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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

[Spécial, CFJ] L'Armée des morts - 17/02/2035
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Le Vagabond

Anonymous
Invité
Mar 16 Fév - 0:38
L'homme était resté neutre en observant Jordan faire, fermer la porte puis se préoccuper de la petite Ivy tombée dans les pommes. Laissant son fusil se balader d'avant en arrière dans sa main et le long de sa cuisse, de quelques centimètres n'illustrant là qu'une forme d'équanimité, il se contenta de s'approcher de la porte tout en faisant face au jeune homme et continuait de le fixer avec une attention incertaine.

Finalement, c'est après que ce dernier lui ai accordé la plus parfaite déconsidération, une tournure de phrase étrange qui décrivait parfaitement la pensée ironique de l'inconnu, que le brun aux yeux foncés et à la peau rouge sang finit par se redresser pour lui poser une question sans détour. Une question qui n'avait aucun sens, du moins c'est ce que laissait entrevoir le Vagabond barbu et encapuchonné à son froncement de sourcils curieux et son air désabusé :

« Pas un bonjour ? Pas une présentation ? Juste une question pleine de sous-entendus ? Quelle antipathie, je suis presque vexé. Pourquoi aurais-je un ami motard ? Ne seriez-vous pas ce genre de jeune énergumène sans personnalité qui balance des accusations à tort et à travers en voulant se donner un air intelligent ? Si c'est ça vous êtes, pardon de le dire ainsi, pittoresque, même si votre gueule pleine de sang vous donne un air méchant je vous l'accorde. »

Sur cette rétorque philosophique - n'est-il pas ? - entendue de sa voix douce et mélodieuse, il pencha la tête sur le coté et plongea son regard ténébreux dans celui du jeune homme, espérant peut-être que sa provocation le fasse réagir tout en tenant plus fermement son fusil qui par défaut et de sa simple présence, était particulièrement menaçant. Néanmoins il n'eut guère le temps d'éprouver le reste de patience de Jordan qu'un crissement soudain et inquiétant, encore plus dans cette situation, se fit entendre à l'extérieur un instant plus tard, comme si l'on traînait un objet lourd et métallique sur le sol bétonné.

A l'écoute de ce bruit brisant le calme plat qui régnait jusque lors, l'inconnu lâcha finalement son regard du jeune homme pour le porter à l'extérieur, s'approchant du hublot pour jeter un coup d'oeil à ce qui pourrait rôder là tout près. Cela dura quelques instants avant qu'il ne dresse son fusil contre son estomac en le prenant des deux mains, sans cesser de regarder au dehors dans une direction précise. Droit devant pour être plus explicite.

« Finalement, ne répondez pas. » Reprit-il avec plus de froideur, comme s'il avait mit toute la malice habituelle de son ton de coté pour une fois. « Si j'étais vous je prendrais une des armes qui traînent dans votre bazar, je verrouillerais la caravane de l'intérieur et je m'occuperais de veiller sur la petite Ivy, mais je ne suis pas vous. »

Il conclut ses mots en jetant un bref coup d'oeil à Jordan et lui adressait un tout aussi bref clin d'oeil avant d'ouvrir la porte de la caravane et en sortir arme à la main, n'omettant pas de refermer à sa suite sans que le jeune homme ne puisse savoir ce qu'il aurait pu voir, ou ce qu'il comptait faire alors.

Jordan Getz

Anonymous
Invité
Mar 16 Fév - 10:54
Je détestais au plus haut point les gens qui se perdaient en palabres futiles et inutiles alors qu’ils n’avaient besoin que des quelques mots pour répondre à ce qui leur était demandé. Tentant de prouver au reste du monde les talents d’orateur qu’ils possédaient. Des talents qui n’en étaient pas, et qui n’avaient aucune place dans ce nouveau monde, qui ne demandait que de la force brute et un semblant de cervelle. Ce qui ne semblait pas le cas de cet homme. Il pensait sans doute que sa provocation aurait pour effet de me faire oublier ma question, mais la seule chose qui avait changé, c’était la promesse que je me fis intérieurement. Celle d’être celui qui lui fendrait le crâne en deux. Je n’avais jamais aimé la provocation, et son air hautain me déplaisait au plus haut point. Ma question restait sans réponse, mais j’attendrai juste qu’il me réponde négativement. La réponse à sa question me vint intérieurement. La seule raison qu’il avait d’avoir un ami motard, c’était pour rester en vie face à moi. S’il n’était pas ami avec ce touareg, il n’était pas notre allié. C’était bien trop gros pour que des hommes souhaitant nous aider arrivent de toute part au même moment tout en étant dispersés. Si je semblais à l’instant pittoresque, j’espérais que son regard serait risible lorsque je verrai le reflet de la mort dans ses yeux.

Qui semblaient interrogateurs à cet instant. Si j’arrivais à tenir mes yeux dans les siens sans répondre, laissant mes poings se serrer et ma colère grandir, il était clair que j’étais au bout de mes forces. La fatigue, le sang perdu, le choc, la haine, l’adrénaline en grande baisse… Tout ça m’avait exténué. Mais je n’étais au bout de mes peines. J’étais seul ici, avec cette jeune femme dans un état incomparable et cet homme que je m’étais promis de faire taire. Un jour ou l’autre. Alors qu’un son digne des films d’horreur, où le méchant du film faisait grincer sa lame contre les murs pour instaurer la peur dans l’âme de ses victimes se fit entendre. Peut être aurai-je du m'enquérir de ce qu’il en était, mais le mort en sursis avait pris la peine de se bouger pour s’en informer à ma place. Et si je n’avais aucune indication concernant ce qu’il se passait à l’extérieur, je m’en moquais, cela ne devait pas être important, et même si ça l’était, ce qui me servait de compagnon parti s’en occuper.

Prenant la peine de m’adresser un clin d’oeil juste avant de refermer la porte de la caravane, ce qui avait réussi à me faire froncer les sourcils. Il ne payait rien pour attendre. Mais il avait raison, il fallait que je m’occuper de la petite Ivy. Mais je ne prenais pas la peine de verrouiller la porte, s’il y avait une urgence, il fallait que je puisse sortir au plus vite pour rejoindre la voiture. Me retournant pour m’enquérir du sort d’Ivy, je ne pu qu’être satisfait, elle semblait être tombée de fatigue, son pouls était redevenu stable et elle respirait. Cela aurait pu être pire. Fouillant dans la fatras qu’était cette caravane, je trouvais une bouteille d’eau à moitié remplie, cachée dans ce bordel qui était à l’image de ce qu’était cette soirée, de ce qu’était devenu notre chez nous. Un bordel incommensurable. Buvant deux petites gorgées avant de poser cette même bouteille à terre, je pris la peine d’attraper une chemise rouge qui se situait ici, celle que Jian avait déposé lorsqu’il avait trouvé son nouveau t-shirt.

Attrapant une machette qui se trouva par là, je me mis à découper en plusieurs morceaux cette même chemise, quatre morceaux assez grands, juste avant de reposer cette machette que je soupesais. Une bonne allonge, une bon poids, une belle lame. Manque de hache, la machette ferait l’affaire. Je le reposais pour imbiber d’eau un premier morceau de tissu que j’avais déchiré pour le plier et le déposer sur le front de la petite Ivy. Elle me devait une hache.  Je recommençais ma manœuvre avec un autre morceau de tissu, sauf que cette fois, je le posais sur ma blessure à l’arcade qui n’avait cessé de saigner encore et encore. J’avais besoin de points. Mais la fraîcheur de l’eau sur ma blessure me faisait un grand bien. Quelques gouttes d’eau dégoulinèrent sur le côté droit de mon visage, se mélangeant avec le sang qui était mien mais aussi celui de cette femme que j’avais tué de mes mains. Reprenant la machette dans ma main droite, tout en gardant mon pansement de fortune sur ma blessure avec ma gauche, je vint m’adosser à côté de la porte. Attendant que quelque chose arrive. Que quelque chose se passe. De la part d’Ivy, du poste radio, ou bien de l’extérieur.

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Mar 16 Fév - 16:25
Le cadavre finalement évacué de la large piste de goudron. Il s'offrit quelques secondes et remercia intérieurement cet inconnu pour ce cadeau bien impromptu, allant même jusqu'à lui tapoter l'épaule avant de se relever et de faire signe au seul témoin de cette scène de poursuivre leur chemin sur la route.

Plein de précautions, Samuel prenait soin d'effectuer des tours d’observations fréquents, en particulier lorsqu'il se rapprocha au plus de la jonction entre les deux quartier, sachant qu'il approchait de bâtisses qu'il savait plus ou moins infestées de morts. Pour le coup, les environs semblaient effectivement assez peuplées, mais plus qu'avec ses jumelles, c'est à l'oreille et au nez qu'il le découvrit.

Principalement constituées d'habitations bien délimitées, clôturées, voir entourées de murs, c'était bel et bien le vent qui lui amenait les indices les plus probants de présence zombie dans cette zone du secteur, ce qui le rassura comme jamais. L'absence de morts sur jambes aurait été suspecte et leur liberté de mouvements fort embêtantes, et au final, ils étaient tous là, enfermés et aveugles.

Bien sur, il n'aurait su occulter les quelques solitaires qui déplaçaient leurs poids ça et là, cherchant surtout à rejoindre leurs compagnons coincés dans l'enceinte des bâtiments voisins, mais même si ils devaient détecter le passage de la voiture, ils ne représenteraient qu'une menace mineure.

Ainsi, puisque la jonction entre les deux quartiers ne semblait pas présenter de risque, Samuel continua de s'enfoncer vers l'Est. Cependant, il fit rapidement halte et se mit à observer cette direction très attentivement, tâchant d'ailleurs d'étendre son cône d'environ 45° dans les deux directions. Là était le plus important, débusquer l'éventuelle présence d'essaim de morts qui se seraient détachés de la nuée pour aller se balader par ici.

C'est à cet instant qu'un certain étonnement le prit. Lui qui s'imaginait déjà devoir passer le reste de la nuit sur le toit de la caravane afin de s'assurer de la dispersion totale de la Horde, il ne vit rien... Ou plutôt, quasiment rien. Évidemment, il y avait bel et bien quelques geignards qui peinaient à naviguer dans la plaine inégale, changeant de direction pour suivre les mouvements furtifs d'un animal sauvage qui avait tôt fait de regagner son trou, mais en comparaison de ce à quoi il s'était attendu, ce n'était rien, pas plus incommodant qu'un moustique qui se croit assez malin pour attendre l'heure du repas sur un mur de couleur claire.

Bref, la soirée avait été vraiment mauvaise, mais la nuit ne s'annonçait pas plus mal, et Dieu sait qu'il en avait besoin, surement autant qu'Ivy et Jordan. D'ailleurs, pensant immédiatement à faire son rapport vu qu'il avait été passablement retardé par l'inconnu à la batte, il prit son talkie et, tout en se demandant combien de temps pouvaient bien durer ses batteries, appuya sur le poussoir avant de parler dedans, la voix calme et basse :


"Ici Samuel, l'endroit est plutôt calme, ne quittez pas la caravane et ne faites pas de bruit, je reviens au trot."

Et ainsi, à peine le talkie remit dans sa poche, il tourna les talons et se lança dans un petit footing qu'il ne voulait ralenti que pour ne pas faire claquer trop fort ses chaussures sur la route et rameuter les solitaires sur la route où il serait contraint d'improviser pour éviter d'alerter tout le monde de leur passage. Ainsi, hormis sur certaines portions où il lui sembla même un peu trop audacieux de dépasser la marche rapide, le chemin du retour fut bien plus rapide, donnant même l'occasion à Snatch de gambader un peu plus en sachant que son maître suivait sans s’essouffler.

Malgré tout, l'air frais, les armes et le matériel porté et l'état de fatigue dans lequel se trouvait le jeune homme finirent par l'inciter à se contenter d'une marche paisible lorsqu'un coup d’œil dans les binoculaires lui indiquèrent qu'il était proche de la Chevy et la caravane. Après avoir amené le convoi jusqu'à sa destination, il lui faudrait vérifier la propriété avec minutie, évacuer le cadavre qui se trouvait dans la maison et, pour finir, faire le guet pendant un nombre indéterminé d'heures... Il ne pouvait pas se permettre de tirer sur la corde et se précipiter.

Ce nouveau rythme de marche lui offrit l'opportunité d'examiner les environs, que ce soit là d'où il venait où ce qui avait put se rapprocher des deux véhicules, mais hormis un lièvre de Californie qui fixa ses noisettes luisantes sur le chef de campement pendant un bref instant avant de s'en retourner dans la plaine au grand galop, rien n'attira son attention jusqu'à ce qu'il soit finalement parvenu à sa destination, ce qu'il tint à notifier aux locataires de la caravane, toujours par l'entremise de son talkie.


"Je suis à la voiture, on est presque arrivés."

Sur ce, il posa ses jumelles sur le toit de la voiture et se défit de ses armes et son sac afin de pouvoir rapidement poser le tout au pied de la place passager, elle-même rapidement occupée par un Amstaff' bien plus obéissant après cette belle et tranquille balade, et récupérer son seul dispositif de vision nocturne avant de prendre place au volant.

Un tour de clé plus tard, le véhicule se remit en route avec la même lenteur qu'auparavant, prenant sur la gauche pour quitter Round Top Road et remonter la route qu'il s'était tapé à pied, une route toujours aussi vide, sans dangers apparents et, à priori tout du moins, sans éveiller l'intérêt des quelques morts en liberté. Évidemment, loin de prendre cette tranquillité comme telle, Samuel se préserva de baisser sa garde, gardant un oeil sur tout ce qu'il pouvait observer jusqu'à pouvoir tourner sur le petit chemin et terminer sa route, cerné par trois bâtiments qui se dressait là, encore sombres, lugubres, dangereux.


"Home, scary home..."



[Fin du jeu]

Evènements

Anonymous
Invité
Mer 17 Fév - 16:16


Excursion Validée

Récompense(s) :

L'équipe bénéficie de trouvailles : Quatre Heckler & Koch MO5/40, un FN FNC, une Batte de baseball en bois, un Kit de supplément armement.

Le Vagabond a récupéré une Hachette, une Machette de survie & un Poignard de chasse.

Samuel obtient en objet trouvable un Grand sac à dos.

Conséquence(s) :

Ivy gagne 5 points de moral.
James perd 5 points de moral.
Un Heckler & Koch MO5/40 & un Colt 45 (Springfield Armory) ont été abandonnés sur place, ils ne seront plus récupérables.
Le Camping Car Blucamp Ford & le Camion Mercedes sont restés sur place. Leur récupération pourra se faire dans un jeu d'excursion.

Vous avez consommé :
Un Bidon d'essence ainsi qu'une utilisation (consommation) sur la Chevy Spark (2 restantes).

Les Scénaristes
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