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[Spécial] A minuit l'on dit que le diable vient - 25/02/35
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James F. Everett

Anonymous
Invité
Ven 25 Mar 2016 - 19:54
La vue de Mark et Jena fut contradictoire entre le soulagement de les voir là, sains et saufs du bruit qui avait alerté tout le monde et inquiet de les voir s'intéresser de trop près à quelque chose au-dehors du camp. Se contentant de vérifier que la cour n'était pas menacée, maigre périmètre de leur nouveau camp, il se dépêcha d'aller là où le danger pouvait être le plus grand, la vieille clôture.

En cette nuit de Février et ne se rendant compte qu'après coup qu'il n'avait pas non plus prit le temps de mettre des chaussures, ce qui lui valait de sentir un froid mordant aussi bien sous ses pieds que de tout son torse, signe étant qu'il n'avait pas intérêt à trop traîner s'il ne voulait pas attraper mal - au second plan des priorités avec la situation d'urgence, il enquilla à braquer son fusil doté d'une lampe et d'un viseur vers la plaine sans oser s'approcher de la clôture. Ce qu'il vit alors fut une véritable montagne d'effroi tombant sur ses épaules trop humaines. Des morts, d’innombrables morts occupant la plaine. Pire encore, les râles qu'il avait provoqué par le faisceau lumineux ne se contentèrent pas à eux-même, puisque c'est tout un brouhaha qui survint autour du camp, mêlant des plaintes en si grand nombre qu'elles créaient un écho puissant.

« Oh non... » Lâcha t-il entre ses lèvres, se mettant à trembler autant du froid que de l'indicible peur qui vint l'étreindre.

Ça y est, ça recommençait. A peine quelques jours de répit avant que le danger et la mort ne les retrouvent à nouveau et cette fois, les chances d'y échapper étaient proches du néant. Il était resté sous le choc, les yeux submergés de frustration de voir le même scénario se répéter avant que la colère ne vienne prendre le pas sur sa frustration à ses lueurs, baissant d'un coup le canon de son arme vers le sol, puis il se dépêchait d'éteindre le viseur et la torche, car il savait que la confrontation était purement suicidaire, il ne tenterait pas le diable. Une fois la luminosité disparue, il tourna les talons et se mit à courir en direction de la porte de la maison, jetant un regard à ses camarades pour voir que Mark et Jena s'étaient éloignés du camp, au contraire de Johann qui semblait revenir. Difficile de distinguer autre chose que le faisceau lumineux de Jena. Il fut alors tenté de leur hurler de revenir ici tout de suite au lieu d'agir comme des kamikazes mais il paraissait évident que cela ne ferait qu'attirer l'attention de ceux qu'il voulait absolument éviter.

« Mais qu'est-ce qu'ils fichent ? » Se contenta t-il de faire entendre pour lui-même avant d'ouvrir la porte et retourner à l'intérieur.

Il prit un instant de réflexion, puis se rua dans le salon, n'ayant pour but que de vérifier si la baie vitrée donnant sur le jardin n'avait pas été forcée. Si ce n'était pas le cas il pourrait envisager un moyen de la barricader, sinon, il n'aurait d'autre choix que d'user de son arme qui bien heureusement bénéficiait d'un silencieux.

Kyle Collins

Anonymous
Invité
Ven 25 Mar 2016 - 20:53
Personne ne prit la peine de me répondre ou de m’accorder la moindre attention, et pour cause : j’avais perçu quelques mouvements dans les ombres qui me fit lever la pointe de ma flèche encochée sans vraiment bander mon arc. Je savais d’expérience qu’un arc bandé était similaire à une arme chargé sans sécurité, la détente de la corde pouvait en surprendre plus d’un.
Enfin, c’était la théorie qui voguait dans l’océan de confusion régnant dans ma tête. Si le sujet était assez familier, le contact de l’arme et sa manipulation gênait mes doigts peu habiles. Une raison supplémentaire de ne pas tenter le diable, bien que j’étais prêt, au cas où.

Je comprenais alors qu’il y avait plus urgent à l’instant même où le brouhaha d’une marée de zombies s’élevaient jusqu’à nous.

J’avais à peine eut le temps de vraiment calculer tout ce charabia que la femme devant moi s’éloignait plus encore. Comment ne pas comprendre que c’était suicidaire, et qu’ils ne feraient pas le poids ? Si le grand chauve parvenait à l’emmener en arrière, je me placerais à leur côté pour tenter un repli stratégique, prêt à défendre la manœuvre si je percevais une menace bien trop proche pour être ignoré.

« Vers la maison. » Les aurais-je apostrophés d’un murmure porté pour aider Mark dans sa démarche de persuasion.

Si en revanche il ne parvenait pas à la contraindre, je me chargerais de tenir la ligne de retraite la plus dégagée possible restant en arrière légèrement en retrait afin qu’ils ne se retrouvent pas encerclé sans le vouloir.

Evènements

Anonymous
Invité
Ven 25 Mar 2016 - 21:34
Melody, toujours sujette à sa perte de vue importante, voyait tout de même Elizabeth l'inciter à la suivre, un choix qui lui appartiendrait en tous les cas. Pendant ce temps, en bas, toutes deux, particulièrement Elizabeth qui était complètement lucide alors que la chasseresse était désorientée, auront pu entendre du mouvement dans l'entrée du rez-de-chaussée, rien de très bruyant mais impossible d'en avoir le coeur net.

Choisissant de privilégier la sécurité de la maison, James se rendit dans le salon après avoir rapidement ouvert la porte et découvrait que la baie vitrée est intacte, rien ne s'est invité à l'intérieur. Seulement par cette même vitre il pouvait voir une bonne cinquantaine de rôdeurs dans la plaine, couvrant son champs de vision, qui se rapprochaient et dont une partie était à moins de cinquante mètres de cet accès fragile. Il lui sera libre d'entamer la mise en place d'une barricade.

Jena, prise d'une envie bien personnelle d'en découdre avec ces rôdeurs, et bien que ce soit peine perdue face aux centaines de monstres qui couvraient toute la rue, s'avança dans la direction des premières lignes tandis que ces mêmes rôdeurs, une trentaine au moins pour le moment, beuglaient en s'avançant vers le groupe en retour, laissant Jena en cible de choix pour ces mangeurs de chair. Braquant son arme en usant du faisceau lumineux pour viser, ce qui était tout de même loin d'être idéal avec cette sombre nuit, elle tire quatre balles étouffées par le cylindre du silencieux, touchant en toute évidence plusieurs des cadavres regroupés sans qu'aucun ne paraisse tomber cependant.

A ce moment là Mark vint - ayant réagit plus tardivement encore à lui courir après - pour l'attraper et l'inciter à le suivre avec fermeté. Reste à connaître le choix de Jena, qui enchaînait dans tous les cas de l'éloignement de Mark commençant à instaurer quelques mètres de séparation supplémentaires entre lui et les morts qui avançaient de concert et en masse, une marche qu'aucun film d'épouvante n'aurait pu rendre plus horrifiante.

Johann, qui finira par partir en arrière au moment où Mark entamait sa retraite, filera vers la tente dans le but d'y récupérer ses affaires et celles de son camarade, s'encombrant des sacs de couchage en ayant ainsi les bras chargés pour ressortir et se diriger vers la maison.

Kyle, lui, demeurait dans la cour, en retrait de Mark et Jena mais sans rejoindre Johann encore, attendant de voir si Jena se décidait à suivre l'ex-mineur qui entamait une course en arrière pour fuir la menace.  

Pour tous, les morts de la plaine étaient encore à quelques dizaines de mètres de distance de la maison et de sa cour, tout comme ceux de l'Est qui avançaient vers Jena avec grande envie d'assouvir une vaine faim arrivaient tout juste à l'intersection, c'est surtout la venue de bien d'autres rôdeurs depuis la rue au nord qui avait de quoi alerter : ils ne tarderont pas à se mêler aux rôdeurs de l'Est. Pour sûr, ils étaient complètement encerclés et la cour serait envahie sous peu.

Johann Libert

Anonymous
Invité
Sam 26 Mar 2016 - 0:10
J’avais vu juste, la cour était encore déserte et les tentes en zone sûre. Je ne m’arrêtais que juste devant la nôtre dans un glissement de gravier et d’herbe, ouvris  le pan de toile de l’entrée et me jetais à quatre pattes dans l’étroit habitat pour récupérer fissa ce qui me passait sous la main, jetant une partie dehors pour les récupérer plus à l’aise. Je me relevais, les sacs à dos dans une main, sacs de couchage sur l’épaule, et bien sûr ma veste dans le tas. Je jetais un coup d’œil sur la tente de Jena. J’étais sincèrement désolé pour elle, mais si y avait des trucs à récupérer, il allait falloir qu’elle se débrouille, ou que ça survive aux prochains jours. Je me trouvais déjà passablement con d’être revenu en solo sans en rajouter encore.

Je ne savais pas ce que les autres étaient en train de faire, mais le deal était clair : à mes yeux, la maison était la seule option possible et je me dirigeais le plus rapidement possible vers la porte d’entrée en contournant la façade. Si j’avais du bol, ceux qui étaient partis sur la route seraient là en même temps pour m’ouvrir la porte, autrement j’allais devoir me démerder à lâcher une partie du chargement, soit les sacs, ouvrir la porte, pour ensuite les reprendre et m'engouffrer à l'intérieur, et si personne n'était derrière moi, la refermer d’un coup de pied bien senti. Seule chose de sûr, s’ils étaient encore dans la cour, je n’allais pas attendre sur eux.

Une fois dans l’entrée, je jetais le tout pêle-mêle moitié en bas de l’escalier, moitié contre la porte du couloir de droite, puis passais dans la partie salon sans savoir si j’y trouverais quelqu’un et après un temps d’adaptation visuelle, aperçu notre doc’.

- James ! On dirait qu'une sacré quantité de rôdeurs arrivent…

J’ignorais s’il savait et j’ignorais encore plus qu’il y en avait également derrière la maison. Je ne finis par ma phrase, la laissant là en suspens, prêt à en dire plus s’il me le demandait, et économisant ma salive si il était déjà au courant. J’étais prêt à lui donner un coup de main, quoiqu’il puisse me demander s’il en avait besoin.

Jena Higgins

Anonymous
Invité
Sam 26 Mar 2016 - 0:59
Face à cette horde et animée d’une nouvelle bouffée de colère qui refusait tout simplement d’admettre la réalité cauchemardesque qui s’étalait pourtant devant moi, je pressais la queue de détente de mon arme à quatre reprises, avant que je ne sente la poigne ferme et urgente de Mark se refermer sur l’un de mes bras. Les yeux rougis et humides de larmes rageuses qui menaçaient de déborder, autant en proie à la douleur d’un deuil impossible à faire qu’à la crainte de me retrouver de nouveau prisonnière d’une marée de cadavres, c’est à peine si j’eus le temps de voir que je n’avais abattu aucun de ces monstres, malheureusement. Je me blâmais de ne pas m’être plus entraînée à tirer avec mon arme au canon alourdi par la présence de la lampe tactique en son extrémité, à moins que mon échec à n’abattre ne serait-ce que l’une d’elles ne soit l’effet du froid, de la colère et des tremblements. Qu’en savais-je ?

Je m’en moquais car Mark ne me laissa pas le loisir de m’étendre sur le sujet, passant ses bras épais dans mon dos et derrière mes cuisses pour me soulever et m’arracher à ma position. D’abord prise au dépourvu par son geste, il me fallut quelques secondes pour réaliser pleinement ce qu’il venait de faire. Un observateur extérieur ou une personne douée d’une once de bon sens aurait parfaitement compris qu’il me sauvait juste d’une mort certaine et affreuse. Mais pas moi. Tout ce que je voyais là, c’était que le colosse me privait de ma vengeance, m’empêchait de déverser mon déluge de feu aveugle et rageur sur ces créatures.

Ainsi, quelques instants après que l’homme eut commencé à nous rapatrier vers la maison, je m’étais débattue avec une certaine vigueur contre son emprise, jusqu’à me libérer de ses bras et cette position que je trouvais parfaitement ridicule, et vexante. Mes deux pieds retrouvèrent finalement le contact froid et rugueux du bitume, et je lançais un regard furibond vers l’homme, peu importait d’ailleurs l’intelligence salvatrice de son geste ou qu’il m’ait vu. J’étais bien trop hors de moi pour raisonner à cela.

Néanmoins, j’exécutais son conseil d’éteindre l’appendice lumineux de mon flingue de mes doigts rendus tremblants, n’y parvenant qu’à la seconde tentative. Après quoi, je lui emboîtais le pas en me dirigeant vers la maison pour en regagner l’intérieur, courant bien moins vite que Mark dont je ne partageais ni la stature, ni l’avantage de porter des godasses ; des foulées plus petites et moins appuyées afin de ne pas me massacrer les voûtes plantaires. Je jetais simplement un dernier regard vraiment mauvais par dessus mon épaule, en direction de la marée de morts qui venaient de toutes parts, et dont les râles ne cessaient de s’amplifier en échos toujours plus terrifiants, dans une extrêmement angoissante impression de déjà-vu.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Sam 26 Mar 2016 - 13:57
La silhouette et la voix bien reconnaissables d'Elizabeth ont au moins le mérite d'empêcher Melody de sombrer dans la panique la plus totale avec sa vision pratiquement absente. Malgré le voile de brouillard, elle parvient à garder son regard sur l'autre brune, la laissant lui lever le nez devinant que Liz doit chercher à pouvoir mieux distinguer les yeux de la chasseuse. Les paroles de Liz se frayent un chemin dans l'esprit désorienté de Melody qui se contente de hocher la tête pour lui donner son assentiment avant de quand même marquer son acceptation de ce qui lui est proposé par un :

- D'accord.

Devant se fier à Elizabeth pour se redresser et progresser vers la chambre où James et Liz dorment, elle se sent totalement impuissante et vulnérable ne parvenant qu'à peine à distinguer les contours du couloir puis du chambranle de la porte et enfin du lit. Ce qui la frustre quand même grandement en plus de tout le reste mais si elle n'accordait pas sa confiance à Liz dans cette situation, ce n'est pas à un autre moment qu'elle aurait pu le faire surtout que l'autre belle brune est visiblement la seule à avoir entendu ou vu Melody s'écrouler. Laissant Elizabeth la guider jusqu'au lit avant de s'y asseoir puis de s'accrocher au rebord du matelas de toutes ses forces ayant carrément peur de ne pas parvenir à rester assise. D'une oreille elle suit les mouvements de Liz dans la chambre tout en lui expliquant ce qu'il s'est passé ou du moins en essayant.

- Je...J'ai voulu regarder par la fenêtre du palier ce qu'il se passait dehors...Mes yeux se sont embrasés comme si on m'avait lancé du feu au visage...Je crois que j'ai hurlé et la douleur m'a fait m'écrouler. Et...en rouvrant les yeux quand la douleur s'est estompée, j'ai à peine discerné ta silhouette.

Et elle en sait pas plus, tout du long de ses paroles, elle a plissé les yeux et encore essayé de se les frotter pour faire partir ce voile, se mettant à trembler alors que la panique revient au galop dans son esprit.

- James, tu sais où il est ? Il comprendra peut-être ce qu'il m'arrive lui...

Les larmes elles aussi reviennent en trombe, accrochée au rebord du lit elle sanglote laissant entrevoir à Elizabeth que même si les circonstances sont particulières elle est bien plus fragile qu'elle ne veut le laisser croire. De là si Liz lui propose d'aller chercher James ou de l’appeler, elle ne bougera pas du rebord du lit et si jamais Liz lui proposait d'aller rejoindre James, elle finira par lui dire oui.

Mark Logan

Anonymous
Invité
Sam 26 Mar 2016 - 15:09
Rejoignant Jena un peu trop tard, Mark ne peut qu'assister aux tirs de la blonde avant de la prendre dans ses bras pour rejoindre la maison et l'abri qu'ils y trouveront. Comment ne pas remarquer au passage les larmes qui ravagent le visage de la damoiselle ? S'il ne s'attarde pas dessus à essayer de comprendre le pourquoi du comment, il s'en pose malgré tout la question en la soulevant ainsi. À peine le temps de faire demi-tour et quelques mètres que Jena se débat et parvient à se libérer de l'ex mineur pour revenir les deux pieds sur le sol, il se stoppe net pour la regarder faire prêt à l'empêcher de repartir dans l'autre sens si l'envie lui en prend. Mais non la blonde se contente de le fusiller du regard avant de l'écouter pour éteindre la lampe de son arme. Il esquisse un sourire en coin avant de lui lâcher :

" Déteste moi si tu veux, je le referais si besoin est !"

Pourquoi pense t-il nécessaire de préciser cela ? Peut-être parce que la seule chose qui compte est bel et bien qu'elle reste en vie. Ce qui est purement égoïste au final et heureusement qu'il fait nuit parce qu'entre le contact de la peau froide des cuisses de la belle sur celle tiède de ses mains et son corps qu'il a eu contre lui ne serait-ce que pendant une poignée de seconde, cela lui a réveillé bien des envies qui en plein jour seraient visible à travers le tissu de son pantalon. Des envies, des pulsions dont il a conscience qu'elles sont mal venues mais contre lesquelles il n'arrive à pas lutter totalement.

Finalement à peine la lampe éteinte Jena démontre qu'elle daigne enfin se montrer raisonnable en amorçant la poursuite de leur chemin vers la maison. Mark ne peine nullement à lui passer devant, lui ouvrant la voie, sa main droite revenant sur la garde de son couteau de combat, prêt à le sortir et s'en servir si un seul zombie se met entre lui et la maison. Pour autant et malgré les râles grandissants des suppôts de Lucifer autour d'eux, l'homme veille à ne pas distancer Jena au cas où elle ait besoin d'un coup de main sur le chemin.

James F. Everett

Anonymous
Invité
Sam 26 Mar 2016 - 19:49
La baie vitrée était intacte et rien ne venait la forcer encore, ce qui soulagea, sur ce point uniquement, le chirurgien qui baissa le canon de son fusil en expirant. Mais pas de temps pour se reposer sur ses acquis, il devait agir vite pour préserver le salon d'une invasion de masse qui serait la ruine de tout le groupe. Car il en avait plus que conscience, il était impossible d'isoler le salon du reste de la maison, celui-ci donnant sur les escaliers et le couloir de la buanderie et de la salle de bain. Qui plus est incontournable pour rejoindre le garde-manger à deux pas de la baie vitrée en question. Leur seul espoir était de le préserver aussi bien en protégeant les accès fragiles qu'en cachant aux morts-vivants leur présence.

Ni une, ni deux, il s'élança en courant dans le salon pour poser à toute vitesse son fusil sur le plan de travail et commença à dégager les chaises autour de la table, ayant pour but de la libérer afin de s'en servir en premier lieu pour la barricade, de quoi caler le canapé entre ses pieds ensuite et former une protection très sommaire et potentiellement vaine, mais il se devait d'essayer. Ils avaient perdu leur camp à cause d'une armée de rôdeurs, peut-être même celle-là qui s'apprêtait à déferler sur eux, et maintenant qu'ils avaient trouvé un nouveau point de chute pour espérer reconstruire, ils allaient tout perdre à nouveau ? C'était inadmissible, intolérable, il ne pouvait envisager ne serait-ce que de quitter cet endroit en laissant la moitié de leurs affaires derrière eux, de toute façon à l'écoute de ce qui arrivait de toutes parts, ils avaient peu de chance de pouvoir partir sans tous ou en partie y rester. Ils devaient tenir le siège et se faire discrets, c'était la seule option acceptable dans l'immédiat.

Si Johann venait comme prévu à sa rencontre, il lui répondrait très simplement, le ton nerveux illustrant son début de panique à l'idée que des monstres s'invitent chez eux en nombre. « Et bien plus, il y en a peut-être des centaines dans la plaine et ça a l'air d'arriver de partout. Viens m'aider ! On doit barricader la baie vitrée et les fenêtres avec ce que l'on peut ! »

Sur cette demande relevant plus de l'injonction encore une fois, il tenterait de basculer la table sur le coté de la façon la plus contrôlée possible pour ne pas faire hurler ses pieds contre le sol, il ne manquerait plus qu'ils indiquent bêtement aux rôdeurs de la plaine leur position de façon audible. Après cela, il soulèverait un coté de la table et essaierait de l'amener vers la baie vitrée en faisant le moins de bruit possible, quitte à y aller plus lentement. L'aide de Johann lui serait certainement précieuse dans ce moment, ils n'avaient pas beaucoup de temps et la moindre erreur leur serait fatale, il le savait.

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Sam 26 Mar 2016 - 19:50
Dès que le bouton de son jeans fut attaché, Elizabeth s’était déplacée vers l’encadrement de la porte, restant à moitié à l’intérieur, et à l’extérieur, finissant de se préparer une oreille tendue vers Melody, l'autre vers les escaliers. Ce qu’elle entendit en bas ne la rassura pas particulièrement incapable de comprendre ce qu'il se passait, ni les mots de la jeune femme assise sur le lit d’ailleurs. Elle semblait profondément choquée, peinée, blessée. Elle percevait la détresse dans sa voix et sa désorientation, ce qui la poussa à abandonner son emplacement et revenir vers elle, s’agenouillant en face, et saisissant ses épaules de ses mains, ni fermes, ni brusques.

« Peut-être un effet… de nos … dons… tu sais ? On sait tous que quand ça se manifeste, ça nous donne des grosses migraines, presque insupportable. Je n’ai pas d’explication logique… mais je ne vois rien d'autre... il n'y avait personne avec toi. Je suis là, et je te protège au cas où mais James est… »

Pivotant la tête vers la porte, le regard inquiet de ne pas entendre les autres rentrer dans la maison, ni d'avoir de retour de son amant, elle finit par continuer.

« Il est descendu. Les morts ont envahi la plaine. Ils se dirigent droit sur la maison. Je sais que tu as mal et je ne peux pas t’aider, mais si James le peux… et aussi parce qu’il va falloir qu’on barricade les fenêtres du bas, dès que tu te sens prête … dès que tu te sens prête, on descend. D’accord ? »

Ses mains avaient glissé de ses épaules jusqu’aux mains de Melody pour les empoigner et tenter de lui donner assez de force, pour lui montrer qu’elle ne l’abandonnerait pas et lui insuffler assez de courage pour coopérer à nouveau. Il n’y avait pas de temps à perdre, et si James était capable de la remettre d’aplomb, son aide ne serait vraiment pas négligeable pour les événements qui suivraient.
Si elle accepte et dès qu’elle le sentira, Elizabeth entraînera à nouveau Melody à sa suite, jusqu’à l’étage inférieure. Elle se sera aidé de la lampe torche pour s’orienter dans un premier temps, mais l’aura coupé dès qu’elles auraient atteint le palier. Si les morts n’étaient pas loin, elle ne voulait pas risquer d’attirer l’attention vers la maison.

Kyle Collins

Anonymous
Invité
Sam 26 Mar 2016 - 20:43
Toujours à assurer la retraite en toute sécurité des deux lascars qui n’avaient même pas pris la peine de me répondre, et de surcroit de me prêter la moindre attention, je pestais à nouveau intérieurement vis-à-vis des novices qui n’avait aucune pratique tactique, ni même de notion d’évolution en territoire hostile en équipe.

Je grondais intérieurement, mais ce n’était pas le moment de faire des fantaisies et de taper une scène en pleine situation dangereuse. Dans le pire des cas, ils se feraient bouffer pour avoir pensé à leur orgueil plutôt qu’à l’union. C’était ça aussi le problème des unités recomposées. On avait tous appris à se fier à nos frères. On avait appris, souffert, partagé tous ensemble. Et puis, il y avait des morts. D’un côté et de l’autre. Un vrai gruyère où il fallait combler les trous.

Comment refaire confiance en pleine situation de crise sans avoir vécu, sans connaitre ? Mais il y avait intérêt avec faire des efforts, ou l’arrogance conduirait les membres de cette nouvelle équipe à s’autodétruire sans le vouloir.

Je m’assurai donc que la porte d’entrée restait gardée et ouverte le temps que les deux gus se replis à l’intérieur, puis jeta un dernier coup d’œil aux alentours pour être sûr de ne laisser personne en arrière, me tenant prêt à tirer si une menace s’apprêtait à franchir l’entrée, puis refermerais la porte sur nous trois, la verrouillant même si la clé se trouvait sur la serrure.

« Hey les bleus » Les apostrophais-je. « La prochaine fois, va falloir faire en sorte de pas vous considérer seuls au monde. »

Je finirais par les planter, m’éclipsant dans le couloir à droite pour être prêt à continuer dans notre lancée. On était tout sauf en sécurité.
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