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[Spécial, C, 4] Pris au piège - 17/02/2035
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Mark Logan

Anonymous
Invité
Sam 5 Mar - 13:29
Lorsque Jena lui demande s'il n'est pas blessé, Mark lui répond un simple "non" et effectivement il n'a rien du tout comme elle peut le voir juste derrière. Par contre l'ex mineur n'a strictement pas réagit lorsqu'elle lui  demande de faire vite pour la lampe, il est déjà entrain de la rallumer et pour une fois il ne s'agace pas ni mentalement, ni physiquement à ce qui peut passer pour un nouvel ordre. L'homme a bien senti que la blonde n'en mène pas large du tout sous ses airs de cheftaine auto-proclamée et même s'il n'est pas sensible à ce genre de sentiments venants des autres, il peut néanmoins comprendre plus ou moins ce qu'elle laisse voir de son mal aise. Et surtout il a apprit comment lui même est censé réagir dans ces cas là. La lampe se décidant à repartir pour les éclairer c'est à voix basse qu'il lui lance.

"Et voilà princesse, allé vient."

Mark prend alors la main de Jena pour l'emmener avec lui rejoindre les autres, bien sûr si elle cherche à se dégager elle peut le faire librement. L'homme agissant ainsi pour essayer de la distraire par ses paroles et la réconforter par le geste qu'il vient d'avoir, lui montrer qu'elle n'est pas seule et qu'il comprend ce qu'elle peut ressentir. Leur rapide "course" pour rejoindre les autres s'arrêtent brutalement sur la vision d'une Elizabeth essayant de retenir des portes à double battant avec un Johann qui la regarde faire, du moins Mark le voit ainsi au moment où il arrive sur place. Se tournant vers Jena et que cela soit en lui lâchant la main ou simplement en étant trop proche d'elle, la main de Mark vient lui frôler les fesses avant qu'il ne lui parle de nouveau.

"Surtout garde bien en tête, que quoi qu'il arrive on va s'en sortir, d'accord ?!"


N'attendant pas réellement de réponse vu l'urgence de la situation, il s'éloigne aussi sec d'elle, allant rejoindre Liz avec un sourire en coin à la pensée de ce qu'il vient de frôler. Perdant presque aussitôt son sourire en entendant le cliquetis de l'escalator et en percevant sa lumière du coin de l'oeil, il se stoppe un bref instant pour observer les faits avant de combler la distance entre lui et la belle brune. Mark vient s'appuyer à la double porte pour la retenir de toutes ses forces et l'empêcher de s'ouvrir et de laisser déferler d'autres charognards. Puisque pas de doutes pour lui c'est ce qu'elle essaye de faire avec son gabarit de crevette. C'est sans y réfléchir que l'ex mineur fait entendre sa voix.

"Elizabeth tes clés, essaye les pendant que je tiens les portes. Johann relance ta lampe... Mark étant persuadé que Johann l'a toujours. et cherche quelque chose pouvant bloquer les portes si on trouve pas la clé. Jena, ton arme t'as un silencieux à toi de jouer sur les morts."

L'homme essayera de tenir les portes autant qu'il le peut et aussi longtemps que cela sera nécessaire, ils ne peuvent pas prendre le risque de se faire déborder et avec les nouveaux charognards entrés dans la danse c'est ce qui risque de se produire. Ils sont à moitié dans le noir et il n'est pas sûr que tout le monde puisse gagner l'escalator de l'étage du dessus assez vite et sains et saufs surtout pour la brune et sa posture. Voir même totalement dans le noir puisqu'il a à la main, la seule lampe fonctionnant et qu'il a autre chose à faire que d'éclairer les autres là, sauf si quelqu'un la lui prend des mains bien sûr. Tout comme il n'est pas sûr que Jena ait bien un silencieux, il n'a pas prit le temps de regarder son arme mais vu qu'il n'a pas eu les tympans explosés quand elle a tué le zombie qui le tenait, il en a déduit que.

Jena Higgins

Anonymous
Invité
Sam 5 Mar - 16:40
J’ignorais si Mark m’avait écouté ou s’il avait eu l’esprit d’initiative nécessaire avant que je ne lui souffle l’idée, mais dans un cas comme dans l’autre, je me trouvais particulièrement soulagée de voir sa lampe s’allumer de nouveau au bout de quelques instants. Sans plus chercher à savoir ce qui risquait de nous tomber dessus dans l’immédiat, je me laissais entraîner à sa suite par sa poigne et lui emboîtais le pas alors que nous nous dirigions vers nos deux autres camarades.

Je m’arrêtais au terme de cette petite course lorsque l’homme qui m’accompagnait en fit de même, laissant se découper sous le faisceau de sa lampe-torche la silhouette d’une Elizabeth faisant barrage de son corps contre les battants d’une double porte qui n’allait pas tarder à laisser dégueuler de nombreux cadavres ambulants, en témoignaient les premiers coups portés contre. Au moins Mark et moi nous étions-nous sortis de notre mauvaise passe, simplement pour se diriger vers la suivante. Le seul et très maigre avantage de notre nouvelle position se révélant uniquement par les quelques mètres et secondes que nous avions pu mettre entre nos poursuivants et nos carcasses.

Coinçant mon arme entre mes genoux pour me libérer les mains, j’avais acquiescé aux encouragements du chauve avant de ressortir la lampe-torche que j’avais empruntée à Johann de nombreux instants plus tôt, puis de jouer avec la manivelle à des nombreuses reprises avant de réussir à la rallumer. Après quoi, récupérant mon arme de ma main droite et la lampe dans la gauche, je me tournais puis me dirigeais d’un pas pressé vers le rouquin, lui rendant son bien lumineux avant de me focaliser de nouveau sur la double porte où se trouvaient désormais Mark et Elizabeth.

Ce n’est que quelques instants plus tard que je me rendais compte qu’un ronronnement mécanique semblait se détacher du bruit de fond qu’occasionnaient les râles et mugissements des nombreux morts emplissant l’atrium. Les escalators s’étaient remis en mouvement, déversant quelques morts à notre étage avant de faire machine arrière et garder au rez-de-chaussée le restant de la meute. Une véritable aubaine pour nous, de ce que j’en estimais, à condition de ne pas trop forcer notre chance. Et tenter de faire barrage de nos corps contre les portes de ce qui semblait être une issue de secours prête à vomir de nouvelles nuées de morts-vivants me paraissait être en soi un sacré défi lancé à Dame Fortune.

Je jetais un regard en direction de Mark et Elizabeth, espérant ne pas les voir soudainement s’affaler au sol et être submergés d’une marée d’infectés, puis glissais un regard en coin vers Johann avant de lui adresser un sec et bref hochement de tête, comme pour appuyer les instruction de Mark à son égard.

“Vas-y, je te couvre,” lui avais-je indiqué en reprenant mon arme à deux mains, me tournant ensuite dans la direction des rôdeurs parvenus à l’étage. A plusieurs reprises, je jetais des regards vers Elizabeth et Mark, puis vers Johann, puis vers les morts, accompagnant le mouvement de mes prunelles de la visée de mon canon redressé. Je tâcherais ainsi de m’opposer par le feu de mon pistolet à l’approche de toute menace, couvrant mes compagnons en attendant qu’Elizabeth, Mark et/ou ne parviennent à bloquer les portes ; ou ne décident plus simplement de tout abandonner pour se ruer vers l’étage supérieur.

Johann Libert

Anonymous
Invité
Lun 7 Mar - 22:29
Toute la suite se passa très, trop vite. A peine avais-je personnellement jugé suicidaire l’idée de vouloir fermer les portes dans l’obscurité presque totale que Liz me dépassait pour tenter de le faire, juste après m’avoir lancé le fait hautement rassurant que les armes actuelles ne jugeaient pas nécessaire une sécurité mécanique qui me semblait pourtant plus intelligente et sûre que ce que je venais d’apprendre. J’étais de plus en plus hors de mon élément et de plus en plus en rogne contre la tournure des choses. Pour tout arranger, avant que je n’aie seulement le temps de me remettre de la surprise de son mouvement et que je commençai à me faire à l’idée que j’allais devoir surveiller ses arrières vu que j’avais une arme, une totale nouveauté pour moi, Liz lâcha ce qu’elle avait en main dans un tintement bel et bien mécanique. Mais où avait-elle dégotté des clés ? Car il était évident à ses gestes qu’il ne pouvait s’agir que de ça. Brillante, la petite. Pour autant que ce soit les bonnes… et qu’on les retrouve. C’est à ce moment, en plein flottement, que les deux autres firent leur retour, bruyant et lumineux – bruyant de leurs pas et lumineux d’un jet de torche qu’intérieurement j’accueillais comme la grâce divine, ou peu s’en faut.

Si j’étais honnêtement content de les revoir en vie et à ce qu’il semblait, entiers, et soulagé également, cela ne dura que quelques courts instants avant qu’une nouvelle vague de ras-le-bol, une montée d’agacement voir même un bon début de colère larvé ne refit jour au creux de mon ventre, du simple fait de devoir à nouveau les supporter, du simple fait de leur présence, du fait qu’ils fonçaient constamment dans le tas, du fait que...si j’avais pu y réfléchir, tout découlait du fait que j’étais beaucoup trop solitaire pour être avec des gens et à la vérité je supportais de moins en moins cette présence forcée qui durait depuis des heures dans cet espace clos. Je n’eus que le temps de me tourner à demi dans leur direction avec l’idée de devoir leur expliquer la situation que Mark me dépassa et fila direct vers la porte – et Liz, tout en me débitant son baragouin quelques secondes plus tard. « Hé, mec, je suis pas si con que ça, merci… » pensais-je sur le coup. Ca continuait directement dans la même veine et ne pouvait que nourrir mon ressenti, même si il était largement subjectif et forcément passablement hypocrite, ce que je n’étais plus en état de m’avouer. Je me refermais en moi-même en forçant mon calme tout en faisant deux  pas en direction de Jena, me préparant déjà à lui réclamer l’autre lampe ; comble de tout, elle vînt me la tendre avant que le moindre son ne fût sorti de ma bouche.

C’est sans un mot et passablement remonté que je pris quelques secondes pour enfiler le canon de l’arme dans le haut de mon jeans, dans mon dos, bataillant un peu avec le sac à dos mal placé mais fort heureusement quasi vide et me persuadant, sans en être absolument convaincu, qu’un coup de feu ne peut pas partir tout seul. J’aurais besoin d’une main de libre. Ceci fait, j’arrachais quasiment la torche des mains de Jena et me figeais dans mon geste. Le très vague son qui s’élevait dans notre dos et que je captais maintenant fit se relever chacun des poils de mon dos jusque dans ma nuque, comme une activation d’un sixième sens avertissant d’un danger quelconque. Je n’étais même pas certain de ce que j’entendais, si même j’entendais bien quelque chose d’anormal, mais j’en frémissais d’horreur. D’entre tous, un bruit mécanique étais certainement la chose que je repérais le mieux. De l’infime bourdonnement des moteurs ou des râles semblant se rapprocher, je ne savais pas lequel me faisait le plus d’effet. Après l’alarme, ce sursaut de la vie technologique passé n’aurais pas dû être possible, lui-non plus. Mais surtout… surtout… Je me retournais lentement comme pour retarder la réalité des choses et braquait ma torche fraichement récupérée sur le haut de l’élévateur.

« Et merde » marmonnais-je machinalement entre mes dents serrées tandis que Jena arrivait fatalement aux mêmes conclusions que moi. Un subi sentiment d’urgence m’envahi et c’est dans mon dos tandis que je m’éloignais d’elle que Jena me lança son encouragement – ordre ? je n’avais plus la tête à évaluer le niveau de ses injonctions, occupé que j’étais à balayer la surface du sol du faisceau de la lampe que j’avais encore rechargé un brin de quelques coups de manivelle. Fébrilement, je guettais tout éclat un tant soit peu vif sur l’espace du palier encombré de détritus divers et de poussière, espérant retrouver ce que Liz avait lâché, soit pour qu’elle les récupère elle-même si elle les repérait avant moi, soit pour moi si j’avais de la chance. L'idée même de nous retrouver bloqué entre deux groupes de rôdeurs était terrifiante, mais le fait que ce soit une éventuelle et rapide possibilité était pire encore. Si je trouvais ces clés et ce, avant elle, je les récupérerais et les lui donnerais pour qu’elle tente une fermeture, prenant place aux côtés de Mark pour assurer la porte. Autrement, et bien à elle de se débrouiller… Je me donnais mentalement une minute ou deux pour tenter une recherche, après quoi la fuite rapide me semblait être une tactique acceptable en tant que seule solution restante, n'ayant aucune envie de tenter le diable à vouloir à tout prix bloquer cette porte. A tout prendre, j'en préférais un peu plus nombreux derrière nous que moins nombreux mais devant...

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Mer 9 Mar - 17:15
Le premier coup lui glaça le sang. Le second la tétanisa. Et les suivants la firent imaginer le pire. Elle se voyait déjà allongée sur le sol, à se faire dévorer les entrailles par ces créatures de satan, à hurler aussi force que possible dans l’espoir que quelqu’un ne vienne la sauver, jusqu’à ce que la douleur et les blessures soient bien trop importants pour continuer à vivre.
Ses pieds commençaient à glisser sur le sol tandis que le bout de sa chaussure touchait le large trousseau de clé. Elle avait été stupide, et si imprudente, mais si elle ne l’avait pas fait, elle aurait eu un mort supplémentaire sur la conscience.
Ce gars abandonné sur la route par sa faute, son image la hantait encore, lui rappelant sans cesse que ce qu’elle avait fait était revenu au même que de lui avoir tiré une balle en pleine tête… voir pire. Si elle n’avait pas bloqué ses portes, Mark et Jena se serait retrouvé coincé entre deux hordes. Sa conscience était bien trop humaine et pas encore assez survivaliste pour supporter d’abandonner des êtres humaines, bel et bien vivants derrière elle.

Mais de là à sacrifier sa vie ? Elle n’arrivait plus à réfléchir, la pression des portes sous son maigre poids la faisant vaciller plus encore. Et si elle lâchait tout, brusquement, brutalement, qu’elle se mettait à courir pour fuir le plus loin possible, aurait-elle le temps d’échapper au prédateur qui s’agglutinait sous le simple barrage de fer ? Et si elle dérapait, qu’elle glissait sur le marbre du sol, est-ce qu’elle aurait le temps de ramper aussi loin que possible pour échapper à leur mâchoire ? Ses lèvres devenaient toutes pâles et blanches. Si elle mourrait, maintenant… elle n’aurait jamais l’occasion de dire à James, le seul homme qu’elle n’ait jamais laissé approcher de si près, à quel point il comptait pour elle, à quel point il avait été quelqu’un d’unique. Il ne savait rien au final de ce qu’elle était vraiment. Elle priait pour qu’il vienne à elle, la sauver comme il l’avait toujours fait.
Elle crispa les muscles, ferma les yeux, prête à prendre une décision une bonne fois pour toute quand elle sentit un poids brusque peser sur les portes qui menaçaient de s’ouvrir définitivement dans son dos.
Levant le regard sur la présence à ses côtés, elle le vit. Non pas le visage qu’elle avait espéré, mais celui de Mark, qui de toute sa stature, pressait les portes de sécurité pour empêcher la vague de déferler.

Il aura fallu au moins ses mots pour qu’elle se reprenne et obtempère à l’idée. Il avait pris sa place et se mettait en première ligne en cas de danger, et d’un côté, elle pourrait très bien revenir sur sa décision de laisser tomber les risques et de partir, immédiatement. D’un autre côté, Mark aurait très bien pu faire cela. Au lieu de ça, il était venu pour l’aider et sans doute la sauver, et son humanité ne pouvait tolérer de l’abandonner.
Elle se mit à genoux, mains à plat sur le sol pour retrouver le trousseau de clé, et si une lampe torche venait à se braquer vers elle, cela ne ferait que précipiter sa trouvaille. Elle n’avait pas encore remarqué que Johann avait suivi le mouvement contre les portes, et que la source lumineuse provenait de son bien.

Si elle parvenait à mettre la main sur la bonne clé, quitte à en essayer plusieurs, elle verrouillerait enfin les portes de l’enfer. A la suite de quoi elle lancerait un grand : « C’est bon. » à l’intention de ses camarades pour qu’ils finissent ensemble ce qu’ils avaient commencés : se diriger enfin vers l’étage supérieur. C’est ce que du moins elle tenterait.

Si cela ne s’avèrerait pas le cas, elle attraperait le couteau de combat que Mark avait à la main pour s’en servir de calle. Ca ne les retiendrait sans doute pas, mais leur laisserait assez de temps pour leur fuite, à tous les quatre. Elle supposait que Mark tenait sans doute plus à la vie qu’à son arme, à moins qu’il ne l’en empêche ?

James F. Everett

Anonymous
Invité
Jeu 10 Mar - 0:27
C'était bien un virage qu'il avait pris, passant entre deux rôdeurs qui firent grimper la rapidité des battements de son coeur à un seuil presque critique tant la proximité était alarmante, si bien que lorsqu'il retira les clés de la moto, il se rendit compte que sa main tremblait et continuait de le faire quand il tira son arme et se mit à courir en direction du bâtiment éventré, ne sachant pas encore s'il devait bénir le ciel ou le maudire de sa moquerie d'avoir un tel accès. La respiration haletante, il s'efforçait de la stabiliser en lâchant de longs souffles mais force est de constater que l'exercice était compliqué et pire encore, sa course réchauffait ses muscles et sa peau, grossissant le sentiment d'oppression qui le gagnait entièrement.

S'insérer par l'énorme trou du mur ne fut pas difficile, en revanche s'orienter à travers les débris était autrement plus ardu et il dut garder les yeux temporairement vers le sol pour se frayer un chemin, manquant par deux fois de se casser la figure et de lâcher son arme en glissant sur quelques morceaux aussi petits que vicieux. Arrivant finalement à des escaliers qu'il grimpa deux par deux le plus vite possible jusqu'à arriver au premier étage, c'est seulement là qu'il s'arrêta dans sa course, prenant un virage serré mais non pas pour grimper le nouvel étage, allant plutôt percuter du dos le mur en respirant en grande pompe. Il commençait à se laisser glisser sur le sol pour s'accorder quelques instants de repos, moins à cause de sa course que de son coeur emballé qui nécessitait de faire retomber l'énorme stress qu'il avait accumulé, quand des voix se firent entendre.

Dans certaines circonstances, entendre des voix humaines l'aurait soulagé, mais après la soirée qu'il avait passé, ce que le camp avait subit, ce que lui et ses camarades avaient subi et surtout, les mots qu'il entendait, lui glacèrent le sang. Des insultes, des menaces, une absence d'appréhension à tout croire. Qui que soient ces hommes, ils ne semblaient vraiment pas tendres et bien que la sagesse aurait laissé la part au doute quant à la nature de ces individus, il n'était vraiment pas en position de faire preuve de cette sagesse. La crainte, celle de mourir ici, pris en tenaille entre des zombies affamés qui l'avaient probablement suivi à l'intérieur et des hommes dont il ne savait rien et qui pourraient très bien être des bandits, ou tout du moins des survivants sans morale, il sentait la transpiration de son front abonder davantage. Les yeux grands ouverts, la mâchoire serrée, les mains à tel point fermement ancrées sur la crosse de son arme qu'il aurait pu la broyer si elle avait été d'une matière moins résistante, ses pensées se brouillaient et se brisaient pour ne plus laisser place qu'à son instinct.

Et le James qu'il était à l'habitude aurait détesté entendre ce que cet instinct lui susurrait mais il y avait eu tellement d'événements, tellement de ravages et de violences, il avait tellement peur de mourir sans jamais savoir ce qui était arrivé au groupe et à Elizabeth, sans que jamais personne ne sache ce qui lui était arrivé. Il avait peur de mourir seul ici et cette terreur de finir dévoré par une bande de goules monstrueuses, que ce soit avant ou après qu'une arme l'ait abattu ou pire, immobilisé par la douleur et les dégâts, prenait le pas sur tout le reste. Celui qui jusqu'ici avait raisonné comme un vivant percevait la flamme du survivant embraser sa volonté et faire croître sa rage, sa colère de vivre. Que devait-il faire ? Tenter de nouer le contact et baisser sa garde au risque d'être tué aussitôt à découvert ? Être sacrifié par des inconnus au nom de la survie aux crocs des morts-vivants ou par simple plaisir ? Disparaître ici et maintenant après tout ce qu'il avait traversé et la chance inouïe de vivre que le destin lui avait accordée ?

Il ne pouvait s'y résoudre, il ne pouvait s'y faire, il n'y avait aucune justice aux vérités qui le frappaient et contre tout ce en quoi il avait toujours cru et à quoi il avait voulu se tenir, ces valeurs qui l'avaient mené à faire confiance à un autre humain qui s'était joué de lui, qui l'avait poussé à finir entre les griffes d'une goule alors que sa protégée agonisait par la faute de cet homme, par sa faute à lui le bon samaritain mort bien seul. Non, il n'y avait aucune raison louable au choix qu'il était en train de faire, car si seulement quelques brefs instants étaient passés, son esprit avait tiré à vitesse éclair une conclusion abjecte au serment d'Hippocrate, mais il ne pouvait vraiment pas risquer plus que ce n'était déjà le cas de mourir. Il voulait revoir Elizabeth, retrouver le camp et ceux avec qui il avait survécu jusqu'ici. Survivre, il voulait survivre... alors il se mit à murmurer en plaçant le canon de son arme sur son front, fermant les yeux un instant qui fit résonner les pas qui se rapprochaient, dans les escaliers, depuis en haut et les grondements et la masse qui venait de sous ses pieds, d'en bas. Et l'espace d'un instant, il sentit son corps être le fruit des limbes pris entre le paradis et l'enfer. Et il se souvint de sa foi.

« Aucun malheur ne t'arrivera, aucun fléau n'approchera de ta tente... » sa voix était à peine perceptible, murmurée, résonnant uniquement dans son être et son souffle se saccadait, des larmes venant perler à ses yeux qu'il pressait de toutes ses forces, son visage s'étirant de grimaces, marque de ce qu'endurait son âme à savoir l'horreur qu'il allait s'apprêter à réitérer en cette soirée de malheur. « Car il ordonnera à ses anges de te garder dans toutes tes voies. Ils te porteront sur les mains... de peur que ton pied ne heurte contre une pierre. »

Il rouvrit les yeux, laissant bien malgré lui et pourtant de l'ange au-dessus de lui qui pleurait son éloignement vers les ténèbres, les larmes de ses yeux couler sur ses joues. Il les leva vers le haut, l'étage et le ciel et se redressa le long du mur, se plaçant à contre coeur face aux escaliers, puis ce fut son arme qu'il leva, écrasant ses phalanges contre la crosse pour ne pas céder, ne pas craquer au devant de l'ignominie et il grimpa les marches avec autant de discrétion que sa trahison envers lui-même le lui permettrait, murmurant - toujours - ces dernières paroles sans qu'un oeil ne cligne ou que son regard ne se détourne.

« Tu marcheras sur le lion et sur l'aspic. Tu fouleras le lionceau... et le dragon. »

A l'instant où l'homme se montrerait, qui qu'il soit, quels que soient son but et la hauteur de sa culpabilité, ou son innocence, il appuierait sur la détente pour supprimer le risque, et détruire ce qu'il restait de bon en lui par ce réflexe de survie et de peur, tirant par deux à trois fois si nécessaire pour s'assurer de mettre fin à cette vie et ne pas laisser le temps à ce qu'il restait de l'homme bon qu'il a été de s'en empêcher. Le hurlement du canon, éclatera son âme en milliers de morceaux et le lionceau se videra de son sang, ne laissant plus que le cruel dragon œuvrer en son déshonneur.

Evènements

Anonymous
Invité
Ven 11 Mar - 15:03
Mark, Johann & Elizabeth :

Si l’effort à fournir pour maintenir bloqué le double battant n’est au départ pas impossible pour l'envergure de Mark, la pression s’exerçant à l’arrière par la masse de morts s’accumulant devient à mesure si forte qu’elle met en difficulté la stabilité de ses prises, tant pas les mains que par les pieds, dont il s’était assuré. Si sa force menaçait de devenir insuffisante à mesure que l'effort devenait bien trop important, quelques doigts crochus tentant de s'immiscer dans l'espace créé, c’était sans compter sur l’aide apportée par Johann in-extremis, refermant les portes par son appui des quelques centimètres qu'elles avaient commencé à parcourir.

Sous vos efforts combinés, vous sentez que vous ne tiendrez pas longtemps et que tout dépend alors de la vitesse à laquelle Elizabeth parviendra à vous trouver une alternative pour vous libérer de cette charge et assurer votre sécurité en même temps que la sienne.
Trousseau en main, elle finit par trouver la clé adéquate et verrouiller définitivement, ou presque, ces portes qui vous auront causé tant de frayeur. Vous les sentez trembler sous le poids des morts qui s’accumulent, mais elles tiendront bon… pour le moment.

En parallèle de tout cet effort qui ne fut pas vain, des coups de feu étouffés retentissent : Jena, arme en main, semble retenir une autre forme de menace.

La voix d’Elizabeth retentit :

« C’est bon ! »

Jena :

Tournant le dos à tes camarades pour assurer leur sécurité, tu surveilles les environs, privés néanmoins de source lumineuse pour escorter ton regard. Tu ne dois te fier qu’au halo qu’offre celle que tu as confié à Johann bien en arrière, et celle de Mark, bien que ni l’une ni l’autre ne viennent t’aider, ta propre ombre se projetant devant toi pour noircir encore un peu plus le tableau.

Tu les entends, les râles des morts, venir jusqu’à toi. Tu ignores leur nombre et leur distance, mais tu sais qu’ils ne tarderont pas à t’apparaitre… tôt ou tard. Tu ouvres finalement le feu lorsque les premiers mouvements sont devinés, et les déflagrations de l’arme, même si étouffées par le silencieux, t’éclairent et t’offrent la possibilité de constater l’horreur d’un groupe bien compact devant toi, peut-être des dizaines.
Si les premières balles atteignent tes cibles en plein thorax, ne causant pas même un ralentissement, au moins deux d’entre eux finissent par s’écrouler au sol. Définitivement morts ? Tu ne peux rien savoir, mais une chose est sûre, il est peu probable que dans cette configuration d’environnement, tu parviennes à bout de cette masse en putréfaction. De ta future action dépendra ta survie.

Dans ton dos, tu finis par entendre la voix d’Elizabeth :

« C’est bon ! »

Tous (sauf James) :

Une voix vous parvient avant même que vous n’ayez décidé de la suite des évènements, provenant de l’étage supérieur. Les plus attentifs reconnaitront la voix de Jian, mais rien ne vous permet de dire où est-ce qu'il se trouve exactement .

« Hey ! Vous attendez quoi pour monter ? On a trouvé un accès vers le toit ! Dépêchez ! »

James :

Arme en main, l’adrénaline monte tandis que les bruits de pas se rapprochent de toi. Au son, tu remarques que le bougre n’y met aucune précaution, lourd et empreint de lassitude, comme s’il savait qu’il n’y aurait pas de menace immédiate, et c’est sans doute ce qui te sauve la vie. La première balle tirée atteint la silhouette, tout juste sortie de l'ombre équipée d’une lampe torche, sur son flanc droit, à peine entrée dans ton champ de vision. La lampe tombe et s’écrase par terre alors qu'elle continue de diffuser sa lumière sur le mur opposé, dévoilant une gerbe de sang dont tu es sans aucun doute l'auteur, tandis qu’un second et un troisième coups de feu résonnent simultanément, rajoutant à la toile du mur délabré cette peinture carmin.

Tu vois ta cible dont tu n’as qu’à peine eu le temps d’entrevoir le visage s’effondrer au sol, immobile. Tu ignores s’il est mort ou agonisant, mais toi, tu es toujours debout. Lorsque tu te rends compte que tu n’as tiré que deux balles, et que la troisième, tirée par ton adversaire t’a sans aucun doute raté, une voix puissante se détache immédiatement de l’étage supérieur.

«  Non, mais t’es sérieux, là ? Espèce de gros con ! T’as une armée de cadavre là en bas, et toi tu tires comme un connard ? »

Tu n’entends qu’un bref déplacement, mais la seconde personne ne semble pas décidée à suivre le mouvement de son collègue, espérant sans doute plutôt une réponse. En contrebas, le râle des morts te parvient, agité.

Mark Logan

Anonymous
Invité
Sam 12 Mar - 16:34
S'il est homme à ne pas s'emballer rapidement présentement et s'il ne faisait pas déjà tout ce qu'il peut pour tenir les portes, Mark balancerait un direct du droit dans la mâchoire de Johann. Mark s'en fiche de ne pas être écouté, d'être ignoré ou autre joyeusetés du même genre mais pas quand cela met en péril sa survie et celle des filles même si c'est surtout Elizabeth qui est concernée. Jena craignant un peu moins. Il pèse de tout son poids et de toute sa force sur les portes mettant à l'épreuve son endurance physique également et pourtant l'ex mineur glisse petit à petit, perdant un peu plus prise à chaque seconde sur les portes. Il ignore combien de monstres sont juste derrière à pousser en sens inverse et il espère, il prie même, pour ne jamais le découvrir. Même s'il ne montre rien, cette idée lui fout froid dans le dos, une sueur glacée venant se matérialiser sur son échine et sur son visage, il le sait il va finir par lâcher et ne plus pouvoir retenir les portes.

Ses prises sur la porte lui échappe toujours plus quand il sent un nouveau poids peser dessus, apercevant du coin de l'oeil que le roux est venu s'en mêler à son tour. Si cette "aide" repousse la porte quelques instants, Mark le sent cela ne changera rien à la finalité de la chose, les charognards vont avoir gain de cause. Par dessus l'effort qu'il fournit, l'homme entend les coups de feu étouffés de l'arme de Jena rajoutant une bonne touche d'urgence à une situation déjà bien périlleuse. La délivrance arrive par la belle brune qui termine par trouver la bonne clé et verrouiller les portes, à peine a t-elle lâché son "c'est bon" que Mark relâche les portes et se recule. Comptant ainsi mettre les portes à l'épreuve tout en laissant Johann être en premier plan, si elles ne tiennent pas, il sera le parfait appât à zombies, celui qui donnera quelques secondes à Mark pour fuir de là avec les deux filles de grès ou de force d'ailleurs. En sacrifier un pour se sauver et sauver les deux damoiselles ne le gênerait en aucune façon.

Mais non les portes tiennent le coup pour l'instant du moins, Mark ne saurait dire s'il en est heureux ou non et il n'a pas le temps de se le demander alors qu'une voix se fait entendre. D'ailleurs il est toujours entrain de reculer quand la dite voix en provenance de l'étage se fait entendre. L'homme a l'impression de reconnaître la voix du merdeux asiatique sans pour autant en être sûr à cent pour cent, une chose le fait tiquer : le "on", il se fige sur place avant de regarder vers Jena puis vers Elizabeth pour voir si elles aussi tiquent à cela. Pour autant si l'une ou l'autre le regarde, le masque est tombé, Mark n'arrive pas à dissimuler la peur qu'il a ressenti en tenant les portes, ni l'inquiétude de cet appel se voulant salvateur.

L'ex mineur n'aime pas du tout ressentir ce genre de choses, il range son couteau de combat à sa ceinture et coince sa lampe entre ses dents, avant d'essuyer ses mains encore moites de l'effort fourni sur son pantalon. Récupérant la lampe dans sa main, il fait craquer ses cervicales comme pour chasser ce qu'il ressent avant de relancer la dite lampe de quelques tours de manivelle histoire d'être sûr pour ensuite fournir à Jena une source lumineuse, laissant le soin à Johann d'éclairer Elizabeth qui est proche des deux hommes si elle n'a pas bougé. Mark vient de faire son job, ce qu'il avait à faire pour s'assurer de la survie des deux damoiselles et se montrer sous le jour qui l'intéresse, s'assurer qu'elles ne puissent pas imaginer l'homme qui se cache vraiment derrière cette façade. Elles ne pourraient jamais comprendre. Ce devoir fait donc, il laisse le soin aux deux femmes de décider ce qu'ils font maintenant qu'elles disent quoi que se soit ou qu'elles fassent n'importe quel mouvement il les suivra. Que se soit pour achever les suppôts de Lucifer ayant échappés aux coups de feu de la blonde ou que se soit pour grimper à l'étage suivant.

Jena Higgins

Anonymous
Invité
Sam 12 Mar - 18:37
Alors que mes compagnons d’infortune se ruaient tous contre les doubles portes de l’issue de secours qui menaçait de déverser une marée de rôdeurs sur nous, j’étais restée, droite et alerte à couvrir leur démarche et tentative désespérée de vouloir fermer les portes. Les deux jambes légèrement écartées, un pied plus en avant que l’autre et mes deux bras tendus droit vers le corridor par où nous étions arrivés quelques instants auparavant, je plissais les paupières et forçait sur mes prunelles azurées pour tenter de percer la pénombre qui s’ouvrait devant moi. De nombreux râles et grognements caractéristiques  m’en parvenaient, accompagnant mon ombre qui, projetée devant moi, semblait danser sous les mouvements saccadés et anarchiques des lampes-torche de mes deux acolytes masculins.

Plus les secondes s’écoulaient, laissant tout le loisir aux sueurs froides roulant le long de ma colonne vertébrale de faire leur chemin, et plus je sentais les monstres s’approchaient, leurs cris s’amplifiant et leur odeur de décomposition devenant plus prégnante. Je resserais ma poigne autour de la crosse de mon pistolet dont les organes de visée n’alignaient rien d’autre que l’obscurité la plus angoissante, du moins jusqu’à ce que je perçoive les premiers mouvements. Indistincts, incertains, difformes et surtout effrayant. Il ne m’en fallait pas plus pour tirer un salve d’ogives de sécurité, les brefs éclats lumineux générés par chacun de mes coups de feu imprimant sur mes rétines une vision d’horreur fugace et stroboscopique. Des dizaines, probablement même plus, d’infectés qui progressaient vers nous, moi en première ligne pour ouvrir le festin.

Plus empressée encore, lançant un très bref regard vers mes compagnons histoire de voir où ils en étaient de leur fermeture de porte sans pour autant ne rien en apprendre de leur situation, je revenais à la masse de morts qui s’avançaient, ouvrant de nouveau le feu à de multiples reprises, délestant au total mon chargeur de neuf ogives dans la cohue d’infectés, percevant deux d’entre eux s’écrouler au sol entre les brefs éclairs lumineux. Quant à savoir si je les avais renvoyé dans le trépas, je m’en moquais bien pas mal. Si leurs chutes pouvaient ralentir ou du moins gêner la progression de leurs potes, ce n’était que tout bénef’ pour moi et mes camarades.

Et puisqu’il s’agissait de leur survie tout autant que de la mienne, dont je m’estimais entièrement responsable, entendre la voix d’Elizabeth clamer un simple “c’est bon” me procura un profond sentiment de soulagement qui me fit relâcher une infime partie de la tension accumulée jusqu’à présent. J’allais commencer à reculer de quelques pas pour me rapprocher d’eux lorsqu’une autre voix finit par me parvenir, depuis l’étage supérieur bien que je sois incapable d’en localiser la source. Dans un réflexe, je levais malgré tout les yeux et le menton en direction de l’étage supérieur, mes azurs n’y trouvant finalement rien d’autre qu’une obscurité plus épaisse encore. Mais j’avais reconnu la voix de Jian, j’en étais persuadée.

Et si l’entendre accentua le soulagement ressenti quelques secondes plus tôt, sa remarque souleva chez moi une poussée de colère et d’amertume particulièrement vive et tenace. Nous ne nous serions pas tous retrouvés séparés s’il avait su garder son calme et rester proche de nous, et c’est à nous qu’il avait le culot de demander ce que l’on foutait encore en bas. Sans parler de l’appréhension de savoir qui était ce “on” dont il avait parlé. Cela avait-il à voir avec le faisceau lumineux salvateur et inespéré qui avait conduit Johann et Elizabeth à nous devancer. Peut-être... probablement… On verrait bien.

“Espèce de petit con…” maugréai-je à voix basse entre mes mâchoires serrées avant de faire volte-face, cherchant du regard mes trois autres compagnons et finalement me rapprocher d’eux de quelques pas vifs et élancés. D’un bref mouvement de la tête, j’avais remercié Mark d’éclairer mon chemin puis je désignais la rampe d’escalator la plus proche de nous d’un autre  bref mouvement de tête, incliné sur ma droite, en les embrassant tour-à-tour du regard.

“Fini les conneries. On grimpe !” avais-je lancé d’un ton rendu sec et direct par l’urgence, l’empressement et une bonne partie de trouille aussi. Je n’oubliais à aucun moment que les morts étaient derrière moi, et je n’escomptais pas attendre de découvrir combien de temps les portes verrouillées résisteraient aux assauts de ceux qu’elles retenaient prisonniers. Les expérimentations à la con seraient pour plus tard. Mais au-delà de mon injonction verbale très formelle, je commençais moi-même à me diriger vers l’escalator menant vers le deuxième étage d’un pas pressé, espérant ainsi inciter les trois autres à m’emboîter le pas.

Johann Libert

Anonymous
Invité
Dim 13 Mar - 0:50
Dès que Liz eût les clés en main, je me ruais sur la porte, priant intérieurement pour que Mark soit à la hauteur de ce que sa carrure présageait. Le faisceau dansant de ma lampe me le montra plus en difficulté que ce que je pensais. Ca craignait vraiment ; si lui venait à lâcher prise, je ne me voyais pas tenir la porte en solo. A peine l’épaule collée au battant, je ressentis clairement les coups qui la faisait trembler et ses dangereux mouvements d’ouverture ; une onde de profonde terreur se libéra dans tout mon corps, se frayant un chemin tout le long de mes terminaisons nerveuses pour me foutre une trouille du diable. Bon sang de bon dieu de merde, dans quel foutu piège étions nous fourrés ! L’espace d’un long, très long instant, je fus convaincu qu’aucun de nous n’allait s’en sortir, je ne voyais pas comment, vu la situation, nous aurions une chance de leur échapper. Je ne priais pas, ne jurait pas, ne pensais à rien, à part à tenir la porte et l’empêcher à tout prix de laisser se déverser sur nous les hordes de l’enfer. Fugitivement, la seule pensée claire qui frappa mon esprit fût que j’allais certainement avant peu de temps retrouver celles que j’aimais, puis un coup plus fort que les autres me ramena très vite à la réalité. Nous allions mourir dévorés. Définitivement, fini, terminé.

La voix de Liz juste à côté de moi me fit l’effet d’une douche froide, ramenant dans l’instant ma trouille à une dose tout juste acceptable pour que mon esprit reprenne ses fonctions de réflexion. Filer d’ici, très, très vite, le temps que la porte tienne sans notre aide. Mark avait déjà bougé, je le remarquais machinalement sans plus m’en préoccuper. C’est avec un vrai soulagement que je m’éloignais également de la porte, moins rapidement que lui néanmoins. Et avant que j’aie le temps de faire un point du reste de la situation, une voix qui me parut familière brisa soudain l’écrasante atmosphère du centre. Jian ?! Le gamin ?? Comment ? Je ne notais pas consciemment le fait qu’il parlait au pluriel. Sans doute l’avais-je entendu, mais je ne l’avais pas réellement enregistré et compris, d’autres préoccupations plus immédiates occupant mon esprit. Bref, je ne tiquais pas à ce détail. Pas plus que je ne ressentis quoique ce soit d’autre sur l’instant à son égard. Plus tard, une fois hors de danger, ça reviendrais sûrement. De toute manière Jena venais de sortir des ténèbres. Je n’avais certainement pas besoin d’encouragements et levant ma lampe pour éclairer devant nous, j’étais prêt à lui emboîter le pas, et pour sûr que je le ferais ! Une pensée éclair me fît chercher Liz du regard, histoire de vérifier qu’elle suivait ou me précédait et ne restait pas en arrière. Malgré la tension et la peur qui me tenaillait, je n'allais certainement pas l'abandonner et je ferais en sorte de rester pas loin à ses côtés, si possible. Je laissais l’arme là où je l’avais laissée, coincée à ma ceinture, ne pensant pas un seul instant à la prendre. Je n’avais plus qu’une idée en tête : me barrer de là !

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Lun 14 Mar - 11:30
Il n’y avait plus de temps à perdre. La porte était enfin sécurisé, ou tout du moins, pour le moment, et elle ne souhaitait pas s’éterniser sur place plus longtemps pour vérifier si tout serait parfaitement fonctionnel, surtout au regard de ce qui se passait à proximité et d’une Jena au prise d’un autre groupe de morts. Combien étaient-ils de ce côté-là ? Combien de fois Jena avait-elle tiré ? Les deux hommes avaient quitté leur appuis sur la porte et le regard fixé sur cette dernière, Elizabeth avait été soulagée de constater que cette solution tenait la route. Elle rangea le trousseau de clés dans l'une de ses poches de pantalon avant de lever la tête vers le 2nd étage, écoutant cette nouvelle voix qui venait jusqu'à eux, et l'annonce en tant que tel. Les sourcils froncés, trouvant que le jeune Jian, si c’était bien de lui que venait l’avertissement, était plutôt effronté de venir les cueillir et les presser dans leur combat. Où était-il partit durant tout ce temps ? Il aurait pas pu se manifester avant ? Il avait rien d'autre à dire de plus quitte à donner des infos, histoire de ne pas les laisser dans le néant des questions sans réponses.
Vraiment, Elizabeth refuserait à l'avenir de partir avec des adolescents. Les dernières expériences avaient réellement prouvée qu'ils n'étaient pas apte à faire face à la dure réalité.

Elle rejoignit sa collègue de l’instant et par prudence, se tint tout de même légèrement en retrait par rapport à elle. Les lampes torches libérées et braquées maintenant sur la nouvelle menace aidaient à mieux cerner les distances de sécurité qu’il valait mieux respecter pour ne pas se faire prendre de vitesse. Non pas que les morts avaient un rythme inquiétant, mais qu’il était rapide de faire face à un imprévu… preuve étant du Centre Commercial, de l'avion à l'aéroport, ou toute autre situation qu'elle avait vécue jusqu'ici.

Armée de son Micro Uzi, et sans faire plus d’état d’âme du moindre bruit maintenant que les morts étaient bien au courant de leur présence sur les lieux, elle bascula le sélecteur de l’arme en mode automatique avant d’escorter Jena dans son repli, tira à plusieurs reprise et plusieurs salves de balles. Son but n’était pas d’essayer de faire un carnage, ou de régler le problème des morts pour cet étage. Selon elle, il était de toute manière perdu. Elle voulait plutôt montrer qu’elle pouvait aussi servir à quelque chose dans ce chaos monstrueux, bien que toujours dans une démarche mesurée, repartant en arrière dès que Jena se sera mis à se replier également.  

Son objectif, l’étage supérieur.
Lorsque son champs de vision serait occulté par un quelconque décors sur le chemin, elle finirait par faire demi-tour et se diriger à la suite du groupe vers le 2ième étage d'un pas plus que vif, avec l’espoir que l’échappatoire ne se fasse pas plus longtemps désiré et que les morts les oublient un peu. Autant dire demander la lune, mais le stress de cette situation commençait à peser, et l’adrénaline accumulée jusqu’ici, avait atteint son paroxysme. Si elle s’en sortait vivante… elle ignorait encore ce qu’elle ferait exactement dans les moindre détail, mais elle gardait bien quelques idées en tête, comme celle de profiter un maximum tant qu’il est encore temps. Elle parlerait à James, lui dirait à quel point il compte pour elle, et se donnerait sans doute à nouveau à lui... et peut-être pas dans cet ordre précis.
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