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[Ferme Wallace] Face à face - 27/02/2035
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Cassandra Johnson

Anonymous
Invité
Lun 1 Fév - 18:35
Je n'ai que peu de temps à attendre avant qu'une nouvelle voix ne se fasse entendre, celle de l'homme en face de moi. Je redresse légèrement la tête pour le regarder alors qu'il donne son nom à l'autre femme et si je trouve sa manière de répondre bien cavalière, je ne peux le juger pour autant. On est deux prisonniers, deux manières différentes de réagir et de répondre. Mais surtout je remarque bien rapidement que notre geôlière me regarde avant d'approcher dans ma direction. Et je n'en suis pas rassurée du tout et ce malgré le fait qu'elle tienne ce qui ressemble à une bouteille d'eau. J'ai du mal à le faire mais je parviens à suivre ses mouvements, la voyant poser la bouteille sur le sol avant qu'un geste réflexe de recul ne s'empare de moi lorsque je la vois élever son bras armé. Mais comment reculer qu'on est entraver, chose qui doit plus ressembler à un soubresaut de ma part qu'à un réel mouvement arrière.

Elle reprend la bouteille et s'approche un peu plus de moi, mes iris azurs se posent sur elle, je crève de soif mais je ne peux faire autrement que de me méfier de ses mouvements et ses paroles. Et si ce contenant cachait en réalité du poison ? Je ne peux pourtant pas me permettre de refuser le liquide, au risque de froisser mon hôte et d'entraîner quelque chose que je ne souhaite pas. Accepter peut tout aussi bien signifier ma mort, mais ai-je encore quelque chose à perdre vu ma situation. En réalité, elle ne me laisse pas vraiment le choix en venant plaquer sa main contre mon menton pour redresser un peu plus ma tête. La première gorgée glisse dans mon œsophage presque à regret alors que je suis toujours partagée entre les deux solutions. Dilemme ne durant pas plus qu'une seconde alors que l'eau me donne l'impression de revivre, avide j'avale les gorgées les unes derrières les autres. Trop vite même alors que des gouttes de ce précieux liquide s'échappent de mes lèvres pour couler sur mon menton et que je termine en manquant de m'étouffer. La bouteille ôtée de mes lèvres, j'ai juste assez de force pour empêcher ma tête de retomber sur ma poitrine quand la femme s'écarte de moi.

Savourant le réconfort apporté par l'eau à mon corps, à la brûlure de ma gorge qui se fait moins présente. Je reste malgré tout entre deux, d'un côté je guette le moindre signe d'un empoisonnement et de l'autre je ne peux que remercier l'inconnue d'avoir amoindri ma soif. Ce qui me laisse un temps de latence certain avant que je ne me rende vraiment compte de la nouvelle question qu'elle m'a posée.

- Praticienne.

Ce qui n'est pas vraiment le cas, je ne suis pas médecin mais scientifique mais je n'allais pas me lancer dans une longue explication du pourquoi du comment, je me suis retrouvée à aider à l’hôpital. Mais qu'importe, alors que ma geôlière a décidé de reporter son attention sur l'homme, Armstrong, mes yeux suivent la femme avant de passer brièvement sur la silhouette masculine. Un sentiment d'injustice me traverse à entendre ce que l'inconnue lui dit, il a quand même répondu aux questions qu'elle a posé. Oh bien sûr je ne vais tout de même pas, ouvrir ma bouche et le faire remarquer, je n'ai pas envie de m'attirer les foudres de la seule personne pouvant décider de mon avenir sur cette terre. Ou en enfer, vu que je ne suis toujours pas convaincue de la réalité que j'ai devant moi.

Notre geôlière revient se mettre entre nous deux, avant de se présenter à nous, Ana ancienne vétérinaire qui dit en savoir plus long que nous sur ce qui nous arrive, mais ce qui me fait tiquer c'est la mention d'autres personnes avant nous. Beaucoup de personnes même à bien l'écouter. De quoi me faire encore et toujours douter du fait que je suis bien vivante.

- Une telle chose est juste impossible, on ne peut pas revenir vivant de tout cela...On serait où d'après vous? Et pourquoi nous avoir attachés ainsi ?


J'ai parlé un peu sans réfléchir, peut-être que douter de ce qu'elle dit aussi ouvertement va m'attirer des ennuis. Au moins le feu dans ma gorge est calmé, me laissant parler un tant soit peu normalement bien que ma voix doit être faible et mal assurée.

Armstrong Wyclif

Anonymous
Invité
Mar 2 Fév - 22:09
La brune n'a pas l'air convaincue par ma réponse, ce qui ne présage rien de bon. Pourtant ma réponse n'est pas mauvaise, certes, elle peut paraître risible mais c'est bien ce qu'il s'est passé. Elle laisse peser un silence de mort avant de répondre, c'est assez exaspérant. Pendant ce temps, la douleur ne s'arrange pas vraiment, mes poignets commencent à me faire de plus en plus mal. Elle s'approche de Cassandra, je ne sais pas ce qu'elle veut lui faire, en tout cas sa réponse semblait plus persuasive que la mienne.

La femme à la chemise lui donne à boire j'ai vraiment soif, mais il faut se montrer galant même si je ne peut pas exprimer mon avis sur la question, et puis sa réponse l'a sûrement plus satisfaite que la mienne. Notre pseudo geôlière lui pose une question, l'autre lui répond qu'elle était praticienne. Mon ouïe ne m'a pas fait défaut précédemment, j'ai bien compris qu'elle avait un rapport avec l'hôpital. Puis elle se tourne vers moi, il reste encore de l'eau dans la bouteille, peut être que je vais avoir le droit à ma gorgée moi aussi. En avançant vers moi, elle me fait un compliment sur mon prénom qui ne manque pas de me faire esquisser un léger sourire malgré la douleur. Ma réponse l'a peut être convaincue finalement. Elle est assez proche de moi, et j'aperçois qu'elle a une cicatrice sur le visage, ce qui me surprend sur le coup car je ne l'avais pas remarquée.

Elle ajoute une phrase qui me fait comprendre que ma réponse n'a manifestement pas été appréciée.   Pour le montrer elle agite la bouteille remplie du précieux liquide devant mes yeux, comme si c'était un hochet, et moi, un enfant désireux de l'avoir. La femme pose ensuite la bouteille juste assez loin pour que je ne puisse pas l'attraper d'une quelconque manière mais quand même assez proche de moi. J'ai enfin la réponse à ma question de manière concrète puisqu'elle décide de me laisser un moment pour réfléchir, un peu comme une seconde chance, pour que j'ai le droit à ma gorgée d'eau. La brune ne me laisse pas le temps de répondre, sans doute pour que je puisse réfléchir selon elle, et elle part se replacer au centre de la pièce.

Sans laisser planer un silence de mort cette fois-ci elle se présente sous le nom de Ana Stanford, elle était vétérinaire. Elle continua sans transition sur le fait que nous sommes bien mort tous les deux, et qu'apparemment nous ne sommes pas les seuls à être revenus à la vie. Ana n'avait pas la réponse à cette question et moi non plus d'ailleurs qui pouvait expliquer un tel phénomène… Elle semble plus sympa finalement qu'au début malgré le fait qu'elle ne m'ait pas toujours donné à boire. Son discours me fait bouillir les méninges à nouveau. Elle me ramène à la réalité en me demandant si j'ai toujours soif.

- Je suis un peu déçu par votre réaction, ma mort vous parait-elle si risible ?

Après un raclement de gorge je finis mon explication.

- J'étais dans un bateau pensant me réfugier malheureusement plusieurs revenants étaient enfermés dans la cale du bateau. Je n'ai pas pu les contenir, je me suis fait mordre, c'était des marins ou des pêcheurs d'où ma réponse. Et j'ai toujours soif….

Cassandra posa la question qui me titillait ce qui m'arrange vu que pour l'instant elle émet des doutes sur ma sincérité. Je me fait muet en espérant qu'elle me donne de l'eau cette fois-ci.

Ana Stanford

Anonymous
Invité
Mer 3 Fév - 21:36
Ana porta son regard vers Armstrong lorsque celui-ci l’interpella lui demandant si sa mort avait quelque chose de risible. Arquant un sourcil, visiblement surprise par la question de l’afro-américain, elle le laissa néanmoins préciser et conclure ses explications, ne se détournant de lui que pour prêter oreille et attention aux remarques et questions de Cassandra. La vétérinaire hocha lentement la tête à quelques reprises, marquant sa réflexion avant de revenir vers l’homme de quelques pas toujours aussi lents.

S’emparant de nouveau de la bouteille d’eau laissée à ses pieds, elle la déboucha puis s’approcha plus près encore, dévisageant Armstrong d’un air sérieux, un simple sourire en coin marquant sa pommette gauche avant de lui répondre, la voix assez haute pour que Cassandra puisse également l’entendre.

“Il y aurait une certaine ironie à vous répondre que c’est vous qui vous êtes moqués de la mort, bien plus que moi en tout cas.” Sa main gauche, tenant la bouteille fit un geste ascendant pour en porter le goulot aux lèvres de l’homme, le dos de sa main droite venant se placer sous le menton de celui-ci, comme elle avait pu le faire avec la jeune femme quelques instants plus tôt.

“Relevez la tête et buvez lentement,” te conseilla-t-elle en t’aidant d’une légère poussée de sa main droite. A la suite de quoi, elle aura gardé le silence le temps que tu apaises ta soif, à défaut de l’étancher, te laissant même le luxe de finir la totalité du reste de la bouteille avant d’enfin te rendre la parole en se reculant de nouveau de quelques pas.

“Non. Vos sorts n’ont rien de risibles, ni d’enviables. Je ne peux qu’imaginer sans même comprendre ce que vous ressentez en ce moment... et encore, je dois être bien en-deça de la réalité,” reprit-elle d’un ton plus sincère et empathique en retournant vers sa position, vous regardant tour-à-tour avant de s’arrêter plus longuement sur Cassandra.

“C’est impossible…” répéta-t-elle dans un soupir. “C’est impossible à la manière dont on a longtemps pensé que la Terre était le centre de l’Univers.

Je comprends votre déni. Je l’ai ressenti aussi, et croyez-moi, c’est encore plus dur à accepter quand on ne fait qu’en être témoin. Mais cette maladie a tout changé, brouillé les cartes de bien des certitudes, sur de très nombreux points. Mais il vous faudra accepter que c’est la même réalité que celle que vous aviez pensé quitter. Ni paradis, ni enfer, ni purgatoire ; ni je-ne-sais quel autre plan astral prôné par vos croyances. Et non, ce n’est pas une hallucination ou un rêve-cauchemar,”
aura-t-elle fini par vous affirmer d’un ton sincère et appuyé, vous laissant clairement voir qu’Ana pensait comme vérité ce qu’elle était en train de vous expliquer.

“Vous n’en avez certainement pas conscience, mais beaucoup de temps a dû passer depuis votre mort, même si je n’en connais pas la date. Nous sommes actuellement en Février, 2035, à Snyder, une petite ville du Nord-Ouest du Texas. Bien loin de chez vous de ce que j’en comprends. Quant à savoir pourquoi vous êtes attachés, comme je vous l’ai dit, vous n’êtes pas les premiers à être “revenus” ainsi ; et certains se sont montrés particulièrement agressifs, voire menaçants. C’est une simple mesure de précaution.”

Ana plongea sa main droite dans la poche de son pantalon au terme de ses derniers mots, pour en ressortir quelques instants plus tard le couteau à lame repliable qu’Armstrong pourra cette fois-ci bien apercevoir à son tour. Dépliant la lame, elle vous jettera tour-à-tour un regard méfiant, redevenu assez froid.

“Maintenant que vous avez mes raisons pour vous avoir attachés, il va falloir me donner les vôtres pour que je vous détache,” vous demanda-t-elle.

Cassandra Johnson

Anonymous
Invité
Jeu 4 Fév - 18:42
Je reste à suivre des yeux les mouvements de la femme plus qu'à écouter les paroles de l'homme, la crainte qu'elle m'inspire y est forcément pour quelque chose.  Sa réponse me donnant l'effet d'un coup de poing dans le ventre, me moquer de la mort ? Mais comment aurai-je bien pu faire cela, à la rigueur de par mon ancien emploi, je l'ai déjouée plusieurs fois mais ça s'arrête là en fin de compte. Je continue à écouter ce que cette femme dit et explique, tout en ayant un léger mouvement de recul lorsqu'elle reporte son attention sur moi. Je ne peux m'empêcher de glisser un murmure au milieu de son monologue explicatif.

- Je ne crois qu'en la science.

Et c'est le cas, pourtant ce qu'elle dit me frappe de plein fouet tout en me laissant également un goût amer dans la bouche. Tout ce qu'elle peut dire si sérieusement et avec l'air d'y croire dur comme fer, résonne en moi, voilà que je commence à envisager la possibilité que tout ceci soit bien réel. Sans doute aidé par le fait qu'elle a précédemment affirmé, être vétérinaire avant cette apocalypse. Le temps soit disant écoulé depuis la morsure à mon avant-bras est juste incroyable, février 2035, j'ai été mordue en mai 2034. Neuf mois grosso-modo. Malgré tout mon esprit rationnel a du mal à assembler les choses, laissant mes pensées s'épancher à voix haute.

- Mais si tout ceci est réel, pourquoi le CDC n'est pas déjà là, pourquoi je serais dans cette grange et surtout comment il a pu s'écouler neuf mois depuis ma morsure. Neuf mois d'inconscience, de délires, un traitement qui prendrait autant de temps n'est pas envisageable non plus....

La quinte de toux qui me saisit de nouveau, me fait réaliser que je viens de verbaliser mes pensées et mes doutes. Mon regard bleuté se reporte sur Ana, puisqu'elle dit se nommer ainsi, alors que ses paroles rebondissent en moi.

- Vous dites qu'il y en a eu d'autres avant nous, où sont-ils ? Sont-ils toujours « en vie » ? Vous avez essayé, vous ou quelqu'un d'autre d'étudier leur physiologie ? Histologie ? Biochimie ?

Non mais ou est-ce que je vais là, en partant du constat que cette inconnue a entièrement raison, je me suis laissée emporter par mon envie de comprendre le fonctionnement d'une telle chose. J'en aurais presque oublié que j'étais prisonnière si les douleurs pulsant dans mon corps n'étaient pas aussi présentes. Je ferme l'espace d'une seconde, tout en secouant la tête de droite à gauche pour essayer de remettre mes idées en place. Au lieu de penser à ce genre de chose, si je pensais d'abord à la convaincre de me détacher.

- Ai-je l'air menaçante ou agressive ? À vous d'en décider mais je ne pense pas l'être et à vrai dire, je serais même incapable de tenir sur mes jambes là. Si vraiment j'ai passé autant de mois morte ou inconsciente ou quoi que se soit d'autre, c'est forcément sans avoir mangé ou bu quoi que se soit. Je suis donc présentement en état de faiblesse extrême contrairement à vous qui êtes en pleine forme et armée qui plus est.

On peut faire plus convaincant sans nul doute mais là j'en suis parfaitement incapable, ce qui est frustrant par ailleurs. Mais bon en même temps, j'arrive à peine à aligner trois phrases sans que mon corps soit secoué par une toux, fort mal venue au demeurant.

Armstrong Wyclif

Anonymous
Invité
Jeu 4 Fév - 22:44
La vétérinaire écoute mes explications, puis s'approche de moi. Elle prend la bouteille, j'espère qu'elle ne me fera pas le même coup que précédemment. Elle me dévisage à nouveau, et prend la parole, selon elle ça serait nous qui nous sommes moqués de la mort. Cette phrase me fait bien peu d'effet, car le temps que je commence à y songer elle l'amène la bouiteille près de ma bouche. A cet instant je ne pense qu'à boire et à rien d'autre. Elle place sa main droite sous mon menton, et me conseille de boire lentement. C'est vrai que si elle ne m'avait pas donné ce conseil j'aurai sûrement bu la bouteille d'une traite. Enfin je peut sentir à nouveau le goût de l'eau, je me sens revivre, la déshydratation est vraiment une sensation désagréable. Toutefois, malgré le luxe qui m'a été donné de finir la totalité de la bouteille, ma soif n'est pas pour autant assouvie.

Elle part à nouveau au centre de la pièce, et entreprend une nouvelle tirade. Cette fois-ci je suis plus attentif, mais à vrai dire cela ne m'intéresse pas. J'attends seulement qu'elle me donne des réponses sur le fait que nous sommes attaché et surtout si elle va enfin nous libérer. Cette position est vraiment désagréable et philosopher dans de telles conditions n'est pas l'idéal. Tout ce qu'Ana dit est la confirmation de ce que je pensais déjà, c'était bien le monde réel. Pourtant je suis à nouveau là, sans explication pour le moment… Cassandra prend la parole pour parler dans premier temps du CDC, vu les circonstances je ne vois pas pourquoi il serait ici. La suite est plus intéressante une fois encore, elle pose les questions pour moi m'évitant de faire mal voir par la vétérinaire. Puis elle s'emballe complètement et lance plein d'interrogations à la suite, ces questions qui touche à la science ne m'étaient pas venues à l'esprit par contre.

Mais le plus dur est la suite du discours d'Ana, apparemment nous sommes en 2035, et en plus je suis dans une ville du nom de Snyder, ville dont je n'ai jamais entendu parler. Ma mort remonterais à 8-10 mois je ne sais plus exactement, mais comment est ce possible que tout ce temps se soit écoulé et que je réapparaisse d'un coup dans une ferme. Pendant que je me pose ces questions, Ana  sort un couteau de sa poche, objet que je n'avais pas remarqué et me fait regretter un peu tard ma réponse. Le couteau était là pour nous libérer, enfin une bonne nouvelle cependant il faut lui donner une bonne raison de le faire. Pour le coup je n'ai pas le droit à l'erreur si je ne veut pas rester attaché encore un moment. L'avantage c'est que Cassandra donne une réponse avant la mienne ce qui me laisse un laps de temps pour réfléchir.

- Je suis dans le même cas qu'elle, je ne suis pas sûr de pouvoir tenir debout, vous avez été bienveillante avec moi, je le serai avec vous en retour. Si vous voulez que je parte de chez vous je le ferai, et vous ne me reverrez plus s'il le faut. Je pourrai vous aidez si vous le souhaiter contre un peu de nourriture, je n'ai pas vraiment de but pour le moment...

Ana Stanford

Anonymous
Invité
Sam 6 Fév - 21:27
Ana garda le silence tout au long de vos réponses respectives, et même bien après durant de longues secondes supplémentaires, visiblement pensive alors que sa main libre caressait la pointe de son menton. Cependant, il ne fut pas difficile pour vous de discerner la surprise affichée sur son visage lorsque Cassandra avait posé ses questions d’ordre scientifique sur la nature des autres ressuscités.

Néanmoins, votre geôlière finit par quitter son stoïcisme pour s’approcher de vous, commençant cette fois-ci par Armstrong. Le couteau toujours logé dans le creux de sa main droite, elle vint soutenir ton regard, un mince sourire en coin, en tristesse et résignation étirant ses lèvres.

“Si je vous ai gardé attachés ici, ce n’est pas pour vous mettre à la porte une fois détachés. Dans votre état, vous n’iriez pas bien loin. Entre les rôdeurs et les pillards du coin, vous ne seriez rien de plus que de la chair à pâté, d’autant que vous n’en avez pas encore véritablement conscience, mais vous avez perdu ou oublié, au cours de votre résurrection, la grande majorité de ce que vous aviez appris au cours de votre précédente vie. Vous vous sentirez maladroits, crispés et incompétents, comme néophytes, au-devant de tâches qui n’étaient que routine avant votre morsure,” expliqua-t-elle à haute-voix, afin que sa proximité avec Armstrong ne pénalise en rien Cassandra dans la compréhension des informations qu’Ana délivrait.

“Mais vous avez raison. Je ne vous crains pas, pas dans votre état actuel. Je pourrais me débarrasser de vous sans forcer, sans avoir même eu besoin de vous attacher. Mais j’ai déjà beaucoup trop de sang sur les mains. Si vous étiez menaçants, ou si vous le deveniez, je n’hésiterai pas à vous renvoyer d’où vous venez, mais je ne suis pas une tueuse pour autant…” vous confia-t-elle, passant sa lame dans sa main gauche avant d’envoyer son bras bien au-dessus de la tête d’Armstrong.

Elle commença à sectionner les liens qui retenaient les menottes de l’homme à l’anneau fixé dans le mur, plaçant malgré tout son bras droit en travers de la poitrine du prisonnier pour le retenir dans sa chute s’il venait à ne pas conserver son équilibre sur ses jambes. Si cela se produisait, elle l’aiderait à s’asseoir avant de finalement se diriger vers Cassandra.

Parvenue devant toi, elle aura renouvelé la même manœuvre, sectionnant la corde tout en assurant ta potentielle chute qui ferait suite à ta libération, puis t’aiderait à t’asseoir si tel était le cas. Une fois libérés, elle se sera éloignée de vous de quelques pas, restant malgré tout un peu plus proche de Cassandra tout en veillant à vous garder tous les deux dans son champ de vision.

“Prenez le temps de détendre et contracter vos muscles, retrouver vos sensations,” vous aura-t-elle conseillé avant de ranger son couteau dans sa poche, puis reporta son attention plus spécifiquement sur Cassandra.

“Le CDC… J’ignore ce qu’ils sont devenus, nous l’ignorons tous ici, et nous ne comptons pas sur lui pour nous aider. Désormais, on ne peut compter que sur nous-mêmes, et notre volonté de travailler main dans la main à notre survie, à combattre les rôdeurs et les pillards. Nous n’avons pas le luxe, et je n’ai certainement pas les compétences d’ailleurs, pour m’inquiéter d’étudier et de savoir ce qui vous est arrivé. On s’occupe de survivre, et c’est déjà un job à plein temps.

Ce qui importe maintenant, c’est de savoir ce que vous, vous allez devenir. Nous pouvons vous offrir le gîte et le couvert durant quelques temps, afin de vous laisser retrouver vos forces, vos esprits et vos repères. Vous pourrez prendre le temps de faire le point, rencontrer les autres revenants comme vous et échanger avec eux sur votre situation, mais il ne s’agira là que d’une solution temporaire. Après quoi, il vous faudra partir, d’une façon ou d’une autre, mais nous n’en sommes pas encore là.”

Cassandra Johnson

Anonymous
Invité
Dim 7 Fév - 21:33
La femme s'approche d'Armstrong, je peux alors remarquer qu'elle a de nouveau son couteau la main, de là à imaginer qu'elle va le tuer, il n'y a qu'un pas facile à franchir pour mon esprit malmené depuis. Hum depuis ce réveil, je vais dire étant donné que je n'arrive pas à avoir la moindre notion du temps qui s'écoule actuellement. Pourtant rien de ce que je peux penser ne va avec les paroles qu'elle nous sert ensuite, je dirais même qu'elle fait exprès d'élever la voix pour que je puisse entendre clairement ce qu'elle dit. Non mais attend comment ça, on ne saurait plus rien de tout ce que l'on a apprit, mais je viens à l'instant de lui énumérer des basiques.

Physiologie, histologie, biochimie, c'est l'ensemble de...de...Un trou de mémoire, je ne parviens pas à terminer, il faut que j'essaye avec autre chose. Voyons voir, la formule sanguine est facile, c'est...Cela aussi impossible de m'en souvenir. Et si elle dit vrai qu'on n'est plus capable de quoi que se soit, elle a forcément tord c'est juste un effet secondaire et temporaire à ce qu'il m'arrive, ce réveil, la position de mon corps ou que sais-je encore mais il y a une raison banale derrière ceci, c'est obligatoire.

Je ne remarque qu'au dernier moment que ma geôlière s'est approchée de moi, de nouveau un mouvement de recul me prend. Et qui ne mène à rien d'autre qu'à secouer mon corps en provoquant de la douleur. L'homme ! Je dois faire un effort pour bouger la tête et voir qu'il est maintenant sur le sol et qu'il a bien l'air d'être en vie. Brusquement je sens que les liens maintenant mes bras en l'air, ont été rompus, comme je le craignais, mon corps bascule en avant. Je ne dois le fait de ne pas m'écraser lourdement sur le sol qu'au bras d'Ana qui me retient plus ou moins avant qu'elle ne m'aide à m'asseoir. Heureusement d'ailleurs alors que ma tête tourne, bon en fait, je ne sais même pas par où commencer, tout mon corps me fait mal. Je me rend tout de même compte que je ne suis pas vraiment libre, les menottes entourent toujours mes poignets.

Mon regard azur posé sur mes poignets, je l'entend reprendre la parole pour nous parler de survie, que l'on ne doit pas compter sur le gouvernement pour nous aider avant de parler d'hospitalité temporaire. Je me demande si elle se rend compte de ce qu'elle dit, elle commence par nous pendre dans une grange avant de vouloir nous accueillir chez elle. Deux évidences me frappent à l'entendre, que je m'empresse d'énoncer avant quoi que se soit d'autre.

- Vous voulez dire que la situation actuelle là dehors ne s'est pas arrangée, que c'est pire que l'année dernière ? Et comment ça « nous pouvons », vous n'êtes pas seule dans le coin ?

L'année dernière, ai-je vraiment dit ça ? Pourtant je me refuse à croire que tout ceci n'est pas une farce. D'un coup je relève les yeux vers cette femme, la détaillant plus que jusque là, essayant de voir si elle ne me rappellerait pas quelqu'un du CDC que j'aurais aperçu une fois ou deux. Tout en faisant cela, j'essaye de masser mes poignets douloureux, malgré la présence persistante des menottes.

Armstrong Wyclif

Anonymous
Invité
Jeu 11 Fév - 20:40
Ana recommence a laisser plané un silence de mort après nos réponses, comme si elle savourait le fait de nous laisser dans ce suspens insoutenable. Toutefois, elle eut la même réaction que moi quand Cassandra posa toutes ces questions scientifiques, pourtant elle avait été vétérinaire. Cela me rassure un peu, elle me paraît plus chaleureuse. En plus, elle s'approche de moi en premier avec son couteau à la main il me faut bien me rassurer. C'est la première fois depuis notre confrontation qu'elle ne se dirige pas vers la blonde en premier. Bon ou mauvais signe, elle approche de moi avec son couteau dans la main, son regard croise le mien, comme si elle sondait mon âme. Elle prend enfin la parole, la vétérinaire nous dit que tous ce que nous maîtrisons, et avons appris au cours de notre vie, nous l'avons oublié. Je ne comprend pas comment cela est possible..

- Vous dites que nous avons tout oublié pourtant je sais comment je m'appelle, je sais parler… Comment se fait-il que nos capacités soit affectées ?

Ana ajoute qu'elle n'hésitera pas à nous tuer si on se montre menaçant, ce qui me fait déglutir  car elle met son bras au-dessus de ma tête avec son couteau à la main. Heureusement pour moi, elle sectionne mes liens, ma réponse l'a sans doute convaincue. Avec une certaine souplesse, elle place son bras devant ma poitrine pour me rattraper. Ce geste s’avère nécessaire puisque je serai tomber comme un poids mort, autrement. Elle a une certaine force puisqu'elle peut me retenir malgré ma forte carrure. La vétérinaire m'aide à m’asseoir, être assis me fait bien un fou, la position que je  devais tenir était vraiment inconfortable. Être assis me permet de reprendre mes esprit et surtout un peu de force malgré les menottes encore attachées à mes poignets. Après s'être occupé de moi, elle se dirige vers Cassandra pour répéter la même manœuvre.

- Vous avez des conseils médicaux pour détendre mes muscles ? Je fait cette remarque à voix haute pour que l'une comme l'autre m'entende et j'espère recevoir une réponse de l'une d'elle.

La blonde eut sa réponse, aucune nouvelle, aucune information et pas de CDC. Il ne faut compter que sur nous-mêmes, apparemment la situation n'a pas changée depuis la contamination. Comment se fait-il qu'au bout d'un an il n'y ait eu aucune amélioration ? Un petit point m'interpelle, les pillards, apparemment les gens sont prêts à tout pour survivre. C'est déjà compliqué avec les rôdeurs si les pillards se rajoutent, on ne fera pas long feu surtout dans notre état.
Ana nous informe que nous avons droit à un gîte mais pour quelques temps seulement. A priori on devrait partir tôt ou tard.

- Vous hébergez d'autres personnes comme nous ? Avez vous vu une certaine Kaitlin Cooper ? J'étais avec elle avant de mourir, je pensais que Cassandra était Kaitlin à mon réveil.

Ana Stanford

Anonymous
Invité
Sam 13 Fév - 10:55
La vétérinaire, toujours légèrement avachie sur elle-même, laissait son regard azuré faire quelques allers-retours entre vous, fourrant ses mains inoccupée dans les profondeurs des poches de son jean. Malgré vos nombreuses questions, toutes plus légitimes les unes que les autres, elle gardait ses lèvres désespérément closes le temps que chacun d’entre vous n’en termine avec vos suppositions respectives. Un silence finalement interrompu par un claquement de langue, et un regard adressé vers Armstrong en premier lieu.

“Comme je vous l’ai dit, ce qui vous arrive dépasse tout entendement. C’est un mystère épais au possible, qui dépasse de loin les maigres connaissances basiques que je possède en neurologie. Quant à l’état de vos muscles, faites-les travailler un peu pour en retrouver un usage et des sensations convenables, mais dans tous les cas, le seul remède sera fait de repos et de temps.”

Reportant son attention son Cassandra, bien que ce dernier conseil s’adressait tant à l’un qu’à l’autre, elle aura arboré une mine bien plus sombre encore. Ana se mordilla la lèvre inférieure, dévoilant là un certain stress, ou une certaine douleur à l’évocation de sombres pensées.

“La situation est bien pire que l’année dernière, oui. Pire que tout ce que vous pourriez vous imaginer. Bien au-delà des rôdeurs et des pillards, il se trouve un groupe en ville, dont les rumeurs prétendent qu’il est mené par un leader tyrannique, un sadique surnommé le Marchand. Ces hommes traquent les survivants isolés, et même des groupes entiers à ce qu’il s’en raconte, pour les asservir, les torturer et les tuer.

Mais par la grâce d’un Dieu ou une chance outrancière, nous nous trouvons suffisamment loin de lui pour être épargnés. Et vous soulevez un excellent point. En effet, je ne suis pas seule ici. La ferme où je réside appartient à un vieil homme, Nelson Wallace. C’est un fermier, un homme droit et pieux, un homme de valeur et de principe qui recueille des survivants “revenus d’entre les morts” depuis quelques mois déjà. Nous sommes six au total à vivre sous son toit et bénéficier de sa charité, sans compter ceux - comme vous - qu’il héberge actuellement.”


Ana eut un léger regard désolé en direction d’Armstrong, secouant brièvement la tête, ce que l’homme pourrait aisément deviner comme étant les prémices d’une mauvaise nouvelle à venir.

“Désolée Armstrong, il n’y a personne de ce nom-là à la ferme actuellement. Et il n’y avait que vous deux là où je vous ai trouvé. Ainsi qu’un rôdeur non loin, coincé derrière la clôture. C’est en allant m’en débarrasser que je suis tombé sur vous,” t’aura-t-elle expliqué en affichant sa compassion.

“Elle a pu “revenir” elle aussi, ailleurs. Vous ne revenez pas tous aux alentours de notre ferme. Certains ont été recueillis par d’autres survivants. Aujourd’hui, ils se sont regroupés pour former un campement autonome. Un campement de ressuscités, comme vous, qui survivent à la périphérie de la ville. Deux des garçons qui vivent à la ferme en faisaient partie il y a encore quelques semaines de ça, il sauront mieux vous expliquer leur situation que moi,” avait-elle conclut en s’approchant à nouveau de Cassandra, faisant passer sa main droite de la poche latérale à la poche arrière de son pantalon pour en faire jaillir une petite clé.

“Vos mains,” avait-elle demandé à la jeune femme blonde, attendant que celle-ci les lui tendent avant de déverrouiller les bracelets qui lui liaient encore les poings ; puis, une fois fait, irait répéter la même opération auprès de l’afro-américain.

“Et vous alors ? Que faisiez-vous bien avant tout ça ?”

Cassandra Johnson

Anonymous
Invité
Sam 13 Fév - 18:50
Entièrement préoccupée par mes poignets douloureux et malgré les questions que je viens de poser à cette femme, je dois bien avouer que je me perd un peu dans mes pensées. Et si j’entends clairement les deux autres personnes présentes parler et échanger, je ne sais pas trop dire qui parle en premier et qui enchaîne. C'est déjà bien que j'arrive à enregistrer les informations fournies par la dénommé Ana, ce qui ne m'aide pas à rester attentive au reste de toute manière. D'après elle, la situation est de pire en pire, un frisson glacial me parcourant le corps quand elle mentionne cette troupe de bandits et ce qu'ils peuvent bien faire aux vivants qu'ils rencontrent. J'en ai pourtant vu des horreurs dans ma vie, je sais de quoi l'homme peut être capable mais ça me révolte toujours autant. En même temps qu'est-ce que je croyais ? Que parce que mon pays vit un drame sans précédant les gens allaient se soutenir et s'entraider ? J'aurais du m'en douter.

Réflexion qui supplante dans mon esprit les explications que l'ex vétérinaire peut me fournir sur la ferme où je me trouve et ses habitants. Bien que cela ne m'empêche pas de noter qu'en dehors de cette Ana, le vrai propriétaire des lieux a tout d'un homme bien et la tête sur les épaules. Mais pour autant je ne peux que me questionner sur lui avec l'accueil fourni par la femme non loin de moi. J'arrive également à comprendre que l'homme présent, Armstrong semble chercher quelqu'un, qui n'a pas l'air d'être là. J'en suis vraiment désolée pour lui, sincèrement mais je n'irais pas non plus m’apitoyer sur ce qu'il peut penser, non pas que je sois une égoïste, au contraire même, mais parce que pour ma part je n'ai personne à attendre. Ma mère devrait être dans mes pensées et elle le sera sans doute plus tard quand j'aurais reprit des forces mais dans l'immédiat je ne pourrais rien faire.

Malgré tout je parviens à me sortir de mes pensées lorsque ma geôlière approche de moi pour me libérer les poignets de ces satanées menottes les encerclant.

- Merci.

Pouvant enfin masser efficacement mes poignets, je ne m'en prive pas, un vrai soulagement que ce simple geste. Que j'accompagne bien vite par de légers étirements du reste de mon corps, sans trop forcer, juste assez pour voir si les brûlures dans mes côtes, provoquées par ma suspension, passent un peu ou pas du tout. Ce qui au passage me rend un peu plus aimable puisque je termine par reporter mes iris azur sur Armstrong.

- Désolée, j'étais certes à aider à l’hôpital d'Austin mais je ne suis pas médecin, je suis une scientifique. Un rat de laboratoire si vous voulez, j'ai longtemps travaillé pour le CDC justement. Tout ça pour dire que j'ai...j'avais juste assez de connaissance en médecine pour les aider quand tout a commencé et qu'à part vous dire de masser vos muscles, je ne vois rien d'autre.

Je ne dis rien de plus à cet homme, il me semble de toute manière qu'Ana l'a déjà fait. Et cela avant de reporter mon regard sur cette dernière.

- Vous dites qu'il y a tout un campement de personnes comme nous ? Est-ce que je pourrais rencontrer rapidement les deux personnes dont vous parlez ? Je comprend qu'on ne puisse pas rester chez vous mais je n'ai pas envie de me lancer à l'aveugle vers ces personnes.

Même si je suis plus que tentée et titillée par ces personnes, pouvoir les étudier, les observer voir si je peux en tirer des éléments utiles d'un point de vue strictement scientifique. J'ai toujours du mal à croire que tout ceci est bien la réalité mais en même temps cela est aussi inquiétant que fascinant.
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