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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

[CS, A, 2] Search, Destroy & Loot - 24/02/35
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Daniel Brown

Anonymous
Invité
Jeu 10 Mar - 23:30
Le côté Sud semblait être bien plus calme que ceux qu’il avait observés.  Bien qu’il fût à plusieurs dizaines de mètres de l’ancienne habitation qu’il comptait explorer, il s’était malgré tout rapproché grandement depuis tout ce temps. Assez pour avoir une vision claire sur ce qu’il se passait aux alentours de la bâtisse. Mais il s’intéressait surtout à la façade qu’il venait de découvrir, et dont il se rapprochait de plus en plus. Peu d’infectés devant, mais il s’était interrogé quelques instants devant les deux silhouettes humaines qu’il avait aperçu, alors qu’elles s’attaquaient à ces malades. Une occasion en or pour lui, une occasion de pouvoir rentrer et s’occuper de récupérer ce qu’il lui serait utile, pour ne pas dire vital. Il avait vu des hommes se comporter comme des opportunistes, comme des survivants, attaquant les leurs, volant leurs frères, cela le débectait au plus haut point. Ils s’attaquaient sans pitié à ces malades, il n’allait pas en plus leur laisser le choix de sa vie.

Ouvrant son grand sac à l’extrémité du haut pour pouvoir jeter tout ce qu’il aurait pu trouver d’utile à sa survie, à son but. Il piqua un sprint des plus rapides, écrasant la cinquantaine de mètres qui le séparait de la porte d’entrée de la maison en une quinzaine de secondes. C’était tout ou rien. Même s’ils avaient des armes à feu, ils étaient en train de massacrer les malades, c’était grandement égoïste de penser cela, mais, mieux valait eux que lui. Ils l’avaient sans doute remarqué, mais peu importait. Il devait être le plus rapide possible et fuir le plus vite possible, pour sa survie, mais aussi pour son but. Il n’avait détourné son regard vers les deux jeunes hommes qui souhaitaient eux aussi récupérer les biens de cet endroit. Il n’avait pas vu que le premier avait explosé un malade, non, il ne l’avait pas vu, et n’avait surtout pas souhaité le voir. Préférant mille fois se concentrer sur son but, quitte à risquer sa vie, autant le faire le moins possible.

Ils n’auraient pas eu le temps de l’attraper ou de lui tirer dessus, Daniel avait pris la bonne décision au bon moment. Foncer dans le tas alors qu’ils étaient occupés, même s’il n’avait pas eu plus d’informations au sujet du nombre de malades dans cette maison, mais la bonne dizaine qu’il avait vu précédemment ne l’avait pas dissuadé pour autant de se jeter tête baissée dans cette maison. La porte était légèrement entrouverte, il ne préoccupait de rien si ce n’était qu’il fallait qu’il entre, trouve et récupère ce qu’il lui serait utile avant de ressortir. Un coup d’épaule avait suffi pour laisser sa carrure s’engouffrer dans la bâtisse qui lui avait semblée imposante dans un premier temps pour laisser sa carcasse pénétrer dans une grande pièce qu’il devina tout de suite comme étant la cuisine. Il avait le plus de chances de trouver ce qu’il cherchait ici, de la nourriture.

En entrant, il avait remarqué un frigo allongé par terre, grand ouvert, son contenu totalement immangeable avait repeint le carrelage de cette même cuisine, ses yeux firent un rapide tour de la pièce, le laissant découvrir un ensemble de placards tous grands ouverts en hauteur, ou bien arrachés selon certains. Un plan de travail juste en dessous de ces mêmes placards, aménagement qu’il appréciait, qui permettait de cuisiner tout en cherchant des ingrédients sans pour autant avoir besoin de bouger de place. Il était resté pas plus de six secondes dans la cuisine, ou plutôt, de ce qu’il en restait. Il avait était obligé de sortir de cette pièce alors qu’un malade s’était trouvé sur sa gauche lorsqu’il était entré. Un simple aperçu, une impossibilité de regarder cet homme dans les yeux, de le regarder tout court. C’était trop pour lui. Serrant les dents, il s’était précipité vers la porte de droite, qui conduisait sur un corridor sombre.

Corridor qu’il atteignit par une porte ouverte, qui n’était encore que sur un seul gond. Celui du bas. A moitié défoncée, il ne prêtait plus attention à rien alors que sa vie était en sursis, avec tous ces malades, avec tous ces hommes sains. Ce couloir qui ne séparait la cuisine d’une autre pièce que d’un mètre, d’une porte qui était grande ouverte, mais sur ses gonds cette fois-ci. Il n’avait pas le temps de réfléchir, il devait partir le plus vite possible, quitte à refaire un passage éclair dans les autres pièces plus tard.

Cette pièce qui se trouvait juste après la séparation qu’offrait le couloir semblait être une chambre, une fenêtre pile en face de la porte qui donnait sur l’extérieur où il pouvait voir l’endroit d’où il était arrivé, l’Est. Une grande commode sur sa gauche, toute fermée, mais aspergée de sang, tout comme le mur qui occupait le côté de la porte qu’il venait de refermer dans un claquement brutal, pour éviter qu’il ne soit lui aussi attrapé par les malades pour rejoindre leurs rangs. Il n’avait pas pris le temps d’observer en détail la pièce, il n’aurait pas pu décrire la tapisserie d’enfant qui se trouvait là, ni les tâches de sang parsemées ici ou là sur les murs. Il aurait néanmoins pu décrire dans tous ses détails le lit-voiture d’enfant qui se trouvait juste sur sa droite, collé contre le mur, mais surtout, il aurait pu décrire le cadavre d’enfant à moitié décomposé, auquel il manquait une grande partie de son ventre et la jambe droite. Dévoré par les infectés, laissant ses entrailles sanglantes déteindre sur le parquet collant et poisseux de cette même chambre.

Un enfant de moins de dix ans, qui avait un tournevis planté en plein dans l’œil gauche. Peut-être cela aurait dû être une habitude pour Daniel de voir des morts, des malades, mais il avait toujours autant de mal avec les enfants. Se rappelant les siens, mais aussi ceux des siens. Il ne pouvait contempler pendant plus d’instants ça. Tournant la tête vers la gauche, dans l’ultime but de ne pas avoir à offrir à ses yeux une telle vision des enfers, il fût pris de légers tremblements, sa respiration devenait de plus en plus rapide et de plus en plus difficile alors qu’il s’adossait à la porte qu’il venait tout juste de refermer en entendant les coups de l’infecté qu’il avait croisé quelques secondes avant, en entendant ses cris d’agonie.

Fate Manocaras

Anonymous
Invité
Lun 14 Mar - 20:05
Nous y sommes : deux hommes et un chien prêts à lancer une attaque sur deux êtres qui semblent nous être si semblables… Je ne parlerais pas d’homicide mais, ce sentiment d’avoir tué un de mes semblables restera probablement gravé dans ma mémoire, comme pour l’autre, avant que je meurs une première fois : Je me souviens encore de son visage pestilentiel agrippant mon bras avec toute la force de sa mâchoire… Son visage blanchâtre, accompagné de ses yeux injectés de sang, fixé sur mon visage apeuré. Je vois encore, sa main armée d’ongles noirâtres s’approchant vivement de mon visage en guise de coup fatal. Je me remémore encore de cette haine, de cette violence sans limites, que cette bête a acharnées sur moi avant que l’un des deux prédateurs ne tue l’autre. Je pense encore, à ces trois coups de couteaux, que je lui mis au niveau de sa tête, empli de rage, le séparant du peu de vie qu’il lui restait. Je me rappelle, de ces quelques lignes, inscrites dans mon carnet, que j’ai écrit avant de mourir.

Cela fait maintenant quelques minutes que nous avançons à pas léger avant de garder l’effet de surprise avant d’entamer le combat avec nos présumés adversaires : ils ne semblent pas vraiment dangereux.
Le plus grand des deux parait avoir du mal à tenir debout, comme s’il était en permanence sur un coussin gonflable lui faisant perdre tout son équilibre. En plus de ça, son visage est rempli de boursouflure, morsure, griffure et peau arraché, rien de bien agréable à regarder.
Le deuxième est en réalité une femme, et bien moins amoché que le premier, physiquement en tout cas : depuis le début de notre route, elle reste tête face à un mur sans aucun mouvement. Elle ressemblera une proie facile, comme apeuré de ce qu’elle est, ne plus voulant faire face à la réalité. Finalement, tuer ces personnes contaminées n’est-il pas une libération pour eux ? Encore une question, qui elle aussi, restera probablement sans réponse.

Quelques mètres avant l’attaque. Samuel se stoppe brutalement et s’arrête prêt à bondir sur sa cible. Je me prépare à mon tour, couteau à la main en attendant son départ. Il pose son sac, prend la batte a pleine main et s’élance en direction des pestiférés.
Je passe derrière lui, restant concentré son mon unique but. Je plisse mes yeux et cours vers ma cible, oubliant le monde qui m’entourent, ne regardant que mon objectif dirigé contre ce mur.
Le plan que j’avais imaginé ne se passe pas comme prévu, ma cible se retourne sous le bruit de craquellement que Samuel a infligé à son ami avec sa batte. Elle me voit arrivé, la tête la première, et sans vraiment réagir ou même réfléchir je tends mon pied droit afin de la repousser contre le mur qu’elle semblait idolâtrer. Coup porté avec succès, je me remets sur mes appuis et prépare mon arme avant qu’une riposte de sa part soit possible. Je bondis sur elle et enchaine les coups aux niveaux de sa tête, tenant sa tête à l’aide de ma main gauche : un coup, deux coups, une furie m’entraine, une rage, m’empêchant de m’arrêter. Des effusions de sang atteignent mon visage et même si ma vue est altérée je continue de transpercer son visage sans repris et sans même savoir si son corps était encore animé ou non. Je fini par m’arrêté, et m’essuyer les yeux avec mes mains.  Je regarde ensuite Samuel, qui lui aussi a réussi à abattre sa cible.
Je regarde ma chemise blanche, qui n’est plus vraiment blanche désormais. C’est celle que m’a donné Dakota afin que je puisse me changer et abandonné mes anciens habits imprégnés d’odeur de pourrit. Je n’avais pas voulu m’en séparer, et heureusement dans un sens : je n’aurais plus qu’à les laver et à les échanger contre cette chemise pleine de tristesse et de torture.
Je n’ose même plus regarder mon partenaire suite à ce bain de sang, j’ai honte, honte d’avoir subi cette crise de folie, d’avoir apporté tant de haine envers cette personne qui était comme nous il a quelques semaines de cela. Pourquoi au-je fait cela ? Je ne sais pas, par prudence ? Voulais-je être sûr d’être hors de danger avant de terminer ce que j’avais à faire ? Je ne comprends déjà plus le monde qui m’entoure, et maintenant, c’est moi que je ne comprends plus.

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Lun 14 Mar - 22:13
Le bras engourdi par le puissant coup délivré et l'estomac toujours aussi douloureux, Samuel s'écarta un peu du cadavre laissé au sol malgré les râles et les complaintes lugubres qu'il continuait à lancer dans l'air, juste quelques pas pour le contourner vers la gauche. Avec cette petite distance mise entre le balaise et lui, il se permis d'observer Fate s'acharner sur sa propre cible. Finalement, après quelques secondes, leurs regards se croisèrent brièvement avant qu'il n'observe sa propre chemise, tâchée il est vrai, mais pas autant que celle du canadien... Les joies de se faire éclabousser du sang des vivants...

Le jeunot semble rester là à méditer sur ses actes, mais pendant ce temps, c'est bel et bien une série d'aboiement qui attire l'attention du chef de camp et le pousse à se retourner. En arrière, plusieurs mètres même avant son sac, Snatch ouvrait grand la gueule, cherchant à l'avertir. L'avertir de quoi ? A dire vrai, l'ex-manager le devina assez rapidement, un grognement se rappelant à son bon souvenir alors qu'il effectuait son retournement. Pris d'un réflexe défensif assez aléatoire, il poursuivit sa rotation et lança la batte à l'aveuglette qui heurta un obstacle avant de lui glisser de la main.

L'imposant morceau de bois tombé au sol, il fit face à la bête qui, heureusement pour son corps flétri par le manque de nourriture, n'avait été touché que par le bout de son arme, sur une de ses mains tendues, deux bons mètres et demi, bien assez pour faire un pas en arrière, empoigner sa vrai arme et, le regard hargneux, pointer le canon sur cette grosse tête tordue :


"Moi aussi j'ai des surprises."

L'arme levée haute, Samuel pressa son pouce sur le chien du revolver, chien qui repartit aussi sec lorsque son index pressa la gâchette, crachant une puissante détonation qui allait envoyer chier toute discrétion mais, et c'était le plus important pour le tireur, cette grosse tête et sa foutu colonne vertébrale qu'il avait eu la faiblesse de considérer comme rompue sans l'avoir vérifiée... Lui qui s'était déjà promis plusieurs fois qu'on ne l'y reprendrait plus à laisser des zombies actifs dans son sillage.

Quoi qu'il en soit, si, cette fois, le balaise s'était bel et bien écroulé sur ses jambes, stoppé net par l'imposant calibre, Samuel n'en fut pas moins éprouvé dans tout son bras gauche. Porter deux charges à bout de bras pendant des heures, oui, mais s'esquinter avec des chocs aussi puissants et soudain, voila qui était loin de lui plaire... Ce pourquoi il échangea rapidement son revolver de main pour se secouer un peu le bras gauche et en exercer les muscles en douceur pour s'assurer qu'il n'allait pas choper une foutu crampe.

Cela ne l'empêcha pas de jeter un œil à ses deux compagnons, cherchant à s'assurer que, son attention détournée, l'un ou l'autre ne s'était pas mis en danger. En tout cas, une chose était certaine, ce salopard à la nuque d'acier n'était pas la seule menace car le canidé continuait de faire retentir ses avertissements.

Evènements

Anonymous
Invité
Mar 15 Mar - 14:58
Alors que Fate venait de mettre un rôdeur à terre, Samuel en abattait un autre par un tir d'arme retentissant dans une bonne partie du quartier si ce n'est son ensemble.

Il y eut un flottement d'une minute avant que des râles multiples et distincts soient perceptibles à proximité d'eux, plus précisément depuis le coté Ouest. S'il pouvait y avoir questionnement, ils ne tarderaient pas à avoir des faits plus précis : depuis l'angle de la façade, un, deux puis trois rôdeurs apparaissaient, laissant à croire que d'autres les suivraient. Si d'aventure l'un d'eux était attentif, comptant notamment sur Snatch qui paniquerait cependant hâtivement face au danger grandissant, la maison voisine au nord verrait pas moins de deux cadavres ambulants se révéler dans les deux minutes suivant le coup de feu, nul doute que ce n'est qu'un début.

Des trois plus proches morts-vivants qui avançaient rapidement à quelques mètres d'eux pour des marcheurs : le premier était un homme au visage rongé et aux gencives bien visibles, une épaule en charpie aux os à découvert. Le second, en aussi mauvais état si ce n'est que c'était son crâne qui était ouvert, sa bouche moins endommagée et son estomac déchiré, il avait la particularité d'avancer en bossu, trop abîmé par la mort et ses semblables avant de les avoir rejoint. En troisième lieu, derrière ses alliés, une femme dans un état de décomposition très faible et à coté des deux autres en assez "bon" état, au-delà de sa peau extrêmement pâle tirant sur le bleu, ses yeux vides de toute couleur et sa bouche pleine de sang. A eux trois ils eurent déjà assez de râles à fournir et les bras des deux premiers ne tardèrent pas non plus à se présenter à leurs proies, prêts à les déchiqueter une fois à portée, soit dans la quinzaine de secondes.


Eléments scénaristiques:
 

Daniel Brown

Anonymous
Invité
Mar 15 Mar - 22:13
Cette vision d’horreur lui glaça le sang, lui qui avait toujours considéré les enfants comme la pureté et l’innocence de ce monde, il avait en face de lui, un cadavre d’un jeune garçon, âgé d’une dizaine d’années tout au plus, en partie dévoré à la jambe et au niveau du ventre, où ses entrailles s’étaient échappées pour venir recouvrir le plancher devenu poisseux à son contact. Le pire restait le visage du jeune garçon,  déformé par un rictus de terreur, un cauchemar éveillé qui l’aurait happé en plein éveil. Malgré cela, son visage restait harmonieux, pas de peau arrachée, ni de décomposition notable sur sa tête, excepté le tournevis qui se trouvait là, planté jusqu’à la garde dans son œil droit.

Il était là, allongé sur son lit voiture, sur le dos, les couvertures et draps qui étaient sensées le recouvrir se trouvaient ici et là, en lambeaux ensanglantés, parsemés de tous les côtés de son lit tandis que du sang avait été éclaboussé sur les murs qui se trouvaient face à ce pauvre enfant, mais aussi sur le mur où se tenait Daniel, adossé contre la porte, qui avait, elle aussi, quelques traces de sang séché sur sa face de bois verni. Bloquant cette porte avec son corps, il ne pouvait arrêter de trembler à la vue de ce cadavre. Chose qui le répugnait au plus haut point, mais chose dont il ne pouvait décrocher le regard, obnubilé par cette horreur qui le faisait basculer dans un effroi innommable, celle de perdre ce pourquoi il se battait, ce que pourquoi il se levait encore et encore pour continuer d’avancer, comme il le faisait depuis ce jour.

Un coup de feu avait retenti. Gros calibre, assez gros pour qu’il puisse l’entendre clairement malgré les murs qui l’entouraient ou encore malgré le stress qui était monté en lui de façon fulgurante, en y ajoutant le sang qui lui battait aux tempes après avoir pu voir et contempler ce à quoi il tentait d’échapper. Ce son qui se voulait proche, trop proche. Bien que l’horreur du monde d’aujourd’hui lui exhibait tout ce qu’elle avait de pire, tout ce qu’elle avait fait à ce monde qu’il avait perdu, ce monde dont il rêvait à chacune de ses nuits sans cauchemar, ce monde, dont il souhaitait ramener le peu de choses auxquelles il  tenait.

Ne pas abandonner, continuer coûte que coûte, c’était ce qu’il devait faire, ce qu’il se promettait de faire chaque jour, à chaque instant. Relevant les yeux vers le plafond de la pièce, fixant la lampe qui se trouvait accrochée là, il prit une grande inspiration pour calmer ses légers tremblements auxquels il était en proie suite à cette vision d’horreur qu’il venait d’abandonner au profit d’une recherche rapide de quelconque objet dans cette pièce qui aurait pu l’aider dans cette situation plus que désespérée. Son regard s’arrêta sur une commode qui se trouvait en face du pare-choc de la voiture lit du petit enfant. Une petite commode, trois tiroirs. Il se releva de tout son corps pour se pencher vers cette commode, toujours en laissant son pied droit calé contre la porte, son talon pour la bloquer si jamais quelque chose ou quelqu’un souhaitait entrer.

Attrapant le coin de la commode d’une de ses deux mains, tirant d’un coup sec pour faire venir de quelques centimètres ce meuble pour enfant pour pouvoir enfin l’agripper à deux mains pour venir le tirer plus rapidement, d’un coup sec, laissant traîner le meuble sur le parquet jusqu’à la porte qu’il tentait de bloquer du mieux possible. Un grincement rauque se faisait entendre alors que le meuble se faisait traîner le sur le parquet qui manquait d’entretien avant de venir se faire caler contre la porte, pour pouvoir libérer Daniel de ce fardeau, tout comme Atlas avait tenté de le faire. Une fois ceci fait, il se dirigera vers la fenêtre qui se trouvait juste en face de la porte, de l’autre côté de la pièce, tout en évitant de poser un regard sur le lit et sur son malheureux occupant. Une fois arrivé devant la fenêtre, il jettera un coup d’œil discret dehors, s’il voyait moins de quatre infectés, il se glisserait à l’extérieur le plus rapidement possible après avoir ouvert cette fenêtre pour se diriger vers l’endroit d’où venait ce coup de feu. Si au contraire, il y avait trop de malades face à lui, il resterait caché et attendrait que la situation se calme avant de sauter à pieds joints dehors.

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Mer 23 Mar - 9:58
Et Snatch aboyait encore, et encore, la menace était là, il la sentait sans avoir besoin de la voir, et malgré les quelques aléas de comportement qu'il avait décelé chez le bel animal, le canadien savait pertinemment qu'il pouvait lui faire plus confiance qu'à n'importe qui d'autres lorsqu'il était question de zombie.

Ainsi, ne cherchant midi à quatorze heures et ne désirant pas se retrouver pressé ou encerclé comme un pauvre idiot, il fit quelques pas rapides, contournant le cadavre à la tête très convenablement percée de part en part et ramassa sa batte de baseball tombée au sol, ne prenant même pas le temps de vérifier si elle avait subit de vilains dégâts due à sa mauvaise manipulation pour reprendre sa marche en rapide, non pas directement en direction du Am'Staff craintif mais vers son sac, laissé sur le sol à quelques petits mètres.

Intérieurement, il se félicita de ne pas l'avoir laissé au sol à partir du de leur petit jeu de "ninja", car malgré cette proximité, Samuel ne tarda pas à entendre ceux que Snatch avaient sentis, la Mort les avaient entendus et venait réclamer son dû à présent. Bien sur, en voyant les trois silhouettes se démarquer de la maison dont ils étaient proches, Samuel ne se serait pas gêné d'avertir Fate si ce dernier en était resté plus proche encore que lui :


"Eh gamin ! Bouge, viens ! C'est trop pour un couteau papillon ça !"

Bien sur, se sachant encore à une distance tout juste respectable, sous-entendu qu'il avait encore tout juste le temps d'agir, lui, pour tenter d'en abattre un, il leva son revolver, fermement serré dans son poing gauche, et ferma l’œil droit, essayant de se défaire des aboiements qui le déconcentraient tout autant que sa faim tenace, afin d'en abattre au moins un.

Cependant, un autre son dévia totalement sa concentration, d'autres grognements qui venaient se rajouter à ceux existants, aux aboiements, le chaos commençait à l'envahir mais il restait calme, bien trop calme. Bien sur, sachant que le danger commençait à se pointer sur sa gauche, il abandonna sa visée pour regarder les deux geignards qui se dirigeaient vers lui dans l'espoir d'avoir leur pitance.

Bref, à n'en pas douter, il n'était pas encore question d'essayer de les éliminer et si la prudence était une vertu qu'il chérissait, ce n'était pas le moment de lui faire défaut. C'est bien pour cette raison que, examinant la scène, il chercha à juger, là, maintenant, sans hésitation, si il avait encore le temps d'échanger son fusil d'assaut avec sa batte ou si il allait devoir juste s'encombrer les bras et cavaler autant que possible jusqu'à avoir un instant de répit.

Evènements

Anonymous
Invité
Mer 23 Mar - 11:44
La situation n'était pas au beau fixe, voilà une formulation très en deçà de la réalité. Alors que Daniel, venant scruter l'au-dehors à travers la fenêtre constatait qu'il y avait plus que quatre zombie, même huit aisément, un rôdeur vint le surprendre en passant à quelques centimètres, de l'autre coté de la fenêtre, l'obligeant à se cacher un peu plus vivement pour ne pas attirer l'attention.

De l'autre coté, l'Ouest qui avait entendu des râles voyait de parts et d'autres des maisons de la rue d'en face une quinzaine de rôdeurs au moins se révéler petit à petit, un par un, par deux parfois, par trois à deux reprises. Il y avait plus de rôdeurs dans les environs du secteur qu'on aurait pu l'imaginer. Au nord, les deux rôdeurs apparus depuis une maison au jardin entouré d'un muret fichu par endroits, laissait suivre à vingt pas derrière eux quatre nouveaux mangeurs de chair.

Outre ce regroupement à venir de plus d'une vingtaine de rôdeurs
depuis les environs, droit sur la maison occupée par les vivants, c'était évidemment les deux rôdeurs à proximité qui ne tardèrent pas à arriver sur Fate, le plus en avant prêt à l'agripper de ses doigts crochus, il ne pourrait s'en échapper qu'en le frôlant de justesse ou décider de combattre les morts à ses risques et périls. Pire encore, un, puis trois autres rôdeurs au total apparaissaient de l'angle de la façade d'où venaient les deux premiers, comme si le diable avait attendu de pouvoir les piéger par son ignoble sournoiserie. De son coté, Samuel, qui bénéficiait du fait que les deux monstres en tête soient intéressés par Fate, pouvait ainsi user de son sac à dos mais le timing était serré, les trois autres n'avaient pas fait attention au jeune homme muni d'un couteau et c'est donc dents dehors, râles audibles et d'une marche lente mais sûre qu'ils se dirigeaient vers l'ex-manager, ce n'était pas le moment de traîner.  

Le secteur était donc davantage infesté qu'il ne laissait le prédire.

Daniel Brown

Anonymous
Invité
Mer 23 Mar - 20:43
Les morts étaient biens trop nombreux pour laisser à Daniel le loisir d’ouvrir la fenêtre pour partir s’aventurer au milieu de ce macabre chaos. Un visage qu’il n’avait pas eu le loisir d’observer était passé tout près de cette fenêtre, un visage infecté comme tous les autres. Effrayé à l’idée de se faire repérer et attaqué par ces malades, reculant par réflexe pour venir se coller dos au mur, à quelques dizaines de centimètres du mur, tentant de calmer au mieux sa respiration qui s’était faite bien plus rapide et bien plus bruyante à cause de la peur provoquée par la vue de ces infectés.

Dos au mur, relevant légèrement la tête pour laisser l’arrière de son crâne buter contre le mur. Fermant les yeux qui étaient toujours et encore cachés par sa paire de lunettes de soleil, il posa les paumes de ses mains contre le mur, se forçant à calmer son rythme cardiaque et respiratoire. Au bout d’une dizaine de secondes, il rouvrit les yeux, posant son regard sur la porte qu’il venait de bloquer à l’homme qui l’avait suivi jusqu’ici. Un malade, comme les autres.

Daniel était un homme de foi, suivant les préceptes du Créateur, mais il était surtout un homme, avec des faiblesses, chose qu’il se rappelait à cet instant en pensant à partir à la rencontre des hommes qui avaient tirés. Risquer sa vie pour aider ces hommes ? Des hommes qui avaient tirés sur des pauvres malheureux qui avaient étés frappés par le Mal ? Pensant le pour et le contre, se rappelant qu’il avait survécu grâce à l’Armée, des hommes qui avaient dû massacrer par centaines des pauvres âmes innocentes qui erraient sans avoir conscience de ce qu’ils faisaient jusqu’à leur dernier jour.

Est-ce qu’ils étaient foncièrement mauvais ? Il secoua la tête. Malgré la haute opinion qu’il avait de lui-même, il ne pouvait pas faire les choix du Tout-Puissant, lui qui n’était qu’un homme. Le purgatoire servait à cela de toute manière. Prenant une grande inspiration, il avança de quelques pas pour se retrouver juste aux côtés de la commode qu’il avait calée contre la porte pour l’agripper de ses deux mains. Tirant d’un coup sec pour laisser assez de place à la porte pour s’ouvrir si quelqu’un le souhaitait.

Se retournant pour faire quelques pas en direction de la fenêtre pour l’ouvrir, peu importe ce qui se trouvait en face, il devait le faire. Ouvrant la fenêtre, faisant fi de ce qu’il pouvait voir, il se retournera vers la porte pour l’ouvrir à son tour, laissant le libre choix à l’infecté qui se trouvait juste derrière d’entrer ou non, pour courir vers la fenêtre et passer à travers pour rejoindre l’extérieur, une fois ceci fait, il se dirigera vers la direction des coups de feu, mais aussi la même direction qu’empruntaient les infectés. Il devait tenter d’aider ces gens, peu importe qui ils étaient, peu importe ce qu’ils deviendraient. Il le devait.

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Lun 28 Mar - 13:45
Si le très faible répit qu'il avait eu aurait put être suffisant pour effectuer cet échange qui, ensuite, lui permettrait d'être le mieux armé possible contre les geignards qui commençaient à carrément saturer la petite zone, c'est finalement Fate et la situation plus que grotesque de se retrouver tétanisé devant trois zombies après en avoir mis un en charpie qui suscita le plus d'urgence pour le canadien.

A cet instant, il était peut-être déjà trop tard. Bien que la distance lui permette de distinguer clairement la situation, c'était bel et bien son esprit qui faisait barrage pour l'empêcher de comprendre si ce qu'il s'apprêtait à faire avait seulement le moindre sens. Il devait le faire, et c'est tout, pour ce jeune homme, pour lui, pour les autres survivants qui n'avaient surement pas envie de se ranger derrière un homme qui ne ferrait pas son maximum pour que tous reviennent sains et saufs d'une excursion.

C'est pour cela que, accroupi près de son sac, il leva vivement la main gauche en direction du jeune homme en danger, n'ouvrant la paume que pour retenir le revolver grâce à son index et son pouce, crispant mâchoire, muscles, sphincters. Tout son corps se comprima alors, il cherchait à viser non pas le mur de la maison mais le sol afin de faire chuter les morts... Quitte à prendre le risque que le recycleur ne chute avec eux et que ce ne soit lui-même sa mort.

Puis, ne demandant pas son reste et sachant pertinemment à quel point il s'exposait et se mettait en danger, il s'en retourna vers son sac, l'agrippant aussi fermement que possible à l'aide de sa main droite, déjà occupée par se batte, et essaya de le hisser sur son dos sans trop faire de manière, quitte à se retrouver avec le sac pendant par une lanière au bout de son coude... Il devait tailler la route, gagner dix, cinquante, trois cents mètres.

Pendant ce temps, Snatch aboyait d'autant plus férocement qu'il amenait à eux tous les cadavres ambulants. Le seul réconfort pour Samuel se trouvait dans l'idée assez confiante qu'il aurait put suivre ces avertissements à la trace. Si ce chien avait naturellement peur de la Mort, comme tous les êtres encore vivants sur cette Terre, il ne l'aurait pas laissé encercler. Il y avait donc encore un échappatoire, une issue pour remonter sur la route et pouvoir battre le bitume jusqu'au camp pour faire sortir leur artillerie et mettre tout ce beau monde en charpie...

Mais pour l'heure, il devait fuir, il le devait aux survivants, il le devait à Ivy, il le devait à Snatch. Avec ou sans coups de feux prématuré, cette mission était de toute façon foutue... Il ne se sentait pas responsable, non, ou alors, au moins était-il convaincu d'avoir fait du mieux qu'il avait put pour s'éviter de mourir bêtement, même si ce devait être au prix d'un jeune homme qui n'était peut-être pas prêt à se confronter à de telles épreuves.

Evènements

Anonymous
Invité
Mar 29 Mar - 10:36
Daniel, après avoir tiré la commode, puis ouvert la fenêtre, put entendre à l'extérieur un râle répondre au crissement aigu qu'il avait produit, mais n'eut affaire à aucune menace derrière la porte qu'il ouvrit ensuite. Lorsqu'il vint enjamber la fenêtre, il se retrouva presque nez à nez avec un rôdeur qui avait rebroussé chemin, tout comme deux autres de la dizaine qui s'étaient dirigés vers l'angle de la maison pour en rejoindre l'entrée. Pire encore, il pouvait voir sur sa droite deux rôdeurs d'un coté, trois d'un autre et quelques autres infectés placés de façon éparse qui allaient tous au même endroit : la façade principale de la maison qu'il avait occupé un instant plus tôt.

Le plus proche des morts-vivants tendit les bras pour l'attraper et il n'aurait pas plus de deux secondes pour réfléchir à comment agir, mais il ne pouvait pas courir dans la même direction que les rôdeurs, car cela signifiait courir sur les rôdeurs et son instinct de survie, mécaniquement, bloqua sur l'instant son souhait de courir à une mort plus que probable.

De l'autre coté, Samuel, qui n'avait pas connaissance de la présence de l'homme afro-américain, usa de son pouvoir dans le dos des deux morts-vivants qui avaient attrapé Fate et le résultat fut presque immédiat : les deux rôdeurs, de même que les trois autres qui se dirigeaient vers Samuel, furent tous happés par une force invisible, en réalité puit de gravité créé par l'ex-manager, qui les attirèrent brutalement, les cinq corps décharnés projetés littéralement en se percutant les uns les autres - on put même entendre un craquement sonore. Fate, qui venait d'être agrippé, n'en échappa pas vraiment, terminant happé également, que ce soit par le puit ou par les mains griffues des rôdeurs agrippées à ses épaules qui le firent tomber - de justesse avant qu'il ne soit mordu - aux pieds de ceux-ci alors qu'ils étaient encastrés en groupe à terre.

L'un d'eux ne se relèverait tout bonnement pas, le crâne trop fragile fracassé par l'impact d'un autre mort et deux autres restèrent au sol, assommés par le choc pour le moins impressionnant. Les deux autres finiront par se relever et si Fate ne se décidait pas à réagir au danger, il serait le prochain repas de ces créatures infernales.

Samuel lui, finit par attraper son sac et partit en courant, devancé par Snatch qui tout en aboyant à l'adresse de son maître, sa façon de l'interpeller, rebroussait tout bonnement chemin dans la rue à l'opposé des rôdeurs. De ce coté, aucune créature ne s'était encore montrée et le chef de camp mettrait assez rapidement de la distance entre la trentaine qui étaient apparue de part et d'autre de la partie de la rue dans son dos maintenant et de la façade de la maison, abandonnant Fate à son sort si celui-ci n'avait pas trouvé le moyen de le suivre et guidé par son compagnon qui ne tarda pas à calmer le stress provoqué par le danger, cela le maître aura pu le ressentir.


Eléments scénaristiques:
 
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