avait suivi l'avaient mis à mal, il en ressentait toujours le bleu issu de la balle qui avait frappé son gilet pare-balle à la poitrine - balle toujours écrasée sur celui-ci d'ailleurs. La fatigue, l'emballement de son coeur, les douleurs de ses brûlures, une vulnérabilité accrue qu'il devait assumer dès lors. Oui, il aurait été plus juste de penser qu'il agissait comme un fou inconscient.

Non content d'avoir déjà prit tant de risques, le voilà plus tardivement dans la soirée qui roulait en pleine ville, en pleine nuit et avec tous les désavantages déjà accumulés. Refusait-il de tirer des leçons du passé ou ne pouvait-il pas cesser de risquer sa vie pour autrui parce qu'il ne parvenait pas à être un survivant ? Les deux se valaient et se cumulaient au fond, s'il était là, ce n'était pas pour se prouver quoi que ce soit ou par lubie totalement dérangée, s'il avait pu choisir il ne serait certainement pas ici à sentir son coeur tambouriner avec affolement contre sa poitrine. Quant à savoir ce qu'il s'était passé au nord de la ville et au cours de son échange avec la ferme, seuls lui et et ces gens le savaient.

Tirant le talkie-walkie calé sous son gilet pare-balle ainsi plus serré qu'il ne l'était, ce qui devenait oppressif et lui donnait chaud en dépit du vent frais l'agressant de face, il ralenti sur la moto jusqu'à l'arrêt momentané au milieu d'une intersection pour ne pas finir encastré et lança en toute hâte après avoir actionné l'engin, la voix grondant presque avec une teinte évidente d'angoisse.

« Clark tu me reçois toujours ? J'arrive au quatrième quartier d'après la carte du camp, je suis à la frontière du troisième quartier, enfin je crois, je n'y vois plus grand chose. Il faut que tu me guides, tu ne repères toujours rien ici ou ailleurs ? Pas un signe de vie ? C'est de pire en pire dans le coin, aide-moi, donne moi quelque chose. »

A peine eut-il le temps de finir sa réplique avec une claire nervosité accentuée qu'il entendit non loin des râles inhumains et multiples, jetant un oeil de parts et d'autres sans savoir si les mouvements de silhouettes dans la pénombre étaient de réels mangeurs de chair ou des mirages de son esprit. L'intensité que son esprit et son corps subissaient étaient tels qu'il en avait des vertiges, de la sueur coulant sur ses tempes, ses mains tremblaient et sa peau vibrait par-dessus tous ses os, il n'avait jamais eu aussi peur depuis l'apocalypse. Il était venu ici, seul, en pleine nuit, en pleine ville et entouré de milliers de monstres sans âme, comment avait-il pu être aussi impulsif et imprudent ? Voilà une question à laquelle il avait déjà la réponse, car devant les silhouettes ténébreuses et ce décor d'enfer silencieux, dans l'obscurité qui l'envahissait de toutes parts, apparaissait un visage qui faisait lumière : ce teint blanc si pâle, ces yeux sombres et doux entourés d'une cascade de cheveux noirs, un sourire angélique et un regard si enivrant d'une exceptionnelle beauté... Elizabeth.

Son coeur qui s'écrasait littéralement contre sa cage thoracique se sentit soudainement ralentir, un apaisement passager, incertain et pourtant immédiat tandis que ce visage s'imposait pleinement à ses yeux perdus, l'odeur de sa peau laiteuse lui revenant à l'esprit comme un souvenir marqué à son âme, le goût de ses lèvres et le toucher gracile de ses mains chassant ses plus noirs démons intérieurs.
Elle était là, quelque part, peut-être souffrait-elle, peut-être était-elle seule, blessée, pleurant, subissant des horreurs indescriptibles d'un monstre, vivant ou mort, qui sait ce qu'il pouvait bien se passer, ce qui se cachait vraiment derrière ceux qui l'accompagnaient : ce type chauve, ce rouquin tout juste débarqué dans le groupe, comme cette fille armée ou l'adolescent asiatique, des gens dont il ne savait pratiquement rien si ce n'est rien du tout. Des gens qui étaient peut-être morts alors, ou qui profitaient de l'avoir isolé pour s'en prendre à elle. Tout était possible et son imagination ne lui épargnait aucun scénario.

A ces pensées qui lui débordaient en tête, toutes ces images que son esprit fabriquait pour illustrer ses craintes de ce qu'elle pouvait vivre et subir, si loin de lui et de son corps pour faire barrage quitte au sacrifice, la peur et l'angoisse qu'il ressentait pour lui-même se transformaient en terreur et en révolte pour elle, cette colère profonde et inhérente à son existence enfouie en lui et qui avait jailli plus d'une fois depuis son retour à la vie pour témoigner aux yeux du monde de sa force ancrée et incontrôlable, refit surface à nouveau. Tirant une grande bouffée d'air frustrée tandis que cette colère dévorait ses craintes et faisait violence à son appréhension, il replaça le talkie-walkie coincé sous son cou entre sa veste et son gilet pour mieux en entendre toute réponse et ferma sa poigne sur le guidon en expirant.

« J'arrive ma belle. » Murmura t-il plus pour lui même et par extension pour elle où qu'elle puisse se trouver, avec une conviction réaffirmée avant de repartir en toute trombe à travers l'avenue menant au quatrième quartier dont les bâtiments dressés de chaque coté regardaient le barbu de haut tels des titans moquant l'audace d'un homme qui prenait tous les risques pour une semblable, placides, froids et désintéressés de tout sentiment.

C'était à cet ascenseur émotionnel qu'il faisait face depuis un moment maintenant, passant du doute et de l'indicible peur du à cet environnement surréaliste, sombre, tragique et apocalyptique qu'il devait affronter seul, à la rage et son acharnement insensé à ce que ce visage qui le hantait en tout instant redevienne réalité. Il fonçait droit dans l'antre de la faucheuse, il le savait mais ne pouvait pas se résigner à reculer, car s'il perdait cette femme pour qui il avait surmonté l'éprouvante conscience qu'était la sienne s'infligeant torture sur accablement depuis le moment où il avait rouvert les yeux sur le monde, s'il ne devait plus voir ces yeux ou entendre cette voix qui l'embaumait de tendresse dans ce monde démoli sans foi et sans avenir, alors c'est avec joie qu'il se jetterait dans la pénombre pour s'éteindre définitivement.

Elizabeth devait lui être rendue quelque soit le coût qui lui incomberait. C'est pourquoi il continuera, doutant de ce qu'il entreprenait, conscient de sa folie, terrifié par ce qui l'entourait et l'issue de sa quête, manquant de nouveau l'accident lui qui n'était pas un très bon conducteur, relativement équipé et moins protégé encore, écorché de parts et d'autres de blessures douloureuses, mais sans hésiter parce que c'était pour lui la seule option possible.


La conviction contre le hasard du destin.
L'homme plein de ressentiments contre le cruel Dieu de la mort.

Evènements

Anonymous
Invité
Mar 23 Fév - 22:37
Mark :

Tes louanges accomplies, tu avances sur ta cible avec l’intention de l’envoyer ad patres une bonne fois pour toute. Couteau de combat en main, tu te penches au-dessus de lui tandis qu’il tend ses mains crochues vers tes chaussures, un râle d’envie glissant hors de ses lèvres décharnées et déchiquetées. Devant la proximité de ce met qu’il sait d’avance goûteux, il se met à se tortiller davantage alors que tu portes ton premier coup. Un mouvement plus tard et ta lame s’enfonce dans sa chaire, de part en part, déchiquetant sa joue et trouant sa gorge dans un dégobillis peu ragoûtant. Mais le cerveau n’est pas atteint. Tu extrais ta lame rapidement, voyant qu’il continue de gesticuler, et retente la manœuvre. C’était sans compter la pugnacité de ta cible qui accroche ses ongles dans le revêtement de ta chaussure et l’agrippe si brusquement que tu en es déséquilibré. Si ta survie est pour le moment assurée par ce bout de tissu rembourré ou de cuir, il est certain qu’il faudra t’en débarrasser rapidement, car dans ton dos, quelques morts viennent de trouver le chemin vers l’étage supérieur. Ce mort-là, accroché à toi, est sans doute récent, car sa poigne est suffisamment vigoureuse pour te retenir dans tes tentatives.

Jena :

Tu alignes les trois nouvelles menaces avec un aplomb certain, te chargeant de liquider la première d’entre elle dès la première balle crachée en pleine tête. Le second tir semble moins certains cependant et t’oblige à réitérer l’appui sur la détente afin de pouvoir considérer ce mort là comme définitif. Quant au troisième, s’il a déjà dépassé les restes de ses camarades de festin, te menaçant grandement, les défaillances de ta lampe se mettant à grésiller et à s’atténuer petit à petit gêne ta précision, te forçant à tirer les trois balles suivantes pour le voir tomber au sol.
Ta lampe commence à se décharger, mais quelques coups de manivelle devraient régler le problème bien que le temps ne soit plus tout à fait à se permettre d’en perdre. Sur ta gauche, légèrement en arrière, les râles des premiers morts ayant trouvé le point d’accès vers l’étage te parviennent, menaçant de te couper la route qu’ont emprunté les deux autres de tes camarades, alors qu’ils s’éloignent de vous après vous avoir interpellé pour la seconde fois.

Elizabeth & Johann :

Vous finissez par prendre la décision de suivre la lumière et avancez côte à côte sur le chemin éclairé. A chaque pas que vous faites, la lampe torche progresse également, vous offrant tout le loisir d’observer ce qui pourrait arriver d’en face. Ce faisceau est par moment coupé lorsque vous passez derrière un pilier de mur ou que votre « sauveteur » lui-même passe derrière l’un d’entre eux mais cela vous laisse néanmoins la clarté de percevoir deux créatures émerger des escaliers de secours dont la porte coupe-feu était restée ouverte, droit devant vous, non loin du bloc sud identifié AHU.

James :

Te voilà parti au secours de ta belle, sur ta motocross pétardant dans les rues de Snyder. Arrivé par la 350, tu as bifurqué en plein centre du Quartier 4 au croisement avant la 180, te faisant traverser de très nombreux lieux d’habitations, et lieux commerciaux. Tu franchis même un nouveau croisement menant à un lieu public. Mais dans l’obscurité, éclairé par le phare de ta moto, tu as du mal à discerner ta route et les obstacles qui se dressent face à toi, parmi des véhicules et autres panneaux publicitaires écroulés au sol.
A l’autre bout du Talkie, en conséquence de ta demande, la voix de Clark s’extirpe à nouveau pour te guider dans ce labyrinthe furieux et dangereux.

« J’te reçois James, mais assez mal. … Tu es pas …in du fameux endr…t’ai parlé. Conti… roit. »

A mesure que tu avances de nouveau sur ta bécane après la courte pause pour communiquer, la voix de Clark se couvre de parasites, jusqu’à disparaitre définitivement.
Ce n’est qu’au dernier moment, tandis que ton regard se porte sur l’une des intersections que tu approches, que tu la remarques. Une horde, immense, de morts grouillant et comblant la largeur de la rue, ne laissant aucune solution de passage. Mais dans le silence ambiant, c’est sur toi que les premières rangées se retournent. Au-delà de cet amas, au bout de la rue qui se dresse à ta droite, tu perçois un immense bâtiment dans l’ombre des édifices.

Mark Logan

Anonymous
Invité
Mer 24 Fév - 13:24
Est-ce que quelqu'un peut lui expliquer pourquoi il a tenu à se charger de ce charognard ? Ah oui parce que ce dernier a approché d'un peu trop près la belle brune et que bien sûr il s'est senti obligé de s'en mêler pour éviter qu'il ne lui arrive quelque chose alors qu'elle avait déjà reculé en sécurité. Bien sûr personne ne vient l'aider pour autant surtout pas elle, non elle s'est contenté de lancer un appel avant de s'éloigner avec le roux.

"Sale garce et toi ducon tu perds rien à attendre."

Pensée fugace alors que le zombie bien trop vif pour traîner comme ça depuis longtemps a réussi à lui chopper la chaussure, le déséquilibrant fortement. Enfin c'était déjà mal barré rien qu'en lui plantant la lame dans la tête et en le voyant bouger comme il l'a fait, l'ex mineur aurait dû lui chopper le cerveau du premier coup et pas se retrouver dans cette position inconfortable et périlleuse. Il l'a déjà fait par le passé sans rencontrer trop soucis, la seule explication qu'il y voit c'est l'état récent du charognard et le fait qu'il n'ait pas forcément eu toutes ses pensées dirigées vers le combat. Au passage il perçoit des coups de feu étouffés par un silencieux d'un peu plus loin, Jena sans aucun doute vu que ça vient de la direction dans laquelle elle était parti.

Mark se contorsionne pour garder sa position verticale mais aussi son couteau de combat. Peine perdue, l'homme se retrouve totalement déséquilibré et ne peut rien faire d'autre que de se retrouver le cul sur le sol. Il cherche à reculer et se défaire de la prise du charognard quand il perçoit dans son dos les râles de nouveaux rôdeurs qui ont visiblement trouvés la route à suivre vers leur étage. Il a encore moins de temps à perdre que quelques instants avant, surtout qu'il n'a aucune envie d'y passer pour une connerie dans ce genre là.

Mark entreprend alors de donner de violents coups de pieds de sa jambe libre sur le charognard dans le but de le faire lâcher d'une manière ou d'une autre. L'homme employant toute la force qu'il peut y mettre, tout en essayant de reculer encore et encore. La seule chose qui compte présentement et de se libérer à tout prix et tant pis si le suppôt de Lucifer reste en vie. D'ailleurs dès qu'il arrivera à se libérer, car il ne doute pas d'y parvenir, son premier réflexe sera de se redresser et de rejoindre à toutes jambes Elizabeth et Johann. Faisant à son tour l'égoïste pour laisser Jena se démerder seule et tant pis s'il perd un bon coup, sa vie est plus précieuse qu'une blonde quand même.

James F. Everett

Anonymous
Invité
Mer 24 Fév - 13:39
La route était un véritable parcours du combattant et le barbu du freiner sec à de multiples reprises pour pousser la moto dans l'axe perpendiculaire afin d'éviter et contourner une voiture à l'arrêt, retournée ou un panneau publicitaire posé comme un piège vicieux vu par chance au dernier moment. Il fut même contraint a piler et manqua de passer par dessus la moto pour joindre le sol et l'embrasser avec sang et douleur.

« Bon sang mais c'est pas vrai ça. » Grondait-il, de plus en plus irrité par cette conduite éprouvante.

Quand enfin il entendit la voix du génie-fermier lui répondre, ce qui le soulagea de prime abord malgré sa concentration excessive sur sa conduite et qui le fatiguait de plus en plus, les parasites presque soudains précédant la disparition de la voix de son guide firent grimper son taux d'appréhension à grande vitesse. Jetant un coup d'oeil rapide à son buste puisque le talkie-walkie était coincé sous son gilet pare-balle, il finit par freiner pour un second arrêt le plus momentané possible, au détour d'une rue et attrapait l'engin dans le but de l'utiliser, actionnant la transmission d'un geste hâtif.

« Clark ? Clark tu m'entends ? Je n'ai pas reçu ton... »

Ça le frappa d'effroi et lui glaça le sang. Intéressé par l'engin, il n'avait pas pris le temps de regarder la rue où il était prêt à s'engager et c'est d'abord par l'ouï qu'il fut percuté de sons si affreux qu'il eut l'impression que son coeur même était paralysé l'espace d'un instant : des râles, nombreux, plus qu'intelligibles comme si le quasi-silence qu'il avait rencontré jusqu'ici était balayé, dévoré par un brouhaha monstrueux et quand il leva les yeux brusquement pour regarder devant lui, ceux-ci s'écarquillèrent jusqu'à ce qu'il ne soit plus possible, sa propre voix s'éteignit net pour tenter, vainement à vrai dire, de rattraper l'erreur de s'être fait entendre car ils avaient déjà eu tout loisir de l'écouter et le voir venir grâce à sa bécane très bruyante. Des morts et des morts, tant de morts qu'il crut sur le coup que la massive horde qui avait attaqué le camp avait trouvé le moyen de le suivre jusqu'ici, bien qu'il ne tarda pas à s'imposer l'évidence : s'en était une autre et cette armée-ci l'avait déjà repéré.

« Mon dieu... de merde, merde merde ! »

S'agitant comme un fou, il rangea maladroitement son talkie-walkie dans son gilet et attrapa comme un forcené le guidon de la moto pour la retourner aussi vite que possible avant de relancer le moteur d'un grondement furieux. Sans prendre le temps de réfléchir, il appuya sur l'accélérateur franchement et s'engagea dans la rue adjacente en espérant pouvoir s'éloigner des morts le plus vite possible et contourner le danger par la rue en parallèle pour semer ces charognards qui le poursuivront sûrement sans avoir à partir en sens inverse. Ce nouveau plan émergé en deux instants était totalement improvisé et se basait uniquement sur la chance, comme toute cette soirée en fait. Car s'il ne voulait pas rebrousser chemin au premier obstacle, il fallait admettre que plus il avançait, plus la situation dégénérait, ce n'était à ce stade plus du danger... c'était du suicide.
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