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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

[Ferme Wallace] Face à face - 27/02/2035
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Evènements

Anonymous
Invité
Mer 20 Jan - 22:10
Interprété par Cassandra Johnson et Armstrong Wyclif.

L’obscurité et la sécheresse. Voici donc ce qui vous empoignera la gorge dès les premiers instants. De la poussière, éparse et volage, alourdie par une soif tenace, aux saveurs de décomposition et de pourriture. Autour de vous, un calme pesant, qui se voudra écrasant sur vos muscles endoloris, surtout au niveau de votre poitrine qui peinera à se soulever sous vos inspirations difficiles. Une intense sensation de brûlure qui tiraillera autant vos côtes que le reste de vos muscles. Un feu ardent qui semble consumer vos chairs sous votre peau, faisant de chacun de vos gestes une véritable épreuve. A l’image d’une réminiscence de votre naissance, quand vous découvriez pour la première fois le monde extérieur, dur et agressif, un souvenir inconscient qui pourra vous laisser perplexe face à cette étrange réalité qui résonne de tons dissonants, car vous devriez être morts.

Mais vous vous réveillez, aussi difficilement que cela puisse être imaginable et avec le lot de labeur qui l'accompagne. Il vous faudra le temps de reprendre vos esprits, d'identifier l'environnement qui vous entoure et de comprendre que vous êtes en vie. Elle vous tombera dessus, l'incompréhension, ce moment de flottement où vous ne savez ni où vous êtes, ni qui vous êtes et jusqu'à en avoir oublié votre nom, statufié par un flot d'informations à votre cerveau tout juste remis en marche, si chaotique que de longs instants lui seront nécessaires pour toutes les traiter et les remettre en ordre.

Ce qui pourra vous frapper en premier lieu sera une silhouette plongée dans la pénombre à moins de cinq mètres de vous, à laquelle vous faites face. Une silhouette humaine, à n’en pas douter, qui vous apparaîtra comme captive. Ses bras vous paraîtront joints au dessus de sa tête, liés par les poignets et maintenus dans cette position pour le moins inconfortable par une épaisse corde tressée attachée à un anneau métallique, lui-même fixé sur un pan de mur fait de planches vermoulues.

Votre regard s’habituant à la pénombre, vous pourrez découvrir les lieux et les identifier comme une sorte de grange agricole, passablement délabrée. La grange en elle-même a d'imposantes portes, qui ne se ferment pas totalement, tenues par des chaines de fer mastodontes et un cadenas. En jetant un coup d'oeil à l'intérieur, on peut voir qu'il s'agit d'un véritable bloc sans étage, avec en fond une autre double-porte du même acabit que celle de l'entrée, bien que moins grande, et de chaque côté, deux box assez peu vastes qui devaient accueillir chacun un cheval fut un temps, car aujourd'hui il n'y a plus âme qui vive à l'intérieur, l'endroit est d'un calme olympien. Dans un recoin assez étroit se trouve une partie sans structure puisque les box prennent de la place, qui voit disposées des affaires en vrac et du matériel, on peut d'ailleurs observer des briques, des pioches, du foin, un râteau, et toutes sortes d'outils sans grande particularité que l'on peut envisager exclusivement dans une ferme.

D'entre les planches filtrent quelques raies d’une lumière tamisée, faisant miroiter dans leurs faisceaux quelques grains de poussières dorés, découpant à votre regard la silhouette qui vous fait face. Debout, peinant à garder un équilibre précaire sur ses pieds qui n’effleurent qu’à peine le sol, il vous faudra un certain temps, ou non, pour réaliser que la silhouette qui vous fait face partage le même sort que vous ; et vous qu’elle. Cassandra faisant face à Armstrong, et inversement. Plus le temps s’écoulera, et plus vous pourrez ressentir la morsure froide du métal qui entrave vos propres poignets. Une paire de menottes, solide, vous retient ainsi prisonniers dans cette inconfortable situation, que les affres de votre réveil n’arrangent en rien. Une situation partagée par votre vis-à-vis.

Si votre premier réflexe est de regarder vos blessures, vous aurez le constat qu'elles ont, à votre grande surprise, disparu. Comment ? Quand ? Pourquoi ? Des questions naturelles qui relancent la douleur de votre crâne alors que vous sentez votre corps loin d'être en pleine forme. Ainsi vous voilà vivant, votre peau propre, comme neuve, alors que vos vêtements sont demeurés dans le même état que dans vos derniers souvenirs qui commencent à resurgir, et même ont acquis un degré de saleté et une odeur de moisie repoussante. Une peau propre oui, de la moindre saleté, et même de la moindre trace. Vos cicatrices ayant disparues si vous en aviez, vos imperfections gommées si nettement que votre chair semble avoir été remplacée dans votre sommeil, et ce n'est que le début. Car vous n'avez pas encore idée de tous les changements qui ont opéré en vous.

Mais que vous est-il donc arrivé ?



Éléments scénaristiques:
 

Cassandra Johnson

Anonymous
Invité
Jeu 21 Jan - 12:40
La mort m'a saisie, s'en est fini de moi, je ne reverrais plus jamais mes collègues, je ne pourrais pas retourner voir ma mère. Elle va s'inquiéter pour moi, pour sa fille. J'expire une dernière fois avant que la vie ne quitte totalement mon corps puis plus rien, le noir absolu, le néant. Des voix lointaines résonnent à mes oreilles, j'entrouvre les paupières pour apercevoir des silhouettes floues, est-ce donc cela la vie après la mort, le passage vers l'au delà. De la chaleur m'enveloppe, j'émerge lentement au rythme des connexions synaptiques de mon cerveau et de mes neurones se remettant en marche. Le reste de mon corps suit le mouvement, des signaux de douleurs partent de tout mon corps pour atteindre mon esprit, ce n'est pas de la chaleur que j'ai sentie, ce sont des brûlures parcourant ma peau et mes muscles. La sensation que mon corps entier n'est qu'une boule ou se mêle brûlure et douleur. Mon être ne peut supporter cela, cherchant à se soustraire à cet enfer, mon corps se tend, remue dans une succession de mouvements qui m'échappent et pour un résultat num, je ne peux bouger de là ou je suis. L'enfer, je dois y être, pourtant je n'ai jamais crû à tout cela, des foutaises, j'ai toujours eu l'esprit trop cartésien pour croire en autre chose qu'en la science.

De cet essai de mouvement infructueux, je me met à tousser ce qui m'arrache un cri de douleur n’arrangeant pas l'état de ma trachée. Je suffoque, paniquée, j'essaye de retrouver mon souffle alors que j'ai la sensation d'un poids sur ma poitrine. Ma respiration est saccadée, brutale et ponctuée de toussotements qui secouent mon corps, sollicitant de trop mes muscles et mes côtes dans une boucle sans fin mais au moins je suis vivante. Cette évidence me frappe, je suis bel et bien en vie, tout ce que je ressens en moi est réel et je respire, si j'étais morte cela ne serait pas le cas. Forte de cette conclusion j'entrouvre un œil, mon regard azuré balaye ce qui ressemble à un sol de terre, j'ouvre mon second œil pour confirmer ce que j'ai vu. Puis j'essaye de redresser ma tête, les muscles de ma nuque peinent à m'obéir, mes paupières sont lourdes, je n'arrive pas à maintenir cette simple position, ma tête retombant sur ma poitrine.

Je sais maintenant que je suis en position verticale mais quelque chose cloche, comment je peux tenir debout alors que je n'arrive même pas à tenir ma tête droite. Dans un nouvel effort, j'ouvre à nouveaux mes yeux avant de redresser ma tête, mon regard accroche très vite une scène d'horreur, une silhouette en face de moi, les bras joints au dessus de sa tête, ses pieds ne frôlant qu'à peine le sol de terre. Mes iris essayent de faire le point pour mieux identifier les choses, me laissant ainsi le loisir de définir qu'il s'agit là d'un homme me faisant face. Je sens la peur s'insinuer à travers les pores de ma peau et dans un réflexe, j'essaye à nouveau de bouger pour me reculer, me soustraire à tout ceci. Peine perdue de nouveau mais cette fois je peux clairement sentir des liens entraver mes poignets et comprendre que mes bras se trouvent eux aussi au dessus de ma tête. Cet homme en face de moi, me reflète ma propre condition physique. C'est n'est plus seulement de la peur que je ressens mais de la terreur pure, me laissant incapable d'articuler le moindre son ou d'esquisser le moindre geste.

Quant à ma pensée logique, elle n'est plus que miettes éparpillées dans mon esprit, essayant de se rassembler pour comprendre ce qu'il se passe et me forcer à me calmer. Je préférerais être morte que d'être là, suspendue comme un animal ou un prisonnier que l'on souhaite torturer, cette pensée m'arrache un frisson glacé. Quel genre d'être humain peut bien vouloir faire cela à un autre, dans quel but d'ailleurs. Non je ne devrais pas être en vie et pourtant je le suis, mais comment est-ce possible ? Finalement je suis peut-être réellement morte et en enfer.

Armstrong Wyclif

Anonymous
Invité
Sam 23 Jan - 12:00
Je me réveille difficilement avec la bouche pâteuse comme si j'avais fumé plusieurs joints. Malheureusement, cette sensation n'était pas due aux joints, cela faisait quelque années que je n'en avais plus pris. Mon premier souvenir était pour ma camarade et moi-même, avait-on réussi à fuir la horde qui nous poursuivait ? Nous aurions du être mort, manger sans vergogne par les revenants. Est-ce donc cela ce que l'on appelle l'au-delà ? Le paradis ou l'enfer ? Mais si je devais faire un choix, au vu de mes douleurs et de l’obscurité ça serait l'enfer.

Un début bien douloureux pour un nouvel univers quel qu’il soit. Je ressent des douleurs dans tous mes membres et particulièrement à la poitrine j'ai même du mal à respirer. J'ai l'impression d'avoir été passé à tabac avec toutes ses douleurs aucune partie de mon corps n'est épargnée. Mes yeux s'ouvrent, lentement, j'ai de la difficulté à les maintenir ouvert malgré le peu de lumière présent. Pour couronner le tout j'ai l'impression de prendre feu, pourtant je ne vois aucune flamme, ni aucune fumée.Il me faut un moment pour m'habituer à la pénombre. Je dois traiter beaucoup d'informations en même temps entre mes nerfs qui m'envoient des signaux de douleurs et mon esprit qui essaye de comprendre comment j'ai pu finir dans cette situation. J'ai extrêmement de mal à bouger mes membres comme si j'étais attaché. Après 10 bonnes minute pour remettre mes idées en place j'aperçois une silhouette en face de moi.

A priori cette silhouette était celle d'une femme, sûrement Kaitlin puisque c'était la dernière personne qui était avec moi. Mon intention était de l'appeler mais ce fut un échec seul un râle sorti de ma bouche suivi par une sensation de déchirement atroce dans ma gorge. J'aurai voulu lui demander comment elle allait. Toutefois, ses cheveux  me firent percuter que ce n 'était pas elle, ils étaient bien trop clairs. A mon grand étonnement elle était captive attachée par les poignets, les bras au-dessus de la tête et ses pieds flirtaient avec le sol. En voulant me lever je constate que j'étais dans la même situation, avec mes membres endoloris je n'avais même pas discerné que j'étais moi-même attaché. La douleur à mon épaule ne m'avait pas choquée étant donné que j'avais été mordu à cet endroit, mais la douleur venait de la position dans laquelle j'étais attaché. Quelle ne fut pas ma surprise quand je remarquais que la marque de morsure avait disparue. Seule une trace de sang demeurait sur mon mon t-shirt accompagnée d'une odeur pestilentielle. De nouvelles questions s'ajoutèrent à la file de questions sans réponse qu'essayait d'analyser mon cerveau.

Je ne comprenais rien à ce qui m'arrivait, il n'y avait aucune cohérence entre ma situation actuelle  et celle d'avant que je m'évanouisse. Sûrement un rêve, je pris donc la décision de me mordre le bras comme je pus pour essayer de me réveiller. Sans grand succès cela ajouta une énième douleur dans mon bras. Si la fille d'en face me regardait elle devait sûrement me prendre pour un fou. Il fallait que je réfléchisse à une solution, mon calme commençait à s'échapper, il était crucial que je garde mon contrôle dans ce genre de situation. Après analyse de la situation et de mon sort, je ne pouvais pas me servir de ma force pour le moment et tenter de me libérer je n'avais pas encore récupéré toutes mes capacités. D'ailleurs, il semblerait même que ma carrure ait diminuée. Je m'interroge sur le fait d'engager la conversation avec cette femme, pas que je sois timide, mais la situation n'est pas la meilleure pour l'interpeller. De plus je ne sais pas où je suis, qui elle est, et surtout s'il y a d'autres personnes.

Ana Stanford

Anonymous
Invité
Dim 24 Jan - 13:22
Alors que vous reveniez lentement à vous, découvrant avec horreur ou désarroi la précarité de votre situation, incapables de discerner clairement s’il s’agit d’un rêve, de l’Au-Delà ou de la plus pure et abjecte réalité, vous pourrez finir par sentir peser sur vous la désagréable impression d’être observés, et pas uniquement de la part de votre vis-à-vis. Quelque part, dans la pénombre, semble se cacher une présence. Bonne ou mauvaise ? Humaine ou éthérée ? Préoccupée ou désinvolte ? Impossible pour vous de le dire. Il s’agira là bien plus d’une sensation que d’une certitude, mêlée au reste de vos perceptions saturées d’informations.

Si vous tentiez de vous débattre contre vos liens, tentant de les défaire, vous vous rendriez rapidement compte qu’il s’agit là d’une vaine lutte qui n’aura eu pour effet que de tirailler un peu plus vos muscles déjà bien endoloris, l’effort accentuant d’autant plus votre migraine.

Ainsi durant de longues minutes s’écoulant devant vous comme des reliquats d’éternité, vous laissant baigner tant dans votre inconfort que votre incompréhension, vous aurez eu tout le loisir de contempler la silhouette vous faisant face, voire même d’engager un semblant de conversation. Néanmoins, au terme de celles-ci, une voix aura fini par se faire entendre et se détacher. Féminine, légèrement fluette bien que sèche et dénuée de toute forme d’empathie, elle se sera adressée à vous deux, sans distinction particulière à l’égard de l’un ou de l’autre.

Si vous pouvez en déterminer l’origine d’une manière générale, il vous sera en revanche impossible d’en situer la propriétaire avec exactitude. Quelque part sur la droite d’Armstrong et de fait, sur la gauche de Cassandra, dissimulée dans la pénombre de la grange, à environ six mètres de vous.

“J’ai des questions à vous poser,” avait-elle annoncé, d’un ton tranchant qui, s’il ne se voulait pas malveillant à l’entendre, ne semblait, hélas, pas plus bienveillant pour autant. Un ton neutre et détaché, qui contrastait très certainement avec les brûlures couvant sous votre peau.

Des questions ; vous qui en aviez sûrement bien plus à poser qu’à entendre. Malheureusement, de la belle ironie de cette situation, vous n’aviez pas le contrôle.

Cassandra Johnson

Anonymous
Invité
Lun 25 Jan - 12:22
L'air hagard, je reste à regarder l'homme en face de moi qui lui aussi semble se réveiller, je le vois remuer et tirer sur ses liens. Avant qu'il n'essaye de se mordre le bras, je me demande comment il peut arriver à cela alors que je peine déjà à garder ma tête droite. Ayant bien conscience des liens qui m'entravent et de la douleur qui devient plus intense si je bouge de trop, je n'ose même pas imaginer comment lui peut résister. Je ne me reconnais plus au passage, ma propre souffrance ne m'a jamais empêchée jusque là de porter secours à mon prochain, enfin je crois. Ne devrais-je pas également essayer, coûte que coûte, de me sortir de ce mauvais pas ? Sans doute que si mais cette douleur dans mon corps et ce mal de tête qui m’enserre les temps ne m'aident pas. Un chariot médical que je pousse dans les couloirs de l’hôpital, l'homme mort allongé dessus qui se redresse d'un bond. Mon avant-bras, je me souviens, il m'a arraché un morceau de chair sur mon avant-bras droit. Mes azurs quittent l'homme en face alors que dans le même temps je relève la nuque, grimaçant de douleur quand ma nuque se tend un peu plus. Faisant jouer mes trapèzes ainsi que bien d'autres muscles dont les noms se refusent à moi.

Je découvre ainsi la position exacte de mes bras et de mes poignets ainsi que la manière dont ils sont reliés au plafond, par une paire de menottes. À terme le métal va m'entailler la peau et les chairs, j'ai beau ne pas être lourde, tout mon corps pèse sur cette zone fragile. Mon regard glisse sur mon corps pour descendre sur mon avant-bras à la peau bien visible de par le tee-shirt à manches courtes que je porte, le même qu'au moment de ma mort. J'écarquille les yeux au moment où ils se posent sur ma peau indemne de traces de dents, à laquelle il ne manque aucun morceau de chair. C'est juste impossible, cela non plus, je ne peux pas y croire.

Rien de ce que je vis, de ce que je ressens n'a de sens, il m'est impossible de ne serait-ce qu'ébaucher un semblant de théorie ou que mon esprit n'avance le moindre fait logique. Ma tête retombe lourdement sur ma poitrine, secouant mon corps me laissant tremblante de cette nouvelle vague de douleur se propageant en moi. Une odeur nauséabonde s'empare de mes narines me faisant capter que c'est de moi dont elle provient, de mes vêtements plutôt. Une nouvelle farce de mon esprit, une matérialisation déformée de ce que je portais avant de mourir, l'enfer, il n'y a vraiment pas d'autres mots. Un enfer étrange qui plus est et qui ne ressemble à rien de ce que j'ai pu lire ou voir à la télé.

Prise dans mes pensées et les sensations de mon corps, je ne me rend pas immédiatement compte que j'ai l'impression d'être observée par quelque chose ou quelqu'un. Pour tout dire, je n'en prend conscience que quelques secondes avant qu'une voix féminine ne me fasse sursauter. Des questions ? Quelles questions ? Savoir si j'ai le droit à l'enfer ou au paradis, quelle bonne blague que celle là. Mes lèvres s'entrouvrent et s'essayent à former des mots.

- Vous...

Une quinte de toux me prend à ce simple mot, ma gorge me brûle atrocement, sèche comme elle peut l'être. J'implore ma geôlière pour avoir de l'eau, calmer cette sensation de brûlure, sans savoir si les mots franchissent réellement mes lèvres et s'ils forment une suite cohérente.

Armstrong Wyclif

Anonymous
Invité
Lun 25 Jan - 20:07
Plus le temps avance plus je m'aperçois que c'est bel et bien la réalité. La femme qui me fait face a plus de mal que moi à émerger, je ne saurai pas dire si c'est intentionnel ou pas. Dans tous les cas, elle semble souffrir. Quant à moi, mes douleurs ne se résorbent pas, et en analysant la situation, la perspective de pouvoir m'échapper s'amoindrit peu à peu. Il faut dire que la personne qui a attaché ces liens a bien fait son travail. La force me manque et cette position me demande beaucoup d'efforts, bien que je reprenne mes esprits, j'ai du mal à maintenir cette position.

Mes yeux s'étaient enfin habitués à la pénombre, j’admets qu'ils restaient fixés sur la silhouette d'en face, elle reflète ma situation comme un miroir. C'est également plus facile pour moi d'observer la manière dont elle est attachée qui doit être semblable à la mienne, que de relever la tête ce qui me demande un effort supplémentaire. Après analyse, mon regard se détache d'elle pour observer mon environnement que je n'ait pas réussi à distinguer en me réveillant. Selon moi nous sommes dans une grange ou bien une écurie, ce qui me met la puce à l'oreille ce sont les boxs et le matériel agricole. Cet endroit est trop petit pour être un hangar, toutefois la pénombre masque les recoins et je me sent comme observé, pas par la femme qui me fait face mais par une autre entité.

Tout à coup une voix féminine se fait entendre, comme je ne regardait pas la silhouette qui me faisait face au moment où la voix résonna à mes oreille je ne savais pas si c'était elle qui m'avait parlé.

- C'est vous qui m'avez parler ?

Ma voix est cassée par l’assèchement de ma trachée, puis la femme qui me fait face esquisse un léger « vous ». Je m'aperçoit bien trop tard qu'en réalité, ça n'est pas elle qui m'a parlé mais une autre femme. Ironie de la situation, la femme qui pose cette question n'est pas attachée comme nous, elle sait tout sur notre compte et ose nous poser cette question alors que j'ignore tout. Je ne sais toujours pas pourquoi je suis arrivé ici, et qu'est ce que je fais dans cette situation, je ne voit vraiment pas ce que j'ai à lui dire à part que j'ai soif et que j'ai mal partout. Je vais la laisser poser sa question avant d'intervenir pour dire des mots que je pourrais regretter. Je ne connais pas encore son intention, si ça se trouve c'est une sadique qui aime voir souffrir les gens et cette idée est loin de me réjouir.

Ana Stanford

Anonymous
Invité
Mer 27 Jan - 22:20
Qu’importe qu’il se soit agit de la réalité physique que vous pensiez avoir quittée à votre mort, d’un Enfer, d’un Eden ou tout autre lieu mystique propre à vos convictions, cette réalité et votre situation vous apparaissaient on ne pouvait plus aussi réelles qu’insondables. A l’image des intentions de la propriétaire de cette voix inconnue qui vous avait abordé. Quelques secondes s’écoulèrent, alourdies par le silence précédemment brisé de quelques mots et une quinte de toux sèche. Un laps de temps aux saveurs tant d’éternité que d’appréhension, vous laissant pantois et livrés à vous-même. Incompréhension, doute, douleur ou folie ; peu importaient dès lors vos différents ressentis, car votre situation se voulait réelle, et mal engagée.

Quelques secondes toujours, au bout desquelles une silhouette ne tarda pas à se détacher de l’endroit d’où s’était faite entendre cette voix inconnue à vos tympans et mémoires respectives. De quelques pas traînants, ménageant leur suspense, la silhouette avait fini par se découper lentement devant vos rétines, dans un jeu d’ombres et de lumières, tout de gris nuancé. Une femme plus grande que la moyenne, à l’allure fine mais légèrement courbée, les épaules affaissées semblant porter et supporter tous les fardeaux du monde.

Cassandra, tu pourras discerner en forçant quelque peu sur ta vue le profil droit de l’inconnue, observant dans sa main droite, dont le bras reposait le long de son corps, la lame courte et effilée d’un couteau repliable. Son visage, fin, au profil sec et anguleux, te laissera même deviner assez aisément que deux cicatrices profondes le barrent de la base de son maxillaire jusqu’aux contours de son oeil. Une brune, aux cheveux mi-longs et au teint plutôt halé. Une chemise à carreaux, dont les couleurs ne se détacheront qu’en nuances de gris plus ou moins sombres, un pantalon assez près du corps, probablement un jean, et des bottes en caoutchouc à ses pieds.

Armstrong, tu pourras quant à toi distinguer les mêmes éléments que Cassandra en forçant sur tes yeux, à l’exception des cicatrices ornant son visage car tu n’en aperçois que le profil gauche. Cependant, tu pourras remarquer qu’elle tient une bouteille d’eau en plastique translucide dans sa main gauche, visiblement emplie du précieux liquide tant désiré.

Son visage ne laisse entrevoir aucune émotion ou mimique pouvant vous renseigner sur ses réelles intentions à votre égard. Ni chaleureux, ni menaçant ; simplement figé dans une parfaite neutralité et une froide détermination. D’un lent mouvement de tête, elle aura d’abord porté son attention vers Cassandra, la détaillant avec insistance sans mot dire avant de la délaisser pour tourner son intérêt vers Armstrong. Puis, ramenant son faciès droit devant elle, imposant un certain statut quo entre vous deux, elle aura de nouveau pris la parole.

“Je veux connaître vos noms, et les circonstances de votre mort,” vous demanda-t-elle finalement, toujours aussi froide.

Cassandra Johnson

Anonymous
Invité
Jeu 28 Jan - 12:22
Ma toux daigne enfin se calmer, me laissant la possibilité d'entrevoir un peu mieux ce qu'il se passe autour de moi et ce que je peux entendre. Mes iris se reportant sur l'homme prisonnier face à moi, il me semble qu'il a fait entendre le timbre de sa voix. Je n'arrive pas à me souvenir de ce qu'il a pu dire, si c'est bien le cas, désappointée de cette constatation, mon attention se détourne très rapidement de lui. À dire vrai, quelle importance accorder à cet homme, certes nous sommes dans la même mauvaise position mais nous ne risquons pas de faire connaissance et puis cela ne rime à rien que de vouloir lui parler, il vaut mieux que je garde le peu de force que j'ai pour le reste. Je préfère donc me concentrer autant qu'il m'est possible sur mon environnement mais surtout essayer de voir ou percevoir la personne nous ayant parlé.

Lentement, je tourne la tête dans la direction supposée de la voix, me rendant compte au passage que je suis dans ce qui ressemble fort à une grange tout ce qu'il y a d'américaine. Seulement au lieu de sentir bon les animaux ou le foin, les odeurs planant dans l'air sont tout ce qu'il y a de pesant et à la luminosité digne des films d'horreur de mon enfance. Mon regard finissant par faire le point, je peux maintenant apercevoir une silhouette, à l'allure fantomatique, se détacher du fond sombre. Ce que je sais être une femme semble, tout aussi, voir plus grande que moi, à vue de nez mais il est possible que ma vue me joue des tours. Un frisson glacé me parcoure le corps, alors que je plisse les yeux pour tenter de mieux la discerner, ce que je peux voir de cette inconnue ne peut que m'affoler.

Son allure générale, les cicatrices qui couvrent son visage mais aussi l'arme dans sa main. Si je suis bel et bien en vie, une sociopathe, psychopathe et autres termes en ce genre lui conviennent parfaitement et il a fallu que je tombe sur une personne comme cela. Ce qui au passage ne me laisse plus aucun espoir quant à l'issu de sa mise en scène, au mieux je vais vraiment mourir cette fois, au pire...non il ne vaut mieux pas que je pense à ce qu'elle pourrait me faire, nous faire même, en prenant en compte l'homme présent lui aussi. Sa voix, tout aussi froide que le frisson qui m'a parcouru, se fait entendre de nouveau pour me demander, nous demander qui nous sommes, mais surtout évoquer notre mort.

Ainsi donc notre geôlière pense que nous sommes morts tout les deux, de quoi confirmer mes soupçons quant à mon arrivée en enfer. Mais en même temps elle vient de m'apprendre que l'inconnu est réellement dans le même cas que moi. Par contre, je ne vois pas pourquoi je lui répondrais, si elle est une espèce de gardien des lieux ou autre démon du même style, elle a déjà forcément les réponses à ses questions. Une idée traverse alors mon esprit émietté : Et si ne pas lui répondre entraînait une réaction de sa part, comme me découper en morceaux petit à petit jusqu'à ce que je lui réponde. Obtempérer est peut-être la seule chose à faire pour ne pas aggraver les choses, ou alors cela sera l'inverse, mais je me dois de tenter la chose.

J'essaye alors de ne pas trop forcer sur mes cordes vocales pour ne pas faire revenir ce feu couvant dans ma gorge, murmurant sans doute plus que lui répondant à haute voix.

- Cassandra Johnson, hôpital d'Austin, un..

Si je voulais tenter de compléter ma réponse, la toux qui me prend de nouveau ne m'en laisse pas l'opportunité. Plus violente que précédemment, cela me secoue encore plus le corps, rendant insupportable les douleurs qui se propagent en moi, mettant en action mes canaux lacrymaux pour verser des larmes salées sur mes joues. Je dois être tout aussi folle que ma geôlière alors qu'au milieu de ma toux, j'essaye encore de terminer mes dires.

- Un mort s'est relevé et m'a attaquée.

Si je sais que les mots ont franchis mes lèvres, ils ne me laissent aucun doute quant au fait que tout a été décousu et haché. Un maigre espoir courant en moi, cela satisfera peut-être la femme.

Armstrong Wyclif

Anonymous
Invité
Dim 31 Jan - 17:12
Je commence à me poser des questions sur ces deux femmes aussi mystérieuses l'une que l'autre pourtant je suis dans la même situation que l’une d'entre elles. Aucune d'elles n'avaient envie de me répondre, après mon intervention un silence de mort régne dans la grange. J'ai l'impression que chacun de nous mesure chaque mot qu'il va prononcer comme si notre vie en dépend. Cette situation n'a rien de loufoque, nous sommes deux prisonnier et l'autre personne peut être notre geôlier.  Et dans ce contexte mal engagé pour moi, ma vie peut bien dépendre de ce que je vais dire ou de ce que la femme encore inconnue décide pour moi. Je ne suis pas à l'aise, et cette situation commence vraiment à me rendre fou.

Après ce silence de plomb, la silhouette qui est dans la pénombre sort d'une façon assez mystique avec des pas lents qui ont pour effet d'augmenter encore plus mon appréhension. J'ai beaucoup de mal à voir, ce qui est dû à la pénombre je remarque que l'inconnue est une femme brune ou peut-être châtain foncé aux cheveux mi-longs. Son profil gauche n'a rien de spécial, aucune marque spécifique, toutefois, son visage est un peu rude. Coïncidence pour une geôlière d'avoir un tel visage ?

Elle porte une chemise dont je ne parviens pas à distinguer les couleurs dans l’obscurité, j'aperçois seulement que c'est une chemise à carreaux. En descendant mes yeux vers le bas de celle-ci je vois qu'elle a une bouteille dans la main. L'idée de boire me vient directement à l'esprit, j'ai tellement soif que j'en oublie le goût de l'eau. Elle n'est peut être pas si mauvaise que je le pense , ou peut être qu'elle va boire devant moi pour me faire souffrir. Cette situation est vraiment désagréable je ne sais plus distinguer le bien du mal en quelque sorte. Je n'arrive pas à savoir si cette personne est bonne ou mauvaise.

L'intrigante femme au cheveux mi-longs observe d'abord la femme qui me fait face, puis elle me regarde attentivement. Comme si elle hésitait à savoir qui de nous deux elle commencerait à torturer ou je ne sais quoi. Puis à ma grande surprise une nouvelle fois la fille posa une drôle de question, elle voulait savoir notre nom et comment nous sommes mort. Rien de bien grave en soit, jusqu’à que mon esprit réalise qu'elle a bien dit que nous sommes mort, pourtant tout à l'air réel, j'ai l'impression d'être vivant au vu de mes souffrances. Le temps que je cherche des réponses dans mon esprit, la fille captive répond. Elle s’appelle Cassandra Johnson, elle est morte dans un hôpital si j'ai bien compris, sa voix me semble faible et peu perceptible ou est-ce moi qui ait du mal à entendre avec ma pseudo résurrection. Je décide de répondre juste après elle, réponse difficile à donner avec ma gorge en feu.

- Armstrong Wyclif, attaqué par des marins-pêcheurs revenants…

J'ai un moment de réflexion, parce que ma trachée m'empêche d'ajouter une phrase à la suite de celle-ci.

- Les circonstances de ma mort risquent d'être que je meurs de soif si vous ne me donnez pas à boire.

Ana Stanford

Anonymous
Invité
Dim 31 Jan - 23:40
L’inconnue avait tourné la tête vers celle qui se présentait comme Cassandra dans un premier temps, mémorisant les réponses de la jeune rescapée à la chevelure blonde avant de reporter son attention en direction de l’afro-américain qui, après avoir révélé son patronyme, ne lui présenta pas vraiment une réponse à la hauteur de ses expectations. De nouveau, elle laissa filer quelques secondes pesantes par leur silence comme pouvait vous le paraître le poids de vos corps respectifs sur vos poignets toujours entravés. Lorsqu’elle se décida enfin à bouger, ce fut pour s’approcher de Cassandra dans un premier temps.

S’arrêtant à quelques pas de toi, tu auras pu voir se dessiner dans sa main gauche la forme caractéristique d’une bouteille d’eau en plastique transparent, qu’elle aura fini par poser au sol. Mais ce n’était peut-être pas là le détail le plus inquiétant, car dans la continuité, elle releva légèrement la lame de son couteau puis, dans un geste lent, la replia à l’intérieur du manche et finit de le remiser dans l’une de ses poches.

Elle ramassa ensuite la bouteille d’eau et la déboucha, avant d’encore réduire l’écart entre elle et toi. Levant le récipient presque à hauteur de tes lèvres, elle stoppa son geste et chercha à capter tant ton regard que ton attention, reprenant la parole pour s’adresser à toi d’un ton toujours aussi mécanique, bien que légèrement plus doux.

“Relevez la tête, Cassandra. Avec votre réveil, vos réflexes pharyngiens risquent de ne pas répondre, et je n’ai pas l’intention de vous noyer,” te glissa-t-elle avant de t’aider à le faire en plaquant le dos de sa main droite sous ton menton, puis de finalement porter le goulot à tes lèvres.

Le penchant assez lentement pour te laisser le temps d’avaler quelques gorgées, n’hésitant pas à l’ôter si jamais tu venais à t’étouffer entre deux déglutitions, l’inconnu ne t’aura cependant pas laissé le luxe de boire à ta soif autant que ce que ton corps déshydraté aurait pu te le réclamer. Refermant la bouteille par la suite, elle aura reculé de quelques pas en te dévisageant plus longuement encore.

“L’hôpital d’Austin. Patiente ou praticienne ?” t’avait-elle demandé par la suite, comme une question de simple curiosité juste avant de se diriger vers l’homme qui te faisait face, le prénommé Armstrong.

L’inconnue, qui n’avait pas encore eu la politesse de se présenter ni à toi, ni à l’autre femme, avait enfin eu la décence de te porter le même intérêt. Une attente qui aurait pu te paraître interminables, d’autant que tu avais pu la voir étancher la soif de ton vis-à-vis, au détriment de la tienne. Mais tu pourras constater que la bouteille se trouve encore remplie pour une bonne moitié du précieux liquide.

“Armstrong, c’est ça ? Un bien joli prénom,” commença-t-elle en te dévisageant, son visage légèrement incliné sur son côté droit qui aura ainsi dévoilé les balafres qui l’ornaient à tes yeux, pour peu que tu y prêtes attention.

“Je voulais connaître les circonstances de ta mort, et tu veux manifestement à boire,” continua-t-elle, d’un ton légèrement plus sournois, secouant la bouteille de sa main gauche en faisant s’agiter le liquide à l’intérieur au devant de tes yeux ; puis de la déposer au sol, bien droite, à une trentaine de centimètres au-devant de tes pieds. “Je vais te laisser quelques instants pour réfléchir à vraiment satisfaire à ma requête, et alors seulement, j’accéderai à la tienne. Qu’en dis-tu ?” t’aura-t-elle ensuite proposé en se redressant puis en reculant ensuite de quelques pas pour revenir se placer à sa position d’origine, à savoir entre vous deux, puis de reprendre la parole, retrouvant son ton très formel et très froid.

“Je m’appelle Ana. Ana Stanford, et j’étais vétérinaire avant que l’épidémie ne se déclare. Pour répondre à la question qui doit vous tourmenter l’esprit et le mettre sacrément à mal, vous êtes effectivement morts, tous les deux. Très probablement des suites de l’infection qui a décimé la population de ce pays, et très certainement à des dates différentes, dans des endroits différents. Mais la vérité, c’est que vous êtes revenus à la vie, ici et maintenant, comme bien d’autres avant vous. Quant au pourquoi et au comment de ce phénomène, je n’en ai hélas pas la réponse, mais je suis prête à répondre à vos questions, tant que vous continuerez de répondre aux miennes. Je vous écoute donc.”

De nouveau, elle focalisa son attention sur Armstrong, le dévisageant avec expectation avant de s’adresser plus particulièrement à lui.

“Toujours soif ?”
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