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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

[Ferme Wallace] La blonde et le chien - 27/02/35
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Evènements

Anonymous
Invité
Jeu 21 Jan - 0:33
Interprété par Kaitlin Cooper et Matt Campbell.


L'humidité moelleuse vous enveloppe dans une sensation qui vous semble familière. La fraîcheur tranche nettement par moments lorsque le froid insidieux de l'hiver rappelle à  vos os et à votre chair que vous êtes en vie. S'il fait jour et que vos yeux clos ne parviennent pas à filtrer les lueurs de l'astre solaire, l'éclat lumineux de vos paupières s'estompe au gré d'une rafale que vous ressentez assez franchement. Tes poumons aspirent une odeur d'humus, d'écorce, de sève et de terre. Un parfum que vous reconnaîtriez facilement, au paradis, ou même en enfer. Mais il faut croire que ces deux mondes n'ont pas voulu de vous. Vous avez été rejetés sur terre sans savoir pourquoi, et s'il vous semblait que vous aviez enfin expiré les derniers souffles de  vos vies, quelque chose vous ramena à la réalité.

Les arbres dominent tout autour de vous, voilant dans leurs feuillages le temps d'un instant les rayons d'un soleil qui annonce un début d'après-midi radieux, même si le froid glacé d'un temps assez incommodant vous saisi. Quelques pépiements d'oiseaux parviennent également à vos oreilles.

Vous vous réveillez, aussi difficilement que cela puisse être imaginable et avec le lot de labeur qui l'accompagne. Il vous faudra le temps de reprendre vos esprits, d'identifier l'environnement qui vous entoure et de comprendre que vous êtes en vie. Elle vous tombera dessus, l'incompréhension, ce moment de flottement où vous ne savez ni où vous êtes, ni qui vous êtes et jusqu'à en avoir oublié votre nom, statufié par un flot d'informations à votre cerveau tout juste remis en marche, si chaotique que de longs instants lui seront nécessaires pour toutes les traiter et les remettre en ordre.

Dès que vous serez en mesure de bouger et vous redresser, en plus de l'environnement forestier qui vous entoure, vous pourrez découvrir à quelques mètre de vous la silhouette d'une jeune femme blonde. N'ayant pas plus de 20 ans, ses longs cheveux laissés libres sur ses épaules couvertes par un pull beige et ample. Vêtue également d'un jean bleu, tout ce qu'il y a d'ordinaire et elle est suffisamment proche pour que vous puissiez discerner le marron de ses yeux. Assis à côté d'elle se trouve un grand chien au pelage ras, noir et feu, les oreilles pointées droit devant lui, tout comme son regard et même si vous n’êtes pas de fins connaisseurs canin, vous pourrez aisément reconnaître un Doberman.

Mais surtout vous prendrez pleinement conscience de vos présences respectives, à cinq ou six mètres l'un de l'autre. Matt découvrant donc une autre jeune femme semblant émerger tout comme lui et totalement inconnue. Kaitlin découvrant donc un homme semblant émerger tout comme elle et qu'elle ne connaît pas.

Si votre premier réflexe est de regarder vos blessures, vous aurez le constat qu'elles ont, à votre grande surprise, disparu. Comment ? Quand ? Pourquoi ? Des questions naturelles qui relancent la douleur de votre crâne alors que vous sentez votre corps loin d'être en pleine forme, et pour seule réponse à ces questions, un faible équipement, déposé à coté de chacun de vous, aligné et nettoyé. Vous ne reconnaissez pas cet équipement étrangement flambant neuf. Ainsi vous voilà vivant, votre peau propre, comme neuve, alors que vos vêtements sont demeurés dans le même état que dans vos derniers souvenirs qui commencent à resurgir, et même ont acquis un degré de saleté et une odeur de moisie repoussante. Une peau propre oui, de la moindre saleté, et même de la moindre trace. Vos cicatrices ayant disparues si vous en aviez, vos imperfections gommées si nettement que votre chair semble avoir été remplacée dans votre sommeil, et ce n'est que le début. Car vous n'avez pas encore idée de tous les changements qui ont opéré en vous.

Éléments scénaristiques :
 

Matt Campbell

Anonymous
Invité
Sam 23 Jan - 15:42
Lentement, Matt avait commencé à remuer. Ses membres endoloris frissonnaient sous le souffle d’une rafale de vent froid. Portant doucement le dos de sa main devant ses paupières closes, il tenta de se cacher des rayons du soleil qui filtraient au-travers de ses yeux, brûlant ses rétines. Un grognement rauque naquit dans le fond de sa gorge, râle de contrariété comme ceux qui surviennent au réveil d’un lendemain de cuite. D’ailleurs, sa tête lui donnait cette même impression, celle d’avoir le crâne pris entre les mâchoires d’un étau au risque de le faire éclater. Et l’air frais n’y changeait rien.

Charriant des odeurs humides de décomposition, de nature sauvage, rappelant à l’homme quelques souvenirs des Highlands. Des souvenirs qui en appelaient bien d’autres, moins sauvages et plus pourtant plus barbares. De la douleur et de la peur, une lourde frustration et une profonde culpabilité. Pourtant, il ne parvenait pas à en identifier les raisons. Maugréant toujours plus vivement, il se retourna lentement sur le sol frais et humide. Ses doigts se crispèrent dans l’humus, ses yeux émeraude s’ouvrirent avec beaucoup de peine au moment où son corps tout entier se faisait ressentir dans une douleur pleine et entière. Sans réellement comprendre où il se trouvait, ni ce qui se passait, il était persuadé de fouler les terres du paradis ainsi décrit dans de nombreux ouvrages, issus de nombreuses cultures.

Ce n’était pas tant des pensées ou une réflexion cohérentes qu’une simple impression qui s’imposaient à lui. Matt se trouvait pour l’instant bien trop abruti par les conséquences de son retour à la vie pour être capable d’ordonner ses pensées. Affalé sur un coude, il battit des paupières à quelques reprises renouant avec la lumière du jour qui s’imposait, aveuglante. D’une question qu’il voulait se poser à haute voix, il ne réussit qu’à bégailler quelques onomatopées sans aucun sens. Pris d’une quinte de toux sèche, il chercha à se redresser et contempler de ses yeux hagards son environnement.

Quelle ne fut pas sa surprise de tombe sur la silhouette d’une autre personne allongée non loin de lui, puis quelques secondes plus tard, de voir une jeune fille et un chien se tenir là. La demoiselle à la crinière blonde et chatoyante lui semblait être à peine plus d’une gamine tout frêle. La présence chien par contre, pas blond et plutôt impressionnant, le laissa perplexe et méfiant. Il redouta, l’espace d’un instant, de se retrouver face à une succube et un cerbère dans un enfer bien moins incendié que dans la représentation populaire.

Se demandant ce qu’il faisait là, et eux aussi, et où il était, il fit un gros effort pour tenter de se rappeler ses derniers souvenirs. Il savait qu’il avait été mordu, à plusieurs reprises et c’est dans un réflexe qu’il porta sa main au niveau de son épaule. Cherchant à tâtons la plaie, glissant ses doigts sous ses vêtements, il fut encore plus surpris de ne rien trouver d’autre que sa peau et ses muscles, intacts. De plus en plus intrigué, il abaissa ses yeux vers son pantalon en toile marron. L’orifice dans le tissu assombri par le sang séché se trouvait encore là, mais plus la blessure par balle qui en était la cause. Encore plus perplexe, il croyait dur comme fer être passé dans l’Autre-Monde.

L’odeur de pourriture qui se dégageait de lui ne pouvait que le conforter dans cette idée. Mais alors, qui étaient tout ces gens ? Des anges ? Des démons ? Des âmes errantes matérialisées dans les souvenirs de leurs anciens corps ? L’aîné Campbell passa sa main dans sa barbe drue, essayant de réfléchir et comprendre la situation. En approchant sa manche de son nez, il put pleinement sentir que c’était bien lui qui puait autant. Un coup d’oeil à ses vêtements, son vieil imperméable grisâtre devenu raide de crasse, son pantalon souillé de son sang quand il avait tenté d’échapper aux bandits, puis aux rôdeurs avant de se faire avoir. Clignant des yeux dans un air hébété, il leva ses yeux vers la jeune fille blonde pour lui poser une question.


« Est-ce que vous êtes un ange ? Est-ce que je suis mort ? »

Kaitlin Cooper

Anonymous
Invité
Sam 23 Jan - 20:03
Une lumière qui grossit de plus en plus, elle est magnifique, et immaculée c’est sûrement le paradis et même si je ne mérite pas d’y être, mais j’y suis sûrement car cette clarté est éblouissante.
Pourtant, j’entends un bruit énorme comme un impact et j’ai d’énormes acouphènes dans les oreilles. Après cette sensation douloureuse. Je discerne un halètement près de moi. Je me demande si ce n’est pas moi-même qui produit ce son, mais il semble étrangement mouillé.
J’ai aussi un goût infect dans la bouche comme après une soirée trop arrosée, cette sensation de bouche pâteuse qui fait que l’on bénit la sainte brosse à dent qu’on a emmené.
J’arrive enfin à discerner des formes ! Mais avec ce lent éveil, vient une sensation intense de douleur et de courbatures dans tout mon corps. Je me souviens de ma dernière situation et je me mortifie à l’idée d’être encore avec ces humains malades et cannibales.
Les larmes aux yeux, je me souviens d’Armstrong, j’essaie de les ouvrir un peu plus et je discerne un homme blanc qui parait être aussi sonné que moi un peu plus loin et une femme blonde très bien foutue avec… un chien !
Sûrement l’origine de cet halètement intempestif. Depuis, mon enfance je crains ces animaux et encore plus les dobermans ce qu’il semble être. J’essaie donc de me relever sur les mains pour pouvoir mieux évaluer ma situation actuelle.
Et je perçois une odeur immonde, je me rends compte que mes vêtements sont pleins de crasse et de sang, tellement que la bretelle de mon soutien-gorge blanc à l’origine est marron, il semble moisi, c’est vraiment répugnant. C’est donc moi qui suis à l’origine de cette odeur de charogne.
Je cherche machinalement à voir la griffure que l’infecté m’avait fait, elle a disparu ! Je n’en crois pas mes yeux, mis à part mes vêtements puants, mon corps est comme neuf et ma peau est impeccablement nette ! Je suis donc bien arrivée quelque part, dans une autre dimension !
Je pensais quand même avoir des habits plus propres au Paradis…
Je suis malheurement restée relever trop longtemps en appui sur mes coudes si faibles, et je m’effondre. J’essaie de me relever mais c’est vraiment dur. Enfin je crois discerner de la nourriture dans un sac qui ressemble au mien… J’espère que le chien n’a pas senti l’odeur car j’en ai sûrement plus besoin que lui… Enfin si on est au Paradis, il n’y a peut-être pas besoin de se nourrir, mais alors pourquoi suis-je si faible ?
Et où est Armstrong ?
L’homme à côté demande à la blonde si c’est un ange et s’il est mort, des questions que je me pose aussi. Mais seulement je ne veux pas trop attirer l’attention pour l’instant. D’un naturel méfiant, je préfère les laisser parler un peu avant d’engager la conversation pour mieux les cerner. En me croyant encore endormie, peut-être se laisseront-ils aller à quelques confidences dont je pourrais me servir, au cas où je ne sois pas vraiment au Paradis.

Dakota Marlon

Anonymous
Invité
Dim 24 Jan - 16:38
Si vous avez tout le loisir de vous adresser l'un à l'autre, vous ne le faites pas, ne vous occupant que de votre état physique avec toutes les questions que cela peut entraîner. De par vos mouvements, vous  pouvez constater, que le moindre geste vous demande des efforts mais vous pouvez également sentir au delà des douleurs de votre corps que celui-ci peine à vous obéir. Vous donnant l'impression que vous n'êtes plus en mesure de faire quoi que se soit. Et si les flash-back de votre mémoire sont bien présents, vous rappelant la manière dont vous êtes morts, petit à petit si vous cherchez à aller par là, les événements de votre passé refont surface. Peut-être de manière décousue mais cela est un fait, vous savez de nouveau qui vous êtes, ce que vous avez accompli dans vos vies, les personnes marquantes de votre passé.

En plus de cela, que vous regardiez, ou non, la jeune femme blonde, celle-ci agit de la même manière. Restant à quelques mètres de vous, elle observe chaque mouvements de vos réveils, finissant par glisser les mains dans les poches de son jean. Le chien n'est pas en reste également, penchant la tête d'un côté puis de l'autre il vous épie sans pour autant bouger un seul poil.

Malgré tout Kaitlin, tu peux avoir la certitude que l'animal louche du côté de ton sac, signe qu'il a bel et bien senti la nourriture se trouvant à l'intérieur et ce même s'il n'esquisse aucun mouvement dans ta direction.

Matt, à tes questions, la blondinette reporte sa pleine attention sur toi en se mettant à sourire franchement. Aucune moquerie sur son visage ou dans ses yeux, visiblement elle ne s'attendait juste pas aux termes que tu emploies pour la désigner.

- Non je ne suis pas un ange, désolé de vous décevoir. Surtout qu'en fait heu...

Elle baisse les yeux, cherchant ses mots tout en regardant ses chaussures, reportant le poids de son corps sur sa jambe gauche pour se mettre à tracer un arc de cercle de la pointe de sa chaussure droite sur le sol humide de la forêt.

- Je vous ai vu regarder certains endroits de vos corps, vous cherchiez vos blessures ? Mais vous ne les avez pas trouvées n'est-ce pas ? Et vous ne les trouverez pas ou une quelconque autre cicatrice que vous aviez avant. Parce qu'en fait, vous étiez morts mais vous ne l'êtes plus aussi bien l'un que l'autre.


Voilà de quoi vous sentir un peu plus perdus mais surtout vous dire que la jeune femme dit n'importe quoi et pourtant au ton de sa voix vous pouvez sentir qu'elle est on ne peut plus sérieuse. Sérieuse mais gênée d'avoir à vous dire les choses ainsi de but en blanc.

Et oui Kaitlin, la blonde n'est pas dupe, elle sait très bien que tu t'es réveillée toi aussi, s'adressant ainsi aussi bien à toi qu'à l'homme comme l'atteste les mots employés de sa part.

Matt Campbell

Anonymous
Invité
Dim 24 Jan - 23:44
Poussant sur son bras situé contre le sol, Matt finit par se redresser très lentement en position assise. Les genoux relevés et ses pieds ramenés vers lui, ses deux mains vinrent finalement fouler le sol humide, ses poings se serrant sur les feuilles mortes qui le tapissaient. Ses yeux d’émeraude ne cessaient de regarder la blonde, dominés par un front plissé de rides soucieuses. Les réponses hésitantes de la jeune femme le laissèrent perplexe. La surprise et même un certain déni purent se lire sur son visage, ses lèvres entrouvertes s’agitant même de quelques tremblements quand il essayait de rétorquer quelque chose à ça. Mais non, il n’y arrivait pas. Aucun mot ne réussit à quitter ses lèvres alors que pourtant il avait tant de choses à dire.

Dans sa tête, les idées s’enchaînaient dans une cohue opaque et difficile à démêler. Matt essayait vraiment de trier ses pensées encore tordues par cet étrange retour à la conscience, voir à la vie comme le laissait entendre la jeune femme blonde. Le frère Campbell fronça les sourcils quelques instants dans une grimace dubitative. Il devait sûrement rêver, ou halluciner. Comme dans ces rêves étranges qui avaient précédé son retour à la vie. Des rêves flous dans lesquels des formes humanoïdes indiscernables semblaient réciter des passages de la Bible et d’autres livres saints. Ce devait être une hallucination, très réaliste, car Matt venait de s’apercevoir que la jeune femme parlait de ses propres blessures. Comment aurait-elle pu savoir cela si elle n’avait pas été le fruit de son imagination ?

Et comme pour vérifier ses dires, Matthew releva sa main droite et l’amena devant ses yeux, la tournant et la retournant pour l’examiner sous toutes les coutures. La cicatrice qu’il avait le long de son pouce avait bel et bien disparu. Il remonta même la manche de son impair pour constater que la seconde morsure qu’il avait reçue à cet endroit s’était-elle aussi volatilisée. Des constatations qui ne firent que renforcer encore plus sa méfiance à l’égard de cette réalité et de ce qui la composait. Arbres, femmes, chien, et même ces choses posées à côté de lui, qu’il ne reconnaissait pas et qui semblaient parfaitement neuves. Lentement, sa main gauche s’approcha d’une trousse en cuir refermée qu’il porta à son regard. En voulant l’ouvrir, il se rendit compte que ses doigts avaient le plus grand mal à retrouver leur dextérité, comme s’ils étaient ankylosés. Il mit cela sur le compte de son état physique et du froid ambiant. A l’intérieur de la trousse, il fut surpris de découvrir tout un jeu de rossignols, lui confirmant ainsi que cela ne lui appartenait pas du tout.

Avec délicatesse, il reposa la pochette sur le sol et déporta son regard vers l’autre femme qui semblait elle-même avoir du mal à se sortir de cet état. Comme si elle et lui avaient connu le même destin. Détaillant son visage, il ne la reconnaissait absolument pas. Tout comme la fille blonde, aucune de ces deux personnes ne lui étaient familières. Ni dans son entourage, ni même parmi ses étudiantes. L’esprit toujours en plein sous-régime, il parvenait difficilement à se remémorer les derniers mots de la jeune fille. Ceux-ci s’enfuyaient déjà bien loin de sa mémoire à court terme, et il dut faire un sacré effort pour se les rappeler.

Néanmoins, ce ne furent pas les mots qui lui revinrent en tête, mais les souvenirs. Si ses impressions s’étaient lentement confirmées à propos des deux femmes qu’il ne connaissait pas, il se rappelait maintenant quelques bribes de ses souvenirs, et même de son propre nom qui avait tant tenu à lui échapper. Tout comme celui de sa soeur, l’angoisse qui le tenaillait chaque jour de la retrouver coûte que coûte, la déception d’avoir échoué bien avant d’y parvenir. L’odeur humide et poussiéreuse de la cave où il avait fini par se réfugier pour mieux succomber à cette maladie. C’était peut-être ça qu’il était en train de vivre. La manifestation d’une poussée de fièvre délirante.


« Vous… »

Matt se stoppa, hésitant à reprendre la parole et bien peu enclin à émettre ses doutes à haute voix.

« Vous décrivez une chose... tout bonnement impossible là. »

Kaitlin Cooper

Anonymous
Invité
Mar 26 Jan - 17:12
C’était la confirmation que j’attendais, mais je suis soufflée de cette révélation. Comment est-ce possible ? Est-on donc bien au Paradis ? Et si elle n’est pas un ange ? Qui est-elle ? Et que fait-elle là avec nous ?

L’autre homme semble aussi perdu que moi, peut être joue-t-il un jeu, mais ces yeux affolés m’indiquent le contraire.
J’ai du mal à rester lucide, et ce chien qui louche sur mon sac commence à m’inquiéter.

Je me décide donc avant de réfléchir à quoi que ce soit d’autre, d’éviter que ce cabot puisse toucher à ce qui me revient de droit. Je me laisse ramper lentement vers le sac, il doit être à un mètre de moi mais en rampant tranquillement, je devrais y arriver, sauf si le chien qui a l’air en pleine forme, se met à courir…

Je commence donc à ramper lentement, mais le chien a dû percevoir mon manège et j’ai comme l’impression qu’il se redresse. J’arrive cependant à caler mon sac sous mon bras après de longues minutes de labeur. Le chien est tout près de moi, et même si je le crains, ça m’a demandé trop d’efforts pour récupérer ce fichu sac et maintenant je suis incapable de bouger.

L’homme exprime ses doutes, les mêmes que les miens mais je pense que s’il faut faire quelque chose c’est se méfier de la jeune femme qui a l’air d’en savoir plus que nous, et de rester lucide. Elle n’est pas dupe de mon état, et cela m’inquiète un peu mais ce n’est pas pour autant que je vais me laisser dominer par une fille qui parait aussi suspecte.
Je ne suis pas en position dominante pour le moment et je ne suis pas une bagarreuse mais je sais encaisser et même dans mon état, je ne laisserais pas une personne en qui je n’ai encore aucune confiance prendre l’avantage, au moins sur le plan des mots.

J’essaye de ramper vers l’homme, ça me demande d’énormes forces, je décide donc de manger un tiers de la ration présente dans mon sac, ça me revigore un peu, je rampe donc vers l’homme et je lui murmure mes conseils afin qu’il évite de se laisser dominer par des questions auxquelles on n’aura probablement de réponse que si la blonde le veut et quand elle le voudra.

- Tu devrais arrêter de parler et te méfier plus de ce qui t’entoure, ça t’évitera des déconvenues, moi c’est Kaitlin et j’ignore ce que je fabrique ici sans mon ami, voilà, maintenant tu fais confiance à qui tu veux, mais les blondasses c’est souvent des menteuses ! Tu verras de toute manière que j’avais raison …

Mon but avec cette phrase est clair, c’est de mesurer son mental et voir s’il pourrait devenir mon allié ou si c’est un ennemi potentiel. Je préfère être consciente de qui m’entoure, et la seule debout et en forme, c’est la blonde ce qui fait carrément réfléchir.

Avec tous ces efforts, cependant, les larmes me viennent aux yeux, en plus le seul ami que je m’étais faite n’est pas à mes côtés et si ce nouvel allié potentiel ne le devient pas, je risque d’être livré à moi-même, ce qui dans mon état est potentiellement dangereux. C’est un genre de costaud comme mon ancien ami et ça me rassurerait de l’avoir dans mon camp.
Je prends mon courage à deux mains et je pose la question qui me brûle les lèvres et qui j’espère m’aidera à élucider certaines questions.

- Je ne sais pas qui tu es, mais pourquoi est-tu en pleine forme alors que cet homme et moi sommes de vraies loques ? Tu nous as drogués ?

Dakota Marlon

Anonymous
Invité
Mer 27 Jan - 21:06
À mesure que vous vous réveillez, que vous émergez de votre inconscience, en plus des premières odeurs ou autre qui ont pu assaillir vos sens tout juste remit en route, vous pouvez constater que vous semblez n'être pas très loin de la lisière de la forêt. Ou encore des pépiements d'oiseaux vous parviennent. Mais en dehors des bruits de la nature ou de la voix de la jeune femme, aucune trace de pollution humaine ne se fait entendre, vous laissant deux possibilités, soit vous êtes loin de toute vie, soit il n'y a plus de civilisation, de nuisances pour perturber le calme ambiant.

Kaitlin, si tu as tout le loisir, de te déplacer en rampant, ce qui effectivement te demande beaucoup d'efforts, tu peux très vite te rendre compte que contrairement à ton impression, le chien n'a pas bougé d'un poil. Il se tient toujours assis contre sa maîtresse, nul doute qu'il a eu le droit à un dressage en règle, c'est à peine s'il tourne la tête pour suivre tes mouvements lorsque tu rejoins l'homme.

Matt, toi aussi tu parviens à bouger  et te redresser pour ensuite t'occuper des items près de toi. La question que tu poses, ne reste pas longtemps sans réponse. La jeune femme cessant de jouer avec son pied sur le sol, pour te regarder.

- Je décris quelque chose qui devrait être impossible effectivement, si le monde tournait encore rond mais ce n'est plus le cas n'est-il pas ? Quelque chose que moi même, je prenais pour impossible avant d'en avoir la preuve de mes propres yeux, il y a quelques temps.


Vous pouvez ensuite voir la jeune blonde, froncer les sourcils pendant que Kaitlin s'adresse à Matt. Si elle se demande bien ce qu'il se passe, elle n'émet pas sa demande à voix haute. Et elle n'en aurait pas vraiment le temps alors que de nouvelles questions lui parviennent.

- Moi, je m'appelle Dakota Marlon et vous deux ?

Elle laisse quelques secondes de silence afin que vous compreniez que sa question n'est pas qu'un simple retour de politesse mais quelque chose qu'elle aimerait vraiment savoir.

- Sauf que moi, je ne viens pas de vivre une résurrection comme vous deux, ce qui explique que je vais parfaitement bien. Et non je ne vous ai pas drogués, si c'était le cas, vous pensez vraiment que vous seriez tranquillement allongés dans le sous-bois et avec des affaires près de vous ? Je suis plutôt celle qui vient de tomber sur vous deux et vous avez tout l'air d'être comme les autres avant vous. Vous avez essayé de regarder de possibles blessures, et je suppose que vous ne savez ni où vous êtes, ni comment vous êtes arrivés là et encore moins quand on est ?


Attendant vos réponses, Dakota continue de vous observer à tour de rôle sans pour autant se rapprocher de vous. Un peu comme si elle voulait vous laisser un peu d'espace personnel, ne pas vous oppresser plus que ses paroles ne peuvent peut-être le faire.

Matt Campbell

Anonymous
Invité
Ven 29 Jan - 21:23
Matthew ne se montra guère plus convaincu à l’entente des réponses de la jeune femme. A ses yeux, affirmer quelque chose comme une vérité factuelle pour l’avoir vu de ses propres yeux n’était en rien une preuve fondée et irréfutable. Combien de personnes avait-il ainsi croisé au cours de sa carrière, persuadées d’avoir vu et vécu des manifestations d’anges ou de démons ? La Foi comme les convictions pouvaient se montrer si aveuglantes parfois qu’elles en oblitéraient toute forme de bon sens. Ainsi, l’aîné Campbell ne pouvait se résoudre à accepter les faits annoncés, même s’il semblait en être lui-même la preuve vivante. Une réalité qu’il s’efforçait d’aborder avec de nombreuses réserves tout à fait fondées.

Ses émeraudes rivées sur la jeune blondinette, il ne s’était rendu compte de la présence de l’autre jeune femme auprès de lui que bien après, seulement quand elle prit la parole. Tournant lentement son visage vers la prénommée Kaitlin, il ne put réprimer un mince sourire, légèrement moqueur à l’écoute de ses mises en garde. Ne dissimulant ni sa surprise, ni l’éphémère amusement qui venait de le gagner, il passa sa main gauche dans sa barbe d’un geste lent et pensif, avant de lui répondre sur un ton égal.


« Matthew. »

Il avait commencé par répondre sobrement à la présentation de la demoiselle tourmentée, à son image, puis enchaîna en se tapotant la tempe de son doigt à quelques reprises. Un simple geste qui fit cependant résonner sa migraine sous son crâne.

« N’ayez crainte, j’ai un esprit scientifique et cartésien. Je n’accorde pas confiance et crédit aussi aisément. Ni à des inconnus, ni à de simples préjugés d’ordre capillaire. »

Fidèle à sa propre remarque, il avait délaissé Kaitlin pour se concentrer sur celle qui se présentait comme Dakota, puis se présenta à son tour, par simple retour de politesse en y mettant les formes les plus conventionnelles.

« Professeur Matthew Campbell. »

Puis, il l’avait laissé poursuivre, essayant de focaliser son attention et mémoriser les informations lâchées par Dakota. Il ne dissimula rien de sa surprise, une nouvelle fois, quand celle-ci avait mentionné l’existence d’autres “comme eux”, visiblement prédecesseurs à sa propre “potentielle” résurrection. Puis, Matt regarda le paysage autour de lui, cherchant à reconnaître un détail familier, bien en vain. La végétation, la température, l’atmosphère. Rien des éléments qui l’entouraient ne lui évoquaient le moindre souvenir, ni la moindre familiarité.

A nouveau en proie au doute et à l’incertitude face à l’inconnu, il dut se résigner à accepter son ignorance, et s’en remettre à la jeune Dakota pour l’éclairer de ses lumières, fussent-elles des reflets de mèches blondes.

« C’est exact. Je ne me souviens de rien, hormis de mon nom, les heures précédant ma mort et mon désir de retrouver ma soeur à San Antonio. Un peu d’aide ne serait donc pas de refus. »

Kaitlin Cooper

Anonymous
Invité
Sam 30 Jan - 21:13
Un peu rassurée par ce que l’homme m’avait répondu et de voir qu’il semblait assez lucide contrairement à ce que je pensais, j’étais cependant contrariée qu’il ne me croit pas sur le fait que les femmes blondes sont souvent les plus aptes à commettre des choses exécrables, surtout les fausses qui se teignent pour sembler plus désirables…

La jeune fille prit la parole juste après et je me sentais décontenancée par son étonnante sincérité. Cependant, toujours méfiante je ne veux pas être trop encline à croire qu’elle est l’innocente jeune femme qu’elle prétend être.

Et puis ce prénom, Dakota, le même qu’un Etat, elle en sait trop pour être honnête.

Mon collègue lui dévoile son prénom, ce à quoi je me refuse mais en même temps, étant donné ma situation actuelle où je suis aussi endolorie qu’après 3 jours de fêtes intense. Je me résous à le dévoiler pour qu’elle soit plus encline à partager avec moi des ressources ou des informations. J’ai l’art de me mettre les gens dans la poche normalement, je devrais encore y arriver.

-Moi c’est Kaitlin Cooper.

Dakota continua à parler, je doutais qu’elle nous ait drogués, je voulais juste la tester mais c’était quand même étrange qu’elle soit là près de nous à attendre notre réveil aussi fraiche qu’une rose.

Elle nous compare aux autres pour elle nous sommes comme eux, ce qui me vexe grandement car je suis plus une marginale que John Doe. Enfin, ça me rassure car je percute d’un coup qu’il y a peut-être une chance que Armstrong soit vivant, quelque part, pas si loin.

Cette idée m’envahit, et m’angoisse, il faut absolument que cette femme me fasse assez confiance pour me confier des informations ou au moins des ressources pour partir à la recherche de mon ami. Il devait être resté à Houston comme moi, puisqu’on est forcément à Houston.

-Je ne me souviens pas non plus de grand-chose, j’étais avec un ami avant ma mort, un homme noir assez costaud. Tu l’as peut-être rencontré ? On est à combien de temps du camp militaire de Houston ?

Je n’aime pas l’idée de lui donner autant d’informations d’un coup, mais je n’ai vraiment pas le choix et ça l’attendrira peut-être sur mon compte après ma première tirade virulente contre elle.

Mais le professeur parle et dit que lui était à San Antonio… Où sommes-nous encore tombés ?

Dakota Marlon

Anonymous
Invité
Dim 31 Jan - 23:37
Dakota vous adresse un grand sourire à tout les deux, à l'écoute de vos noms respectifs et en vous regardant tour à tour. Bien qu'en regardant vers Matt, une lueur de surprise passe dans son regard noisette, elle ne cherche pas à cacher que cela l'intrigue et encore moins son jeune âge qui lui fait répondre du tac au tac et d'un air enjoué et enfantin.

- Professeur de quoi ?

La jeune blonde perd très vite son air de gaieté et son sourire s'efface quelque peu alors qu'une nouvelle question arrive de la part de Kaitlin, la ramenant de plein fouet dans le sérieux de vos situations. Surtout en constatant à quel point vous ne savez rien du tout comme le démontre vos pensées émises à voix haute. Elle s'y attendait, sans nul doute mais cela lui fait malgré tout bizarre et se reflète sur son visage.

- Pour le où, vous êtes toujours au Texas mais par contre...

Dakota se stoppe avant de sortir les mains de ses poches, semblant compter sur ses doigts pendant que son visage exprime clairement qu'elle cherche dans sa mémoire, quelque chose qu'elle a apprit mais qui ne lui revient pas immédiatement.

- Kaitlin, vous êtes à peu près à huit heures de route de Houston et pour vous Matthew, je dirais six heures de route de San Antonio. Vous avez atterris ici à Snyder, une petite ville dans le nord-ouest de l'état et derrière moi, vous avez la propriété dans laquelle je vis, un peu à l'écart de la ville. Et le quand est plutôt facile à trouver, on est au mois de février 2035.

Si cela va vous surprendre, vous laissant douter de ce qu'elle vous dit, un simple regard sur la forêt vous entourant vous prouvera qu'elle dit bien la vérité. La végétation terne, les arbres ne portant aucune feuille ou à la rigueur une ou deux ayant virées au marron hivernal depuis un moment. Nul doute que vous venez de perdre plusieurs mois de votre vie entre le moment de votre mort et ce réveil incompréhensible.

- Et non, je n'ai pas vu d'homme ressemblant à votre ami mais je demanderais aux autres.

La jeune blondinette, dans une légère moue, remue des lèvres, un air sincèrement désolé sur le visage. La raison ? Vous avoir apprit cela ainsi, comprenant bien la déception que cela va engendrer chez vous après que vous ayez mentionné des personnes chères à vos cœurs ou du moins elle l'a compris de cette manière.
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