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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

[CS, A, 2] Search, Destroy & Loot - 24/02/35
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Fate Manocaras

Anonymous
Invité
Mar 29 Mar - 19:51
Une balle. Ce bruit, retentissant dans mes oreilles et se transforment petit à petit par ce léger sifflement se signale rien de bon. Bien que je ne sois pas un professionnel en survie post-apocalyptique, j’imagines bien que d’une minute à l’autre, des hordes de zombies font finirent par nous tomber dessus.
Je regarde mon partenaire rapidement et souffle légèrement pour montrer mon mécontentement. Il aurait pu faire comme moi, s’assurer que sa cible était morte avant de passer à autre chose…
Je n’ai pas le temps de réfléchir plus longtemps que ça que des zombies arrivent de tous les côtés.

Samuel semble apeuré, et moi je suis tétanisé.
Je vois ces zombies, déferlant sur ma droite ma gauche. Samuel m’avertit mais je ne bouge pas et sans savoir pourquoi je prépare mon couteau comme prêt à donner un bain de sang a ces bêtes sanguinaires.
Deux de ces monstres s’agrippent à moi, je me débats, tente de donner des coups, j’en palaces quelques-uns par ci par là mais qui ne semblent pas ralentir les bêtes accrochés à mon dos à l’aide de leurs ongles crasseux prêtes à me bouffer.
Je fermes les yeux, laisse mon adrénaline augmenter mes autres sens, ces mêmes sens qui me permettront peut-être de survivre, encore une fois.  

Le temps semble ralenti, je me débats de toutes mes forces : je donne des coups de pieds, des coups de poing tout en balance mon corps de gauche à droite afin de donner plus de puissance à mes agitations apeurées. Je ressens mon sac à dos encore sur mes épaules suivre ces mouvements alors que les êtres dénués de vie ne veulent pas me lacher.
Je rouvre mes yeux après ces quelques courts instants m’ayant paru comme une éternité et sans même pouvoir réfléchir ou même pouvoir prendre en compte les environs je me fais propulser en arrière comme si une force invisible voulait me mettre à terre.
Je me retrouve au sol, à côté des corps semblant inanimés de ces anciens humains et sans me laisser un seconde de répit, certains d’entre eux se relèvent prêt pour un nouveau round.
Sans même y réfléchir, comme un instinct de survie, je me relève et aperçoit le chien de mon partenaire commençant à courir alors que deux morts vivant me barrent la route.

A mon tour désormais. Je ne sais pas comment je suis revenu à la vie, mais ce n’est surement pas pour mourir maintenant. Je regarde mes deux nouveaux adversaires et tout en tenant fermement mon couteau dans ma main droite, je commence à courir dans leur direction en laissant un hurlement de rage à mon passage. Arrivé à leur niveau, je les pousse afin de me frayer un passage entre eux deux afin de rejoindre le jeune pitbull de l’autre côté de ce mur de chaire putride.
Le premier s’écarte de mon chemin ainsi que le deuxième qui, étant plus robuste, me laisse un dernier souvenir de sa part en me donnant un coup en haut de mon dos tout en arrachant mon sac à dos déjà bien amoché.
Cette nouvelle blessure me fait trébucher alors que ma course était bien entamée et sans réfléchir, sans me retourné, je continu à courir, sous l’emprise de l’adrénaline. Courir, encore et toujours, plus vite encore.
Je n’arrive même plus à penser, je veux juste partir loin de ce lieu maudit, le plus loin possible.

Daniel Brown

Anonymous
Invité
Jeu 31 Mar - 16:24
Si l'infecté qui se trouvait précédemment derrière la porte que Daniel venait d’ouvrir était entré dans cette funeste chambre, l'architecte ne l'aurai même pas remarqué. Bien trop préoccupé par les malades qui se trouvaient juste devant la fenêtre. Ils étaient bien trop proches de lui lorsqu'il arriva à l'extérieur, et surtout bien trop nombreux. Il avait vu certaines personnes s'attaquer à des malades, tout comme le faisait sans doute l'homme qui avait tiré juste au devant de la maison. Même si son premier souhait aurait été de les rejoindre, il craignait de finir comme ces infectés, plombés. Il ne pouvait pas continuer dans la direction qu'il souhaitait, il y avait trop de gens qui lui voulaient du mal, bien trop de gens malades. Il fallait qu'il s'en sorte, encore et encore, comme toujours, il ne voulait pas finir comme ça lui aussi, il avait tant de choses à faire, tant de personnes à retrouver.

Les infectés étaient trop proches, effrayé par l'idée de se faire attraper, de finir comme eux, de finir comme cet enfant dans son lit. La peur de l'agonie et de la souffrance le poussait à fuir continuellement. Cette fois, ils étaient trop nombreux, ne prenant pas le temps de réfléchir, il abaissa sa tête pour courir droit devant lui. L'architecte ne rejoindrait pas la façade de la maison où il souhaitait se rendre pour rencontrer ces hommes, non. Il choisissait la sécurité, il allait partir droit devant, quitte à bifurquer un peu plus tard pour les suivre.

Poussant et repoussant cette masse informe qu'il décidait de ne pas regarder, préférant poser son regard sur le sol tandis qu'il se mettait à courir tout droit, en direction de la plaine qui semblait vierge de toute menace à première vue. Certes, il n'était pas fier de fuir ou de devoir changer ses plans, mais il le devait, pour lui, mais aussi pour eux.

Repoussant les quelques infectés qui souhaitaient l'attraper dans sa fuite, il couru droit devant lui, la tête baissé pour ne pas voir l'horreur de ce monde, mais aussi pour se protéger au mieux. Après avoir couru quelques mètres tout droit, coupant la route aux quelques malades qui le bloquaient, il releva la tête pour jeter un œil dans son dos, pour vérifier qu'il était bel et bien hors de danger. Ce n'était pas le cas, quelques uns le suivaient, même s'ils allaient plus lentement que lui, il étaient tout de même sur ses talons.

Courant toujours et encore droit devant lui, il se risqua à tourner légèrement en direction des coups de feu, même s'il ne prenait pas cette direction qui était celle des infectés, il avait le loisir de voir une masse grouillante de malades ambulants marcher tout en suivant un homme qui s'éloignait au loin, seul, un chien pas très loin de lui. C'était sans aucun doute cet homme qui avait tiré.

Mais ce n'était pas tout, dans cette masse grouillante, il pouvait voir un autre homme, ou une femme, aux cheveux longs, qui venait de s'extirper in extremis de cette menace pour rejoindre cette homme qui fuyait au loin. Est-ce qu'il l'avait abandonné ? Est-ce que l'humanité était tombé aussi bas ?

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Ven 1 Avr - 11:07
Finalement remonté sur la route, Samuel s'était bel et bien mis à battre le bitume, couvrant en un rien de temps cette distance qu'ils avaient mis plusieurs minutes à parcourir de leur petite marche tranquille. Cependant, là où taper un petit footing avec les mains libres et un sac bien logé sur le dos est d'une grande facilité, se retrouver avec les mains pleines et un sac ballottant au gré de sa course l'éprouvait bien plus vite, soutirant le peu d'énergie qu'il avait grignoté plus tôt dans la journée pour le contraindre à s'arrêter lorsque Snatch avait finalement parut plus calme.

La meute avait été temporairement distancée et c'est tout ce qu'il avait désiré à cet instant, ahanant comme un bourrin et expulsant de long volutes de fumées blanches et tiède dans l'air frais du Texas. Moins visible pour lui cependant, une légère aura blanchâtre l'entourait, s'échappant de son gilet-pare-balle pour révéler la brusque hausse de température de son corps. Clairement, ce ne serait pas aujourd'hui qu'il arriverait à faire de grandes prouesses physiques mais, au moins, il ne manquerait pas d'une certaine classe.

Ainsi, le visage crispé par l'effort qu'il devait faire pour reprendre sa respiration avec minutie, il jeta un coup d’œil par dessus son épaule. Visiblement, le jeune Fate avait fini par réagir, un peu tardivement, mais de toute évidence, il avait bel et bien eu besoins de se faire secouer les pruneaux pour retrouver son instinct de survie. Autre chose attira son attention alors, une silhouette se déplaçant trop vite, trop agilement pour être un geignard, et cette évidence là était bien plus facile à débusquer... Sa bévue avait révélé la cachette de quelqu'un qui n'avait pas été prompt à se faire connaitre auprès du duo.

Soit c'était un flippé, soit c'était un idiot du Marchand, dans les deux cas, une décision s'imposait. Il devait se ré-armer convenablement si ce type avait une arme à feu. Il n'avait pas laissé les Morts le prendre si facilement, ce n'était pas pour sourire à un inconnu et risquer de se prendre une balle au mauvais endroit. C'est bien pour cela que, comme les zombies étaient assez lointains et, sans aucun doute, occupés avec Fate et Daniel, il posa son sac au sol, en ôtant délicatement son fusil d'assaut pour y remettre sa batte de baseball. Puis, prestement, il endossa le sac sur son dos avant de passer la lanière de sa AK jusqu'à son épaule droite, ce qui lui laissait la main gauche libre pour continuer d'agiter son revolver dans tous les sens et surtout se préparer à l'utiliser.

Si une nouvelle menace se révélait plus proche qu'il ne le pensait, et ce malgré Snatch qui semblait être la meilleure alerte possible en territoire zombie, il comptait bel et bien continuer d'agrandir son tableau de chasse de têtes explosées.

Daniel Brown

Anonymous
Invité
Jeu 7 Avr - 19:26
A première vue, les deux hommes qu'il voyait souhaitaient s'enfuir de cet antre pestilentiel qui se trouvait rongé par la maladie. Ils n'avaient eu aucun scrupule à tirer sur les malades, mais peut être qu'ils n'avaient fait cela que pour se défendre, ou bien tout simplement parce qu'ils étaient mauvais, comme une grande partie de l'humanité en cette dernière épreuve. Daniel n'avait aucune envie de risquer plus sa vie que cela, surtout que quelques infectés le suivaient, et même s'il avait réussi à mettre une certaine distance entre eux et lui, il ressentait toujours un certain stress, une certaine peur qui s'intégrait au plus profond de son être. Une peur d'être mordu et de devenir un incapable, un incapable qui ne pourrait plus sauver les siens, ou bien une peur d'être confronté à son pire cauchemar depuis la fin de son monde, l'Homme. L'Homme qui laissé son humanité tomber en même temps que son monde.

Il espérait que ce n'était pas vrai, que c'était juste une peur qu'il entretenait pour se protéger au mieux de ce qu'il l'entourait, une sorte de paranoïa qui avait pour but de le protéger de tout ce qui exister, que ce soit nuisible, ou au contraire, bénéfique. Son choix n'était pas facile, repartir encore et encore et craindre de rencontre encore une fois des hommes sains de corps, mais qui ne l'étaient peut être plus d'esprit, ou encore risquer de tomber sur des malades qui pourraient l'infecter lui aussi, ou bien encore tenter sa chance auprès de ces deux personnes là, qui étaient armées, et qui n'avaient aucune répulsion pour assassiner des pauvres gens malades.

Les militaires les avaient sauvés, ils avaient tiré sur des malades pour les sauver, peut être était-ce qu'ils faisaient eux aussi, se protéger au prix fort, celui de la vie des autres. Il avait peur de ce qu'il pouvait se passer en allant à la rencontre de ces deux hommes, mais certainement moins peur que d'imaginer le danger constant d'être seul en errant dans les alentours de cet état en cet état de faim démesuré. Il ne pouvait pas fuir éternellement.

Ce fut ses dernières pensées avant de bifurquer légèrement sur sa gauche en direction de l'homme qui avait commencé à s'enfuir. Il courrait depuis trop longtemps, trop vite, son âge ne lui permettait plus réellement ça d'ailleurs.

Il serait parti à la rencontre de Samuel, toujours en courant, mais il aurait ralenti au bout d'une certaine proximité, une proximité de voix. D'ailleurs, si Samuel le braquerait avec son arme, il lèverait les mains au ciel et poserait les genoux à terre sans poser la moindre question. Il savait ce que sa vie valait, et il savait que les divers principes moraux d'autrefois n'étaient plus d'actualité dans ce monde.

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Ven 8 Avr - 21:39
Le revolver au poing, Samuel était resté là, observant un Fate cavaler à l'aveuglette en trébuchant fréquemment sur le sol inégal de la plaine. Visiblement, cela n'avait pas été le meilleur choix qu'il avait fait pour une compagnie d'excursion mais il fallait bien tester les gens avant de pouvoir conclure de leurs aptitudes.

Et des aptitudes, l'inconnu semblait à première vue en avoir pour trainer tout seul dans le coin, et ce sans se balader l'arme à la main. Compétent... Ou inconscient. Quoi qu'il en soit, en l'observant s'approcher, il ne tarda pas à relever le canon de son arme tout en gardant un œil aux alentours afin de s'assurer que l'afro-américain n'était pas la diversion qui allait le faire encercler par quelque chose de pire que les morts.

Mais puisqu'il n'y avait visiblement rien et que même Snatch s'en était retrouvé à s'avancer devant le canadien tout en grognant, ce même homme ne tarda pas à se ré-avancer au niveau de l'animal, ne détournant que très peu son attention de sa cible, bien alignée sans qu'il n'ait encore tiré le chien de son arme, pour tenter de le calmer à l'aide d'ordre qui sonnèrent sans aucun doute comme des demandes creuses, le Am'Staff préservant une attitude méfiante et agressive vis à vis de cet inconnu.

Lorsque, finalement, les deux hommes se trouvèrent à portée de discussion sans se risquer à quelques hurlements qui ramèneraient l'attention de la meute sur eux... Ce que Samuel prenait pour une menace montra un comportement pour le moins étonnant, presque choquant même, à savoir, mettre genoux à terre, les bras levé. Évidemment, malgré la surprise qui lui traversait l'esprit, il n'en montra rien, gardant le canon bien pointé, non pas sur la tête du noir inconnu, mais sur son buste.

Là, il se décida finalement à lancer le dialogue entre eux. Après tout, ils n'allaient pas rester ici à attendre la fin du monde, quant au chien, mieux valait-il mieux ne pas lui laisser le temps de se lasser de grogner, l'évènement suivant l'avertissement de ce canidé n'avait jamais été à l'avantage de celui à qui il s'en était pris..


"C'est pas le meilleur endroit pour ça, mais j'aurais du mal à y couper. Quel est ton nom ? D'où viens tu et quelles sont tes armes ?

Et puis... Relève toi, mais ne regarde pas le chien dans les yeux."


Si le début de sa réplique avait fait retentir toute la méfiance qu'il portait à cet homme et son inhabituel comportement, la fin était tout autre, frôlant presque l'avertissement neutre. A dire vrai, si un revolver pointé ne suffisait pas comme menace, ce pauvre type n'aurait jamais compris qu'une mort par balle aurait été plus qu'un geste de bonté en comparaison de la bête, et si il comprenait bien, appuyer une double menace le ferrait inévitablement passer pour un paranoïaque agressif.

Bref, cela semblait être la meilleure décision à prendre, si tant est que Snatch demeure en place, ce qui ne relevait que de sa bonne volonté et de l'attitude de leur nouvel "ami". Pour peu que ce dernier se montre coopératif, que Fate finisse par retrouver ses esprits et les rejoindre... ou pas, ils pourraient toujours tenter de filer à l'Est pour fouiller la masure à la frontière à la lisière de la séparation entre les deux quartiers.

Ce n'était vraiment pas le moment de rentrer les mains vides, encore moins si l'un d'eux devait manquer à l'appel...

Daniel Brown

Anonymous
Invité
Ven 8 Avr - 22:47
Alors qu'il était arrivé à une certaine proximité du jeune homme qui accompagnait le chien, et quel chien, qu'il soit de garde ou d'attaque, il ne pouvait qu'espérer pour que son maître l'ait bien éduqué, et qu'il soit sain d'esprit tout en ayant un certain sens de la morale. C'était quitte ou double. Mourir ici ou maintenant, ou survivre grâce à ces hommes. Bien que son optimiste n'était pas à son meilleur jour, il préférait tenter le Diable pour pouvoir continuer son chemin. Alors que cet homme le pointait avec son arme, il posa les genoux à terre, tout en levant les bras vers le ciel, paumes ouvertes, geste qui se voulait rassurant envers l'inconnu mais aussi honnête. Il n'avait pas d'armes, et il le montrait, il était de bonne volonté, et c'était ce qu'il souhaitait montrer à cet homme. Prenant une grande inspiration au milieu de ces souffles qui se voulaient courts à cause de la course effrénée qu'il venait d'endurer, il commença à parler d'une voix étrangement calme et posée, ce ton de voix était identique à celui qui prenant lorsqu'il avait du mal à faire signer un contrat et qu'il le voulait par dessus tout. Mais là, ce contrat était sa vie toute entière et son futur.

« Je m'appelle Daniel Brown. Je viens de Houston. Je n'ai qu'une arme, un pistolet, rangé dans la poche intérieure de mon manteau, côté gauche. »

Daniel se relèvera lentement, posant son regard sur un point indéterminé qui se trouvait juste à côté du visage de Samuel. Il n'aurait pas bougé ses bras, pas le moins du monde, les laissant bien droits. Son regard ne pouvait être suivi par le jeune homme qui se trouvait face à lui à cause de la paire de lunettes teintés qui se trouvaient sur son nez. Il laissa passer une seconde ou deux pour reprendre son souffle avant d'adresser la parole à cet homme qui se trouvait devant lui, toujours avec le même timbre de voix.

« Je suis prêt à vous l'échanger avec mon sac et son contenu contre un peu de nourriture. »

Il était bel et bien prêt à céder une grande partie de son matériel contre un peu de vivres, après tout, une arme ne lui servirait à rien s'il était affamé ? N'était-ce pas vrai ?

Il espérait intérieurement et au plus profond de lui même que cette rencontre ne se solderait pas par une balle entre ses deux yeux. Ou pire, mais il ne souhaitait pas y penser. Du moins, pour l'instant.

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Ven 8 Avr - 23:40
Houston, cela faisait un sacré bout de chemin pour se retrouver à marchander avec un quidam aussi menaçant que le canadien. C'en était même limite honteux d'imaginer qu'il puisse achever un tel périple en un malheureux coup de feu... Sauf si il était en présence d'un ressuscité. Au fond, si certains d'entre eux avaient put se réveiller ailleurs qu'à la ferme de Nelson, pourquoi les évènements récents interdiraient cette exception.

Quoi qu'il en soit, jaugeant autant que faire se peut cet homme masquant le meilleur élément révélateur de ses émotions, Samuel gardait l'arme fermement serrée entre ses doigts minces gantés de cuir. Si l'attitude de son interlocuteur avait été surprenante, cette offre l'était bien plus encore. Devoir s'en remettre à son corps défendant et à la seule contenance de son manteau contre quelques vivres, cela paraissait ni plus ni moins que fou pour un homme qui avait risqué sa vie, et pire, le cœur d'une femme, pour récupérer une paire de jumelles.

Le visage neutre, réfléchissant, l'ex-manager ne tarda pas à reprendre la parole alors que sa main droite allait se poser sur le crâne de Snatch, cherchant à le maintenir en place, d'autant plus que la coopération de l'inconnu ainsi que l'attitude de son maître allaient l'aider à comprendre qu'ils n'étaient pas forcément en danger. Bref, Samuel allait imiter le calme et le flegme de Daniel car cela valait mieux :


"A voir. Ouvre ton manteau en grand, si il n'y a bien qu'une seule arme, tu la prendras à deux doigts et la posera au sol. Ensuite, tu déposera calmement ton sac à côté. Ta veste suivra le sac, tu feras alors un tour sur toi-même. Si tu es aussi honnête que tu en donnes l'air, alors il se pourrait que tu sois aussi l'homme le plus chanceux de la région, sinon le plus téméraire."

Un léger tic parcourut le visage du jeune homme, l'extrémité gauche de ses lèvres cherchant insidieusement à s'étirer vers le haut. Cependant, bien que visible, il fut trop bref pour qu'un non-initié puisse y sentir la complexité des émotions qui l'habitaient et avaient également transparut dans son regard, bien plus furtivement. D'un côté, le bonhomme se laissait tenter par la joie d'une telle rencontre, incongrue, surréaliste, avec un tel potentiel... Pendant que l'ex-criminel jubilait de cet homme se pressant devant le canon de son revolver, tendant le mince fil de son existence droit devant ses ciseaux en demandant une maigre rallonge sans même avoir la preuve que le canadien puisse la lui offrir.

A cet instant, il faut bien le reconnaitre, Samuel n'était plus qu'attentif à cet étrange homme, seuls quelques bribes de concentration demeurant tourné vers Snatch qui restait le plus attentif des guetteurs. Pour le coup, le pauvre Fate avait été momentanément oublié, sauf peut-être par le canidé, pour peu qu'il daigne lui-même cesser de focaliser son attention sur l'imprudent qui leur faisait face.

Daniel Brown

Anonymous
Invité
Sam 9 Avr - 0:59
Rien n'avait bougé, que ce soit Daniel, ou bien Samuel qui n'avait pas encore décliné son identité, chose bien futile, surtout en cet instant, mais il se serait senti bien plus en confiance en face d'une personne dont il connaissait l'identité. Même si cette personne le pointait avec une arme de gros calibre. Il tâchais cependant de garder son calme. Si cet homme avait voulu le tuer, il l'aurait fait depuis longtemps et n'aurait pas attendu de lui adresser la parole. Bien heureusement, ses doutes et ses craintes ne se voyaient que dans ses yeux, yeux cachés par les verres teintés de ses lunettes de soleil.

Il s'était relevé, écoutant les dires de Samuel, dont il ne connaissait toujours pas le nom, et s'exécuta. Il baissa légèrement sa main gauche vers le pan droit de son manteau pour rejoindre le milieu au niveau de la fermeture éclair pour la descendre tout en bas, lentement, très lentement. Une fois ceci fait, il glissera sa main vers le pan droit de son manteau pour exhiber la contenance de ce côté du manteau. Peut être que s'il avait été attentif, Samuel aurait vu un gilet pare-balles ici., mais il était vide, rien dans les pans du manteau. Relâchant son manteaux de cette main qu'il ramena au dessus de sa tête avant d'attraper le coin de son manteau gauche avec sa main gauche, pour montrer l'intérieur de ce côté ci du manteau.

L'inconnu aurait pu voir qu'il y avait bel et bien une crosse qui dépassait d'une poche intérieure. Pas une grosse d'une arme à feu ordinaire, mais le jeune homme n'aurait pas eu le temps de regarder bien longtemps, car Daniel envoya son autre main vers cette crosse, un mouvement lent, ne laissant que ses deux doigts attraper son arme non létale avant de la sortir de la poche. Il tendit le bras vers l'avant, toujours en tenant l'arme avec ses deux doigts avant de se baisser légèrement pour la poser au sol.

Une fois ceci fait, il laissera tomber son sac à dos, qui se trouvait légèrement ouvert sur le dessus. Cela lui prenait un temps fou, mais il préférait ne pas faire de gestes brusques, que ce soit pour le chien, mais aussi pour les deux hommes. Toujours lentement, il laissa son manteau s'ouvrir, pour le faire tomber aux côtés du sac. Reculant d'un pas, le jeune homme pouvait à présent observer le gilet pare-balles de l'architecte qui couvrait le pull du vieil homme.

Alors qu'il s'était reculé d'un pas, il se retourna, tournant le dos au jeune homme qui le menaçait de son arme. Il craignait de se prendre une balle, mais la raison ou bien le désespoir le poussait à croire que non, il ne prendrait pas cette balle, si elle devait se loger dans son crâne, elle s'y serait insérée depuis longtemps. Ainsi, il tenta une question, de sa voix calme et posée, comme à ses précédentes répliques.

« Et donc, quel est votre nom ? »

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Sam 9 Avr - 15:13
Ainsi, cet étrange homme remettait totalement sa vie entre les mains du canadien, plus coopératif que ce dernier l'aurait été même encerclé de bandits lourdement armés. Ainsi, le plus calmement de monde, tâchant d'aider son compagnon canin à retrouver tout son calme, sa main droite grattait doucement l'arrière de ses oreilles alors que son bras gauche commençait à être saisi de léger mouvements de déclins traduisant une fatigue latente.

Malgré cela, il demeura parfaitement attentif, redressant régulièrement le canon de son arme pour le garder bien aligné entre son œil gauche et le buste de Daniel malgré la douleur et la gène lui traversant le bras. Une demi-heure plus tôt, il aurait surement put tenir la position pendant des dizaines de minutes sans flancher, mais tout ceci additionné aux précédents efforts commençaient à sérieusement lui peser.

Aussi, alors que l'afro-américain revelait la crosse de son arme, le pouce de l'ex-manager se posa sur le chien de son revolver afin de garantir à son interlocuteur que la moindre initiative de sa part serait prestement stoppée, sans question ni hésitation. Dans le même temps, un geste aussi anodin avait-il seulement attiré l'attention de l'homme pointé, alors focalisé sur l’exécution de ses instructions ?

Peu importait au jeune homme, et alors que le sac ainsi que la veste étaient également posées au sol, ce pouce qui s'était voulu si anodin commença à se presser sur le chien de l'arme sans le tirer. C'était l'instant de vérité, le dernier moment pour tenter de sortir une pétoire de nulle part et essayer de l'abattre, et il était prêt à défendre chèrement sa peau, comme celle du Am'Staff qui, avec un silence momentané, semblait alors plus intéressé par ce qui avait été laissé au sol.

Mais, finalement, Samuel dut se rendre à l'évidence. Pas d'armes cachées, pas de tentative de fuite ou d'attaque, pas plus que de présence dans les environs. Il était bel et bien en présence d'un type qui, après une randonnée de près de quatre-cents cinquante miles, était prêt à tout pour pouvoir remplir son estomac. Une témérité et une foi qui méritaient amplement la réponse à la question qu'il venait de poser :


"Samuel, Freeman. Le chien s’appelle Snatch et... Où est-il ?"

Abaissant un peu le bras, passablement rassuré vis à vis du danger représenté par Daniel et émergeant donc de ses vices secrets, il se rappela soudainement qu'il avait délaissé un Fate qui courrait à tout va sans logique et qui, à présent, semblait introuvable. Malgré cet état de fait, le chef de camp ne se laissa pas démonter, reprenant la parole pour expliquer certaines choses à monsieur Brown.

"Très bien, à priori, nous restons en trio. J'ai une offre à te faire. Puisqu'il y a trop de zombies au Nord, nous pouvons aller fouiller une maison à l'Est. Pas celle-là."

Enfin, sa main droite quitta la chaleur du chien pour se redresser à l'équerre, pointant la maison la plus proche qui, à l'évidence, n'était pas celle qu'il comptait visiter.

"Bien plus à l'Est. J'ignore si elle est infestée ou habitée donc nous aviserons. Enfin, soit on partagera le butin équitablement, soit..."

Définitivement en confiance, peut-être à tort, Samuel avait enfin fini de cesser de viser l'inconnu et rétracté son bras pour tenir son revolver pointé vers le ciel tout en affichant un léger sourire en coin, une attitude qui se voulu sympathique au possible.

"...on pourra coopérer plus longtemps. A priori, tu réagis mieux au danger que le jeune homme qui m'accompagnait. Qu'en penses-tu Daniel ? Tu peux garder tes affaires et chercher des vivres avec moi, ou bien continuer à te débrouiller tout seul."

Daniel Brown

Anonymous
Invité
Sam 9 Avr - 15:43
Il l'avait senti, cette fébrilité vis à vis de l’inconnu, ce qu'il trouvait bien normal, surtout dans cette situation, surtout dans ce monde. Il partageait cette fébrilité. Daniel avait pris une grande inspiration lorsqu'il avait vu le jeune homme tâter son arme de gros calibre, il s'y connaissait bien peu en armes à feu, et il trouvait que c'était très bien comme ça. Il ne s'en était jamais servi, n'y avait jamais touché, et il s'en félicitait.

Alors que toute ses affaires se trouvaient au sol, le jeune homme lui déclina son identité. La politesse et le savoir vivre devaient rester intacts en ce monde, malgré le fait que ce n'était rien de plus que des mots, mais surtout vis à vis du contexte actuel des choses, du monde. Même la fin du monde était arrivée, il appréciait ces petites choses simples, ce savoir vivre et ce savoir être.

Il lui présenta même son chien, et avait sans doute voulu lui présenter son ami qui était parti... Ailleurs ? Alors qu'il écoutait l'offre de Samuel, il fermait les yeux en expirant lentement. Il était bien plus soulagé qu'autre chose en voyant l'homme relever le canon de son arme vers le ciel. Après tout, peut être pourrait-il conserver ses biens ? Fouiller une maison et partager le tout, cela semblait être un bon marché. A cet instant ci, il baissa les bras mais ne bougea rien d'autre, il ne souhaitait pas le provoquer, que ce soit l'homme ou l'animal.

Il y avait sans doute du danger, mais s'il n'était pas seul, tout cela pourrait devenir plus facile, bien plus simple, et peut être que s'ils ne trouvaient rien ils pourraient toujours faire cet échange ? Alors qu'il finalisait sa proposition, Daniel répondit à Samuel, conservant toujours le même timbre de voix, même si celui ci avait quelque chose de changé, comme si sa voix était plus tranquille, ce qui était le cas de l'architecte d'ailleurs. Alors qu'il se baissait pour ramasser sa veste pour la remettre sur ses épaules, il parla :

« Très bien, j'accepte votre offre. »

Une fois sa veste remise, il se baissa une nouvelle fois pour installer son sac sur ses épaules. Une fois relevé, il ferma son manteau avant de faire un pas en avant et de donner un léger coup de pied dans l'arme qui était au sol, frappant avec l'intérieur de son pied gauche pour que l'arme parte en direction de Samuel sans pour autant l'inquiéter, il reprit la parole :

« En gage de bonne volonté, je vous laisse mon arme. Elle n'est pas létale. »
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