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[Spécial] A minuit l'on dit que le diable vient - 25/02/35
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Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Jeu 24 Mar - 20:23
« Merde… merde. Merde… »

Elle ne voulait pas tenter le diable à attendre d’être certaine de ce qu’elle voyait. Ces ombres, ces mouvements dans la nuit, une masse grouillante mouvante, comme si les ténèbres eux-même se manifestait sous son regard. Son esprit et sa réflexion n’ayant fait qu’un tour, tandis que les souvenirs des deux malheureuses expériences refaisait surface. C'était d'une telle évidence qu'elle balaya complètement l'hésitation qui aurait pu la mena à vérifier davantage sa théorie. Non, elle préférait avoir alerté pour rien que de voir les siens pris au dépourvu, surtout que dans ses souvenirs, certains dormait en tente.

Abandonnant le drap qui voilait sa silhouette, se précipitant vers les vêtements parsemés sur le sol, elle se glissa dans l'étoffe de coton de son sous-vêtement avant d'enfiler le tee-shirt noir de James, bien trop grand pour elle. Ca n'avait rien d'une préférence sentimentale, elle avait simplement fait au plus vite, au mieux, lui assurant de voiler son corps jusqu’à mi-cuisse dans un laps de temps très court. Et alors qu’elle s’apprêtait à interpeller James dans le couloir, un hurlement lui parvient très clairement, provenant du couloir. Une voix de femme.

Bondissant vers la commode près de la porte, elle attrapa son Uzi déposé dessus et sortit en trombe de la chambre. Dans son trajet, elle fit qu’une brève pause pour crier à son tour en direction des escaliers qu'avaient emprunté James, distinctement :

«  James ! Des morts, des centaines ! Ils ont envahi la plaine ! »

Pieds et jambes nues, elle continua sa course le long du couloir d’où provenait le cri et braqua son arme devant elle dans cette posture si caractéristique des forces d'intervention, fruit de son long entrainement à Quantico. Suivant ce qu’elle verrait sur place, et surtout les menaces qu'elle identifierait, elle agirait en conséquence : si aucune menace ne faisait surface elle se précipiterait auprès de la femme, posant une main dans son dos.

« Melody, c'est Elizabeth ! C'est moi, qu'est-ce qui se passe ? »

Johann Libert

Anonymous
Invité
Jeu 24 Mar - 20:24
Noir. Il fait noir. Je clignais des yeux plusieurs fois, mais l’obscurité ne voulait pas partir. Je suis où ? Ah oui. Merde...  Il me fallut une pleine poignée de secondes pour que mon esprit arraché d’un sommeil peu réparateur et certainement d’un cauchemar quelconque, comme je devais en faire souvent mais dont je ne me souvenais que rarement, ne reprenne conscience de son environnement, la tente, la ville, l’époque, tandis que mes idées se faisaient plus claires et que je devenais plus attentif. Je fini par me défaire tant bien que mal du fatras du sac de couchage et de la couverture polaire dans lesquels j’étais enroulé et qui m’évitaient de recommencer le début de crève que j’avais chopé sur ce fichu toit, moins d’une semaine avant, et fini par m’assoir, tentant de percer la pénombre sans allumer aucune lumière – d’ailleurs je n’avais pas pris de lampe.

Tendant l’oreille, je ne tardais pas à me rendre compte que les alentours du campement étaient anormalement agités et, surtout, j’entendais le son du moteur d’une des voitures, que je supposais être la petite Spark plus au bruit qu’à l’emplacement. La lueur de ses feux illuminait les environs et ne laissaient plus aucun doute, se voyant distinctement à travers la toile ; quelqu’un se préparait à partir avec. Pourquoi ? Qui ? En pleine nuit ? Perplexe avant d’être inquiet, je me penchais vers Kyle, écoutant quelques instants et essayant de deviner, au bruit de sa respiration, s’il dormait ou non. Enfin, je l’appelais doucement tout en le secouant légèrement par l’épaule. Ce qui se passait était suffisamment anormal pour le mettre en garde, en cas de danger avéré.

- Hé, Kyle ! Tu dors ? Kyle ?

Dès que mon voisin me donnerait signe de vie, je me contenterais d’une très laconique annonce à son intention :

- Y s’passe quelque chose dehors de pas net, je vais voir.


Et pour cause, qu’aurais-je pu lui dire d’autre, vu que je ne savais strictement pas ce qu’il se passait ? A tâtons, j’ouvris la tente et, après avoir jeté mes bottes dehors, en sorti avec une méfiance plus que normale, déjà habillé puisque je dormais en jeans et t-shirt. Je les récupérais et les chaussais en vitesse sans les attacher. Je n’avais peut-être que quelques mois de survie à mon actif, mais j’avais retenu une chose : il faut être prêt à tout, tout le temps, et surtout à fuir. Et fuir à pied nu, très peu pour moi, merci.

Je n’avais pas fini d’enfiler les chaussures que la Chevy démarra et s’enfila dans la rue. Je l’aperçu tout juste sortir du jardin en trombe et avisait la silhouette de Jena piquer un sprint à sa suite, suivie de celle massive et reconnaissable de Mark. Le reste, le temps de jurer contre mes chaussures pas attachés, je l’entendis plus qu’autre chose et après un serrage à la va-vite et avoir passé les lacets dans la tige des bottes, je traversais la cour pour aller juste au bord de la route, afin d’avoir une vision globale de la chose. Mes oreilles me disaient que la voiture n’était pas allée bien loin…

James F. Everett

Anonymous
Invité
Jeu 24 Mar - 20:41
Arrivé en bas en trombe, il brandissait le canon de son fusil qu'il avait fermement en main devant lui, à la manière du soldat qu'il avait été, la prise sûre à présent pour un homme dont la paranoïa faisait qu'il ne savait pas à quoi s'attendre alors qu'il entendait le bruit de moteur s'emballer. La voiture filait à toute allure, ce n'était pas dur de le comprendre à l'oreille.

Se rendant compte qu'il avait oublié certains détails, il retira d'un geste la sécurité de son fusil, alluma la lampe-tactique et enclencha le pointeur laser, le tout de la main gauche en gardant la crosse calée contre son épaule et en jetant un coup d'oeil furtif à chaque geste pour savoir où il posait la main. Finalement tous ses réflexes de soldat n'étaient pas encore revenus, il faudrait qu'il s'entraîne pour se réhabituer aux réactions d'urgence. Le faisceau lumineux commençait à balayer le rez-de-chaussée qui n'était éclairé que par la lumière naturelle extérieure, ce qui était très dérisoire mais ils faisaient tous comme ils pouvaient avec les moyens du bord. Il ne se dépêchait pas de sortir, prenant le temps de vérifier le salon avec son canon qui dirigeait la lampe et le laser, puis revenant vers le couloir qui donnait sur la salle de bain et la buanderie, vérifiant les portes.

Il s'apprêtait à sortir quand la voix résonna de l'étage, celle d'Elizabeth qui visiblement était sortie contre son conseil, mais vu la situation et de toute façon même dans une autre il ne lui tiendrait rigueur de rien. Il n'y pensait même pas à l'écoute de ce qu'elle lui avait lancé prestement : des morts-vivants ? Des centaines ? Dans la plaine ? Il en écarquilla les yeux de stupeur et une vive peur le prit immédiatement aux tripes, ne laissant qu'un instant à sa réflexion express avant de rétorquer sans chercher à remonter.

« Equipe toi et reste à l'abri ! »

Sur cette injonction qui cette fois n'avait rien d'un conseil, voulant à tout prix la protéger, il fit volte-face et oublia son avancée méthodique pour sortir au-dehors, ouvrant la porte à la volée avant de balayer d'un mouvement énergique la cour afin de voir de ses yeux ce qu'il s'y passait. Si quelque chose l'alarmait, qu'il s'agisse de morts ou d'autre chose, il se tenait sur place, prêt à user de son arme coûte que coûte pour défendre leur nouveau camp. Et s'il n'y avait rien de dangereux dans l'immédiat, il partirait en courant vers la vieille clôture qui donnait sur le jardin arrière et surtout sur la plaine pour voir de quoi il en retournait sans vouloir franchir la maigre séparation, espérant de tout coeur qu'Elizabeth avait eu une hallucination - ce qui était préférable, car s'ils devaient affronter une nouvelle horde, il ne donnerait pas cher de leurs peaux.

Kyle Collins

Anonymous
Invité
Jeu 24 Mar - 21:09
- Hé, Kyle ! Tu dors ? Kyle ?

Non. Bien sûr que non. D’une manière générale, je n’avais pas un sommeil bien lourd, et de surcroît lorsque je me savais en territoire hostile. Certes j’avais décidé d’aller me coucher tôt dans l’optique de me lever aux aurores, prêt à m’activer de nouveau pour la préparation et l’amélioration de ce qui était devenu le nouveau QG, mais le bruit du moteur m’avait éveillé immédiatement.
Immobile et silencieux, j’avais prêté l’oreille pour savoir ce qu’il se passait, me sentant encore novice dans leur organisation, et le fait que mon co-locataire attirait mon attention sur cela me fit réellement comprendre que ce n’avait rien de normal.

« Non »
Avais-je d’abord répondu à sa première question, avant d’enchainer après lui. « On dirait. »

Je lui aurais bien proposé de rester à l’abri le temps que j’aille jeter un coup d’œil, mais il s’était activité à la même vitesse que moi, bondissant dehors.
Je n’avais pas fait autant de simagrée vis-à-vis des chaussures, préférant rester pieds nus. Je m’étais roulé dans un polaire et pantalon de jogging sombre pour la nuit fraiche qui m’avait attendue, et il ne me restait plus qu’à me saisir de mon arc et des flèches pour me savoir prêt.

A l’alerte lancé par l’une des voix, je n’avais pas vraiment fais gage de tempérance en m’élançant en direction de la femme prénommée Jena. Aux aguets, j’avais déjà encoché la première flèche et me basait sur la lampe tactique qu’elle venait d’allumer pour me repérer et surtout observer les alentours.

« Quelqu’un a été blessé ? »

C’était la première idée que j’avais en tête, bien que mes yeux balayaient tout autour de ma nouvelle position. Ça ne servait à rien de courir après la voiture. Le tout était de savoir si on risquait quelque chose ou non suite à cet événement.

Evènements

Anonymous
Invité
Jeu 24 Mar - 21:59
A l'étage, hors de vue des événements extérieurs, le hurlement de Melody avait attiré Elizabeth qui arrivait à la va-vite au moment où Croc-Blanc disparaissait par la porte de la chambre ouverte pour se planquer sous le lit, terrifié. Impuissante devant la souffrance dévorante de Melody, cette dernière subit la brûlure intense durant d'interminables instants avant que celle-ci ne s'estompe aussi brutalement qu'elle était apparue, laissant la chasseresse désorientée et toujours sous l'effet des résidus de sa douleur mais se soulageant peu à peu. En ouvrant les yeux, elle se rendrait compte qu'elle ne voyait... plus grand chose. Un épais brouillard voilait sa vue, si bien qu'elle ne distinguait Elizabeth que par sa silhouette, tout comme le reste du couloir et la fenêtre qui l'entourait. Donnant l'impression qu'elle avait perdu neuf dixième de sa vue d'un coup, le choc s'avérait rude.

De leur coté, bien occupé par le départ précipité de la Chevy et l'embardée du conducteur plus loin, Mark et Jena s'approchaient, la jeune femme en tête et tremblant rapidement du froid de cette nuit de Février dont la température était tombée à cinq degrés, ralentissant son effort avant qu'elle ne se freine elle-même. La lampe-tactique allumée révéla d'abord le bitume de la route et dès qu'elle la leva, elle eut une réponse radicale à ses interrogations. Le faisceau de lumière éclaira de plein visu le visage d'un rôdeur, ou plutôt d'une rôdeuse, qui frappée par cette lumière dressa son regard livide et décomposé pour lâcher un râle presque strident, si fort que la jeune femme le perçut de sa distance. Mais si cela s'arrêtait à un mort... car le faisceau révélait bien d'autres silhouettes de part et d'autres, dont le râle et la lumière attirèrent l'attention.

Des morts, et des morts, une légion de dizaines de cadavres et bien plus dispersés un peu partout sur la route et les résidences voisines jusqu'à perte de vue. Mark, qui venait donner son pull à Jena en s’enquérant de la situation, sera témoin de la même scène horrifique. Et si tous ces morts dont l'aura de terreur et de danger décuplée par cette nuit sombre étaient regroupés dans cette partie du secteur tout en errant individuellement, les deux compères venaient de leur donner un but idéal qui dans les instants à venir les réuniront d'une même volonté prédatrice.

James qui sortit en trombe après avoir lancé un véritable ordre à l'attention de sa compagne, pouvait voir Mark filer vers Jena au pas de course, celle-ci partie en avant, il pouvait voir qu'elle était bien peu vêtue de son boxer et son haut relativement léger, elle-même armée et aux abords nord du camp à s'intéresser à bien d'autres choses. N'ayant pas vu ce que les deux compères finiront par constater à leur grand malheur, s'étant occupé de scruter la cour avant tout, il filera ainsi sous l'effet du froid qui le prenait vivement de tout son corps, torse et pieds nus, pour rejoindre la vieille clôture peu haute et en mauvais état qui n'offrirait qu'une bien maigre et superflue protection.
Là il braquera la lampe-tactique de son fusil, comme son canon et son pointeur laser pour être frappé d'un effroi au moins aussi intense que celui qui prenait Jena et Mark : contredisant toute hallucination d'Elizabeth, le faisceau lumineux dévoilait au-delà du jardin et sur toute l'étendue de la plaine des centaines de morts au bas mot qui erraient mollement, tout du moins jusqu'à ce que ladite lumière ne vienne interpeller nombre d'entre eux dont les râles s'élevaient dans la nuit. Une véritable marée de démons était venue s'amasser dans la plaine en une armée d'épouvante qui glacerait le sang du chirurgien dans l'instant.

Si Johann avait bien vu Jena passer devant la tente à la suite de la Chevy Spark s'enfuyant comme une diablesse, il ne vit en aucun cas la silhouette de Mark dans la nuit tandis qu'il sortait tout juste de la tente. Il enfila ses bottes et pouvait à ce moment voir le grand chauve qui venait de rejoindre Jena sur le trottoir au nord du camp. Il commença à se diriger vers l'homme et la femme, voyant bien que celle-ci éclairait quelque chose au loin et il en distinguait pour le moment des silhouettes en nombre mais à la nature encore incertaine. Kyle ayant armé son arc était sorti à la suite de Johann et commençait à rejoindre Jena et Mark qui étaient déjà aux abords du camp, distinguant la même chose que le rouquin pour le moment.

++++


Pour tous les membres du camp
, quel que soit l'endroit où ils se trouvent, ce qu'ils voient à ce moment là ou leur distance les uns des autres, ils entendront à l'unanimité les râles se multipliant et s'associant jusqu'à former un brouhaha grondant dans tout le quartier, venant à la fois du Nord dans la rue et les autres résidences, depuis l'autre partie du quartier à l'Est et de la plaine du Sud à l'Ouest.


L'armée des morts était revenue et encerclait cette fois les survivants dans toute la zone. Ne dérogeant pas à sa promesse, à minuit le diable s'était invité.

Jena Higgins

Anonymous
Invité
Ven 25 Mar - 0:49
Sous le faisceau de ma lampe-tactique, j’avais observé le visage à moitié décomposé, mais encore reconnaissable d’une infectée. Une vision d’horreur qui ne me laissa pas indifférente, bien que je m’y estimais désormais suffisamment habituée, faisant naître chez moi une incompréhension et une crainte parfaitement justifiées. Ces saloperies étaient de nouveau présentes, à quelques pas seulement de notre nouveau camp. C’en était déjà trop, d’autant que je pouvais voir, dans la diffusion du halo lumineux, de nombreuses, très nombreuses autres silhouettes dégingandées qui sillonnaient les environs.

Mais ce fut la voix rauque - plus grave qu’habituellement - de Mark qui m’arracha à ma contemplation le temps d’une fraction de seconde. J’avais posé mes azurs sur le pull gris qu’il me tendait avant de m’en saisir d’un geste assez sec et précipité de ma main encore libre. Coinçant rapidement mon arme entre mes genoux serrés et mordus par la fraîcheur nocturne ayant fait courir une chair de poule sur l’ensemble de ma peau, j’enfilais rapidement le vêtement dont le bas me tomba jusqu’à mi-cuisse, avant de me saisir de mon flingue à nouveau.

“Merci ; mais chaque chose en son temps,” répondis-je à sa remarque dans un sarcasme amusé, bien que l’urgence de la situation ne s’y prêtait en rien, empoignant mon arme à deux mains pour la relever vers le cadavre ambulant repéré quelques instants plus tôt.

Tout en grimaçant de sentir quelques graviers avoir la judicieuse idée de s’incruster dans mes voûtes plantaires, j’avais repris ma progression vers le lieu de l’accident, et plus spécifiquement vers la silhouette décomposée qui semblait l’avoir provoqué ; et les autres bien plus abstraites qui se mouvaient en second plan. Mon cœur se mit à cogner avec insistance contre ma poitrine, tandis que je ressentais une tension nouvelle me gagner et chasser les dernières traces résiduelles du sommeil qui avaient encore pu m’habiter. J’y voyais là plus que de simples rôdeurs arpentant le quartier, tout comme il m’apparaissait limpide que celles-ci  nous avaient remarqué, Mark et moi, puisque les créatures semblaient s’être mises à converger dans notre direction dans un même mouvement.

Et cette nouvelle horde de cadavres ambulants ne pouvaient que trop me rappeler à mes souvenirs. San Angelo, le centre commercial, ces nuées infectes qui ne laissaient que mort et désolation sur leur passage, emportant les âmes innocentes des enfants, et celles stupides des adolescents. Jodie, Jian… Ils allaient tous y rester pour leurs morts. L’adrénaline qui gonflait mes veines chassa bien vite la sensation de froid qui me mordait la peau tout autant qu’elle gonflait ma résolution. Ainsi, une fois arrivée à distance raisonnable - ni trop proche, ni trop éloignée de l’infectée et ses potes - j’ouvrirais le feu en visant la tête de la créature, puis ses congénères, désireuse d'en mettre autant que possible à terre.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Ven 25 Mar - 12:01
Toujours allongée sur le sol du palier, la brune se débat contre cette cuisante douleur dans ses yeux et dans tout son corps par extension, elle entend vaguement que quelqu'un s'est approché d'elle sans pour autant savoir qui est venu et donc qui lui pose une main dans le dos. Une voix féminine peut-être. Melody a l'impression de suffoquer, elle ouvre la bouche pour essayer d'inspirer de l'air frais pendant que ses mains sont toujours sur ses yeux à les frotter pour essayer d'éteindre les flammes qui lui dévorent les yeux.

Melody ne saurait dire combien de temps s'écoule ainsi, des secondes ou des minutes avant que l'intense brûlure ne disparaisse aussi brutalement qu'elle l'a assaillie, la laissant le souffle court et pourtant toujours en proie à une douleur vive. Elle ne sait plus où elle est, ni ce qu'elle voulait faire ou faisait ni dans quelle position elle peut être. De ses mains sur ses paupières, elle sent filer entre ses doigts quelques gouttes de liquide, larmes ou sang ? Impossible de le définir, elle ôte ses mains et prend le risque d'ouvrir les yeux pour découvrir qu'elle ne voit qu'à peine le contour de ses doigts un épais brouillard voile son regard. La panique s'empare d'elle et elle cherche à se redresser en s'appuyant sur ses mains, mauvaise idée que celle là alors que son bras gauche ne supporte pas le poids de son corps et elle retombe. Cette fois elle en est sûre les larmes sont présentes dans ses yeux et sur ses joues, des larmes de douleur alors qu'un éclair de souffrance parcoure son bras et son épaule tandis que celle de ses yeux s'estompe un peu plus à chaque seconde.

La respiration saccadée, la panique se lisant sur son visage, elle cherche à nouveau à se redresser en ne servant que de son bras droit, ses mouvements sont anarchiques et la désoriente un peu plus pourtant elle arrive à finir à genoux sur le sol. Cherchant désespérément à voir quelque chose quoi que se soit, elle perçoit vaguement les contours du couloir avant que ce qu'il lui reste de vision n'accroche la silhouette près d'elle. La brune secoue la tête et cherche de nouveau à se frotter les yeux pour virer ce voile de brouillard, rien n'y fait pourtant il lui semble reconnaître Elizabeth.

- Liz c'est toi ? Je...Je ne vois plus rien...

Les larmes, la panique, la terreur. Elle tend son bras droit vers l'autre brune cherchant à définir la distance entre elles deux mais aussi le contact avec Liz. Une bouée à la mer, son seul point de repère dans ce qui l'entoure et qui est encore tangible pour la chasseuse.

Mark Logan

Anonymous
Invité
Ven 25 Mar - 12:49
Ayant rejoint Jena, Mark lui tend son pull commençant à regarder autour ce qu'il se passe, le bras tendu vers la damoiselle il sent qu'elle lui prend le tissu des mains alors que son regard reste fixé sur un point qu'elle éclairait jusque là. Une vision d'horreur s'est imprimé dans ses yeux celle d'un charognard qui en précède d'autres, des dizaines d'autres, un grognement sort de sa gorge alors que la blonde lui parle puis il répond sans même la regarder.

"En temps normal, je te dirais qu'il n'y a pas d'heure pour ça mais là on va dire que tu as raison..."

Oublié ses envies de galipettes avec Jena, il y a bien plus urgent en effet, bien qu'il ne puisse pas totalement zappé de sa mémoire la vision de la belle ainsi dévêtue, disons que celle des zombies a refroidi ses ardeurs du moins pour le moment. Avec les mouvements qu'elle fait de la lampe sur son flingue, Mark fini par tourner la tête vers elle l'espace d'une seconde pour constater qu'elle a malgré tout daigné se couvrir du pull gris, ce qui devrait limiter les dégâts et pour un nouveau rhume et pour la libido de l'homme. Son regard marron se reporte devant lui quand la blonde redresse son arme et la lampe, ses yeux accrochant de nouveau les silhouettes des suppôts de Lucifer. Un frisson de dégoût mais aussi de crainte lui parcoure l'échine le faisant réagir avec un petit temps de retard à l'éloignement que la damoiselle essaye de mettre.

L'ex mineur part derrière elle pour la rattraper de nouveau, lui empoignant le bras, il lui souffle. "Wow, wow, wow, tu compte aller où là ? On ne sait même pas où est la bagnole et t'as vu ce qui va nous entourer ? Désolée ma belle mais tu compte plus que ça !" Bien décidé à empêcher la blonde de poursuivre sur sa lancée, qu'il considère comme suicidaire, il ne lui laisse ni le choix, ni le temps de réagir sur l'instant. Lui lâchant le bras dans une seul mouvement, il passe son bras droit autour d'elle, son avant-bras reposant dans son dos et sa main revenant sur le devant pour se poser sous la poitrine de Jena sur ses côtes, il se baisse légèrement pour glisser son bras gauche sous les cuisses de la belle et se redresse pour la soulever dans ses bras.

La portant comme on porte une princesse, Mark fait demi-tour comptant bien les sortir de là tout les deux avant qu'il ne soit trop tard et qu'ils ne soient complètement encerclés par les charognards. De nouveau il lui souffle "Éteint ta lampe...", espérant ainsi que les rôdeurs ne les localisent pas. Même s'il la tient fermement, Jena peut arriver à se dégager mais lui ira aussi loin, aussi vite qu'il le peut, voulant clairement rejoindre l'abri en dur de la maison.

Johann Libert

Anonymous
Invité
Ven 25 Mar - 14:08
Restant en arrière du petit groupe et laissant passer Kyle devant moi sans autre réaction de ma part que de suivre son passage des yeux, sachant pertinemment que quoiqu’il se passe eux feront office de barrière entre moi, les baraques du camp et ce qu’il y a sur la route, je continue néanmoins mon avance, oh pas trop non plus, juste de quoi confirmer de visu ce que je ne veux pas imaginer mais qui me paraît la seule explication plausible : une arrivée d’un groupe de rôdeurs.

J’aperçois tout juste de vagues silhouettes se détacher grâce à la lueur de la lampe de l’arme à Jena et si c’étaient des humains bien vivants, je pense bien qu’ils agiraient autrement. Ils se signaleraient, ou nous attaqueraient ou… N’importe quoi mais pas ça. Laissant volontairement l’incertitude dans mon esprit mais prêt à décamper au moindre signal de ceux de devant, ce n’est pas de la crainte que j’éprouve, ni même de la curiosité, non. Plutôt un froid sentiment de déjà vu sans aucune envie que ça recommence.

Depuis la route, je ne puis qu’être spectateur des mouvements de Jena et essayer de deviner ce qu’il se passe aux divers mouvement de la lampe plus qu’autre chose et pis encore je fini par constater la subite fuite en arrière du balaise, bien plus surprenante – et bien plus inquiétante que tout ! Je n’ai pas besoin d’attendre de quelconques encouragements de quiconque pour que le doute ne soit plus permis. Ce ne peut être que des  rôdeurs et pour se barrer comme ça, doit pas y en avoir qu’un petit groupe.

La retraite semblant être la seule option valable, j’hésite quelques secondes ; est-ce que ça vaut le coup de récupérer nos affaires ? Oui ? Non ? La cour me semble vide encore et je fini par me dire que oui, ça vaut le coup. L’idée est de filer vers la tente et d’embarquer vite fait ce qui s’y trouve – sacs à dos surtout, le mien et celui de Kyle, sacs de couchage si j'ai le temps. Ce que je me refuse à admettre, c’est que ma principale motivation, c’est ma veste et les dernières photos de ma famille dans une des poches que je ne me résigne pas à abandonner à l'extérieur. Mon sentimentalisme me perdra, un jour, mais je me dis que ce sera pas ce soir. J’oriente donc mon sprint vers le coin de la maison.

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Ven 25 Mar - 16:34
En l’absence de menace identifiée, Elizabeth avait déposé son arme sur le sol près de sa position afin de pouvoir user de ses deux mains. Si la gauche gardait contact avec Melody, déposée sur son dos, la droite dégageait ses cheveux afin d’essayer de comprendre ce qu’il se passait.

« Je suis là. Qu’est-ce qui s’est passé ? Comment ça plus rien ? »

La faveur du ciel et de la lune à proximité de la fenêtre ne semblait pas suffisante pour bannir les ombres qui régnait dans le couloir, mais elle cherchait tout de même à comprendre en posant sa main contre la joue de la jeune femme et lui faisant lever son visage vers elle. Quel maléfice se jouait encore d’eux en cette heure où les menaces surgissaient de toutes parts.
Elles ne devaient pas trainer, elle savait qu’elles n’étaient plus en sécurité, et elle devait à tout prix suivre les directives de James lancé à son égard.
Pourtant, elle ne pouvait se résoudre à abandonner Melody sur place, avec ses douleurs et la perte inexplicable de sa vue.

« Ecoute ma voix, d’accord ? Il faut que tu me suives. Une horde marche sur la maison. Je t’emmène jusque dans ma chambre. Je ne sais pas ce qui t’arrive mais, le temps que je m’équipe, tu m'expliqueras et me diras si ça va mieux. D’accord ? »

Elle savait Melody femme d’action, et de réaction. Elle savait également qu’elle ne ferait pas vraiment confiance si on la forçait à faire quelque chose sans lui expliquer quoi. Aussi, elle avait trouvé plus judicieux d’exposer à voix haute sa réflexion le temps de récupérer son arme, puis de l’inciter à se lever, l’aidant dans cette tâche et dans celle de la guider jusqu’à sa propre chambre si elle l’acceptait.

Elle resterait prudente à ce qu’il se passait, aussi calme que la maison était. Pas par pas, elle avancerait, puis aiderait Melody à s’assoir avant de filer à ses affaires, passant pantalon et chaussures avant de vérifier le magasin de son arme et d’attraper la lampe torche de James laissée sur la commode à l’entrée, remontant la manivelle de plusieurs tours. Ce n’était pas grand-chose, mais sans doute le maximum qu’elle pouvait faire en si peu de temps.
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