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[CS, A, 2] Search, Destroy & Loot - 24/02/35
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Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Ven 4 Mar - 10:33
Interprété par Samuel Freeman, Fate Manocaras et Daniel Brown.

Posté sur la route, les jumelles à la main, le canadien examinait autant le Nord que l'Est. Dans la première direction demeurait quelques zombies délaissés et une maison à piller, dans l'autre, une villa à l'accès complètement bloqué par une superbe meute des plus bruyantes. A n'en pas douter, le jeune homme préférerait une petite excursion vers le Nord, à peine quelques centaines de mètres de marche, genoux à terre, exécution en série puis fouille des lieux... Si cela pouvait ne jamais devenir une routine...

Quoi qu'il en soit, posté là, il attendait bel et bien un compagnon de route. Plus que prudent, Samuel se sentait assez fatigué à cause de son jeune relatif à leurs stocks limités, et ce malgré le nouvel arrivage de la Ferme Wallace. Il n'avait pas vraiment faim, il avait tôt fait de se défaire de cette sensation qui ne faisait que lui ruiner le moral sans lui apporter le moindre réconfort, mais il n'en restait pas moins que bouger, réfléchir, agir, toute la machinerie tournait un peu au ralenti pour tenir le coup sans rompre.

Ainsi, voila pourquoi le jeune homme avait trouvé un bien plus jeune homme pour venir avec lui faire le ménage à deux pas du camps, ou tout du moins, quelques pas. Si l'on y regardait bien, la villa était bien plus proche mais, contrairement à son objectif actuel, il n'y résidait pas une large meute qui pourrait immédiatement déferler sur le camp si il échouait à l'éliminer... Non, pour cet objectif là, il lui faudrait au moins un autre carabinier et une mitrailleuse en couverture pour accepter de mettre la fleur au fusil.

Quoi qu'il en soit, malgré l'objectif à priori facile, "au moins un zombie se trouve encore à l'intérieur et environ quatorze zombies errent autour à l'extérieur et peuvent facilement y entrer", l'ex-manager et chef de ce camp n'avait pas lésiné sur son matériel, allant jusqu'à accepter la froideur du canon du M10 à la place de celle de son beretta, là, entre ses reins, coincé par son pantalon de tissu qui faisait toujours plus la gueule chaque jour. Pour le reste, le pare-balle restait là, identique, tout comme le AK et le grand sac dont dépassait la poignée de sa batte personnelle. Ce même grand sac masquait la présence du revolver tout autant que l’impossibilité pour Samuel d'en sortir la batte, à moins de la secouer dans tout le sens mais plus aisément en posant son contenant au sol.

Le canadien était chargé et comptait bien se défendre dignement, même au corps à corps malgré la présence de son vaillant compagnon canidé qui, avec une grande patience, pointait le museau dans la même direction que son maître, comme si le Amstaff' cherchait à lui-même déceler ce que même les lunettes de grossissement ne peuvent dire à l'homme. Malgré cela, il demeurait silencieux, rompant le contact avec l'horizon lorsqu'un bruit un peu fort émanait du camp mais ne bougeant pas de sa position pour autant.

Finalement, Samuel quitta ses jumelles et les rangea dans la petite sacoche qui avait retrouvée son emplacement, lui enserrant le côté gauche du cou pour se caler quasiment sous son aisselle droite. Peut-être serait-il utile de se libérer de ce poids à l'heure du carton, mais pour le moment, il préférait encore garder ses binoculaires à portée de main. Là, il put attendre l'heure fatidique qu'il avait donné à son co-équipier pour cette mission, midi. L'heure de la graille, mais surtout l'heure à laquelle le soleil se trouverait droit derrière lui... Car ce n'est pas par ce qu'il n'a pas encore croisé la route d'un sniper qu'il abandonnera cette manie, après tout, il aura tout le loisir d'y réfléchir dans un quelconque au delà si cela ne l'empêche pas de se faire descendre.

Ainsi, en attendant Fate, Samuel s'était tranquillement accroupi, flattant et caressant son jeune animal en observant cette occupation rudimentaire de résidence. Ce n'était pas des plus folichons, mais ils pouvaient encore retrouver la sensation d'un chez soi... C'était encourageant, même avec l'odeur de cadavre persistant dans la maison elle-même. Aujourd'hui, c'était à eux de prendre leur destin en main, à commencer par obtenir leur label SSZ, "Secteur Sans Zombie"... Bref, c'est beau de rêver.

Daniel Brown

Anonymous
Invité
Ven 4 Mar - 19:11
Chanceux était-il de ne pas avoir été confronté à cette horde monstrueuse qui avait traversé cette petite ville qui s’était trouvé sur son chemin mais qu’il avait préféré éviter, de peu de rencontrer un trop grand nombre d’infectés, préférant continuer sa route vers les petits chemins de campagne qu’il trouvait quelques kilomètres plus loin, il avait contourné la ville pour finalement se trouver à l’Ouest de celle-ci. La meute qui avait fait son chemin à plusieurs centaines de mètres de lui l’avait obligé à se cacher, durant plusieurs jours en pleine forêt, le laissant seul avec sa conscience, se sustentant  du peu de nourriture qu’il lui restait pour son corps, mais aussi du dernier livre qu’il n’avait pas lu et qui se trouvait dans son sac. Le Rouge et le Noir. Il appréciait ce livre, il appréciait occuper son esprit, cela lui permettait de ne pas penser à son passé, de ne pas réfléchir au futur, mais surtout de faire passer le présent.

Mais toute chose avait une fin, que ce soit le peu de nourriture qu’il lui restait, ou bien encore la patience de rester en pleine forêt, à chercher éperdument un peu de fruits de la nature qui auraient eu pour effet d’apaiser sa faim. Mais l’hiver n’ayant pas de pitié pour ceux qui avaient détruits ce si beau et tendre écosystème, il ne laissait rien aux derniers humains vivants, et en particulier à Daniel qui n’était pas un homme de la nature, bien au contraire. Peut être que la peur lui conseillait de rester caché ici bas, dans ce qu’il pouvait s’apparenter plus ou moins à un petit havre de paix en comparaison du reste du monde, du reste de l’Etat, ou même du reste de la ville qui se trouvait juste là à proximité.

Malgré le fait que la peur de faire face aux revenants, ou pire, à ceux qui n’étaient jamais partis, la faim et la volonté de retrouver le peu de choses auxquelles il pouvait se rattacher l’obligèrent à se lever, à ranger son livre dans son sac, sous une couche de vêtements, pour finalement le remettre sur ses épaules pour partir de cette forêt. Ouvrant son long manteau afin de glisser le pistolet teaser qu’il possédait dans une de ses nombreuses poches intérieures, choisissant l’une d’elles qui pouvait se permettre de l’accueillir, avant de resserrer encore une fois son gilet pare-balles afin qu’il ne bouge pas d’un pouce. Prudence était mère de sûreté, et c’était comme ça qu’il avait réussi à rester debout et à se relever encore et encore chaque jour, en étant prudent, en faisant attention à chaque chose, à chaque détail. Il était toujours là et souhaitait rester de ce monde pour un certain temps encore.

Le matin été déjà bien entamé lorsqu’il sorti de cette sombre forêt, où la tranquillité l’avait happé et gardé pendant déjà bien trop de temps. Il fallait qu’il sorte de là, qu’il parte pour rejoindre les siens, les retrouver malgré tout ce qu’il était advenu. Il était sorti de cet empire sylvestre pour rejoindre les vastes plaines de cet Etat qu’était le sien. Malgré les paysages ruraux, il pouvait apercevoir par ici comme par là quelques petites routes de campagne, routes qu’il ne suivait pas, de peur de tomber sur d’autres vivants tels que lui, ou bien sur des lieux remplis de malades qui avaient étés rappelés à l’ordre par le Malin. Il savait ce que faisaient les vivants, il en avait vu certains à l’œuvre, il savait ce que faisaient les infectés, il les avaient vu à l’œuvre. Des images qu’il aurait souhaité oublier depuis bien longtemps, mais ces souvenirs restaient ancrés dans sa mémoire, alors qu’il ne voulait qu’une chose, aller de l’avant tout en sauvant son passé.

Apercevant au loin dans ce quartier rural, ce qui pouvait ressembler à une maison, Daniel se mettait à sourire, espérant qu’ici, il pourrait trouver de quoi calmer sa faim, et qui sait ? Peut être autre chose de bien intéressant ou d’utile. Relevant légèrement la tête pour observer où se trouvait le Soleil à travers ses verres sombres, il fut satisfait de savoir qu’il était au plus haut dans le ciel. Fermant son long manteau vert, il s’avançait vers ce qu’il observait comme étant une habitation, mais il était trop loin pour en avoir la confirmation, trop loin pour pouvoir y trouver quelconque menace. Rehaussant ses lunettes sur l’arrête de son nez, il reprit la route, espérant découvrir quelque chose d’utile à sa survie, à son but, à sa marche, à lui-même.

Fate Manocaras

Anonymous
Invité
Sam 5 Mar - 15:01
Cela faisait maintenant plusieurs jours que j’avais atterri ici. Le temps passe et je ne trouve toujours pas ma place. Je rode seul aux alentours de ce camp miteux, me demandant pourquoi je suis là, et surtout, pourquoi moi ? C’est une question sans réponse : encore une fois.
Hier soir, j’ai accepté de partir en cavale avec Samuel, le chef du campement : après réflexion, je n’aurais jamais dû. Je ne garde pas vraiment un bon souvenir de ces bêtes mi- humaines, mi- mortes. La dernière que j’ai croisée m’a tout de même tué, enfin… Je n’arrive toujours pas à comprendre comment je suis encore en vie. Est-ce une bonne chose ? Est-ce pour longtemps ? Tous ces problèmes s’amassent dans ma tête pour créer comme une toile dans laquelle je reste emprisonné.
Je devrais sûrement me préoccuper de choses plus graves, mais je n’y arrive pas : mon égoïsme me force à penser à ma santé mentale avant quoi que ce soit d’autre.

Nous sommes donc ce fameux Samedi, bientôt midi. L’air est froid malgré le soleil qui me réchauffe à l’aide de ses quelques rayons timides.
Je passe rapidement déposer les pièces détachées que je stockais dans mon sac à dos, une signature, et je pars en direction de notre point de rendez-vous.
Je suis assez attristé de ne voir que de l’alcool dans la réserve. J’aurais au moins espéré un paquet de cigarette ou un peu de tabac avec des feuilles à rouler, mais rien.
Me voilà donc avec mon couteau papillon et mon sac, prêt à partir à l’aventure.
Je ne sais pas vraiment quoi penser de cette expédition. Est-ce dangereux ? Va-t-on vraiment devoir se battre contre ces êtres sans vie ? Je n’en avais aucune idée, et ce manque d’information m’inquiétait un peu. Je n’ai pas peur de mourir, non, j’ai peur de l’inconnu, d’explorer ce paysage qui ne semble être qu’un décor d’une série télévisée post-apocalyptique.
J’avance à pas saccadés, espérant ne pas être en retard à mon premier rendez-vous dans l’idée de ne pas faire mauvaise impression.

Je commençais à apercevoir au loin un homme accroupi et caressant son jeune pitbull de compagnie. J’augmente encore ma cadence, presque impatient d’être briefé sur notre mission d’aujourd’hui.
En réalité, cet empressement ne devrait pas être là, je m’apprête seulement à explorer un lieu infesté de morts-vivants partiellement décomposés afin de trouver de quoi survivre, il n’y avait rien d’excitant à cela, mais le goût de l’aventure et de l’exploration me donne cette même poussée d’adrénaline et ces mêmes battements de cœur plus forts que j’ai ressenti lors de mon face à face avec cet être dénué de vie.
Je suis maintenant à quelques mètres de Samuel, semblant perdu dans ses pensées en caressant tranquillement son petit chien assit à côté de lui.  Je n’ai presque pas envie de le déranger et de le laisser profiter de ce moment, le laisser jouir de ce bonheur privé.
Qu’il ait remarqué ma venue ou non, je me place à côté de son chien et essaye d’entamer la conversation pour affirmer ma présence.

Belle journée, non ?

Une phrase bateau, sans intérêt. Je n’ai jamais eu l’habitude de faire la conversation avec des inconnus. Je n’ai jamais été très sociable dans tous les cas et j’ai toujours préféré rester enfermé dans ma chambre avec mes ferrailles plutôt que de sortir et me familiariser avec les autres entités de mon espèce.
Cela me plait d’être en comité réduit pour ma première sortie dans l’Outre-Monde. Ça m’évitera de devoir trop parler ou d’écouter les paroles futiles des autres. Je peux même espérer que ce Samuel soit comme moi, et qu’il préfère se perdre dans ses pensées plutôt que de discuter.
Nous sommes donc tous les deux sur cette route au Nord du campement, prêts à partir à l’aventure.

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Dim 6 Mar - 16:27
Loin de le surprendre puisque le jeune homme observait le camp tout en contentant son compagnon Am' Staff en tout bien tout honneur. Samuel regarda Fate approcher jusqu'à venir tout près d'eux, assez près pour que la bête elle-même se détache du plaisir d'être ainsi cajolé par son maitre pour regarder ce presque inconnu et se mettre bien sur ses quatre pattes.

De son côté, le canadien avait esquissé un sourire qui ne s'en était pas allé en entendant la réplique de son coéquipier du jour. L'apocalypse avait une fâcheuse tendance à éliminer les plus loquaces et, visiblement, ce qui prenait grand soin de les ramener à la vie prenait un malin plaisir à ramener ceux qui n'avaient pas ou plus envie de papoter. Ainsi, malgré le fait que Fate transpire littéralement l'envie d'en rester à quelque chose de formel et plutôt silencieux, Samuel répliqua sans montrer sa malice, exhibant son côté le plus sympathique.


"Comme tu dis. Pour une fois qu'on peut se dorer la couenne, ça ressemblerait presque à l'été à Sudbury. Avec un peu de chance, je pourrais bientôt retirer ma chemise et mettre un bermuda."

Et maintenant qu'il en parlait, si cela n'avait peut-être pas spécialement sauté aux yeux du recycleur, son compagnon d'excu faisait quand même une drôle d'impression dans sa tenue, chemise éclaboussée, gants de cuir et pare-belle pour contraster, pantalon salement déchiré, ce mec semblait décidé à se cailler les miches et surtout à ne ressembler à rien sauf un mec qui n'a aucun gout vestimentaire... Mais il gardait le sourire, plein d'assurance ou, en tout cas, en suintant par toutes les pores.

"Allez, c'est juste à côté, j'ai bon espoir qu'on soient de retour dans deux petites heures avec les bras pleins de bonnes choses pour remonter le moral de tout le monde. Avec un peu de chance, on aura même le temps de repartir jeter un oeil à une autre maison avant ce soir."

Bien décidé à ne pas perdre trop de temps, ou au moins le rentabiliser en marchant en même temps, Samuel se lança, le pas ample et souple sur le goudron, il remonta la route vers l'Ouest et pris le tournant de cette dernière pour remonter droit vers le Nord. A ses côtés, le chien n'avait eu besoin que d'une seconde pour jauger Fate avant de se lancer en avant sur la route, se stoppant régulièrement pour guetter les alentours, particulièrement les gémissements lointains que lui parvenait à entendre, contrairement aux deux pauvres êtres humains qui faisaient eux de bien piètre pisteurs en comparaison du robuste canidé.

Quoi qu'il en soit, sur cette route devant mener à une zone de danger certaine, Samuel demeura cette fois assez silencieux puisqu'il leur fallait passer devant d'autres bâtisses pour lesquels ils n'avaient pas la moindre info. Pour lui, hors de question de commencer à tirer des coups de feux en risquant de ramener une autre meute dans son dos, c'est ce pourquoi il exposa rapidement l'idée au jeune homme à ses côtés tout en pointant les résidences du doigt :


"Il va falloir se faire discret et attentif. On va sortir de la route et passer près de ces baraques pour être certains qu'elles ne soient pas infestés ou, si c'est le cas, qu'elles n'ont pas de brèche dans leur enceinte. Bref, on va surtout compter sur Snatch pour entendre et sentir ces saloperies, mais si tu veux me prévenir, tu n'hésite pas."

Tout en se saisissant de son fusil d'assaut pour le laisser se balancer au bout de son bout de son bras droit, le canadien tapota son épaule droite avec sa main restante, signifiant bien à l'autre survivant qu'il valait mieux un désagréable contact physique que dire "Attention" à voix haute pour éviter d'être repéré par des zombies, ce qui semble fort paradoxal.

Daniel Brown

Anonymous
Invité
Dim 6 Mar - 18:03
Après un passage rapide à proximité de la ville, Daniel avait perçu trop de menaces pour s’y aventurer, des morts par grand nombres qui rôdaient en groupe, et même s’ils étaient isolés, le risque à prendre pour une récompense plus que négligeable était trop important pour cet ancien architecte. Tant de temps était passé depuis la fin de leur camp de fortune, il se devait de ne pas traîner dans cette ville qui n’était qu’un point de passage pour lui, point de passage qu’il avait préféré éviter à tout prix. Seul le sifflement d’un léger vent se faisait entendre auprès de ses oreilles en plus du faible bruit de ses pas, laissant à cet homme d’âge mûr le loisir de pouvoir se perdre dans ses pensées tout en s’avançant vers cette maison qu’il avait vu au loin et qui se rapprochait à chacun de ses pas.

Des pensées qui allaient aux morts, aux proches, aux vivants, aux autres, au monde, à eux, à Lui… Des pensées qui lui rappelaient ces nombreuses visions d’horreur qu’il avait encore la chance de ne pas revoir en rêve, un esprit qu’il fermait la nuit, des nuits qu’il passait avec un œil ouvert, des nuits courtes, dont il ne se servait que pour se reposer, que pour reprendre le strict minimum d’énergie pour se relever le matin et marcher encore et encore. Ereinté, mais toujours debout, c’était certainement ce qui venait à l’esprit de ceux qui le croisaient, de ceux qui pourraient voir son regard perdu mais empli de détermination. Détermination qu’il avait prise pour fouiller cette grande maison qui se rapprochait à chacun de ses pas, des pas qui se voulaient rapides alors qu’il pouvait percevoir une maison de grande taille, immense à première vue, même si la distance pouvait l’illusionner.

Mais tout ceci commençait à avoir une forme de plus en plus distincte, il se trouvait à plus d’une centaine de mètre de la maison. Il s’était arrêté de marcher, sortant les mains de ses poches, il voulait fouiller cet endroit, et il se devait se récupérer tout ce qui pouvait lui être utile. N’étant pas un combattant, il se devait d’être le plus prudent possible, comme à chaque fois, c’était grâce à cela d’ailleurs qu’il avait réussi à aller aussi loin, à survivre aussi longtemps, en prenant son temps et en faisant attention à chaque détail, préparant au mieux tout ce qui devait l’être. Il ouvra son long manteau, glissa sa main droite dans sa poche intérieure où se trouvait son pistolet teaser, arme non létale qui lui permettait de se défendre en cas de besoin. Même si son efficacité contre les infectés étaient bien moindre, pour ne pas dire, complètement inutile, il se soulageait l’esprit à savoir qu’il ne ferait pas de mal à ses congénères, même si certains d’entre eux avaient perdus toute humanité.

Son arme entre les mains, il referma son long manteau avant de commencer à marcher lentement, sur sa gauche, il n’allait pas se rapprocher plus que ça de la maison, il allait observer les alentours. Connaître les lieux, observer les environs, trouver quelques objets récupérables à proximité, mais surtout, se renseigner sur le nombre d’infectés qui pouvaient se balader ici ou là. Il n’avait aucune information sur le nombre de malades à l’intérieur des lieux, il se devait de vérifier le périmètre avant toute chose. C’était alors que Daniel commença à faire quelques pas lents vers l’Est, pour commencer à faire le tour de la maison, même s’il se trouvait à une grande distance de la maison et qu’il y avait de grandes chances que rien ne soit visible, il préférait répéter cette opération plusieurs fois pour être sûr et certain de l’étendue du danger.

Prudence était mère de sûreté, et il n’avait aucune envie de se faire mordre, il savait ce que cela impliquerait, il refusait de finir comme ça. Pas maintenant du moins. Alors qu’il avait fait quelques pas, sans pour autant se rapprocher de la maison, il avait vu l’esquisse d’une silhouette aux alentours de cette bâtisse, peut être était-ce son imagination, il ne le savait pas, il n’avait pu apercevoir cette chose qu’une seconde. Peut être son esprit lui jouait-il des tours, ou bien il y avait réellement une présence ici, saine ou malade, peut être une, peut être plus ou bien aucune, il ne le savait pas, il n’en avait pas la moindre idée. Faisant un tour sur lui-même pour observer les alentours sans rien voir de particulier, il continua sa ronde, tout en étant de plus en plus lent, tout en se rapprochant de quelques dizaines de mètres. Jusqu’à laisser une centaine de mètres, si ce n’était pas plus, entre lui et les lieux qu’il allait devoir fouiller.

Fate Manocaras

Anonymous
Invité
Lun 7 Mar - 20:29
Samuel semblait plutôt amicale malgré mon apparence froide et distante, il ne souhaite surement pas crée de mauvaise ambiance dès le début alors que l’on s’apprête à passer quelques heures ensemble.
Il ne semble d’ailleurs pas vraiment se soucier du monde dans lequel nous vivons : Il commence à discuter, comme si de rien n’était.  Enfin, j’ai quelque peu lancé cette conversation, il ne fait que de me répondre mais son ton semblait calme et serein.
Je réponds à plaisanterie et au son sourire en imitant la même émotion, sans dire un mot.
Il avait cette voix tranquille que j’aurais aimé avoir le soir quand j’étais enfant, cette voix reposante, me racontant une histoire jusqu’à m’endormir dans un profond sommeil.

Samuel me briefe rapidement : deux petites heures d’escapades et on ramène tout ce qu’on peut. Même si cela me parait court, je pense que c’est préférable comme première expédition, je ne me sens pas vraiment prêt à vagabonder des heures et des heures entourées de morts vivant alors, c’est un bon début.

Très bien, allons-y !


Il part d’un pas décidé, je le suis, en attendant de voir où il allait m’emmener lui et ton chien. En réalité, c’était plus son Pitt Bull que l’on suivait : il courre quelques mètres devant nous, s’arrête, observe, et repart de plus belle. Et nous le suivons, pour ma part sans vraiment savoir où je vais.

Samuel, qui semblait chaleureux reste très silencieux depuis notre départ, j’imagine que c’est comme une norme, une tradition : Le silence est mère de sureté. Cela me va très bien.
Je fais cependant attention à ne pas trop rêvasser comme selon mes habitudes et à faire attention aux alentours : chaque bruit de branche, chaque oiseau, chaque bourrasque de vent. J’essaye d’être attentif à chaque bruit autour de moi, chaque mouvement, chaque ressenti. J’imagine que c’est le meilleur moyen de rester en vie dans nos conditions.

Nous nous approchons des bâtisses et je commence à apercevoir ces êtres hideux, mi-homme, mi-mort, à quelques dizaines de mètres devant nous. Samuel s’arrête et me donne quelques nouveaux conseils en tant que nouveau survivant : Rester discret et attentif. J’imagine qu’il avait deviné pour la discrétion : je ne suis pas le genre d’homme à vouloir attirer l’attention sur lui, que ce soit des zombies ou des humains, c’est la même chose. Je préfère rester caché dans un coin, aux abris des regards et mauvaises intentions… Et ce qui est pour l’attention : c’est quelque chose que j’ai toujours eu. Une analyse permanente de tous ce qui m’entourent, de tous ce que je vois, tous ce que je ressens, de tout ce que je pense et pourquoi je le pense.
Je ne veux pas me venter, mais si être un rodeur se résume à ça, je suis plutôt bien parti.

D’un léger mouvement de tête, j’acquiesce ce que mon partenaire vient de me dire puis je sors mon couteau paillon de ma poche droite tout en le dépliant dans la seconde qui suit.

T’inquiète pas pour ma discrétion. Je te fais signe si quelque chose se passe mal.

Que Samuel soit convaincu ou pas, moi, je l’étais.
Je prends fermement mon couteau en position de combat, lame vers le bas, et me prépare à suivre mon compagnon, prêt à utiliser mon arme si nécessaire.

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Mer 9 Mar - 14:12
Contrastant avec son compagnon et sa lame prête au combat, le canadien avait tranquillement plaqué son fusil contre son pare-balle, canon pointé vers une direction vide évidemment, et marchait avec grand calme. Ainsi, il prenait le temps d'observer les alentours avec une redoutable attention et, sans en avoir l'air, analyser le terrain, les constructions, en distinguer les dangers apparents et chercher à deviner ceux qui se cachaient pour essayer de le surprendre.

Quoi qu'il en soit, ils s'étaient contentés de passer devant la première bâtisse, marquée vide sur la carte. A première vue, il n'y avait aucun signe de vie et pas plus de raison d'aller s'y enfermer pour vérifier de plus près. Ne restait qu'à continuer la route jusqu'au bâtiment suivants.

De loin, le premier ressemblait à une petite bicoque, ou du moins c'était l'impression qu'il donnait à côté d'une propriété plus vaste et bien mieux délimité, à commencer par un muret assez haut pour masquer la vue sur l'intérieur. Bref, il leur fallait aller examiner cela et, d'un simple claquement de doigts avant de pointer la petite habitation du doigt, le chien quitta la route goudronnée pour gambader dans la plaine.

Hélas pour eux, l'animal se stoppa assez rapidement, la tête haute, guettant le pauvre bâtiment autour duquel se montrèrent deux silhouettes rôdant sans but. Faisant signe à Fate de s'arrêter, il se permis un coup d’œil dans sa lunette pour observer ces dangers potentiels. D'un côté se trouvait un homme robuste, le visage visiblement ravagé de morsures et de peau arraché, calme, statique et dos à nos protagonistes. Plus près de la baraque, la silhouette fine et le corps étonnamment intact malgré la couleur caractéristique des zombies vraiment plus très frais, le corps d'une adolescente trainait des pieds en se cognant à répétition contre le mur Ouest de la maison.

Comme à chaque excursion, l'ex-manager n'avait de cesse de devoir réprimer l'hilarité avec laquelle les morts pouvaient se trouver dans des situations on ne peut plus grotesque. L'homme dans la fleur de l'âge se touchant la nouille pendant que sa petite sœur essaye de traverser les murs... C'était comme ça que Samuel vivait le mieux possible l'idée que ces gens n'avaient pas eu de chance et perdu leur petite vie tranquille pour devenir de dangereux mangeurs de chairs qu'il allait leur falloir éliminer.

Et pour ce faire, le jeune homme allait exposer l'idée au recycleur, se rapprochant de lui pour pouvoir parler à voix basse :


"Si on les laissent, ils arriveront dans notre dos pendant mon carton, si je tire ici, on risque d'en rameuter d'autres prématurément. Bref, haut les cœurs, ceux-là, vaut mieux se les faire au contact."

Et sur ce, puisque de toute façon, il le ferrait tout seul si il s'y trouvait obligé, il déposa son sac à terre, échangeant son fusil contre sa batte avant de se redresser, le beau morceau de bois taillé dans la main gauche, le sac tenu au bout de la main droite.

"Vu ta portée pratique, je pense plus prudent de me laisser frapper en premier... A moins que tu n'ait le pied assez léger pour les prendre par surprise."

Malgré l'attente d'une réponse de son coéquipier, il tourna la tête vers le canidé qui se maintenait dans sa position, bien droit, se contentant de tourner son museau à gauche et à droite, soit pour observer ce que son "maitre" fait, soit pour montrer quelque insistance à garder un peu d'attention vers la seconde résidence qui, à n'en pas douter, n'était surement pas vide.

Daniel Brown

Anonymous
Invité
Mer 9 Mar - 22:27
Peut-être que s’avancer pour avoir une meilleure vision était risqué, peut-être qu’à cause de cela, Daniel aurait pu se faire repérer par les infectés, mais cela n’était que des « peut-être », et il savait une chose, s’il ne s’approchait pas, il n’en apprendrait pas plus sur les risques à prendre, et encore moins sur les opportunités qui se présenteraient à lui. Des opportunités qu’il se devait de saisir, car elles étaient en réalité des besoins. La faim au ventre, qui le clouerait au sol dans quelques jours si jamais il ne s’en occupait pas, et dans ce monde, en ces temps, rester au sol sans pouvoir utiliser ses jambes, il finirait malade comme les autres, incapable de sauver ceux qui en avaient besoin, incapable de continuer sa route. Arrivant du côté Est de cette maison qu’il observait depuis quelques temps, restant toujours à une bonne centaine de mètre, même s’il s’approchait légèrement à chacun de ses mouvements qu’il faisait pour vérifier que son choix était le bon. Mais son choix était déjà fait même s’il ne le savait pas, il ne pouvait pas se permettre de partir encore sur la route les mains vides, pas après tout le temps qu’il s’était écoulé, par après tout ce temps perdu à rester caché dans cette forêt.

Observant toujours les alentours de cette même demeure, où il pouvait apercevoir à présent bien plus qu’une silhouette vaquant sans but près de cette habitation qui n’en était plus une, enfin, qui pourrait continuer à vivre ici ? Entouré d’une bonne dizaine de malades ? Car oui, il avait pu compter une dizaine de silhouettes, s’il n’avait compté plusieurs fois celles les mêmes. Mais préférant toujours vérifier et revérifier chacune de ses manœuvres, il fut légèrement déçu de voir qu’il y avait bel et bien une dizaine de silhouettes ici qui déambulaient comme des corps infectés. Certains hommes, certains femmes, certains jeunes, d’autres plus ou moins âgés, plus ou moins abîmes, peu lui importait. Il n’arrivait pas à garder le regard trop longtemps envers ces personnes qui n’en étaient plus, qui avaient étés ravagées par la colère du Seigneur. Il avait toujours conservé sa foi, sans jamais la dénigrer, malgré certaines périodes sombres, il n’avait jamais douté, et c’était sans doute pour ça qu’il était toujours debout.

Une dizaine de malades, et il n’avait vu que deux côtés de la maison, le Nord et l’Est. Architecte de profession, il savait ce qu’il devait vérifier en priorité, les accès à la maison. Les fenêtres, mais aussi les portes. Vis-à-vis de sa carrure, il n’aurait pas tant de mal que ça à briser une fenêtre en sautant à travers, même s’il préférait éviter, quitte à courir, comme il l’avait toujours fait, comme il le ferait toujours, sa vie ne tenait qu’à son rythme bien plus soutenu que celui des malades qui n’avaient plus la force de le suivre. Une dizaine. C’était faisable. Les semer sans problème, rentrer dans la demeure, puis s’enfuir rapidement, une récupération éclair comme il en avait fait tant. Seulement, il devait  s’informer sur toutes les issues possibles et utilisables, savoir si la maison était barricadée, si c‘était le cas, ce serait bien plus difficile, mais toujours pas impossible. Mais il lui restait le plus important, savoir combien de malades se trouvaient à l’intérieur.

Il y avait une vraie meute dehors, une dizaine pour une maison, et uniquement dehors, bien qu’il se posait toujours ces questions alors qu’il se déplaçait vers la façade Sud de la maison, sa curiosité se demandait toujours si ou non il y avait quelqu’un dans cette maison, ou bien s’il y avait eu quelqu’un ici, pour qu’un aussi grand nombre de cadavres réside ici… Bien qu’une gigantesque horde fût passée par là il y a quelques temps, il devait y avoir une raison pour qu’ils restent ici, surtout en ce nombre qui était assez conséquent, du moins pour un seul homme. Malgré sa solitude physique, il restait tout de même accompagné par son Seigneur spirituellement, relevant légèrement la tête vers le Soleil, toujours en étant pourvu de ses lunettes qu’il gardait sur son nez, cachant ses yeux, mais le protégeant aussi du mieux qu'elles le pouvaient.

Fate Manocaras

Anonymous
Invité
Jeu 10 Mar - 14:13
Nous avançons doucement en direction de la première bâtisse, en faisant attention à tout ce qui se trouve autours de nous. Prudence est mère de sureté, alors autant rester en toute sécurité.
Nous passons devant le premier bâtiment, sans vraiment y prêter attention, il devrait surement déjà avoir été exploré. Je suis Samuel tout en gardant un œil sur les horizons, prêt à devoir me servir de mon couteau si un danger se présentait.

Après un claquement de doigts de la part de Samuel, le chien commence en gambader en avant, tel un chien de chasse, prêt à dégoter du gibier. Le chien s’arrête quelques mètres devant nous, j’en déduis donc que nous ne sommes pas seul et qu’il va tôt ou tard finir par se défendre.
Le chef du campement me fait signe de m’arrêter, je m’exécute.
Je voulais au loin deux silhouettes se dessiner : une semblait grande et robuste alors que l’autre paraissait plus maigre et fine. Samuel observe rapidement dans la lunette de son arme afin d’avoir plus d’information sur nos futurs adversaires.
Je savais que nous allions devoir les éliminer, et je l’ai déjà fait alors là n’est pas le problème : l’idée que ces êtres maintenant dénué de vie était auparavant des hommes comme nous me passe par la tête. Est-ce moral de tuer ces « choses » ? Certes, c’est pour notre survie, mais le fait de tuer quelque chose d’aspect humain n’est pas une habitude pour moi, et pour l’instant, cela n’est pas des plus plaisant pour moi.

Samuel me fait un rapide topo, et comme je l’avais prévu, il va falloir le faire. Je lui montre mon accord avec un rapide hochement de tête accompagné d’un regard grave.
Je savais que cet situation allait se passer, je ne savais pas quand, ni, où, ni comment, mais je savais qu’elle allait arriver tôt ou tard.
Mon partenaire pose son sac au sol et en sort une belle batte de baseball, puis range son autre arme manifestement plus bruyante. Après cela, il se propose d’attaquer en premier. Pourquoi pas, c’est sûr que vu son arme comparée à la mienne, il a probablement plus de chance d’atteindre une cible avant moi, même si, comme il l’a précisé, j’aurais totalement été capable de les prendre par surprise et de leur enfoncer mon couteau papillon dans un de leur yeux avant qu’ils ne s’en rendent compte mais bon, « Prudence est mère de sureté ».

Je me rapproche de lui, à mon tour, et lui propose un plan un peu plus détaillé :

Attaque en premier, le plus grand des deux, je m’occupe du petit.


Avant même de lui exposer ma stratégie d’attaque, j’avais déjà imaginé toute la scène :
Samuel se rapproche, donne un coup au premier zombie, j’arrive derrière lui avant que le deuxième ai le temps de réagir puis lui plante mon couteau dans l’œil.
Un seul coup, fatal. La lame transpercera directement les mirettes de mon adversaire et mes coups atteindront directement le lob frontal du cerveau de celui-ci. Un simple coup, altérant son cortex préfrontal à coup sûr.
Enfin, par expérience, j’ai remarqué que les choses ne se passent jamais comme on l’avait prévu alors, on verra comment ça se passe.

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Jeu 10 Mar - 20:17
A la proposition de Fate, Samuel hocha la tête en esquissant un léger sourire. Le plan ainsi organisé, il s'avança avec certaines précautions, l'arme et le sac tenus à bout de bras pour ne pas risquer de leur faire toucher le sol, le tout en remerciant ses muscles qui n'avaient pas tant perdus depuis l'époque où il en surprenait à pouvoir soutenir des haltères, bras à l'horizontale, pendant bien plus de temps qu'on n'aurait put l'attendre d'un gringalet dans son genre.

Quoi qu'il en soit, pas à pas, avec une infinie patience, le duo se rapprochait de la menace, suivi au pas par l'animal qui, comme dans la confidence, avait baissé la tête et diminué son rythme, se rendant pour ainsi dire inaudible, contrairement à Samuel qui ne pouvait s'épargner quelques grattements à chaque fois qu'il posait le pied au sol.

Sans doute plusieurs minutes passèrent à cet étrange manège pendant que les deux cadavres ambulants continuaient leurs inlassables tâche avec monotonie, le costaud laissant ses bras se balancer au rythme de ses pertes et récupérations d'équilibre pendant que la fine avait réussie à se coincer et cogner la tête dans un coin faisant la jonction entre une fenêtre et le mur porteur, juste un petit renfoncement dans le mur qui l'avait totalement paralysée dans sa quête de la brèche.

Finalement, à quelques mètres seulement de l'énorme jambon faisandé, Samuel se stoppa, fléchit les genoux et posa le sac avec la même douceur que si il avait tenté de le faire tenir en lévitation sur un nuage. Devant eux, aucun des deux ne semblait avoir encore capté leur présence et, maintenant que la chose lui vint à l'esprit, le canadien se demanda si ils ne se trouvaient pas contre le vent... Le genre de choses qu'il pourrait bien demander à Melody pour commencer une conversation saine et légère.

Ainsi, délesté du poids qui lui éreintait le bras droit, ce dernier revint vers la batte pour que le jeune homme puisse s'en saisir pleinement à deux mains. Il restait là, l'agitant en douceur, comme si il cherchait le bon moment, la bonne impulsion. Hélas pour lui, c'est son corps plus que son esprit qui prit la décision pour lui lorsque son estomac émit un très sonore gargouillement qui, ironiquement, lui faisait penser à gémissement de mort.

En bref, prit d'une soudaine crainte et bien malgré le douleur qui suivit dans son abdomen, signal qu'il était temps d'arrêter les régimes new-age à base d'eau et d'oxygène, il se lança en avant, emmenant la batte en arrière tout en couvrant les derniers mètres qui le séparait du premier zombie... Et élança son bras avec puissance et sans doute un manque de précision.

S'ensuivit un son mat immédiatement assourdis par un craquement. Rebondissant légèrement de l'impact, Samuel regarda cette montagne de chair morte, au moins deux fois plus épaisse que lui, le côté gauche du cou enfoncé et la tête tordu dans le même sens, s'écrouler sur son côté droit tout en émettant un grand râle. Le coup avait été magnifique, digne des plus grands batteurs manchots de l'Ontario, tout dans la puissance, bien moins dans la précision. Au moins la "bête" était-elle mise à terre, la nuque sans aucun doute émiettée et la connexion entre le cerveau malade et le corps en décomposition totalement rompue.
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