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[Camp Hope] Récits Quotidiens
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Adam West

Anonymous
Invité
Mer 13 Avr - 10:54
18 Mars, rétorque à Samuel.


Adam envisageait sérieusement de flirter dans la zone pour chercher de la bouffe, car plus ça allait, plus ils crevaient tous de faim et lui le premier. Réfléchissant à la façon d'aborder cette sortie à venir, qu'il souhaitait la plus rapide possible, il fut ainsi interrompu par un certain Samuel, qu'il avait à peine croisé jusqu'ici alors qu'il était censé être le chef de ce campement de paumés, et qui ô surprise, lui fit une putain de remontrance très élancée sur le matériel qu'il avait pris dans les stocks, ajoutant la menace de les lui confisquer de force et de le foutre dehors - ce qu'il perçut clairement ainsi, ce à quoi il lâcha quelques répliques de surprise et d'indignation, se sentant pour le coup vraiment prit pour un con et à parti comme le bouc-émissaire de cette communauté chaotique, telles que :

« T'es sérieux ? Tu me casses les burnes pour ça ? » ou « Si tu cherches une tête de con pour te réaffirmer, t'es mal barré avec moi, » ainsi que « Et si tu veux aller par là, commence à réguler tes stocks bordéliques, parce que coté pillage des stocks, j'en ai moins fait que certains qui se sont fait plaisir avec du bon matos et pourtant je crois en avoir aussi apporté en parallèle, moi, monsieur le chef de mes couilles. Je suis pas une putain à sermonner parce que tu sais pas par où commencer, va te faire foutre. » appuyé d'un franc bras d'honneur avant de s'éloigner.

Des propos bien virulents, certes, tout comme il prenait ces fameux "certains" en porte-à-faux pour justifier le fait qu'il se soit lui-même servi, car il l'avait fait, en toute honnêteté, pour se moquer des motifs approximatifs et bien tournés résumant à peu de chose près ce qu'il avait lui-même dit avec une ironique franchise. Un argument pour contrer cette attitude qu'il avait prit comme clairement agressive et le Son of Chuck n'aimait pas être agressé, oh ouais. Cette histoire allait mal finir, c'est certain, mais s'il devait se laisser écraser par un minus - ce qui était son ressenti - en quasi-costard, il ne respecterait pas ses idéaux et ça, c'était impensable.

Mark Logan

Anonymous
Invité
Jeu 21 Avr - 15:35
18 et 19 Mars.

Enfin arrive le jour où la horde des suppôts de Lucifer s'égraine à travers le secteur où ils vivent, se dispersant il ne sait où et dont il n'a pas envie de connaître leur lieu de rendez-vous. Tout ce qui compte c'est qu'il peut enfin sortir de cette maison et surtout mettre un peu plus de distance d'avec les autres. Jour béni doublement, son hallucination ne se montre pas lui laissant l'occasion de respirer tranquillement mais surtout de pouvoir mettre librement en place les différentes choses auxquelles il a réfléchis pendant son enfermement. Du moins commencer à mettre en place une chose qu'il trouve plus importante et urgente que les autres, à force d'examiner la maison et les ressources disponible sans parler du souvenir des emmerdes qu'ils auraient pu avoir en essayant de calfeutrer les ouvertures.

L'ex mineur ne perd pas de temps et part récupérer une boite à outils dans le stock de ressources, ouvrant cette dernière pour y dénicher un mètre pliable qui va lui servir immédiatement. Enfin presque, d'abord il entreprend de fouiller les différents meubles du rez de chaussée pour y découvrir ce qu'il cherche : un morceau de papier ainsi qu'un stylo. Mark faisant alors le tour de la maison pour prendre les mesures de chaque fenêtre ornant la façade hormis la baie vitrée qu'il sait d'avance ne pas pouvoir protéger aussi efficacement qu'il le faut. Notant précieusement chacun de ses relevés avant de mettre feuille et stylo dans une des poches arrière de son pantalon, il n'y a plus qu'à comme on dit !

C'est pas le tout mais maintenant il doit récupérer le bois stockés dans les ressources, d'ailleurs qui a eu l'idée débile d'aller coller du bois de récupération dans la maison et dans la pièce qui servait sans aucun doute de garde manger avant tout cela. Portant et déplaçant le bois pour l'installer dans la cour de la maison, il va pouvoir se mettre sérieusement au travail même si l'espèce de mini scie dans la boite à outils ne l'inspire pas vraiment pour la suite. Une légère brise finissant par se lever, il se rend compte qu'il ne sera pas à l'aise pour effectuer son travail surtout qu'en plus de cela il va avoir besoin d'un endroit ou il pourra surélever son bois. Bon cela n'est pas le plus important, il aurait fait avec les moyens du bord mais le vent l'emmerde profondément.

Avisant le petit bâtiment annexe qu'il a pu visiter avant que la horde ne débarque, il récupère le bois, faisant des allés et retours pour le déposer à l'abri.

Tombant sur son hallucination et après un plus ou moins long échange avec elle, Mark peut se remettre à ses affaires et surtout au plan qu'il avait en tête en venant là. S'intéressant de nouveau à ses planches et morceaux de bois de récupération, il se sert du stylo qu'il avait récupéré dans la maison et du mètre pliable de la boite à outils pour marquer les différents morceaux aux bonnes dimensions. S'aidant pour cela des mesures des fenêtres qu'il avait fait. Malgré le fait que les dimensions auraient dû être standard il y a tout de même des variations de quelques millimètres à un ou deux centimètres entre chaque fenêtre. Ceci l'obligeant à traiter les choses fenêtre par fenêtre ou presque.

Débutant son oeuvre par la fenêtre du débarras pour passer à la salle de bains puis à la buanderie. Les deux fenêtres du salon ayant les même mesures leur sort est rapidement réglé, la fenêtre de la cuisine suivant juste derrière. Et en dernier arrive le tour des fenêtres du premier étage. Cela lui valant de nombreux allés-retours entre l'annexe et la maison, découper les planches à la bonne taille puis après aller les clouer à leurs places. Faisant les choses aussi consciencieusement qu'il lui est possible, Mark dispose les planches sur les cadres des fenêtres de différentes manières, deux pour être exact selon si les fenêtres sont au rez de chaussée ou à l'étage.

Clouant quatre planches larges -ou plus si elles ne le sont pas assez- sur les fenêtres du bas en laissant au milieu de la fenêtre l'interstice nécessaire à une main pour pouvoir passer et ce afin que les volets puissent être fermés de l'intérieur même si cela obligera les gens à d'abord pousser les volets par l'extérieur. Si tant est qu'ils y pensent ce qui aurait pu leur être fort utile le soir de l'invasion de la horde et leur éviter bien des sueurs froides même s'ils auraient dû vivre dans le noir le lendemain et les jours suivant...

Les fenêtres de l'étage se retrouvent elles avec seulement trois planches larges -ou plus là encore si elles ne le sont pas assez- légèrement plus resserrées vers le bas. Et ce afin que les personnes regardant dehors par ces fenêtres là disposent d'une sorte de bouclier en bois à la hauteur de leur torse même s'il reste possible de disposer en appui sur le bois entre deux planches le canon d'un fusil pour viser un hypothétique ennemi à l'extérieur.

Cela lui ayant prit pas mal de temps afin que tout soit parfait -ou presque puisque pour la baie vitrée il ne peut rien faire d'efficace- Mark se retrouve fatigué à la fin surtout avec le ventre à moitié vide, pour autant il a la sensation d'avoir l'esprit plus léger, d'avoir fait quelque chose qui compte aussi bien pour sa propre sécurité que pour celle des autres. Bien que cela soit surtout dans l'optique de continuer à bien se faire voir par les différents survivants. Et encore pas mal de temps c'est un euphémisme deux journées presque devant arrêter ses travaux quand ses pensées prenaient trop le pas sur ses mouvements, n'ayant barricadé que les fenêtres du rez de chaussée le 18 et celle de l'étage le 19 dans l'après-midi. Toujours est-il qui termine enfin et après avoir tout rangé, Mark part reposer la boite à outils dans les stocks.

Evènements

Anonymous
Invité
Mar 10 Mai - 1:01
Courant de la semaine.

Depuis cette fameuse excursion lancée par le chef de camp le 24 Février, accompagné d'un certain Fate, dont ledit chef était finalement revenu avec un autre homme, l'on entendit plus parler du garçon aux dreadlocks qui après l'attaque d'un groupe de rôdeurs s'était enfuit de son coté sans demander son du. Maintenant qu'un mois était passé, rythmé en grande partie par un long siège de l'armée des charognards, on pouvait  accepter l'idée que ce garçon ne reviendrait jamais vivant et que nul ne le reverrait dès lors, en tout cas, pas comme il avait été connu...

Adam West

Anonymous
Invité
Ven 8 Juil - 14:06
Du 19 au 25 Mars 35.

La semaine avait bien débutée, il s'était castagné contre quelques rôdeurs, avait gagné et eu la fille de l'histoire en trophée, sans compter les jolies trouvailles dans le coin et son petit sachet de douceur droguée qu'il avait conservé. Du Mozart. Enfin, c'était le début, car le reste de la semaine fut extrêmement, mais extrêmement pénible pour Adam en constatant qu'il se retrouvait privé de bouffe alors que sa poupée et lui en avait ramené, surtout qu'il put voir qu'il en était de même pour Cassandra, et tout ça à cause de l'autre connard de chef qui avait décidé qu'à part le frère de l'autre pouffe avec son arbalète, un choix tout à fait juste et objectif bien sûr, la récolte irait aux anciens, une bonne manière de tirer une frontière entre eux, les plus récemment arrivés, et les branleurs les plus anciens.

Toute la semaine durant, il sera resté dans son coin, ne cherchant ni à sympathiser, ni à discuter avec qui que ce soit, se démerdant seul pour l'eau et le reste, n'hésitant pas même à envoyer chier n'importe qui au moindre contact social, même un bonjour - si tant est que qui que ce soit ose lui dire bonjour dans cette parodie de camp. Il était remonté et ça se voyait. Il avait dit tous ? Une seule personne aura échappée aux foudres de la privation, sa petite blonde qui avait récupéré le lit de l'autre tafiole, qui avait disparu par ailleurs, là où Adam lui-même créchait. Ce fut très drôle de la voir poser ses bagages pour dormir à deux pas de lui, dans cette chambre où ils n'étaient que tous les deux, l'air de rien, pensant peut-être que ce serait innocent.

Aussi fit-il semblant d'aller pioncer sans lui dire un mot, lui aussi l'air de rien, la première nuit où elle se retrouva à coté et attendit qu'elle se soit endormie avant de venir audacieusement se glisser dans son plumard pour la prendre par surprise, et la prendre tout court. Visiblement, elle s'était mise en tête d'accepter les avances d'Adam suite à leur étreinte sauvage dans le quartier et c'est pourquoi, à partir du moment où elle fut sa voisine de lit, il vint la visiter tous les soirs tel le grand méchant loup allant dévorer la petite fille qui se donnait volontiers, et dans toutes sortes de positions, explorant des pratiques qu'ils n'avaient pas eu l'occasion de tester lors de leur premier batifolage. Certains soirs même, il se sera donné le droit de rester dans le lit de la poupée une partie de la nuit et après leur câlin, ou plutôt leur baise torride.

Et cela persévérera, le Son of Chuck impossible à rassasier et ne pouvant songer à ne pas profiter de ce corps qui s'offrait à lui, sauf si la poupée se décidait finalement à le rejeter, ce dont il doutait énormément. Plus ils couchaient ensemble, plus il en apprenait sur son corps dans les moindres détails, sur sa voix dans les moindres gémissements et autres couinements, sur son âme sondée dans toute sa vérité, plus il était certain de cette incontestée conquête dont il s'attribuait tout et tous les bienfaits.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Ven 15 Juil - 0:06
- 21 Mars -

La veille il y a eu la mort de Jordan et l'accident de voiture et avouons le franchement Melody sait qu'elle en est plus ou moins responsable. Certes elle a pété un câble bien comme il faut mais cela ne serait jamais arrivé si James n'avait pas agit comme un lâche, comme un traître mais finalement cela est une boucle sans fin...c'est aussi pour cela que la veille elle n'a rien répondu de plus à James, cela n'aurait strictement servi à rien. Sans parler du fait et cela elle ne le réalise que maintenant qu'elle lui a balancé à la gueule cette histoire de traîtrise sans qu'il puisse s'y attendre et pour cause elle ne pouvait dignement pas en parler sans s'expliquer sur le pourquoi du comment elle en est aussi sûre, c'est à dire que Matthew en a les preuves. Non elle ne pouvait pas en parler normalement sans mettre son chasseur en danger, mieux vaut finalement que James la prenne pour une folle comme il le lui a dit. Mais pour en arriver à penser cela il lui a fallut revenir au campement et une nuit agitée avec de nombreux réveils en sursaut accompagné de moments de réflexions pour que cela chemine dans sa tête. Ce qui lui a aussi procuré quelques angoisses quand elle s'est demandé si elle n'avait pas réveillé son frère dormant avec elle dans le camping-car.

Tout cela pour en arriver au fait que le 21 elle se retrouve courbaturée de partout et pire encore le corps couvert d’ecchymoses et de diverses entailles et profondément fatiguée. Et que malgré son envie de s'isoler en partant en forêt elle se retrouve contrainte à rester au camp, faisant alors quelques tours du périmètre son arbalète à la main, croisant sans doute Jena en faisant cela. Déposant également les ressources trouvées malgré l'accident dans les stocks, c'est maigre mais au moins il y a quelques nourritures. Avant de se poser sur les marches du camping-car pour étudier attentivement le kit de supplément d'armes à feu qu'elle a trouvé, testant chaque objet l'un après l'autre sur son Sig Sauer. Et s'occupant également de nettoyer le gilet pare-balles qu'elle a découvert et qui est couvert de sang séché, esquissant un vague sourire en pensant au fait que cela ne lui couvre pas vraiment les épaules mais c'est toujours mieux que rien, non ?

- 22 Mars -

La chasseresse va un peu mieux et la journée cette fois-ci elle la passera totalement à l'écart des autres n'adressant la parole qu'à Matt, Jena et Johann et encore s'ils venaient à lui parler. Faisant aussi ce qu'elle n'avait encore pas prit le temps de faire jusque là, c'est à dire s'occuper réellement de son louveteau et encore une fois revenu de la première zone de chasse dans laquelle elle a pu attraper un lièvre. Dépeçant l'animal et le vidant de ses viscères elle n'aura pas gaspillé ses ressources là, mettant le lièvre à l'abri de Croc-Blanc, c'est sous son regard intrigué que Melody découpe le foie, le coeur, les reins du lièvre en petits morceaux. Gardant la peau pour encore un autre usage. Une fois le découpage fait, elle se sera mise du côté de la plaine sans s'éloigner de trop non plus, le louveteau près d'elle la suivant comme son ombre étant donné qu'en main elle garde les petits morceaux qu'elle vient de couper.

Gardant le plus gros des morceaux dans sa main droite qu'elle garde levée à hauteur de son ventre, elle prend deux ou trois morceaux dans sa main gauche incitant Croc-Blanc à venir lui renifler la main et essayer de lui piquer la nourriture des doigts. Une fois le louveteau bien en alerte et les premiers morceaux ingurgités, elle en transvase de nouveau quelques uns de sa main droite à sa main gauche. Sauf que cette fois-ci elle se met à marcher en rond sur un grand cercle, la main gauche baissée, le louveteau suivant sa main ou la précédant, essayant d'obtenir la nourriture en jouant des crocs sur la peau de Melody sans pour autant lui faire mal. La chasseresse ne donnant un morceau à l'animal en récompense que lorsque ce dernier marche de manière parallèle à elle sans dépasser sa jambe. Recommençant une bonne vingtaine de fois sans dire un seul mot et une fois que le louveteau a assimilé les choses, elle y ajoute enfin sa voix lui apprenant ainsi le "Au pied". Cet "ordre" donné, elle le fait là encore une bonne vingtaine de fois arrêtant quand Croc-Blanc réussi à la perfection la marche au pied lui donnant tous les morceaux d'abats qu'il lui reste en main d'un seul coup pour le féliciter.

L'air de rien entre la sortie en forêt et une première séance de dressage pour son loup rouge, une bonne grosse partie de la journée est passée. La terminant en donnant la peau du lièvre à Croc-Blanc pour qu'il s'amuse avec et c'est ce qu'il fait en la prenant en gueule, en la secouant violemment dans tous les sens avant de se mettre à la mâchouiller sagement couché dans un coin de la cour. À la fin la peau du lièvre n'est plus qu'un tas de bouts de peau mâchouillés informe avec des poils avec plus aucune trace de chair, de sang ou autre.

- Du 23 au 25 Mars -

Les journées se suivent et se ressemblent pour la chasseresse, se lever partir en forêt avec Croc-Blanc pour ramener plusieurs proies chaque jour. Du lièvre principalement et aussi de petits faisans ainsi qu'une perdrix, que des petits animaux certes mais au moins cela fait de la nourriture fraîche et surtout de la viande. Le louveteau la suivant, partant seul dans un coin pour revenir avec des rongeurs dans la gueule qu'il croque sans perdre de temps. Le retour au campement se faisant à chaque fois en silence, la brune préparant les proies pour les manger le jour même ou les conserver pour plus tard de quoi tenir à deux personnes pour une semaine grosso modo. De longues chasses qui lui sont bénéfiques sur bien des points déjà pour les réflexions qu'elle peut se faire, trouvant certaines réponses en traquant le gibier. D'ailleurs pister et traquer les animaux, remonter leurs traces lui donne l'impression d'être vivante et de retour en Écosse mais surtout lui donne l'opportunité de confirmer ses connaissances de cette forêt là. Reconnaissant en un clin d'oeil si elle va suivre un lièvre ou un lapin, une poule sauvage ou un faisan ou une perdrix. Elle aura bien essayé de remonter la piste d'un sanglier mais celle-ci s'avéra ne plus être assez fraîche, l'estimant à au moins quatre jours, elle ne donna strictement rien. Oui finalement elle peut avouer devoir se "contenter" des petits animaux malgré son envie de remplir le campement de nourriture et malgré le fait qu'elle se méfie maintenant de James comme de la peste, gardant une belle rancoeur contre lui. À défaut de savoir s'il est vraiment un traître ou non.

Des journées bien comblées au final qui ne lui donne l'opportunité que d'une chose supplémentaire : recommencer le même exercice de dressage sur Croc-Blanc mais avec des temps d'apprentissage plus court, le louveteau assimilant les faits de mieux en mieux. Melody préférant y aller ordre par ordre avec lui qui reste un animal sauvage l'air de rien. Journées bien remplies et pourtant après un temps de pause le soir, elle sera ressortie pour mettre à l'épreuve ce nouveau talent qu'est sa nyctalopie en faisant quelques rondes autour du périmètre.

Kaitlin Cooper

Anonymous
Invité
Sam 6 Aoû - 23:31
19 au 25 mars :

Après quelques longues minutes, j’avais réussi à rejoindre le camp Snatch, complétement affolée. J’attendis de très longues heures et peu avant la soirée Koda apparu. Après avoir cru tout ce temps à sa mort, je bloquais complétement et j’étais comme paralysée, je passais mes mains dans ma tignasse pour me donner une sorte de contenance.

Elle me surpris en me sautant dans les bras et en m’annonçant qu’elle souhaite être avec moi. Morte d’inquiétude pour elle durant la moitié de la journée, je craquais et je l’embrassais fougueusement.

J’avais pensé perdre la seule personne qui comptait encore pour moi et qui me laissait croire que Dieu pouvait être quelqu’un de sympa. Après tout, pour le moment j’avais ressuscité et trouvé quelqu’un qui me faisait me sentir réellement bien en sa compagnie. Elle n’était certainement pas qu’une passade et je ne pouvais que me réjouir de sa décision soudaine. Bien sûr je me doutais qu’elle n’était pas indifférente à mes avances mais je ne pensais pas qu’elle irait si vite en besogne. La raison est surement les événements hautement stressants voire traumatisant vécus, surtout par Koda qui avait quand même été coursé par une horde.

Cependant, le retour de ma jeune amie ne me fit pas oublier l’excursion avortée traumatisante. Je passais donc des nuits terribles et je me réveillait souvent en sueur avant de me lover dans les bras de Koda. Si elle n’était pas là j’aurais surement traversé une plus grande phase de dépression car même si je ne suis pas réellement en forme, être avec elle me procure un sentiment de bien être tout à fait spécial et réconfortant.

Nous passons ainsi des jours délicieux et complices ensembles jusqu’à la réunion du 25 mars.

Koda Kaminaka

Anonymous
Invité
Ven 12 Aoû - 0:55
18 au 25 mars:

Le jour de notre arrivée au Camp Snatch, la question d'un lieu sûr et calme pour pioncer s'était vite imposé à Koda. Quoi de plus sensé pour un parangon de fainéantise tel qu'elle l'était de partir en quête d'un autel à la gloire de son culte ?

Après le rapprochement fort entre Kaitlin et Koda, elle décidèrent de joindre leurs efforts pour trouver un abri pour la nuit dans ce campement déjà bien peuplé. Des chambres jusqu'au dressing, chaque pièce de la maison semblait accueillir un endroit où coucher. Le jardin semblait une bonne alternative. Des tentes y avaient déjà été plantées mais l'idée de dire adieu à toute intimité sonore rebutait personnellement la jeune femme.

Alors, elles firent deux heureuses découvertes. 
La première se trouvant être le petit bâtiment lui même. L'annexe avait pour unique occupant une moto-cross Sherco reposant sagement contre le mur et une échelle menait à un petit étage très à propos.

La seconde découverte arriva par la suite. En fouillant dans le garage, elles tombèrent sur un vieux matelas poussiéreux. Il devait avoir deux fois leur âge, à vue de nez. La mousse polyuréthane s'était ratatinée avec le temps, lui faisant perdre la moitié de son épaisseur, et ce qu'il en restait émergeait en paquets jaunâtres des multiples déchirures dans le tissu sensé la contenir.

Quelque soit sont état, cela restait un matelas. Elles l'extirpèrent du garage et entreprirent de le dépoussiérer contre le mur à coups de bâton. Prête à tout pour échapper à la moindre tâche ménagère, Koda prétexta un besoin urgent et se dirigea vers la maison.
Le vieux matelas allait de paire avec une couverture mais l'état lamentable de cette dernière et les odeurs qu'elle dégageait força le duo à la laisser sur place. La jeune femme en profita donc pour se rendre à la buanderie et emprunter une couette en dessous d'une grosse pile de linge.

Le dépoussiérage du matelas achevé, les deux jeunes femmes installèrent le tout sur la mezzanine dans le petit bâtiment. Elles se partagèrent le lit à partir de ce jour, bloquant la porte le soir avec les sangles de leur sac à dos et remontant l'échelle à l'étage pour plus de sécurité.

Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Jeu 25 Aoû - 0:33
25 Mars 2035

A peine revenue de l’ancien campement Jefferson, j’aurais tâché de me trouver quelques bonnes excuses, me montrant même sacrément bornée, voire désagréable, envers ceux qui se seraient montrés trop insistants, pour finalement réussir à m’isoler du reste du groupe, un peu comme à mon habitude ces derniers temps. Mais la réunion/discussion qui avait eu lieu le matin-même n’avait fait que donner plus de consistance à un constat qui me minait le moral à chaque nouvelle journée : j’en avais plus que ma claque de voir ce campement, cette baraque, ces bâtiments et tout ce qu’ils représentaient au quotidien. L’annonce de James n’avait fait qu’accroître mon impatience à quitter ces lieux que j’avais investis bien malgré moi, et les rares souvenirs agréables qui prenaient tout peu-à-peu un goût franchement amer.

La disparition de Samuel toujours inexpliquée, imposant un frustrant et énervant silence à propos de ses motivations et son rôle parmi nous, celle de Jordan également, dont la lumière avait été faite sur son destin visiblement scellé pour l’éternité ; tous ces types dont je ne me sentais absolument pas proches, à l’exception de James et d’Elizabeth, dont je ne savais rien, ni de leurs histoires, ni de leurs réelles appartenance ; et puis moi. Mes doutes, mes soupçons, cette colère fulminante qui me dévorait presque continuellement les tripes, que je ne parvenais pratiquement pas à contenir et qui ne manquait pas de s’affirmer à la moindre anicroche. Les secrets, informations, craintes et théories que j’avais tus, gardés pour moi seule, à les ressasser jusqu’à la nausée, jusqu’à redouter les approches mes plus proches compagnons… J’en avais plein le cul. Tout ça me cassait les couilles puissance trouze-mille et j’avais affreusement besoin de m’isoler, pour le meilleur et surtout, sûrement, pour le pire.

Aussi avais-je ressenti le besoin, presque vital, de m’éclipser loin de tout ça durant quelques heures. Loin des gens, de leurs palabres plus ou moins futiles, leurs avis et surtout leurs putains de reproches. Équipée de ma caisse à outils, du large sac de voyage complètement vide désormais et de mes couteaux de lancer, je m’étais démerdée de m’éclipser plus ou moins en douce du campement, informant simplement la ou les personnes en charge de guetter le périmètre que je sortais chercher un peu de matos. Une vérité dans un mensonge que je livrais là, avec la promesse rassurante - pour le peu que ça valait - de ne pas manquer d’utiliser mon talkie en cas de pépin.

En réalité, je m’étais mis en tête de retrouver la Cadillac accidentée la semaine dernière par mes compères, histoire d’estimer si elle était réparable. Sinon, je tâcherais de récupérer sur cette dernière un maximum de pièces détachées pour ce qu’il en resterait, et ce que je pourrais ramener. Pour autant, je n'avais presque aucune information pour débuter mes recherches du véhicule, sinon qu'il devait logiquement se trouver entre notre campement et l'accès au secteur voisin, selon les dires de James. Autant dire que ça ne pesait pas lourd comme info, et encore plus en sachant que le quartier était loin d'être déserté par les rôdeurs. Néanmoins, les couteaux glissés à ma ceinture me permettaient de me rassurer quant à assurer ma propre défense ; et si la situation se voulait vraiment craignos, je n’avais qu’à prendre mes jambes à mon cou, pour changer…

Durant une bonne grosse demie-heure, j’avais erré dans le quartier, la trouille fichée aux tripes et la progression très prudente, délicate, à l’affût du moindre râle, de la moindre silhouette floue susceptible de se détacher sur l’horizon cotonneux, modifiant plusieurs fois ma trajectoire ou restant même durant de longues minutes à simplement attendre, terrée derrière un couvert de fortune, que la menace s’éloigne. Mais finalement, je n’avais pas réussi à retrouver la Cadillac. Le secteur était trop vaste, les infos trop vagues et ma vision trop mauvaise pour y parvenir sans tenter le diable plus que de raison ; car malgré mon désir de solitude et d’isolement, je ne tenais pas dans le fond à m’éloigner du campement autant que j’avais pu le penser. A croire que l’appréhension du danger et le manque de confiance que j’avais dans mes talents de survivante - bien dérisoires en réalité - m’empêchaient toujours d’aller autant de l’avant que je le souhaitais. Moi qui avais pourtant toujours apprécié l’autonomie ; je me rendais compte que je ne l’appréciais vraiment que du temps ou je vivais dans un société majoritairement sécurisée.

Finalement, je trouvais néanmoins mon bonheur à plusieurs maisons du campement. Une immense baraque, comme la majorité de celles qui semblaient composer le quartier, ceinte d’un mur assez haut, écroulé à un endroit. Prudemment, pliant les genoux, je m’étais avancée jusqu’à la bordure de ce pan de mur écroulé, y glissant un regard à la fois curieux et inquiet. Je craignais de voir un cadavre ambulant surgir depuis l’angle mort, mais là encore, il n’en était rien. Seulement un petit jardin privatif, garni d’herbes folles et autres rampantes qui s’appropriaient peu-à-peu la façade lambrissée et abîmée par les intempéries de la baraque.

Et planté dans le mur qui me faisait face, un massif pick-up de couleur sombre. Le capot se voulait écrasé contre la façade qui s’était légèrement disloquée pour l’ensevelir de nombreux gravats. L’engin était irrécupérable, même un profane n’aurait pu avoir de doutes, ou d’espoirs quant au sort du véhicule. Irréparable, voué à pourrir sur place pour de longues années. Irréparable donc, mais certainement pas inexploitable pour autant. Je m’étais approchée du plateau arrière, profitant d’y voir plus clairement à mesure que la distance s’amenuisait pour y découvrir un habillage en plutôt bon état, compte-tenu des intempéries.

Précautionneusement, je montais sur le plateau arrière, me figeant sur place en entendant les amortisseurs grincer bruyamment, guettant le moindre bruit, le moindre mouvement aux alentours. Je pouvais sentir mon coeur battre la chamade et je restais ainsi durant une longue minute, à guetter l’éventuelle manifestation de rôdeurs issus du jardin, de la route ou encore de l’intérieur de la baraque. Mais là encore, calme plat, intriguant. Puis je repris mon inspection du plateau, dégageant la poussière et les divers détritus qui le jonchaient pour révéler le métal qui le composait. De l’acier galvanisé, aisément reconnaissable par les motif cristallins de zinc qui se dessinaient à sa surface. D’autres mouvements de la main, je m’évertuais à dégager les différentes tête de vis qui le maintenait au plateau pour ensuite commencer à le démonter de son support. Il ne faisait nul doute que je saurais trouver une utilité à ces pièces de tôles à l’avenir. Avec un peu d’huile de coude, elles pourraient constituer de bons renforts sur un véhicule ou servir de barricades.

Par la suite, je poussais mon inspection et mon démontage à d’autres parties du véhicule, ayant la désagréable surprise de tomber sur le cadavre d’un rôdeur inanimé, le front percé d’un impact de balle, sur le siège conducteur. Une vision d’horreur qui m’arracha un frisson de dégoût, à défaut de me filer une sévère nausée comme aux premiers jours. Comme quoi, aussi ignoble cela pouvait-il être, on s’habituait peu-à-peu à tout. Mais je préférais laisser l’occupant de l’habitacle reposer en paix pour me concentrer sur la partie arrière du pick-up, m’occupant plutôt de démonter les ailes, les pièces de carrosserie qui n’avaient pas subies les contraintes et distorsions liées à l’accident et le choc contre le mur. Je devais cependant me contenter des plus petites pièces de tôles, les seules que je pouvais transporter sans trop de mal ; pestant de ne pas avoir de véhicule fonctionnel sous la main pour réussir à ramener plus de matériel au campement.

Au moins avais-je la satisfaction de savoir que je ramènerais de la ferraille de qualité, du moins suffisante pour être retravaillée ; ainsi que de m’être vidé l’esprit le temps de deux petites heures environs loin du campement. Malheureusement, il était temps pour moi de rentrer, partagée entre un certain soulagement de revenir vers un espace plus sécuritaire, et la morosité de croiser des personnes que je ne pouvais clairement plus encadrer, pas même en peinture. A peine rentrée, je déposais mes trouvailles à côté de la caravane avant d’aller trouver refuge dans le petit bâtiment annexe qui me servait d’atelier de fortune. J’avais à finir de remonter la bécane pour la remettre en état de rouler.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Dim 4 Sep - 13:49
-Du 25 au 31 Mars-

Le 25 la journée a été longue et pénible se terminant par un retour le soir avec encore de nouvelles emmerdes, le point positif c'est que les deux de son nouveau groupe sont sains et saufs contrairement à d'autres. De son côté pour entamer les nouveaux changements, Melody décide que cette semaine, et sachant que son corps résistera, elle avalera la ration périmée se trouvant dans ce qu'il reste des stocks pour les économiser justement.

Le 26 s'ouvre sur de nouveaux horizons, de nouvelles choses à faire, la brune aura passé la journée à faire le tour de la maison et à réfléchir à l'avenir. Demandant son aide à Matt sur certains points comme ce qu'il peut penser de la tournure du registre de garde qu'elle compte remettre en place dans les jours à venir ou encore des quelques idées d'amélioration auxquelles elle a songé. Plusieurs raisons la pousseront à retarder une sortie en forêt ce jour là.

Le 27 au matin, Melody attrape Mark au vol dans la cour pour lui demander de venir avec elle en forêt pour qu'elle puisse chasser, l'homme acceptant les deux s'absentent quelques petites heures. Ne les faisant revenir au campement qu'en fin de matinée avec encore bien du boulot à venir pour la chasseresse qui doit s'occuper de la viande ramenée. La préparer pour pouvoir la conserver sans qu'elle ne s'abîme ce qui lui demande de longues heures pendant lesquelles la brune a tout le loisir de réfléchir à un nouveau point. Ses préparations terminées, elle fait le tour des tiroirs de la cuisine et des étagères du garde-manger pour dégoter la clé de ce dernier, verrouillant la pièce à double tour avant de mettre la clé dans sa poche. Hors de question que certains puissent toucher aux quelques réserves qu'elle a eu tant de mal à ramener !
Cela commençant par aller voir Armstrong et lui annoncer que puisque monsieur ne s'est même pas donné la peine de venir à la réunion du 25 et qu'en plus il en fout pas une dans le campement, il n'aura pas le droit de toucher à la nourriture du campement.

C'est sans doute cruel mais les choses sont ce qu'elles sont surtout qu'avec le temps de réflexion qu'elle a eu un certain discours lui est revenu en mémoire, celui de Matthew qui en résumé donne "Vous bossez pour le campement ou vous vous cassez, pas de feignasses". Cette petite mise au point terminée, Melody part à la recherche de James pour lui parler en tête à tête, sachant parfaitement l'état des stocks de bouffe du médecin, elle sait qu'il n'aura pas de quoi nourrir ceux ayant voulu le suivre. Lui annonçant calmement qu'elle a verrouillé les stocks mais que malgré tout elle lui donnera 2 rations de nourriture pour que les deux blessés puissent reprendre des forces. Même si elle ne supporte pas Ivy et que le sort de la binoclarde l'indiffère, Kyle lui n'a rien demandé là dedans même s'il a clairement fait le mauvais choix. Et puis même si Melody a décidé que s'en était fini de se laisser marcher sur les pieds, elle n'en est pas -encore- rendu aussi bas, sans parler que quelque part cela est un peu égoïste : plus vite les deux seront sur pieds, plus vite ils partiront tous.

Le 28 puisque son groupe a de quoi se nourrir et un peu d'avance, Melody ne repart pas à la chasse ce jour là, se contentant de son tour matinal dans la plaine avec Croc-Blanc pour continuer l'éducation du louveteau. Le "au pied" maîtrisé à la perfection, elle avait commencé il y a quelques jours à lui apprendre le "assis". Poursuivant donc là dessus de bonne heure le matin sans compter qu'en même temps celui lui permet d'observer une partie de ce qui entoure son campement et donc de vérifier la présence de zombies. Mais bon cela est devenu quotidien.
Pour le reste la brune entreprend de réunir son Sig Sauer ainsi que certaines des armes du stock : le Beretta M - 21, les 3 Heckler & Koch MO5/40 et le Micro Uzi. Se posant dans la buanderie pour arme après arme les démonter entièrement pièce par pièce. Étalant chaque pièce d'une arme devant elle comme un puzzle 3D sauf que ce puzzle là elle doit vérifier chaque morceau pour le nettoyer par la suite. Vérifier et remplir les chargeurs si nécessaire avec les munitions adéquats et finir par remonter l'arme en assemblant chaque pièce. Pour ensuite vérifier une dernière fois que tout fonctionne avant de remettre chaque arme en place. Demandant ensuite aux siens s'ils ont des armes à nettoyer et si oui savoir s'ils veulent qu'elle leur entretienne et s'ils acceptent elle le fera également.

Le 29, 30 et 31 sont pour Melody l'occasion de partir une petite heure ou deux à la chasse, histoire de ne pas se reposer sur le peu qu'ils ont mais malheureusement aucune proie n'aura croisé sa route la faisant rentrer bredouille. Si ce n'est quelques petits rongeurs pour continuer l'éducation de Croc-Blanc. Et puis surtout hors de question de partir pour une longue chasse, Melody voulant garder autant que possible les yeux sur les autres, sur ceux qui doivent partir avec une impatience grandissante par ailleurs.

James F. Everett

Anonymous
Invité
Dim 4 Sep - 15:28
Du 25 au 31 Mars.

La semaine aura été longue, très longue et affreusement chargée pour le médecin. Dès le lundi le ton aura été donné : enchaînant les discussions et les prises de décisions, James se sera positionné comme l'instigateur de la scission, d'abord en mettant les choses au clair avec Melody et Jena, puis en présence de la plupart des membres du groupe, non sans constater l'absence de Samuel que l'on ne voyait plus depuis quelques jours déjà, et de l’afro-américain dont il n'avait pour tout avouer même pas le nom. Les décisions avaient été prises, le groupe s'était scindé en deux avec la volonté de travailler ensemble, du moins c'est que James avait souhaité et cru comprendre, mais fut peu de temps après refroidi dans sa pensée.

Après cela, il fallut rencontrer le Vagabond, découvrir des choses dont ils ne savaient en réalité rien et établir de nouvelles vérités, quoi qu'il se soit passé durant cette rencontre, James aura souhaité et demandé à tous les présents que toutes les informations acquises soient laissées sous silence, afin de ne pas perturber le reste du camp le temps que la séparation soit faite avec douceur et contrôle, et que tout ne soit révélé qu'une fois au sein des camps respectifs, chaque chef assumant son groupe. Le matin même avant la rencontre d'avec le Vagabond, Melody et lui se rendirent au garde-manger et s'armèrent d'un calepin et d'un stylo dont il ne restait qu'à peine la moitié de son encre, pour discuter tous les deux et de façon très professionnelle de la question de la répartition. Pas d'à-coté, pas de remarque, pas de plaisanterie ou de touche plus personnelle, une discussion neutre et avisée pour équilibrer les biens que ce camp conserverait, et ceux que James et son nouveau groupe prendront avec eux. Pour faciliter la chose, Melody décidera de rapporter le poste-radio qui demeurerait en possession de ce camp à l'intérieur de la maison, tandis que James récupérait les clés de la caravane parmi le reste.

Un moyen de transport parfait d'avec la Chrysler pourvue d'essence afin d'emmener tout ça. Sans perdre de temps, il remercia Melody puis fit appel à Ivy, Jena, Elizabeth, Kyle, Koda et Kailtin pour le déménagement de toutes les affaires dont il superviserait les placements, dans le but de garder tout cela méticuleusement rangé d'une certaine manière. Le boulot accompli, il utilisera brièvement la Chrysler dans la cour même en attachant la caravane et en manoeuvrant un moment pour mettre ladite caravane dans le garage libéré suite à la perte de la Cadillac. Le travail enfin fini, il fermera à clé la caravane, puis le garage, ainsi rien ne viendrait fureter vers les biens de son futur camp.

L'après-midi, il profita d'une sortie avec Elizabeth pour explorer un nouveau secteur, cherchant un point de chute adapté au futur camp, James ne voulait rien laisser au hasard et faire le bon choix. S'il n'avait pas trouvé ce point de chute, ce qu'il avait rapporté avec Elizabeth s'avérait miraculeux, sans exagérer et ces trouvailles furent planquées dans la caravane dès l'arrivée au camp, ainsi personne n'en aurait connaissance. Le retour de bâton et la descente d'ascenseur fut cependant très froide en découvrant Kyle et Ivy sévèrement blessés. Épuisé, il avait du rassembler le peu de forme lui restant pour sauver la vie de son ami et avec l'aide de Cassandra, sortir également Kyle du pétrin. Le reste de la semaine s'annonçait compliqué et avoir deux membres de son groupe en convalescence n'arrangerait rien, il n'avait pourtant pas le choix.

La journée du 26 fut aussi longue, mais de manière différente : outre l'attention accordée à Kyle et Ivy, mettant Jena à profit en lui faisant surveiller les deux convalescents, il récupéra les affaires qu'Ivy avait rassemblé dans le petit bâtiment, soit un tas de feuilles blanches, de stylos, de crayons, ainsi que la carte précieusement conservée par Elizabeth depuis le jour de leur réveil, ce dont il pouvait franchement la remercier, qui trouva un parfait usage : avec les cartes en possession du camp, faites par Matthew, il put recopier toutes les indications, les divisions en secteurs et quartiers, ainsi que toutes les informations récoltées au cours des diverses explorations.

D'ailleurs, appréhendant la suite de la semaine et par précaution, il gardait pour lui les informations récoltées en Secteur G. Néanmoins, ne faisant pas que recopier, il eut la bonne idée de revoir complètement le système de secteurs et de quartiers sur les cartes de son futur camp, car s'il devait récupérer tout ce qu'il pouvait, il avait bien l'intention d'armer son groupe pour s'assurer de codifier intimement leurs informations, c'est pourquoi il changeait les chiffres et les lettres associées à toutes ces informations. James et son groupe auront alors leur propre découpage de Snyder.

Il lui fallu des heures et ses nerfs furent mis à rude épreuve, mais il arriva au bout de cette longue tâche et remis les cartes appartenant maintenant à Melody à leur place, rangeant ses nouvelles cartes à la caravane avec le reste, il récupéra dans la foulée tous les travaux, plans et projets d'Ivy à qui il réserva le même sort. Mis sous scellés, ils ne risqueraient ni de les perdre, ni de les oublier, ni de les voir disparaître accidentellement ou être volés. Il ne comprenait pas tout ce qu'avait fait Ivy, mais nul doute qu'elle avait de grands projets et qu'il serait fier de la voir les mettre à l'oeuvre dans leur futur camp.

Par la suite, il prit un peu de repos, accompli son entraînement physique quotidien, constitué d'exercices de musculation, pompes sur des chaises, séances d'abdos, soulèvement d'une poutre tombée dans le petit bâtiment qu'il tournait et retournait d'un bout à l'autre de l'espace, tractions à l'arche de sa porte, footing autour du campement, etc... de quoi le réveiller et lui donner un peu de vigueur, car la suite serait aussi long et barbant. Avant ça, il passa un peu de temps avec les deux patients, revoyant leurs sutures et accomplissant les nettoyages et désinfections d'usage.

Ensuite, il s'était mit en tête de tout préparer dans le détails avant de rejoindre leur futur lieu de vie : copiant le style et constituant ses propres registres vierges, qu'il remplit avec ce qu'ils posséderaient dès le départ, l'inventaire fut fait dans le détail et pour ne rien laisser au hasard, il récupéra le Beretta 96, les deux Heckler & Koch MO5/40, son Desert Eagle, puis fit le tour du camp avec son cahier sous le bras et son sac à dos débarrassé pour l'occasion, afin de se munir tour à tour du FN FNC et du Heckler & Koch VP70 d'Elizabeth, du Beretta M - 21 de Koda, du SIG-Sauer P226 de Kyle et du FN Five-seveN de Jena.

Autant dire qu'il ne leur laisserait pas le choix, car si Elizabeth et Jena pouvaient sans doute le faire, contrairement à Kyle convalescent et Koda sans doute pas assez expérimentée encore, il avait bien l'intention de s'assurer lui-même du nettoyage des armes et de la répartition des munitions disponibles afin de remplir un maximum chaque chargeur, tout en notifiant toutes ces possessions dans ses petits cahiers. Il fit de la place sur la table de bricolage du petit bâtiment, aligna toutes ces armes et les unes après les autres, les démonta intégralement jusqu'au chien et avec chiffons, l'huile traitée restante et les outils d'une boite de leurs stocks, nettoya soigneusement l'ensemble des pièces en prenant soin de bien garnir le canon afin d'éviter que les armes ne s'enrayent. Autant dire qu'il n'avait pas spécifiquement besoin de nettoyer son Desert eagle, mais revolver ou non, ça méritait une petite mise à neuf et quand il eut terminé en soirée, tous ces bijoux étaient presque étincelants, autant que les mains du médecin étaient noires de crasse.

Une bonne journée de remplie, lui donnant le droit d'être positif pour la suite, et comme un appel du destin, l'arrivée de Melody le lendemain pour lui parler broya toutes ses espérances pour une partie de leur avenir commun. Celle-ci décidait, bénéficiaire d'une quantité honorable de nourriture, de partager ce qu'il fallait pour Ivy et Kyle convalescents, mais rien de plus, considérant visiblement son geste comme de la générosité. Une chose était sûre, la chasseresse n'avait pas perdu un instant pour considérer qu'ils n'étaient plus ensemble et elle l'entendit très clairement, aussi James, forçant un léger sourire et un remerciement par politesse, compris que l'esprit collaboratif évoqué durant la réunion n'aurait jamais l'occasion de vivre. Maintenant, c'est chacun pour sa pomme, au moins il n'aurait pas d'illusion sur la suite et se donna à crédit d'avoir attendu avant d'envisager de l'informer de son explorations, de ses trouvailles ou partager les travaux d'Ivy, il ne fera rien de tout ça.

Pire encore, en allant vérifier par soucis les registres et le garde-manger, il constatait que d'une part les stocks étaient verrouillés, et que de l'autre celui qui s'appelait finalement Armstrong - un nom d'acquis, était privé de force du plus élémentaire des besoins malgré la présence suffisante de nourriture. Une sévère claque qui donnait doublement le ton pour la suite : Melody avait prit les commandes d'un groupe et mettait en place les prémices d'une tyrannie qui aurait potentiellement de quoi rendre Samuel parfaitement innocent à coté. C'était un choc, mais aussi un son d'alarme : il fallait partir d'ici au plus vite.

Le reste de la semaine, James poursuivit ses préparatifs et grâce à la nourriture qu'il avait récolté de son coté, il pouvait s'assurer qu'Ivy, Kyle, Koda et Kaitlin soient nourris, puisqu'il en était responsable, il ne pouvait s'autoriser à les voir privés, cependant il ne pouvait épargner à Jena de devoir consommer la nourriture périmée qu'il avait rapporté, à la fois chanceuse et malchanceuse d'être la seule à pouvoir le supporter, ni empêcher Liz de devoir se priver à nouveau et si elle pouvait l'assumer, non sans le ressentir, cela mis à très rude épreuves la force mentale de James, privé de même et s'affamant, de ne pas défoncer la porte de ce foutu stock pour nourrir sa bien aimée avant tout et lui par la même occasion. Mais il n'en fit rien, se faisant violence et dieu sait qu'il lui fallu de la résistance pour ne pas exploser au visage de la cruelle chasseresse qui ne payait rien pour attendre.

Un jour ou l'autre, il lui ferait payer ses actes, c'est une promesse qu'il se fit. Aussi quand ils arrivèrent péniblement au dimanche matin et bien qu'il soit lui-même mentalement en rage, James embarquait Liz et un Kyle rétabli dont il avait soigné les restes de blessures, pour prendre chrysler et caravane tractée dans le but de partir en quête de leur futur campement. Ses notes, ses projets, il n'en dit pas un mot à personne, personne sauf Elizabeth, même Kyle dut attendre d'être en chemin avec eux pour en savoir plus. L'objectif premier de James : que personne ne sache où ils se rendent et de ne pas êtres suivis, c'est pourquoi il n'avait pas hésiter à prendre des tours et des détours et à surveiller son avancée.

Il fallut attendre la fin d'après-midi de ce dimanche, pour voir revenir Elizabeth et Kyle seuls, avec pour mission de rassembler le reste du groupe et partir à l'aube le lendemain.
James n'avait pas eu un mot pour Melody ni pour les autres, pas un au revoir et Elizabeth et Kyle eurent pour consigne de se mettre à l'abri pour la nuit et de partir à la première heure, sans prévenir ni un mot également en veillant sur leurs arrières pour ne pas être filés. La scission était enfin accomplie, et pour couronner le tout, la cassure était derechef affirmée entre les deux groupes.
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