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Le salon - 22/02/35
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Melody Campbell

Anonymous
Invité
Mar 1 Mar - 13:47
Et voilà que la brunette se met maintenant à faire comme si de rien était juste pour essayer de se donner de la contenance, mais Melody n'est pas dupe de son cirque, il est de plus en plus clair qu'elle pousse Ivy à bout. Et si d'habitude c'est le genre de choses qu'elle n'aime pas, là pour le coup elle en a strictement rien à faire de blesser -ou non- la binoclarde sans pour autant que cela lui fasse plaisir. Tout comme elle ne peut que continuer d'être clairement amusée par la situation alors qu'Ivy se plante en beauté sur toute la ligne, Melody en a rien à foutre des autres ou de leur dévoiler de quelconques paroles. La seule chose qui l'intéresse est de faire parler Ivy, lui faire tout cracher d'une façon ou d'une autre et force est de constater qu'elle y arrive parfaitement bien actuellement et sans avoir le droit à des larmes et autres couineries. Ce sont même les insultes qui se mettent à sortir de la bouche de la binoclarde, signe s'il en est qu'elle n'a strictement aucun argument valable à sortir comme toute personne tombant dans les insultes d'ailleurs, un signe reconnu comme étant celui d'une personne avec peu d'intelligence et de sens de la répartie.

La belle brune n'a pas le temps de répondre à la tirade d'Ivy qu'elle entend des applaudissements dans son dos, elle se tourne pour voir de qui ça provient. Se figeant à la vue de cet inconnu qu'elle n'avait aucunement envie de voir ou plutôt de voir de près avant qu'il ne se décide à dire ce qu'il est censé avoir à dire. Elle le détaille des pieds à la tête, arquant un sourcil en le voyant avec la bouteille de vodka à la main, sérieusement en pleine matinée et déjà bourré ? Le suivant des yeux dans ses déplacements, le voyant humer les cheveux d'Ivy puis s'effondrer plus que s'asseoir sur une chaise à côté de la binoclarde.

Un frisson glacial lui parcourant l'échine quand il prend la parole en la fixant, elle ne l'aimait déjà pas avant de le voir mais alors maintenant c'est encore pire. Une part d'elle, une toute petite part d'elle voudrait le remercier d'avoir sauvé Matthew des griffes de cet homme mais tout le reste rejette cela en bloc. Et dire qu'elle est censée coopérer avec lui en secret, qu'il est censé être l'intermédiaire entre elle et le beau chasseur, mais comment va t-elle bien pouvoir arriver à ce tour de force alors que tout son être lui dicte de le fuir et de s'en méfier comme de la peste. Est-ce qu'il est seulement au courant de ça ? Est-ce qu'il la teste ? Ou est-ce qu'il est comme ça naturellement ? Surtout qu'en l'entendant parler, elle voit très bien de quoi il veut parler et s'il y avait eu un doute quant au fait qu'elle ait oublié qu'il a soit disant trahit le Marchand et Soulstrange, il vient d'être balayé avec violence.

- Soulstrange, c'est qui celui là encore ?

La brune se contentant du minimal syndical comme réponse alors qu'elle ne peut pas faire celle qui n'a rien entendu ou pire celle qui le savait déjà. En aparté, il est amusant de noter qu'il considère Ivy comme une petite chose alors que finalement les deux femmes ont la même taille à cinq centimètres près et à peu près le même poids à un ou deux kilos près, la seule différence étant que Melody a des formes elle.

- Et détrompez-vous, on ne se déchire pas, on communique à notre manière.


Oui mais non, hors de question que face à cet homme et quoiqu'il ait pu faire, que Melody ne laisse pas sous entendre qu'elle préfère faire front avec Ivy plutôt que de le laisser s'en mêler.

- Mais vous, vous n'avez pas mieux à faire que vous bourrer la gueule en plein milieu de mâtinée ? Samuel va finir par vous tomber sur la gueule à rien foutre comme ça.

Histoire de mettre au clair ses propos, la brune pose sa main droite sur la table, paume ouverte et elle se concentre sur la bouteille de vodka. Un éclair d'énergie ou quelque soit le terme approprié parcoure alors le corps de la brune, la faisant partir dans un autre monde l'espace de quelques secondes, elle ressent une sorte d'elle ne sait quoi comme processus invisible se propager jusqu'à la bouteille. La bouteille de vodka tremble alors pour ensuite vivement quitter sa position initiale, comme propulsée par une main invisible pour finir sa course sur la table et arriver dans la main de Melody. Cette dernière rouvre les yeux alors qu'un violent mal de crane vient l'assaillir, lui faisant grincer des dents alors qu'elle sait maintenant que c'est un effet secondaire au déclenchement de son pouvoir et que cela va passer d'ici une minute ou deux.

Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Mar 1 Mar - 20:54
Restant dans l’attente de la réaction de la chasseuse, ce ne fut cependant pas d’elle que vint la suite de l’animation matinale, mais de l’une des extrémités du salon, là où se trouvait la jonction entre le couloir et la pièce à vivre - ou à se supporter, c’était selon - ; où apparut dans mon champ de vision une silhouette bien abstraite, frappant ses mains l’une dans l’autre dans un simulacre d’applaudissement lent qui m’apparaissait presque ironique. Plissant les paupières et forçant sur mes yeux, je finis par reconnaître l’allure et la démarche nonchalante - très nonchalante d’ailleurs - du vagabond qui s’était invité dans notre groupe depuis l’attaque.

Autant dire que je délaissais complètement Melody de toute attention pour me tourner vers lui, me redressant et me tournant légèrement sur ma chaise en passant mon bras droit par dessus le dossier de celle-ci afin de l’observer. Laborieusement, il s’approcha, semblant tanguer dangereusement sur ses appuis à un tel point que je me demandais s’il n’avait pas été pris d’un malaise, ou blessé par une quelconque menace extérieure. Légèrement crispée sur ma chaise, je me retrouvais à deux doigts de me lever pour aller lui porter un peu de soutien quand il finit par se trouver assez près de moi pour que je puisse distinguer une bouteille de vodka dans sa main droite. Je me détendis à nouveau, à la fois soulagée de le savoir juste bourré et en même temps inquiète qu’il le soit à une heure aussi matinale.

D’instinct, j’enfonçais légèrement ma tête dans mes épaules en lâchant une grimace de dégoût lorsqu’il se pencha au-dessus de moi pour sembler me renifler les cheveux. Je ne le quittais du regard uniquement le temps de dévisser ma tête d’un côté à l’autre et le retrouver ensuite, faisant pivoter mon cul sur la chaise pour le garder dans mon champ de vision et faire face à son profil.

Je n’eus d’égard pour lui qu’un geste précipité destiné à le retenir de tomber lorsqu’il manqua de peu de louper la chaise et de se vautrer, ma main la plus proche venant se loger sous son avant-bras alors qu’il faisait l’effort de se retenir, puis se soulever de sa main libre à l’aide de la table. Puis je redressais de nouveau le buste après avoir eu l’assurance qu’il était plus ou moins installé sur la chaise, l’observant s’enfiler une nouvelle gorgée d’alcool directement au goulot de la bouteille avant qu’il ne repose celle-ci devant lui sur la table, sans manquer de bien faire claquer le cul de la bouteille sur le plateau, puis d’enfin prendre la parole.

Égal à ce que j’avais déjà pu voir de lui-même, il semblait prendre un malin plaisir à aiguillonner Melody avant que mon propre tour ne vienne, son regard prenant quelques secondes de retard sur ses mots. A l’évocation de l’illustre Soulstrange, je ne pus m’empêcher de froncer les sourcils avec une moue interrogative, me demandant bien qui est-ce que ce surnom désignait. Une question légitime que souleva la chasseuse quelques secondes avant moi, me permettant ainsi d’épargner ma propre salive. Passant mon bras gauche par dessus le dossier de ma chaise, ainsi assise complètement de profil, je posais mon autre coude en équerre sur le plateau de la table, calant ma joue droite contre mon poing fermé et laissant mes noisettes fixées sur le vagabond, ne prêtant plus que mon attention auditive à Melody ; cette dernière s’opposant à la dernière remarque de l’homme.

Une rétorque tout à fait subjective sur la définition du terme communication, sur laquelle je ne renchérissais pas dans l’immédiat, me contentant de fermer les paupières et hausser les sourcils en prenant une lente inspiration par le nez, afin de bien marquer ma lassitude face au déni perpétuel de la chasseuse. Lorsque je rouvrais les yeux, simultanément aux dernières paroles de Melody, ce ne fut que pour voir la bouteille de vodka, nouvel objet du délit, se mettre à se mouvoir d’elle-même jusqu’à rejoindre la main de Melody.

Une vision qui ne manqua pas de me surprendre, si bien que je relevais légèrement le visage de sur mon poing pour suivre la course de la bouteille attirée par une force invisible vers la chasseuse. Puis la stupeur laissa place à une mine bien plus renfrognée et blasée. D’un geste, je me pinçais l’arête du nez entre mon pouce et mon index avant de laisser courir la paume de ma main gauche le long de mon visage jusqu’à caresser mon menton et ma mâchoire de mouvements plus lents, secouant légèrement la tête avant de finalement reprendre ma position initiale, la joue contre le poing droit.

“Si ça peut vous aider à vous sentir intégré, vous êtes au moins aussi déchiré que nous,” avais-je fini par répondre au vagabond dans un souffle las et monotone, rétablissant une vérité qui ne semblait échapper qu’à Melody. Au moins l’irruption de l’homme m’avait-elle permis de reprendre le pas sur ma fureur qui menaçait d’éclater quelques instants plus tôt. “Et pour ce qui est de la vodka, vous ne perdez pas au change... Melody est bien plus soûlante que n’importe quel breuvage. Pas étonnant que Seth a toujours l’air d’être dans le cirage...” poursuivis-je en esquissant un sourire parfaitement mesquin avant de reprendre avec plus de sérieux et d’intérêt, me faisant d’ailleurs la remarque que je n’avais pas entendu parler de Seth depuis mon retour.

“Soulstruc donc… Qui est-ce ?” avais-je répété en dernier lieu, espérant ainsi recentrer l’attention de l’inconnu sur le sujet qui nous intéressait vraiment.

Le Vagabond

Anonymous
Invité
Jeu 3 Mar - 1:27
L'inconnu s'apprêtait à relever la bouteille afin de s'en offrir une gorgée quand la table se mit à trembler, constatant que malgré lui, son bien lui échappait pour s'en aller dans la main de la femme de l'autre coté de la table. Il eut à cela un geste vain de main tendue avant de la ramener en rétractant les doigts à la manière d'une serre, laissant entendre un léger sifflement alors que ses dents bien visibles se serraient d'irritation, terminant par fermer le poing quelques instants en la fixant longuement avant de l'ouvrir et brandir sa main vers elle d'un geste théâtral.

« Si vous vouliez tant vous prendre une lampée il suffisait de demander poliment, au lieu de tenter stupidement de nous impressionner d'une démonstration de votre soit-disant don. Et entre nous, j'ai vu bien plus spectaculaire, vous manquez d'ambition. » Renchérissait-il en lançant un clin d'oeil équivoque à Melody.

Il prit ensuite le temps d'assister à la rétorque d'Ivy en lui jetant un coup d'oeil malicieux, laissant après la toute fin planer une seconde d'absence de réaction et de silence avant de lâcher un rire franc et étirant ses pommettes bien plus qu'auparavant pour dessiner un sourire d'autant plus amusé.

« J'aime cette répartie, ce sens de la pique bien féminine, peu d'hommes sont capables d'un tel soin pour blesser autrui par les mots et les actes indirects. La femme est habitée par le serpent qui lui a donné le don de la véritable sournoiserie. Il est de commune mesure de croire que les muscles d'un homme sont ce qu'il y a de plus menaçant après le hurlement d'une arme à feu et le tranchant d'une lame, mais d'expérience j'ai appris qu'une femme vraiment en colère peut administrer des douleurs plus insupportables qu'un poing ou une arme. Mais ne soyez pas trop enhardies par cela, je vous rassure, votre petite dispute de ménagères n'en reste pas moins d'une inutilité absolue. »

Lâchant un soupir aussi poussé qu'il étirait ses bras le long de la table avant de poser les mains à plat, gardant le dos bien calé contre la chaise dans une posture aussi relâchée que possible, il ferma les yeux et fit basculer sa tête de droite à gauche dans un moulé appuyé pour mieux détendre ses cervicales avant de rouvrir sa vision en grand et ramener sa fixation intensément gênante sur Melody.

« Vous voulez jouer de sous-entendus et de sournoiserie ? Permettez-moi de rétablir les faits d'une franche et masculine tirade. Premièrement, » commença t-il en levant l'index droit sans décoller sa main de la table ni quitter la brune des yeux. « je ne suis pas votre ami ni votre joyeux camarade, je suis votre collaborateur et je suis ici parce que j'ai un marché avec ce cher monsieur Freeman, lequel stipule que je dispose d'informations sur le Marchand et ses forces, entre autres, que je suis prêt à vous céder en échange de votre appui à tenter de le faire tomber. Deuxièmement, » il leva le majeur de la même manière et fit tanguer sa tête avec nonchalance. « vous serez intéressée d'apprendre que j'ai - et malgré tout - accepté de participer à déblayer les cadavres de charognards et à mettre en place le fonctionnement de ce frais campement ainsi qu'à l'étude des cartes, ce qui représente un investissement bien supérieur à n'importe lequel de vos rigolos ici-même hormis l'illustre chef. Particulièrement vous qui vous faisiez dorer la croupe et shooter à la morphine pour mieux vous reposer avec un homme, fainéantise que vous n'avez pas manquée de mettre à profit ici de ce que j'ai pu constater. Soit-dit en passant le coup de l'inconnu débarqué tel un chérubin pile entre l'armée des morts et la bataille pour vous emmener spécifiquement vous à bord de sa monture on ne sait où et vous soigner bien docilement et innocemment avant de vous ramener, inconnu dont vous ne savez évidemment rien, c'est extrêmement mal joué de votre part, je dirais même que l'on ne pouvait faire pire coté excuse bidon. Ce qui m'amène au troisième point... »

Cette fois il ne brandit aucun doigt et détacha même ses mains du bois pour laisser tomber un bras sous la table et passer l'autre par-dessus Ivy dans le but de le poser sur le dossier derrière elle, tournant son attention et un regard fripon que l'on jurerait presque lubrique vers la jeune brunette, tête pleinement penchée sur le coté pour mieux la contempler avant de finir sa fameuse tirade avec une assurance insultante et infaillible dans son ton.

« Vos élans de collégienne oisive menaçant d'aller cafter à monsieur le maître me laissent indolent. Vous croyez vraiment être en position de menacer ou de négliger quoi que ce soit ? Vous avez été boutés hors de votre foyer sauvage par une armée de dévoreurs sans-âme dont vous pouvez vous féliciter qu'ils ne soient pas déjà entassés dans votre cour et vous manquez de tout, de munitions, de nourriture, d'hygiène, d'unité et plus encore de conviction. Une bande de francs-tireurs à la ramasse et désorganisés qui attendent que dieu le père leur tombe dessus pour mettre fin à leur comédie. » Sans redresser la tête ni la tourner, il leva pour ainsi dire les yeux vers Melody. « Vous n'avez aucune idée de ce que vous affrontez vraiment ni de qui sont vos ennemis, car si vous considérez le fiasco de votre ancien camp comme une raclée contre eux, c'est que votre esprit de femme est doué d'un vice plus superficiel que je l'estimais. »

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Ven 4 Mar - 13:46
La bouteille de vodka entre ses doigts, Melody assiste à la réaction de l'encapuchonné et il faut dire que cela pourrait être fort cocasse de le voir réagir ainsi...si cela avait été n'importe qui d'autre. Pour ce qui vient ensuite et les paroles qu'il a, cela ne fait ni chaud, ni froid à la brune qui se contente de lui répondre un simple.

- Je n'en doute pas.

Après tout malgré sa question, elle sait qui est ce Soulstrange et ce que lui en a dit Matthew, d'après lui il maîtrise parfaitement le feu et d'une manière bien plus spectaculaire que les pouvoirs qu'ils peuvent avoir tous. Ce qui intéresse vraiment Melody c'est la répartie d'Ivy alors que cette dernière lui envoie une nouvelle pique mais surtout Melody l'observe avec un regard on ne peut plus méprisant, une pulsion de violence montant en elle, à lui donner envie de faire avaler à Ivy son bulletin de naissance, là maintenant tout de suite. Sauf qu'encore une fois elle n'a pas le temps de dire ou faire quoi que se soit que l'inconnu reprend la parole après avoir rigolé, commençant par s'en prendre à Ivy et peut-être même à elle aussi avant qu'elle ne soit clairement la cible des propos de l'homme. Ou du moins elle le prend ainsi.

Et si tout le début de ce qu'il peut bien dire, elle s'en fiche, la partie concernant le "motard" et les sous-entendus qu'il peut en faire c'est une autre paire de manche. Elle plisse les yeux pour le fixer encore plus une brève seconde, lâchant la bouteille de vodka pour venir se saisir de sa tasse à café et en avaler la dernière gorgée avant de se passer la langue sur les lèvres. Agissant aussi normalement que possible comme si elle n'en avait vraiment rien à foutre de ce qu'il peut dire ou laisser voir de ce qu'il pense. La seule chose de sûre pour elle c'est qu'elle a fait une promesse et qu'elle compte bien essayer de la tenir coûte que coûte. L'inconnu s'affale à moitié sur la binoclarde tout en continuant de parler de chose dont il ignore tout aux yeux de la brune mais au milieu de tout ceci Melody tique mentalement sur un point précis. Est-ce que lui aussi croit à cette connerie de Divine Comédie ? Est-ce qu'il a déjà passé trop de temps au milieu des hommes de ce Soulstrange ? Et si...Et si en fait ce vagabond et Soulstrange n'étaient qu'une seule et même personne ? Elle ne se souvient pas que Matthew lui ai dit avoir déjà vu son visage à cet enculé de première, il lui a parlé de masque à gaz et de vêtements SS mais rien d'autre...La brune le regarde alors encore plus intensément, le scrutant comme si elle allait pouvoir trouver une réponse, à cette remarque qu'elle vient de se faire, juste en le regardant.

Non, ce n'est pas possible cela serait trop énorme mais en même temps cela expliquerait tellement de choses et puis selon Matthew ce Soulstrange est persuadé que les ressuscités qu'ils sont, sont des êtres supérieurs aux "humains normaux" alors les infiltrer pour mieux les observer pourquoi pas ?...Non, non faut qu'elle arrête là mais surtout il faut qu'elle réagisse d'une manière ou d'une autre à tout ce qu'il vient de dire. Sauf que dans un premier temps c'est Ivy qui devient la destinataire de la première remarque de Melody, tout ça pour donner l'impression qu'elle compte ignorer royalement l'inconnu. La demie écossaise regarde donc la binoclarde avant de lâcher avec un sourire en coin et narquois.

- Seth est mort. Remarque au moins maintenant on sait comment va finir Samuel.

Phrase à double sens s'il en est. Veut-elle laisser sous entendre à Ivy, que Samuel et Melody ont fait quelque chose tout les deux pendant qu'elle n'était pas là ? Ou veut-elle retourner à Ivy son "compliment" de qui saoule qui ? Sa gentillesse envoyée à Ivy, il est quand même temps pour Melody de redevenir sérieuse et de reporter son attention mais aussi ses paroles sur l'inconnu. Et ce avant que la binoclarde ne puisse en placer une.

- Libre à vous de penser que je n'ai aucune idée de ce qui peut nous tomber dessus d'une minute à l'autre, libre à vous de penser ce que vous voulez sur moi. Je sais qui je suis, je sais ce dont je suis capable ou non, à vrai dire à part moi il n'y a que deux personnes qui le savent aussi et il n'y a que leurs jugements et leurs paroles qui comptent.


Voilà pourquoi Melody a l'air aussi détachée que cela de tout ce que l'inconnu ou Ivy peuvent lui dire. Oh sans doute que si elle avait à faire au Vagabond sans avoir passé du temps avec Matthew avant, elle le vivrait très mal et serait incapable de cacher quoi que se soit. Mais le beau brun lui a permit de regonfler ses batteries, de repartir d'un nouveau pied et de relancer son espoir en l'avenir.

- Tout comme je ne vous le cache pas, je ne vous apprécie pas et je me méfie de vous comme de la peste et bien plus encore et cela même si vous avez sauvé untel ou untel. Mais justement vous le dites vous même on est censé collaborer ensemble d'une manière ou d'une autre, donc oui oh mon dieu j'ai osé vous piquer votre bouteille mais pas soit disant pour vous montrer mon don. Ou pour vous menacer de quoi que se soit mais par "souci" que vous teniez debout pour faire ce que vous avez à faire. Ce qui m'amène à Samuel, vous parlez de sous estimer les gens ou les choses et pourtant vous le faites avec lui, lui aussi sait très bien cacher son jeu.

À vrai dire selon Melody, l'inconnu sous estime tout le monde, il suffit de l'entendre parler même si dans le fond il n'a pas tord sur un ou deux détails. Tout comme en parlant elle a bien appuyé sur le mot collaborer puis ensuite elle a mimé les guillemets pour le mot souci, histoire de bien nuancer certaines choses.

- Bon d'accord nul doute que vous êtes un as en la matière Mr le chérubin débarqué pile poil pour secourir spécifiquement une Ivy en danger. C'est quand même bizarre que quand il s'agit de vous qui débarquez pile au bon moment et pile là ou se trouve Ivy, tout est normal mais que quand il s'agit de votre acolyte rien n'est normal. Alors que dans son cas à lui ce n'est certainement pas volontaire, j'ai juste eu de la chance qu'il me voit tomber mais oui vous avez raison c'est tellement pas normal pour lui alors que pour vous tout l'est.

Trêve de plaisanterie, vous comptez répondre à notre question ou vous allez garder vos révélations pour plus tard ?

Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Ven 4 Mar - 20:40
Seth est mort. Je m’étais redressée subitement, décollant mon visage de contre mon poing en reportant mon attention directement sur la chasseuse. La nouvelle m’avait frappée de plein fouet, quand bien même je ne m’étais pas sentie particulièrement proche du compagnon - défunt compagnon - de Melody, je ne pus m’empêcher de ressentir une certaine tristesse à l’apprendre. L’un des nôtres était parti. Un de plus, encore un.

Mais bien au-delà de la nouvelle, ce qui me choquait le plus n’était pas réellement la disparition de Seth, toute regrettable était-elle, que l’apparent détachement qui semblait émaner de celle qui avait partagé ses nuits. J’étais réellement abasourdie de voir que Melody parvenait à tourner le funeste destin de son compagnon en une nouvelle attaque sarcastique. Je ne pus m’empêcher de ressentir un profond dégoût, plus prononcé encore que ne pouvaient l’être le peu d’estime, de crédit et de sympathie que je portais à la chasseuse.

Les lèvres encore légèrement entrouvertes d’une surprise tout à fait sincère, j’avais posé mes noisettes sur le visage de la chasseuse, sans parvenir à en distinguer les traits. Mon esprit se focalisait entièrement sur le traitement et l’assimilation de cette nouvelle disparition, qui pouvait remonter à quelques jours comme à plusieurs semaines pour eux, mais qui m’était de première fraîcheur. Je pouvais sentir une certaine nausée me gagner, me coupant aussi sèchement qu’efficacement les quelques restes de faim qui me tenait l’estomac. Je déglutis, puis passai rapidement ma langue entre mes lèvres, laissant l’inconnu et la chasseuse s’échanger leurs mots doux et poursuivre en tête-à-tête cette dispute de ménagère, n’ayant même plus le goût et encore moins l’envie d’essayer de répondre quoi que ce soit aux attaques de Melody comme du Vagabond. Ainsi, je les laissais s’envoyer leurs arguments, contre-arguments et petites piques à la tronche sans rien y rajouter. J’estimais et comprenais que la dispute prenait des proportions ridicules, et qu’il était inutile de me prétendre plus maligne que Melody si je n’étais pas capable d’en faire la preuve en ayant l’intelligence de reconnaître que nous franchissions les limites de la bassesse et de l’irrespect envers les autres et les nôtres, qu’il s’agissent de nos défunts, disparus, compagnons d’infortune ou alliés de circonstances.

Reportant de nouveau mon regard et mon attention sur le Vagabond, réalisant seulement à ce moment-là qu’il avait pris quelques aises de se rapprocher de moi, du moins physiquement, je lui offrais une grimace encore empreinte du dégoût qui m’avait précédemment gagné, et que son attitude ne m’aidait en rien à chasser, tout en affichant un certain sérieux et une gravité qui devait se manifester en un éclat brillant au sein de mes prunelles qu’aucun verre ne venait briser.

“Vous… vous avez raison,” avais-je finalement avoué, d’un ton légèrement hésitant, avant de reprendre avec un peu plus d’assurance alors que mes pensées s’agençaient avec bien plus d’ordre. “Nous ne savons rien et nous sommes à mille lieues de pouvoir faire face au Marchand. J’ai eu un bien maigre aperçu de la monstruosité du Libérateur, la force de ses convictions et la puissance de son don...” Je ne pus masquer être prise d’un frisson d’effroi glaçant alors que je revoyais les ossements carbonisés, que le goût et la sècheresse de la cendre me revenaient en bouche et en mémoire, un frisson qui fit de nouveau flancher mon ton, le rendant plus fébrile et patiné d’une empreinte de peur.

“Il viendra nous chercher. Il fera s’abattre les flammes de l’Enfer sur nous, et il nous emportera tous dans ses tourments… à moins… à moins que nous cessions d’être des francs-tireurs comme vous dîtes… et que nous parvenions à faire front commun, parce que… parce que notre chance finira par tourner et qu’on ne pourra pas toujours espérer après votre profitable intervention fortuite, ni celle de votre ami.”

Je lâchais un long soupir, me mordillant légèrement la lèvre inférieure en laissant glisser mon regard du visage de l’homme vers le sol à mes pieds, puis me servais de ma main gauche pour prendre appui sur la table avant de me relever lentement, reculant quelque peu la chaise où je me trouvais assise. De la main droite, je ramassais le stylo et le cahier qui traînaient toujours sur la table une fois debout, ma main gauche s’occupant de débarrasser ma tasse de café vide, puis je posais finalement mes noisettes sur Melody, prenant un ton légèrement plus sec, mais dans lequel s’entendait toujours une certaine tristesse.

“J’suis sincèrement désolée pour Seth,” lui confiai-je, sans pour autant réussir à me départir du mépris que je ressentais envers elle. Utiliser la mort de son compagnon afin de dresser un paralèlle vicieux et me l’adresser en attaque me resterait probablement en travers de la gorge pour un long moment. Contournant la chaise en coinçant mon cahier sous mon aisselle gauche, je me tournais à nouveau vers le Vagabond, m’adressant en premier lieu toujours à la chasseuse.

“N’insiste pas, il ne compte rien révéler pour le moment. Ce serait une lourde erreur pour un esprit aussi habile. Comme il l’a dit, il a passé un marché avec Samuel, pas avec nous ; et c’est Samuel qui dirige ici…” Je plongeais mes noisettes dans le regard de l’homme avant de commencer une énumération verbale d’un ton lancinant et résigné.

“Samuel le leader... Melody la chasseuse... James le médecin... Jordan le cuisinier... John Doe l’informateur… Ivy l’ingénieur…” Je hochais la tête mollement en fixant l’homme. “Chacun sa place, chacun son rôle… C’est réducteur, mais au moins, ça ne fera plus de nous des francs-tireurs… J’ai bien saisi l’idée…” Je tapotais le bas du cahier de ma main libre. “...et à moins que l’un de vous ressente encore le besoin de m’emmerder, je vais retourner bosser.”

Le Vagabond

Anonymous
Invité
Dim 6 Mar - 13:15
Il avait gardé une posture peu soucieuse mais avait tout de même prit soin de redresser la tête pour être tout à fait contre le dossier de sa chaise, amenant même une jambe qu'il passa par-dessus l'autre en observant Ivy longuement le temps de la prise de parole de Melody. Après quoi, il se contenta de lever les yeux au ciel et lâcha avec un détachement excessif.

« Ça doit être pour cela alors que vos jugements et paroles n'ont aucune importance pour notre amie Ivy, quand on se moque des autres, les gens se moquent d'autant plus de vous. Quant à moi, si vous vous étiez un peu informé sur la question vous sauriez que c'est en effet très logique. »

Sa main libre vint passer sur sa barbe, n'ayant pas quitté des yeux le visage d'Ivy qui venait l'imiter et lui répondre à son tour, comme s'il avait prédit son attitude. Elle termina par se lever alors qu'il n'avait rien dit à ses mots, se contentant de l'écouter et de la scruter de ses yeux perçant le fond de ses pupilles pour tenter de s'infiltrer dans son âme. Il se remit quelque peu à dodeliner de la tête et pour répondre à sa dernière remarque, se redressa en ouvrant à demi les bras et les mains comme pour présenter le monde, seule conclusion à tout cela. Ses coudes se posèrent sur la table contre laquelle il se penchait à présent, ses doigts vinrent s'entremêler et son attention fut reportée finalement à Melody en patientant sagement le départ de la jeune ingénieur. Par son attitude transparaissait le fait qu'il n'avait pas terminé avec la chasseresse.

« Je prends bien note de l'invitation et songerait à venir vous emmerder à une autre occasion. Pour le moment, je préfère rester ici et finir ma... » Il eut une remontée acide due à l'alcool qui lui fit très brièvement bomber le torse et gonfler les joues, avant de laisser échapper un long souffle tout en fermant les yeux un instant, toujours plus nonchalant de visu, l'effet de l'alcool finissant par se faire sentir à nouveau malgré qu'il se montre paradoxalement très lucide. « prise de bec ô combien superflue mais ayant le bénéfice de se faire très distrayante avec notre petite geline. »

Alors qu'il relevait ses propos avec un sourire à demi crispé, volontaire comédie, il profiterait de l'attention particulière de la brune s'il en était pour lui faire un discret signe de l'index légèrement extirpé de ses mains croisées, signe pouvant se traduire par l'attente. Une façon de lui faire comprendre qu'il avait réellement le souhait de lui parler plus en privé.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Lun 7 Mar - 13:36
Même si elle ne le dira jamais, Melody n'aime pas ce qu'elle vient de faire ou plutôt de répondre Ivy, non pas parce que la binoclarde en semble bouleversée mais parce que cela ne lui ressemble pas tout court. Cela fait quoi maintenant quinze jours...trois semaines..que Seth n'est plus là et la brune le vit toujours mal même si ce n'est pas ou plus l'effondrement du début, le temps passe si vite et si lentement à la fois dans ce nouveau monde. Cela lui donne la sensation qu'ils ne peuvent plus faire leur deuil comme avant, que si tu ne passe pas vite à autre chose, le monde va t'avaler tout cru. Elle tenait à lui certes et c'est toujours un peu le cas, ils ont passés d'excellents moments tout les deux, ils se sont réconfortés mutuellement mais en dehors de leurs moments intimes, Melody avait de plus en plus de mal à le supporter. Seth était doux, gentil, tendre et autres qualificatifs allant dans ce sens là mais il lui manquait cruellement quelque chose : de la niaque. Il disait oui et amen à tout, il était trop passif et si on peut imaginer que cela pouvait plaire à la brune de dominer ainsi, dans la réalité c'était tout autre chose, que cela soit avec son frère ou avec son mari, elle trouvait toujours du répondant, il faut dire que les deux avaient -et a toujours pour son frère- un orgueil sans nul doute aussi développé que le sien.

Tout ça pour dire que Melody n'est pas aussi attristé que l'on aurait pu le croire, néanmoins quand Ivy se lève, elle reporte son regard émeraude sur elle, lâchant un simple :

- Merci

Avant de rester à l'écouter parler du reste et une chose frappe à retardement la belle brune, Ivy a bel et bien croisé Soulstrange et qu'elle l'appelle le Libérateur. Elle ne pouvait pas parler de quelqu'un d'autre en mentionnant son "les flammes de l'Enfer" accompagné du mot "don", le pire dans tout ça c'est que Melody a l'impression qu'Ivy en a autant peur qu'il ne la fascine voir qu'elle adhère aux conneries qu'il a pu lui raconter. Plongée dans cette réflexion, la brune ne tilte pas que pour la binoclarde, il n'y a que Samuel qui dirige, si elle savait comment c'est dans la réalité...Mais bon elle le verra sans doute par elle même un de ces jours, à moins que le "chef" n'arrive lui aussi à la manipuler sans qu'elle ne se rende compte de rien. Toujours est-il que Melody sait maintenant qu'elle doit se méfier encore plus de la petite lâche de service comme elle l'a appelée tout à l'heure et aussi qu'elle va devoir en informer Matthew enfin si elle arrive à communiquer un tant soit peu normalement avec l'inconnu.

Inconnu qui y va de sa petite remarque sur ce qu'elle vient de dire et il n'a pas peut-être pas tord, Ivy voir d'autres s'en foutent peut-être de ce que la brune pense mais là encore ce n'est pas grave. Melody vit peut-être dans le groupe et fait ce qu'il faut pour qu'ils aient à manger ou les défendre comme elle le peut mais elle vit surtout pour elle même et aussi pour le jour où elle retrouvera son frère et également pour Matthew qu'elle ne peut pas laisser tomber. Même si elle sait que vivre seule relèverait du suicide, en gros cela ne la dérangerait pas outre mesure du moins elle le pense. Si elle a écouté d'une oreille distraite les paroles d'Ivy puis du Vagabond, elle perçoit du coin de l'oeil le signe de main qu'il lui adresse alors que normalement Ivy s'en va. Et si dans les faits, elle aurait bien fait la même chose ne voyant pas quoi faire ou dire de plus alors qu'elle a obtenue ce qu'elle voulait de la brunette, elle se montre intriguée par le geste de main de l'homme. Qu'est-ce qu'il lui veut ? Est-il décidé à lui dire des choses ne les concernant que tout les deux ? Ou bien fait-il cela comme ça pour rien ? Après tout elle n'a rien de spécial à faire, enfin si elle en aurait plein des choses à faire mais elle ne peut pas pour le moment avec son bras blessé et malgré toute sa bonne volonté, elle ne peut pas prendre le risque de sortir de ce nouveau campement. Du coup oui, elle peut bien attendre cinq minutes et voir ce qui se passera.

Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Lun 7 Mar - 15:33
Je m’étais tenue debout derrière ma chaise repoussée sous la table en soutenant le regard du Vagabond, hochant et dodelinant mollement de la tête à sa dernière remarque. J’ignorais si je devais ressentir du soulagement à savoir qu’il me foutrait la paix pour le moment, ou de l’exaspération à bien comprendre que c’était ‘pour le moment’. Néanmoins, glissant un bref regard vers Melody et la bouteille de vodka avant de revenir sur l’homme, je finis par lâcher un bref soupir avant de lui répondre.

“J’pourrais pas vous en dissuader d’toute façon ; mais vous pointez pas les mains vides alors… ‘Musez-vous bien,” lui glissai-je d’une remarque au ton entendu avant de finalement quitter le salon pour me diriger vers la cuisine.

Contournant l’avancée du plan de travail, je me dirigeais vers l’évier afin d’y poser la tasse à café souillée de traces brunes du liquide en train de sécher à l’intérieur. L’impossibilité de pouvoir la laver, la sécher et la ranger à sa place, au-delà de titiller mon esprit maniaque, me poussa surtout à vouloir d’autant plus réussir à trouver le moyen de rétablir le circuit en eau courante.

Marquant une pause devant l’évier, déposant le cahier sur le plan de travail qui le jouxtait, je finissais par prendre appui de mes deux mains libres contre le rebord de ce dernier, fixant le cylindre de faïence qui trônait dans le fond de mes yeux fatigués. Mes pensées divaguèrent lentement mais sûrement de mes réflexions pour me démerder de remettre cette baraque en état vers la teneur de notre dispute avec Melody. Je sentais mes doigts se crisper sur la céramique de l’évier jusqu’à en faire blanchir mes jointures, furieuse de ne pas comprendre ce que la chasseuse avait tant bien pu avoir à me reprocher. D’être morte ? D’être revenue à la vie ? D’avoir craqué sous la torture du Libérateur ?

En réalité, je pouvais aisément comprendre la nature de ses reproches, puisque je m’adressais les mêmes de toute manière, et d’une teneur qu’elle était bien loin de pouvoir égaler. Non, ce qui dépassait ma compréhension, c’étaient ses sarcasmes et son agressivité presque immédiate à mon encontre, sa tentative de manipulation foireuse à vouloir m’arracher une confession que je lui aurais donné sur simple demande. J’ignorais pourquoi elle avait tant tenu à la jouer de cette façon, mais une chose était parfaitement claire désormais pour moi : Melody était nuisible, et je regrettais de plus en plus amèrement d’avoir fini mordue en cherchant à récupérer ces foutues cordes pour réparer l’arbalète de Matthew. Ce traître de Matthew qui nous avait abandonné aux mains de ses traîtres d’acolytes.

Prenant une profonde inspiration, je réprimais la furieuse envie de frapper du poing contre le plan de travail pour extérioriser ma colère et ma frustration face à mon incompréhension, et reprenais mon cahier entre mes mains désormais libres. Je le feuilletais lentement afin de retrouver la bonne page, marchant d’un pas lent, les yeux fixés sur les écritures et esquisses grossières en retraversant le salon pour finir par gagner la salle de bain du rez-de-chaussée, laissant Melody et le vagabond à leur discussion en n’y prêtant pas attention, désireuse de m’occuper l’esprit et focaliser mes pensées sur tout autre chose.
Sortie du jeu.

Le Vagabond

Anonymous
Invité
Jeu 10 Mar - 1:12
Quand Ivy lui lança une dernière remarque, il étira un sourire aux lèvres fermées mais si franc que ses yeux se plissèrent, ne quittant Melody du regard qu'un instant pendant que ses mains s'écartaient sur la table pour la dominer davantage tandis qu'il s'y appuyait. Durant de longs instants se comptant peut-être en minutes, il fixa la chasseresse en patientant très sereinement qu'Ivy, qui avait gagné la cuisine pour y faire ce qui la regardait, se décide après à sortir définitivement de cette grande pièce englobant cuisine et salon pour rejoindre la salle de bain.

C'est seulement alors, maintenant qu'il ne restait plus que l'arriviste et la blessée, qu'il se résolut à se redresser de la table d'un nouveau geste théâtral lançant ses mains en pivotant les poignets avec une tiédeur au moins aussi présente qu'au début, déviant le regard vers le garde-manger sans vraiment s'y intéresser puisqu'il avait l'air en réalité agacé par quelque chose qu'il ne tarderait pas à exprimer. Cet agacement, au contraire d'une mine renfrognée ou franchement contrariée, s'illustrait davantage par un sourire crispé bien moins avenant que le dernier adressé à Ivy.

« Alors ? » Dit-il d'un ton sous-entendant parfaitement la rhétorique de sa question. « A quoi vous jouez exactement ? »

Il finit par se retrouver comme ce fut le cas un peu plus tôt affalé à sa chaise en ajustant sa veste qu'il replaçait soigneusement contre son torse au plus proche, gardant ses mains accrochées à sa longue veste en enfonçant davantage son regard dans celui de Melody, quand bien même il avait creusé à nouveau la distance déjà significative grâce à la table qui les séparait. Sa voix n'était pas portée, veillant à garder cette conversation privée aux oreilles indiscrètes et pour avoir espionné les deux femmes un peu plus tôt il était extrêmement bien placé en la matière.

« Matthew vous a dépeint comme pleine de volonté, courageuse, forte... peut-être aurais-je dû demander des précisions vis à vis de votre perspicacité. De ce que j'ai retenu du plan, il n'était pas question de dévoiler à qui que ce soit, la petite Ivy comprise, le fait que vous vous étiez rencontrés et vous deviez passer par moi pour la communication. Si jamais quelque chose m'a échappé je vous en prie, éclairez moi, parce que c'est ce que vous venez de lui servir sur un joli plateau tout propre et garni de tomates coupées en rondelles. Je veux bien croire que l'intelligence et la beauté ne font pas souvent bon ménage mais le minimum syndical ce n'est pas trop demandé, si ? »

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Ven 11 Mar - 19:38
Melody attend qu'Ivy se dirige vers la cuisine pour récupérer les gâteaux secs que la binoclarde a laissé sur la table, en grignotant un tranquillement alors qu'elle sent le regard de l'inconnu peser sur elle. Regard qui la met mal à l'aise qui plus est, de ce fait même si elle observe l'homme et les postures qu'il peut avoir, elle ne le regarde pas vraiment dans les yeux et pas plus que quelques secondes. Et impossible pour elle de définir pourquoi cela lui fait ça alors qu'elle serait peut-être la mieux placée pour accepter l'homme près d'elle étant donné qu'il a aidé Matthew. Ou alors c'est justement parce que Matthew lui aussi dit qu'il doit y avoir une raison cachée à cela et que de toute manière le beau brun s'en méfie. C'est assez compliqué et complexe dans sa tête, peut-être trop, peut-être de manière injustifiée mais pour la première fois depuis longtemps, elle ne sait pas sur quel pied danser face au Vagabond. Et puis il est clair qu'elle n'aime pas la manière dont il parle et réagit à chaque chose, pas habituée à entendre ce genre de phrases pleines de sous-entendus aidé par le fait qu'il ne veuille même pas répondre à une question tout simple. Mais si Melody écoute Ivy, ce n'est pas la première fois qu'elle le voit faire ça même si elle ne sait pas à quelle occasion cela a pu se produire.

Dès que l'homme est à peu près sûr qu'Ivy a quitté définitivement la pièce, il se décide enfin à parler pour venir aiguillonner la belle brune qui se retrouve plus ou moins forcée de le regarder pour pleinement comprendre ce qu'il lui dit alors qu'il parle d'une voix moins forte. Terminant sur une nouvelle pique visant à la blesser dans son orgueil, du moins elle le prend ainsi et le pire c'est que cela marche un peu alors qu'elle le foudroie du regard et que ses doigts se crispent sur le biscuit qu'elle comptait manger ensuite. Elle reste ainsi sans bouger à fixer cet inconnu pendant une bonne minute voir deux avant d'avoir un léger reniflement de dédain tout en haussant le menton et en plissant le nez l'espace d'une seconde. Melody pivote sur elle même pour ramener ses pieds sur le sol, quittant ainsi l'appuie qu'elle avait jusque là sur la chaise. Siège qu'elle recule avant de se mettre debout puis d'attraper la bouteille de vodka devant elle pour enfin faire le tour de la table et venir poser la bouteille sur la table devant l'homme. Ce qui naturellement entraîne qu'elle en adopte une posture légèrement courbée. Gardant la main droite autour de la bouteille, le son de sa voix se fait alors entendre dans un murmure plus que des paroles vraiment marquées.

- Matthew n'a jamais parlé du fait que vous deviez vous charger vous même de bidouiller la vérité quant à mon absence, on est juste censé coopérer pour obtenir des infos à filer à Matthew si tant est que vous n'ayez pas déjà toutes les informations en faisant mine que non. Tout comme personne ne sait que c'est lui que j'ai vu et personne ne le saura sauf si Matthew le décide par contre ils savent déjà tous qu'un motard m'a emmené avec lui alors autant leur donner le mensonge le plus réaliste possible. À vous de mentir sur le pourquoi du comment votre acolyte a fait cela, vous serez parfait dans ce rôle là. Maintenant si vous voulez continuer à me parler en privé, ça sera dehors, il n'y a pas que vous pour écouter aux portes ici.

Melody relâche la bouteille de vodka et se redresse avant de faire volte face pour s'écarter le plus vite possible de cet homme, retournant à son point de départ pour récupérer son arbalète et la mettre à son épaule avant de ramasser les biscuits secs. Son but est clairement de quitter la pièce puis la maison pour aller dehors et à vrai dire même si le Vagabond lui répond, elle l'écoutera sans répondre quoi que se soit. Comme elle l'a dit, s'il veut parler cela sera dehors et pas dans la maison alors que n'importe qui peut faire comme lui et se tapir dans un recoin pour écouter, déjà que là elle en a bien trop dit à son goût. Enfin bien sûr si l'homme n'essaye pas de la retenir de force.
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