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[Spécial] A minuit l'on dit que le diable vient - 25/02/35
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Evènements

Anonymous
Invité
Sam 26 Mar - 21:48
Les bras chargés, Johann s'était rendu à la maison et tandis que Jena, Mark et Kyle en tête venaient à leur tour, referma la porte d'un geste du pied bien senti avant de laisser tomber ses affaires de-ci de-là, puis trouva James dans le salon. Celui-ci avait posé son arme sur le plan de travail et dégagé les chaises autour de la table, répondant à la rétorque de Johann avant de faire basculer la table et la soulever, commençant à la tirer assez lentement car celle-ci pouvait faire un bruit monstre sur le sol, étant déjà assez audible du crissement du bois en dépit de l'attention du chirurgien. Peu après, Mark, suivi de Jena - celle-ci en boxer et haut léger - puis de Kyle, entraient à l'intérieur.

De leur coté, Mark devançait Jena et tous deux revenaient vers la maison, pouvant voir devant eux Kyle qui avait été proche d'eux depuis peu et qui, malgré que les deux compères aient ignoré sa présence et ses interpellations, était malgré tout resté pour les aider éventuellement. Ainsi Kyle était revenu vers l'entrée le premier et vit de loin Johann, qui était parti en tête depuis bien deux minutes, fermer la porte d'un coup de pied en dépit du fait que les trois autres étaient dehors. Il fut le premier arrivé et rouvrit l'entrée pour laisser Mark et Jena passer, tentant de verrouiller la porte d'entrée sans succès, rien ne le permettant, puis leur lança une réplique bien sentie avant d'aller dans le couloir de la salle de bain. Tous trois auront pu voir Johann dans le salon et James également, torse et pieds nus, qui tirait la table du salon basculée sur le coté avec prudence, les chaises dégagées tout autour, dans le but de rejoindre la baie vitrée.

A l'étage, Elizabeth et Melody pouvaient entendre qu'il y avait du raffut en bas et même distinguer la voix de Johann tout d'abord, James ensuite - difficilement mais possiblement, et pour finir celle de Kyle. Sous les encouragements d'Elizabeth, toutes deux se dirigeraient vers les escaliers et les descendraient, assez lentement car Melody y voyait toujours trop flou, ne distinguant que les formes des murs, des escaliers et de toutes les autres choses avec une grande difficulté à mesurer les distances. En bas, elles tomberont sur Jena et Mark, présents dans l'entrée, cette dernière en boxer et haut léger.

A l'extérieur et à travers les fenêtres donnant vers le nord, ils pourront tous voir que les innombrables morts, dont les deux hordes depuis l'Est et le Nord se rejoignaient, entraient dans la cour, les uns suivant les autres, guidés par la trentaine des premiers rôdeurs qui avaient suivi Mark et Jena, eux-même guidés par la lumière de la lampe-tactique de cette dernière qui n'avait pas manqué de faire de l'animation dans la course aux bras de Mark. Du coté de la plaine, à travers la baie vitrée, l'on pouvait voir les morts avancer pour le plus gros vers l'Est, passant aux abords de la maison à environ vingt cinq mètres pour les plus proches, le reste errant vers le Nord et l'Ouest.

Jena Higgins

Anonymous
Invité
Dim 27 Mar - 10:38
Parvenant en bonne dernière à l’intérieur de la maison, à la suite de Mark et m’engouffrant d’un pas vif par la porte d’entrée maintenue ouverte par l’un des derniers arrivants, je laissais ce dernier la refermer derrière moi tandis que je m’arrêtais au pied des marches menant vers l’étage, m’adossant contre le pan de mur qui séparait le couloir de l’entrée. Portant ma main désarmée à mon visage, j’essuyais les larmes qui me brouillaient la vue d’un geste rapide et soufflait un grand coup, reniflant et cherchant à reprendre le pas sur mes émotions.

A la remarque de Kyle, j’avais dévissé ma tête dans sa direction en le gratifiant d’un regard noir lui aussi - tant qu’à faire, ils allaient tous y passer - me sentant piquée au vif dans ma fierté. J’estimais ne pas avoir de leçon de survie à recevoir d’un autre de ces mecs revenus d’entre les morts ; et ce malgré une certaine justesse dans ses propos que j’aurais pu entendre, comprendre et même partager si la situation n’avait pas été si chaotique.

Laissant l’archer disparaître dans le couloir pour vaquer à ses occupation sans avoir l’envie ni le temps de me lancer dans un débat bien malvenu, je détachais mon dos de contre son appui et rejoignais finalement le salon où se trouvaient James, Johann et potentiellement Mark. Avisant que le médecin du groupe se trouvait déjà à la tâche, manoeuvrant la table du salon pour tenter de barricader la porte fenêtre donnant sur le jardin, j’interpellai pour ma part le rouquin et le chauve à mi-ton, pour ne pas attirer l’attention plus que je ne l’avais déjà fait auparavant.

“Le canapé…” je pointais l’objet de mon intérêt trônant dans un coin du salon du doigt “...contre la porte d’entrée.” Là encore, j’avais orienté mon bras vers l’entrée, histoire de bien illustrer mes propos.

Puis, j’aurai traversé le salon pour tenter de prêter main forte au chirurgien à déplacer la table, normalement plus légère que le canapé pour ma carrure. Un James dont la tenue vestimentaire me laissait supposer qu’il avait autant été pris de court que moi par la situation, bien qu'il était délicat dans notre situation de profiter pleinement de la vue.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Dim 27 Mar - 13:53
- Mon don s'est déjà déclenché et ça ne m'a jamais fait ça.

Parvient-elle à glisser entre deux sanglots tout en s'accrochant désespérément aux mains que Liz est venue mettre dans les siennes. La violente migraine elle la connait, tout comme elle arrive plus ou moins à déclencher son pouvoir sans être sous le joug d'une émotion forte. Mais après tout peut-être que Liz a raison, peut-être que dans son état physique cela lui joue des tours, ce qui n'est quand même pas pour la rassurer. Prête, non elle ne l'est pas, à l'idée de devoir traverser la chambre puis le couloir et enfin braver les marches de l'escalier sans voir autre chose que les contours cela la panique un peu plus. Pourtant elle n'a pas le choix à entendre l'autre belle brune, James n'est pas là, les morts vont encercler la maison, Liz doit mourir d'envie d'aller aider les autres, refuser de bouger reviendrait à rester seule pendant elle ne sait combien de temps. Et pour une fois dans sa vie, elle refuse de se retrouver seule livrée à elle même.

Melody donne son accord à Elizabeth pour rejoindre le rez de chaussée, sans parvenir à contrôler réellement ses pleurs et le tremblement de ses jambes et de son corps en général, elle se lève et les deux femmes peuvent bouger. La chambre et le palier restent relativement simple à franchir par contre l'escalier en lui même lui donne le tournis, incapable de jauger des distances ses pas se font hésitant, la faisant butter dans une marche ou deux. Ne la laissant debout que par des réflexes désespérés pour se stabiliser sur le mur et agripper un peu plus fort la main d'Elizabeth. À mesure qu'elles descendent l'ouïe de Melody est assaillie par les bruits montant du salon, par les râles des morts à l'extérieur, une porte qui claque, d'autres bruits précipités. La dernière marche et retrouver le plancher des vaches manque une nouvelle fois de la faire trébucher alors qu'elle perçoit devant elle les silhouettes de Jena puis de Mark qui ne semblent pas rester en place.

De sa main gauche Melody cherche le mur, le rencontrant un peu trop violemment ce qui lui procure une nouvelle montée de douleur en partance de son épaule. Elle doit se faire violence pour s'appuyer au mur, tout en lâchant la main d'Elizabeth et en lui soufflant.

- Va les aider, je reste là, juste prévient James s'il te plait.

Un sursaut de volonté et de courage qui lui font dire que Liz sera plus utile à aider les autres quoi qu'il se passe vraiment plutôt que de la voir rester et veiller sur elle. L'appui de Liz lui manque déjà, lui laissant l'impression d'être isolée de tous malgré les bruits qu'elle entend, la brune a envie de se raviser et de demander à Liz de rester là. Pourtant le dos contre le mur, elle se laisse glisser jusqu'au sol, assise par terre elle sent l'arrête de la première marche de l'escalier lui toucher les côtes sur son flanc droit. Toujours tremblante et en larmes, Melody essaye encore et toujours de chasser ce voile de ses yeux et d'y voir enfin quelque chose.

Mark Logan

Anonymous
Invité
Dim 27 Mar - 14:37
Mark avait bien aperçu la silhouette de l'homme non loin de lui et de Jena mais comment dire, il s'en foutait totalement oui c'est bien ça, il n'y a que le joli fessier de la blonde qui compte et de la mettre en sécurité. De toute manière devant la marée de morts à part mettre son cul aussi à l'abri que possible il n'y a rien d'autre à faire et puis soyons franc mais l'afflux sanguin dans son corps n'est pas forcément entrain d'irriguer son cerveau depuis qu'il a tenu Jena dans ses bras. Tout ça pour dire qu'il ne se rend réellement compte de la présence de l'homme qu'une fois arrivé dans la maison avec la porte fermée et au moment ou celui-ci les apostrophe avant de partir dans le couloir de droite.

"Sorry blondinette, t'as qu'à avoir des boobs"

Cela a failli lui échapper, se retenant à temps avant de sortir sa connerie, son attention se reportant sur Jena toujours vêtue du pull gris qu'il lui a passé et qui la rend presque encore plus sexy que quand elle était juste en boxer et petit haut. Partant dans le salon avec elle pour voir James en pleine action sur la table du salon, visiblement il essaye de l'entraîner jusqu'à la porte-fenêtre vers la cuisine aidé ou non par le roux. D'ailleurs Mark pourrait parier que le roux n'a aucune intention d'aider qui que se soit comme il l'a démontré quelques jours plus tôt dans le Centre Commercial. Pour autant l'ex mineur n'a pas le temps de bouger d'un poil que Jena le choppe à parti pour lui ordonner de s'occuper du canapé et de la porte d'entrée de la maison. Un de ces jours il faudra qu'il ait une sérieuse discussion avec la blonde concernant sa propension à filer des ordres aux autres mais pour le moment Mark soupire et se secoue façon je m'ébroue avant de se diriger vers le canapé, lâchant lui aussi à demie voix :

"Oui chef, à vos ordres chef."

Empoignant le canapé, Mark entreprend de le soulever d'un côté puis de le faire glisser sur le sol aussi silencieusement que possible vers le passage menant vers la porte d'entrée.L'idéal serait de mettre le canapé debout en appui contre la porte d'entrée mais pour cela il lui faudra le redresser et l'orienter de manière à rejoindre la dite porte puis de l'y appliquer. Déjà qu'il bouge le canapé et dès que cela sera nécessaire, Mark essayera de redresser le canapé pour le mettre contre la porte tout en veillant à ce qu'il ait assez de pied pour tenir le choc. Johann venant s'en mêler pour lui parler de chaises, il est mignon le rouquin mais a t-il seulement vu les centaines de zombies dehors ? Ce ne sont pas des chaises qui vont les stopper. Le roux se mettant finalement à l'aider, ce qui devrait être largement plus facile maintenant pour faire passer le canapé et le poser en place.

Johann Libert

Anonymous
Invité
Dim 27 Mar - 14:48
La réponse de James me fît froid dans le dos. Des centaines ? Dans la plaine ? On allait être encerclés sans espoir de fuite. J’avais comme une sale impression de déjà-vu. Sans tarder plus, je le rejoignais et empoignais l’autre côté de la table, pas besoin de me faire un dessin pour que je devine ce qu’il avait en tête, surtout muni des infos qu’il venait de ma balancer. Je jetais un regard fébrile vers la baie vitrée, redoutant de les apercevoir. J’aurais préféré, d’ailleurs, ne pas les apercevoir du tout. Cette fenêtre, c’était un sacré point faible.

Le barouf qui ne tarda pas à se faire entendre dans l’entrée m’indiqua que les autres arrivaient. Tous ? Je ne pris pas la peine d’y être attentif. Jena déboula dans le salon, l’air pas dans son assiette. A sa demande, logique, je lui laissais ma place sans rechigner pour aider James avec la table et mis de côté mon petit désaccord avec Mark pour rejoindre le balaise. Je lui lançais vite fait mon avis, trouvant la suggestion de Jena pas la plus avisée, mais il empoignait déjà le canapé.

- On va se faire chier à le passer, tu veux pas plutôt prendre les chaises pour la porte ?!

Non, il voulait visiblement pas, décidé à traîner le gros meuble en travers du passage. Soit. De toute façon j’allais pas en discuter des heures pour savoir si c’était fondé ou pas, et je m’y mettais pour lui donner un coup de main à redresser le canapé pour le passer dans le couloir, écartant d’un coup de pied les sacs de couchage en travers, pestant dans ma barbe contre tout et rien, les rôdeurs, les déménagements, et l’inventeur du canapé 3 places qui fait le poids d’un bœuf mort.

James F. Everett

Anonymous
Invité
Dim 27 Mar - 19:27
Le toucher froid du plancher au sol se rappelait à ses pieds, il fallait dire que bien qu'ils étaient entrés à l'intérieur, ils étaient loin d'être au chaud. Ni chauffage, ni cheminée hébergeant un feu pour les réchauffer, rien que des murs à l'isolation bonne mais relative. Il continua pourtant son avancée avec l'aide de Jena qui était venue soulever avec lui la table, faisant en sorte de rejoindre alors au plus vite la baie vitrée sans bruit pour la caler en long, pieds vers l'intérieur, ne pouvant couvrir toute la baie si elle devait être placée debout. Dès que la table serait mise en place, il regarderait autour de lui et ferait un signe de main sommaire à Jena avant de l'interpeller à voix mesurée.

« Aide-moi à ramener la bibliothèque. »

Toujours au pas de course, prit par une vive volonté de faire au plus vite pour protéger leur modeste foyer, il se hâta de rejoindre la bibliothèque en question qui était assez grande, idéale pour bloquer la double-porte vitrée mais vraiment imposante même avec Jena. C'est pourquoi, tout en prenant appui sans soulever encore le meuble, il sifflerait légèrement et brièvement en direction de l'entrée où du monde semblait se rassembler afin d'attirer leur attention, sans encore distinctement définir qui y était exactement en dehors de Mark et Johann. Il s’efforcerait de garder une portée de voix moyenne malgré que la situation le pousse à l'élever.

« On a besoin d'un coup de main ici ! Il faut sécuriser la baie vitrée, il y en a des centaines dans la plaine ! »

Restait plus qu'à espérer qu'on viendrait rapidement les aider, car nul doute que sans cela, à moins de faire un barouf long et monstrueux qui réglerait la question d'être ou non repérés des morts, ni lui ni Jena si elle avait consenti à l'aider ne parviendront à déplacer cette masse de bois le plus silencieusement possible.

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Dim 27 Mar - 20:07
Melody l’avait lâché, et de sa voix toute tremblante, la poussait à la laisser pour s’occuper du plus urgent. Tiraillée entre aller aider les autres et ne pas abandonner sa camarade dont elle ne parvenait pas à ignorer les sanglots, Elizabeth resta un bref instant indécise, immobile à ses côté, avant de s'assurer que la femme blessée soit assez en sécurité et que personne ne trébuche dessus par inadvertance. Sans lumière, elle-même devait forcer sur ses yeux pour discerner assez précisément les éléments qui se trouvaient autours d’elle, il devait sans aucun doute en être de même pour les autres.

« Je vais chercher James, ne bouge surtout pas. »

Elle n’avait pas perdu de temps, dès qu'elle avait fini ses mots, elle se tourna dans le salon à la recherche du médecin, et sa voix lancée à travers la pièce l’aida à le localiser très facilement. Traversant la salle qui s’était rapidement vidée des meubles qui la contenaient à une vitesse expéditive, elle attrapa le bras nu de celui qui, quelques dizaines de minutes plus tôt, emplissait son âme et son corps de long frissons délicieux, pour attirer son attention.

« James. Melody est très mal en point, je l’ai laissé au bas des escaliers, mais elle a besoin de toi.»

Elle hocha la tête à plusieurs reprises à son égard en espérant qu’il en perçoive le mouvement. Inspirant profondément, commençant à saisir la nature et l’ampleur du don qu’elle avait développé à son retour à la vie, elle tenta désespérément de faire fonctionner ce dernier pour donner à son amant un regain d’énergie exceptionnel ou inespéré.
Le contre coup aura été de flancher en s’affaissant contre le mur, incitant James rapidement après à ne pas s’occuper d’elle par un geste équivoque de la main. Elle s’en remettrait, il n’avait plus qu’à donner le meilleur de lui-même pour le prochain choix qu’il ferait.

Kyle Collins

Anonymous
Invité
Dim 27 Mar - 21:08
J’avais rangé la flèche dans son emplacement près du band d’arc, et passé la partie solide dans mon dos, les cordes tendus contre mon torse afin de me dégager de cette prise gênante. Le couloir comportait trois portes, et de mes souvenirs lors d’une visite sommaire, une fenêtre dans chaque pièces. J’étais seul à être venu dans cette section de la maison, et pourtant, chacun des lieux étaient autant exposés.
J’ignorais si je pouvais avoir le temps de barricader toutes les fenêtres avant que le gros des morts, tel que je l’avais compris, ne soit sur la maison, et le moyen le plus sûr que j’avais de m’en assurer était de verrouiller la porte du débarras si une clé se trouvait sur la serrure. En cas contraire, je fermerais de toute façon la porte en espérant que cela aura au moins l’avantage de ralentir une progression si quelques-uns avaient décidés de passer par là le temps qu’on s’en occupe.
Je n’étais de toute façon pas sûr de trouver de quoi la barricader à l’intérieur et ce n’était pas une pièce vitale.

J’en aurais fait de même avec la buanderie et la salle de bain, cherchant dans un premier temps à verrouiller les salles si c’était possible, ou fermer les portes si ce ne l’était pas.

J’espérais que la chance soit de mon côté et que toutes les portes soient cloisonnées. Si ce n’était pas le cas, alors je n’aurais plus qu’à ferme la porte donnant entre les escaliers et le couloir et chercher du regard ce qui pourrait la maintenir close, définitivement : clé ou gros meuble à proximité.

Evènements

Anonymous
Invité
Dim 27 Mar - 21:59
Melody s'était glissée sur le sol, démunie face à ce qui lui arrivait et pourtant espérant que cela s'atténue, tandis qu'Elizabeth après un temps marqué d'attente se décidait à rejoindre le salon. La solitude, prise dans un tourbillon de désorientation, comme une forêt sauvage dans laquelle elle n'avait plus aucun repère, plus aucune prise, elle dérivait. Elle pouvait entendre le bruit et distinguer quelques faibles mouvements de ses alliés, entendre les râles lointains des morts qui submergeaient cette partie de Snyder de toutes parts, mais rien ne lui permettait de trouver appui pour se sortir de cet état de totale impuissance. A moins que...

Au terme des actes de ses camarades, toujours isolée, Melody se rendra compte quelques instants après le processus, que sa vision garnie d'une couche de floue se dissipait peu à peu, comme après un sommeil trop lourd où les yeux se réadaptaient, sans gêne et sans douleur, aux couleurs et aux formes, mettant dans ce cas une quinzaine de secondes avant qu'enfin, sa vue ne se reconstitue en ne laissant à la jeune femme qu'une sensation d'incompréhension. Elle retrouvait la vue, une vue dont elle percevait quelque chose de sensiblement différent.

Elle ne saurait dire si c'était les couleurs même, ou l'intensité, une sensation trop subtile pour qu'elle ne puisse mettre un mot là-dessus ou seulement une impression factice due à cette courte période sans vision. Il faudrait qu'elle prenne le temps de se réadapter, de laisser ses yeux s'exercer autour d'elle pour confirmer qu'elle pouvait de nouveau contempler le monde sans filtre malgré cette sensation, elle le contemplait même étonnament bien, donnant l'impression ajoutée qu'une lumière avait jailli dans leur maison néanmoins sans énergie. Ses camarades, les éléments de la maison, les détails des murs et du sol, elle distinguait tout cela sans aucune gêne. Quoi qu'il arrive, ce n'est que lorsqu'elle aura décidé de regarder au dehors, pour voir de ses yeux la menace ou pour toute autre raison, même par hasard, qu'elle pourra percuter de quoi il en retourne.

Les cinquantaines, mêmes centaines de morts-vivants entrant dans la cour de la maison, en horrible surpopulation dans la rue ainsi bondée, les propriétés voisines et l'état des deux bâtiments de leur camp, elle voyait tout avec une incroyable netteté. Il devait pourtant faire nuit, elle ne devrait presque rien voir dans une nuit noire et à contrario de tout ce qu'elle pouvait croire ou tenait pour logique et acquis, elle voyait l'au-dehors et l'intérieur comme en plein jour, du à son insu à la couche réfléchissante qui s'était créée au fond de chacun de ses yeux et à ses pupilles ayant inexplicablement grossit, résultats d'une évolution soudaine et radicale de la jeune femme en tant qu'être. Elle voyait la réalité et les choses, comme un nouveau-né qui découvrait tout cela avec clarté. Elle était devenue nyctalope, faisant un bon surnaturel dans son rapprochement avec la nature pour qui elle avait tant donné d'elle-même. Dans la foulée du retour de sa vision, Kyle sortait du couloir pour fermer la porte et de l'autre coté, Mark et Johann arrivaient avec le canapé dans le but de bloquer la porte d'entrée, ce qui n'allait pas tarder.

****

Au rez-de-chaussé, le groupe s'était rassemblé pour oeuvrer à une même tâche par différents moyens : sécuriser la maison menacée par la terrible et invincible armée des morts prête à fondre sur eux. Jena avait rejoint James après avoir notifié une directive claire à Johann et Mark, l'aidant à transporter la table qui s'avérait assez lourde mais rien qui ne soit insurmontable pour les deux individus qui vinrent donc l'installer contre la baie vitrée en long et non debout, protégeant les vitres et cachant la vue de l'intérieur à mi-hauteur. Insatisfait de cette très maigre protection, James demanda l'aide de Jena et se dirigea vers la bibliothèque en faisant également appel à ses autres camarades pour un soutien de force, se préparant à la manoeuvre dès qu'on lui aurait répondu.

La première à répondre fut Elizabeth, qui s'était résolue à laisser Melody au bas des escaliers pour prêter main forte à son compagnon. Mais au lieu d'user de ses bras pour soutenir la manoeuvre, elle posa sa main sur le bras du chirurgien et transmit d'une projection surnaturelle au contact une part concrète de son énergie vitale pour galvaniser ses capacités physiques et intellectuelles. James gagnait pour les moments suivants une capacité à agir par deux fois ou gonfler sa réussite à accomplir une action.

De son coté, Mark avait entamé à tirer le canapé en usant de sa force mais celui-ci raclait très bruyamment sur le sol, l'obligeant à ralentir pour ne pas alerter toute la rue et la plaine. Johann finira par le rejoindre, ayant mit davantage de temps à réagir et se décider, les deux hommes tirant ainsi le meuble vers la porte sans y être parvenus encore, cela viendra dans les moments suivants assurément car ledit meuble malgré son poids pouvait être porté par les deux hommes sans trop de barouf.

Johann:
 

Restait Kyle qui avait prit soin de se rendre dans le couloir, seul pour le moment, afin de fermer les portes du débarras, de la buanderie et de la salle de bain. Aucune n'avait de clé ou de moyen de verrouiller autrement depuis l'extérieur, cependant elles avaient dans le contexte l'avantage de s'ouvrir vers l'intérieur, ce qui faisait que même sans êtres verrouillées et sauf si un des morts-vivants de cette armée n'avait développé l'intelligence d'ouvrir justement les portes, ils ne pourraient pas les passer à moins de les casser.

Voilà une protection sommaire mais déjà bienvenue en l'état, puis il allait ensuite fermer la porte donnant sur le couloir en se retrouvant ainsi sur le palier. Il n'y avait toujours pas de clé et pour barricader cela il ne restait que le buffet du salon disponible, cependant il allait faire face à un problème : Mark et Johann arrivaient avec le canapé dans le but de bloquer la porte d'entrée, ce qui n'allait pas tarder. Dans ce cas-là, impossible de barricader directement la porte du couloir à moins de s'arranger pour que le canapé soutienne plus ou moins les deux accès.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Lun 28 Mar - 14:31
Effondrée sur le sol et toujours en proie aux tremblements et aux pleurs, la brune est forcée d'assister aux actions des autres sans rien pouvoir faire d'autre que d'écouter leurs mouvements et leurs paroles. Cherchant toujours à recouvrer la vue, elle force sur ses yeux pour distinguer les différentes silhouettes s'affairant dans le salon, essayant de discerner où ils sont, ce qu'ils font, s'ils s'éloignent ou s'approchent d'elle. Elle entend aussi les râles à l'extérieur qui ne présagent rien de bon sans pour autant avoir la moindre idée de l'étendue des dégâts. Melody fini par percevoir les silhouettes de Johann et de Mark entrain de manipuler ce qui ressemble au canapé et visiblement ils viennent vers l'escalier. Un bruit sur sa gauche lui fait tourner la tête pour apercevoir Kyle fermer la porte donnant sur le couloir et les trois pièces, le mouvement de la porte si proche de là ou elle est qu'elle peut sentir le souffle d'air dû au mouvement dans ses cheveux. Levant son visage vers l'archer, elle se rend compte qu'elle le voit de mieux en mieux, le voile de brouillard sur ses yeux se levant petit à petit.

Melody plisse les yeux puis les ferme et les rouvre voulant s'assurer que c'est bien réel, clignant des yeux en observant Kyle avant de prendre le risque de regarder autour d'elle. Sa vision est revenue aussi vite qu'elle est parti sans être accompagné par la douleur cette fois-ci pourtant quelque chose ne va pas sans qu'elle puisse dire quoi. Essuyant les larmes sur ses joues, elle prend le risque de se redresser tout en gardant l'appui contre le mur, clignant à nouveau des yeux, elle tend le bras devant elle pour être certaine des distances avant de se glisser comme elle peut entre les trois hommes et le canapé. S'écarter de leur chemin avant qu'un des bourrins ou même les trois ne la bouscule, se glissant dans le salon contre le petit mur délimitant salon et entrée avant d'entrouvrir la bouche de surprise et de leur lancer.

- Pourquoi vous avez allumé des lumières ? Ça va les attirer..

Toujours perdue avec ce qui vient de lui arriver, Melody se trouve dans l'incapacité d'agir alors qu'ils s'agitent tous autour d'elle, elle ne comprend pas ce qu'il lui arrive, ni pourquoi. D'être bien plus proche d'une des fenêtres de la maison, elle entend mieux les râles au dehors, tournant la tête vers la fenêtre, elle s'en approche pas à pas pour regarder à l'extérieur, se figeant bouche ouverte devant le spectacle se déroulant sous ses yeux. Un festival son et lumière. Elle voit chaque zombie à l'extérieur avec une incroyable netteté, tout comme les bâtiments dans la cour, la route et plus loin les autres propriétés, elle les voit comme s'il faisait plein jour et un jour de grand soleil qui plus est. Melody se recule pour se plaquer vivement le dos au mur à côté de la fenêtre, la bouche toujours entrouverte de surprise et d'incompréhension pendant que ses yeux reflètent les mêmes choses mêlées à une panique certaine, son coeur battant la chamade.
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