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[Spécial, CFJ] L'Armée des morts - 17/02/2035
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James F. Everett

Anonymous
Invité
Jeu 7 Jan - 10:28
Lancé au pas de course, James zigzaguait entre les tentes, passant devant le feu de camp lorsqu'un coup de feu retentit. D'un réflexe persuadé que l'attaque reprenait suite à un temps mort n'ayant eu qu'un but stratégique pour obliger le groupe, ou ce qu'il en restait, à relâcher sa vigilance, le chirurgien se baissa genou à terre en prenant appui sur son fusil la crosse posée au sol en lâchant un grondement terrifié que cela ne tourne au massacre. Après un temps, il comprit ou plutôt percuta que le tir venait de derrière lui, depuis la sortie arrière du camp où il avait laissé Samuel, Ivy et cet inconnu. Ce type se serait-il retourné contre eux en profitant de leurs retrouvailles pour les abattre ?
Cette idée le frappait d'une peur panique bien pire que celle d'être pris sous les tirs et il se redressait maladroitement en repartant en sens inverse, quittant le feu de camp pour zigzaguer à nouveau et brandir son arme à l'instant où il sortait de l'ombre de la tente d'une certaine Jena, qui se trouvait d'ailleurs en ce moment avec sa bien-aimée qui ne savait rien de ce qu'il se passait et se trouvait peut-être dans une situation aussi dangereuse, si ce n'est pire. La situation était si alarmante, le mal pouvait venir de partout et cette communauté n'avait guère eu de chance jusqu'ici. Il ne voulait pas attendre de savoir ce qui allait leur arriver à tous, attendre que la misère et la tragédie leur tombe dessus une fois de plus, comme ce fut le cas par le passé, comme c'était le cas ce soir avec ces morts et le kidnapping de Melody. C'était trop.

Pointant son arme devant lui avec la volonté d'en user coûte que coûte s'il était arrivé malheur à ses amis, il s'arrêta en découvrant qu'ils étaient là-bas, debouts et en vie, même mieux que ça car Ivy était prise d'une véritable crise de colère à l'égard de l'inconnu qui était face à eux. C'était inquiétant de la voir comme ça, il ne savait rien de ce qui lui était arrivé, il n'avait aucune idée de ce qu'avait subit la frêle jeune femme ni quelle Ivy leur était revenue. Mais parallèlement c'était bon signe : elle avait encore de l'énergie à revendre et cette colère démontrait qu'elle n'était pas arrivée au point d'abandonner et de se délaisser. Il essaiera de l'aider, quand le moment sera propice, l'occasion de voir s'il pouvait à nouveau mettre ses capacités et surtout son don en pratique.

Pour le moment les morts arrivaient et à présent il pouvait les percevoir : des râles, des gargouillements, des plaintes cauchemardesques venant du nord. Les entendre lui enserrait le cœur d'épouvante, car il n'avait pas besoin d'être devin pour savoir qu'il y en avait sans doute assez pour les massacrer telle une marée dévorante et parallèlement il en avait maintenant le cœur net. Ils ne venaient pas du sud mais bien du nord, de la ville, c'était autant une donnée qui lui assurait que la Ferme et ses occupants ne seront pas en danger puisqu'ils étaient à l'opposé, ce qui laisserait au barbu l'opportunité de son volontariat pour se servir de la moto dans le but de retrouver Elizabeth et les autres si le ciel le voulait bien. Et d'un autre coté, c'était une donnée qui alourdissait ses craintes, car le groupe était parti en ville et que l'immense horde venait de la ville. C'était un vrai désastre.

Certes, agir de cette façon n'était pas raisonnable et le groupe avait besoin de lui ici, mais son cœur le suppliait de s'assurer que les autres allaient bien et voulait le convaincre qu'ils avaient peut-être plus besoin de lui qu'ici, qu'il pourrait endosser le rôle d'être l'intermédiaire qui les ramènerait à bon port auprès du groupe. Après tout cette impossibilité à les contacter ou à recevoir une transmission depuis aussi longtemps n'apportait-elle pas la possibilité qu'ils n'aient tout simplement plus de moyens de communiquer ? Coincés quelque part ? Il ne voulait pas croire qu'ils se soient tous fait avoir, il ne voulait pas croire qu'Elizabeth puisse être...

Non, il devait en avoir le cœur net.

Il n'avait pas de temps à perdre, il fallait ramasser leurs affaires ici pour le moment et faire en sorte que le groupe quitte cet endroit condamné avant toute chose. Ainsi il tourna les talons et baissa son fusil maintenant que la chose était claire et repartit en courant. Il n'eut pas à courir longtemps puisque à peine était-il ressorti d'entre les tentes de l'autre coté que Jordan, également lancé au pas de course, venait vers lui en lui balançant une question légitimement paniquée. James s'étant arrêté regardait Jordan, bloquant l'espace de quelques instants sur son visage ensanglanté, mais d'un autre sang que le sien, se rappelant alors la façon dont il l'avait vu plus tôt massacrer cette femme. A croire que le danger était partout, peut-être même au sein du groupe ? Et si Jordan était une menace qu'il refusait d'admettre ? Quelles seraient les conséquences s'il ignorait un risque par volonté de vouloir aborder le plus urgent, quitte à ce que ce risque-ci devienne plus urgent encore ?

Non non, il ne devait pas penser à ça, pas maintenant, pas comme ça, il n'avait pas le droit de remettre en doute l'un de ses alliés sous des prétextes manquant cruellement de recul. C'était le moment d'arrêter de penser, pour une fois et d'agir sans chercher plus loin que la véritable menace à leurs portes. Cessant sa fixation il détourna les yeux en avançant, attrapant Jordan par l'épaule fermement pour l'inciter à le suivre devant le feu de camp en commençant à lui parler tandis qu'il jetait un regard autour de lui, craignant de voir débarquer une nouvelle troupe de vivants, avant de venir rétablir leur regard en commun.

« Il y en a d'autres qui ont attaqué par l'arrière du camp mais Samuel va bien et Ivy est revenue avec un inconnu. Melody a été kidnappée, je ne sais pas par qui, probablement l'un de ces types, mais on a pas le temps de réfléchir à ça. Tu les entends ? Les rôdeurs arrivent et ils sont nombreux, une véritable armée d'après Samuel. Il faut que tu ramasses tes affaires et toutes celles que tu trouveras dans les tentes et que tu les emmènes dans la caravane.

Jette ça en vrac et vois si tu trouves autre chose qui traîne dans le camp, mais ne tarde pas quitte à abandonner quelques affaires. Je vais ramener la Chevy pour que l'on tracte la caravane ensuite je prends la moto. Dès que tu auras fini, tu grimpes sans tarder dans la voiture et tu laisses Samuel conduire. On doit partir tout de suite tu comprends ? Aller courage ! »


Ne laissant guère le temps ni à Jordan ni à lui-même d'encaisser la situation ou de s'y attarder, il lâcha l'épaule du jeune homme en lui donnant une tape amicale et fila à toute allure vers la caravane, grimpant à l'intérieur du conteneur criblé de balles pour chercher à la va-vite un talkie-walkie à récupérer. Le temps d'attraper le dernier restant - remerciant le seigneur qu'il y en ait toujours un, il sortit en le calant dans sa poche droite tout en partant vers la Chevy Spark.

Evènements

Anonymous
Invité
Jeu 7 Jan - 14:10
Se bousculant, grondant, râlant et titubant, la vague de rôdeurs en dépit de son handicap dû à la mort, avançait pourtant d'un pas rapide, comme si la masse qu'ils représentaient donnait à chacun un sursaut de volonté et d'adrénaline.

Pourtant leurs corps ne sécrétaient plus rien et leurs coeurs en ressentaient encore moins, seulement les ténèbres. Des coquilles vides de toute personnalité, animées par le seul instinct primaire et sans pitié de chasser la proie, de trouver chair à leurs dents. D'en finir avec la vie.

L'armée des morts était maintenant à moins de cent trente mètres des derniers survivants...

Le Vagabond

Anonymous
Invité
Jeu 7 Jan - 14:12
L'inconnu était resté stoïque ou presque face à la crise de colère d'Ivy, dressant tout de même les sourcils sans vraiment sembler surpris ou mis à mal par une telle agression. Toisant la jeune femme sans rien répliquer en retour tout du long, il se contenta de l'observer avec attention jusqu'à ce que son arme s'échappe subitement de ses mains et aille valdinguer contre le sol poussiéreux sur plusieurs mètres. Ce n'est que là que l'on pu constater une vraie réaction de sa part, mêlant l'étonnement à la curiosité, ainsi qu'une forme de... satisfaction ?

« Alors c'est vrai... pour une fois les histoires que l'on raconte sont issues d'une pleine vérité. » Il avait entendu ses mots plus pour lui-même que pour eux, laissant machinalement un sourire fermé s'étirer en grand et volontiers sur son visage, car sa satisfaction se transformait en fascination apparente, joignant un amusement qui ne pouvait échapper au chef du camp qui venait soutenir sa bien-aimée.

Il avait précédemment suivi l'envolée de son arme sur le moment et revenait à nouveau jeter un oeil à cet objet de guerre, puis sans chercher à le récupérer immédiatement, fit quelques pas en cercle autour d'Ivy et Samuel en conservant sa nonchalance avant de lancer de sa voix posée et insolente, à la fois grave et à la sonorité chantante :

« Vous avez raison, je suis un monstre. Il n'y a que des monstres ici après tout non ? Qu'en pensez-vous petite Ivy ?

Malgré tout, mon cher monsieur Freeman, vous ne pouvez pas nier qu'en tuant trois de vos ennemis sans compter celui que je viens d'achever et en sauvant votre amie ici-présente et fort peu reconnaissante, je me suis montré... utile. Vous avez tout intérêt à me garder avec vous car je peux répondre à toutes les questions qui vous tracassent depuis longtemps et non pas être le poseur de nouvelles énigmes, mais celui qui en résoudra bon nombre.

Peu importe qui je suis ni d'où je viens, mon identité n'a aucune importance, vous manquez d'alliés et vous avez plus besoin de moi que vous ne pouvez l'imaginer, comme vous ne vous doutez pas encore des vraies menaces qui pèsent sur vous. Voyez ça comme un accord tout ce qu'il y a de plus réciproque. J'ai les informations et je vous les livre tout comme mon aide, vous avez le nombre et les armes et vous m'aidez en retour. Quant au départ de l'inconnu que je suis avec vous dans un lieu moins exposé où je bénéficierais de la sécurité de votre groupe, considérez que cela soldera la dette représentée par la vie de votre amie. Marché conclu ? »


Il était revenu sur ses pas entre-temps et finit par reprendre sa place, patientant la réponse du chef de camp et tant qu'à faire, de celle qui lui servait visiblement de première dame.

Jordan Getz

Anonymous
Invité
Jeu 7 Jan - 18:04
Alors que James était reparti vers les ruines pour voir à son tour ce qu’il venait de se passer, il revint vers moi. Visiblement, il ne devait pas y avoir d’ennemis dans ce coin, malgré le fait qu’une femme avait crié, une femme dont j’ignorais tout, sauf qu’elle était ici avec nous. James ne serait pas revenu aussi vite si des ennemis étaient encore ici. Malgré le fait que James avait fait demi-tour vers moi aussi vite, cela ne l’empêchait pas de vérifier les alentours d’un rapide coup d’œil, fusil en main alors que les râles et autres plaintes de la meute de cadavres ambulants se faisaient de plus en plus proches. Bien plus proches à chaque seconde qui passait.

M’agrippant par l’épaule, m’amenant vers le feu de camp précédemment éteint. L’attaque n’avait pas eu lieu que par le côté de la route, mais aussi par l’arrière du camp, où se trouvait Samuel, Ivy qui était disparue jusqu’à aujourd’hui, et un inconnu, certainement le motard qui m’avait sauvé la mise tout à l’heure. C’était à l’instant où il m’apprenait que Melody avait été enlevé que je devins livide. « Merde. » crachais-je entre mes dents sans m’en rendre compte. J’avais pris une seconde avant de bien assimiler l’information. Elle avait été enlevée. Nous n’étions pas tous sains et saufs.

A cet instant, j’étais en proie à une sorte de vertige intérieur, une sorte de chute où seul mon esprit tombait. En pensant tout simplement au fait que j’avais été incapable de la sauver quand elle s’était éloignée. Alors que j’avais préféré me cacher sous prétexte d’avoir été touché par balles plutôt que de partir la suivre. Je m’en voulais d’avoir été lâche. Peut être que j’avais réussi à tirer James de là juste avant, peut être que j’avais pu tuer cette femme qui avait essayé de nous tuer, mais je n’avais pas pu sauver Melody. Et vu ce qu’elle m’avait dit sur le Marchand, nul doute que même la mort était préférable au sort de la brune qui m’avait accueilli ici.

Les morts arrivaient, ils étaient trop nombreux, bien trop nombreux pour que nous restions ici, que ce soit l’information de Samuel ou bien les sons que les morts produisaient, tout nous poussait à devoir partir. Il y avait urgence, on devait attacher la caravane à la voiture et partir. Rapidement. Alors que James me fit par de son plan, je notais intérieurement que je devais récupérer le maximum de ressources pour enfin rejoindre Samuel dans la voiture qu’il aurait redémarré. Je lâchais un léger « Ouais… » hésitant, lorsqu’il tapa sur mon épaule tout en me signifiant que devais faire preuve de courage. Du courage, j’en aurai bien besoin dans cette situation.

Je courais derrière James qui se rendait dans la caravane pour lancer ma hache à ses pieds, qui laissa une légère trace de sang sur le sol de la caravane alors que je lançais un « ‘tention ! » à James pour le prévenir alors qu’il farfouillait dans les stocks. Débarrassé de mon arme, je m’élançais à ma tente où se trouvait toujours mon sac. Ma tente qui était trouée de toute part par les tirs que nous avions essuyés. Fouillant rapidement dans ce qui restait de ma tente, je trouvais rapidement mon sac, alors que je courrais vers la route, j’installais la lanière sur mon épaule gauche.

Traversant la route, je trouvais un cadavre, celui d’un homme, équipé d’une arme lourde. Une arme qui ressemblait à une FAL, ou à un FAL, aucune idée du pronom à employer pour ce type d’arme. Elle était lourde, mais pas assez pour m’empêcher de la porter à une main. Je l’attrapais au niveau de la poignée pour rejoindre le campement alors que je m’arrêtais prêt d’un autre cadavre, pas loin du premier. Celui-ci avait la tête arraché, le visage explosé, enfin, je ne saurai pas dire exactement, mais il avait des lasagnes périmées sur la tronche. Je ne m’attardais auprès de ce cadavre uniquement pour attraper son arme, une plus légère, une sorte de MP5 ou autre arme utilisée par les forces d’intervention. Je lâchais la première arme lourde que j’avais attrapée pour faire glisser mon sac le long de mon bras pour y mettre cette MP5 avant d’essayer de refermer mon sac au maximum avant de mettre les deux bretelles sur mes épaules.

Ma baissant légèrement pour reprendre cette FAL à deux mains, je courais en direction du camp, m’arrêtant aux côtés d’un troisième cadavre, un des deux que le touareg avait exécuté sur sa moto, celui vers lequel je me dirigeais pour lui exploser le crâne juste avant. Il avait exactement la même arme que Monsieur Lasagne. Une MP5 lui aussi, que je m’empressais de prendre à l’aide de ma main gauche en essayant de garder l’arme d’assaut dans ma main droite du mieux possible.

Armé jusqu’aux dents avec des armes à feu dont je ne savais même pas comment enlever la sécurité ou bien s’il restait encore des balles, je courais tant bien que mal vers la caravane pour me vider les mains. Balançant les deux armes que j’avais en main dans la caravane le plus loin possible, je fis rapidement demi-tour vers les deux cadavres que j’avais précédemment mutilé.

Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Jeu 7 Jan - 22:14
Si je ne m’étais pas retrouvée à un tel point exténuée, mes bras rendus tremblant, peinant à supporter mon propre poids, j’aurais très probablement eu un sursaut ou un mouvement de recul en sentant soudainement le bras de Samuel passer dans mon dos. M’empoignant par l’aisselle droite, je dus offrir une certaine résistance au Canadien lorsqu’il tenta de me relever. Dans un grognement laborieux, j’amenai mon bras gauche par dessus les épaules du chef de camp et offris un effort qui me parut surhumain sur mes cuisses afin de me redresser, relevant mon regard vers l’inconnu. Sa répartie, ses propositions… Obtenir enfin des réponses sur tout ceci. L’offre était alléchante. Même dans mon état, je ne pouvais que l’admettre, bien que je me méfiais de lui. Après tout, ce n’étaient que des mots. De belles paroles venant enrichir un discours après quelques actes abondant soit disant dans notre sens. Il m’avait arraché des griffes de mes ravisseurs, m’avait conduit aux miens et prit part à notre combat, de notre côté ; mais malgré toute la volonté que j’aurai pu mettre à essayer de me convaincre de sa bonne foi - si j’en avais encore eu les ressources mentales - je ne voyais là qu’une manœuvre de sa part pour tirer profit d’une situation chaotique.

Preuve en était sa dernière question. Ma vie simplement réduite à une devise, un poids dans une balance commerciale, un simple objet de troc. Question qui ne m’était même pas adressée en réalité. Que ferait Samuel ? Quelle décision pouvait-il prendre alors que l’inconnu marchandait très clairement avec les sentiments du Canadien en me glissant dans l’équation ? En aucun cas le chef de camp qu’il était ne pourrait avoir un regard objectif sur cette proposition, à moins que ses précédents mots à mon égard n’étaient que pur vent ; et je ne les avais pas ressentis comme tel. Je pris une profonde inspiration, laissant peser sur les épaules de l’homme tout le fardeau de ma présence, aussi bien physique que sentimentale. Plus complexe encore, quelle serait la réaction de l’inconnu s’il essuyait un refus de la part de Sam ? Lèverait-il ses armes contre nous ? Pensait-il pouvoir disposer de ma vie ? J’en avais ma claque de cette situation où chacun s’arrogeait le droit de me dire quoi faire, quoi penser, à m’expliquer que je ne pouvais aucunement lutter contre les forces en présence ou la nature même de ma propre monstruosité…

Non, il n’y avait pas que des monstres ici. Mes compagnons d’infortune se voulaient bien meilleurs que ça. Liz’, James, Samuel, Melody… Nous n’aspirions qu’à retrouver nos marques, une certaine tranquillité. Seuls ces abrutis avec leurs raisonnements d’arriérés, leurs craintes sans fondement à notre égard, à notre nature, faisaient de nous des monstres. Peut-être plus encore que les zombies qui nous pourchassaient inlassablement. Et en parlant d’eux, je pouvais de nouveau percevoir très clairement les râles de la horde approchante. La situation devenait de plus en plus pressante, et une décision rapide devait être prise quant à quitter le campement. Ainsi, j’acquiesçai d’un très lent hochement de tête en soutenant quelques secondes encore le regard sombre du vagabond, puis lâchai un long soupir de lassitude.

“Je… J’ai pas confiance… en vous,” répondis-je à l’inconnu dans un premier temps. “Et… Et vot’ marché… C’est… Vous… Juste…” Je balbutiai maladroitement en cherchant mes mots, ayant un mal fou à suivre le fil de mes propres pensées totalement décousues.  “Vot’ marché, c’est du… chantage mal... déguisé ; mais oui, j’vous dois la vie… et j’veux des réponses… J’ai...J’ai besoin… de comprendre…” finis-je par abdiquer, ma voix s’affaiblissant au rythme de mes syllabes, pour n’être à peine plus audible qu’un murmure appuyé.

“Je… J’suis désolée, Sam. J’veux pas t’imposer ça… J’voulais pas… J'te jure que j’voulais pas… Je... J’avais pas le choix...” confiai-je finalement au Canadien d’un ton plus faiblard encore.

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Ven 8 Jan - 11:48
Mettant à mal la patience du canadien, l'inconnu, loin de vouloir s'en tenir à une réponse simple et un contrat tacite, préféra visiblement mettre au clair chaque point alors que la Horde se rapprochait tant que l'impression d'être déjà encerclé commençait à lui trotter à l'esprit, impression seulement surpassé par l’inquiétude tenace de ne plus entendre son ami à quatre pattes.

Malgré cela, il se préserva de le couper, sachant que si ce n'était pas en l'abattant froidement, cet homme continuerais inlassablement à débiter sa tirade jusqu'à avoir put en transmettre le moindre mot. Cependant, lorsque ce dernier termina, ce n'est pas lui qui répondit mais la pauvre Ivy, exténuée et lourdement accrochée à un Samuel qui, si il pouvait sans trop de peine supporter une charge légère sur une longue durée, se trouvait quand même un peu mis à mal, même en supportant la survivante la plus menue et chétive qui soit.

Cette dernière sembla vouloir prendre la décision qui lui importait peut-être plus qu'à lui-même, avant de s'excuser de ce fait, ce à quoi le jeune chef de camp répondit par un autre et doux "Shhht" plus destiné à apaiser quelconque culpabilité qui pouvait la préoccuper qu'à réellement lui intimer le silence. Dans le même temps, il ré-ajusta un peu sa position afin de s'assurer de ne perdre ni la jeune femme, ni ses jumelles, et répondit alors au vagabond, clairement, mais d'une manière plus neutre. Fini les figures rhétorique, il ne devait pas laisser de place à une énième réponse et pousser son interlocuteur à l'action :


"Ça marche. Je l'emmène, prenez les armes de ceux-là, une fois à la caravane, on avisera selon l'avancée des morts et les tâches accomplies par les vivants. Action !"

Sachant pertinemment que tourner le dos à un inconnu était une vilaine erreur, il s’exécuta malgré tout en sachant que faire face à une Horde était une erreur bien pire et emmena la miraculée à la caravane, et ce aussi vite que possible. La distance était courte mais le rythme imposé par Ivy était sans doute tout aussi lent de part son niveau de fatigue.

Quoi qu'il en soit, mettant plus ou moins à profit ce temps de déplacement, il approcha sa main gauche, et donc son arme à feu, prêt de son visage et, après avoir ôté son index de la gâchette pour en presser la troisième phalange sur le pontet, écrasa le côté de la culasse contre son nez pour placer son index et son pouce des deux côtés de sa bouche.

Le sifflement strident s'éleva haut dans l'air mais ne surpassa que de peu le brouhaha des morts qui allait en s'intensifiant. Ce n'était peut-être pas une bonne idée d'avertir l'armée des morts qu'il y avait toujours des vivants ici présents mais il était aussi hors de question qu'il s'en aille sans celui a qui il devait probablement une vie de plus depuis seulement dix minutes. Il ne pouvait partir sans Snatch et espérait bien l'entendre bientôt aboyer et cavaler jusqu'à eux, rappeler à tous qu'ils n'étaient pas cinq mais six survivants bien que la septième, disparue, soit sans aucun doute celle dont l'absence allait leur être le plus dommageable.

Enfin, en attendant une présence rassurante, il replaça convenablement son index sur son arme pour la garder prête à faire feu, qui sait si l'armée de geignards n'avaient pas quelques éclaireurs déjà prêt à les mordre, là, tout près.

James F. Everett

Anonymous
Invité
Dim 10 Jan - 1:05
« Merde ! »

Ce mot lui avait échappé aussi franchement que les injures qui lui venaient à l'esprit, entièrement dirigées contre lui-même. Car bien qu'il avait calé le talkie-walkie pour ne pas être gêné l'arme à la main, il avait oublié quelque chose d'aussi crucial qu'il se sentait profondément idiot de ne pas y avoir pensé tout de suite : les clés de la Chevy Spark et de la moto évidemment ! Clés entreposées dans les stocks.

Il fit demi-tour et revint à toute bringue vers la caravane en passant à coté de Jordan qui lui s'en éloignait. Grimpant d'un pas directement dans le conteneur, il se dirigea vers les stocks de ressources organisées par Samuel et fouilla à nouveau pour trouver les deux clés qu'il convoitait. Chose qui lui fit perdre de précieuses secondes, mais lui vint alors une autre idée relativement évidente, même une succession d'idées qui laissèrent le barbu pensif un instant d'une réflexion express. Finissant par être secrètement accordé avec lui-même sur ce qu'il allait faire de la suite des événements, il jeta un coup d'oeil vers l'extérieur et s'empressa de poser son arme sur le bureau adjacent puis dégagea son sac à dos afin de l'amener devant lui.

En quelques instant supplémentaires, il sortit les poings américains - souvenirs de son retour à la vie, ce qui ne fut pas sans un pincement au coeur - et les déposa dans les stocks, après quoi il récupéra le paquet de cigarettes et le briquet de ses poches pour mettre ça également dans les stocks. Son oeuvre accomplie - une formule plus poétique que reflet de la réalité, il put replacer le sac à dos là où il trônait le mieux, sur son dos justement, prit son fusil d'une main par le canon et alla chercher le dernier bidon d'essence de l'autre qu'il empoigna sèchement en dépit des clés gênant sa prise. Car à sa discrétion, il avait faillit l'oublier aussi, décidément. Le temps de ressortir, les mains bien encombrées, il put repartir au trot vers la Chevy Spark garée contre les ruines du coté de l'ancien Snack.

Une fois la voiture atteinte, il posa son fusil sur le toit, le bidon à ses pieds, mit les clés de la moto dans sa poche gauche, utilisa la seconde clé de ce véhicule-ci pour ouvrir le réservoir, reprit le bidon d'essence, l'ouvrit à son tour, versa le contenu dans le réservoir - non sans en mettre un peu à coté et perdre davantage de temps, faute d'avoir un entonnoir même improvisé pour faciliter la manoeuvre. Au loin, qui n'était plus si loin en fait, les râles des morts le stressaient au plus haut point. Il en avait plus que conscience, ils allaient débarqués d'un instant à l'autre et il était loin d'avoir finit son boulot. Le bidon vidé, il le balança sans ménagement et sans attendre pour s'en débarrasser, referma le réservoir, attrapa son fusil et fit le tour pour ouvrir la voiture et grimpa coté conducteur en jetant son arme sur le siège passager.

Quelques secondes supplémentaires après, il démarrait et commençait à manoeuvrer en marche arrière, plus hâtif que jamais et en se tournant la main posée sur le siège voisin, afin d'y voir clair. Il ne pouvait vraiment plus se permettre de perdre du temps et espérait que sa bêtise n'allait pas être une faute à la survie du groupe et par extension, à ceux qui avaient peut-être besoin de lui dans ce maudit secteur C qu'ils avaient rejoint.

Evènements

Anonymous
Invité
Dim 10 Jan - 12:00
A présent, ils pouvaient entendre distinctement les râles et les grondements inhumains, comme un tonnerre de rage et de faim.

Elle se déversait droit sur le camp et qu'ils soient sur la route ou sur la plaine, les survivants pourraient sans difficulté constater cette armée assurément gigantesque pour n'importe quels yeux, si envahissante et garnie qu'elle donnait l'impression d'être encore bien plus immense, comme si tous les démons de l'apocalypse s'étaient rassemblés dans l'unique but de les détruire eux et personne d'autre.

L'armée des morts était maintenant à moins de quatre vingt mètres des derniers survivants... et les premiers des éclaireurs qui avaient inexplicablement pris de l'avance sur ladite armée arrivaient pratiquement aux portes imaginaires du camp.

Le Vagabond

Anonymous
Invité
Dim 10 Jan - 12:03
Face à l'accord à contre-coeur des deux tourtereaux, l'inconnu n'eut rien à ajouter et se contenta de pencher la tête vers l'avant en signe de salut, les regardant ensuite s'éloigner tandis que lui-même tournait les talons vers le nord et faisait quelques pas de coté afin d'aller voir de quoi il en retournait directement et surtout : à quelle distance se trouvait la massive armée des morts.

Demeurant quelques instants à contempler un spectacle qui n'était plus si lointain, il disparut de la vue de tous seul à l'arrière du camp car Samuel et Ivy s'étaient déjà rapprochés de la caravane. S'employait-il à honorer la demande, ou plutôt l'injonction du chef de camp ? Ou à autre chose ? Seule la suite pourra le dire.

Jordan Getz

Anonymous
Invité
Dim 10 Jan - 16:26
Délesté des armes que j’avais précédemment volées à ce qui restait de nos ennemis, je me dirigeais en trombe pour aller dépouiller les deux derniers cadavres présents dans l’enceinte du camp, croisant James qui revenait chercher quelque chose dans la caravane. Je ne m’attardais guère à me demander ce qu’il faisait là, il y avait urgence, nous devions être prêts à partir au plus vite, il fallait que je récupère tout ce qu’il était possible le plus vite possible. Courant vers l’homme qui avait la tête ouverte en deux pour récupérer son arme, qui était comme les autres d’ailleurs, une MP5 ou une arme de ce genre. Identique à celles de celle que j’avais déposée dans la caravane, que celle que j’avais dans mon sac, et que celle de la femme que j’avais tuée juste avant. Après avoir récupéré au plus vite son arme avec ma main gauche, je me dirigeais vers cette femme, qui d’ailleurs, n’avait plus de visage, pour attraper son arme à elle aussi. La même encore. Dans ma main droite. Ils avaient un véritable arsenal, tant d’armes à feu, et surtout, tant d’armes de ce genre, des armes d’assaut et de guerre. Melody ne nous avait pas menti, ils étaient bien plus nombreux, et bien mieux armés. Je prenais une grande inspiration en voyant une silhouette à l’entrée du camp. Ce n’était pas une silhouette d’un allié. Ni même une silhouette d’un vivant. Les morts étaient là. Leurs grondements se faisaient entendre, bien plus clairs et plus violents. Le hurlement de l’enfer lui-même.

« Et merde. » crachais-je entre mes dents.

Piquant un sprint vers la caravane qui avait toujours sa porte ouverte, je lançais les armes qui trônaient dans mes mains le plus loin possible avant d’enlever mon petit sac à dos et de l’ouvrir en grand pour le lancer lui aussi dans la caravane. L’arme d’assaut qui était à l’intérieur dépassait de moitié de mon sac. Une fois fait, je sautais à l’intérieur de la caravane pour récupérer ma hache. Le fer avait laissé sa couleur d’origine pour un rouge sang uniforme. Ma main droite agrippant mon arme juste en dessous de sa lame. La douleur liée à ma brûlure s’estompait légèrement, mais restait malgré tout présente. Sautant à pieds joints hors de la caravane, je criais le plus fort possible :

« SAMUEL, DÉPÊCHE TOI, ILS SONT LA !!! » en vidant mes poumons. Prenant une grande inspiration, je m’avançais en marchant rapidement vers la route, là où j’avais vu le premier mort. Je n’avais pas peur à cet instant ci, j’étais enragé. Ils avaient enlevés Melody et je n’avais rien pu faire, j’étais enragé envers les morts, enragé envers ceux qui avaient violé la tranquillité de notre camp, mais surtout, enragé envers moi-même d’avoir subi cette situation. De l’avoir subi sans rien pouvoir faire pour changer la donne.

M’avançant toujours d’un pas rapide vers l’entrée du camp, je levais légèrement ma hache pour pouvoir attraper la base du manche avec ma main gauche. Je m’arrêtais à quelques mètres de la route, là où j’avais aperçu la première silhouette macchabée. Le sang sur mon visage coulait légèrement sur mes lèvres, me laissant sentir le goût de celle que j’avais massacrée juste avant. J’attendrai ici, en attendant que la voiture soit démarrée et que la caravane y soit attelée, je m’attaquerai à tout rôdeur qui tenterait de pénétrer dans l’enceinte du camp pour donner un peu plus de temps à mes alliés.
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