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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

[Ferme Wallace] On the road again - 28/02/35
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Evènements

Anonymous
Invité
Ven 19 Fév - 16:07
Interprété par Koda Kaminaka.

Quelque soit tes derniers souvenirs et les rêves étranges que tu as pu faire, inconscience ou autre, une assez forte luminosité te parvient à travers tes paupières closes, commençant à ressentir la tiédeur des rayons du soleil. Puis petit à petit tes autres sens se remettent en route pour te laisser percevoir le pépiement d'un oiseau, une légère brise froide qui vient frôler ta peau aux endroits ou celle-ci est nue. Et enfin tu peux sentir que tu es allongée sur un sol froid et dur, que cela soit par le toucher ou lorsque tu ouvriras les yeux, tu pourras comprendre que tu te trouves au bord d'une route, à moitié sur l’asphalte et à moitié dans l'herbe. Dès que tu essayeras de bouger, de violentes douleurs se répandront dans ton corps et un mal de tête te vrillera les tempes.

Tu te réveilles, aussi difficilement que cela puisse être imaginable et avec le lot de labeur qui l'accompagne. Il te faudra le temps de reprendre tes esprits, d'identifier l'environnement qui t'entoure et de comprendre que tu es en vie. Elle te tombera dessus, l'incompréhension, ce moment de flottement où tu ne sais ni où tu es, ni qui tu es et jusqu'à en avoir oublié ton nom, statufié par un flot d'informations à ton cerveau tout juste remis en marche, si chaotique que de longs instants lui seront nécessaires pour toutes les traiter et les remettre en ordre.

Quand tu pourras vraiment essayer d'observer ton environnement, tu découvriras, en plus de la position de ton corps, que le ruban de goudron est en mauvais état aux bords envahis de mauvaises herbes. Mais également que l'herbe du bord de la route se prolonge pour former une vaste prairie, une barrière en bois délimitant la route de la praire à seulement un mètre ou deux de toi. Perchée sur la barrière, un peu plus loin, tu pourras alors voir la silhouette d'une jeune femme blonde, ses longs cheveux libre sur ses épaules, qui te regarde sans émettre un son ou esquisser un mouvement.

À ses pieds en position assise, tu peux alors voir un chien au pelage ras, inutile d'être un spécialiste canin pour reconnaître qu'il s'agit là d'un doberman aux oreilles pointées dans ta direction. Et derrière eux au loin, tu peux apercevoir les toits de deux bâtiments. Mais peut-être que les choses qui te frapperont le plus sont les flash-back de ta vie qui reviennent au compte-goutte en commençant par le moment ou tu es morte et de quelle manière.

Si ton premier réflexe est de regarder tes blessures, tu auras le constat qu'elles ont, à ta grande surprise, disparu. Comment ? Quand ? Pourquoi ? Des questions naturelles qui relancent la douleur de ton crâne alors que tu sens ton corps loin d'être en pleine forme, et pour seule réponse à ces questions, un faible équipement déposé à coté de toi, aligné et nettoyé. Tu ne reconnais pas cet équipement étrangement flambant neuf.

Ainsi te voilà vivante, ta peau propre, comme neuve, alors que tes vêtements sont demeurés dans le même état que dans tes derniers souvenirs qui commencent à resurgir, et même ont acquis un degré de saleté et une odeur de moisie repoussante. Une peau propre oui, de la moindre saleté, et même de la moindre trace. Tes cicatrices ayant disparues si tu en avais, tes imperfections gommées si nettement que ta chair semble avoir été remplacée dans ton sommeil, et ce n'est que le début. Car tu n'as pas encore idée de tous les changements qui ont opéré en toi.

Éléments scénaristiques :
 

Koda Kaminaka

Anonymous
Invité
Sam 20 Fév - 0:55
Le coma est un grand lac sombre, un plan d’eau dont la surface est aussi plane que du marbre. Le soleil qui traversait les paupières de Koda agissait comme un souffle de vent, formant les premières vaguelettes sur la platitude de sa conscience. Elle s’éveillait. Les sensations qui, d’abord, atteignirent son cerveau étaient purement corporelles, tangibles. Pas de pensées abstraites, pas de rêves.
Son corps envoyait des signaux, tout simplement. Une check-list de réveil.

Tout n’en était qu’à une vérification de présence: Bras, jambes, doigts… Son corps était là. Mais dans quel état ? Ca, c’était une autre paire de manches.

Le premier gémissement qu’elle poussa suffit à lui annoncer la couleur ; le réveil allait être difficile. Comme des alertes lumineuses, les signaux de douleur lui arrivaient de toutes parts. Ses jambes étaient toutes ankylosées, sa poitrine comprimée, ses bras engourdis et sa tête comme dans un étau.

La jeune femme sentait la dureté lancinante du goudron appuyant contre l’arrière de son crâne. Elle entrouvrit les yeux, et, avec pesanteur, passa sa main dans son champ de vision, entre elle et le ciel bleu. Elle écarta les doigts, les referma puis les rouvrit.

« Je suis encore là. »

Dit-elle à haute voix.

L’immense lassitude de savoir que la souffrance éprouvée après sa morsure n’était pas la dernière et la grande réjouissance qu’elle ressentait de se découvrir vivante s’opposaient si parfaitement que la remarque qu’elle venait de formuler était d’une impressionnante neutralité. Soudain, Koda considéra son avant-bras, incrédule. Elle le palpa, le fit pivoter puis, après un instant, retroussa la manche de son gilet de laine.
Intact. La morsure avait disparue.

Cette considération pourtant majeure s’éclipsa immédiatement face à une nouvelle dont elle venait de prendre conscience à l’instant: Elle n’était pas toute seule. Oui, il y avait bien quelqu’un, perché sur un poteau, qui la regardait. Accompagné d’un chien, qui plus est !
D’abord inquiète, elle guetta pendant un instant une quelconque action de la part. Mais la femme resta stoïque. Encore méfiante et incertaine vis à vis de ses propres sens, et, s’aidant de ses coudes, elle se releva sur son séant. Sa colonne vertébrale protesta violemment et lui arracha une grimace de douleur.

Koda jeta un nouveau coup d’oeil attentif à la blonde et son grand chien. Mais toujours aucune réaction de leur part. Peut-être qu’elle devait se rendre compte de quelque chose d’évident ? Elle observa le paysage.
Ca n’avait pas de sens… Cet endroit désert ne lui parlait pas du tout. Elle avait clairement manqué quelque chose. Tout ce qui lui revenait pour l’instant, c’était le petit parc dans la ville où elle s’était fait mordre. Et vu son état de fatigue à cet instant, elle n’aurait jamais trouvé la force d’arriver jusqu’ici toute seule.
Peut être qu’elle était morte, pensa-elle sans conviction. Un rêve ? Elle tira le col de sa chemise blanche sur son nez et inspira bien fort.
Beeeeuaark… im-po-ssible. conclut-elle avec une moue de dégoût. On ne pue le renfermé de manière aussi réaliste dans aucun de ces deux cas…

Et puis qu’est ce que c'est que… pensa-t-elle en toisant avec perplexité, le tournevis, le matériel étrange et la boîte de nourriture bien alignée à côté d’elle.

« Ooooh et puis zut, hein ! »

Face à cette accumulation d’inconnues inintelligibles dans la situation, sa volonté de comprendre venait de partir brusquement en fumée. La flemme de chercher. On allait bien lui expliquer… Elle s’étira en poussant un long gémissement fatigué, bailla à s’en décrocher la mâchoire et s’allongea à nouveau sur le bitume, les mains derrière la tête.

Son naturel paresseux avait reprit le dessus. Peut être que son son attitude désinvolte allait pousser la femme à parler ?
Et puis, quelque chose d’essentiel venait de lui revenir à l’esprit.

Koda tourna la tête vers la blonde et sourit avec espoir.

« T’aurais pas un chewing-gum ? »

Dakota Marlon

Anonymous
Invité
Dim 21 Fév - 12:39
La jeune femme blonde ne bouge pas d'un centimètre, le chien à ses pieds non plus, les deux se contentant de t'observer et de suivre le moindre de tes gestes. Jusqu'au moment où tu essayes de t'étirer et de bailler, la blonde desserrant enfin les lèvres.

- Ça va pas le faire...

Elle n'a pas le temps de terminer sa phrase, si tant est qu'elle allait dire autre chose, que ton corps se révolte contre les mouvements que tu tentes d'avoir. Tes muscles tout juste remis en route ne supportent pas d'être bousculés ainsi et au lieu de t'allonger, tu te vautres lamentablement. Ton corps en retombant brutalement en arrière, tu ne peux éviter que tes coudes viennent percuter le goudron, t'écorchant sans nul doute les coudes à travers tes vêtements. Te voilà secouée, une douleur de plus à ajouter aux autres qui parcourent ton corps et au violent mal de tête qui sévit toujours.

Ta question se perdant dans ta chute, la jeune femme n'y répond pas à moins qu'elle ne veuille pas répondre à une telle chose ? Impossible à dire. Par contre elle se décide enfin à descendre de son perchoir, d'un mouvement souple du bassin, elle se retrouve les deux pieds sur le sol et elle vient flatter la tête du chien près d'elle.

- Ça va aller ?

Elle ne semble pourtant pas vraiment inquiète pour toi, laissant malgré tout filer une minute ou deux de silence, histoire que tu te remettes tant bien que mal du choc que tu viens de subir et ce avant que sa voix ne se fasse entendre à nouveau.

- Vous savez qui vous êtes ? Où vous êtes ? Et comment vous êtes arrivée ici ?

Maintenant qu'elle est plus proche de toi, tu peux clairement voir qu'elle porte des yeux noisettes, son visage fermé pour ne rien montrer de ce qu'elle peut ressentir. Elle est vêtue d'un jean bleu, d'un pull beige et chaussée de basket en relativement bon état. Et tu peux acquérir la certitude que les questions qu'elle vient de te poser attendent des réponses précises et ce le plus vite possible.

Pendant que la légère brise qui soufflait jusque là se renforce pour amener un courant d'air froid qui ne peut que te saisir alors qu'un nuage vient masquer le soleil l'espace de quelques instants. Et s'il est légitime que tu te demandes pourquoi il peut faire froid, tu auras une esquisse de réponse en regardant le paysage, l'herbe à moitié jaunie et rabougrie, les arbres proches ou lointains dépourvus de feuilles. L'hiver.

Koda Kaminaka

Anonymous
Invité
Lun 22 Fév - 0:09
Koda eut l’impression d’être un vieux tacot qui vient de caler, un biplan qui décroche. Elle perdit le contrôle de ses muscles et chuta en arrière. Tout ce qui empêcha sa tête de heurter violemment la route, ce furent ses coudes qui encaissèrent brusquement une bonne partie du choc. Ses omoplates terminèrent le travail.

Elle poussa un grand cri de douleur et d’indignation: « AAAAAAIE ! ! »

Tout en se tenant les coudes, elle se mis à se balancer sur les côtés, l’air sifflant bruyamment en s’infiltrant entre ses dents serrées. Le béton était vraiment le pire endroit pour se cogner. C’était un revêtement d’une dureté impardonnable. Ca lui rappelait une chute en vélo alors qu’elle portait un short.
De toutes manières, Koda détestait la douleur et l’évitait à tout prix. Ne pas savoir quand cela s’arrêtait l’agaçait mortellement.  C’est aussi pour ça qu’elle appréciait tant ne rien faire ; le risque de se faire mal n’était jamais aussi bas que lorsqu’elle flânait chez elle au fond de son canapé. Et le plus insupportable à cet instant ci, c’est qu’elle avait rencontré la douleur sur le chemin de sa flemmardise bien aimée. Et ça la mettait dans une colère noire.

Quand la blonde lâcha son « Ca va aller ? », un ça-va-aller qui ne se mouillait pas trop en sollicitude ni en préoccupation, Koda enroula consciencieusement ses doigts autour du tournevis qui gisait à côté d’elle, leva son avant bras avec une lenteur mécanique et poignarda à plusieurs reprises l’herbe jaunie qui gisait au bord de la route, chaque coup semblant détendre un peu son visage fulminant de rage.

Mais bien vite, son expression se mua en air catastrophé et plein de regret.
Elle n’aurait jamais dû forcer sur son avant bras.
Elle n’aurait jamais dû s’appuyer sur son coude pour frapper.
Elle n’aurait jamais dû se balancer sur ses côtes.
La jeune femme se mit à rêver d’une paire de bras supplémentaire pour se tenir a tous ces points qui lui faisaient mal. Quitte à souffrir de cette paire de bras aussi…

Après lui avoir laissé le temps de regretter la liste des endroits qu’elle n’aurait jamais dû bouger, la fille au chien lui demanda:

« Vous savez qui vous êtes ? Où vous êtes ? Et comment vous êtes arrivée ici ? »

Elle haussa un sourcil et lui coula un regard méprisant.

« Ouais, je suis une retraitée de quatre-vingt ans devant mon lotissement et figurez vous que je m’entraîne pour les J-O de sieste sur route et que vous m’avez dérangée ! »

Elle n’aurait jamais dû crier. Le son ricocha sur les parois de son crâne comme une aiguille rouillée et la migraine qui l'incommodait déjà suffisamment s'amplifia encore davantage.

Considérant soudain le regard imperturbable de son interlocutrice et la capacité latente de son espèce de berger allemand à poils courts à lui arracher la gorge d’un coup de dents, la jeune femme décida qu’il valait mieux se tenir tranquille.

« Non, en vrai, euh... Je m’appelle Koda… Mais euh, c'est tout… Je comprend pas trop ce qui m’arrive… » avoua-elle d’un air penaud..

Il fallait qu’elle revoit l’ordre de ses priorités. Elle tenta:

« Vous auriez pas une pastille pour la tête ? Par hasard ? »

Dakota Marlon

Anonymous
Invité
Mer 24 Fév - 16:31
La jeune femme s'appuie à la barrière de bois derrière elle, te laissant regretter tes nouveaux mouvements irréfléchis sans doute faits sous le coup de la colère qui te prend. Visiblement, elle ne se sent pas du tout en danger alors que tu brandis ton tournevis, se contentant de te regarder faire avant de te poser trois questions, devant ta première réponse, elle ne peut empêcher un long soupir de franchir ses lèvres. Que veut-il signifier précisément ? Tu ne peux pas le définir. Toujours est-il que par ce nouvel acte, tu peux pleinement te rendre compte que tu ne maîtrise vraiment plus ton corps et ses réactions, un peu comme si ce n'était plus ton corps mais celui de quelqu'un d'autre.

La blonde te laisse néanmoins te reprendre et terminer de parler, laissant même passer de nouveau de longues secondes de silence avant de te répondre.

- Non. C'est bon, on peut continuer ou bien ?

Pure question rhétorique alors qu'elle poursuit sur sa lancée sans attendre de réaction de ta part.

- Koda hein ? Moi c'est Dakota et je suis actuellement la seule personne pouvant vous aider.

Un moyen légèrement détourné pour la jeune femme blonde de te faire comprendre que si tu poursuis sur ta lancée d'ironie et compagnie, tu te mettras à dos ton seul espoir de sortir de là ou tu es. Mais aussi éventuellement d'avoir quelques réponses aux questions que tu peux te poser ou celles qui ne manqueront pas de venir alors que tu te remémores de mieux en mieux la manière dont tu es morte. Un fait qui te frappe de plus en plus, tu devrais être morte ! Voilà de quoi faire perdurer le mal de tête qui te vrille les tempes.

- Bien que normalement je sais déjà ce que vous allez me répondre, je dois vous poser d'autres questions pour être sûre de moi et de ce que vous êtes avant de pouvoir vous aider efficacement. Donc vous ne savez pas où vous êtes mais avez-vous au moins la moindre idée de quand on est ? Quels sont vos derniers souvenirs ?


Dans tout ce que la blonde vient de te dire, tu seras peut-être frappée par un détail en particulier. En effet Dakota n'a pas parlé de qui tu es mais de ce que tu es. Ce terme pouvant te donner la sensation que tu n'es plus tout à fait la même qu'avant et que la jeune femme le sait parfaitement.

Koda Kaminaka

Anonymous
Invité
Jeu 25 Fév - 0:00
La réponse catégorique de la fille aux baskets parvint à faire sourire Koda, malgré l’inflammation généralisée de son corps. Elle aimait les échanges crus et les personnes franches. Visiblement, elle avait touché le gros lot. Et puis, la situation en elle-même était comique ; Koda gisait sur une langue de béton dégarni, abandonnée de toutes forces, à moitié comateuse et c’était son interlocutrice qui se plaignait de son manque de réactivité.

La jeune asiatique appliqua ses paumes sur le goudron et employa toute son énergie à se hisser sur son séant à nouveau. C’était comme avoir déjà fait une série de vingt pompes, lorsqu’on se sent crouler sous son propre poids. Ses abdos se mirent à trembler et la vibration se répercuta dans ses bras tendus. Elle était bien contente de ne pas être spectatrice de son expression déformée par la crispation à cet instant là. Après un effort surhumain, animé par l’envie de ne pas se réceptionner à nouveau sur ses coudes écorchés, Koda parvint à se mettre sur son séant. Exténuée mais assise. C’était déjà ça.

La blonde donna son nom et se présenta comme la seule personne pouvant l’aider. Elle voulait bien le croire, se dit elle en se massant les tempes, la précédente opération ayant transformé son cerveau en timbale battant en rythme. Elle leva le nez, malgré le hurlement silencieux de ses cervicales et le prénom de la jeune femme sembla presque s’afficher au dessus de sa tête en transparence: Dakota.

A peu de choses près, ça ressemblait à Koda. Un début de réflexion cohérente ; Il y avait du progrès. Mais cette satisfaction mentale fut de courte durée car Dakota reprit la parole et tout embryon de certitude sur sa situation actuelle fut chassé d’un coup de balais.

Le visage de Koda exprima un profond désemparement. Elle savait ce qu’elle allait répondre ? Elle devait s’assurer pour pouvoir l’aider ? Mais s’assurer de quoi ? Où était elle ? Quel jour était on ?
Une violente pique de douleur pulsa dans son crâne et elle porta la main a son front en grimaçant de douleur. Elle vit un échappatoire au travers de ses derniers souvenirs qui lui revenaient assez clairement.

«  La… La dernière chose dont je me rappelle, c’est que j’étais entré dans une ville mais… »
La main sur son front se crispa alors qu’une deuxième pulsation douloureuse s’emparait de son crâne.
« …j’ai pas vu de nom de ville à l’entrée. J’étais super fatiguée, j’avais super faim, et là je suis entrée dans un parc et un zombie m’a mordue au bras. Je l’ai explosé mais j’ai commencé à me sentir trop mal. Je me souviens, c’était vraiment horrible. C’était comme si je mourrais à petit feu. Et puis plus rien, jusque là. »

Koda prit un air agacé.

« C’est tout ce que je sais ! Ca m’étonnerait que ça t’ai beaucoup avancé et je suis sûre que t’en sais plus que moi alors tu vas m’exp… » Une troisième aiguille pointue se planta dans son crâne et la douleur lancinante qui alimentait sa colère la réduisit au silence un instant. Dakota put remarquer que Koda oscillait entre le vouvoiement et le tutoiement sans parvenir à se décider.

« Bon, reprit elle d’un air penaud les yeux baissés , je veux bien être gentille et me laisser faire mais seulement si tu m’expliques ce qui m’arrive, d’accord ? Parce que j’y comprend rien… »

Dakota Marlon

Anonymous
Invité
Ven 26 Fév - 17:48
Le soleil revient enfin dans le paysage même s'il fait toujours aussi froid que quelques secondes auparavant avec le vent qui persiste. Continuant sa course tranquillement sans se soucier de quoi que ce soit d'autre que d'étendre ses rayons sur le monde. Pourtant à qui sait regarder, il donne de précieuses informations, restant assez bas dans le ciel comme il peut l'être en hiver mais aussi que la journée doit avoir atteint le milieu de matinée. Ce qui fait sortir de leurs trous de minuscules rongeurs un peu partout, chose que le doberman sent parfaitement, remuant ses oreilles de gauche à droite, il délaisse l'observation de la jeune femme inconnue au bataillon pour s'intéresser à un bruissement dans l'herbe que lui seul peut entendre.

Dakota baisse son regard sur le chien à ses pieds pendant quelques secondes avant de reporter à nouveau ses yeux noisettes sur toi. La blonde hausse un sourcil en entendant tes nouvelles réponses avant d'esquisser un sourire amusé en voyant ton air agacé. Pourquoi cela l'amuse ? Tu n'en as pas la moindre idée, à moins que le début de réponse qu'elle te fournit puisse t'aider à comprendre.

- Plus rien vous dites ? Pas de rêve bizarre avec des silhouettes fantomatiques ? Pas de murmures, de paroles aux allures de récits prophétiques ? Vous seriez bien la première à qui cela n'arrive pas, autrement dit c'est impossible. Mais bon votre histoire colle plus ou moins avec le reste.

Terminant sa phrase en haussant légèrement les épaules, tout dans son attitude peut te faire comprendre que ce n'est pas la première fois qu'elle dit ce genre de choses à quelqu'un.

- Ah oui les explications que je vous dois soit disant. Vous êtes morte et vous êtes revenue à la vie, c'est tout.

Elle laisse filer quelques secondes de silence avant de reprendre la parole.

- Enfin pas vraiment, vous êtes juste à côté de la ville de Snyder dans le nord-ouest du Texas et on est en février 2035.

Toi qui voulais des explications te voilà servie et de la manière la plus directe possible, nul doute que le fait que tu exiges des explications y soit pour quelque chose. Ou peut-être pas, qui sait si la jeune blonde aurait pris des pincettes et adouci les angles. Toujours est-il que maintenant tu sais qu'il s'est passé de nombreux de mois depuis la morsure du zombie et que tu te trouves à des centaines de kilomètres de là où tu pensais être.

Koda Kaminaka

Anonymous
Invité
Dim 28 Fév - 0:45
Les rêves bizarres. Au fur et à mesure que Dakota les mentionnait et précisait leur nature, les images fantomatiques et les longues phrases qu’elle avait entendu se dévoilaient de nouveau a sa mémoire. La première chose qui lui revint, ce fut la la sensation d’étirement dans le temps présente dans la vision et l’exactitude incroyable des paroles qu’elle contenait, et dont il ne subsistait que des bribes dans sa tête.

« Oui, j’ai fait un cauchemar comme ça ! » s’exclama t-elle en dressant son index vers Dakota. La situation avait atteint un degré d’anormalité tel que Koda estima secondaire le fait de se demander comment cette fille pouvait bien être au courant.

« C’était super désagréable, ça me revient… Je déteste les rêves, j’en fais jamais. » continua-t-elle comme pour elle même en plissant le nez. « On aurait dit des voix qui lisaient des passages de livres compliqués. Et ça parlait de Londres, de Rome, de Napoléon, de Sodome… Ca a pas un rapport avec les homos, ça, Sodome ? Avec Dieu qui lâche une météorite et tout ça. ? Je sais plus. »

La jeune femme se perdait en digressions, le regard dans le vague ; les lectures érudites n’étaient pas sa tasse de thé. Non qu’elle n’aima pas lire mais que l’Ecriture sainte n’était du genre à traîner sur sa table de chevet.

« Vous êtes morte et vous êtes revenue à la vie, c’est tout. » lâcha Dakota sans une once de dramaturgie. Koda la regarda, cilla deux fois et haussa un sourcil avec circonspection.

La fille au pull beige l’avait prononcé avec un tel détachement que l’information était difficile à prendre très au sérieux, bien que Koda était à présent plutôt disposé à la croire. Après tout, cette version compacte des incidents précédant son réveil se corrélait convenablement avec ses souvenirs.
« Ben oui, en fait. » admit-elle.  « Je me suis fait mordre et je suis morte comme tout le monde… mais au lieu de me transformer en monstre, je me réveille ici. »

Elle récapitulait les faits comme pour un texte lu à voix haute dont on ne tenterait pas de comprendre le contenu. Il fallait poser les pièces du puzzle devant soi avant de le reconstituer dans l’ordre ; c’était ça, l’idée.

« Vous êtes juste à côté de la ville de Snyder dans le nord ouest du Texas et on est en février 2035. » ajouta Dakota après quelques instants.

Cette précision fit réagir Koda, elle qui n’était pas au courant de sa position exacte au moment de sa morsure.

« Snyder ?! C’est au sud d’Amarillo, ça ! Je serais descendue jusque là ? Pourtant j’ai pas suivi une ligne droite… Attends, t’as dit février 2035 !? Tu te goures, là, non ? Attends, attends, attends… » répéta-t-elle en agitant son index vers son interlocutrice, son autre main recouvrant son visage pétri d’incompréhension. « Ca veut dire que j’ai comaté plus de 6 MOIS ?! Mais... Mais qu'est ce qui s'est passé pendant tout ce temps ?! Je roupillais ?!!  »

Dakota Marlon

Anonymous
Invité
Mer 2 Mar - 16:05
Visiblement en te parlant des rêves cela fait travailler ta mémoire et tu commence à te souvenir de certaines choses. Dakota s'en montre satisfaite, te laissant parler en se contentant de hocher la tête à tes paroles, cela coïncidant avec ce qu'elle a déjà entendu jusque là. Enfin cela tu ne peux t'en douter, tu peux juste te demander comment la jeune blonde peut être au courant de tout ceci. Mais plus important encore, ta réaction aux paroles de Dakota entraînent un nouveau sourire de sa part. Un simple sourire d'encouragement, comme on peut le faire quand on veut aider quelqu'un à accepter une situation même si celle que tu vis actuellement pourrait être considérée comme délirante selon les anciens standards de l'humanité.

À tes réactions plus vives et concernant la date actuelle, la jeune blonde perd vite son sourire, elle comprend alors qu'il va te falloir plus d'explications et de temps pour arriver à digérer ce qu'elle vient de t'apprendre. Ou peut-être pas, après tout elle n'est pas dans ta tête.

- Oui au sud d'Amarillo et non je ne me trompe pas pour la date. Comme je viens de te le dire et comme tu dois le ressentir au fond de toi, tu es morte et tu viens de revenir à la vie ici même. Ne me demande pas ce qu'il s'est passé pendant les six mois dont tu parles, je ne pourrais pas te répondre. La seule chose dont je sois sûre, c'est que tu n'es pas la première à qui cela arrive, c'est pour cela que je t'ai posé ces questions là précisément pour vérifier que tu as vécu la même chose que ces personnes là.

Comme tu peux le comprendre, je ne l'ai pas vécu moi, je ne suis pas une ressuscité mais toutes vos histoires se ressemblent. Une morsure ou une griffure, une lente agonie fiévreuse, des rêves sans queue ni tête, extrêmement flippant pour certaines personnes, un retour à la vie des mois après en se retrouvant ici à Snyder avec tous ou presque des lieux différents au moment de votre mort. Et tous se réveillant avec trois objets neufs alignés à côté d'eux sans les avoir jamais vu avant.


Dakota marque un temps de pause, dans ses paroles, pour te laisser le temps d'assimiler plus ou moins ce qu'elle vient de te dire, bien que tu peux comprendre qu'elle n'a pas terminé ce qu'elle a à te dire. Tout comme elle est passée du vouvoiement au tutoiement, sans doute pour être moins formelle avec toi, plus empathique ou du moins tu peux le voir ainsi.

Koda Kaminaka

Anonymous
Invité
Ven 4 Mar - 1:58
Koda demeura posée et silencieuse tout le reste de l’explication. Le brouillard poisseux et stagnant qui était tombé sur sa conscience s’évaporait peu à peu. Elle voyait ; il restait à comprendre et elle commençait seulement à y être disposée. Dakota le ressentait puisqu’à présent, la jeune asiatique, les bras croisés, hochait la tête à chaque point qu’elle exposait. Cependant, elle n’essayait pas encore de comprendre vraiment ; il restait trop de zones d’ombres. Et il fallait avouer que la jugeote n’était pas son principal atout.

Alors comme ça, je suis morte et j’ai ressuscité… » dit-elle en contemplant ses paumes ouvertes, chassant les cristaux de goudrons encore accrochés à sa peau.

Elle ne savait pas trop ce qu’elle devait en penser. Ca sonnait définitivement trop surréaliste pour son petit esprit rationnel. Entre autres, ça l’avait vraiment saoulé. C’était vraiment une expérience pénible. Elle s’était traîné dans ce parc, épuisée, exhalant la puanteur d’une semaine d’errance. La morsure l’avait profondément choquée, au delà de la douleur irradiant de sa chair arrachée, car aucune de ces choses ne l’avait jamais touchée jusqu’alors. La suite lui avait fait éprouver une panique viscérale. Savoir qu’elle allait mourrir l’avait déchiré de terreur. Et c’était la souffrance qu’elle appréhendait le plus. Celle ci fut au rendez-vous ; une fièvre atroce, ponctuée de spasmes et d’un air qui se viciait peu à peu.

Koda, qui avait une approche cinématographique de la mort, qui s’était demandé ce que le mourant que l’actrice tient dans ses bras à la fin du film pouvait bien ressentir, elle ne se rappelait pas de la fin, du moment où elle était partie. Et cela l’agaçait. A quoi bon mourrir et revenir si c’était pour ne pas s’en rappeler ?

Et puis, cette idée de repos éternel, aussi éphémère ait été le sien, c’était une belle arnaque. Après sa mort, elle avait fait un cauchemar ; c’était un comble.  Quelque chose de sévère, qui plus était. Elle se rappelait de tout un tas de sensations désagréables mélangées pèle-mèle. D’ailleurs, elle avait trop la flemme d’essayer de s’y replonger pour l’instant. Peut être qu’une fois qu’elle serait posée sur une chaise, restaurée et reposée, elle y repenserait mais pour l’instant, la jeune femme estimait avoir son compte de pensées négatives pour la journée.

Alors que Dakota mentionnait les objets rangés sur le bitume, Koda ouvrit justement le kit de crochetage et comprit que c’en était un. Elle tira un des crochets de son rangement et se mit à le faire tourbillonner agilement autour de ses doigts. La jeune femme semblait une adepte confirmée de « pen spinning », un passe temps oisif par excellence. Elle leva la tête vers la blonde.

« D’accord. Mais toi, qui tu es exactement ? » demanda-elle alors que le crochet pivotait à la vitesse d’une pale d’hélicoptère qui changerait d’axe aléatoirement a la surface de sa main.

« Qu’est ce qui fait que tu te retrouves devant moi avec ton chien pile-poil à l’instant où je me réveille ? Et puis tu dit que c’est déjà arrivé à d’autres ? T’es abonnée a un mensuel « Comateuse et outils d’effractions professionnels » ou bien tu ne saisis pas non plus ce qui se passe ? »
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