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[Spécial] A minuit l'on dit que le diable vient - 25/02/35
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Evènements

Anonymous
Invité
Lun 21 Mar - 20:30
Interprété par Melody Campbell, Mark Logan, Elizabeth Evans, James Everett, Kyle Collins, Jena Higgins et Johann Libert.


Au dernier jour de la semaine, comme l'annonce d'une fin de cycle, tomba une nuit plus noire qu'à l’accoutumée, si bien que tout à chacun n'y verrait presque rien et ne pourrait pratiquement pas être vu d'yeux curieux. Pourtant, rien de tout cela ne fut.

En l'absence d'une organisation au guet, aucun membre du camp ne surveillait ainsi les alentours à l'heure de minuit. Pour autant, tout avait semblé très calme jusque là, la cour silencieuse du camp Snatch n'alertait d'aucune menace ou événement quelconque, et cela avait été le cas en effet, jusqu'à la fameuse heure de minuit.

Un vrombissement survint alors d'une façon aussi brusque que très proche de la maison occupée par les survivants, un bruit très audible que tout le monde n'aura pu qu'entendre quel que soit l'étage ou la pièce concernée et identifier comme une voiture que l'on démarrait lourdement. Le temps que quiconque soit allé pour sortir prendre connaissance de ce qui pouvait bien se passer à un tel moment, ou que les regards se soient arrêtés aux fenêtres pour scruter l'extérieur en minimisant les risques, l'on aura pu voir ce qui aura assurément surpris tous les membres du camp : la Chevy Spark, normalement attelée à la caravane, avait été démarrée et ses phares illuminaient de leurs blanches lumières une bonne partie de la cour et au-delà jusqu'au ciel lointain.

Ce ne serait pas clair pour aucun des survivants sur le coup, mais l'individu, ou les individus qui sait, à bord du véhicule n'avaient en réalité rien à voir avec le groupe...

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Mer 23 Mar - 15:02
La brune n'étant toujours pas en état de reprendre les gardes de nuit comme elle le faisait dans l'autre campement, elle se trouve être endormie lorsque sonne minuit sur les horloges invisibles. Comme chaque nuit depuis qu'elle est revenue son louveteau dort près d'elle sur le lit mais plus pour longtemps alors que l'animal fait un bond sur le lit avant de grogner. Ensuquée par le marchand de sable, Melody entrouvre un oeil et c'est à son tour de grogner en lâchant un "Stop" à l'adresse de son loup, tellement convaincant et ferme que Croc-Blanc continu de grogner avant de sauter du lit et de se ruer sur la porte de la chambre que Melody partage avec Jordan. Elle se passe une main sur le visage, se redressant à moitié dans le lit en appui sur son coude droit avant de secouer la tête pour virer le voile de sommeil encore présent dans son esprit, ne comprenant pas ce qui prend à l'animal.

- Tais toi tu vas réveiller Jordan...

Bien qu'elle ne soit pas sûre que le jeune homme soit entrain de dormir dans le deuxième lit de la chambre. C'est là qu'un bruit lui parvient ou plutôt la frappe enfin : le ronronnement violent d'un moteur, la brune se lève d'un bond avant d'enfiler son pantalon cargo tant bien que mal et en toute vitesse. Avant d'attraper par réflexe son arbalète chargée et posée près du lit puis elle se rue sur la porte de la chambre et l'ouvre, Croc-Blanc les poils hérissés mais la queue entre les pattes et les oreilles plaquées en arrière de crainte, il la suit sur le palier de l'étage. La brune se précipite vers la fenêtre du palier qui donne sur la cour de la maison pour observer à travers le vitrage ce qu'il se passe à l'extérieur. Plissant les yeux pour essayer de discerner quoi que se soit malgré la noirceur de la nuit.

Jena Higgins

Anonymous
Invité
Mer 23 Mar - 15:10
Une semaine jour pour jour, je repensais à ma situation d’alors, prisonnière d’un toit ouvert aux quatre vents, chacun d’eux indistinctement chargés des mêmes miasmes putrides d’une armée de morts nous encerclant. Plusieurs nuits avaient passé depuis. Des nuits décousues et transpirantes, inconfortables au possible, entre cauchemars et rêves en sursauts où le visage de Jian, maculé de sang, terrifié et agonisant, ne cessait de s’imprimer sur le fond de mes rétines sous la lumière blafarde et fantomatique des torches, avant de s’éteindre une dernière fois dans le flash plus intense de la flamme de mon coup de grâce.

Une culpabilité monstrueuse qui m’avait gagné et hanté ces derniers jours, non pas pour avoir fait preuve de pitié en empêchant l’asiatique de revenir à l’état de cadavre ambulant. Non… Je ne ressentais bien évidemment aucune fierté d’avoir eu à le faire, mais au moins avais-je pu me consoler de ce geste d’empathie le reste du temps passé sur ce toit. Puis nous étions rentrés et tout avait changé.

Un nouveau regard à porter sur ces gens, ce monde. Le retour miraculeux d’entre les morts de l’autre naine brune avait tout changé,  signifiant que Jian aurait pu lui aussi avoir la chance de revenir et que je l’en avais privé. J’avais beau essayer de me convaincre que j’avais agi pour le mieux, offrant un semblant de dignité à l’adolescent dans son trépas qui resterait définitif, un acte à la fois responsable, empathique et innocent de par mon ignorance, il n’en restait pas moins que les remords se trouvaient là, profondément ancrés.

Partant de ce constat, le champ de mes sombres réflexions s’était élargi plus loin. Que penser désormais du sort de Seth, considéré disparu, voire mort jusqu’à lors ? Que penser du sort de ma fille ou de ma soeur maintenant ; ou du sort à réserver à nos ennemis ?

Des cogitations qui ne cessaient de tourner sous mon crâne à chaque fois que mon sommeil se trouvait interrompu par ce réveil fuyant vers lequel mes cauchemars me poussaient ; qui ne me laissaient pas en paix au beau milieu de la nuit quand, lovée dans mon sac de couchage, une certaine agitation m’en détourna l’esprit.  D’abord persuadée de les avoir imaginé, je tâchais de faire silence sous mon crâne et sous le dôme de ma tente en retenant mon souffle et tendant l’oreille. Lentement, soupçonneuse, je m’étais redressée sur un coude, les yeux encore collants de sommeil, découvrant que je ne rêvais rien. Il me semblait percevoir un bruit de moteur démarrant en provenance de la cour.

M’extrayant de mon sac de couchage et avant même d’enfiler mon pantalon, je récupérais mon arme glissée sous le sac à dos qui me servait d’oreiller d’un geste méfiant, me demandant bien quelle mouche avait pu piquer l’un d’eux pour se décider à un petit road-trip nocturne. Finalement, il me fallut quelques instants pour sortir de la tente et aller m’enquérir de ce qui se passait à l’avant de la baraque.

Mark Logan

Anonymous
Invité
Mer 23 Mar - 16:24
Les mains croisées derrière sa tête, elles mêmes reposant sur le sac à dos qui sert d'oreiller, Mark est allongé dans son sac de couchage, fixant le plafond même s'il n'en voit pas une miette avec la nuit qui est tombée depuis longtemps. Son couteau de combat posé soigneusement à côté de lui, sait-on jamais s'il parvient enfin à s'endormir l'arme ne risquera pas de le blesser involontairement. Enfin pour le moment le sommeil ne risque pas de venir alors qu'il ressasse les derniers événements en boucle, son échec à fracasser la gueule au roux, les excuses qu'il a dû faire à Jena pour l'avoir bousculer à cet instant là mais surtout le fait que le roux a été bien trop habile à esquiver le moindre coup chose qui n'est certainement pas normale selon Mark. Ressassant aussi ce fichu nouveau campement qui est soit disant bien mieux que l'ancien.

"Tu parles c'est encore plus le merdier que l'autre et l'autre débile de chef qui est pas foutu d'en voir les défauts..."


À cette pensée l'homme laisse un râle franchir ses lèvres même s'il n'a pas forcément de griefs contre Samuel ses frustrations le rende aigri sur certaines choses. Chassant cela d'un coup des images bien plus agréables lui viennent en tête, celles des croupes de Jena et d'Elizabeth mais aussi de l'autre brune Melody, ce qui n'aide pas à le garder serein et le frustre même encore un peu plus. Images des damoiselles qui s'effacent d'un coup quand il entend un vrombissement en provenance de l'extérieur et qui résonne dans toute la baraque. Putain mais c'est quoi encore ce bordel ! Mark se défait de son sac de couchage pour ensuite récupérer son couteau de combat et se lever, le remettant à sa ceinture avant de sortir du dressing qui lui sert de coin nuit depuis quelques jours.

Du pas de la porte du dressing, Mark n'a que quelques pas à faire avant de se retrouver dans l'escalier dont il dévale les marches sans se soucier de s'il y a quelqu'un d'autre sur le palier. Son but est de rejoindre la porte d'entrée de la maison pour regarder dehors ce qui se passe, ouvrant ou franchissant la porte pour se retrouver dehors. Apercevant alors des phares, il cherche à en voir plus autant qu'il le peut, sa main posée sur la garde de son couteau et prêt à s'en servir au besoin.

James F. Everett

Anonymous
Invité
Mer 23 Mar - 19:40
Pour certains, minuit était une heure de sommeil, une façon de rattraper les efforts de la journée, d'apaiser l'âme et la tête de tout ce que la survie dans ce monde demandait en préoccupation. Pour d'autres, c'était le moyen de décompresser d'une façon plus... enivrante.

James était dans la chambre qu'Elizabeth et lui avait décidé d'occuper, de quoi s'offrir un confort de couple, pour ce qui était maintenant devenu un couple, mais aussi une intimité précieuse que le reste de la maison n'avait pas forcément. On pouvait penser qu'occuper cette chambre à deux était assez égoïste, mais étant donné tout ce qu'ils avaient vécu, cet espace était vital pour les deux tourtereaux, ne serait-ce que pour échapper à l'extérieur et trouver une sécurité, somme toute relative mais suffisante pour le bien de l'esprit.

Cependant, en cette heure tardive, c'était par le corps qu'elle et lui se faisait du bien. La couette dégagée pour ne pas les encombrer, les deux amants étaient nus et plus encore, James était au-dessus d'elle, le bassin calé entre ses jambes relevées et les mains empoignant sa poitrine en faisant grincer le lit au rythme de coups de reins volontiers, proprement endiablés.

Son regard au bleu clair accroché à celui sombre de sa dulcinée en qui il voyait une perfection à la chevelure ébène, motivé par les gémissements extirpés des lèvres pulpeuses de sa compagne et captivé par ses expressions de plaisir, il s'adonnait avec vigueur et d'un plaisir qu'il entendait par des soupirs intenses, le torse saillant et les muscles de ses bras fortement contractés pour ne pas écraser de son poids sa sirène qu'il possédait totalement. Malheureusement, alors qu'il venait titiller le paradis à l'abri de l'enfer, le bruit du véhicule démarrant à l'extérieur l'interpella. Il s'arrêta en plein effort, lui qui était proche de la libération, pour braquer le regard vers la porte de la chambre.

« C'est quoi ça ? » Lâchait-il avec une certaine irritation, comme tout homme interrompu dans un tel moment, son corps encore très chaud et sa respiration haletante.

Bien vite, une vive inquiétude le frappa et dans la hâte, il se retira - non sans ressentir une sensibilité lui arrachant un souffle qui fut suivi d'un sourire amusé et plaisant à sa belle, avant de se hisser debout hors du lit, attrapant son caleçon qu'il se dépêcha de mettre - son attirail pour le coup gêné par le tissu du fait de sa fameuse vigueur encore bien présente.

« Je vais aller voir, tu devrais rester à l'abri. » Reprit-il, ses réflexions effaçant rapidement son bonheur à l'idée de ce que cela signifiait et de ce qui pourrait découler en conséquences. Était-ce l'un d'eux qui avait une très mauvaise idée à un très mauvais moment ? Ou autre chose qui ne pourrait être que pire ?

Une fois son pantalon mis et sans s'embêter d'habiller le haut, restant torse nu, il se dépêcha d'attraper son fusil FNC tout équipé qu'il avait laissé debout près de la porte avant d'ouvrir cette dernière et sortir.

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Mer 23 Mar - 20:36
Les joues rouges, le souffle court, les yeux clos et les cheveux en désordre, Elizabeth se laissait dominer par les assauts conquérants d’un James bien décidé à rattraper les jours perdus d’hésitation, de tristesse et de recul. Si leurs langues, en cet instant divin, ne se trouvaient mêlées, ce n’étaient que pour mieux apprécier les sensations prodigués d’un tout autre lien qui les unissait.
Prise par ses émotions incontrôlables, elle avait pincé ses dents sur la première jointure de son index, la langue sensuellement pressée contre sa propre peau, ses jambes et ses cuisses à la fois soumises et désireuses. Son autre main s’était glissée le long de la hanche de son bien-aimé, ses doigts longs et fins marquant la peau de son dos de légères marques rougeâtres.

L’amour profond et intense qu’elle portait pour le médecin avait été si ardent et fulgurant qu’il avait brisé ses barrières et vaincues ses craintes. Elle ne se savait néanmoins pas totalement guérie, et ne le serait sans doute jamais, les blessures bien trop ancrées dans sa chaire et dans son sang, mais cela lui permettait enfin de vivre comme elle l'avait toujours envié.

Tandis qu’une énième goutte de sueur cascadait du torse de son bellâtre pour finir sa course à la jointure de leurs bassins, le bruit d’un moteur vrombissant brisa le mouvement de leurs ébats sous le gémissement protestataire de la jeune femme.

« Ils veulent peut-être sortir … » Tenta-telle de justifier en réponse à ses interrogations dans l’espoir qu’il continue là où il s’était trop vite arrêté.

Mais il préféra abandonner l’idée de se cloîtrer dans leur cocon sucré, par prudence et sûreté. Si elle comprenait le geste, elle regrettait déjà son éloignement, murmurant un simple « Ok » tout en rassemblant ses esprits, le regard lorgnant tant qu’il était encore possible le corps de son James avant qu’il ne le masque à sa vue.

Échangeant avec lui un sourire entendu, pour lui symboliser son affection et sa complicité, elle le laissa sortir. Elle décida pour sa part de s’enrouler dans les draps du lit jusqu’au haut de la poitrine sans prendre la peine de se rhabiller, persuadée que ce n’était rien d’important. Sortant du lit à son tour, elle se dirigea d’un pas lent vers les vitres nappées de rideaux, et même si les fenêtres ne donnaient pas sur la cour, et plutôt sur le jardin, elle observa par la fenêtre, en écartant l'étoffe de dentelle d'un  balayement de main, l’extérieur éclairé du clair de lune.

Evènements

Anonymous
Invité
Mer 23 Mar - 21:07
Mettant un temps à s'habiller et se munir de son arbalète d'une main, toujours sujette à ses blessures, Melody finit tout de même par aller voir par la fenêtre ce qu'il se passe. Cependant, elle n'y parviendra pas : à peine le temps de poser les yeux sur l'obscurité extérieure qu'elle est frappée par une douleur fulgurante et soudaine. Ses yeux, sans pourtant que rien ne soit venu l'agresser, s'embrasèrent comme s'ils avaient subit la projection d'une flamme dévorante ayant cramé ses globes en profondeur, broyant sa vue et désorientant tous ses sens. Elle perd totalement l'équilibre sous le supplice à en faire crier les plus forts et finit par s'effondrer, littéralement neutralisée.

De son coté, Jena, prenant le temps de se lever et récupérer son arme, sort finalement de la tente pour voir à quelques pas d'elle ce qui va suivre et la scotcher sur place, purement et simplement.

Mark, de son coté, se dirige aisément vers l'entrée et ouvre la porte, sortant pour voir de quoi il en retourne et il ne sera guère déçu bien qu'impuissant.

James, mettant le temps nécessaire à se vêtir très sommairement et à s'armer, sort pour constater que l'étage est silencieux et entame sa descente, sans que rien ne vienne le perturber. S'il ne pourra voir ce qu'il se trame, il pourra entendre ce qui va suivre.

Elizabeth, enveloppée dans ses draps, viendra regarder au dehors de la fenêtre donnant sur l'arrière de la maison et des événements. Bien qu'elle ne verra rien de ce qui suivra, n'entendant par ailleurs que faiblement, son regard sera attiré par quelque chose de diffus mais étrange : sous ses yeux, il lui semblera percevoir des... mouvements. Et même des silhouettes. Bien loin d'être isolée, cette impression se renforcera alors que ce qu'elle croit voir s'étend de parts et d'autres de la plaine comme des dizaines et même centaines de mouvements et de silhouettes. Effet d'optique ou... autre chose ?

Mark & Jena :

La Chevy Spark hurlant en pleine nuit, phares allumées, laissera à Jena et Mark le loisir de voir qu'à l'intérieur, se trouve un homme. La lumière aveuglante en contraste de l'obscurité ne laissant pas une vision suffisamment nette, il n'aura pour autant pas été complexe de discerner qu'il était seul, barbe brune et très frêle, habillé d'une grande veste et d'un bonnet d'hiver.

Quoi qu'il en soit, à peine le temps de prendre conscience de ces éléments que la voiture s'élance en prenant un virage crissant, vraisemblablement pas attachée à la caravane qui ne bouge pas d'un poil. Avant que les deux compères, à une certaine distance l'un de l'autre, n'aient pu réagir, le voleur et son butin s'extirpent de la cour et s'enfuient sur la route à toute allure. Néanmoins, quelque chose d'étrange survint : dans sa course, le véhicule semble percuter quelque chose et se déporte sur la droite, sortant totalement de la route pour s'engouffrer dangereusement dans un autre jardin comme si le diable l'avait effrayé.

L'un comme l'autre, ils auraient presque juré que ce que le véhicule a percuté là-bas était une silhouette...

Jena Higgins

Anonymous
Invité
Jeu 24 Mar - 0:07
Surgissant à l’angle Nord-Est de la maison au terme de quelques pas assez lents, retenus tant par la méfiance que par l’équilibre semi-précaire d’une trop vive sortie de sommeil, mon regard azuré et encore bouffi de sommeil dut attendre que je cligne quelques fois des paupières pour réellement distinguer la scène qui se déroulait à son devant. D’abord frappée d’incompréhension, puis de stupeur, je découvrais la petite Chevrolet démarrée dans la cour, pleins phares allumés et m’éblouissant.

Relevant ma main gauche pour protéger mon regard de la lumière vive et artificielle, je parvenais difficilement à reconnaître l’homme à l’origine du démarrage du moteur. Un barbu maigrichon, bonnet d’hiver vissé sur le crâne et grande veste habillait sa silhouette. Un homme qui ne faisait en rien partie de notre groupe. Un frisson glacial parcourut ma peau des pieds à la tête, et pour cause, je me rendais compte que dans ma précipitation d’aller m’enquérir de la situation, j’avais quitté ma tente nature-peinture, sans même prendre la peine d’enfiler mon froc ni mes godasses. Moi qui avais pensé jeter un coup d’oeil et retourner au chaud dans mon sac de couchage, je me retrouvais maintenant pieds nus dans les herbes hautes et desséchées, et surtout saisies de la fraîcheur nocturne.

Ainsi plantée en boxer moulant et débardeur beige au milieu du jardin, je contemplais complètement abasourdie, aussi réactive qu’en plein rêve éveillé, la Chevy démarrer sur les chapeaux de roue, puis gagner la route dans un crissement de gomme appuyé. Rapidement, je jetais un regard vers le perron de la maison, reconnaissant la silhouette corpulente de Mark se tenir debout, restant apparemment aussi con et désemparé que moi face à ce qui ressemblait très clairement à un larcin. D’un geste vif à son intention, j’avais dressé mon bras droit, mon arme à son extrémité, en direction de la bagnole et de la route, en gueulant d’une voix encore légèrement enrouée de la toux des derniers jours.

“On nous vole !”

Puis, sans me préoccuper aucunement de ma tenue vestimentaire plus que légère, et encore moins de l’absurdité de la scène, j’avais commencé à m’élancer à la poursuite du véhicule, les dents serrées et le souffle court, jusqu’à voir l’objet du larcin faire une embardée sur la droite et sortir de la route après avoir, me semblait-il - je n’étais sûre de rien dans cette pénombre - percuté quelque chose de vaguement approchant à une silhouette bien humaine. Ralentissant l’allure pour simplement marcher et levant mon arme devant moi, j’avais, d’un geste du pouce, allumé la lampe-torche tactique située sous le canon de mon arme et braquée celle-ci vers l’endroit où le véhicule était sorti de route, avant de revenir vers la supposée silhouette, dans le but de comprendre quelque chose à cette situation.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Jeu 24 Mar - 12:00
Le palier semble désert, soit les autres n'ont pas été réveillés par le boucan, soit ils sont déjà tous en bas et dehors ce qui lui semble fort plausible alors qu'elle a toujours du mal à ne serait-ce que s'habiller. Ou alors elle rêvé le bruit, chose qui paraît improbable vu les réactions de Croc-Blanc puis c'est lui d'ailleurs qui a réveillé la brune. Toujours est-il que rien ni personne ne l'empêche de rejoindre la fenêtre du palier, la puissante arbalète dans sa main droite commence à lui peser, Melody entame le mouvement nécessaire pour lever le bras et venir glisser la lanière de l'arme de jet à son épaule tout en jetant un coup d'oeil à travers le vitrage.

Pas le temps de se demander plus avant qui est responsable de ce boucan, pas le temps de vraiment regarder dehors, pas le temps de quoi que se soit...Sa main s'ouvre et l'arbalète tombe sur le sol en produisant son propre petit vacarme. Malgré les blessures de son bras gauche, en pur réflexe ses deux mains se portent à son visage pendant que ses paupières se ferment pour protéger son regard émeraude. Quelque chose vient de lui percuter violemment les yeux, la douleur s'insinue en elle tout aussi brutalement, ses jambes ne la portent plus.

Un hurlement de douleur franchit ses lèvres qu'elle entend sans entendre comme s'il ne venait pas d'elle et se répercutait sur les murs en provenance d'une source invisible.

La brune tombe à genoux avant de s'écrouler sur le sol basculant sur le côté, paralysée par cette douleur insupportable, incapable de réagir à quoi que se soit bien que pour cela il faudrait déjà qu'elle soit en mesure d'arriver à penser à quelque chose, n'importe quoi sauf à cette torture en elle et à cette impression d'avoir les yeux en feu. Si elle n'est pas en mesure de s'en rendre compte, ses mains portées à son visage frottent ses yeux pour essayer d'éteindre la source de cette brûlure, de ces flammes.

Pendant que le jeune louveteau paniqué par la scène se déroulant sous ses yeux et concernant sa mère adoptive a commencé par reculer puis s'avancer vers elle pour reculer encore. Recommençant ce manège plusieurs fois tout en couinant de peur et peut-être même d'une forme de chagrin, l'animal termine par détaler à moitié à plat ventre pour retourner dans la chambre et se planquer sous le lit en tremblant.

Mark Logan

Anonymous
Invité
Jeu 24 Mar - 13:15
Mark sort de la maison pour se stopper quelques pas plus loin, observant ce qu'il peut se passer, il se retrouve statique en assistant à la scène se déroulant sous ses yeux. La petite Chevy Spark démarrée, le moteur hurlant et les phares allumés qui s'écarte de la caravane alors que cette dernière ne bouge pas d'un poil, la voiture a été dételée mais par qui et quand surtout, Mark aurait juré que quelques heures les deux véhicules étaient couplés. Et quel est le con qui a laissé les clés sur le contact ?... À moins que le voleur n'ait forcé et démarré la voiture qu'en se servant des fils...Plissant les yeux pour essayer de discerner quelque chose, l'ex mineur voit alors le voleur a l'air seul dans l'habitacle, qu'il porte un bonnet et ce qui ressemble à une grande veste, le colosse jurerait aussi que le conducteur porte une barbe. Impuissant face à cette scène invraisemblable, Mark n'arrive pas à faire un seul pas.

Suivant la Chevy du regard, bouche entrouverte par la surprise d'un tel acte, la voix de Jena le sort de sa torpeur involontaire, il tourne la tête vers elle en manquant de s'étrangler devant la tenue légère de la blonde, sa langue venant glisser sur ses lèvres en observant la damoiselle ainsi dévêtue. Au moins il n'a pas ce problème là lui dormant toujours sans se dévêtir d'un pouce, allant même jusqu'à garder son gilet pare-balle pour la nuit, il se doit d'être toujours prêt à tout mais surtout à se faire foutre dehors par les autres. Même après quasiment un mois, il a toujours l'impression qu'il n'est pas des leurs. Mark se contente de hocher la tête à l'intention de Jena pour lui signifier qu'il a bien vu que c'est un vol, si tant est qu'elle le voit faire bien entendu. Reportant son regard sur la route Mark voit ensuite la voiture percuter quelque chose puis quitter la route dans un dérapage qui ne semble pas contrôlé. Tout comme il jurerait de nouveau qu'il a vu autre chose, que la voiture a percuté une silhouette avant son embardée.

Apercevant la blonde s'élancer à la poursuite de la voiture en petite tenue, Mark soupire et rapidement il ôte sa veste puis son pull polaire gris qu'il met par dessus son tee-shirt et son pare-balle la nuit pour dormir avant de remettre sa veste. Son pull dans la main gauche, la garde de son couteau de combat dans la droite, il s'élance ensuite avec un temps de retard derrière Jena. Gardant une allure soutenue, il rejoint Jena pour la voir allumer une lampe intégrée à son arme, au moins ne seront-ils pas totalement dans le noir. Parvenu à la hauteur de la blonde, il lui tend le pull avant que sa voix rendue un peu plus rauque par le rhume de ces derniers jours ne se fasse entendre.

"Si tu veux avoir le fin mot de l'histoire enfile ça d'abord au lieu de tout faire pour rechopper froid et me donner d'autres envies que celle de courir après le voleur !"

Pull qui devrait la couvrir jusqu'à mi-cuisse si elle l'enfile pendant que Mark fera attention aux alentours et à ce qui peut surgir dans la nuit.
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