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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

[CS, A, 2] Search, Destroy & Loot - 24/02/35
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Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Sam 9 Avr - 17:35
Un doux soupire s'échappe d'entre les lèvres du canadien, soupire traduisant son soulagement de constater que cette idée de fortune allait finalement faire l'affaire. Et puisque le tazer avait été poussé dans sa direction, laissant alors le noir homme qui lui faisait face à priori sans défense, il s'avança doucement.

Alors qu'il parcourait les quelques longs mètres les séparant, il passa sa main droite vers sa nuque, tatonnant pour se saisir de la poignée de la batte qui était retournée dans son sac. Une fois saisie, il fit quelques mouvements secs afin de forcer l'ouverture du sac à se détendre pour la laisser passer, et ce jusqu'à ce qu'il ne se retrouve avec l'imposant bout de bois en main.

Le pistolet tazer dépassé, le jeune homme ne se montra pas téméraire au point d'approcher Daniel au plus près, préservant deux bons mètres de distance pour lui tendre l'arme de mêlée accompagné d'un conseil avisé, le tout n'ayant pas l'air de pouvoir souffrir d'une quelconque contestation. Ainsi, à peine avait-ils acceptés de se regrouper que Samuel prenait bel et bien les rennes, car même si tout cela ne sonnait pas comme des ordres, pour lui, c'en était bien.


"Il m'importe peu que tu saches t'en servir. Si quelqu'un nous observe de loin, le fait que je soit mieux armé est amplement suffisant pour faire de moi une cible prioritaire, inutile que je soit également celui qui porte toutes les armes. Et puis, ce sera plus utile que ce que tu avais, contre les morts en tout cas."

Ainsi, le revolver toujours tenu dans sa main gauche mais à présent pointé vers le sol, il tendit la batte jusqu'à ce que Daniel ne s'en saisisse, quitte à devoir se rapprocher pour lui coller de force dans les bras si il le devait. Tout ce qui importait était que cet étrange homme n'ait pas simultanément son tazer pour le mettre hors d'état de nuire et la batte pour essayer de s'en prendre à Snatch, si l'une des deux armes manquait, même pris par surprise, il paierait forcément cette traitrise de sa vie.

Et puis, ne désirant pas perdre une arme somme toute peu fréquente dans cette ère d'apocalypse, il recula tranquillement, sans tourner le dos à son interlocuteur, pour mettre genoux à terre et poser son sac, juste le temps d'y ranger le pistolet tazer sous le regard du chien qui commençait également à se faire à l'idée qu'il n'aurait pas à mettre cette nouvelle tête en charpie sous le regard de son maître.

Ensuite, une fois le sac remis sur le dos, il rangerait son revolver à son emplacement habituel pour reprendre son fusil d'assaut, plus imposant, plus menaçant, plus pro aussi avec sa lunette, et indiquer à Daniel la direction à prendre, droit dans la plaine afin de contourner l'habitation qu'il refusait apparemment autant de piller que d'approcher. Bien sur, dans cet ordre d'idée, le contournement s'effectuerait par le Sud afin de continuer à augmenter la distance avec la meute laissée plus loin au Nord.

Durant leur bref périple jusqu'à la maisonnette qui allait peut-être leur offrir de quoi égayer un petit peu cette sortie pour le moins catastrophique, Samuel resterait assez vigilant vis à vis de Daniel, prenant soin de ne jamais l'avoir dans le dos ni de trop se rapprocher de lui. En revanche, il ne refusera pas le dialogue tout en demeurant assez évasif pour ne révéler aucune information d'importance, c'est à dire un silence complet à propos du camp, jusqu'à son existence, ainsi que les résurrections et le Marchand.

Enfin, pour peu que Daniel demeure aussi coopératif qu'il l'avait été jusque là, il ne mettrait pas trop de temps à arriver, leur écart vers le Sud leur permettant d'observer l'un ou l'autre geignard partant dans la direction opposée sans les remarquer, pour arriver à proximité d'une maison résidentielle assez banale, le genre qu'on voit en rangée bien serrées dans Snyder, ce qui la rend un peu moins banale dans ce cas, espacée de cent à deux-cents mètres de ses plus proches voisins.

Restait à espérer qu'elle serait vide de toute menace mais, en tout cas, les alentours immédiats était bien calmes.

Daniel Brown

Anonymous
Invité
Sam 9 Avr - 22:22
L'architecte était désarmé, il n'avait plus aucun moyen de répliquer si cette rencontre tournait mal, c'était ce qu'il pensait lorsqu'il vit Samuel s'avancer vers lui, bien qu'il s'arrêta à quelques pas de lui. Cette pensée se transformait en crainte lorsqu'il observa le manège du jeune homme, plongeant sa main dans son dos pour attraper un manche en bois, à première vue, une arme. Batte de base-ball. Certainement l'une des armes les moins conventionnelles de ce monde, du moins, pour ceux qui avaient encore les idées claires et l'esprit droit. Pour l'instant, il tendait à penser que si le jeune Samuel l'avait laissé en vie, c'était pour lui défoncer le crâne à coup de batte de base-ball, ou bien pour le voir se faire dévorer par son chien.

Il avait eu un mouvement de recul lorsque Samuel s'était avancé vers lui, la batte à la main. Lui tendant, Daniel ne se faisait pas prié, il l'attrapa de sa main droite et pointa le bout de cette arme sportive vers le sol, longeant sa jambe droite. Il n'aimait pas ce genre d'outils, que ce soit une arme aussi peu « normale » ou bien une arme tout simplement. Adepte de la non-violence, il n'approuvait pas le moins du monde cela, mais par dessus tout, il n'allait pas risquer de froisser cet homme qui était prêt à abandonner un des siens aux griffes des malades. Malades qu'il appelait lui, des morts. Est-ce qu'ils étaient réellement morts ? Daniel n'en savait rien, et il ne voulait pas le savoir, nu même y penser, garder ses pensées et ses espérances pour lui même.

Daniel se demandait seulement, est-ce que cet homme était prudent ou paranoïaque ? Une cible ? Quelqu'un qui les observe ? Est-ce que les environs de ce quartier étaient dangereux pour mériter de devoir se balader armé comme un commando russe des temps modernes ? L'architecte ne savait rien de ce quartier, de cette ville, de cette partie du territoire, il ne pouvait que se fier à cet homme dont il se méfiait. Quitte ou double, telle était son impression. Cette même impression n'était ni bonne ni mauvaise, elle n'était pas non plus partagée entre les deux, elle n'était qu'un énorme point d'interrogation.

Il laissait cependant le jeune homme ramasser le pistolet que Daniel avait déposé au sol quelques instants auparavant, l'une de ses premières rencontres, il espérait juste que ce ne serait pas la dernière. Il laissa Samuel avancer vers leur objectif, une maison parmi tant d'autres, restant quelques mètres à sa gauche, la batte de base-ball pointée vers le sol. Il espérait qu'il n'aurait pas à s'en servir. Pour une première rencontre, aussi inquiétante soit elle, il y prit goût, à l'humanité, à cette sociabilité qu'il croyait avoir perdu après autant de temps passé seul. Il posa une question à Samuel cependant, une banalité, que ce soit pour détendre l’atmosphère ou bien tout simplement pour en apprendre plus sur cet homme.

« Que faisiez-vous avant tout ça ? Avant le jugement dernier ? J'étais architecte avant tout ça personnellement.»

Daniel continuerait d'avancer au même rythme que Samuel, le laissant le guider vers cette maison qu'il souhaitait fouiller.

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Dim 10 Avr - 11:54
Alors qu'ils approchaient de la bâtisse, le nouveau compagnon de Samuel, architecte de métier apparemment, semblait vouloir s’intéresser à sa personne, ou plutôt à la personne qu'il avait été. Pour autant qu'il avait put en juger, même si les survivants qu'il avait connus gardait une part non-négligeable de ce qu'ils avaient été dans le monde d'avant, ils n'étaient clairement plus les même, ils ne le seraient plus jamais.

Mais quoi qu'il en soit, puisque le canadien n'observait aucune menace, ni chez Daniel, ni chez leur environnement, proche ou lointain, il se permis de répondre afin d'agrémenter leur lente marche dans la plaine inégale :


"De mon côté, j'étais cadre sup' dans une entreprise appelée Impritech. J'avais d'ailleurs, entre autre, la charge des agences et filiales de Houston. Bref, je manageais toutes les équipes sur le secteur Houston-San Antonio-Mc Allen, soit toute la pointe Sud-Est du Texas. A dire vrai, j'avais même la gestion de nos effectifs jusqu'à Beaumont et Orange mais c'est moins parlant si je situe mon secteur avec une de ces petites villes au lieu de Houston.

Bref, aussi ironique que ce soit, il est bien possible que tu ait déjà eu affaire à certains de mes subordonnés, au moins pour du démarchage téléphonique. Hélas, ceux-là, j'ignore bien ce qu'ils sont devenus. Lors tout s'est détraqué , les employés les plus confiants et les plus éloignés de mon bureau, à Harlingen, venaient de Corpus Christi.

Hélas, eux aussi n'ont pas eu de chance. J'ai eu tort de croire que le Mexique serait une bonne terre d'accueil. Pour ce que j'en sait, je suis surement le dernier employé vivant pour cet Etat."


Et après une telle tirade, c'est là que le contraste se fit le plus visible. Malgré le fusil, le revolver, le pare-balle, les gants de cuir, les chaussures d'ouvriers, le visage mal rasé, la maigreur de ses traits durcis... Son sourire, ses attitudes, son timbre de voix, cette chemise tâchée, ce pantalon de tissu passablement déchiré, il conservait indubitablement cet air d'homme de bureau, si ce n'est de politicien. Incarnation même de l'ancien monde revêtant un nouveau masque pour s'adapter à l'apocalypse.

Quoi qu'il en soit, puisqu'ils étaient enfin arrivés à leur destination, seul la langue pendue et les halètements de Snatch brisant le silence qui s'était à nouveaux ré-installés entre eux, Samuel se stoppa et leva son fusil d'assaut en direction de la maisonnette, posant l’œil dans sa lunette pour en examiner les quelques fenêtres. Aucun mouvement visible, mais morts comme vivants avaient l'art de ne pas divulguer aussi facilement leur présence. C'est bien pour cela que le jeune homme prit grand soin d'expliquer la marche à suivre à son compagnon d'infortune, cette fois de manière plus pédagogue et posée, s'aidant d'ailleurs de sa gestuelle pour imager au maximum ses propos :


"Je n'ai rien vu bouger là-dedans mais on ne doit pas s'y fier. Nous passerons par l'entrée arrière de sorte de ne pas apparaitre sur la route. Une fois la porte ouverte, un peu de bruit pour attirer les marcheurs ou débusquer des survivants, on éliminent les premiers et on parlemente avec les seconds. Enfin, on entre et on reste groupés pour faire le tour du propriétaire avant de fouiller. On réunira nos trouvailles à un endroit donné afin d'effectuer un partage équitable.

Des questions ?"


Question réelle, Samuel attendra évidemment que Daniel exprime ses interrogations, ne manquant pas d'y répondre avec autant de justesse que possible avant qu'ils ne se lancent à "l'assaut" de cette pauvre bicoque sans aucun doute déjà vidée de ses plus intéressants objets.

Daniel Brown

Anonymous
Invité
Dim 10 Avr - 14:38
S'il souhaitait une réponse, il n'était pas déçu, autant sur le fait qu'il n'avait pas la langue liée, ce qui rassura Daniel sur de nombreux points, mais aussi sur son histoire, tout simplement. Cela le rassurait d'avoir affaire à un homme qui avait un passé comme le sien, stable. Même si les gens changeaient, il espérait toujours trouver une certaine bonté dans l'Homme. Il appréciait cette petite discussion avec un homme qu'il venait tout juste de rencontrer, malgré les circonstances, il se sentait bien.

« Pour être honnête, j'ai une longue carrière derrière moi. Je ne me souviens plus de toute les personnes que j'ai rencontré, mais c'est fort possible que je les ai déjà croisé, je n'ai jamais bougé du Texas. J'étais plutôt casanier pour être franc.

Chacun fait des erreurs, chacun en fera et continuera d'en faire jusqu'à la fin de sa vie. Il n'y aucune besoin de se tourmenter pour ce qui est fait. Notre sort n'est plus entre nos mains depuis bien longtemps. »

Sur cette dernière phrase, il avait levé la tête vers le ciel, signe qui se voulait le plus explicite possible. Pour l'architecte, c'était Dieu qui avait bâti ce monde, et lui aussi qui leur imposait cette épreuve. Il s'arrêta cependant lorsque Samuel se stoppa pour observer les environs de la maison à l'aide de sa lunette installée sur son arme de guerre. Il l'écouta parler, expliquer son plan. Rien à première vue, mais il fallait mieux rester prudent, personne ne pouvait savoir ce qu'il y avait réellement à l'intérieur, et surtout pas eux. Cependant, il tiqua lorsqu'il en entendit le jeune homme parler d'éliminer les survivants. Il ne pouvait pas rester sans rien dire.

« Je n'ai pas de questions, mais ne comptez pas sur moi pour tuer qui que ce soit sans raison. Je refuse de faire du mal à des innocents, j'ai des principes, et je ne vais pas mettre mon mouchoir dessus parce que vous avez la possibilité de me réduire en charpie dans la seconde.

On rentre, on fouille, on partage. S'il y a des survivants, on avisera à ce moment là. »


Sa voix avait gardé le même ton, calme et posé. Daniel n'était pas du genre à se laisser emporter sous le coup de la colère, d'ailleurs, il n'était pas en colère. Cet homme avait du survivre jusqu'ici, il avait du faire des choses que l'architecte ne souhaitait pas imaginer pour pouvoir être là aujourd'hui. Il avait eu la force de faire le mal pour rester en vie. Daniel ne se considérait pas comme un faible, bien au contraire, il avait eu la force de suivre ses codes et sa morale, il n'avait jamais fait de mal à personne, et il tenait bien à ce que ça ne change pas.

Après avoir prononcé ces mots, il s'avança d'un pas rapide en direction de la maison, la batte à la main, pointé vers le bas. Il n'avait pas l'intention de s'en servir, pas le moins du monde, il ferait comme il avait toujours fait. Fouiller, et partir si ça tournait au vinaigre.

Plus il s'avançait, plus ce qu'il voyait lui semblait étrange, une sorte de garage au portail complètement enfoncé en face de lui. Il n'avait pas peur de Samuel, même après ce qu'il avait dit. Il n'allait pas le fusiller pour avoir expliqué ce qu'il était, il en était convaincu, et puis même, il serait mort depuis longtemps si cela avait la première intention de Samuel. Quoi qu'il en était, il s'avançait de plus en plus vers ce garage, plissant les yeux pour observer le résultat qu'il avait face à lui, il était à quelques mètres du portail lorsqu'il se stoppa, et ce qu'il avait en face de lui aurait obligé toute personne normale à s'arrêter.

Un portail d'un garage à première vue, défoncé, ou plutôt enfoncé par une voiture. Voiture criblée d'impact de balles, à moitié carbonisé de l'intérieur, l'avant de la voiture était écrasé contre le mur. La voiture plutôt longue, une sorte de berline, avait le nez explosé contre le mur du... garage ? Ou plutôt, contre ce qui ressemblait à une table ou un plan de travail, un poste radio se trouvait dessus, criblé de balles, explosé, plus rien a en tirer. Si ce n'était l'antenne. A côté du poste, il voyait un homme, écrasé contre le mur qui était lui aussi criblé de balles, perforé de toute part. L'homme s'était fait fusillé lui aussi, et écrasé après par la voiture, ou bien avant. Personne n pouvait le dire. Et ce qui avait perforé cet homme et ce poste radio, c'était cette machine de guerre, digne du dernier Rambo, une mitrailleuse lourde, fixée sur le toit du véhicule au niveau du bipied à l'aide de deux boulons. Ce n'était pas ça le jugement dernier pourtant. Observant les alentours du garage, il découvrit dans un coin un jerrican d'essence vide, jeté par terre, sans doute celui qui avait servi pour brûlé l'intérieur de la voiture. Mais à côté se trouvait un jerrican debout, et fermé, il s'avança vers le conteneur pour le porter rapidement de sa main gauche, il était plein. Le jeune homme serait certainement content d'avoir tout ça, même si la voiture n'était pas en état, tout ce matériel lui serait sans doute utile.

« J'ai une mitrailleuse lourde ici, une antenne radio sur un poste qui est inutilisable à première vue, et un bidon d'essence à priori rempli. Je fouille les autres pièces. »

N'attendant pas de réponse du jeune cadre, il ouvrit la porte qui menait vers la cuisine, ou le salon, enfin, une cuisine ouverte sur un salon. Il était architecte, c'était à la mode, mais il n'avait jamais compris cet engouement pour cette configuration au niveau des habitations. On mangeait dans le salon, et faisait à manger dans la cuisine, enfin bref. Il était sûr et certain que le poste radio était mort et hors service, avec tous les impacts qu'il y avait, personne ne pourrait réparer ça, même les meilleurs ingénieurs ou électriciens. Il s'y connaissait bien dans ce domaine, même s'il restait maître sur tout ce qui était plans, et il pouvait assurer que c'était complètement foutu.

Sur le plan de travail, il pouvait voir un sac de courses, allongé sur le côté, son contenu plus ou moins vidé sur ce même plan. Des boites de conserves, de la nourriture, tout ce qu'il souhaitait ! S'il pouvait partir avec ça, il aurait gagné sa journée. Au milieu de ces boites de conserves, il en voyait une ouverte, attaquée par les insectes qui avaient pris de l'avance sur lui. Juste à côté de cette même boite de conserve entamée, il voyait un couteau suisse, l'outil déployé sur l'ouvre boite. Il redressa le sac de course et y fourra toute les boites de conserves qui se trouvaient ici et là, même si elles étaient périmées, c'était de la nourriture. Il plia le couteau suisse, qui d'ailleurs, pouvait servir pour déboulonner la mitrailleuse pour Samuel, pour le ranger dans le sac. Alors qu'il faisait un rapide tour du regard de la pièce, il voyait des bouteilles cassées dans un coin de la pièce. S'avança pour voir s'il trouvait ou non une bouteille d'eau, quelle ne fût pas sa surprise quand il trouva une bouteille intact et remplie. Ce n'était pas de l'eau malheureusement, mais ça avait la même couleur. Vodka. Peut être que ça ferait passer le goût des conserves périmées.

Il fourra sa dernière trouvaille dans le sac puis reparti vers le garage, le sac rempli dans une main, la batte dans l'autre. Arrivé à la porte, il donna un léger coup de pied pour l'ouvrir en grand, levant sa main gauche pour montrer à Samuel ses trouvailles. Il posa son sac sur le capot de la voiture, tout comme la batte de base-ball juste à côté du sac avant de commencer à le vider. Il sortit dans un premier temps le couteau suisse, puis la bouteille et enfin les boites de conserve. Il se dirigea vers l'antenne radio pour la détacher du poste, chose qui était assez simple vu qu'elle ne tenait plus du tout en place, avant de s'apercevoir qu'à côté du cadavre se trouvait une lampe à manivelle, lampe qu'il attrapa en se baissant. Les mains prises, il posa ses nouvelles trouvailles sur le capot, elles aussi.

« On a un jerrican d’essence là bas dans le coin, une bouteille de vodka, un couteau suisse, une antenne radio, sans radio malheureusement, une lampe torche, de la nourriture, assez pour tenir plusieurs jours pour une personne et... Une arme de guerre montée sur cette voiture qui est en aussi bon état que le poste radio. Si vous voulez qu'on parle de partage équitable, je prends la nourriture, le couteau suisse et la lampe torche. Je vous laisse le reste et je vous aide à détacher cette machine de guerre, qu'en dîtes vous ? »

Daniel avait parlé d'une traite en énumérant tout ce qu'il avait pu trouver dans cette maison qu'il n'avait même pas exploré entièrement. Il avait tapoté le toit de la voiture où se trouvait cette machine de mort lors de sa dernière phrase. Il n'appréciait pas les armes, pas le moins du monde. Mais il savait que cet échange était bien plus valable pour le jeune homme que pour lui, mais Daniel s'en moquait, il était prêt à laisser tout ça au jeune cadre dynamique si lui pouvait se nourrir pendant quelques jours.

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Dim 10 Avr - 20:54
D'un regard en coin pour le moins expressif pour un homme tel que lui, il regarda Daniel exprimer son dégout pour l'idée de tuer des innocents, ce qui ne collait pas du tout avec les dires du canadien qui, hélas, ne compris qu'à cet instant que son compagnon d'excursion n'avait sans doute que rarement eu l'occasion de discuter avec des gens depuis l'apocalypse et peut-être jamais pensé à se frotter à l'argot censé désigner les morts avec plus d'égard.

Quoi qu'il en soit, ne comptant pas laisser cette incompréhension risquer de gravement ternir son image, il talonna Daniel pour lui parler à voix basse. A noter que si ce dernier s'était toujours préservé de son calme et de son flegme, le jeune homme persévérait dans un certain enthousiasme le poussant à parler, encore et encore, ne faisant preuve de prudence qu'avec le niveau sonore.


"Ho, donc ça ne t’intéresse pas de tuer les survivants et parlementer avec les marcheurs, les zombies, les morts, les geignards, les damnés ? Pourtant, le tout est fort complémentaire, il suffit de tuer quelqu'un pour ensuite négocier avec son cadavre réveillé. Remarque, c'est à peine plus dur puisque personne ne négocie de nos jours."

Et à n'en pas douter, un tel cynisme exprimé sur un ton aussi enjoué, il y avait de quoi foutre un vrai malaise, sinon accentuer celui qui s'était déjà installé. Ensuite, peut-être était-ce l'idée de Samuel de pousser l'architecte à essayer de se remémorer ce qu'il avait dit pour réaliser que si "marcheur" et "survivant" étaient des synonymes, il aurait été inutile de faire un pléonasme pour leur dédier deux sorts différents.

Malgré cela, il ne s'empêcha pas de continuer à causer mais, cette fois, en retrouvant un ton plus égal et neutre, signe évident de son sérieux :


"Il y a peu de temps, pas loin d'ici, je suis tombé sur un cinglé qui séquestrait une femme. Le seul niveau de négociation qu'on a eu était "Lâche ta pétoire si t'es un homme."... Refusant de me sentir émasculé par ce genre de phrase depuis mes sept ans, j'ai dit "non"."

Exprimant ce bref et transparent mot de français, il crispa ses doigts contenus dans ses gants, trophée qu'il avait volé au Goliath et esquissa un nouveau et bref sourire avant de se reprendre pour terminer son histoire et signifier son propre désamour de l'idée d'avoir à parlementer avec des gens qu'il ne connaissait pas.

"Moins de chance avec sa victime, incapable de comprendre que son bourreau n'était plus et qu'elle pouvait de nouveau avoir confiance en un visage humain, elle a dit "Muere !", mais je suis toujours là."

Occultant volontairement le rôle déterminant de Jena dans cette histoire, il ne s'était pas encore senti prêt à laisser entendre qu'il y avait bien plus que lui et Fate à tenter de survivre dans les environs de Snyder, pas encore. Il ne pouvait pas être certain que l'afro-américain n'essayerait pas de la lui faire à l'envers à un moment ou à un autre même si Snatch était une sacré garantie.

Quoi qu'il en soit, il parvinrent jusqu'à l'arrière de la maison et pénétrèrent rapidement les lieux pour y découvrir une bien étrange scène. Devant cette dernière, le canadien conserva malgré tout son self-control, se contentant de retrousser le nez devant les odeurs méphitiques de décomposition et de brûlé qui lui montait aux narines. Malgré tout, confiant, il délaissa un peu Daniel pour s’intéresser à la mitrailleuse.

La AK laissée pendant dans son dos, seulement raccrochée par sa sangle sur son épaule droite, il leva haut sa jambe afin de poser son pied là ou aurait du se trouver la vitre du passager, brisée par l'impact qui avait déformé jusqu'aux portières avant. Poussant ensuite sur sa jambe, il se hissa afin d'atteindre l'arme et l'examiner succinctement. Le pauvre ex-manager était loin d'être un expert en la matière, mais ce n'était pas une Degtyarev soviétique qu'ils avaient trouvés là. Une Bren bien britannique, il l'avait reconnu sans trop de mal, ce qui put le réjouir en sachant que malgré l'utilisation d'un vieux calibre, les survivants du camp n'auraient pas trop de mal à s'en procurer.

Quoi qu'il en soit, un peu dans son monde, l'architecte énonça les trouvailles et poursuivit. Il fut rapidement suivit d'un Samuel pressé et de nouveau bien armé avec son fusil, celui-ci ne désirant pas laisser ce presqu'inconnu sans surveillance, pour sa sécurité comme celle du duo homme-chien. Cependant, lorsque Daniel parvint au reste du butin, un seul coup d’œil indiqua à Samuel qu'il n'avait pas besoin d'aide, aussi s'en retourna t-il vers Snatch, lui indiquant de retourner au garage.

Hélas pour lui, l'animal, aussi coopératif qu'il soit, observa son geste sans bouger, son museau et son regard longeant son bras avant de se rediriger vers le visage de son maitre, ce dernier devant alors claquer des doigts, lancer l'ordre verbal et, finalement, emmener doucement la bête sur le lieu pour finalement parvenir à le faire asseoir et patienter près du véhicule, tout cela afin que l'architecte n'ait pas la mauvaise idée de se barrer avec ce qu'il avait trouvé dans le salon.

Momentanément seul, il fit un bref tour des quelques salles restantes, une chambre miteuse avec des armoires et commodes désespérément vides ainsi qu'une salle de bain relativement similaire à celle que possédait la bâtisse où il résidait actuellement mais, hélas, où rien n'avait été laissé, que ce soit dans la petite armoire ou... Dans la cuvette des toilettes.

Du même coup, demeurant bredouille, il ne tarda pas à rejoindre l'endroit ou il avait laissé son fidèle compagnon, celui-ci n'ayant pas parfaitement obéis puisqu'il s'était mis fouiller les débris éparpillés par le crash du véhicule sans pour autant mettre le museau sur quoi que ce soit, il fut cependant fort content de voir son maître de retour, ce dernier ne manquant pas de le gratifier de quelques caresses pour le récompenser d'être resté là et de ne pas avoir fait ce qu'il craignait, le suivre en laissant l'issue sans surveillance.

C'est à cet instant que l'inconnu revint avec le matériel qu'il s'était dégotté, posant le tout sur le capot avant de les accompagner des objets proche du cadavre. S'en suivit un listing du butin de l'endroit, pour le moins important alors qu'ils n'avaient que quatre bras et deux sacs, puis le partage qui se révélait des plus déséquilibrés au niveau de la capacité de transport du canadien. Mais ce dernier n'avait pas dit son dernier mot. L'afro-américain avait été honnête, il n'avait pas froid aux yeux non plus mais il était clair que dans ce coin, tout seul, il avait toutes les chances de finir enrôlé de force par le Marchand, ou pire, exécuté sans discussion. Le chef de camp ne pouvait pas laisser cela se faire.


"A dire vrai, cela risque d'être un peu trop lourd et encombrant pour moi tout seul. Ce ne serait pas très sûr que je me promène les bras chargés, ensuite, bien sur, je pourrais appeler de l'aide."

A ces mots, il glissa doucement sa main dans la poche pour en sortir son talkie. Cependant, il n'en fit pas usage, y jetant un coup d’œil avant de reporter son attention sur Daniel alors que Snatch observait la scène avec calme. Son ton était redevenu calme, flegmatique, comme pour imiter son interlocuteur.

"Mais ce serait mieux si je n'avais pas à obliger quelqu'un à faire un aller-retour et risquer de mauvaises rencontres. J'ai un meilleur marché à te proposer. Tu m'accompagnes jusqu'à mon camp, c'est juste à un kilomètre ou un kilomètre et demi, afin de m'aider à transporter le matériel. Une fois à l'approche du camp, soit tu repars, soit tu restes. Dans les deux cas, ce que tu m'as demandé est à toi.

Je te laisse y réfléchir le temps de démonter l'arme."


Sur ce, il prit doucement le couteau suisse, remontant sur le véhicule pour aller s'asseoir sur le toit cette fois, prenant tout ses aises afin de dévisser les fixations du trépied sur le véhicule tout en conservant un œil sur l'architecte, non pas pour le surveiller mais pour essayer de débusquer les premiers signes annonciateurs de sa décision et, si elle devait être négative, lui permettre de tenter une nouvelle approche.

Quoi qu'il arrive, une fois l'arme libérée, il la poussa contre le bord du toit du véhicule avant d'en descendre, remettant le couteau-outil à sa place pour se saisir de la Bren et la poser avec le reste du lot.

Là, si l'afro-américain avait refusé son offre, il l'aurait laissé s'en aller, demeurant sur place sans se montrer menaçant, déçu ou contrarié, en revanche, si il l'avait accepté, il se serait mis en tête d'optimiser le mieux possible leurs rangements, principalement en rangeant le bric à brac peu encombrant dans son sac à lui, dédiant la mitrailleuse au sac de Daniel pour lui laisser les mains libres de telle sorte qu'il puisse transporter le bidon d'essence tout en gardant la batte à la main.

De cette manière, le trio, bien que sérieusement encombré, serait parfaitement capable de se défendre et, au besoin, seule le carburant, même fort précieux, devrait être abandonné si un danger parvenait à les contraindre à fuir à toute jambes. C'est de cette manière qu'ils chemineraient à travers la plaine, direction Sud-Ouest, droit vers le camp Snatch, pour se stopper à environ trois cents mètres de l'objectif, juste le temps de s'assurer de la décision finale du Houstonien et, si besoin réaliser l'échange de matériel avant de se séparer.

Sinon, ils termineraient leur route jusqu'au camp, là où le jeune homme tiendrait sa promesse en rendant à son nouveau compagnon les objets qui lui appartenaient de droit. Bien sur, malgré la curiosité que cet échange de personne susciterait, il prendrait bien soin de rendre ce matériel aussi discrètement que possible afin de ne pas susciter d'interrogation chez les autres survivants des lieux.

Daniel Brown

Anonymous
Invité
Lun 11 Avr - 20:17
Ce Samuel ne l’effrayait pas, non, il lui donnait des frissons. Comment un homme pouvait parler comme ça ? Est-ce que c’était de la provocation ou bien il lui dévoilait sa véritable nature ? Un homme sans foi ni morale ? C’était ce que Daniel aurait pensé de cet homme s’il avait arrêté de parler, mais non. Il avait continué son récit, cependant son ton se voulait plus grave, plus sérieux, il avait senti cette différence. Il l’avait bien plus amplement apprécié. Même si ce qu’il disait avait pour but de persuader l’architecte de ne pas vexer le cadre supérieur, du moins, pour ne pas se prendre une balle. Est-ce que le jeune homme disait ça pour menacer Daniel ou bien pour montrer qu’il avait bel et bien un côté humain lui aussi ?

Il ne savait plus quoi penser de cet homme, mais il lui attirait de la sympathie à ce moment-ci. Daniel espérait intérieurement qu’il n’avait pas eu le choix, qu’il avait été contraint à faire cela, cette atrocité. Prendre une vie, en prendre deux même, surtout lorsque c’était des innocents. Il ne savait pas ce qu’il s’était passé, il ne souhaitait pas le savoir d’ailleurs. Peur de connaître la vérité, ou bien l’inverse justement, souhaitait-il connaître la vérité ? Si elle était si horrible, il ne pourrait plus avoir de doute sur l’homme qui se tenait là, mais si elle était au contraire celle qu’il attendait, il pourrait le regarder avec compassion. Une chance sur deux. Il préférait douter, garder l’espoir d’avoir en face de lui un homme avec une conscience et de la compassion. Espoir qu’il entretenait suite à cette rencontre, Daniel était encore debout, et Samuel aurait pu choisir de lui percer sa boite crânienne en une pression de doigt, mais il ne l’avait pas fait. C’était un bon début.

Mais la confiance n’était pas présente entre les deux hommes, l’un avait peur de prendre une balle d’un instant à l’autre, et l’autre, peur que son butin ne lui soit dérobé. Cela ne dérangeait pas pour autant Daniel d’être suivi, cette rencontre s’était bien passée, du moins, si par bien il entendait être encore en vie et avoir pu parler à quelqu’un, cela s’était bel et bien passé.

Le jeune homme l’informa de ce qu’il avait plus loin, un campement et des compagnons, il n’était pas seul avec le pauvre jeune homme abandonné ayant fui par la peur. Sa proposition était néanmoins intéressante. Peut-être qu’il pourrait échanger son gilet pare-balles contre de la nourriture encore en bon état, ou du matériel qui serait bien plus utile à la survie de l’architecte, peut-être pourrait-il négocier une nuit de sommeil ? C’était une offre bien plus qu’intéressante qu’il accepta sans avoir besoin de réfléchir. Mais Daniel attendrait que Samuel ait terminé de démonter l’arme avant de répondre au jeune homme, attendant patiemment, le jeune cadre plus ou moins dynamique s’en sortait pas trop mal tout seul.

« Très bien, je remplis mon sac, je vous suis, et on avisera sur place. »

Il aurait tendu la main vers Samuel dès qu’il aurait terminé de démonter l’arme, espérant qu’il lui serre. Une fois qu’il l’aurait fait, ou pas d’ailleurs, il attraperait le Bren de ses deux mains pour venir le fourrer dans son sac qu’il aurait préalablement déposé sur le capot. Retirant le livre qu’il avait à l’intérieur. Le Rouge et le Noir. Un bouquin qu’il lisait lorsque la peur et l’angoisse le gagnait. Le canon vers l’extérieur qui dépassait du sac, il y ajoutera les boites de conserves périmées, la lampe qu’il avait trouvée, et aussi le couteau suisse que Samuel avait pris. Si jamais cette rencontre tournait mal, il aurait tout le matériel qu’il avait demandé et une arme en plus pour l’intimidation. Une fois ceci fait, il fourra le livre tant bien que mal dans son sac, il n’avait aucune envie de le laisser ici !

Une fois son sac rempli, et plus ou moins refermé, laissant le canon dépasser largement, mais surtout l’inconfort total de la machine de guerre qui était collée contre son dos l’empêchait de bouger trop vite sans se faire mal. De sa main gauche, il attrapa la batte pour se diriger vers le jerrican d’essence qui était posé là-bas dans le coin du garage. Se baissant légèrement pour l’attraper de sa main droite, il fut surpris du poids du conteneur. Peut-être que c’était tout ce chargement qui le faisait se sentir mal ? Après tout, il n’était plus tout jeune !

Une fois équipé, il suivrait Samuel sans ciller, juste en lui lançant une phrase pour lui expliquer qu’il le suivait.

« Je vous suis, il reste juste l’antenne et la bouteille ici. »

Et il suivra Samuel jusqu’à son campement, marchant, chargé comme une mule, mais chargé de ce qu’il souhaitait.
[Fin du Jeu]

Evènements

Anonymous
Invité
Mar 12 Avr - 23:24


Excursion Validée

Récompense(s) :

L'équipe a trouvé : Bouteille d'alcool, Lampe-torche dynamo, Sac de course, Antenne de réception, Bidon d'essence, Bren L4A4, Ration de nourriture périmée, Couteau Suisse moderne.

Conséquence(s) :
/

Vous avez consommé :

Fate a perdu son Petit sac à dos, déchiré dans la mêlée et rendu inutilisable.

Les Scénaristes
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