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[Ferme Wallace] Le Salon - 21/02/35
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Dakota Marlon

Anonymous
Invité
Jeu 7 Jan - 14:14
Interprété par Fate Manocaras.

Dakota t'entraine donc vers la maison, s'arrêtant devant la porte d'entrée avant de l'ouvrir, elle s'efface de l'ouverture pour te laisser passer le premier, t'invitant d'un geste de la main à entrer. Dès que tu auras franchis le seuil, tu pourras alors découvrir la cuisine de la maison. Blanche et douillette, elle est équipée d'une table au centre, faite de vieux bois avec quelques chaises autour, soigneusement poussées dessous. Sur la gauche, il y a des meubles de cuisine qui font les deux angles et s'étalent sur les différents murs, y consacrant toutes sortes d'utilités typiques de cette pièce : évier, broyeur, plans de travail multiples dans ce cas, des portes de placards un peu partout en dessous et sur les petits meubles accrochés aux murs au-dessus, micro-ondes, cuisinière, et même un lave-vaisselle et une machine à laver. Rien de bien extraordinaire, mais avec tout ce qu'il faut et tout ce que l'on peut imaginer dans une cuisine, le superflu en moins vu la situation extérieure.

Les fenêtres sont barricadées par des planches de bois néanmoins tu peux parfaitement voir le lieu et ainsi observer qu'il y a déjà une personne se trouvant là. Une autre jeune femme blonde, à l'air timide qui se tient devant l'évier, elle se tourne vers toi et Dakota, te saluant d'un petit signe de main.

"Bon-bonjour"
- Fate voici Pamela, Pamela voici Fate, il vient lui aussi de se réveiller comme les autres.
"D'ac-c-ord, lai-laisse m-moi dix mi-minutes Da-Dakota et v-vous pou-pourrez man-manger un p-peu."
- Super, merci Pamela ! On va dans le salon en attendant.


Si tu as bien sûr eu le temps de saluer Pamela à ton tour, tu n'as par contre pas le temps d'en placer une. En effet, à peine le court échange entre les deux blondes terminé et la porte d'entrée refermée, Dakota te prend par la main pour t'entraîner à sa suite. Traversant la cuisine pour franchir les portes battantes à l'opposé, elle veille à ce que tu ne te cognes nul part. Sans nul doute, tu peux te demander pourquoi elle t'emmène ainsi et en trouver un début de réponse en repensant à l'air timide, mal à l'aise et un peu inquiet de Pamela, sans compter sur le bégaiement marqué que tu as pu entendre alors même qu'elle a évité de réellement te regarder dans les yeux.

Cette fois-ci c'est au tour du salon de se faire inspecter, ou pas, par ton regard. Celui-ci n'est pas plus chic que la cuisine: Tu pourras en premier remarquer un escalier menant à l'étage et à coté des escaliers, une fenêtre barricadée à coté d'un buffet sans décor et dans le petit salon qui succède, à l'imposant et âgé piano, un canapé, deux fauteuils, une table et un meuble télé, le tout en bois. Sur l'ensemble de la pièce, un papier peint aux motifs de roses d'or sombre sur fond blanc où des cadres photos trônent par dizaines. Seul bémol, ces cadres ne sont habités par aucune image, vides et déprimants. Un environnement des plus spartiates qui trahit la mesure du danger qu'ont pris les habitants face aux menaces qui rôdent de jour comme de nuit, ou bien sont-ils atteints par autre chose.

Dakota fini par te lâcher la main mais elle ne se stoppe pas pourtant et avance jusqu'au canapé dans lequel elle se laisse tomber plus qu'elle ne s'assoit.

- Fauteuil ou canapé pour toi ? Et tu vas voir, Pamela est une sacré cuisinière, tu vas te régaler !

Oui la jeune fille t'invite à venir t'assoir à ton tour et à son regard tu peux voir que tout va pour le mieux pour elle.

Fate Manocaras

Anonymous
Invité
Jeu 7 Jan - 18:33
Après que Dakota m’ai posé différentes questions sur ma vie antérieure, que je lui ai répondu et rétorqué ses interrogations, nous sommes finalement arrivé devant la porte de la modeste bâtisse. Ces quelques minutes de marche m’ont paru durer une éternité en réalité, et pas dans le sens négative de la chose : j’aurais aimé que cela continu. Une balade dans les champs, loin de la ville et de sa pollution est toujours agréable, surtout quand on est en bonne compagnie et cela même en temps d’apocalypse.

Dakota ouvre la porte puis me fait un geste de la main accompagné d’un sourire afin de me suggérer de passer le premier. Je lui retourne son enthousiasme ajouté d’un faible « Merci. », restant tout de même perplexe au genre de nouvelles rencontres que je vais faire.
J’avais ce sentiment étrange en moi, pas de la peur, mais plutôt de l’appréhension. Tout ce qui m’entourais semblais étrange, en réalité tout comme ma présence ici. Je ne sais toujours pas comment je en suis arrivé là, et je ne le saurais peut être jamais.
Je suis un peu perdu : je me contente de faire ce que l’on me propose, sans vraiment y réfléchir, et attendre, voir comment les choses vont se passer.

Je rentre dans la première salle de la maison : la cuisine. Dakota referme la porte dernière nous, son compagnon canin semble être resté dehors, peut être parti s’amuser avec quelques rats et souris se promenant dans la grande devant laquelle nous sommes passé tout à l’heure.
C’était une cuisine plutôt modeste où il parait y régner une ambiance chaleureuse et sympathique. Il y a cette fille qui s’est retourné au claquement de la porte d’entrée. Elle nous dit bonjour, je lui réponds par un sourire simple et agréable accompagné d’un hochement de tête alors que Dakota nous présente l’un à l’autre. Cette fille s’appelle donc Pamela, elle semble plutôt timide et introvertie, elle paraissait presque apeurée quand elle m’a vu. A peine ai-je le temps d’entamer une conversation avec cette nouvelle blondinette que Dakota me prends par la main et me tire dans le salon. Je repense à cette nouvelle rencontre, et a son bégaiement marqué qui ne m’a pas plus choqué que ça, ce qui m’avait paru étrange, c’est que ces gens laissent entrer un inconnu dans leur demeure, leur prépare un repas et les invite à dormir chez eux. En temps d’Apocalypse, les profiteurs doivent être nombreux : si j’étais un bandit qui n’attendais qu’une seule chose, que toute la maison soit endormi afin de les assassiner durant leur sommeil et de les piller de fond en comble, qu’auraient t’ils pu faire ? Rien. Ce manque de méfiance semble vraiment étrange même si le monde a bien changé depuis mes derniers souvenirs.

La seconde salle était un peu plus grande que la cuisine, c’était ici que gisait l’escalier pour monter au premier étage, il est accompagné d’un canapé et de deux fauteuils installés autours d’une table basse. Cette maison me fait penser à celle de l’oncle à Cait, chez qui j’allais quand j’étais plus jeune. C’était un fermier qui avait quelques vaches et quelques champs, il habitait à la campagne avec sa femme, sans enfant à leur plus grand regret. Aujourd’hui, eux aussi doivent être décédés. Encore une pensée qui m’attriste, malgré que la situation soit plutôt plaisante : être au chaud, recueilli par des inconnues, et cette odeur de nourriture agréable… J’essaye tant bien que mal d’effacer ces pensées néfastes de ma tête.

Dakota finit par me lâcher la main puis se jeta sur le canapé en tissus, comme si cette matinée avait été la plus exténuante de toute sa vie. Elle m’invite à la rejoindre autours de la table basse.  Mon attention est entièrement fixée sur elle mais en m’avançant je remarque les nombreux cadres vides ornant tristement le papier peint empli de roses d’or. Ma curiosité me fait m’approcher de l’un deux : ils étaient bien vides, aucunes photos. Dakota m’a parlé, mais je ne sais absolument pas ce qu’elle m’a dis, heureusement pour moi, le ton employé ne semblait pas être un questionnement. Je reste concentré sur ces cadres vides, donnant une ambiance quelque peu morbide à la pièce dans laquelle je me trouve.

Dakota, pourquoi tous ces cadres sont t-ils vident ?

Mon indiscrétion avait été plus forte que moi, je me retourne lentement vers Dakota, non pas en attendant sa réponse, mais surtout pour voir si elle avait mal pris mon interrogation.
Alors qu’elle me répond, je me dirige vers elle, afin de m’assoir également. Je pose mon sac adossé à la table face à moi puis je commence à retirer mon manteau, toujours avec cette odeur de moisi logé dans le cuir abimé et séché par le manque de entretient. Je fini par poser mon manteau du coté opposé a Dakota, près de moi mais pas trop non plus afin de ne pas empester mes narines et celles de mon hôte. Je termine par m’assoir lentement en soupirent, dans ce canapé moelleux qui me parait être la chose la plus confortable que j’ai connu sur cette planète.

Dakota Marlon

Anonymous
Invité
Ven 8 Jan - 19:18
Une fois posée dans le canapé, Dakota reporte son regard et même si elle te parle, elle se rend bien compte que tu ne l'entends pas alors que tu approche des cadres vides ornant le mur. À ta question et à partir du moment ou tu la regarde, tu pourras lire une expression de surprise sur son visage, avant qu'elle ne finisse par hausser les épaules et te répondre.

- Je n'ai jamais demandé à Nelson, c'était déjà comme ça quand il m'a accueilli.  Mais j'ai ma petite théorie, pour moi sa famille se trouvait là, il l'a perdue et a fini par ôter les photos mais il a laissé les cadres.

En tout cas, elle ne semble pas déranger par ta question comme l'atteste le sourire qu'elle garde sur le visage et tu peux mettre son expression de surprise sur le fait qu'elle ne devait pas s'attendre à cette question là. Elle te suit du regard alors que tu viens t'assoir non loin d'elle, te laissant ôter ton sac et ton manteau avant de reprendre la parole.

- Je suppose que tu tiens à ton manteau ? Histoire de savoir si on te le met de côté ou pas, comme le reste de tes vêtements d'ailleurs. Enfin je veux dire maintenant que tu es à l'abri, que tu vas manger et pouvoir te reposer, il va falloir que tu passe par la case douche. Après le petit déjeuner j'irai te chercher tes habits propres aussi. Il faut aussi que je te briefe sur certaines choses, désolée mais oui on ne peut pas le faire plus tard.

Pour le reste de la journée, tu vas pouvoir te reposer et reprendre des forces, laisser le temps à ton corps de se remettre en route correctement mais dès demain, tu seras réquisitionné pour aider un des garçons, Nelson, Clark ou Ricky, à moins qu'Ana s'en mêle. Comme je te l'ai déjà dit et pendant ton séjour ici tu seras nourri, logé et blanchi que cela soit une semaine ou quinze jours mais une fois d'aplomb, tu ne pourras pas rester ici, on ne peut pas accueillir de manière permanente quelqu'un de plus. Mais tu ne seras pas non plus jeté dehors comme ça ne t'en fait pas
.


C'est un peu brutal comme annonce mais Dakota ne peut pas se permettre de prendre son temps et des pincettes pour te dire tout ce qu'elle doit te dire. Parce que oui, tu peux comprendre que ce n'est qu'un premier point qu'elle aborde là. Elle te laisse malgré tout le temps de digérer le plus gros des faits, de réagir et de lui poser des questions.

Fate Manocaras

Anonymous
Invité
Mar 12 Jan - 22:41
Dakota n’a pas été surprise par ma question, elle garde son grand sourire en continuant de me regarder, semblant tout de même étonnée par cette interrogation. C’est sûr que cela peut paraître étrange : je viens tout juste de me réveiller d’un profond coma et la seule question que je pense à poser c’est : pourquoi ces cadres sont-ils vides? Au moins, cela confirme que mon esprit critique est retourné à sa place.

La jolie blonde reprend sa discussion de plus belle : c’est fou comme elle est bavarde. Ça ne me pose pas forcement de problèmes, bien au contraire cela m’occupe l’esprit plus qu’autre chose. Sa voix est rassurante, apaisante, réconfortante, même relaxante si je puis dire.
Elle me demande si je tiens à ce manteau à l’odeur et à l’aspect répugnant. Je pense que je vais la surprendre, mais oui, j’y tiens comme a la prunelle de mes yeux. C’est un cadeau que Cait m’a fait le jour de mes dix-huit ans, le dernier qu’elle m’ait fait d’ailleurs. Malgré qu’il ait un peu mal vieilli avec cette apocalypse et le fait que je l’ai un peu rafistolé afin de me protéger de celle-ci, je l’aime malgré sa senteur de crasse et de moisi, bref, j’y tiens vraiment.
J’aurais aimé dire au revoir aux personnes que j’aime, ou que j’aimais plutôt. Comme la plupart des personnes encore en vie j’imagine, comme Nelson qui a du perdre sa famille tout comme moi. J’essaye de ne pas penser à toutes ces choses qui m’attristent, mais c’est plus fort que moi. Un jour, peut être j’arriverais à l’accepter, mais il est encore trop tôt pour ça.

Dakota me briefe sur le planning de la matinée : petit-déjeuner, douche, et session d’information avec Mademoiselle Marlon, peut être madame, je ne sais pas. Je ne vois pas d’horloge dans la salle, et je me demande réellement quel heure il est. Ce réveil soudain m’a fait perdre tous mes repaires et le temps hivernal m’aurait fait promettre qu’il était beaucoup plus tard que ça. Une douche ne me ferait pas de mal également, et en ce qui concerne quelques informations supplémentaire, ca n’est pas de refus non plus. Je la regarde et lui réponds sur un ton approbateur :

Dans l’ordre : ce qui concerne mes habits, j’aimerai bien les garder si ça ne pose pas de problème. Donc si on a le temps j’aimerai bien que tu me montre un endroit où je puisse les laver, ensuite pour le petit déjeuné… Ce n’est pas de refus, j’ai l’impression que ça fait des mois que je n’ai pas mangés ! Enfin, c’est peut être le cas. Et pour le reste, pas de soucis également.

Je la regarde en souriant et en présumant que ma réponse est suffisante.
C’est vrai que j’ai tellement faim. Je ne l’avais pas remarqué auparavant, pensant que cela venais de mon angoisse ou des maux généralisé dans tout mon corps. Je ressens comme des nœuds se formant et serrant mon ventre de l’estomac jusqu’à l’intestin. Mon système digestif se resserre sur lui-même, comme vidé de toutes substances : aucuns aliments, aucune flore, aucuns sucs.
La petite blonde continue de me réciter mon emploie du temps tel un ministre et sa secrétaire au détail près qu’un ministre n’a surement pas de temps libre pour se reposer. C’est demain que les choses sérieuses commenceront et que je reprendrais le travail avec ces certains Nelson, Clarck, Ricky, Ana, que je n’ai pas encore eu l’honneur de rencontrer. J’ai toujours eu l’habitude de travailler, alors cela ne me pose pas vraiment de problème, je pourrais surement les aider à améliorer leur système électrique ou à réparer des machines... Ça a toujours été une passion pour moi : l’électricité. J’aime faire ça : chercher les pannes, puis réfléchir comment les réparer, devoir faire face a des problèmes inattendus… Enfin, peu de gens sont comme moi je pense, mais bon, chaque un son truc.
Ce qui me plaisait moins, c’est qu’une fois remis de mes émotions, je devrais partir. Partir où ? Pour faire quoi ? C’est vrai, comment vais-je survivre, seul, en pleine apocalypse ? Encore des tonnes de questions qui s’accumulent dans ma tête est qui développent une profonde angoisse. A peine arrivé que je ne souhaite déjà plus partir. Calme-toi Fate. Déjeune, prends une bonne douche bien chaude, et on verra ça après avec Dakota.
J’inspire un grand coup, expire doucement en entreprends de répondre a Dakota après sa longue allocution.

D’accord Dakota, aucuns soucis.

J’argumente cette maigre phrase avec un sourire, un peu forcé certainement, un de plus.
Ces gens m’offrent déjà leur hospitalité, leur gentillesse,  il serait ingrat d’en demander plus, surtout qu’elle a raison : il est surement compliqué de me garder chez eux si ils récupèrent tous les comateux mourants près de chez eux. D’autres arriveront après moi, d’autres se feront aider, et d’autres survivrons grâce à Nelson et sa ferme.

Dakota Marlon

Anonymous
Invité
Jeu 14 Jan - 16:27
Que tu mettes quelques secondes ou plusieurs minutes pour analyser les paroles de Dakota avant d'y répondre, la jeune femme reste en place, assise sur le canapé. Elle se contente de te regarder sans discontinuer visiblement patiente, te laissant donc prendre le temps qu'il t'est nécessaire. Ce qui ne l'empêche pas de réagir à tes premières paroles en secouant la tête lentement et verticalement pour te signifier qu'elle a bien compris. Peut-être qu'elle voudrait développer plus avant les faits mais elle se retient de le faire, préférant ne réagir réellement qu'à l'accord que tu lui donnes en dernier. Elle prend le temps de bien choisir ses mots avant de reprendre la parole.

- Ne t'inquiète pas Fate, je te promet que tu ne seras pas foutu dehors avec perte et fracas et on aura le temps d'en reparler. Je devais juste te mettre au courant, que tu saches d'avance à quoi t'attendre.

Oui visiblement elle est sincèrement désolée de devoir aborder tout cela mais cela ne l'empêche pas de continuer à parler.

- D'ailleurs c'est un des points suivants. Comme je te l'ai évoqué, tu n'es pas le premier à te réveiller chez nous ou tout court, on a déjà accueilli des personnes ayant vécu la même chose que toi. Eux aussi n'ont pas pu rester ici, d'ailleurs cela ne fait pas si longtemps que ça qu'ils sont partis. Ils sont allés rejoindre un autre petit groupe de personnes vivant dans les parages et qui eux aussi ont eu le droit à une résurrection et avec lesquels ils vont peut-être pouvoir répondre aux nombreuses questions qu'ils se posaient. Du style pourquoi eux, pourquoi ici, comment est-ce possible, enfin tu vois.

Mais ce n'est pas une obligation non plus, avant de se décider, une des personne de ce campement est venue à la ferme pour les rencontrer, pour parler avec eux, les rassurer aussi. Et à côté de cela, il faut aussi que tu saches que...


Dakota s'arrête dans son explication alors que la porte battante donnant sur la cuisine se fait entendre. La jeune blonde lance un regard dans cette direction avant de bondir du canapé pour aller au devant de l'autre blonde de la maisonnée, en effet Pamela vient d'apparaître avec un plateau entre les mains. Dakota se dépêche de la rejoindre pour lui prendre le dit plateau des mains.

- Laisse moi t'aider
"M-merci et b-bon ap-appétit."
- Merci Pamela !


Les deux blondes se séparent après ce très court échange, Pamela repartant vers la cuisine et Dakota revenant au canapé et à toi avant de déposer le plateau sur la table basse.

- Et voilà, va y sert toi.


Dakota prend une des deux assiettes du plateau dans ses mains ainsi qu'une des fourchettes avant de venir se remettre dans le canapé. Les deux assiettes contiennent exactement la même chose, un bon morceau d'omelette ainsi que deux toasts, de quoi faire un bon petit-déjeuner. Le plateau comporte également une seconde fourchette qui t'es destinée Fate, ainsi que deux verres d'eau et une demie tasse de café fumant.

- Par contre ne va pas trop vite, ton estomac risque de ne pas aimer, vu le temps qu'il a dû passer sans rien. Je continuerai mon explication après manger, si tu as des questions, c'est le moment et n'hésite pas !


Elle ne se prive pas d'attaquer son repas et de bon appétit qui plus est.

Fate Manocaras

Anonymous
Invité
Lun 18 Jan - 22:05
J’ai compris ce qui me parait bizarre à cet endroit, outre mon miraculeux réveil au milieu de nul part : ces personnes sont sincères. Elles ne retiennent pas leurs mots, elles sont prêtes à dire les choses comme elles sont. Ce n’est pas un défaut, mais cela fait toujours mal de comprendre qu’à peine arrivé, il faudra bientôt repartir.
Enfin, bientôt, c’est une notion plutôt vague : le temps est parfois pressé et d’autres fois plus lent. Aujourd’hui, j’aimerais que celui-ci ne passe pas trop vite, qu’il me laisse savourer l’instant présent, qu’il me laisse vivre cette période.
Dakota argumente son anticipation en me disant que ceux s’étant précédemment réveillés avaient rejoint  d’autres aventuriers afin de créer une sorte de ville ou quelque chose dans ce genre là.
De nombreux énergumènes sont donc passés avant moi… Une part de moi souhaite rester ici, qui semble être un endroit passible comme une sorte de paradis mais l’autre partie de moi-même veut partir à la découverte de ce nouveau monde qui me tend les bras, partir chercher et trouver des réponses à tous ces questionnements qui me chamboulent la tête.
J’ai vraiment envie de rencontrer l’une de ces personnes qui ont, à ce que j’ai compris, subi le même sort que moi. Cela finira par arriver tôt ou tard dans tous les cas, j’espère juste ne pas avoir oublié toutes ces choses qui me tracassent. Je devrais noter tout cela d’ailleurs. Alors que Dakota continue de parler, je fouille dans mon manteau posé à côté de moi et j’en sors mon petit carnet, avec ce stylo BIC a moitié vide. C’est un de ceux que j’utilisais pour mes études ; aujourd’hui il ne me servira sûrement plus comme avant mais cela fait toujours un souvenir de ma vie antérieure. Je l’ouvre discrètement afin de ne pas trop attirer l’attention de Dakota et je me retrouve face à ces quelques lignes, à ces quelques pages que j’ai écrites avant de mourir : comme toutes mes autres affaires, je pensais ne jamais retrouver ce trésor. L’histoire de ma vie, résumée en quelques milliers de mots. Une vie qui fait désormais partie du passé, qui ne sera plus jamais la même. Je referme ce carnet empli de souvenirs gravés a l’encre noir et reporte mon attention sur Dakota qui semble ne pas s’être arrêtée de parler.

Celle-ci continue de m’informer sur les éléments important à savoir, puis s’arrête après le bruit de la porte de la cuisine dans notre dos.  Elle est sur le point de me dire quelque chose d’important mais le petit déjeuner est arrivé pile au mauvais moment. Dakota prend le plateau entre ses mains, remercie Pamela et retourne auprès de moi après l’avoir remerciée à mon tour. Que voulait-elle me dire ? Est est-ce d’une importance capitale ? Je n’ai qu’à lui demander, on verra bien.

Dakota me propose de me servir, je m’exécute : je prends l’assiette en céramique dans ma main puis me sert raisonnablement de l’omelette avec un toast que je pose à coté de celle-ci. Je regarde la tasse de café sur le plateau, encore un dilemme : une seule ? Oui, elle est sûrement pour moi, peut être pour nous deux, je ne sais pas. Ce genre de chose doit être une denrée rare en ces jours. Je prends une gorgée et repose la tasse sur le plateau. J’avais oublié ce goût  amer mais agréable : protéine, glucide, caféine : tous les éléments nécessaires après une longue nuit. Je prends l’assiette et la pose sur mes genoux tout en posant a côté de moi le carnet qui s’y trouvait.

Merci en tout cas… Et tu remercieras Pamela de ma part aussi, elle ne semble pas trop apprécier les présences inconnues ici.

Encore un sourire, un dernier avant de commencer à manger. Cette omelette me semblait délicieuse. Peut être parce que je n’ai rien mangé depuis des mois ou peut être parce qu’elle est juste délicieuse, je ne sais pas, mais dans les deux cas, manger n’a jamais été aussi plaisant.

Dakota me demande si je n’ai pas des questions : malheureusement pour elle je n’ai que ça en tête. Mon carnet ne sera peut être pas nécessaire, finalement.
Si je lui demande tout ce qui passe par ma tête, elle aura probablement oublié le début avant que j’aie fini et en plus de cela elle me prendra pour un fou furieux. Commençons doucement, prenons le temps qu’il faut, même si il m’est compté à ce que j’ai compris.

Oui : tout d’abord, qu’allais-tu me dire avant que Pamela nous serve le petit déjeuner ?

Après ce questionnement, je me mets à déguster ce repas simple mais appréciable tout en écoutant Dakota.

Dakota Marlon

Anonymous
Invité
Mer 20 Jan - 22:03
Fate, tout en mangeant son omelette, Dakota continu de t'observer et en te voyant saisir la tasse de café, elle se stoppe entre deux bouchées, pour t'apporter une précision qu'elle considère comme importante.

- Tu peux y aller, ce n'est que pour toi.

Redevenant silencieuse, le temps pour elle de croquer dans un des toast et pour toi de t'exprimer sur Pamela. La jeune femme déglutit rapidement pour reprendre derrière toi.

- De rien et tu pourras remercier Pamela par toi même plus tard. Et ce n'est pas tant qu'elle apprécie ou non les inconnus, c'est surtout qu'elle est la plus méfiante et la plus renfermée de nous tous. Laisse lui le temps de s'habituer à toi, tu verras.

Reprenant le fil de son repas tranquillement, pendant que tu réfléchis à ce qu'il se passe, à ce qu'elle t'a dit et que tu commences à manger à ton tour. Elle surveille sans en avoir l'air que tu ne manges pas trop vite, que tu ne t'étouffes pas ou autre et si bien entendu, elle entend ta réponse, elle prend tout son temps pour te répondre. Elle laisse ainsi filer une ou deux minutes de silence entre vous, cessant même d'avaler le contenu de son assiette, il est clair qu'elle réfléchit, mais à quoi ? Au terme de sa réflexion, elle se décide à te répondre.

- Je te disais que rejoindre ce campement n'est pas une obligation, par contre la situation dans la région n'est pas aussi idyllique que la ferme et tu dois savoir à quoi t'attendre si jamais tu veux partir seul dans ton coin. Je t'ai appris que la situation est pire qu'à ta mort, il y a de moins en moins d'humains et de plus en plus de ces choses. Les zombies se baladent de partout de manière isolés ou carrément en groupe, en horde de centaines voir de milliers d'individus et de ce que je sais plus tu approche des frontières de l'état plus cela empire.

Malheureusement, ils ne sont pas le seul danger là dehors, tu as des groupes de bandits qui sévissent de partout et dans la région on a le droit à un homme qui entraine des survivants à sa suite. Il se fait appeler le Marchand et il est à la tête de mercenaires et autres, au programme, pillages, tortures, meurtres, viols enfin tout ce qu'on peut imaginer de pire dans ce monde quoi. Il a déjà de nombreux morts et disparus à son actif...
Le ton de sa voix baisse d'un coup, il est clair qu'elle ne veut pas être entendue. Ces hommes là ont même kidnappés le grand frère de Ricky et pourtant d'après lui son frère valait à lui seul une équipe de militaires chevronnés. Mais chut, il ne faut pas lui en parler.

Dakota marque une pause dans ses paroles avant de conclure.

- Voilà dans les grandes lignes ce qu'il se passe.

Elle t'adresse un sourire se voulant rassurant après la gravité de ses paroles et s'il te faut du temps pour assimiler ce qu'elle vient de te dire, tu n'en auras pas vraiment alors qu'à peine une minute après, un jeune homme dévale les escaliers. En provenance de l'étage, il se stoppe net en te voyant Fate mais aussi Dakota.

Un jeune homme de 19 ans portant une chemise rouge à carreaux noirs, un jean tout ce qu'il y a de plus banal, des yeux marrons, une chevelure brune cachée sous un chapeau de cow-boy. Il te détaille avant de te sourire.

"Salut, moi je suis Ricky, enchanté. Je suppose que Dakota t'a déjà parlé ? Oui bon, je le saurais plus tard, désolé mais je n'ai pas le temps de parler maintenant."
Il se stoppe le temps de regarder la jeune blonde. "Dakota, je dois aller rejoindre Clark et Nelson mais avant j'ai déposé une nouvelle survivante à l'étage dans votre chambre les filles, même topo que les autres."

- Notre chambre ? Sympa ça...Tu l'as attachée aussi ou bien ?
"Mais non elle est libre là, je lui ai juste prit son arme comme pour les autres, faut juste que tu la surveille. Allé à plus tard"
- Tu fais suer Ricky !


Le jeune homme ne répond pas et s'éloigne rapidement pour sortir du salon puis sans doute de la maison, Dakota l'aura suivi des yeux avant de reporter son regard sur toi en soupirant.

- De toute façon, ça ne change rien pour nous Fate, tu finis de manger et je te montre la douche après, on ira juste à l'étage pour cela.

****

Lily-Rose, quel que soit les dernières images que tu as vu ou les sensations perçues par ton corps juste avant le trou noir de ta mort, lentement mais surement tu perçois de nouveau des sensations. La raideur des tes muscles semblant reposer sur quelque chose de moelleux et de doux, une sensation de chaleur qui s’immisce en toi. Tu reviens à toi petit à petit et dès lors que tu pourras ouvrir un oeil, tu pourras constater que tu te trouve allongée sur un lit, ce qui veut donc dire dans une maison. Pour autant que tu puisses en jauger, tu es libre de tes mouvements, rien ne venant les entraver. Un mal de crâne horrible t'assaille, te donnant l'impression d'avoir la tête prise dans un étau serré sur tes tempes.

Tu te réveilles, aussi difficilement que cela puisse être imaginable et avec le lot de labeur qui l'accompagne. Il te faudra le temps de reprendre tes esprits, d'identifier l'environnement qui t'entoure et de comprendre que tu es en vie. Elle te tombera dessus, l'incompréhension, ce moment de flottement où tu ne sais ni où tu es, ni qui tu es et jusqu'à en avoir oublié ton nom, statufié par un flot d'informations à ton cerveau tout juste remis en marche, si chaotique que de longs instants lui seront nécessaires pour toutes les traiter et les remettre en ordre.

Une chambre, à l'odeur de vieux bois et des draps d'un autre temps, bien que toujours à leur poste. Trois lits d'une place, deux sont côte à côte, ou presque ; faits de bois de hêtre sur un fond de mur en bois plus rude ; assortis à deux table de nuit en vieux chêne qui ne sont ornés que d'une nappe et pour l'un d'eux d'une horloge visiblement tout droit sortie des années 80.
Les tables de nuit ont été soigneusement installée entre les deux et surmontés d'une fenêtre avec rideaux, à fleurs, épais qui laissent filtrer une partie de la lumière à travers les parcelles de blanc qui les dominent, celle du soleil de toute évidence. Face au lit à droite de la fenêtre, le troisième lit se trouve et à côté de lui, une armoire large et grande, à deux portes actuellement ouvertes, truffée d'étagères excepté au milieu, où un porte-vêtement en barre est fixé et laisse l'espace vide jusqu'en bas. Le meuble est plein de vêtements, de draps et de couvertures, assez propres. La porte de la chambre menant sans doute au reste de la maison est fermée.


Si ton premier réflexe est de regarder tes blessures, tu auras le constat qu'elles ont, à ta grande surprise, disparues. Comment ? Quand ? Pourquoi ? Des questions naturelles qui relancent la douleur de ton crâne alors que tu sens ton corps loin d'être en pleine forme. Ainsi te voilà vivant, ta peau aussi propre que tes vêtements sont demeurés dans le même état que dans tes derniers souvenirs qui commencent à resurgir, et même ont acquis un degré de saleté et une odeur de moisie repoussante. Une peau propre oui, de la moindre saleté, et même de la moindre trace. Tes cicatrices ayant disparues si tu en avais, tes imperfections gommées si nettement que ta chair semble avoir été remplacée dans ton sommeil, et ce n'est que le début. Car tu n'as pas encore idée de tous les changements qui ont opéré en toi.


Éléments scénaristiques :
 

Fate Manocaras

Anonymous
Invité
Mar 26 Jan - 19:13
Après que Dakota me dise que je peux me servir a ma guise et qu’elle m’ait donné quelques informations de plus sur Pamela, je retourne à mon repas en lui adressant un remerciement à travers  un léger mouvement de ma bouche. Après cela, Dakota reste silencieuse, dégustant elle aussi ce merveilleux petit déjeuner.

Cela fait vraiment du bien de manger, enfin, qui n’a jamais apprécié après tout. Ce moment, où l’odeur chaude et agréable de la nourriture arrive à notre nez : que l’on ferme les yeux, tout en prenant une grande inspiration afin de profiter un maximum de cette douce sensation. L’aliment se retrouve dans notre assiette : on le découpe d’un léger mouvement du poignet droit pour finalement l’amener à notre bouche. Et là, c’est le final : une explosion de saveur, des additions de gouts que l’on semble découvrir à chaque mouvements de mâchoire…
Enfin, ce n’est qu’une omelette, mais elle est vraiment parfaite : cuite comme je l’aime, bien poivrée et salée,  quelques épices… Je n’aurais pas pu rêver mieux.
En réalité, rien que le fait que je sois vivant est un rêve. Je ne sais toujours pas le pourquoi du comment de tout ça, mais je suis en quelque sorte heureux : heureux de ne pas avoir fini comme tous les autres, heureux d’être différent, d’être un survivant.
Encore une question cherchant sa place au musée de l’inconnue : Serais-je encore heureux quand je découvrirais l’atrocité de ce nouveau monde ?

Dakota s’arrête de manger, comme si elle venait d’entendre mes pensées. Elle me regarde, sans un mot. Ces mutations auraient elles entrainé des supers pouvoirs chez certaines personnes ? Sait-elle ce que je pense ? Non, ca ne sert à rien d’être parano. Reste calme.
C’est bon, elle cherchait juste ses mots.
Elle me fait un court résumé juste pour me dire : Bon, si tu veux partir seul, vas-y, mais tu vas mourir. Ca ne me laisse pas vraiment de choix : enfin, dans les deux cas, je risque de mourir, que ce soit avec une communauté ou seul et même si les probabilités sont clairement plus basse si je suis avec d’autres personnes.
Je n’ai jamais expérimenté cela, de vivre en groupe. Jamais je ne suis allé en colonie ou chez les Scout ou quelque chose dans ce genre, jamais de colocation, jamais eu de copine… Enfin, il y a un début à tout et dans tout les cas,  je n’ai pas des milliards d’autres solutions.
Elle me parle de ce groupe de mercenaires dirigés par le Marchand : j’ai vu mieux comme nom de boss Final. Les rejoindre pourrait également être une solution mais le viol, la torture, les meurtres et tout ça, ce n’est pas vraiment mon truc.
Pauvre Ricky, ça ne doit pas être facile de perdre son frère. Et même si il n’est pas mort : si ils ne sont pas allé le sauvé, c’est probablement pour une bonne raison. Cette sensation doit être encore pire : savoir que ton frère est quelque part, qu’il souffre, mais que tu ne peux pas l’aider car tu risque d’y laisser ta vie, cet atroce sentiment d’impuissance…
Je n’ai pas connue ma sœur mais je un peu dans le même cas : ça se trouve, elle est quelque part au États-Unis, luttent pour sa vie comme chaque un de nous.

Ma tête reste embrouillé, non pas a cause du réveil mais a cause de moi-même : pourquoi je me pose tant de question ? Pourquoi n’ai-je aucunes réponses ?
J’ai toujours eu l’habitude d’avoir des explications, qu’elles viennent de moi où de quelqu’un d’autre, je trouvais toujours des liens logique, créant une toile d’araignée et expliquant chaque facette du problème.
Aujourd’hui, cette toile n’est plus que des morceaux de soie brisés recouvrant au sol.

Alors que ma tête est penché à regarder mes mains jouant avec mes doigts, Dakota conclu son résumé de la situation environnementale. Je relève ma tête prestement et la regarde alors qu’elle m’offre un grand sourire. Je ne réagis pas pendant quelques secondes mais je fini par faire de même, par politesse.

Encore une question stupide : pourquoi je me sens toujours obligé de sourire au gens ?
A peine le temps de réfléchir à une justification qu’un garçon d’une vingtaine d’année entre dans le salon. C’est donc lui Ricky.
Désolé pour toi.
Je le regarde et lève ma main vers le haut en recourbant légèrement mes doigts comme signe de salutation, toujours avec un léger sourire.
Une nouvelle survivante ? Que voulais-t-il dire par cela ? Quelqu’un comme moi ? Quelqu’un qui s’est fait mordre par ces pestiférés ? Je n’en sais rien, mais si Dakota l’aurait attaché, je pencherais plus pour la seconde proposition.
Avant de repartir, il demanda à Dakota de surveiller cette nouvelle recrue. Je commence à me demander si cette ferme ne ressemble pas plus à un hôtel caritatif qu’à une vraie ferme au final. Aucune importance, je suis content d’y être et c’est le principal.

Dakota me propose de finir de manger qu’elle puisse me montrer la douche, je m’exécute : une autre grosse gorgée de café, quelques bouchées de plus… Je continu de manger tout en pensant à cette fille, peut être est elle dans le même cas que moi, perdue… C’est probablement la première fois que je souhaite rencontrer quelqu’un que je ne connais pas.

Merci Dakota ! Et avant la douche, je peux aller voir cette fille dont Ricky a parlé ? Ça m’intrigue beaucoup.

Encore une fois, ma curiosité m’a dépassé. Rien de grave, heureusement. Je fini ma tasse, gorgée par gorgée, en attendant que Dakota me propose de nous rendre à l’étage.

Lily-Rose Sullivan

Anonymous
Invité
Dim 31 Jan - 17:50
Elle pouvait la sentir, la morsure du froid, avant même que sa conscience ne s'ouvre au monde. Il y avait quelque chose, en elle, qui s'était fracturé, morcelé en centaines d'incertitudes, avant même de comprendre qu'elle avait été arrachée à la mort, à moins que celle-ci ne l'ai rejeté. Son corps effondré, lacéré par la douleur, tombait encore et encore, dans un tourbillon de terreur noire sans qu'un soupçon de lumière ne vienne laisser croire que cela s'arrêterait, que ce n'était pas la fin, pas son devenir, une éternité de souffrance. Elle hurlait de toutes ses forces, mais le son de sa voix était dévoré par le vide.

Un sursaut, un hoquet éraillé, ses mains tremblaient, son front était couvert d'une sueur qui avait mouillé l'oreiller et dégringolé le long de son visage, contournant son nez pour titiller la naissance de ses narines. Ses yeux clairs s'ouvrirent, trop vite, trop brusquement, elle sentit son crâne lourd comme un sac de sable, être perforé de toutes parts d'un horrible mal de crâne. A quel moment sa chute sans fin avait cessé pour la projeter dans... autre chose ? Elle n'en savait strictement rien et ne parvenait pas à comprendre. A son réveil vers une réalité encore inconnue, se superposa de nouvelles images : un visage couvert de bandes blanches, un homme sans yeux et sans bouche provoquant chez elle une peur panique, une fillette, une silhouette embrumée...

Des paroles prophétiques, incohérentes, des citations de choses dont elle ne savait que trop peu, où elle distinguait quelques avertissements apocalyptiques. Qu'était-ce que cela ? Un souvenir ? Un rêve ? L'avait-elle imaginé entre sa chute et son réveil ? Était-ce une espèce d'hallucination ? Pourquoi avait-elle l'impression de se réveiller ? Et même, pourquoi se réveillait-elle ? Pourquoi même des questions lui venaient à l'esprit ? Elle était morte, elle ne comprenait pas, elle ne distinguait pas, elle était perdue.
Ça ne s'arrêtait pas, ça refusait de s'arrêter, de la soulager de tous ces tourments, c'était pire encore qu'à sa mort. Sa vue trop floue balayait ce qui se dessinait dans son champs de vision sans rien identifier pour le moment. Quelque chose se posa sur son front, y glissant maladroitement tant il était humide, sa main. Elle avait mal, tellement mal au crâne qu'elle avait l'impression d'avoir été rouée de coups. Elle tenta de parler, elle n'y parvint pas, car rien ne sorti de ce qu'elle crut instinctivement être ses lèvres. Oui, c'était elles non ? Oui, non. Elle ne savait plus. Elle essayait de parler, encore, et encore.

Elle n'y comprenait rien, elle ne savait plus, elle avait tellement mal...

« Ah... aaah... »

Elle essayait encore, elle voulait dire quelque chose, n'importe quoi. Elle voulait de l'aide, elle le voulait lui. Où était-il ? Où était-elle ?

Un cri d'abord discret, cassé, finit par franchir subitement ses lèvres qu'elle était à peu près sûre de posséder, puis s'emballa tout en torturant ses cordes vocale et brûlant sa gorge alors qu'elle forçait dessus, jusqu'à ce qu'un véritablement hurlement s'en échappe, résonnant partout dans la pièce qui l'abritait et bien au-delà.

Dakota Marlon

Anonymous
Invité
Dim 31 Jan - 23:41
Fate, un nouveau soupir franchit les lèvres de la blondinette après qu'elle t'ai expliqué pour la douche et le reste. Visiblement ce rapide passage de Ricky et les paroles qu'il a eu, ne lui plaise pas vraiment ou plutôt son comportement général. Dakota remue doucement la tête pour en chasser les pensées qui l'occupent et qui ne te concernent pas alors que tu avales rapidement le restant de ton repas. Elle te mettrait bien de nouveau en garde sur le fait que tu ne dois pas aller trop vite mais elle s'abstient, plus par surprise de tes paroles que pour autre chose.

- Non mais aussi bien elle que toi, Fate, vous n'êtes pas des bêtes de foire et en plus d'après Ricky, elle n'est pas encore réveillée. Il vaut mieux que tu attendes un peu mais bon, allé vient, on monte.


Elle n'est ni fâchée ou autre et tu peux même te dire qu'elle a répondu sans vraiment y réfléchir et sans penser que tu pourrais peut-être le prendre mal. D'ailleurs, à peine elle termine de parler, qu'elle se met debout, posant d'un mouvement rapide l'assiette qu'elle a dans ses mains. Et si elle attend que tu la suive, elle se dépêche de grimper l'escalier pour rejoindre le premier.

Arrivés en haut, tu pourras voir les lieux, un couloir assez court sur la droite et bien plus long à gauche. Sur ta droite, l'accès pour deux pièces et sur ta gauche, en plus du vide donnant sur le salon, tu peux voir plusieurs autres portes. Dakota te montrant la porte tout de suite à ta droite.

- La salle de bains, vas y entre, je vais te chercher des vêtements propres.

Dakota attend que tu prenne la bonne direction avant de se diriger vers la pièce en face de la salle de bains, en ouvrant la porte avec dans l'idée, l'intention d'aller chercher dans l'armoire des vêtements propres. Et elle n'aura le temps de rien alors qu'un cri se fait entendre en provenance d'une des pièces à l'autre bout du couloir. La jeune femme se ruant en courant dans cette direction qui pour elle vient de sa chambre, ne s'occupant pas de si tu la suis ou non.

Lily-Rose, ton réveil est aussi difficile que tu le penses. Et si la pièce, ou tu es, est encore à découvrir pour te rendre compte que tu es dans la chambre d'une maison, ton hurlement franchit sans trop de peine tes lèvres. Cela te laissant effectivement encore plus la gorge brûlante, tout comme le reste de ton corps et si ton mal de crâne est plus que présent, si tu forces un petit peu, il deviendra tolérable.

Toujours est-il qu'à ton cri, une réponse se fait, d'abord par des bruits de pas en provenance de l'autre côté de la porte close marquant la limite de la chambre. Puis la dite porte s'ouvre à la volée, amenant un peu plus de luminosité à la pièce. Une voix féminine, aux sonorités chantantes bien qu'un peu inquiète, parvient alors à tes oreilles.

- Doucement, ce n'est rien, ne vous en faites pas, vous êtes en sécurité ici.

Si tu regardes immédiatement vers la personne qui vient d'entrer, tu pourra découvrir une jeune femme blonde, d'environ dix-neuf ou vingt ans. Vêtue d'un jean tout simple et d'un pull par dessus lequel ses longs cheveux s'étalent. Doucement elle approche de toi, les paumes des mains en l'air en signe d'apaisement, voulant ainsi te montrer que tu n'as rien à craindre d'elle. Néanmoins elle se stoppe à environ trois mètres de toi, ne voulant pas te brusquer plus que tu ne l'es, dans un certain respect de l'espace privé de chacun.

Elle attend également de voir tes réactions et se contente de te détailler, comme le ferait quelqu'un qui vient de rencontrer une autre personne pour la première fois.
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