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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

[Camp Hope] Récits Quotidiens
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Le Vagabond

Anonymous
Invité
Sam 2 Avr - 19:38
Du 21 au 25 Février 2035.

En quelques jours, le camp avait beaucoup vécu. De nouveaux visages s'ajoutant à son effectif, d'autres déjà acquis mais pensés perdus revenant en vie des dangers du dehors, une dernière vie perdue définitivement en la personne du jeune asiatique et le besoin d'organisation et de préparation en tout genre.

Il n'y avait eu guère le temps de souffler au campement, ou un souffle de réflexion à défaut, si bien que la présence du Vagabond passa presque inaperçue, aussi bien du à l'activité qu'à son manque de présence en réalité. Car de ceux qui étaient arrivés le 21, qu'il soit question des nouveaux membres de la communauté ou des anciens ayant trouvé le chemin d'un nouveau campement, aucun n'aura pu certifier avoir rencontré le Vagabond, ou seulement aperçu de loin, une ou deux fois. S'il avait été très présent avant cela, profitant des couches confortables de la maison, se servant dans le garde-manger sans demander son droit et vagabondant - chose légitime dans son cas - de part et d'autre du nouveau camp à l'écart des autres, agissant pour ainsi dire en solitaire, il avait commencé à se faire de plus en plus discret et absent dans les jours suivants.

Concrètement, si Samuel et Jordan l'avaient croisé de nombreuses fois sans qu'il y ai vraiment eu de discussion, l'inconnu prétextant que le moment n'était pas venu de discuter tant qu'ils ne savaient pas ce que le reste de leur groupe était devenu et avant de s'être installé un minimum, Melody et Ivy avait eu l'agréable - ou désagréable - privilège de le côtoyer davantage. Mais même eux n'avaient pas eu de concrètes nouvelles depuis.

Sur la fin, lorsque Samuel aura souhaité le trouver pour lui ordonner une discussion qui n'avait que trop tardé, laissant l'impression encore plus incertaine sur cet inconnu et ses motivations toujours plus ombrageuses, comme ses prétentions, il ne l'aura pas trouvé. Du vendredi 23 au soir jusqu'au dimanche, il aura complètement disparu du campement et ne se sera pas présenté une seule fois, tout bonnement évaporé.

Et cela, ne fit que précéder l'attaque qui survint au dernier jour et à la dernière heure. Minuit sonnant en silence, où le diable s'était présenté sous la forme d'une horde venant encercler le camp...

Evènements

Anonymous
Invité
Sam 2 Avr - 22:23
Du 25 Février au 18 Mars 2035 - Ellipse temporelle


Trois semaines, c'est le temps qui passera à l'insu des survivants, dont le quotidien fut particulièrement oppressant et éreintant. L'armée des morts, forte d’innombrables soldats, avait envahi tout le secteur A et la plaine dans toutes les directions, s'étalant sur des kilomètres à la ronde. Cinq cent, mille, deux milles ? Il y en avait tant eu qu'il était impossible, raisonnablement, d'en faire un comptage approximatif, même pour un individu doté d'une capacité exceptionnelle à dénombrer sans compter. Durant toute la nuit du 25 Février, les survivants cloîtrés dans la maison du campement subirent la proximité excessive des rôdeurs qui venaient lécher les murs et faisaient un boucan monstre de râles, de grognements et de plaintes, allant et venant dans tous les sens en se bousculant souvent, mais sans jamais prendre conscience les uns des autres.

Le lendemain, épuisés par cette nuit sans sommeil ou presque, les survivants firent face à une présence toujours aussi invasive de ces monstres et devaient vivre dans le silence et l'appréhension la plus éprouvante, menacés à chaque instant d'une mort sanglante car ils le savaient pertinemment : toute tentative, même infime, de sortir de leurs murs ou affronter les morts était vouée au désastre. Durant les trois jours qui suivirent, la population des mort baissa dans la cour et dans les environs immédiats de la maison, mais le quotidien demeura oppressé, calme et cloîtré. Il aura fallu attendre une semaine entière, ceux qui avaient pu être absents le soir de l'attaque ne rentrant qu'à peine, eux-même piégés ailleurs si cela avait du être et ne retrouvant le camp que dans un sale état moral et physique, pour que la cour soit arpentée que par quelques rôdeurs isolés seulement, la quasi-totalité des morts s'étant dispersés aux quatre coins du secteur et de la plaine.

Là alors, ils purent commencer à sortir dans leur petit périmètre, nécessitant régulièrement de devoir abattre un rôdeur ou deux à chaque sortie, toujours dans la nécessité de silence au risque de rameuter de nouveau toute une horde qui n'attendait que la première occasion. Pour autant, la situation ne s'améliora pas vraiment : dans tout le secteur, les morts-vivants étaient toujours en surpopulation et s'ils avaient dû faire face à une semaine entière pratiquement sans nourriture, au point que la faim devint un vrai problème, même une obsession, c'est avec la plus grande difficulté qu'ils purent tenter quelques courtes sorties dans les environs pour chercher le moindre bout de pain rassis, la moindre plante et la moindre boite de conserve ou sachet de quelconque forme de nourriture pour s'alimenter, et ce fut toujours insuffisant, à peine de quoi survivre et certainement sans pouvoir vivre.

A mesure qu'ils s'essayaient à vadrouiller dans le secteur, forcés de sortir en groupe important et d'établir une stratégie millimétrée, risquée, pour une simple et relative collecte d'eau, se terminant systématiquement par une prise en chasse de créatures de parts et d'autres et rendant chaque retour au campement difficile et de justesse, ils constatèrent assez vite que la masse de rôdeurs s'étendait dans la grande plaine jusqu'aux abords de la ville même de Snyder, les rivières et l'ancien camp Jefferson, ainsi que la première zone de chasse, à la partie de plaine opposée jusqu'au second secteur de chasse. Des chasses qui furent proprement impossible à réaliser et bien que Melody s'était complètement remise entre-temps de sa blessure au bras, qui laissait tout de même quelques douleurs passagères et des sensations de gêne régulières.

Au bout de deux semaines seulement, tiraillés par la faim, manquant cruellement d'hygiène et de bien-être, un groupe composé d'au moins la moitié jusqu'à la totalité de l'effectif du camp, faute de pouvoir passer au travers de la vingtaine et plus de chasseurs sans vie sans cela, tombèrent sur une maison au centre du secteur qui révéla un véritable trésor : des quantités bénies de nourriture sèches et en bocaux, de l'eau bouillie en bouteille et des produits de soin, toutes ces ressources planquées et vraisemblablement abandonnées dans une cave dissimulée à coté de laquelle ils manquèrent de passer. Grâce à cela et bien qu'il fallut lutter férocement pour parvenir à rapporter ces ressources vitales au camp, ce qui valut de frôler la mort à certains d'entre eux à cause du nombre rapidement croissant de morts dans la zone, ils purent revenir en profiter à l'abri des murs de leur maison pour se consoler de la misère et de la frustration qu'ils avaient subies, s'offrant même le luxe d'accompagner leurs conserves de deux bouteilles de vin dénichées dans ce trésor.

Après cela et une soirée de réconfort bien méritée, ils retrouvèrent l'air nauséabond, perverti par tant de cadavres à proximité, une odeur qui avait de quoi filer des envies de recracher leurs maigres repas, et la précarité, épuisant leurs ressources qui avaient paru si importantes, en moins d'une semaine. C'est finalement après trois longues et pénibles semaines que le vaste rassemblement de morts se dispersa suffisamment pour que le secteur retrouve un calme presque équivalent à celui qu'il avait connu avant cette invasion. Les morts étaient toujours présents car on ne pouvait pas s'en débarrasser, plus nombreux même qu'avant l'invasion, mais maintenant les deux quartiers étaient de nouveau abordables et la plaine, accessible sans trop de danger. Les zones de chasses parurent également de nouveau ouvertes à des tentatives de récolte. Enfin, l'ancien camp Jefferson, qui avait été occupé par de nombreux morts jusqu'ici, ne voyait plus que quelques rôdeurs isolés y errer.

Après trois semaines, leurs chances de survie semblaient de nouveau acceptables. Maintenant, avec tout ce temps perdu et un campement toujours aussi fragile qu'au départ, manquant de nourriture, d'eau, de produits, de matériel... de tout, il fallait établir les priorités, les objectifs et trouver un avenir dans tout ce malheur. Par ailleurs en trois semaines, il n'y eut pas une visite extérieure d'aucune sorte, sans doute que les morts avait dissuadé quiconque de s'approcher du secteur.


Eléments scénaristiques:
 

James F. Everett

Anonymous
Invité
Lun 4 Avr - 22:35
Au cours de l'ellipse - du 25 Février au 18 Mars.

Était-ce un amusement cruel pour une entité supérieure quelconque ? Une punition de Dieu ? Un hasard oppressif ? Si pour certains c'était une première, dans le cas de James, voilà déjà deux fois qu'il s'était retrouvé piégé, dans un avion durant deux jours la première fois, dans un appartement durant quatre interminables jours la deuxième fois, et maintenant, quelques jours plus tard à peine, il se faisait piéger à nouveau dans le camp même ? Ça en devenait terriblement pénible et si la première nuit, il resta éveillé et terrifié, aux aguets de ce qui pourrait arriver sans que l'adrénaline ne semble retomber, il sombra très vite par la suite dans une lassitude infinie quand il comprit qu'ils ne seraient pas attaqués, bien pire que cela, il seraient piégés avec un risque de tous les instants de se découvrir par erreur et se faire tuer, le petit plus insupportable pour cette fois.

La première semaine, ce fut un vrai calvaire. Entre l'attente, la crainte et la faim, inutile d'en décrire tous les détails si ce n'est qu'il se sentit de nouveau torturé, de la même manière et pire encore que les précédentes et si le fait d'être dans leur nouveau campement en présence d'Elizabeth et de son groupe, dont le caractère précieux prenait alors tout son sens, l'aidait à tenir le coup mieux que la dernière fois, la chose n'en était pas moins accablante à souhait. On ne pouvait parler d'extrême car il commençait à devenir un expert en la matière, ironiquement et avec une vision dont le sens de l'humour se faisait bien noir, mais d'une certaine façon c'était cela.
Quand il fallut passer le temps, il le scinda en quatre activités bien distinctes : tourner en rond et faire sa part de guet à observer les morts s'entasser tout autour de la maison ; passer du temps avec Elizabeth à se réconforter, s'embrasser, se câliner et même coucher pour oublier et pour s'offrir un peu de bien dans toute cette misère puisqu'ils conservaient malgré la situation l'intimité de leur chambre ; se reposer pour passer le temps et faire face à ce manque d'activité et d'air qui l'épuisait ; et le plus important, il prit en charge à lui seul toute l'armurerie et s'occupa du nettoyage et de l'entretien de toutes les armes à feu qui s'y trouvaient, une par une, prenant le temps et l'attention de faire les choses bien en confirmant ses impressions d'avoir retrouvé ses capacités à ce niveau-là.

Plus le temps passait, plus il retrouvait ses connaissances passées et cela était aussi évident que ça lui venait bien plus vite à la redécouverte qu'à l'apprentissage de ses souvenirs. Démonter, nettoyer, vérifier, remplir les chargeurs et remonter dans les règles de l'art, comptant l'ensemble des munitions présentes pour garantir l'optimisation des stocks et des armes. En conséquence, il procéda à l'entretien des armes suivantes : Beretta M - 21 (bobcat) x 2 ; Beretta 96 ; Heckler & Koch MO5/40 x 6 ; Remington model 870 "Wingmaster" ; SIG-Sauer P226 ; Super Black Eagle II Shotgun.

Profitant du temps et de l'attente de cette situation qui peinait à se débloquer, cherchant à oublier la faim qui grossissait, il alla à la rencontre de Jena, Melody et sa Elizabeth pour récupérer toutes leurs armes et procéder aux mêmes soins manuels, le principe restait le même : démonter l'arme pour vérifier et nettoyer chaque pièce, vérifier et garnir les chargeurs avec des munitions adéquats et finir par remonter l'arme une fois comme neuve pour le plaisir de leurs propriétaires. S'ils acceptèrent, il put entretenir également : Heckler & Koch VP70 ; Micro Uzi ; FN Five-seveN ; SIG Sauer P226.

Nul doute que l'entretien lui prit suffisamment de temps pour occuper son esprit, faisant des allers-retours très attentifs au rez-de-chaussée pour les armes qu'il n'avait pas avec lui afin de remonter toutes les armes à feu et les boites de munitions qui y seraient restées. Durant la deuxième semaine, quand tout le monde aura été à priori réuni et que des possibilités de sortie se présentèrent, il put compléter son emploi du temps astreignant avec quelques tentatives approximatives de trouver de l'eau et un peu de nourriture, se sentant l'attitude d'un mendiant à la recherche du moindre quignon rassis que les morts l'autoriseraient à récupérer et qui serait une triste bénédiction. En parallèle et bien qu'il se sentait plus faible et moins concentré, il s'efforça tout de même de solliciter Samuel pour qu'il lui confit ses armes : Revolver S&W M10 & AK-47 qu'il était en mesure d'entretenir et nettoyer également, vérifiant de nouveau leurs chargeurs. Sur cette deuxième semaine et sur sa lancée si Samuel lui aura confié ses armes, il aura tout reprit de zéro en entretenant une seconde fois l'ensemble des armes citées. Si la première fois avait été une nécessité, par besoin immédiat ou anticipation, la seconde avait été par prudence et perfectionnisme, mêlées d'une méthode comme une autre pour s'occuper.

Après deux semaines, oeuvrant aux cotés du groupe pour toutes les sorties nécessaires en usant de poings américains récupérés dans l'armurerie du débarras pour combattre les créatures au corps à corps sans prendre de risques et avec beaucoup de prudence, usant de même de son Desert eagle en dernier recours quand il fallait se battre du mieux possible pour échapper à la mort, la découverte du stock de nourriture fut un vrai soulagement et il put manger à sa faim, se sentant passer de mendiant risible à roi de son monde, s'offrant une toute petite quantité de ce vin qu'ils avaient déniché, sachant que deux bouteilles ne suffiraient pas pour tout le monde. C'était déjà ça, retrouver l'arôme de ce breuvage de luxe aujourd'hui plus encore qu'avant.

La troisième semaine, après un troisième et peu utile mais non rejetable entretien de toutes les armes du campement dans l'absolu si les possesseurs acceptaient de les lui confier à nouveau, soucieux de se préparer à agir une fois que l'immense armée de morts-vivants, qui semblait s'amenuiser de plus en plus au point qu'il put soutenir ses camarades à tenir et nettoyer la cour de la maison des mangeurs de chair isolés, il établit une vrai stratégie d'équipement minutieuse avec Elizabeth, bien décidé, lui et sa compagne, à former un duo efficace et inséparable capable de renverser la tendance trop commune jusqu'ici de subir la survie comme elle venait. Il lui confia alors son FN FNC, son gilet pare-balles et tout son kit de supplément armement, afin que sa bien aimée ait les outils pour se spécialiser dans le combat à distance et les tirs sécurisés et silencieux, ce qui rassura l'ex-militaire de savoir sa si belle sirène d'ébène vouée à rester du mieux possible à distance du danger de ce fait.

Tandis que lui s'équipait du gilet-tactique, facilitant le porte de son talkie-walkie, il récupéra aussi un Heckler & Koch MO5/40 qu'il mit en sac à dos avec une Boite de munitions gros calibre, s'ajoutant à ses Poings américains récupérés, souvenir symbolique et précieux de son retour à la vie qu'il tenait finalement à retrouver, et son Desert Eagle, ce qui lui octroyait la spécialisation du corps à corps, la charge de la communication pour le duo et l'aptitude à assurer des tirs d'urgence grâce à son puissant revolver. Le pistolet-mitrailleur, laissé en réserve, devait permettre de déployer rapidement une puissance de feu plus importante en cas de coup dur. Avec cette nouvelle organisation, l'ex-militaire et chirurgien eut la conviction qu'ils seraient maintenant aptes à faire face à ce qui se trouvait dehors et le plus important, à pouvoir rapporter des ressources essentielles ou simplement utiles au camp plus rapidement et sûrement.

Loin du simple but de pouvoir tuer, cette stratégie visait surtout à ne plus se mettre autant en danger et à s'impliquer davantage dans la survie du groupe et de leur campement, car James, du fait des événements passés entre la débâcle de l'ancien camp et cette enfermement dans le nouveau, avait trouvé l'illumination, la réponse à ses plus importantes questions : que devenir dans ce nouveau monde ? Quel rôle avoir ici bas ? A quoi tenait-il vraiment ? Et quel avenir pour leur groupe ?
Il le savait à présent, s'il avait des capacités pour se battre et oeuvrer à la protection du campement, c'était avant tout dans son rôle de médecin qu'il pourrait s'accomplir, car c'est ce qu'il était, un médecin-chirurgien à qui le destin avait confié un pouvoir miraculeux de guérison qu'il devait considérer prioritaire. Sa colère était toujours là, c'était indéniable, cette rage envers le monde entier de ce qu'il était devenu et de ce qu'il l'obligeait à subir et faire subir, mais il ne voulait plus n'être que colère et mélancolie, il voulait retrouver la raison et devenir un homme de raison, il avait bien l'intention de faire son maximum en ce sens et pour se faire pardonner auprès des siens de ses erreurs passées. A bout de cette troisième semaine, la disparition de cette armée invasive affirma tous ses espoirs et ses nouvelles convictions : c'était possible et le moment était venu de le prouver. Ses objectifs étaient plus clair que jamais et enfin, il savait exactement ce qu'il avait à faire.

Son groupe, son camp, sa raison, sa compagne adorée, son rôle à tenir, cette nouvelle vie qui pouvait être meilleur. Jessica serait sans doute fière de lui.

Kyle Collins

Anonymous
Invité
Mer 6 Avr - 17:30
Du 25 Février au 18 Mars.


Trois semaines à se tourner les pouces, à arpenter de long en large cette maison beaucoup trop étroite pour le nombre de personne à y habiter. On se marchait presque littéralement les uns sur les autres, les regards inquiets braqués sur les fenêtres, espérant chaque jour que celui-ci serait le dernier à nous voir ainsi enfermé, et chaque tombée de nuit, la même rengaine. L’anxiété, l’angoisse, la fatigue, la crainte, tout y passait, et je n’étais pas le dernier.
Posté au dernier étage, j’observais ces armes biologiques errer dans la cour et le jardin, à piétiner les tentes qu’on avait déployé, à frôler les murs, à patienter que l’un de nous fassent une erreur. La pression était montée, presque insoutenable, tandis que je me retenais de déployer les armes et de les anéantir, un par un.

J’ignore comment, et aussi grâce à qui, je m’étais retenu de le faire les premiers jours, mais ça a entamé ma patience et mes nerfs, me rendant comme un lion en cage, à arpenter ces maudites fenêtres qui ne faisaient que renvoyer le reflet de mon visage toujours plus tiré. J’étais dans les premiers à sortir de cette prison de murs, étouffant et oppressant lorsque cela devenait vitale. J'avais faillit y laisser ma peau d'ailleurs, le retour se révélant plus dangereux encore qu'à l'aller.

Armé de mon arc et des quelques flèches, limitées, qui étaient à ma disposition, j’avais tenté de faire un peu de nettoyage pur et simple, constatant avec une assez grande colère à quel point mes doigts, mes mains ou même ma vue me trahissait ; fut un temps j’étais capable d’aligner une cible à plus d’un kilomètre de distance au sniper pour un tir létal, et maintenant quoi ? J’en étais réduis à ne plus savoir manier un simple arc à poulie à quelques mètres ?
Ce constat ne freina pas ma volonté, bien au contraire, me motivant à chaque fois à perfectionner mes tirs, récupérant mes flèches avant de recommencer. Il en valait de notre survie à tous, nos stocks de nourriture nous poussant à la diète. Heureusement que je n’étais pas seul.

La troisième semaine, les ressources s’épuisaient à vitesse V – V’, malgré la dernière découverte et bientôt, nous n’avions à nouveau plus rien pour subsister.  
Heureusement, à terme, les morts avaient finalement décidés de nous laisser en paix, et j’étais personnellement convaincu d'en profiter.

Lundi Dix-huit Mars, je me suis équipé pour partir en patrouille et rechercher de ressources. L'amurerie n'offrait pas un large choix, mais c'était suffisant.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Jeu 7 Avr - 19:25
- Du 25 Février au 18 Mars -

La nuit aura été longue, très longue, Melody ayant malgré tout trouvé refuge dans les bras de Johann, chose qu'elle n'aurait jamais imaginé encore quelques heures avant même s'il ne s'est rien passé de plus que d'avoir une présence contre elle. Quand bien même cette présence est un homme plutôt attirant, il ne lui est pas venu à l'esprit de le voir ainsi cette nuit là en temps normal peut-être mais pas là. Passant là nuit blottie contre lui avec son louveteau niché également contre elle à réfléchir à ce qu'il s'est passé en pleine nuit, l'arrivée massive des rôdeurs qui continuent à se faire entendre mais aussi le problème avec ses yeux. Ressassant les faits et les choses, se les passant au ralenti n'ayant eu d'autre choix que de laisser James la regarder malgré son garde du corps roux qui a voulu qu'elle ait de la tranquillité. Pourtant le médecin sera le seul -en plus de Johann- qui aura eu le droit au récit de ce qui est arrivé à sa vue, sait-on jamais qu'il y trouve une explication rationnelle et rassurante. Kyle et Jena seront aussi passé la voir, renvoyés par Johann après quelques mots pour les rassurer.

Le lendemain l'ambiance était étrange entre Johann et Melody si elle, elle savait pourquoi elle était ainsi, la brune ne pouvait deviner les pensées du rouquin et la situation extérieure ne se prêtait pas à ce genre de conversation, celle pour mettre les choses à plat. Après tout ils devraient avoir le temps de le faire plus tard. Pour autant le moment n'arriva pas pendant ces longues semaines où ils durent rester pratiquement cloîtré dans la maison, trop de stress, de nervosité. Trop de questionnements sur leur avenir à tous pour qu'un sujet pareil trouve sa place au milieu de leur quotidien. Malgré cette constatation et régulièrement elle surprit Johann à la surveiller de près ou de loin, lui donnant l'impression qu'il voulait la protéger d'une manière ou d'une autre. De son côté la brune sera restée aimable avec lui sans pour autant chercher un contact de trop rapproché avec lui.

Ces longues semaines furent aussi un enfer pour elle et pour plusieurs raisons. La première étant qu'en voulant entretenir son arme à feu, les blessures de son bras et épaule gauche l'empêchèrent de démonter et remonter l'arme. Melody devant se résoudre à confier son SIG Sauer à James pour qu'il l'entretienne et cela quand il sera venu lui demander s'il pouvait le faire, visiblement il voulait le faire pour tout le monde d'ailleurs. La seconde raison étant que la brune se sentait enfermée, prise au piège, comme tout le monde certes mais elle qui est tellement habituée à ne séjourner dans un lieu clos que le minimum possible, elle le vivait très mal d'autant plus en voyant les réserves de nourriture diminuer, son impossibilité à aller chasser. Choyant les quelques moments pendant lesquels ils purent tous sortir et aller en quête de provisions et cela même s'ils durent partir tous ensemble ou presque. Passant également du temps à surveiller les extérieurs et à monter la garde même de nuit, redoutant au départ ce qui se produisait dans ses yeux, s'y habituant petit à petit, découvrant certaines nuances dans la luminosité nocturne. Enfin s'y habituer est un grand mot mais elle ne pouvait lutter contre, s'y résigner serait même plus juste même si elle ne pouvait s'empêcher dans ces moments là de repenser à une parie du discours de Matthew sur les différences entre les "ressuscités" et les "autres".

Adam West

Anonymous
Invité
Ven 8 Avr - 16:16
Avant et durant l'ellipse - du 23 Février au 18 Mars.


Ces trois putains de semaines furent pour le grand gaillard, une véritable mise à l'épreuve. Après son retour d'excursion seul bien qu'il était parti à l'origine avec Ivy et Jordan, constatant d'ailleurs qu'ils rentrèrent séparément, il n'avait eut aucun scrupule à se servir dans les stocks en profitant d'y faire quelques dépôts. Un sac de couchage qu'il installa dans le dressing où il était amené à cohabité avec un chauve dont il n'avait pas le nom, du papier toilette (la convoitise de tous, avouons-le), un grand sac pour y mettre tout ce qu'il prenait et surtout, des armes. Des armes blanches, des armes à feu, des munitions gardées de ce qu'il avait pioché dans cette voiture défoncée mais très profitable pour lui, il avait trouvé particulièrement intéressant de se garder la pelle.

Un bel outil, pour combler ses envies et ses lubies, entre autres, de quoi garnir ses excès à venir d'une touche fort enivrante. Sa plus belle trouvaille restait le superbe Tomahawk qu'il avait chopé et baptisé Eve, faisant de cette arme sa nouvelle compagne et meilleure amie. Après ça, il s'exerça à l'usage de Eve plus que du reste, qui servait avant tout à combler par le nombre et la puissance armée son manque de capacités du à sa soit-disant mort, qu'il n'expliquait toujours pas il est vrai, surtout depuis qu'il avait subi cet espèce de phénomène bizarre et douloureux à la caboche.

Cependant et malgré tous ses nouveaux jouets, il en vint rapidement à s'ennuyer dans cet endroit tellement exposé et facile d'accès que c'était un véritable appel au viol. Le dimanche en milieu d'après-midi, il décida de quitter les lieux en solitaire avec son matos et alla se balader dans le quartier à la recherche des vivres, ou plutôt, de douceurs. Il n'avait toujours pas pu se faire un bon gâteau ou se goinfrer de chocolats, de bières, de bonbons, d'apéritifs, d'olives, d'un bon whisky... bref, tout ce qui rendait la vie bonne à vivre, ça et les belles paires de fesses bien rebondies, les seins fermes et les bouches aussi gourmandes que lui. Depuis ce matin du 25 Février, il avait été prit d'une envie de glace et même s'il n'en était pas à croire qu'il allait trouver un frigo en fonction dans une de ces résidences de bourge avec quelques pots de Ben & Jerry's pleins, il souhaitait férocement combler son besoin de sucre et de saveur qui le changerait des conserves froides.

Il y avait passé des heures dans le quartier, à se faufiler - grossièrement, ou courir, plaçant quelques coups de pelle hasardeux pour se frayer un chemin, il n'avait pas cherché la baston, c'était vraiment pas le jour et malgré tous ses efforts, il ne trouva rien, finissant par piquer une colère dévastatrice à l'étage d'une des baraques. Dans tout ce foutoir, il mit tout de même la main sur deux choses plaisantes : une paire de lunettes noires très classes et de marque, et une chaîne en argent sur laquelle était présentée une patte de dragon encore plus classe et imposante, de la même matière. Celui qui avait vécu ici n'avait sans doute pas été le plus pauvre du secteur mais aujourd'hui sûrement mort, tout ce qui se trouvait là appartenait en conséquence au Son of Chuck.

Sur les coups de minuit, quand il sortit de la maison pour rentrer, il tomba sur le spectacle le plus horrifique et impressionnant depuis son réveil : des légions de morts-vivants envahissant tout le secteur. N'ayant d'autre choix que de retourner se planquer à l'intérieur, il dut barricader en silence et se retrouva prit au piège et bordel, quel piège : ça dura une semaine. De galère, d'attente et surtout, pratiquement sa bouffe et avec très peu d'eau. Il en avait la rage et n'avait eu qu'une envie, c'était tout péter dans cette baraque, sortir et foncer dans le tas, du moins au début parce qu'après trois jours, il était claqué, de toute façon le moindre bruit aurait soldé son retour chez tonton Jésus et honnêtement, s'il n'avait pas peur du risque, il n'était pas pressé pour autant de crever, surtout dans ce coin paumé comme une merde. Non, il prit sur lui et attendit, et attendit... et attendit encore.

Après une semaine de torture mentale et nutritive, il se rendit compte au prix d'un effort laborieux qu'à l'extérieur, la population de fils de putes, d'enfoirés de leur putain de race de merde, avait diminué et ramassant sa carcasse et ses affaires, il attendit l'occasion pour sortir et rejoindre le camp. Il finit par y arriver, débordant d'amertume et de colère, le visage crispé et les lèvres closes, pour le coup il n'avait rien à dire - une première. Il en avait tellement gros qu'il participa activement à la recherche de bouffe et d'eau, mais surtout, voulait sortir pour exploser les crânes de ces salopards coûte que coûte, se défouler, leur faire payer leur chianterie. S'il détestait déjà les rôdeurs, à ce stade la haine n'avait plus de limite et c'est tout ce qu'il voulait : les défoncer.

Finalement, lorsqu'ils purent nettoyer quelques restes dans la cour pour la libérer, il y a alla de bon coeur avec sa chère Eve, dévoré par l'envie de bouffer tout ce qui leur passerait sous la main, exécrable au possible, bien plus qu'au début - oui, c'était faisable. Songeant même à se faire une cuisse d'Elizabeth, d'Ivy ou de Jena à force. Puis, quand ils découvrirent dans une baraque la bouffe et le vin, il s'en donna encore plus à coeur joie et retrouva finalement de sa bonne humeur, soulagé de se remplir le ventre même si ce ne serait pas suffisant.

Après le départ de cette armée de morts et le retour des espoirs pour le camp retrouvé, son éventail d'envies était clair : cacahuètes, olives, biscuits, tablettes de chocolats, chips, alcool, soda... bref, il voulait de la nourriture, de la bectance, du solide et il en avait un besoin bien plus légitime et supérieur que tous les autres gus de cette communauté misérable et miséreuse. Ce qui le faisait particulièrement rêver ? Un Twinkie, délicieuse génoise fourrée à la crème créée en mille neuf cent trente par Hostess, plus savoureux que la panoplie de Kinder, même s'il ne cracherait certainement pas dessus.

Jordan Getz

Anonymous
Invité
Dim 10 Avr - 11:13
Du 23 Février au 18 Mars 2035


Notre sortie à l'ancien campement ne s'était pas trop mal passée, si on oubliait le fait que j'avais perdu ce poignard et que j'étais rentré seul dans mon coin au campement, avec le camping-car de Melody cependant. Mais la chose la plus étrange était ce qu'il s'était passé en plein milieu de la forêt, un cadavre avait failli me tuer, lorsqu'il avait été ralenti, ce qui m'avait sauvé la vie. Ce phénomène ne pouvait que m'intriguer. Est-ce que c'était ça mon pouvoir de ressuscité ? Cette sensation de... Comment définir ça ? Un doigt dans une prise électrique ? C'était étrange. De ce que j'avais pu entendre, les autres avaient eu des migraines à chaque utilisation de leur pouvoir, plus ou moins violentes d'ailleurs. Est-ce que c'était différent pour le « déclenchement » ? Est-ce que j'étais différent des autres ressuscités ? Des questions que je me posais en boucle lors de mon retour. Je n'en avais parlé à personne, je me posais trop de questions, et j'avais trop peur des réponses.

Mais si c'était bel et bien le cas, si c'était bel et bien mon pouvoir qui s'était déclenché à ce moment là, cela voulait dire que cette voix que j'entendais, ma voix, n'était pas un don, n'était... rien ? Un tour joué par mon imagination ? Non, j'avais du mal à le croire, bien trop de mal. Ces cauchemars, ces mots, ces conseils, rien ne de tout ça ne pouvait avoir été créé par mon imagination. Non, ce n'était pas possible, tout cela semblait trop réel, même si je l'avais voulu, comment aurai-je savoir quoi faire dans chacune de ces situations ? Comment cela aurait-il pu me sauver alors que j'étais en plein état de panique ? Ma conscience ne pouvait pas travailler ainsi, elle ne pouvait orienter mes choix alors que mon esprit était embrumé par la terreur et la crainte. C'était trop, surtout pour moi, je n'étais pas capable de cela. Ces deux choses venaient de moi, je le savais, je le sentais.

Je réfléchissais trop, bien trop. Certaines théories créationnistes traversèrent mon esprit pendant de longs moments, moi qui était athée au plus haut point. Personne n'avait pu récupérer mon cadavre au moment de ma mort, et même si quelqu'un l'avait fait, les chances pour que ce soit quelqu'un d'assez altruiste pour rendre la vie au premier mec tombé devant lui étaient plus que nulles. Et pourquoi je me serai réveillé à la ferme dans ce cas là ? Non, je balayais bien rapidement la thèse du savant fou. Je m'orientais cependant vers d'autres hypothèses qui semblaient plus folles que fondées pour quelqu'un d'extérieur à moi et... ma conscience. Est-ce que Dieu existait réellement ? Est-ce que c'était lui qui m'avait ramené à la vie ? Me donner une seconde chance ?

Si c'était bel et bien le cas, pourquoi moi ? Des tas de gens méritaient bien mieux ce cadeau que moi. Je n'avais jamais cru en Dieu, je n'avais jamais été quelqu'un de bon, cela ne pouvait pas être un cadeau, et si Dieu était bel et bien l'auteur de tout cela, il ne choisirait pas les gens au hasard. Et si tout cela n'était pas un cadeau mais une punition ? Pour me faire vivre l'enfer après que le monde soit tombé ? Etais-je quelqu'un de si mauvais que ça ? Non. J'étais persuadé que non. Et si c'était le cas, pourquoi il y avait tous ces gens ici ? Pourquoi je ne voyais pas un ramassis de criminels et d'autres monstres ? Est-ce que certains d'entre nous étaient là car la Mort était bien trop douce ? Est-ce que d'autres étaient là pour avoir une seconde chance ? Si Dieu existait, il n'aurait pas fait ça, et si c'était le cas, c'était bien un tordu.

Me vint ensuite la thèse du pur hasard. La plus probable, la moins farfelue. Une mutation génétique ou une connerie dans ce genre qui avait sauvé des gens perdus comme moi ici où là ? Je n'y connaissais absolument rien en sciences, et c'était pour ça que je pensais que c'était l'hypothèse la plus plausible. Je n'avais aucune explication, personne n'en avait, et personne n'en aurait jamais. C'était un constat simplet, très frustrant, mais je ferai avec. Enfin non, je ne ferai pas avec. Pourquoi j'entendais une voix dans ma tête si mon pouvoir s'était déclenché dans la forêt ? Est-ce que lors de la résurrection quelqu'un avait fait la connerie de foutre deux âmes dans un corps ? Dans mon corps ? Est-ce que j'étais le seul à entendre une autre voix ? Qui était la mienne d'ailleurs ? Est-ce que c'était ma conscience d'ailleurs ? Tout était possible et imaginable, absolument tout. Surtout lorsqu'on avait eu droit un apocalypse de morts-vivants, à des résurrections, et à une panel de pouvoirs tous aussi étranges les uns que les autres. Le croisement de Superman et de Jesus. C'était ce que nous étions ?

J'arrêtais d'y penser lorsque j’arrivais au camp pour déposer les affaires que j'avais sur moi, les clés du camion, la paire de jumelles, et même ma hache. Trop peu pratique en forêt, et puis j'avais besoin de mes deux mains pour l'utiliser, elle était complètement inutile lorsque je m'en étais servi contre cette femme. Je prenais les deux machettes qu'il y avait en stock. Plus maniable, plus simple d'utilisation même si je n'avais jamais utilisé de lames de cette longueur, je sentais qu'elles me seraient bien plus utiles que cette hache, et puis je serai bien plus mobile avec, c'était un avantage indéniable. Alors que j'avais un nouvel arsenal, je rendais ses clés à Melody, clés qu'elle pourrait insérer dans la fente du démarreur à présent. J'étais content de moi, d'avoir pu lui faire ce plaisir après tout ce que nous avions traversés. Mais ce questionnement sur ce qu'il nous était arrivé ne faisait que se présenter à moi et se représenter à ce que j'étais, un jeune homme perdu dans un monde inconnu qui était pourtant le sien.

Je ressassais sans cesse durant quelques jours, allongé sur mon lit toute ces théories les plus farfelues les unes des autres alors qu'un soir vinrent une horde de cadavre, comparable à celle qui avait dévasté notre ancien camp. Est-ce que c'était la fin ? Encore ? Nous avions étés obligés de rester cloîtrés en intérieur alors que nous manquions cruellement de vivres. Et l'estomac vide, l'esprit ne tournait plus rond. Je l'avais appris à mes dépens alors qu'au bout d'une dizaine de jours, je commençait à penser à tout cela, rêver encore et encore de la même hantise que m'inspiraient ces cadavres ambulants. Mourir dans mon lit, dévoré vivant, ou pire, dévoré par les miens pour satisfaire leur faim. Je perdais les pédales. Je pétais les plombs, je sursautais à chaque pas que j'entendais, je me méfiais de tout monde. Ce n'était pas de la prudence, c'était une paranoïa. Je le savais, et pourtant, je ne pouvais m'empêcher de repenser à tout ça, mourir de la main des miens. Est-ce que c'était si invraisemblable que ça ? J'en avais bien peur. Je restais assis sur mon lit, sans dormir, une machette à la main. Je gardais une machette sous mon matelas, et quand je dormais, je conservais ma machette sous mon oreiller. J'en gardais deux sous la main. J'étais effrayé des autres, bien plus des vivants que des morts.

Je n'étais pas parti dehors avec les autres. Trop peur de ce qu'il aurait pu se passer, non pas à cause des morts non, mais à cause des vivants avec lesquels je partageais le toit. C'était une crainte démesurée qui s'installait en moi. Celle de voir toutes ces personnes debout à côté de mon lit pour me découper en morceaux. J'étais complètement effrayé. Je ne dormais que lorsque le sommeil m'obligeait à m'allonger, je restais assis au bord de mon lit à imaginer le pire des scénarios possibles à chaque instant.

L'équipe qui était partie avait ramenée de grandes quantités de nourriture et d'eau. Cela avait remonté le moral des troupes, mais surtout le mien, qui ne craignait plus de me faire découper en morceaux en pleine nuit. Mais nous restions cloîtres en intérieur, et la faim revint. Sans que personne ne puisse rien y changer. J'étais affaibli, mort de faim, et j'aurai pu mourir de manque de sommeil sur place. Bien heureusement, les morts étaient repartis, et après trois semaines en intérieur, bloqués et coincés comme des rats, nous pouvions sortir, et mon moral grimpa en flèche dès lors que je revis les rayons du Soleil. Il fallait trouver de la nourriture et vite, sinon j'allais vite finir par sombrer dans cette paranoïa qui m'avait asservi pendant cette enfermement.

Johann Libert

Anonymous
Invité
Lun 11 Avr - 23:29
22 au 25 février.

Après notre retour du soir précèdent qui n’avais pas été à hauteur de ce qu’on pouvait en espérer, j’avais passé la nuit tant bien que mal dans la maison. Mais le lendemain, après avoir mis la main sur Liz pour lui rendre son fameux VP70 dont je ne me serais finalement pas servi (et tant mieux, me disais-je), j’avisais rapidement une tente placée au dehors et m’enquis d’une possibilité de partage. Pas que je ne veuille pas dormir en intérieur, non, mais bien plutôt que, de une, les chambres étaient occupées et je n’avais pas besoin d’en plus aller emmerder des couples, et de deux je me sentirais plus à mon aise à l’écart des autres, j’étais pas forcément très sociable, dans mon genre, malgré les apparences. Je m’installais donc avec Kyle avec qui je ne partageais que le minimum vital de compagnie, entre « salut » le matin et « salut » le soir.

Les quelques jours suivants, je fis le tour de mon nouvel environnement de jeu. Au moins, cette fois, ça ne tombait pas complétement en ruine, ce qui pouvait être vu comme un progrès. Même si ça avait déjà été fait, je fouillais l’annexe, surtout pour m’occuper, en fait, et en déduire qu’il n’y avait là que de monstrueux déchets inutilisables, mais je ne m’attendais pas à plus. Avec la fuite du motel, j’avais l’impression que la moitié des ressources étaient restées là- bas, histoire de dire que c’était vraiment la dèche. Je me voyais vraiment largement inutile. Et malade, encore, aussi. Je me forçais à rester au calme pour ne pas laisser prise à une rechute. Et puis, si je restais pas mal dans mon coin, c’était aussi pour calmer la douce sensation merdique de manque. Samuel avait eu la bonne idée – que je ne pouvais pas lui critiquer – de refiler toute la réserve de cigarette. Du coup, je faisais sans. Et j’appréciais pas. Alors, pour ne pas risquer de me passer les nerfs sur les autres, j’évitais de tenter le diable.

A côté de ça, corvée d’eau, corvée de ci, corvée de ça, ça rythmait suffisamment les journées. Jusque à cette fameuse nuit…

Ellipse - Du 25 Février au 18 Mars 2035

On avait survécus à l’invasion. Plus qu’à attendre, un jour, encore un autre, puis un autre, tous pareils. Je n’allais même pas regarder par les fenêtres. A quoi bon ? Je savais ce que j’y verrais. Encore. J’avais déjà vécu ça, pendant ces quatre jours sur le toit du centre. Je les entendais bien suffisamment. Certains d’entre nous ne pouvaient pas s’en empêcher ; je ne voyais là rien qui soit de nature à rassurer. Régulièrement, je faisais le tour de l’étage, ou de la chambre à Mélody et Jordan dans laquelle je m’étais installé par contrainte plus que par choix, et je tournais en rond.

La peur au ventre en continu, rapidement la soif et la faim après quelques jours. Et quant à se laver… On pouvait oublier, eau rationnée. Obligé de faire le moins de bruit, toute la journée, toute la nuit. Je ne savais pas ce qui était pire à supporter. Cette absence d’autres sons que ceux en provenance « d’eux », la promiscuité, le manque de nourriture… Je n’en pouvais plus d’être obligé de rester à partager un seul étage avec tous ces gens, ça me tapait sur la système. Moi qui n’aimais rien tant qu’être seul, isolé, à faire ce que je voulais, il n’y avait rien de pire que d’être coincé en communauté H24. A petite dose, pas de soucis, mais là…

Pour ne plus penser à tout ça, mon occupation favorite, à part essayer de plus ou moins dormir d’un sommeil habité par des rêves et cauchemar dont je ne me souvenais jamais, était de me plonger dans les quelques photos de l’autre monde qu’il me restait et de m’y perdre. Mes deux anges… Pour sûr qu’elles m’aidaient à tenir. En attendant que j’y passe à mon tour, ce qui arriverait fatalement. 4 jours. 5. 6… C’était pire que le centre commercial. C’était toujours plus dur de croire qu’ils allaient finir par s’en aller. Je devais me retenir pour ne pas péter un plomb, à certains moments, à d’autre j’étais en plein abattement.  

Le départ de la horde sonna comme un véritable miracle. Pour un peu, j’aurais repris confiance en Lui. Je ne fus pas de la première expédition à l’extérieur, mais je ne laissais pas passer les suivantes. Ils avaient besoin de bras pour récupérer ce qu’on pouvait trouver, pendant que d’autres devaient sécuriser le passage. Une horreur… Je ne comprends pas comment ça se fait qu’on n’ait perdu personne. Mais le butin en valait la peine. De quoi nous remonter et le mental, et le physique. Jusqu’à ce jour, enfin, où leur nombre nous permis de reprendre une vie presque… normale ? Ca se dit encore, ça ? Une vie normale ? Bref, c'était un sacré foutoir dehors. On allait avoir du boulot.

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Mar 12 Avr - 23:26
Trois semaines d'enfer - Ellipse du 25 Février au 18 Mars


Tout avait commencé à partir d'un bon sentiment. Fate, qui n'était pas reparut au camp une fois la nuit tombé, Samuel s'était mis en tête d'aller examiner les environs d'où il l'avait perdu. Dans la nuit, même avec des jumelles à vision nocturne dans un secteur qui n'était pas trop infesté, l'entreprise demeurait risqué sans même parler de la meute qui s'était révélée dans la journée. Et c'est par ce que la chose était fort risquée que sa nouvelle moitié avait désirée l'accompagner, ne fusse que pour ne pas avoir à s’inquiéter dans l'attente de son retour... En tout cas, c'est ce que le canadien se disait, au fond, il avait bien Snatch pour le protéger de n'importe quoi.

Quoi qu'il en soit, pour ce faire, l'ex-manager s'était très convenablement équipé, emportant même à manger et à boire, que ce soit pour lui, Ivy ou l'infortuné jeune homme qu'ils espéraient retrouver. Hélas, malgré une longue marche, quelques rôdeurs esquivés ça et là, une plaine désespérément vide et des maisons soient trop bien entourées, soient totalement vide, ils ne trouvèrent rien.

Hélas pour eux, ils se trouvaient près de la maison que lui-même et Daniel avaient prestement fouillés lorsque les râles commencèrent à envahir le secteur. Malgré cela, la nuit étant avec eux, le maître avait put faire taire sa bête et tous trois s'était réfugié dans la bâtisse de plein pied, un abri extrêmement fragile, mais moins que de cavaler dans la plaine avec une visibilité réduite, entourés par les morts.

Là, s'interdisant tout contact radio et sachant pertinemment que l'accès à la caravane ne serait sans doute pas possible pour les malheureux demeurés au camp, le trio demeura caché et silencieux tout en ayant le "chance" que la Horde ait plutôt été attirée ailleurs, ne leur laissant que les trainards et les flâneurs, fort nombreux quand même. Durant cette semaine, Samuel rationnera tant bien que mal les vivres prises, heureusement équivalentes à un repas normal pour trois personnes, afin de leur permettre de garder des forces et profiter de cette proximité autant que cette intimité pour se connaitre plus "profondément". Le seul témoin de ces évènements ne sera qu'un pauvre chien, forcé au silence et à la diète bien malgré lui, bien incapable de s’intéresser à ce genre de choses alors que les morts grognaient de tous les côtés.

Lorsque, finalement, la marée de zombies sembla s'éclaircir. Samuel n'hésita pas à lancer son "groupe" dans une sortie pour rejoindre le camp, profitant alors pleinement de la lumière du jour et de la totalité de ses munitions pour se frayer, pas à pas, une voie jusqu'au Camp Snatch et ses habitants, vivants mais en piteux état.

De nouveau parmi les siens, le chef de camp s'enquit rapidement de la situation, essayant de soutenir chacun, y compris certains éléments pour qui il avait déjà des motifs pour "animer" certaines conversations. Le moment n'était pas à la division mais, au contraire, à la cohésion. C'est bien pour cela qu'il fit autant que possible ce qu'il savait faire le mieux, pousser les autres à donner le meilleur d'eux-même et, à l'occasion, faire sauter des têtes de geignard. Par ailleurs, à la proposition d'entretien de ses armes par celui qu'il avait jusque là uniquement considéré comme un toubib, le pauvre jeune homme ne put qu'accepter, peinant à comprendre comment James parvenait à démonter, nettoyer et remonter son petit arsenal alors que lui-même n'y était encore pas parvenu. Cela mis son mental à rude épreuve, mais ce n'était pas le coup fatal.

Finalement, la surprise de trouver un véritable trésor à seulement quelques pas de là où Samuel, Ivy et Snatch s'étaient réfugiés lui fila un peu le tournis, entamant finalement son moral d'acier qui ne pouvait observer cela avec stoïcisme. A trois cents mètres près, Daniel et lui auraient put fournir au camp de quoi tenir durant tout le siège, à trois cents mètres près, lui et Ivy auraient put immédiatement remonter le moral de toutes et tous avec cette information... Ce n'était pas juste.

Malgré cette brèche dans son masque de positivisme, il continua de soutenir, tant bien que mal et malgré la fonte rapide de leurs réserves nouvellement acquises, tous les survivants qui l'entouraient afin de tenir le plus longtemps possible... Fort heureusement pour lui, ce ne fut pas si long ni si critique puisque une semaine plus tard, les alentours se dégagèrent enfin, non sans efforts de leur part.

Et c'est à cet instant qu'il pensa que la cohésion n'était plus leur première nécessité. Si certains échanges demeurèrent courtois et même globalement positifs, reflets de la capacité de compréhension de l'ancien cadre, de sa souplesse vis à vis du passé et des mentalités de certains, comme l'étrange habitude de Kyle "CLS" Collins, les bons et les mauvais aspects de son absence vis à vis d'une Melody qui n'était pas alors au sommet de sa forme ou l'isolement de Jordan qu'il n'avait, hélas, pas su s'expliquer durant leurs difficultés, pas plus que se le faire expliquer par le principal intéressé lorsque tout revint à la "normale".

Il n'en fut pas de même pour Adam qui fut clairement sommé, en privé cela dit, de rendre son matériel superflus au stock du camp dans la semaine sous peine de se le voir retiré manu militari et son appartenance au camp remise en question. Malgré le fait que Samuel ait tenu à ce que ces sommations se déroulent sans témoins, Melody, Ivy, James et Elizabeth en furent informés personnellement, ce qui ne manquerait pas de leur démontrer que le chef de camp n'avait aucune intention de tolérer cette rétention de ressource, quitte à devoir en faire un exemple.

Enfin, de manière plus neutre et afin de mieux focaliser les efforts du camp, il créa un Registre de mission afin d'inciter les survivants à cesser d'agir selon leur propre vision des choses et plus remettre au jugement de celui qu'ils ne tarderaient pas à accuser de les laisser crever de faim... En les laissant faire des excursions dans des zones dépourvues de vivres.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Mer 13 Avr - 0:20
- 18 Mars -

Après les trois semaines passées enfermés dans la maison dont une partie sans la présence d'un Samuel qui revient plus survolté que jamais, du moins c'est la sensation qu'il aura donné à Melody. Et d'ailleurs il poursuit sur sa lancée en créant un registre de mission qui s'il laisse la brune sans réaction - plus soucieuse de partir à la chasse qu'en ville - a au moins le mérite d'être clair bien que...Non ce qui lui fait surtout arquer un sourcil c'est de voir Samuel venir l'informer de la sommation faite à Adam et si elle ne répond rien immédiatement, elle part relire les registres avant de retourner voir l'homme.

Prenant Samuel en tête à tête pour lui parler, Melody lui expliquera alors que selon elle il vaut mieux que les armes servent sur le terrain plutôt qu'à pourrir dans les stocks même si l'attitude d'Adam semble être cavalière. Disant aussi à Samuel qu'Adam n'est pas le seul à faire de grosses sorties de matériel ou à prendre des choses pour les garder pour lui, qu'ils le font tous Samuel compris. Lui remémorant s'il le faut l'épisode du camp militaire à l'école pendant lequel il s'est gardé le pare-balles qu'il porte sur lui encore aujourd'hui ou encore la AK-47 qu'il n'a jamais lâchée. Melody ayant fait la même chose avec l'arbalète ou encore le sig sauer, elle le lui dira également. Tout comme elle terminera que le seul truc pouvant être dérangeant dans tout ça, et selon elle, est le motif qu'Adam a marqué sur les registres. Avant de quand même lui glisser que l'idée du registre de mission est pas mal.
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