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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

[Spécial, C, 4] Pris au piège - 17/02/2035
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Jena Higgins

Anonymous
Invité
Jeu 25 Fév - 17:37
C’est avec une inquiétude franche et certaine que j’avais observé le faisceau lumineux de ma lampe-torche commencer à vaciller, grésiller légèrement tout en perdant de son intensité à mesure que les secondes s’écoulaient. Projetant des éclats stroboscopiques d’ombres et de lumière, la défaillance de ma lampe-torche et l’inquiétude ainsi suscitée m’obligèrent à tirer trois balles pour venir à bout du dernier des trois infectés en approche. Je l’avais regardé s’effondrer, inerte, certains de ses os craquant sous le choc contre le carrelage, avec satisfaction.

Cependant, son trépas définitif n’apaisa en rien les autres râles qui montaient depuis le rez-de-chaussée en échos multiples et pétrifiants, annonçant la venue d’autres menaces immensément plus nombreuses. Si affronter quelques rôdeurs isolés se voulait particulièrement bien gérable - tant que l’on ne forçait pas sa chance - je savais d’expérience que vouloir tenir tête à une horde compacte d’infectés relevait tout simplement du suicide. Ralentir une telle masse grouillante était complètement utopique, et même le plus téméraire des hommes - pour peu qu’il ne soit pas totalement inconscient - ne pourrait que se résoudre à prendre la fuite face à un tel ennemi. Un ennemi qui ne connaissait ni crainte, ni douleur, ni même la mort.

Ce qui était bien loin d’être mon cas. Me désintéressant des cadavres que je laissais dans mon sillage, je fis volte-face, mes azurs à la recherche de mes compagnons d’infortune. Je ne mis qu’une fraction de secondes à percevoir le faisceau de la lampe-torche de Mark, s’offrant à mon regard dans une posture bien dangereuse, aux prises avec un infecté qui lui avait agrippé le pied. Je vis l’homme à la carrure massive tenter de se libérer de l’étreinte affectueuse du non-mort à grand renfort de semelles dans la trogne.

Puis, je cherchais Elizabeth et Johann, laissant mon regard courir au-travers de la pénombre jusqu’à remarquer leurs deux silhouettes, de l’autre côté de l’escalator, ayant progressé le long de la coursive sous l’éclairage d’un troisième faisceau. Je relevais les yeux et le menton vers l’origine de celui-ci, sans pour autant réussir à distinguer quoi que ce soit, cette tierce personne se trouvant dissimulée à ma vue par le plafond de l’étage supérieur. Peut-être s’agissait-il de Jian, ce qui m’étonnait fortement - ou peut-être s’agissait-il d’une autre personne prisonnière de ses lieux. Prisonnière ou détentrice ? Aurait-elle pu avoir quoi que ce soit à voir avec le déclenchement de cette alarme ? Avec le fait que nos talkies ne fonctionnaient plus ? Avec notre situation très mal engagée ? Je n’en savais rien, et n’avais guère le luxe d’y réfléchir de toute évidence alors que les râles se faisaient toujours plus proches et intenses.

Mais je comptais bien le découvrir, d’une manière ou d’une autre. La voix d’Elizabeth me parvint, nous lançant un ordre ô combien judicieux peu avant qu’elle et le rouquin ne continuent à progresser en direction de la rampe de l’escalator menant vers l’étage supérieur. Une angoisse me saisit les tripes en les voyant ainsi foncer tête baissée vers ce que je redoutais être un piège, mais je ne pouvais me lancer à leur poursuite sans prêter assistance au chauve. Je n’avais pas voulu laisser Jian partir en solitaire dans son mouvement de panique, ce n’était pas pour abandonner un autre de mes compagnons, d’autant plus précieux et combatif que l’asiatique.

De quelques pas, je couvrais la distance qui me séparait encore de Mark et son assaillant, m’arrêtant à ses côtés en prenant garde à rester hors de portée de son ennemi. Dans mon avancée, j’avais rangé la lampe-torche ayant fini par s’éteindre dans une de mes poches, libérant ainsi ma main gauche. Une main que je tendais vers Mark avec l’espoir qu’il s’en saisisse pour l’aider à se relever.

“Allez Mark ! Debout !” m’étais-je écriée en l’encourageant à se débarrasser fissa de l’infecté qui le retenait. “Allez, allez, allez !”

S’il y parvenait - et s’il acceptait mon aide - je l’aurai aidé à se relever avant de moi-même partir à la suite d’Elizabeth et Johann en compagnie de l’homme. Sinon, j’aurais fini par pointer mon arme vers l’infecté pour tenter de l’abattre et secourir Mark. En aucun cas, sauf si l’homme se libérait avant et se décidait à agir en solitaire, je ne le laisserais en arrière.

Johann Libert

Anonymous
Invité
Jeu 25 Fév - 23:50
Je me souviens d’un jeu, quand j’étais ado, qu’un pote m’avait fait tester chez lui. C’était un jeu sur playstation 2 : Silent Hill. Sans aucun doute le jeu le plus flippant auquel j’ai jamais joué. En plus, le truc marrant, c’est que cet épisode-là mettait en avant un routier comme héros. Poilant. L’ambiance ici me fais ressortir en flashes de souvenirs de ce jeu, je sais pas trop pourquoi, des passages dans des bâtiments sombres avec des monstres planqués dans les coins. Obscurité, ennemis bien moches, bruits d’ambiance, rien n’y manque. A part que rien ici n’est virtuel, c’est assez bien reproduit. Me voilà pas loin d’être dans la peau d’un héros de jeux vidéo, belle montée en grade… non ? Non. En tout cas, à tout prendre, c’était pas ce jeu précis que j’aurais choisi. Vraiment pas… Laissant derrière nous Jena et Mark aux prises avec je ne savais pas combien de monstres, un peu égoïstement – mais avaient-ils demandés notre avis avant de foncer là-dedans ? – Liz et moi prenions de l’avance pour rejoindre la lumière et son possesseur. Autant ça m’aurait emmerdé, sérieusement, qu’ils se fassent tuer, autant de nous quatre c’étaient les plus à même de s’en tirer sans nous (surtout « sans nous », je pensais). Ma compagne du moment ne semblait pas trop zélée à leur prêter main forte non plus, même si elle, était au moins armée et savait s’en servir. Je me retournais avec le vain espoir de voir Jena ou Mark arriver, mais je ne voyais que des ombres indistinctes. Ils n’étaient pas encore sur nos traces. Le plus sage était de compter sur cet allié mystérieux, quitte à retourner sur nos pas avec lui/elle si vraiment la situation n’avançait pas là-bas. Je me persuadais qu’ils étaient de taille et qu’ils n’avaient pas besoin de nous dans l’immédiat, comme pour faire mieux taire le mince filet de culpabilité qui refusais de s’effacer, encore et toujours, au fait de s’éloigner sans eux.

Jour, nuit, jour… En face, ça semblait s’avancer aussi, je comptais les piliers à coup de modifications d’éclairage. Ca améliorait pas nos affaires, que la seule source de lumière de notre côté nous fasse ainsi faux bonds régulièrement quelques secondes. Je n’en augmentais que plus mon attention, mais bon, voir dans la nuit ne faisait pas partie de ma panoplie. D’un revers de main, je relevais mes cheveux en arrière, histoire d’en évacuer la sueur qui me collait au front. J’en avais mal au ventre à force d’être aux aguets du moindre son suspect, maintenant que l’alarme nous laissait tout à loisir profiter de la bande sonore, fond de râles, grincement, frottements, claquements… qui se rapprochaient, j’en aurais mis ma main à couper. J’aurais préféré mille fois qu’elle se remette en route, histoire de nous épargner ça, et je me demandais quand même si c’était vraiment une simple coïncidence de justement trouver quelqu’un dans le centre commercial alors qu’une alarme sensée être HS depuis des lustres se remettait en branle pour se couper ensuite… étrange, hein. Qu’un court-circuit quelque part dans un groupe de secours la fasse démarrer, limite je veux bien, mais la suite, ça devient tiré par les cheveux. Inutile de dire que quel soit la suite, je n’allais pas accorder une confiance aveugle à cette personne. Mais, wait and see. Fallait déjà la rejoindre. Je restais au niveau de Liz, à peine en arrière sur sa gauche, histoire de, si ça devait être nécessaire, ne pas être dans son champ de tir. Je retenais une furieuse envie de prendre le pas de course pour faire cesser le suspense, mais l’image d’un rôdeur planqué derrière un pilier était très efficace pour me dissuader.

- Attends !

Ma main venait de se poser sur la manche de la brune, joignant à l’inflexion sèche de ma voix qu’elle aurait pu ne pas entendre, car je n’avais pas parlé à voix haute mais m’était d’instinct forcé à rester bas dans le ton, l’urgence du geste. Du même mouvement, je m’arrêtais en espérant bien qu'elle fasse de même, m'apprêtant à la retenir franchement en serrant ma main sur son bras si elle faisait mine de m'ignorer (mais sans forcer non plus si elle repoussait le geste), face à un rectangle d’un noir d’encre à quelques pas de nous à peine, se séparant du cercle du couloir pour plonger dans les ténèbres. Un accès de magasin ? Un local technique ? J’attendais que la lueur réapparaisse en plein. Un escalier de secours, et ouvert. Pile ce que j’aurais voulu trouver auparavant, sauf que j’avais vu juste. Il nous dégueulait en pleine face deux de ces monstres humanoïdes qui se découpaient bien assez nettement pour ne pas se tromper. Malgré les ombres masquant leurs traits, leur démarche saccadée ne laissait planer aucun doute quant à leur nature. Quant au fait qu’ils nous aient repérés, cela ne faisait quasi aucun doute, ou si ce n’était pas encore le cas, le moindre bruit de notre part allait très certainement corriger le tir dans quelques instants. Est-ce qu’ils nous repéraient à l’odeur ? A la chaleur ? A l’instinct ? La question était bonne, mais le moment mal choisi. Et le résultat identique. On ne pouvait pas se permettre de les laisser scinder le groupe en deux par leur présence, mais est-ce tirer sans silencieux était vraiment l’idée du siècle ?

Si la brune s'était arrêtée à mes côtés
, je la prendrais à partie du même ton qu'auparavant.

- A toi l’honneur, princesse.

Je lancerais l’invitation à Liz en m’écartant d’elle d’un demi-pas sur le côté, manière détournée de lui faire comprendre que je lui laissais les coudées franche pour le tir aux pigeons. J’espérais qu’elle se souvienne que je n’étais pas équipé pour la seconder dans ce genre de cas.

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Sam 27 Fév - 23:10
Tandis qu’elle progressait d’un pas certains, sans parler vraiment de vive allure, elle fut dans un premier temps très surprise lorsque la lumière leur fit faux bond une première fois, la forçant à interrompre son chemin et poser son regard en direction de l’étage supérieur dans le but de comprendre ce qui les avait inexplicablement suspendu dans une obscurité presque parfaite.
Là-haut, le halo s’était déplacé derrière un pilier avant de l’inonder à nouveau de plein fouet, agressant ses iris qui s’étaient forcés à s’habituer à la pénombre, l'éblouissant partiellement.

Elle maugréa d’un grondement aux lèvres closes, aveuglée par la persistance rétinienne qui continuait de se fixer à son regard, voilant son avancée. Se remettant malgré tout en route, rattrapant le retard qu’elle avait accumulé vis-à-vis de Johann et se plaçant à ses côtés, elle tenta d’ignorer le nouveau sifflement, plus guttural, qui sonnait à ses oreilles, le chant des morts. Derrière elle, et juste en dessous de ses pieds, une armée de  rôdeurs se bousculait avec autant d’entrain que des milliers de fourmis à l’affût d’une goutte de sucre. Et dans l'histoire, le sucre si alléchant n'était autre que quatre pauvres âmes coincés entre les murs d'une prison dorée.
C’est à cet instant précis qu’une voix prudente mais impérative arrêta sa progression, alors qu'elle peinait à retrouver la totalité de sa vue, accompagnant ce bref mot d’un geste, la manche de son pull la tirant en arrière par une force pour l'instant non visible mais connue. Néanmoins surprise, elle se dégagea de la légère étreinte par prudence, pivotant sur ses jambes pour comprendre ce qui avait pu provoquer cet arrêt. Plusieurs clignements d’yeux plus tard, ses prunelles se perdit sur le regard fixe de Johann, qu'elle suivit pour être certaine de voir le même danger que son avertissement laissait entendre.

A la vue des deux charognards s’échappant de la porte coupe-feu pile en face d’eux, son cœur bondit faisant grimper un peu plus encore son état de stress à l’idée qu’ils allaient peut-être être pris en tenaille, les morts surgissant brusquement de toute part. S’ils décidaient de les ignorer et de continuer leur progression rapidement, les deux autres du groupe les trouveraient sans doute sur leur chemin, et au vu du retard qu’ils étaient en train d’accumuler, ils auraient beaucoup moins de temps pour les gérer. Si cette idée germa dans son esprit, son humanité l'empêcher de l'envisager plus sérieusement.

Dans le même temps, Johann toujours près d’elle, avait glissé quelques mots à son attention pour confirmer l'idée principale qu'elle avait en tête, ne faisant que l’encourager dans sa réflexion à prendre sa décision plus rapidement.
Les derniers évènements s’étaient enchainés si rapidement, l'alarme, la fuite de Jian, les morts, l'assaut, et la lumière inconnue, qu’elle avait à peine remarqué que ses deux mains tenaient chacune une arme sans avoir pris le temps de choisir l’une ou l’autre et de ranger la seconde. Elle doutait que tirer avec des armes dépourvues de silencieux, comme l’était celle de Jena, était une bonne idée. Si seulement elle avait été aussi bien équipée. Ou si seulement Jena avait bien voulu partager un tant soit peu ses trouvailles. Peut-être qu'elle voulait justement prouver sa supériorité aux autres en ne leur cédant que le strict minimum. Et cette idée ne la fit que faire réagir plus promptement.

Le regard fixé sur les deux morts, elle tendit son VP70 à son co-équipier, puissant et redoutable, gardant le Uzi entre ses mains avant de lancer à son homologue du même ton que lui. Elle ne voulait pas lui donner d'ordre, simplement qu'elle n'avait pas le temps d'y mettre les formes et qu'un soutient était bien plus prudent.

« Surveille les alentours. »

Que Johann accepte ou refuse, elle n’aura pas perdu de temps après cela, tendant son bras directeur surplombé de sa nouvelle arme, sélecteur de tir en mode coup par coup, elle appuya à plusieurs reprises sur la détente, espérant tirer un minimum de tir pour achever les deux morts. Tant pis pour le bruit qui allait résonner dans les environs, ils n’avaient plus vraiment le choix à ce stade.

Evènements

Anonymous
Invité
Dim 28 Fév - 22:17
Mark :

A force de coups de botte répétés en plein dans le visage du cadavre décharné qui s’accrochait à toi comme une tique à un chien, tu parviens à te défaire de son étreinte au moment où son bras à moitié dévoré cède et se sépare en deux morceaux distincts : le moignon encore rattaché à son épaule d'un côté et la main jusqu’à l’articulation du coude plantée dans ta chaussure de l'autre.
Si tu es bien parvenu à te débarrasser du mort, ce n’est pas définitif. C'est l’intervention de Jena qui aura pu te soustraire complètement du danger, du moins dans l’immédiat, car les grondements dans ton dos te laissent entendre qu’il ne te reste plus beaucoup de temps avant de servir de festin. Alors qu’elle te tendait la main et voyant que le mort ne l’était pas tout à fait, elle fit feu à deux reprises, clouant ce dernier définitivement au sol.
Accompagnant les râles vraiment très proches, une série de coups de feu résonnent avec intensité dans le centre commercial. De ta position, tu ne sais qui a pu tirer, mais une chose est sûre, c’est que suite à cet événement, l’activité morbide vient de gravir un échelon supplémentaire.

C’est l’instant que choisit ta lampe torche pour vaciller à son tour et finalement s’éteindre. Quelques coups de dynamo devraient être suffisants pour la faire repartir de nouveau, mais en attendant, vous voilà plongés dans le noir, Jena ayant décidé de ranger la sienne.

Jena :

Tu t’élances vers Mark alors qu’il est aux prises avec un zombie et profites de sa propre lumière pour éclairer la scène. Alors que tu tends la main vers lui, tu te rends compte qu’il n’a pas fini de se débarrasser de son « poids-mort ». Armé de ton FN équipé d’un silencieux, il te faudra deux coups supplémentaires pour t’assurer de sa mort définitive.
Mais ce n’est pas fini. Alors que de ta position debout tu vois les premières têtes dépasser de l’escalator menant à votre niveau, au même instant des coups de feu, bien marqués ceux-ci, rugissent dans le Centre Commercial. De ta position, tu ne sais qui a pu tirer, mais une chose est sûre, c’est que suite à cet événement, l’activité morbide vient de gravir un échelon supplémentaire.

C’est l’instant que choisit la lampe torche de Mark pour vaciller à son tour et finalement s’éteindre. Vous voilà plongés dans le noir avec comme seul repère cette lumière braquée depuis l’étage supérieur vers un espace perdu derrière un large pilier qui vous barre la vue, vers Elizabeth et Johann.

Johann & Elizabeth :

Johann réussit à arrêter la progression d’Elizabeth au bon moment, et finit par s’effacer pour lui laisser le passage. Cette dernière lui tend d’ailleurs une arme à feu avant d’aller s’occuper des deux créatures menaçant de couper leur retraite et surtout de gêner Jena et Mark dans leur tentative de les rejoindre.
Elizabeth pointe son arme sur les deux morts et usera de trois cartouches avant de les voir s’écrouler au sol.
Le bruit des coups de feu résonneront dans tout le Centre Commercial, alors qu’en écho, les râles des morts à l’étage inférieur se font plus fort encore.
Vous voilà débarrassés d’une menace imminente, mais pas encore en sécurité, car depuis l'issue de secours les deux zombies venus de l'étage inférieur ne seraient qu’un léger avant-goût face à ce qu'elle serait capable de déverser.

James :

Dans la panique la plus totale, tu parviens à faire demi-tour, entraînant avec toi et à ta poursuite les morts qui s’étaient détournés de leur chemin. Néanmoins, si le bruit ne t’aide pas, la vitesse est à ton avantage et tu prends de l’avance sur tes prédateurs, reprenant la grande route avant de bifurquer à nouveau sur une rue parallèle.
Coupant ton phare, tu te rends compte que sans ce dernier, il est impossible de continuer ta progression, la lune étant l'unique source de lumière, mais bien faiblarde. Rallument ce dernier, tout droit braqué sur ton nouvel objectif, tu arrives à distinguer quelques présences errantes éparses, certes moins nombreuses que précédemment, mais certaines. Si les carcasses de voitures et autres panneaux ne dérangent plus ta progression, c’est bien entre quelques morts que tu te mets à slalomer.

La rue se fait plus étroite à mesure que tu avances et derrière toi, les morts se mettent à se rassembler. De parts et d’autres, les maisons et boutiques ne te laissent que peu d’alternatives.

Mark Logan

Anonymous
Invité
Lun 29 Fév - 11:20
Il lui en aura fallut des coups de chaussures dans la tronche pour que le charognard se décide enfin à le lâcher enfin pas totalement puisqu'une partie de son bras s'est détachée de son corps dans un craquement lugubre. Ce qui pourrait dégoûter plus d'une personne sauf lui, Mark s'en fiche pas mal de cela, la seule chose qu'il voit c'est qu'il va pouvoir se redresser et filer de là. La voix de Jena se fait alors entendre au dessus de lui avant qu'il ne voit la main qu'elle lui tend, non pas qu'il soit contre un coup de main mais il refuse de se servir d'elle pour se relever. Vu leur différence de gabarit comment la blondinette pourrait-elle tenir le coup ? L'ex mineur risque surtout de l'emporter avec lui. Et de toute manière, la voilà qui s'occupe du zombie qui n'était pas mort du coup. Mark se remet sur ses jambes tout en lâchant un :

"Merci Jena"

Il a pas vraiment envie de la remercier, c'est un peu à cause d'elle qu'il en est là, mais il paraît que ce sont des choses qui se font et qu'il a apprit à faire et dire depuis bien longtemps pour continuer à paraître "normal" aux yeux de tous. Une fois sur ses deux pieds, l'homme commence par virer le restant de bras du charognard en le lançant loin d'eux et loin de la direction par laquelle il compte partir. Il n'a pas oublié son envie de rejoindre Elizabeth et Johann malgré leur fuite en lâches.

Des coups de feu résonnent subitement dans le centre commercial, Mark en sursaute légèrement mais il n'a pas le temps d'en chercher l'origine que sa lampe décide de s'éteindre à cet instant précis. Bordel de merde, c'est pas possible ça, leur sortie n'est vraiment qu'un enchaînement de poisse la plus totale et parti comme ça l'est leurs espoirs de rentrer sains et saufs au campement s'amenuisent de minutes en minutes. Surtout en entendant les râles de la meute de suppôts de Lucifer bien décidés à leur mettre la main dessus pour festoyer. Enfin ce n'est pas vraiment le moment de penser à ce genre de choses surtout que Mark compte bien se sortir de là coûte que coûte et puis le Divin ne peut l'avoir abandonné maintenant pas comme ça ! Ce n'est qu'une nouvelle épreuve qu'Il met sur la route de l'ex mineur, un nouveau test qu'Il lui fait passer, à lui d'être digne de Sa confiance en permanence.

Mark s'empresse alors de relancer sa lampe en donnant plusieurs tours de manivelles et dès que cela sera fait et tout en veillant à ce que Jena soit là, il partira rejoindre la brune et le roux sachant quelle direction ils ont pris.

Jena Higgins

Anonymous
Invité
Mer 2 Mar - 23:19
J’avais laissé ma main libre suspendue à l’attention de Mark durant quelques instants, avant de finalement constater que l’homme préférait se relever de lui-même. Crainte de m’entraîner avec lui ou simple fierté de mâle blessé ? Je m’en moquais alors que sous mes azurs je voyais le bras de son assaillant se déliter, puis se déchirer au niveau du coude dans un craquement sinistre sous les coups de pompes du chauve. Tendant mon bras droit armé, pointant le canon vers le visage vorace et râlant du manchot macabre, je pressais la queue de détente à deux reprises et faisait taire la créature une bonne fois pour toute dans une marmelade de viscères cérébraux.

“Pas de quoi. T’es pas blessé ?” avais-je répondu puis demandé à l’homme d’un ton légèrement inquiet, abaissant mon bras armé le long de ma cuisse tout en le dévisageant d’un regard reflétant mon sentiment. Ma voix se voulait tremblante d’une fébrilité de plus en plus palpable à mesure que les grognements des rôdeurs se faisaient plus intenses, et beaucoup plus proches. Mes azurs se portèrent rapidement en direction de Johann et Elizabeth, cherchant à s’enquérir de leur situation quand une série de coups de feu, étouffant à peine les râles montant de l’étage inférieur, retentit en échos dans toute la structure de l’atrium. Des détonations auxquelles les morts ne tardèrent pas à répondre dans une cacophonie de cris rauques qui me glaçaient le sang. D’instinct, je resserrais mon étreinte sur la crosse de mon Five-seveN en résonance avec la peur qui me nouait le ventre.

Légèrement tremblante, l’idée d’être dévorée vivante me traversa l’esprit durant une fraction de secondes, probablement l’une des fins les plus atroces que l’on puisse connaître. Enfermée ici, submergée par des dizaines de cadavres avides de se déchirer mes chairs et faire de mes restes l’un d’entre eux, pourvu qu’ils en laissent… Je déglutis puis eus un bref secouement de tête pour reprendre mes esprits. D’un geste rapide, je passais le dos de ma main libre sur mon front, épongeant la sueur perlant sous la visière de ma casquette alors que je reprenais le dessus sur mes émotions après m’être laissé envahir de bien funestes pensées provoquées par l’écrasante clameur de cette armée infernale.

C’est à ce moment précis que la lampe-torche de Mark décida de flancher à son tour, nous plongeant, l’homme et moi, dans une obscurité presque totale, avec pour seule source lumineuse le halo lointain de la lampe-torche de l’inconnu situé à l’étage supérieur, pointé sur Johann et Elizabeth. Une ellipse lumineuse qui semblait nous narguer en nous désignant le point à atteindre sans nous éclairer la route à suivre. Tout ce que je pouvais deviner, c’était les ombres des massifs piliers de soutènement qui se dressaient dans un contraste à peine visible sous ce halo baladeur.

En même temps que s’imposait la pénombre, je sentis mon souffle se suspendre à mes lèvres entrouvertes de stupéfaction, de nouveau submergée par une vision d’horreur issue tout droit de mon imagination et de mon appréhension. Je me sentis devenir blême en constatant que je ne pourrais même pas voir ma mort venir si elle se décidait à m’embrasser de ses chicots purulents. Tout ce que je pouvais faire, c’était lever mon arme droit devant moi sans avoir aucune idée de la menace, et compter sur l’espoir que Mark ait l’intelligence de relancer sa lampe-torche au plus vite ; ou alors la délicatesse de mourir le premier et occuper les rôdeurs pour m’offrir une diversion m’ouvrant une fenêtre de sortie. A moins que l’obscurité ne nous offre un abri à la vue de ces monstres dont l’attention avait dû préférer se porter vers les deux tireurs peu précautionneux et discrets. J’en doutais cependant… J’avais pu voir au cours des derniers mois à quel point les infectés ne semblaient guère gênés par l’absence de lumière pour trouver leurs proies.

De nouveau, mes azurs avaient glissé vers le faisceau lumineux de l’autre côté de l’atrium, offrant une fenêtre ridiculement petit de visibilité à contre-jour. Si une tête de macchabée passait par là, je ne la manquerais pas. De l’autre côté d’ailleurs, j’observais les silhouettes de Johann et Elizabeth, en me faisant la remarque silencieuse que s’ils avaient pu revenir à la vie après leur trépas, je pouvais moi aussi avoir une chance, quand bien même je ne comptais absolument lancer ce défi au Destin.

“Rallume ta lampe ou on est mort…” avais-je soufflé à Mark d’une voix basse, au ton particulièrement empressé. Si tel était le cas, je m’empresserai ensuite de partir à la suite des deux dégénérés afin de les rejoindre. Sinon, je garderais mon arme levée devant moi, prête à tirer sur le premier mouvement trop proche et agressif.

James F. Everett

Anonymous
Invité
Mer 2 Mar - 23:28
Des morts, des obstacles, la sensation que cette soirée allait mal finir. Continuant de rouler à toute allure à travers la rue se faisant de plus en plus étroite, le phare dégageant un bon champs de vision augmentant parallèlement la sensation de peur nouant déjà les tripes du chirurgien, évitant parfois de peu les morts qui contrairement à la rue, ne semblaient pas diminuer bien que moins - et c'est peu dire - nombreux que dans la rue d'à coté...

Ses yeux, qui commençaient à se fatiguer à force des événements de la soirée et surtout d'insister dans sa quête au sein de la nuit ambiante, se mettaient à picoter de plus en plus vivement, obscurcissant même sa vue de petites larmes dont le vent l'attaquant de face n'y aidait pas, bien au contraire. Il persistait à avancer en plissant fortement les yeux pour ne pas finir dans un mur ou pire, un charognard, malgré que ses sens s'alarmaient de plus en plus, sens tout aussi perdus que lui car c'était un fait à admettre : il ne savait absolument pas où il allait, se contentant de rouler à ce stade en étant aussi bien largué géographiquement que dans sa mission puisque suite à la coupure soudaine de Clark qui n'eut même pas le temps de finir sa phrase, il n'avait reçu aucune autre communication, pas même un grésillement pour lui faire comprendre que l'on cherchait à le joindre, le silence absolu.

Plus le temps passait, moins il croyait en un retour auprès du groupe et surtout, plus il doutait de retrouver les autres, surtout de retrouver Elizabeth, celle pour qui il s'était lancé dans cette aventure inconsciente. La seule idée de ne pouvoir savoir ce qu'il était advenu d'elle, ou bien seulement la voir avant la débâcle finale grandissait la rage qui l'habitait, ce sentiment d'injustice insupportable à James qui estimait que le destin s'acharnait plus que de mesure sur lui et ses proches camarades. Car si aucun hormis Elizabeth - Ivy maintenant disparue - ne lui était vraiment proche, c'était avec eux qu'il s'était lancé dans l'objectif fou et désespéré de survivre à toute cette pagaille. Et s'il se trompait depuis le début ? Et si pendant qu'il tentait maladroitement de jouer au héros, ces mêmes personnes qu'il était venu retrouver s'étaient déjà dirigées vers le camp pour le trouver submergé de morts et avaient simplement quitté la zone ? S'ils étaient tout simplement sains et saufs ? Nul besoin de dire qu'il se sentit stupide à imaginer que les choses soient ainsi, au point de se demander quelle situation serait la pire de ce qu'il avait envisagé plus tôt et de ce qui lui venait à l'esprit maintenant.

Ça n'avait aucun sens, rouler comme ça au hasard et le plus vite possible sans cesser de risquer sa peau, si ce n'est grossir le nombre de rôdeurs l'ayant repéré et se lançant dans une chasse lente mais sûre dans sa direction. Qu'espérait-il vraiment à errer de cette façon maintenant qu'il n'avait plus de guide ou de certitude sur la manoeuvre qu'il entreprenait ? Plus rien en réalité et c'est pourquoi il prit une décision radicale. Poursuivant sur sa lancée, il attendrait d'arriver au bout de la rue avant d'envisager ses possibilités et selon l'état de l'avenue, particulièrement celui du grand bâtiment, sa tentative serait assurément similaire : se rendre droit dans le grand bâtiment si c'était possible ou bifurquer sur la droite et longer brièvement l'avenue. Dans un cas comme dans l'autre, il freinerait et tirerait les clés à la hâte du véhicule en l'abandonnant sur place, rangerait les clés dans sa poche et se munirait de son arme de poing demeurée à sa ceinture avant de chercher à s'engouffrer en intérieur d'un plus petit bâtiment visiblement accessible. Un geste pour faire sauter la sécurité et un regain de volonté mêlant la crainte profonde et voilà que son souhait, puisse t-il être exaucé, était de parvenir à joindre un accès vers les étages en brandissant son arme des deux mains et devant lui dans sa progression attentive et policière.

Johann Libert

Anonymous
Invité
Jeu 3 Mar - 1:18
Par reflexe, j’empoignais l’arme que me tendais Liz et elle se retrouva dans ma main avant que je n’aie eu le temps de percuter ce que c’était. Etrange, ce contact. Avoir un tel objet entre les mains, un tel pouvoir de vie et de mort, d’un coup j’ai eu une montée de stress, le genre pan dans l’estomac, calmée juste après par un brin de raisonnement conscient. « Calme, Johann, c’est juste un bout de métal et de plastoc, juste un objet. ‘va pas te mordre, alors zen. » Je me forçais à revenir au moment présent en faisant abstraction du cadeau inopiné de ma compagne d’emmerdes.  Je n’avais jamais été familier avec ça, volontairement et par manque d’intérêt, et j’en payais le prix maintenant. Elle, par contre, ça lui avait l’air bigrement familier. Les détonations suivies résonnèrent méchamment dans mes pauvres oreilles et pendant quelques secondes, je n’entendis plus rien qu’un bourdonnement avant que ça revienne peu à peu à un niveau plus proche de la normale, mais j’avais perdu un bonne part de mon audition pour quelques minutes. Il m’en restait néanmoins bien assez pour que j’aie l’impression d’avoir soudain un enfer déchainé sous nos pieds. Les petits copains n’avaient pas manqués de remarquer les tirs.

En deux pas, je me remis au niveau de la brune et observait, non pas les nouveaux cadavres à nos pieds, mais l’emplacement de la porte, non sans anxiété. Combien étaient en train de monter par-là ? On n’y voyait goutte. Noir comme dans un four. Est-ce que c’était réaliste, de tenter de fermer la porte ? Pas sans lumière en tout cas, et pour ce que ça changerait... On était toujours balayé par le faisceau venu de l’inconnu, mais selon l’angle, ça restait de l’ambiance plus que de la vraie visibilité. Plus ça déconnait, plus je sentais sourdre une angoisse tenace au creux du ventre, le genre de chose capable de donner des ailes au bon moment… ou de les couper. Histoire de mettre toutes les chances du bon côté – le nôtre, j’eus assez de présence d’esprit pour interpeller Liz à voix basse, tenant l’arme dont, même de jour, j’aurais été totalement incapable de situer le modèle, en main droite le canon pointé vers le sol.

- Si tu veux que me filer ce truc soit d’une quelconque utilité, vaut mieux que je sache : il est  prêt à tirer, là ? Sinon t’aurait intérêt en deux secondes chrono à au moins me montrer où est le cran de sûreté.


J’avais tenté de garder un ton aussi détaché que possible, inutile de faire monter la tension en laissant voir aux autres quand on est inquiet. Ma demande avait sonné presque banal, à part que je ne voulais pas trop hausser la voix. Des fois que d’autres pourris soient tout près… Et pour le reste, elle pouvait bien penser ce qu’elle voulait, je n’avais absolument aucune honte à lui poser une question aussi basique que ça. Je n’étais pas sûr, point. Aucunement l’envie de risquer ma vie sur une quelconque fierté mal placée. L’avantage, avec ce genre d’arme, c’est qu’un gosse peut l’utiliser, il suffit de lui mettre en main en l'ayant préparé pour lui. Et sans fausse modestie, j’estimais être un tout petit peu plus habile qu’un gosse quand même.  

Qu’elle me réponde ou pas, et quel que soit sa réponse, je ne me risquerais pas ensuite à avancer de ma propre initiative, hésitant face à un dilemme moral. L’idée de passer devant cette porte sans que les autres aient connaissance de la possible menace pouvait encore sortir de la porte béante me retenait ; nous on passerait, mais si on continuait de les distancer ? J’aurais voulu attendre encore 2 minutes, voir si Jena, ou Mark, et de préférence les deux, se pointaient. Mais si elle voulait avancer, visiblement, j’hésiterais, et ça ne durerais pas éternellement avant que je ne cède à l'envie de quitter ce couloir et je finirait par la suivre.

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Ven 4 Mar - 21:32
Elle resta un instant immobile, pas bien sûre de ce qu’elle venait de voir, et surtout de faire. Elle avait l’impression que toutes les mauvaises sensations depuis son réveil s’était enfin conjugués au passé et qu’elle pouvait reprendre le cours de sa vie là où elle l’avait arrêté dans l'entièreté de ses capacités – bien que si l’on voulait pousser le vice du détail à ce sujet, il aurait été plus correct de remonter au moins plusieurs minutes encore avant, histoire d’éviter de se faire mordre la clavicule et de mourir, aussi bêtement qu'elle avait vécue.

Cet instant de flottement où elle reprenait enfin confiance en elle, en ses capacités et en ses aptitudes, indépendamment du fait qu’elle ne pouvait déconsidérer ce changement en elle qu’elle ne pouvait encore expliquer, ne dura que quelques secondes. Un temps considérable au vu de la situation que l’on pouvait aisément nommer critique, mais qui dans son esprit s’était étendu à celui d’un souffle seulement. A peine de quoi avoir une, voire deux pensées fugitives.

La voix de Johann la tira de sa pseudo-léthargie, tandis que son regard se posait sur l’objet de la nouvelle préoccupation de son acolyte entre les mains de ce dernier avant de reporter immédiatement son regard sur la double portes qui leur faisait face et la menace d’une arrivée imminente de sanglants ennemis.

Dans un geste simultané à la parole, elle s’élança vivement vers cette dernière, s'efforçant de ne pas avoir à réfléchir plus qu’irraisonnablement, s’armant du trousseau de clés trouvés précédemment en priant pour trouver celle qu’il fallait le plus rapidement et efficacement possible.

« Il n’y en a pas. La détente est à double action ce qui rend la gâchette assez dure. Si tu veux tirer, tu vises, et tu appuis, très fort. »

Elle savait que ce genre de mécanisme était assez peu réconfortant de prime abord, mais la sécurité était plus accrue encore que pour un système banal. Peut-être que cela allait mettre Johann mal à l'aise, ou peut-être le contraire, dans tout les cas, elle espérait son soutient et son appuis dans sa tentative qu'elle nommait déjà d'idiote.
Elle essaya de repérer une clé particulière dans le trousseau qui attirerait son attention plus que les autres vis-à-vis de son objectif avant que le halo de la lampe torche ne soit obstruée par un angle impossible à suivre. Après tout, si certaine était marqué de lettre suivit de chiffre, elle en trouverait une avec le symbole d'une cage d'escalier ? Pourquoi pas...
Dans sa tête, le plan paraissait bien plus simple et réaliste qu’une fois confronté à la réalité et face aux faits et aux risques.

Si les portes étaient bien dégagées, elle les tirerait dans le but de les fermer, avant de la verrouiller – et ce fait uniquement si elle avait pu mettre la main sur les fameuses clés.

Cela mettait sa sécurité énormément au conditionnel, mais elle ne savait pas quand les deux autres allaient rappliquer. Déjà qu’elle n’avait pu aider Mark par crainte de ne pas avoir assez retrouvé ses marques avec une arme à si courte portée, elle ne voulait pas continuer à fuir comme une lâche et prendre les devants sur un risque énorme.
Et puis, à bien y réfléchir, si elle y parvenait, cela leur laisserait un temps considérable pour se replier davantage et se mettre à couvert. Aussi lent qu'étaient ces monstres, la situation pouvait vite devenir critique s’il venait à être nécessaire de faire demi-tour.
Après tout, ils ne savaient toujours pas qui était derrière le faisceau de la lampe torche qui s’était comme par miracle braquée sur eux.

Dans le cas contraire, elle rebrousserait chemin, moins téméraire que courageuse, tout en tirant sur les potentiels menaces.

Evènements

Anonymous
Invité
Sam 5 Mar - 0:28
Elizabeth :

Si tu parviens bien à pousser les portes sans que rien ne vienne t’en empêcher, trouver les clés qui te permettront de verrouiller l’accès relève d’un challenge bien plus ardu. Dans la précipitation, et sans doute dû à l’adrénaline qui monte peu à peu en toi, tu laisses tomber au sol le trousseau si précieusement acquis à l’instant même où la lumière « salvatrice » qui vous avait escorté jusqu’ici se coupe subitement. Un simple coup d’œil vers l’atrium aura servi à savoir que votre bienfaiteur s’est tout simplement déplacé et que sa lampe l’escorte dans son voyage de replis, vous abandonnant dans le noir.

Un noir qui ne dure pas bien longtemps car dans la direction de votre venue, Mark et Jena finissent par vous rejoindre et vous apporter leur propre lumière. Un coup, puis deux sur la double porte que tu gardes suffira à témoigner de ce qui se trame derrière le battant que tu gardes pour l’instant clos par le poids de ton corps. Si tu t’en éloignes, les portes s’ouvriront à nouveau, déversant la macabre vomissure qu’elles contiennent.

Johann :

Contre toute attente, Elizabeth décide de s’occuper de la porte de secours, essayant tant bien que mal de fermer les portes et de les verrouiller. Mais son état lui fait perdre ses moyens, lâchant un trousseau de clés au sol et la coinçant derrière cette paroi de métal qui la sépare d’une armée de monstre.
Le halo de lumière qui vous avait jusqu’ici suivit vient finalement à se tarir et disparaître. Un simple coup d’œil vers l’atrium aura servi à savoir que votre bienfaiteur s’est tout simplement déplacé et que sa lampe l’escorte dans son voyage de replis, vous abandonnant dans le noir.

Un noir qui ne dure pas bien longtemps car dans la direction de votre venue, Mark et Jena finissent par vous rejoindre et vous apporter leur propre lumière.

Mark & Jena :

Vous partez finalement de votre position plus que dangereuse, Mark relançant sa lampe torche pour vous offrir à nouveau le loisir de profiter d’une visibilité, certes réduite, mais certaine.
Vous ne tarderez pas à rejoindre vos deux acolytes découvrant qu’ils vous ont attendu. Johann le plus proche, et Elizabeth au fond, face à vous, essayant de maintenir tant bien que mal une porte à double battant comme accès de secours.
Vous aurez constaté qu’ils étaient jusqu’à votre arrivé, plongés dans le noir, la lueur salvatrice qui était venue jusqu’à eux ayant disparu à l’étage supérieur.
Quelques fractions de secondes plus tard, vous entendrez un mécanisme s’activer brusquement, bien qu'à peine perceptible dans le brouhaha des morts. Sur votre droite, vous verrez la rampe de l’escalator se mettre à bouger d'un seul coup dans le sens de la montée, déversant sur le sol de votre étage les premiers morts qui s’étaient mis en quête de votre viande fraîche. A peine le temps de constater l’horreur que le mécanisme fera machine arrière, repoussant le reste du contenu vers le Rez-de-Chaussée, d’un côté comme de l’autre.
Si la nouvelle semble plutôt bonne pour vous, les morts arrivés à l’étage casseront bien rapidement la précaire sécurité dans laquelle vous auriez pu vous sentir.

James :

Si le bâtiment au bout de la rue se dessine en ombre massive dans le découpage du ciel étoilé, il ne t’est pourtant pas accessible et pour cause : une population massive de morts se font voir brusquement à ses portes, comme un essaim d’abeilles près de sa ruche.
Cette constatation te pousse à choisir, au terme de ta course entre deux morts errants, un immeuble un peu plus loin, et plus accessible bien que la devanture semble avoir subit de nombreux dommages.
Son rez-de-chaussée avait autrefois servi de petit commerce, et sa vitrine brisée te permettra de t’engouffrer à l’intérieur. Le verre explosé au sol, se casse davantage sous tes pas lourds et précipités, jusqu’à ce que tu franchisses un pan de mur éventré par un moyen hors de ta compréhension, à moins que les traces de pneu au sol ne guide ta pensée. Les débris sont importants et freinent ta propre progression, mais bien plus celle de tes poursuivants.

Tu finis par trouver ce que tu cherches par le biais d’un grand escalier menant aux habitations des étages supérieurs. Tu grimpes alors pour échapper à la petite horde massive qui se regroupe devant l'ancienne boutique et arrivent au premier palier, prête à en franchir un second. C'est au même instant qu'une voix te parvient, suivie d’une seconde, étouffée par la distance qui te sépare d'elles.

« Merde, c’était quoi ça ? »
« Ces putains de morts. Ça doit recommencer à remuer en bas. Va voir. »
« Va te faire foutre, t’as qu'à y aller toi. »
« Tu vas lever ton cul, prendre ton arme et aller voir si ces fumiers sont pas en train de monter jusqu’ici, et tout de suite, avant que j’t’expédie en bas avec mon quarante-six sans toucher les marches. »
« Connard… »


Il ne te faudra attendre que peu avant de commencer à entendre du mouvement. Dans ta direction ? Sans aucun doute.
Te voilà pris en sandwich de deux menaces bien réelles, avec comme autre alternative que la confrontation, un tout petit couloir donnant sur deux portes d'entrées.
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