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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

Rencontre sceptique - 21/02/35
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Adam West

Anonymous
Invité
Lun 22 Fév - 14:19
Interprété par Adam West, Kyle Collins, Fate Manocaras et Melody Campbell.


Ils étaient partis, Nelson, Adam, Fate, Kyle et un certain Ricky. Deux individus en amenant trois autres à une nouvelle destination où ils devraient trouver des gens "comme eux", afin de survivre et envisager cette seconde vie sous un nouveau jour. Ce fut bien assez répété, Adam ne croyait que peu à ces histoires de résurrection mais sans explication alternative, il ne s’était pas évertué à contredire les gens de la ferme. Installé à l'arrière de la Ford coté fenêtre, juste derrière Ricky, Adam avait déposé son équipement dans le coffre pour ne pas alourdir l'ambiance déjà pesante et pour rassurer le fermier et le cow-boy sur sa présence.

Accoudé à la portière et observant au dehors avec un certain scepticisme, il passa le trajet à se gratter la barbe et à faire silence, ne daignant porter aucun regard à qui que ce soit et encore moins à ses deux vis à vis avec qui il était censé se serrer en principe. Un principe que le grand gaillard n'eut pas à coeur de respecter car il se montra assez envahissant, les jambes quelque peu écartées et le corps affalé pour marquer son souhait de dominer tout un siège. Finalement, au bout d'un certain temps concordant avec la tombée de la nuit, la voiture se mit à ralentir et éteignit ses phares. Fronçant les sourcils, Adam se redressa pour se pencher sur le coté, quitte à bousculer un peu son voisin sans aucune considération afin de voir ce que le duo à l'avant pouvait bien foutre.

Il ne tarda ainsi pas à voir la cour d'une résidence qui, à simple première vue, avait dû coûter pre-apocalypse dix fois le prix de son ancienne baraque. A croire que le groupe soit-disant installé ici ne se faisait pas chier à trouver un petit coin confortable pour leur popote et la première réflexion du Son of Chuck en regardant les alentours à travers les vitres, c'est que coté sécurité, c'était vraiment des feignasses. Il fallait bien le dire, s'il n'y avait pas eu quelqu'un pour venir à la rencontre du groupe quand la Ford vint se garer dans la cour, l'homme aurait juré que personne n'habitait plus ici depuis un bail. Pas un renforcement, pas une barrière, même pas une petite clôture pour prévenir la venue de quelques mordeurs, c'était open-bar et autant dire que pour des gars prétendument revenus de la mort et rassemblés afin de survivre, sous-entendu survivalistes, c'était carrément bidon.

« Bordel... ça commence bien. » Murmurait-il pour lui même en revenant s'adosser le temps que le vioc termine sa manoeuvre.

La suite fut, pour lui, l'occasion de rester tranquille et d'observer le déroulement. Sorti du véhicule, il commença rejoindre le coffre pendant que Nelson parlementait pour récupérer son hachoir qu'il fourra dans son sac à dos puis prit le paquet de clopes et le briquet pour s'en allumer une, avant de foutre aussi le reste dans le sac qu'il calait à son épaule d'une main tenue. Il assista après quoi aux présentations qui le concernait pourtant en se contentant de scruter le ou les membres du groupe qui viendraient accueillir les visiteurs en les regardant de haut en bas, pas aussi franchement qu'à la ferme mais sans montrer de signe d'amabilité, de curiosité ou même de reconnaissance.

Il restait froid comme une porte de prison et affichait une mine relativement sceptique de visu, pour un scepticisme entier intérieurement, récupérant régulièrement sa cigarette en lâchant des bouffées d'air grisâtres avant de la remettre au bec pour en inspirer de nouvelles. Qui que soit la ou les personnes venues se montrer de ce groupe, aucun ou aucune ne trouverait grâce à ses yeux. Ils paraîtraient tous aussi frêles que pittoresques, loin d'être des survivants, Adam les percevraient comme des gens paumés, davantage des touristes du coin ne sachant pas quoi faire que des gars présents depuis un moment et pouvant gérer la situation des environs.

Autant dire que c'était vraiment pas le top pour redémarrer une nouvelle vie du bon pied, mais bon, on va dire que les choix n'étaient pas légion et qui sait, peut-être qu'à défaut d'y trouver un appui il pourrait en faire quelque chose de plus utile : un bouclier moelleux de chair tendre pour prolonger sa propre survie contre les chasseurs sans vie. Finalement, Nelson, Ricky et leur Ford repartirent en sens inverse et tout en laissant sa cigarette aux lèvres, recrachant la fumée par les narines, il la suivie du coin des yeux quelques instants avant de se tourner vers la propriété, ou plutôt vers la ou les personnes du groupe présentes dans le but de les prendre eux trois en charge.

Kyle Collins

Anonymous
Invité
Mar 23 Fév - 14:49
Assis juste derrière le conducteur, j’avais béni l’Amérique pour ses imposants véhicules qui permettaient à trois mecs, plutôt larges d’épaules, de pouvoir s’installer côte à côte sur la banquette arrière lorsque je m’étais glissé à l’intérieur. Et puis, chemin faisant, j'eus vraiment la désagréable impression d’être du bétail parqué dans un enclos si étroit que les fils de fer s’enfonçaient et me laceraient la peau, et il n’eut fallu qu’un simple coup d’œil à ma droite pour comprendre d’où venait le problème. Bon sang ce type allait-il vraiment me coller jusqu’à la fin ? J'allais vraiment finir par penser que ce fameux camps n'était qu'un refuge pour cas désespéré, et qu'on me fouttait dans le tas comme un vulgaire autre "récolté" C’était une vraie épine dans le pieds, le genre de mec qu’aucune section ne voulait quitte à le pourrir jusqu’à la moelle jusqu’à ce que les gradés daignent comprendre qu’il valait mieux se séparer de ce grain de sable pour faire fonctionner l’engrenage.
Et le pire, c’est qu’il s’y croyait vraiment, à se rendre intéressant. Complexe social ? Sans doute.

Je laissais le vieux le gérer tant qu’il était dans sa propriété, véhicule inclus, mais je sentais qu’il allait dépasser la limite de ma tolérance. Si les autres décidaient de s’écraser de peur de froisser le gros tas, j’allais vite leur faire comprendre que leur problème ne serait pas le miens, quitte à les laisser se débrouiller avec et me voir prendre la tangeante, après dommage collatéral. Après tout, c’était aussi un test pour eux afin de mieux cerner les gus censés avoir l’expérience du terrain.

J’avais coincé mon sac à dos entre mes jambes, et l’arc qu’ils m’avaient rendu, sans vraiment comprendre pourquoi ils affirmaient que ce truc m’appartenait,  avait trouvé logement dans le coffre du véhicule, histoire de le préserver. J’avais peut-être pressenti que le casse-couille nous les briserait ? Aucune gloire, car ça devenait une récurrente. Triste constat après une journée et une nuit en commun.

Le reste du voyage se passa par un silence quasi total de ma part, échangeant seulement quelque banalité avec le conducteur si cela s’était avéré nécessaire, histoire de ne pas paraitre trop déplaisant, et puis l’autre gars au milieu n’était peut-être pas un mauvais bougre, sans doute plus capable que quiconque dans cette voiture.
J’évitais par ailleurs de citer la pauvre gamine qui était morte le jour même. Ça en avait laissé plus d’un ébranlé, je ne souhaitais pas revenir sur le sujet de toute manière. Toutes les guerres avaient leur lot de perte. Au moins, la gamine ne souffrait plus.

Je m’étais légèrement penché vers l’avant à l’approche du fameux QG de survivant, observant par dessous l'appui-tête ce qui se présentait au devant et mes pensées firent pour une fois écho à celles de mon détestable compagnon de route, vis-à-vis de l’aspect général. Peut-être était-ce un espèce d’avant-poste, ou un lieu à part où ils nous auraient donné rendez-vous ? Probablement.
Toujours était-il que je quittais avidemment le siège arrière en m’étirant les bras, les écartant en arrière dès que la voiture fit halte dans l’espace devant la maison.
Je profitais de l’ouverture du coffre pour récupérer mon dernier bien et jeter un coup d’œil plus reculé aux lieux. C’était certains, ça ne payait pas de mine, mais ce n’était pas la véritable raison de mon tour d’horizon. Je repérais les lieux et essayer de retenir la disposition des bâtiments et autres éléments, juste au cas où.

Je n’avais plus qu’à attendre qu’on vienne nous accueillir en peloton de renfort, et qu’importait qui ferait le premier pas, mon comportement serait le même, j’irais tendre une main ferme mais entendue à celui qui le ferait, le plus collaboratif possible. Et si le gros avorton faisait sentir son commentaire, j'hésiterais pas à lui faire grâce de mon témoignage, majeur parlant.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Mar 23 Fév - 16:36
Après une nouvelle nuit et une nouvelle journée mouvementée et tourmentée et la fin de journée approchant Melody était retourné piquer dans les stocks de ressources une nouvelle dose d'antidouleur pour soulager les blessures de son bras gauche. Elle qui n'aime pas les médicaments, se retrouve contrainte à s'en servir mais elle n'a pas le choix si elle veut pouvoir tenir un tant soit peu debout et penser à autre chose qu'à la douleur. S'est déjà bien assez difficile comme ça pour elle d'être cloîtré dans le campement sans pouvoir aller à la chasse alors que les réserves de nourriture sont proches du néant. Juste après l'injection la soulageant en totalité ou presque de ses douleurs, elle entend un véhicule approcher. Intriguée mais aussi inquiète, elle reste à bonne distance mais va tout de même voir ce qu'il se passe pour reconnaître très rapidement Ricky accompagné du vieil homme, de Nelson qui viennent pour leur déposer trois hommes.

Voyant Samuel s'occuper avec Nelson et Ricky de charger et décharger des affaires du pick-up, elle ne s'en mêle pas et à vrai dire elle ne saluera les deux hommes que s'ils font attention à elle alors qu'elle reste en retrait volontairement. Elle n'a pas l'énergie nécessaire pour jouer au chat et à la souris avec le cadet Jefferson et ne rien laisser paraître de ce qu'elle sait et puis quelque part il lui rappelle l'aîné Jefferson juste en le voyant bouger. De ce fait elle se focalise sur les trois nouvelles têtes parce qu'il est clair que maintenant ces trois là vont faire parti du campement.

Finissant par daigner faire quelques pas en avant pour se montrer, elle les observe sans gêne ni retenue, les scrutant attentivement des pieds à la tête. Encore un trop jeune pour être là, il sent les emmerdes à plein nez, oui bon d'accord elle disait aussi cela de Jordan mais elle ne peut s'empêcher d'avoir un a priori sur celui là quand même. Le second, un géant pour elle et son mètre 65 entrain de fumer qui semble plutôt relax d'être dans un endroit qu'il ne connait pas et qui a l'air d'elle ne sait trop quoi d'ailleurs. Et le troisième plutôt beau gosse lui aussi un géant vis à vis de la brune, qui tient un arc, voilà sans doute la seule chose qui peut intéresser Melody en le voyant. Peut-être qu'elle ne va plus être la seule capable de chasser et de ramener de la bouffe, ce qui serait une bonne chose.

La ford et ses occupants repartent dans le même temps, alors que les trois nouveaux peuvent eux aussi détailler la seule personne qui leur fait face actuellement. Brune aux cheveux longs qui cascadent sur ses épaules et dans son dos, des yeux émeraudes qui ressortent sur sa peau pâle, haute d'un mètre 65, aux formes bien proportionnées. Elle est vêtue d'un pantalon cargo noir, de solides chaussures de marche, d'un top noir et d'une veste chaude nouée autour de la taille, ce qui laisse parfaitement voir les deux blessures qu'elle porte au bras gauche mais aussi une ancienne trace de balle. Pour terminer la description, à son épaule droite se tient une puissante arbalète déjà chargée et prête à faire feu. Quant à sa posture elle démontre clairement que malgré qu'elle soit blessée, elle est sur ses gardes et prête à agir en cas de besoin, son tempérament fier et sauvage aidant beaucoup à cela.

Bien évidemment il faut que l'un d'eux approche d'elle et le beau gosse du trio en lui tendant la main pour la saluer, geste auquel elle répond bien entendu en ne se servant que de sa main droite. L'homme pourra peut-être sentir que ce n'est pas sa main directrice dont elle se sert en regard à la poignée de main moins ferme qu'elle ne le devrait de sa part à elle.

- Bienvenue. Melody et vous ?

Esquissant un léger mouvement de tête pour montrer que le "et vous" s'adresse aux trois nouveaux et pas seulement qu'à celui devant elle. Même si elle en revient très vite au beau gosse en désignant l'arc qu'il tient.

- Chasseur ?

Avant de finalement reporter son attention tour à tour sur les trois hommes.

- Je suppose que si vous êtes là, c'est que vous aussi vous êtes des "ressuscités" ?


Question qui pourrait être rhétorique s'il n'y avait pas Jena et Mark qui eux n'ont pas vécu ce genre de fait. Tout comme avec les doigts de sa main droite, elle a mimé des guillemets en prononçant le ressuscité signe qu'elle n'aime pas vraiment ce terme mais qu'au moins ils comprendront de quoi elle parle sans avoir besoin d'une longue explication.

Adam West

Anonymous
Invité
Ven 26 Fév - 0:46
Finalement, c'est une femme qui vint les accueillir, ce qui n'était ni vraiment pour le plaisir ou pour le déplaisir d'Adam, car dans cette situation il y avait trop de facteurs à prendre en compte pour en tirer une conclusion précise - si ce n'est qu'elle était sacrément bonne la petite, voilà une pensée d'homme tout à fait instinctive et sincère. Pour autant, venu se placer à la droite de Kyle en lui jetant un regard du coin des yeux, il attrapait sa cigarette et expirait une nouvelle bouffée avant de tirer dessus à nouveau, répétant le geste très tranquillement et assez lentement, sans se soucier de savoir où il recrachait la fumée et qui la prendrait en pleine figure.

Elle était certes bien foutue de prime abord, mais entre son bras emplâtré et sa dégaine de sportive du dimanche, rien n'aidait le grand gaillard à rassurer sa mauvaise impression qui l'habitait vivement depuis qu'il était arrivé ici, même à l'instant où il avait aperçu le "camp". La suite fut autrement plus amusante, au geste de tête de la nana le désignant notamment ou seulement, puisqu'il n'avait pas fait attention au hippie qui était censé être arrivé avec eux, il se contentait de répondre d'un geste de tête parodié du sien et un brin moqueur en direction de Melody sans répondre à sa question, prétextant de tirer sur son cylindre à tabac pour s'occuper le bec.

Ce qui l'avait marqué dans toute l'attitude qu'elle se donnait, lui qui la voyait de fait comme une espèce de guerrière-Pokémon qui se prenait un peu trop au sérieux alors qu'elle dépassait à peine du sol avec ses trente kilos toute mouillée, c'était sa manière de les scruter des pieds à la tête à la façon d'une chef de chantier qui venait inspecter la main-d'oeuvre. Une approche qui en disait déjà long selon le Son of Chuck sur le type de personne à qui il avait affaire et pour illustrer cela, il avait continué de l'observer sans rien dire et était resté droit sur ses jambes sans rien faire que de tenir son sac à dos sur l'épaule d'une main et subvenir à son besoin de nicotine de l'autre.

Après quelques instants de silence, il finit par mouvoir la mâchoire dans un sens puis l'autre avec un scepticisme affiché, ne détachant pas ses yeux bleus clairs perçants fixés sur la brunette et se passa la langue sur la dentition longuement, lèvres closes. A terme, il jeta sa cigarette pratiquement terminée - et autant dire qu'il la consomma vite avec les importantes bouffées aspirées à chaque coup - au sol entre lui et Melody, puis saisit l'occasion de s'avancer de deux pas avec assurance et sérénité pour écraser ce qu'il en restait du talon avec soin, s'imposant à la demoiselle par sa stature et sa proximité en éclipsant pratiquement les autres du regard de celle-ci.

« On suppose. » Fit-il enfin entendre de sa voix grave, son regard lui rendant maintenant une inspection partant des jambes mais prenant soin en revanche de suivre les courbes de ses formes féminines, penchant la tête momentanément, avant de retrouver ses yeux avec plus d'intensité qu'auparavant. « Adam. Alors, quel est le deal ? »

Kyle Collins

Anonymous
Invité
Lun 29 Fév - 13:24
Je posais mon regard sur la femme qui s’était avancé de nous la première avec la posture d’un animal blessé et méfiant. Tout du moins c’est la première impression que j’en eu lorsque je l’aperçu, hésitante non pas par timidité, car son regard reflète une certaine assurance à la manière dont elle nous dévisage, mais sans doute parce qu’elle aurait préféré rester à se reposer qu’à venir se confronter à quelques intrus juste par politesse.

J’étais déjà bien navré pour elle de ce que j’appréhendais du caractère de mon ex voisin de chambrée, mais il resta étrangement silencieux. Etrangement ? Pas tout à fait, car d’un premier coup d’œil, je voyais bien qu’il étudiait son nouveau « jouet » pour essayer de la prendre par ses faiblesses. Pas même deux jours passés avec celui-là, et j’avais l’impression de le cerner déjà.

La brune s’avança vers moi, acceptant ma poignée de main en offrande, avant de se présenter sans vraiment de signe d’amitié franche, mais avec une amabilité certaine. Elle était petite certes, et blessée, mais je sentais en elle un très bon potentiel guerrier. C’est que j’en avais connu des brins de gamines capable de rivaliser avec le plus féroce colosse digne descendant de Sparte, ou de leur tenir tête, tant sur le terrain, qu’autoritairement parlant.

« Moi c’est Kyle. »

A sa remarque, je jetais un coup d’œil sur l’objet étendu sur mon épaule prenant le temps d’une réflexion avant de répondre, un léger sourire en coin.

« Plus ou moins. On va dire que je me débrouille, mais ce n’est pas ma spécialité. »

C’était pure vérité. La nature m’avait plus dominé que je ne l’avais moins même apprivoisée, on partageait une relation certaine, mais la chasse à l’arc, bien que connue, ne m’était pas si familier. C’était étrange en y repensant qu’une arme de ce genre se retrouve à mes côtés à mon réveil. Le blackout n’avait peut-être pas été qu’une âme dérivante en quête de chair et de sang après tout.

Je reprenais mes distances avec la femme, la laissant prendre ses marques vis-à-vis de nous et surtout de l’oppressant Adam. Je roulais d’ailleurs les yeux vers le ciel à son attitude qui ne devait impression que lui-même au final.

Me permettant de l’ignorer sans chercher à l'excuser, ne me portant garant d'aucun de ses faits et gestes, j’apportais une clarification personnelle mais néanmoins nécessaire aux propos de la dame.

« Pourquoi pas miraculé ? Hm ? Je ne suis pas sûr que ce terme-là soit bien approprié pour les simples mortels que nous sommes.
Alors, c’est un point de chute ou un truc du genre ? Ou c’est votre QG ? »


Dans ma question, j’observais la demeure, cherchant à deviner quelques silhouettes supplémentaires à travers les fenêtres de cette dernière.

Fate Manocaras

Anonymous
Invité
Lun 29 Fév - 17:38
Nous y sommes enfin. Agglutiné dans cette voiture à l’arrière. Je regarde le triste paysage à travers le pare-brise sans vraiment faire attention aux deux autres gaillards à côté de moi. Nous allons devoir vivre ensemble désormais, eux, et les autres déjà présent au campement. L’ambiance régnant dans cette voiture n’augurait rien de bon. Dans un sens, je n’aide pas non plus à détendre l’atmosphère. Depuis le départ je n’ai pas dis un mot, trop occupé à penser au traumatisme que Dakota a subi et à cette jeune brune, presque morte devant mes yeux.
La mort n’est pas vraiment quelque chose de familier pour moi, mais j’imagine que ça va devoir me venir, et cela le plus tôt possible étant donné la situation.

Ricky et Nelson discutent à l’avant du véhicule, alors que l’arrière reste froid et tendu. Il y a cet homme à côté de moi que j’ai aperçu à la ferme, un genre de biker ou quelque chose de ce type. Je n’aime pas faire ce genre de supposition mais là c’était bien clair. Ce n’est pas le genre de gars qu’on a envie de faire chier, le genre de géant carré, regard menaçant, vie difficile… Enfin, à première vue.
J’essaye de garder mon regard a l’avant de la voiture, mais ma curiosité attise l’envie de découvrir l’homme à ma droite. Je jette un regard insistant mais discret, en espérant que celui-ci ne l’ai pas remarqué.
En les voyant, je me sens presque médiocre vu leur allure imposante, mais je ne m’en fais pas trop : les gars comme ça ont souvent beaucoup dans les bras et pas grand-chose dans la tête.

Je replonge mon regard vers ce paysage maussade et déplorable alors que la nuit commence à tomber.
Je commence à percevoir au loin ce qui ressemble au campement dont Dakota et Nelson m’ont parlé.
J’aurais imaginé ça un peu plus « apocalyptique » : des barbelés, des palissades, et d’autres stratagèmes dans ce genre là pour se défendre de la horde. Mais non, rien de tout cela.
Je m’interroge sur quoi l’avenir sera fait : je ne ressent pas de la peur, mais plutôt de l’appréhension. Je me questionne sur comment se passe l’organisation du camp, quels sont les conditions de vie, quel genre de personnes vais-je rencontrer ?
Je me demande si je suis vraiment à ma place ici, mais si je n’y suis pas, comment vais-je faire ? Encore une question sans réponse, mais malheureusement, celle-là, personne ne pourra y répondre à part moi.

Après quelques manœuvre, la Ford s’arrête nous laissant ainsi sortir du véhicule. Le biker presque chauve sort de la voiture, je prends mon sac à mes pieds et le suit en prenant soin de fermer la porte derrière moi. Je pose mon sac au sol accompagné d’un léger bruit de ferraille se cognant entre elles, n’ayant pas la foi de le porter en attendant de voir ce que les deux autres allaient faire.
Je suis un peu perdu, je ne sais pas vraiment quoi faire, quoi penser, alors que les autres hommes contrairement à moi semblent déterminé et résolu.

Le biker d’une quarantaine d’année à côté de moi sors un paquet de clopes de sa poche puis son briquet. Il débute alors son rituel : Il sort une cigarette, la met à sa bouche, l’allume puis la repends dans la main tout en expirant la légère fumée de ses poumons.  Je le regarde avec persévérance en espérant qu’il m’en propose une, mais celui-ci semble m’ignorer.

Une femme se rapproche de nous, La première chose que je remarque c'est cette horrible blessure sur son bras droit. C’est probablement une des survivantes qui viens nous accueillir.
Le plus jeune de mes futurs partenaires lui tends la main et elle l’accepte de la serer en retour.
La petite brune aux longs cheveux se présente et mes compagnons de route suivent le mouvement : Melody, Adam, et Kyle.
Avec un peu d’hésitation mais en remarquant que la brunette me fixait, je me présente à mon tour tout en gardant le regard froid et la voix roque que je n’ai pas abandonnée depuis le début du voyage.

Bonsoir, moi c’est Fate.


Les trois autres continuaient a parlé, et sans vraiment faire attention à ce qu’ils disaient, je repart me perdre dans mes pensées.
Malgré l’obscurité j’observe d’un regard vide les alentours qui vont désormais devenir le paysage que j’apercevrais chaque matins et cela surement jusqu’à ma deuxième mort.

Je fixe à nouveau mon regard sur les personnes à côté de moi, faisant mine de m’intéresser à ce qu’ils disent sans vraiment l’être en réalité.

J’aurais aimé ne jamais revivre, rester pour mort, près de cette carcasse de voiture rouillée. Je ne devrais pas être là, la survie n’est pas vraiment quelque chose qui m’intéresse en soit : j’avais déjà du mal à le faire lorsqu’il n’y avait pas de zombies, alors je ne préfère pas imaginer comment cela va-t’être désormais.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Mar 1 Mar - 12:18
Alors c'était ça que la mort avait rejetée ? Trois hommes complètement différents et dans leurs attitudes et dans leurs paroles, trois personnes qui de prime abord ont l'air d'être à l'opposée l'une de l'autre, enfin façon de parler bien entendu. La brune n'avait aucune envie d'être là devant eux à les accueillir ou les briefer sur quoi que se soit mais visiblement, elle était la seule qui se souciait de ne pas les rejeter en bloc. Pourtant encore une fois sa nouvelle vie lui fait une farce en ne lui mettant pas sous les yeux les deux seules personnes avec lesquelles elle a envie d'être, les deux hommes portant le même prénom, son frère et...comment le définir...son frère et Lui. Non il ne vaut mieux pas qu'elle pense à cela maintenant, elle ne serait pas en état de lutter contre ce qu'elle ressent.

Surtout avec le beau gosse du lot qui se présente, Kyle avant de lui répondre concernant la chasse. Plus ou moins selon lui, ce n'est déjà pas si mal, la brune ne peut pas demander à voir débarquer des chasseurs aussi doués que Matthew ou elle même. Elle esquisse un sourire en réponse de celui qu'il a, peu marqué sur son visage à elle mais sincère.

- D'accord, dès que je pourrais repartir en vadrouille, je pourrais te montrer les coins de chasse et pourquoi pas deux ou trois techniques. En tout cas ça fait plaisir de ne plus être la seule chasseuse du groupe.

Sous entendu, ne plus être la seule capable de ramener la bouffe assurant la survie des autres. Ce qui est l'air de rien une lourde tâche que celle là surtout que le résultat des chasses est encore plus aléatoire qu'avant.

De son rapide échange avec Kyle, la brune n'a pour autant pas loupé le manège du grand machin fumeur, sentant les regards qu'il lui lance. Reportant son regard émeraude sur lui dès qu'il jette sa cigarette sur le sol entre deux, pour le voir ensuite approcher et écraser la dite clope, nul doute qu'il a dû le faire exprès vu la manière dont il essaye de s'imposer auprès d'elle. Au moins se décide t-il enfin à desserrer les lèvres même s'il le fait en la détaillant comme s'il voulait la manger toute crue ou plutôt comme s'il voulait l'allonger là maintenant sur le sol pour lui prodiguer plus d'attention. Melody ne le quitte pas du regard pendant tout son cinéma, n'en ayant visiblement et clairement rien à foutre d'être regardée ainsi, elle est belle et désirable, elle le sait, il n'est pas le premier et ne sera pas le dernier à agir de cette façon. Pourquoi y porter un quelconque intérêt ? Oh bien sûr elle pourrait lui rendre le même genre de regard en terminant sur une moue sceptique ou en faisant une remarque à propos du froid qu'il peut faire mais elle n'a aucune envie de rentrer dans ce genre de jeu puéril. Au moins il en aura dit son nom et posé une question ce n'est déjà pas si mal.

Le troisième se décidant lui aussi à se présenter avant de donner l'impression de se désintéresser de la situation, il commence vraiment mal celui là selon les critères de la brune. Kyle revient alors sur ce qu'elle a dit précédemment, lui donnant l'impression de ne pas être la seule à ne pas aimer le terme ressuscité. Melody se décale alors d'un pas ou deux, histoire de pouvoir bien regarder Kyle mais aussi le troisième sans être gênée par l'espèce de grand machin devant elle. Haussant légèrement les épaules en réponse au futur autre chasseur avant de lui répondre.

- Malheureusement ressuscités ou dégénérés sont les termes que tu entendras le plus souvent concernant ce qu'on a vécu ou plutôt subit et de la part des personnes ne l'ayant pas vécu. Ils ont tendance à faire un clivage entre eux et nous, nous voir comme des personnes à part ou des monstres ou des gens ayant quelque chose d'anormal en eux. L'ignorance, la peur et compagnie, je vais pas te faire un discours là dessus mais en gros c'est ça.

Sinon, ici c'est notre nouveau QG, on a dû quitter l'autre à l'arrache il y a trois jours, une gigantesque horde nous est tombée dessus. On avait déjà repéré les lieux pour venir s'y installer de toute manière mais comme vous pouvez voir, il y a encore tout à faire, barricades, fortifications et tout ce qui pourrait faire de cet endroit, un lieu fiable et aussi sûr que possible de nos jours.


Si son regard est passé de l'un à l'autre pendant qu'elle parle, la brune s'intéresse plus particulièrement à Adam pour la suite, du moins sur le début de sa phrase.

- Pour le deal, ici on s'en fout de ton passé et de celui des autres, si tu as envie d'en parler libre à toi, t'as envie de faire chier ton monde en parole libre à toi, tu trouveras peut-être ou peut-être pas du répondant selon les personnes. T'as envie de t'en prendre violemment et physiquement à quelqu'un, fait le mais tu le paieras d'une manière ou d'une autre.

Pour le reste, Samuel et moi on a décidé que le campement fonctionnait de manière égalitaire, on partage la bouffe et les armes qu'on trouve en sorties, hormis quelques unes qui nous sont propre style moi avec l'arbalète, Samuel avec son AK 47 ainsi de suite pour tout le monde. Qu'on puisse se défendre en permanence. En retour chacun ici doit faire sa part du travail à la portée de ce qu'il sait faire ou non, il y a forcément toujours quelque chose à faire, excursions, chasse, réparations, ravitaillement en eau, monter la garde etc.


La brune cesse alors de parler, attendant les diverses réactions à venir s'il doit y en avoir bien entendu ou encore d'autres questions.

Adam West

Anonymous
Invité
Ven 4 Mar - 21:34
Le grand gaillard observa la brune se déplacer pour l'éviter après l'avoir ignoré, ce qui ne le gênait pas vraiment, au moins il obtenait une réponse à une de ses questions quant à cette nana et cela pour un résultat pas forcément positif. Quoi qu'il en soit, il se contenta d'écouter ce qu'elle avait à dire, étirant les épaules et mouvant le cou en faisant rouler sa tête pour se détendre les muscles avant de jeter un regard en coin vers les deux autres gars. Il s'attardait particulièrement sur Kyle qu'il avait prit en affection, ou en grief, pour lui cela menait au même résultat : il ne perdrait pas une occasion de le titiller pour voir de quoi il était fait. Et s'il se résumait à ce qu'il en avait vu, alors il ne tarderait pas à le ranger dans la case fille manquée.

La brunette venait d'expliquer qu'ils s'étaient fait jeter comme des vieilles chaussettes de leur ancien repaire et qu'ils étaient réellement des touristes en l'état ici, comme quoi sa première impression fut la bonne et ce n'était pas pour lui faire plaisir. Elle s'accordait en revanche à revenir sur cette histoire de ressuscités, ce qui fit seulement arquer un sourcil à Adam, ont-ils vraiment gobé ces âneries ? Qu'est-ce qui tournait pas rond chez ces gens pour tous croire qu'ils étaient les miraculés du divin ?

Fallait avoir un sacré pète au casque pour se penser ainsi privilégiés du Saint Grand Patron de toute cette merde ou Adam s'était-il réveillé dans un monde parallèle et grotesque ? Le reste n'avait pas vraiment d'intérêt mais il enregistra distraitement ce que la fille lui racontait : le passé on s'en fiche, menaces en l'air, re-menaces en l'air, communauté de partage, elle voulait garder sa tireuse à lapin qu'elle appelait arbalète, si ça pouvait lui faire plaisir, chacun sa part, ok.

Il affichait une mine aussi peu convaincue et légèrement méprisante par la forme et le fond que lui présentait miss rambo-je-m'y-crois, tout du moins c'est ce qu'elle lui inspirait, serrant la mâchoire et les lèvres longuement. Face à cela, il se contenta de hausser les épaules et répondit de quelques mots brefs en détournant le regard vers la maison, placardant à vue de tous dès lors un je m'en-foutisme murant un ensemble d'autres pensées qu'il était plus sage de garder secrets.

« C'est ça va... »

Il rajusta ensuite son sac sur son épaule d'un geste et lâcha un soupir avant de se diriger vers la fameuse baraque, ne s'embêtant pas de l'avis de quiconque pour rejoindre la porte et l'ouvrir afin de s'engouffrer franchement à l'intérieur, sauf si quelqu'un tentait de l'en empêcher. Pour le reste, il trouverait ses marques bien mieux seul. Il paraissait évident qu'il ne partait pas pour s'attirer la sympathie d'autrui mais cela, ça n'avait jamais été un facteur considéré.

Kyle Collins

Anonymous
Invité
Lun 7 Mar - 15:18
La seule du groupe ? Evidemment que j’avais tiqué à cette remarque qui paraissait sous ses airs tellement anodine, mais qui comblait à elle seule tous les vides de mes quelques interrogations, avant d’en générer de nouvelles. C’était noté, comme je l’avais supposé, la miss savait se débrouiller sur le terrain. J’avais rarement eu l’occasion de croiser des nénettes qui s’y connaissait dans la chasse, et encore moins de ce gabarit, mais cela signifiait qu’elle pratiquait et adoptait des méthodes qui n’étaient pas inutile en situation de combat.
Mais d’un autre côté, cela signifiait également qu’aucun autre de ce groupe de supposé survivant n’avait pris la peine de se faire enseigner ou de pratiquer l’un des facteurs les plus essentiels dans la survie en milieu hostile.
J’avais plissé les yeux à ses mots, comme pour traduire d’un tic nerveux, mais n’avait rien relevé, ni verbalement, ni physiquement d’ailleurs. Je m’étais contenté de suivre le discours et les échanges.

« Connerie… » Avais-je simplement soufflé entre deux inspirations lorsqu’elle avait justifié l’évocation de son terme.

Non pas que je ne croyais pas un mot de ce qu’elle disait, mais plutôt qu’il me paraissait complètement invraisemblable que les gens n’aient pas l’esprit plus terre à terre que ça. Ok, on avait survécu à la fièvre, la maladie, tout ça. Mais bon sang, on ne disait pas d’un comateux ayant appréhendé l’entre-deux monde qu’il était un ressuscité. Ca n’avait vraiment aucun sens cette histoire… à moins qu’ils ne soient au courant d’un fait supplémentaire.
J’essayerais d’en savoir plus, plus tard. En attendant, je me contentais de poser à nouveau mon regard, en ajustant la corde de mon arc sur mon épaule, sur l’édifice qui nous faisait face et ceux qui nous entouraient.
C’était un choix particulièrement étrange pour un « nouveau QG ». De prime abord, l’endroit ne constituait pas une position stratégique avantageuse. Le temps n’avait peut-être pas été de leur côté pour trouver mieux. Malgré les dire de la fille, je ne voyais franchement pas le côté fiable et sécuritaire. Passons.

J’avais une idée plus claire de ce groupe de survivants. En réalité, il n’y avait pas grand-chose de communautaire. Samuel et elle hein ? Alors c’était deux leaders ?
Je me grattais la joue de l’index, dubitatif. Adam avait pris les devants, s’engouffrant vers la maison de son flegme habituel. Il me faisait penser au cancre de la classe quand j’étais ado. Celui qui s’tapait toujours le dernier rang en pensant que les profs lui ficheraient la paix, qui roulait des épaules pour s’imposer, et tyrannisait les petits à coup de « file-moi ton goûter ».

J’avais failli le laisser partir. Après tout, il m’avait fait assez chier jusqu’ici pour que je l’ignore, mais j’ai préféré rajouter quelque chose.

« Marche ou crève, mec. Si tu rentres pas dans l’moule, t’as aucune chance de survivre. T’es en territoire hostile, là, alors arrête de faire celui qui se pense plus intéressant que les autres. Tu vaudras jamais rien tant qu’t’aura pas fait tes preuves et si tu veux rester que du flan, vaut mieux que tu traces ta route. »

Je relevais légèrement le menton sans vraiment m’attendre à une réaction. Je le voyais vraiment à m’ignorer royalement et continuer son chemin, ou alors à péter une durite et vouloir se la jouer Rambo à me prouver immédiatement que son froc est loin d’être vide. Dans ce cas-ci, je l’attendais de pied ferme. Mais je reportais tout de même mon attention sur la brune toujours en face de moi, continuant ma tirade à son attention cette-fois, d’un ton des plus neutres possibles.

« Vous avez des cartes ? Des plans stratégiques ? Y’a vraiment beaucoup à faire, alors quitte à s’y mettre, autant pas trainer. »

Fate Manocaras

Anonymous
Invité
Mer 9 Mar - 12:02
Je suis là, avec eux, sans vraiment y être. En réalité, j’aurais aimé être autre part. Pouvoir retourner dans mon ancienne vie, mon ancien appart et continuer ma vie comme je l’avais prévu : finir mes études, me marier, avoir des enfants, vieillir et mourir, heureux de toutes les choses que l’on a accompli dans sa vie.

Melody nous tape un peu la discute puis nous donne le déroulement et l’organisation générale du camp en plus ou moins trente secondes : ça veut dire beaucoup. A première vue, le camp de survivants « ressuscités » ou « dégénérés » ressemble nettement plus à un complexe de touristes En pleine apocalypse.
Enfin, à ce que j’ai compris, ils sont aussi eus quelques problèmes avec une horde donc ils ont dû déménager rapidement.

D’un côté, jamais vraiment hâte de re-rencontrer un zombie : je souhaiterai savoir s’ils sont tous pareille, s’il possède tous cette énergie morbide et ces yeux injectés de sang vous fixant avec cette haine, comme s’il souhaitait vous arracher votre âme, vous détruire intérieurement.
D’un autre, ce genre de bête féroce sont plutôt angoissante et leur présence ne présage souvent rien de bon.
J’aimerais tous simplement récupérer un de ces zombies, voire de quoi il est constitué, pouvoir le disséquer, l’examiner, l’analyser. Je n’ai jamais fait de médecine ou de chose dans ce genre là, mais au final ça aurait pu être utiles et intéressant, dommage.

Enfin bref, retournons à nos moutons : Melody et un autre Samuel semblait donc diriger ce camp, enfin, diriger est un grand mot. Pour l’instant, vu ce que nous a dit la jolie brune, ce camp semble plutôt en autonomie : les gens vont chercher des ressources et autres matériaux puis ils les ramènent ou sinon ils travaillent au camp. « Diriger » n’est pas le mot correct, les personnes de ce groupe semblent se gérer tout seul.
Adam semblait quelque peu ennuyer par les propos de ce que nous racontais Melody et après avoir montré son mécontentement en marmonnant quelques mots, il commence à partir en direction du camp.
Bien que je l’avoue, les propos de Melody ne sont pas les plus intéressant et que moi aussi, j’aimerais bien découvrir ce camp qui me parait un peu en ruine pour l’instant, je trouve que cet Adam abuse un peu trop de son égoïsme.
Sans rien dire, je montre mon agacement par un long soupir accompagné de léger mouvement de tête allant de gauche à droite.
Cette rapide réaction est suivi d’une leçon de morale de la part de Kyle qui semble d’après ses propos bien plus s’y connaitre en situation post-apocalyptique que Adam. D’après moi, les deux ont tort : l’un ne devrait pas en faire qu’à sa tête et devrait suivre le « moule » et l’autre devrait faire plus attention, nous sommes comme des enfants dans un nouveau monde. Aujourd’hui nous avons appris à marcher, mais il reste beaucoup à faire.

Kyle semblait prendre les choses en main, il été surement à l’armé ou quelque chose dans ce style avant sa première mort. Je me rapproche de mes deux nouveaux colocataires tout en déplacent mon sac avec moi et m’intègre à leur conversation, finalement convaincu de participer à leur discussion.  

Vous avez un groupe électrogène ou quelque chose dans ce genre ? Si c’est le cas, je suis l’as de la bricole alors je peux vous créer quelques petits trucs, enfin, même si vous en avez pas, juste avec des planches et des clous y'a moyen de faire quelque chose de sympa.
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