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[Ferme Wallace] La cuisine - 27/02/2035
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Ana Stanford

Anonymous
Invité
Mar 22 Mar - 14:22
Cassandra

Murée dans ton silence, sous les clapotis et le ruissellement de l’eau chaude sur ta peau nue, les minutes avaient fini par s’écouler, les unes avec les autres. Plongée dans tes souvenirs, tes pensées, le temps aura pu te paraître distant et insaisissable, ou au contraire parfaitement tangible et préhensile. Mais il n’empêcha qu’au bout d’un temps certain, long de plusieurs minutes effectives et peu important ce qu’il t’aura semblé alors, quelqu’un frappa contre le battant de la porte de la salle de bain, avant de se manifester à haute voix, légèrement appuyée pour filtrer à travers le bois et l’eau pour parvenir jusqu’à tes tympans. Tu pourras sans difficulté reconnaître la voix fluette et hésitante de la douce Pamela.

“Ca-Cassandra ? C’est-C’est Pamela. J’ai d-des habits pr-pro-propres pour t-toi,” t’informa-t-elle, sans pour autant prendre la liberté d’entrer.

A cela, elle attendrait quelques minutes soit une réponse de ta part, soit que tu viennes lui ouvrir la porte, selon ton souhait. Mais si jamais aucune manifestation de ta part ne se produisait au terme de son attente, elle prendrait l’initiative discrète d’entrer avec mesure et précaution, ne voulant rien briser de ton intimité, mais curieuse et inquiète de se renseigner de ton état de santé.

Au final, elle aura fini par te remettre ou déposer une pile de vêtements propres, frais et repassés, qui semblaient provenir droit de sa propre garde-robe. Une chemise bleue à carreaux plus clairs, un jean gris délavé plutôt ample et un cardigan gris clair, en plus de sous-vêtements.

Par la suite, une fois que tu auras libérée la salle de bain, elle t’aura conduit vers la chambre 1, que tu partagerais, bon gré mal gré, avec Kaitlin.

Tous (Sauf Cassandra)

Lorsque Matt se redressa, demandant à être conduit auprès de sa soeur, Ana le dévisagea en silence d’un air à la fois sceptique et pourtant légèrement amusé, à la limite du sarcasme, juste avant de reporter son attention sur Kaitlin. De quelques mouvements de tête, elle approuva silencieusement aux propos plein de tempérance de la jeune femme, juste avant d’être de nouveau interpellée par Armstrong. Ses iris azurés soutinrent le regard de l’afro-américain durant de longues secondes, puis elle reprit la parole d’un ton dubitatif.

“Je doute que vous le compreniez réellement. Du moins, pour l’instant…” avait-elle fini par répondre à l’homme d’un ton fataliste, avant de rajouter une précision. “Et je ne vous souhaite pas de comprendre un jour,” précisa-t-elle d’un ton plus morne et compatissant avant de secouer la tête pour poursuivre. “Le phénomène ne paraît pas seulement isolé aux alentours de cette ferme. Partir ne changerait rien en fin de compte, et puis, qu’adviendrait-il des personnes comme vous ?” finit-elle par questionner à haute voix.

S’il était difficile de pouvoir répondre à cette question, et même de déterminer s’il s’agissait d’une réelle interrogation ou d’une simple rhétorique, vous n’auriez sans doute pas manqué de déceler une acceptation résignée et une pointe de crainte bien réelle chez la vétérinaire. Son regard sembla se perdre dans des souvenirs plus douloureux encore, puis elle le releva vers chacun de vous, l’arrêtant sur l’afro-américain en dernier lieu.

“Immédiatement après leur réveil ?” répéta-t-elle avant de secouer la tête. “Non, très peu. Quelques temps après par contre… Pas loin de la moitié d’entre vous, voire plus.” Une réflexion qui fit se déporter son attention vers Kaitlin, puis Matt, comme si ses prochains mots allaient leur être destinés. Ce qui fut le cas d’ailleurs.

“Kaitlin a raison. La plupart de ceux qui ont disparu peu après leurs retours avaient choisi de suivre leurs propres voies, en tête brûlée solitaire. Suivez le conseil de votre amie de réveil,” renchérit Ana par-dessus les mots Kaitlin.

“Et puis Melody s’est très bien débrouillée sans vous jusqu’à présent, et elle ignore votre présence ici. Je veux bien comprendre votre impatience, et vos motivations, mais vous n’êtes pas à quelques jours près. Elle a besoin de se remettre de ses blessures, et vous, de votre réveil. Donc prenez votre mal en patience,” finit-elle par trancher d’un ton assez sec et formel à l’adresse de l’archéologue, avant d’à nouveau regarder Kaitlin, gratifiant la jeune femme d’un signe de tête entendu et reconnaissant, puis se tourner vers Armstrong une dernière fois.

“Ne vous inquiétez pas, vous aurez aussi droit à votre douche, sitôt que Cassandra aura terminé,” conclut-elle avant de se lever de table, débarrassant son assiette et les vôtres, si vous aviez fini votre repas pour commencer à la laver.

Par la suite, elle aura pris la liberté de vous conduire chacun à vos chambre, situées à l’étage, attribuant la chambre 1 à Kaitlin et Cassandra, et la chambre 2 à Armstrong et Matt. Par ailleurs, la vétérinaire aura pris le soin de finalement mettre à disposition la salle de bain de l’étage à l’afro-américain et lui porter des vêtements propres et frais en remplacement de ses frusques putréfiées.



Éléments scénaristiques:
 

Kaitlin Cooper

Anonymous
Invité
Mer 23 Mar - 23:16
Suite à mon intervention, Ana répond aux questions d’Armstrong. Et elle parait assez fataliste sur le sort qui lui est réservé ainsi que celui des habitants de la ferme, c’est-à-dire d’éternels liens entre la « renaissance » et notre nouvelle vie.

Elle semble être très affecté par ces propos, et elle continue en nous parlant des taux de mortalité des gens accueillis qui ne sont pas encourageants. Elle confirme bien ma pensée sur le fait de partir en furie dehors sans prendre le temps d’étudier un peu la situation.

Ana confirme ensuite mon intuition et appuie mes propos ce qui j’espère aidera à convaincre mon camarade pour qui je m’inquiète un peu quand même. Je comprends bien sa réaction très vive mais je le pensais plus réfléchi, et j’espère que sa raison reprendra le dessus avec mes arguments ainsi que ceux d’Ana. Même si je trouve la vétérinaire un brin antipathique c’est une personne réfléchie ce qu’a dû noter Matt, et il fera surement attention à ses propos si les miens ne font pas mouche.

Après tout elle a l’expérience des nouveaux réveillés et ce ne doit pas être le premier à vouloir partir d’un coup. Ce qu’elle confirme juste après, un argument de poids à mon sens, et j’espère au sien aussi.  Elle continue en disant que sa sœur s’est d’ailleurs bien débrouillée sans lui et qu’elle continuera, ce qui me la rend sympathique, j’admire cette jeune femme qui réussit à se débrouiller seule dans ce monde hostile et qu’une mauvaise blessure ne semble pas stopper.

- Matt écoute ce qu’Ana et moi te disons, s’il te plait, je comprends ton envie mais prendre autant de risques alors qu’elle s’en sort peut-être mieux que ce qu’on peut penser, c’est de la folie.

La vétérinaire finit par s’adresser à Armstrong et lui permet de disposer de la salle de bain.

Je suis conduite à la chambre 1 où j’apprends que je devrais cohabiter avec Cassandra ce qui me déplait. Cependant, c’est peut-être l’occasion d’apprendre à la connaitre et comprendre son comportement étrange. Après tout je ne lui ai pas réellement laissé sa chance.
J’aurais quand même préféré être avec les garçons, après tout être avec une femme dans une chambre ne m’est pas arrivé depuis longtemps et je ne peux pas prédire mon comportement. Je n’aime pas beaucoup la personnalité de Cassandra pour le moment mais physiquement c’est totalement mon style…

Armstrong Wyclif

Anonymous
Invité
Lun 28 Mar - 0:17
J’attends la réponse de la vétérinaire, sa réponse m’intrigue beaucoup je veux savoir pourquoi elle reste ici avec les revenants, mais en même temps où partir dans ce nouveau monde. Je n’ai aucune idée de comment il a évolué depuis ma mort. Je ne suis pas déçu de la réponse, et je dois admettre qu’elle me laisse sur le carreau. Au-delà du fait qu’Ana pense que je ne peux pas vraiment comprendre sa décision, elle m’apprend que le phénomène des revenants n’est pas un cas isolé à cette ferme. Elle finit sa phrase par une question qui me pose beaucoup de difficultés en termes de réponse. Toutefois, son visage laisse transparaitre une légère crainte. Selon la vétérinaire peu de gens meurent après leur réveil mais la moitié meurent quelques temps après. Beaucoup de questions me viennent à l’esprit, peut être que c’est la peur de mourir ou de la simple curiosité mais j’ai envie de poser d’autres questions. J’espère seulement que je ne vais pas agacer la vétérinaire elle pourrait me ramener dans la grange. Je me demande si une personne étant revenue est ensuite décédée puis revenue à nouveau mais je n’ose pas poser cette question. Je n’ai pas envie non plus de demander au bout de combien de temps meurt la moitié des personnes comme nous. Je devrai plutôt apprécier l’instant présent au lieu de me torturer l’esprit avec toutes ces questions.

- Je pensais que ce phénomène se produisait uniquement aux alentours de votre ferme, j’admets que partir n’apporterais aucun changement à votre situation. Déjà que je trouvais ce phénomène étrange, si celui-ci se produit partout je n’ai pas de mot pour décrire ce que je ressens.

Ana essaie de tempérer les ardeurs de Matt pour retrouver sa sœur, à l’aide de Kaitlin, je continue à ne pas me mêler de cette conversation, je ne connais pas assez l’homme et son tempérament pour tenter de le raisonner.
Avant de se lever de table pour débarrasser son assiette, Ana m’informe que je pourrais disposer de la salle de bain une fois que Cassandra aura terminé sa toilette. Je tends mon assiette à la vétérinaire une fois mon repas terminé pour l’aider à débarrasser la table, je ne permets pas de me lever de mon propre gré pour débarrasser mon assiette moi-même.
Une fois que tout le monde a fini son repas, elle nous accompagne à nos chambres. Je me vois attribuer la chambre 2, et je ne serai pas seul puisque je serai accompagné de Matt, cela ne me pose aucun problème peut être que cela me permettra de faire connaissance avec celui-ci. J’espère qu’il ne fera pas que de me parler de sa sœur et qu’il n’essaiera pas de s’enfuir pour aller la retrouver je ne souhaite pas être mêlé à cela.

Ana m’accompagne à la salle de bain une fois que Cassandra a fini sa douche, elle m’apporte également des vêtements propres. Je dois admettre que c’était mon plus gros plaisir de la journée au-delà de manger et de boire malgré ma faim et ma soif, prendre une douche était la meilleure chose que j’ai pu faire pour cette journée, mon odeur pestilentielle était vraiment désagréable et je peux enfin m’en débarrasser. En y réfléchissant c’est peut-être pour ça que Cass n’a pas répondu à ma blague pour se laver avec moi, mon odeur a dû la dégouter.

Matt Campbell

Anonymous
Invité
Mar 29 Mar - 1:14
Les deux mains plaquées sur le bois de la table, Matt fixait le regard d’Ana de ses émeraudes brillantes d’une détermination sans faille, pour ne pas dire bornée. Les mâchoires serrées et les lèvres pincées, il écoutait les propos de Kaitlin, suivis des mots de la vétérinaire qui allaient eux-aussi dans ce sens sans toutefois vouloir les entendre. L’archéologue contracta ses muscles zygomatiques à plusieurs reprises, les faisant saillir aux angles de sa mâchoires, en ruminant sa frustration et son impatience. Puis, il finit par se rasseoir sur sa chaise, laissant un long soupir de contrariété quitter ses lèvres après avoir ravalé un peu de sa fierté. Et il devait bien avouer que ses mollets l’avaient fait souffrir d’être ainsi sollicités en position statique et contrit si peu de temps après son réveil et malgré la douche chaude et délassante ayant précédé ce repas.

« Vous avez raison. »

L’homme avait fini par admettre, à contrecœur cependant, la réalité de sa situation et les mots des deux femmes. Il se pencha en avant pour laisser sa main masser l’un de ses mollets encore endolori par ce qui pouvait s’apparenter aux restes d’une vilaine crampe. Les instants suivants, il avait tâché de rester raisonnable et réfléchi, bien que l’envie le démangeait fortement d’ignorer ces bons conseils pour partir rejoindre sa sœur ; car si elle s’en sortait bien sans lui, il ne faisait aucun doute à l’aîné Campbell qu’elle s’en sortirait encore mieux en l’ayant à ses côtés.

D’un autre côté, il devait bien reconnaître qu’il n’aurait sûrement pas fait long feu là au-dehors alors que ses jambes ne toléraient déjà que très mal le simple fait de se tenir debout pour quelques minutes. Dans un soupir résigné, l’homme resta assis sur sa chaise, ressassant les derniers mots d’Ana qui s’était levée pour débarrasser la table devant lui. Son regard émeraude se perdant dans le vide d’une contemplation pensive, il croisa ses mains devant lui sur la table, jouant avec ses pouces de manière inconsciente et ce, jusqu’à ce que la vétérinaire ne se décide à les conduire tous dans une chambre.

Se redressant non sans éprouver un certain mal à tirer de nouveau sur ses muscles, Matt avait suivi le mouvement général avec un détachement docile, son esprit acceptant peu à peu la contrainte qu’imposait son corps sur sa situation pour le moins alambiquée. Après tout, les paroles et explications d’Ana ne l’avaient guère plus éclairé sur la réalité de ce qu’il paraissait vivre. Au fond de lui, sa rigueur d’esprit bien cartésienne lui intimait de ne pas croire trop rapidement à ces histoires de résurrection qu’aucun des individus rencontrés ne fut capable d’éclaircir. Une idée bien farfelue qu’il se convainquit ainsi de mettre à l’épreuve dans les prochains jours, les prochaines semaines s’il le pouvait. Lui qui avait passé tant de temps à creuser les vallées arides d’Hebron ou les abords du Haut-Nil, voici qu’il se motivait, à chacun de ses pas douloureux de courbatures, à creuser cette énigme qu’il devenait pour lui-même.

Après quelques dizaines de secondes écoulées, à laisser Ana le guider, lui et ses deux compagnons de réveil, il s’était retrouvé dans une chambre occupait par un grand et large lit deux places. De ce qu’il en avait compris, il devrait le partager avec Armstrong pendant que les deux demoiselles partageraient la chambre voisine. Une proximité qui ne dérangeait en rien l’aîné Campbell qui avait le souvenir de nuits bien plus rudes et de conditions plus austères sur les chantiers de fouilles. Mais pour l’heure, il se retrouvait seul dans cette chambre, son homologue étant parti pour une douche qu’il savait bénéfique pour le corps, mais aussi pour l’esprit.

Ainsi planté en parfait solitaire, le temps qu’Armstrong finisse de se doucher, l’archéologue, ou ex-archéologue, aura entrepris de fouiller le mobilier de la chambre, à savoir les meubles de chevet et la petite commode disposés aux côtés ou face au lit, à la recherche d’une lecture quelconque, ou plus approfondie si cela était possible. Après quoi, le cas échéant ou non, il aurait pris le soin de s’allonger sur le grand lit, ses chaussures au pied de celui-ci, les jambes croisés et l’esprit soit pensif, soit absorbé par ses lectures ; bien que l’idée de retrouver sa sœur ne pouvait s’empêcher de tourner dans un recoin de son esprit.

Quand Armstrong finirait par sortir de sa douche, et s’il venait dans la chambre plutôt que d’aller voir Kaitlin dans la chambre voisine, il ne manquerait pas de l’interroger, par principe et pour simplement discuter sans autre ambition.


« La douche était bonne ? Et pas de blague à propos de Cassandra, toute charmante soit-elle. »

Il aurait pris soin de rajouter cette dernière précision sur un ton parfaitement plaisantin, un sourire amusé et entendu sur les lèvres.

Cassandra Johnson

Anonymous
Invité
Mar 29 Mar - 17:55
Ainsi prostrée dans la douche, l'eau chaude ruisselant sur mon corps mon esprit tente d'analyser les faits et ce qui a bien pu m'arriver réellement, comment une telle chose est possible ? Et pourquoi Ana semble autant persuadée que le gouvernement a tout abandonné ? C'est juste inenvisageable pour moi, j'ai travaillé assez longtemps au CDC pour savoir comment ils fonctionnent même s'ils n'ont pas hésité à me mettre à l'écart. J'ai aussi côtoyé d'autres organisations comme le FBI ou encore la NSA et peut-être même la CIA, je n'en suis pas sûre pour celle là, je n'arrive pas à m'en souvenir mais ces hommes et femmes là ne peuvent pas tout simplement avoir laissé tombé ou avoir été éliminé par cette menace. S'il faut il n'y a que ce coin perdu qui est encore sous l'emprise des morts-vivants, de ces personnes infectées et les grandes villes du Texas sont peut-être clean maintenant. Il y a forcément encore un gouvernement quelque part qui œuvre pour que tout revienne à la normale, il ne peut en être autrement, il me suffit d'être patiente et de ne pas me laisser infecter de nouveau.

Oui, c'est ce que je dois faire ! Forte de cette réflexion mon esprit dérive lentement vers des souvenirs heureux pour certains et horrifique pour d'autres, des souvenirs où se mêlent mes parents et les employés de maison avec les quarantaines, les infections que j'ai pu voir et combattre un peu partout dans le monde, mon dernier flirt un bel Afro-américain chef du service chirurgie dans une clinique privée à Austin. Ma vie était des plus heureuse en comparaison de ce qui m'est tombé dessus en ce jour de...Je ne connais pas la date précise, juste qu'on est en février 2035. Tient la date de ma mort non plus je ne m'en rappelle pas, en même temps ce n'est pas tellement étonnant tout s'enchaînait si vite à l’hôpital d'Austin qu'on peinait à garder le fil du temps qui s'écoulait.

Je ne sais pas combien de temps, je suis restée ainsi assise sur le carrelage de la douche quand je finis par revenir dans le présent m'apercevant que mes larmes ne coulent plus, du moins j'en ai la sensation. Lentement je me redresse, me frottant la peau pour virer un peu plus efficacement les saletés se trouvant dessus avant de me décider à user d'un savon se trouvant là. Je n'ai que le temps de me laver sommairement avant d'entendre frapper à la porte de la salle de bain puis d'entendre la voix de Pamela qui filtre à travers le bois de la dite porte.

- J'arrive une minute.

Je prends le temps de rincer rapidement mon corps pour en virer le savon avant de couper l'eau et de sortir de la douche. Attrapant la serviette posée non loin, je l'enroule autour de mon corps nu avant d'indiquer d'une parole que la jeune femme peut entrer. Dès qu'elle me tend les affaires qu'elle m'a ramenée, je la remercie avant de les déposer à côté de moi pour ne pas risquer de les mouiller alors que je n'ai pas encore pris le temps de me sécher. J'attends qu'elle ressorte de la salle de bain avant de sécher mon corps pour ensuite enfiler les vêtements propres et repassés. Les sous vêtements, un ensemble tout simple en premier lieu puis le jean gris un peu trop ample pour moi et enfin la chemise bleue à carreaux clairs et le cardigan gris. Du simple et sobre qui me convient à merveille, à croire que Pamela a les mêmes goûts vestimentaires que les miens.

C'est à regrets et les cheveux encore humides que je sors de la salle de bain tandis que Pamela attend que je la rejoigne pour m'indiquer puis me conduire à l'étage dans une des chambres que je vais devoir partager avec la dénommé Kaitlin. Tout en cheminant et en observant le salon puis l'escalier et enfin l'étage, je ne peux m'empêcher de penser que j'aurais encore mieux aimé faire chambre commune avec un des deux hommes. Non pas que j'ai quelque chose à reprocher à la jeune femme, c'est juste que j'ai l'impression qu'on vient de deux mondes différents. Ce qui ne m'étonnerait nullement par contre c'est que j'ai du mal à m'entendre avec elle, j'ai toujours eu du mal à travailler ou cohabiter avec d'autres femmes quand je bossais sur le terrain, il y avait plus d'hommes que de femmes. Et de mon dernier travail avant tout cela, je n'ai pas vraiment eu le temps de faire connaissance avec mes collègues féminines. Je vais devoir prendre sur moi pour essayer de la connaître un peu mieux et faire passer notre malheureux échange de tout à l'heure.


Fin du jeu.
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